L’alternance : une occasion de se former tout en étant rémunéré !

A l’occasion de la Semaine de l’alternance qui se déroule jusqu’au 17 mai, France Travail et des organismes de formation sillonnent l’île ces jours-ci en allant à la rencontre de jeunes intéressés par le dispositif de l’alternance. Après Koungou et Acoua en début de semaine, une quinzaine de stands se sont établis hier, durant toute la matinée, à la Maison France service de Combani.

« L’alternance permet de travailler dans une entreprise tout en préparant un diplôme ou une qualification allant d’un niveau CAP à un niveau Bac+5, ou plus. La formation dure de 6 mois jusqu’à 3 ans maximum et concerne les jeunes de 16 à 25 ans. L’alternance s’adresse aussi aux personnes plus âgées, comme les demandeurs d’emploi de plus de 45 ans. Par ailleurs, et dans certaines situations, il n’y a aucune limite d’âge. C’est notamment le cas pour les futurs créateurs ou repreneurs d’entreprise, les personnes en situation de handicap, ou encore les sportifs de haut niveau », explique Fawuda Said, conseillère service entreprises chez France Travail.

Près d’une quinzaine de stands étaient présents hier à la Maison France service de Combani

Hier pas moins d’une quinzaine de stands étaient présents parmi lesquels ceux de la Mission Locale, d’Oudjerebou, de Placidom, de Sodifram ou bien encore d’Akto, de la CCI et de l’ANAF (Association nationale des apprentis de France). De plus, des tables rondes sur le thème de l’alternance ainsi qu’un job dating étaient organisés afin d’accompagner les jeunes intéressés. « Nous avons eu beaucoup de monde en début de matinée, notamment des jeunes bacheliers et même des gens qui avaient un CAP. Ils sont venus se renseigner sur les formations disponibles en alternance et chercher vers quoi s’orienter », complète Faïza Rama, conseillère dédiée aux demandeurs d’emploi cher France travail.

L’alternance est encore peu connue à Mayotte, même si la tendance est à la hausse, comme l’indique Fawuda. « En 2023, il y a eu 840 contrats en alternance réalisés à Mayotte. On est sur la bonne voie, c’est en train de se généraliser. Il faut inciter les jeunes à se renseigner sur ce dispositif car il permet d’allier à la fois travail et formation. L’apprenti acquiert ainsi de l’expérience et est considéré comme un salarié à part entière », insiste-elle.

Durant toute la matinée bacheliers et chercheurs d’emploi mahorais ont ainsi pu se renseigner sur les formations en alternance disponibles dans les secteurs de la banque / assurance, du commerce, de la vente, ou encore de la logistique.

B.J.

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