Le gouvernement n'a pas tardé à réagir aux violences perpétrées à Koungou depuis la nuit dernière. C'est quasiment un évènement en soi. L'autre, c'est l'annonce d'un placement en garde à vue à la suite des violences de la nuit sur la route

Koungou : les ministres de l’Intérieur et des Outre-mer se disent « déterminés à lutter contre les phénomènes de bande »

Le gouvernement n'a pas tardé à réagir aux violences perpétrées à Koungou depuis la nuit dernière. C'est quasiment un évènement en soi. L'autre, c'est l'annonce d'un placement en garde à vue à la suite des violences de la nuit sur la route

Si le ministre de l’Intérieur est le même, la nouvelle ministre des Outre-mer Yaël Braun-Pivet s’associe à son collègue Gérald Darmanin pour condamner « avec la plus grande fermeté les violences intolérables », perpétrées à Koungou et Majikavo, qui ont « pris pour cible des automobilistes et les forces de l’ordre ». Un communiqué commun qui relève quasiment de la procédure habituelle lors des drames en Hexagone, mais qui font habituellement défaut à Mayotte, ou alors, avec quelques jours de retard.

« Trois barrages ont été levés grâce à l’intervention de la gendarmerie mobile qui continue ses opérations de maintien de l’ordre malgré des attaques répétées. Trois gendarmes ont été légèrement blessés », poursuivent les deux ministres, qui annoncent que « une personne a été pour l’heure placée en garde à vue ». Vraisemblablement dans le cadre des violences sur les routes. Ils soulignent que « l’ensemble de ces exactions porte gravement atteinte à l’ordre républicain mais aussi à la liberté d’aller et venir des habitants de Mayotte. »

Les deux ministres « saluent l’engagement déterminé des forces de l’ordre présentes à Mayotte qui mènent au quotidien une action courageuse pour protéger l’ensemble de la population. L’État se tiendra toujours à leurs côtés.

Et soulignent que « ces violences, inacceptables dans notre République, renforcent la détermination de l’État à lutter contre toutes les délinquances, et notamment les délinquances juvéniles et phénomènes de bandes, dont les Mahorais sont les premières victimes. »

A.P-L.

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