Dans le cadre de la grève contre la proposition de loi réformant les retraites, et à une heure où des manifestants commençaient à peine à rejoindre la place de la République à Mamoudzou, des enseignants contractuels du lycée de Sada ont débrayé vers 7h sous la bannière de la FSU, avec plusieurs revendications.

A Sada, les contractuels réclament leur droit à la retraite complémentaire

Dans le cadre de la grève contre la proposition de loi réformant les retraites, et à une heure où des manifestants commençaient à peine à rejoindre la place de la République à Mamoudzou, des enseignants contractuels du lycée de Sada ont débrayé vers 7h sous la bannière de la FSU, avec plusieurs revendications.

L’application de l’IRCANTEC pour les contractuels est en tête de liste des demandes. Régime de retraite complémentaire obligatoire pour tous les agents non titulaires de l’Etat, il n’est pas encore appliqué à Mayotte.

Nous avons fait le point avec Jacques Mikulovic, le nouveau recteur. « D’abord je voudrais préciser que suivant l’agenda préétabli, je me suis rendu ce lundi au lycée de Sada, où j’ai rencontré les équipes de direction, les personnels dont les enseignants contractuels, et les parents d’élèves. Sur cette question de l’IRCANTEC, j’ai rendez-vous le 15 mars prochain avec la direction générale des ressources humaines au ministère, pour que l’on trouve le meilleur biais administratif. La mise en place de l’IRCANTEC était prévue dans la loi Mayotte, ajournée, il faut donc imaginer un nouveau véhicule législatif, car c’est la loi, on ne peut y déroger. » Les enseignants non titulaires demandent également « le rachat des trimestres perdus à un taux préférentiel ».

Nous avons abordé avec lui d’autres points de revendication. « Sur l’amélioration des conditions de la vie scolaire, je voudrais indiquer que nous avons obtenu 50 PEC, des parcours Emploi Compétence, de plus cette année, passant de 410 à 460 à la rentrée prochaine ».

Ils sont 3.000 contractuels à Mayotte à être concernés

En matière d’attractivité des enseignants, la différence d’indexation entre les 53% réunionnais, et les 40% des outre-mer dont Mayotte, est compensé par l’absence de CSG ici, et la prime de l’Indemnité de sujétion géographique (ISG) à Mayotte, pas à La Réunion. « On peut déjà travailler sur la déconjugalisation de l’ISG (une ISG par conjoint, ndlr), une demande que je peux comprendre, mais qui relève du ministère du Budget ».

Des points ont avancé ces derniers mois, comme la professionnalisation des AESH (Accompagnants d’élèves en situation de handicap) qui ont également vu leurs salaires réévalués sur le plan national comme ceux des AED (Assistants d’Education), pour les premiers un recrutement « massif » est demandé par le syndicat, ainsi que la CDIsation des AED.

A.P-L.

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