Un arrêté préfectoral du 9 février 2026 met en demeure la société IBS – Ingénierie Bétons Systèmes, exploitante de la carrière de Miangani située à Kangani, dans la commune de Koungou, de régulariser sa situation administrative et de se conformer à plusieurs prescriptions environnementales.
Une décision qui fait suite à de multiples mobilisations des habitants de Kangani contre la pollution générée par le passage des camions se rendant sur ce site, avant son exploitation par Vinci.
L’exploitation d’une carrière sans autorisation environnementale

Dans cet arrêté (n°2026/DEALM/SEPR/084), le préfet de Mayotte indique qu’une inspection réalisée le 19 novembre 2025 a constaté l’exploitation d’une carrière de roches basaltiques « sans qu’aucune autorisation environnementale ne lui ait été accordée depuis l’échéance de la précédente, le 14 mars 2023″. L’inspection relève également l’absence de surveillance des retombées atmosphériques de poussières ainsi que des non-conformités dans l’exploitation du front d’abattage.
En conséquence, l’État met en demeure l’exploitant de régulariser sa situation avant le 31 mars 2026, soit en déposant un dossier complet d’autorisation environnementale, soit en déposant un dossier de cessation d’activité. L’arrêté impose également la mise en place d’un dispositif de surveillance des retombées de poussières et la réalisation de gradins sur le front d’exploitation.
Le document précise que « l’exploitation de l’installation en cause, dans des conditions irrégulières, peut présenter des dangers et nuisances pour l’environnement ». En cas de non-respect des obligations fixées par l’arrêté dans les délais impartis, des sanctions administratives pourraient être prises, sans préjudice d’éventuelles poursuites pénales.
Régulariser l’installation de broyage-concassage et d’une centrale à béton
Un second arrêté préfectoral (n°2026/DEALM/SEPR/087) du même jour vise encore la société IBS. Le préfet de Mayotte met une nouvelle fois en demeure l’entreprise de régulariser la situation administrative d’une installation de broyage-concassage et d’une centrale à béton.
Selon le document, une inspection menée le 19 novembre 2025 par les services des installations classées a constaté l’exploitation de ces installations sans autorisation environnementale. Or, ces équipements relèvent de la réglementation des installations classées pour la protection de l’environnement.
L’arrêté indique que l’exploitation « dans des conditions irrégulières est susceptible de présenter des dangers ou des inconvénients pour l’environnement et la santé publique ». L’entreprise doit désormais, avant le 31 mars 2026, déposer un dossier complet d’autorisation environnementale ou engager une procédure de cessation d’activité.
À défaut, l’exploitant s’expose à des sanctions administratives, « indépendamment d’éventuelles poursuites pénales », précise l’arrêté signé par le préfet, François-Xavier Bieuville.


