Les Etats membres ont entériné la candidature unique du Malgache, Edgard Razafindravahy, qui devient le 10eme secrétaire général de l’organisation régionale fondée en 1982. Le nouveau patron de la COI, connu pour ses positions tranchées sur « la souveraineté non négociable » de Madagascar sur les îles Eparses a évolué dans les medias, il était dans l’économie avant de se lancer en politique jusqu’à devenir dernièrement ministre de l’Industrie sous le gouvernement de Christian Ntsay.

Un Malgache prend la tête de la Commission de l’océan Indien

Les Etats membres ont entériné la candidature unique du Malgache, Edgard Razafindravahy, qui devient le 10eme secrétaire général de l’organisation régionale fondée en 1982. Le nouveau patron de la COI, connu pour ses positions tranchées sur « la souveraineté non négociable » de Madagascar sur les îles Eparses a évolué dans les medias, il était dans l’économie avant de se lancer en politique jusqu’à devenir dernièrement ministre de l’Industrie sous le gouvernement de Christian Ntsay.

La Commission de l’océan Indien (COI) a un nouveau secrétaire général en la personne d’Edgar Razafindravahy, 63 ans, qui succède donc au professeur réunionnais, Vêlayoudom Marimoutou. La décision a été validée par les délégués des cinq pays membres à l’occasion d’une réunion en virtuel organisée le lundi 15 juillet dernier.

Une grande obsession des questions économiques

Il est « diplômé de l’ESSEC (France) en Gestion d’entreprise et Marketing », selon un communiqué de presse de la COI qui rappelle son influence dans le monde économique malgache pour avoir été «président directeur général du groupe PREY, il opère dans les médias, avec deux quotidiens de presse écrite, L’express de Madagascar et Ao Raha, deux chaînes de radio et une chaine de télévision ». L’ancien ministre de l’Industrie malgache a fait une bonne partie de sa carrière dans le monde économique malgache, l’agroalimentaire en particulier.

M. Razafindravahy, n’a pas d’ailleurs tardé à faire valoir son obsession de l’économie réelle, promettant de tout faire pour concrétiser le projet de sécurité alimentaire porté par l’organisation régionale. «Je m’attacherai à faire avancer les chantiers structurants pour la région, notamment la sécurité alimentaire en relançant le PRESAN (Programme régional de sécurité alimentaire et nutrition) et la connectivité maritime », a-t-il souligné, ajoutant que « ces deux enjeux seront cruciaux pour faire émerger une région d’échanges commerciaux croissants » et que « nous devrons aussi capitaliser sur les initiatives en cours de coopération douanière et de mise en place d’un dispositif régional d’achats groupés».

Des positions tranchées mais toujours pragmatiques

Les Etats membres ont choisi le Malgache à l’unanimité

L’ancien ministre se montre attaché à l’intensification des actions économiques au profit des populations. « Au-delà de la coopération économique et commerciale, nous veillerons collectivement à approfondir et pérenniser les actions portant sur la sécurité, la résilience et le développement humain. Ce sont les socles nécessaires du développement socio-économique régional», a-t-il souligné avant de saluer le travail de son prédécesseur « pour la qualité de votre mandat largement centré sur les biens communs et qui a vu l’adoption du nouveau Plan de développement stratégique».

Connu pour ses positions tranchées sur «la souveraineté non négociable » de Madagascar sur les îles Eparses, Edgard Razafindravahy, est connu aussi pour son pragmatisme sur de nombreux sujets d’intérêt régional. Son prédécesseur dit avoir balayé le terrain pour mieux faciliter la tâche du Malgache. « Le nouveau Secrétaire général de la COI peut donc se rassurer ; la Maison dont il s’apprête à recevoir les clés fonctionne, elle est bien dotée, elle bénéficie du soutien des Etats membres et des partenaires. «Je lui souhaite plein de succès dans ses nouvelles fonctions et je reste à sa disposition, comme l’ont été mes prédécesseurs, pour partager réflexions, conseils et expérience », a conclu Vêlayoudom Marimoutou.

A.S.Kemba, Moroni

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