Ce jeudi les enseignants du LPO de Dzoumogne l'ont voulu banalisé, sans accueil d'élèves,  toujours pour des raisons d'insécurité.

Pas d’accueil d’élèves au lycée de Dzoumogne: les enseignants demandent une présence policière renforcée

Ce jeudi les enseignants du LPO de Dzoumogne l'ont voulu banalisé, sans accueil d'élèves,  toujours pour des raisons d'insécurité.

Le lycée de Dzoumogne est régulièrement la cible de violences, « attaqué par des agresseurs extérieurs », indiquent-ils dans un communiqué. Si enseignants et élèves ont développé une forme de résilience, « nous ne comptons plus les évacuations, blessures, traumatismes, vols  tant au niveau des élèves que des adultes », ce mercredi, un enseignant aurait été « délibérément touché » par un caillou.

Des professeurs qui mènent un combat de l’enseignement contre la loi de la rue, « nous constatons tous les jours l’effet de notre travail auprès des élèves, et nous souhaitons continuer à l’exercer. » Non sans fatigue, « des collègues se découragent, sont malades
ou viennent travailler la boule au ventre ». Des conditions d’étude peu réjouissantes pour les élèves.

Le rectorat a été à l’écoute en sécurisant le site, comme les autres établissements de l’île, la gendarmerie aussi qui « a gagné en efficacité », selon les enseignants, mais ils demandent également une présence policière continue « au moins entre la poste et la mosquée », lors des sorties pour aller déjeuner ou récupérer les véhicules, « nous sommes perpétuellement sous tension du fait des agressions. »

Ils demandent aussi « un réel accompagnement des personnels en difficulté et que les demandes de mutations à l’intra soit priorisées que ce soit pour les titulaires ou les contractuels. » Et disent être soutenus par le SNETAA, La CFDT et la CGT Educ.

Partagez l'article :

spot_imgspot_img

Les plus lus

Publications Similaires
SIMILAIRES

Comores : 147 migrants interceptés finalement renvoyés au large de l’archipel

Les autorités de l’archipel ont pris une mesure d’éloignement « pour cause de risque sanitaire », selon la Brigade mixte mise en place pour réprimer le fléau du trafic de migrants. Les personnes sont de nationalité burundaise, congolaise et tanzanienne et souhaitaient rejoindre Mayotte

Dérèglement climatique : Les collectivités mahoraises se mobilisent à Coconi

Face à la multiplication des aléas météorologiques et aux leçons tirées des crises récentes, la délégation Mayotte du Centre national de la fonction publique territoriale, l’Université de Mayotte et l’Association française pour la prévention des catastrophes naturelles et technologiques ont réuni, ce mercredi 16 septembre 2026 au Pôle d’excellence rurale de Coconi, une centaine d’acteurs institutionnels et associatifs

« Parfois, on se sent impuissants mais on fait de notre mieux » : à Mayotte, les travailleurs sociaux au plus près des vies en suspens

Dans le centre de rétention administrative, les commissariats, les familles d'accueil ou auprès des mineurs isolés, les équipes de Mlezi Maoré interviennent là où les parcours se brisent. Un travail discret, souvent méconnu, au coeur des situations les plus fragiles de l'île.

Trafic fluidifié à Kawéni en ce premier jour de circulation alternée

Soumis à des embouteillages monstres depuis la fermeture partielle de la route nationale 1, le village de Kawéni s’est réveillé libéré d’une partie du trafic, ce mercredi 16 septembre. Les automobilistes témoignent