Renforcement significatif de la sécurisation des transports… seulement en métropole ?

Pour lutter contre l’insécurité dans les transports en commun, 77 nouvelles unités ont été créées par le ministre de l’Intérieur, totalisant prés de 2.000 policiers et gendarmes supplémentaires, « soit un doublement des effectifs dédiés à cette mission ».

Ces nouveaux effectifs seront rendus possibles par la Loi d’orientation et de programmation du ministère de l’Intérieur (LOPMI), qui consacre notamment la création de 8500 postes au ministère au cours du quinquennat.

Des moyens qui seront progressivement mis en place jusqu’au printemps 2024 « afin d’être pleinement opérationnels pour les Jeux olympiques et paralympiques. »

Pour autant, tout le territoire sera concerné. En zone police, les grosses agglomérations sont dotées : 8 nouveaux Services interdépartementaux de sécurisation des transports en commun (SISTC) en plus des 3 existants (Marseille, Lyon et Lille), seront implantés à Bordeaux, Rennes, Toulouse, Orléans, Rouen, Strasbourg, Dijon et Nantes. Pour chacune d’entre elles, entre 60 et 90 policiers assureront des missions de sécurisation des gares, stations de transports en commun et réseau de transports en commun.

Pour les villes plus petites, 37 nouvelles brigades de sécurisation des transports en commun seront créées.

Et en zone gendarmerie, donc rurale, près de 600 gendarmes seront répartis dans 30 brigades dédiées aux transports publics en zone gendarmerie, composées d’environ 10 gendarmes chacune. Les territoires concernés ne sont pas encore connus, : »la localisation sera arrêtée à l’issue de la concertation en cours avec les élus sur les 200 nouvelles implantations de brigades de gendarmerie », indique le ministre Gérald Darmanin.

En l’absence de transport en commun public terrestre à Mayotte, et en attendant CARIBUS, nos élus doivent défendre le territoire auprès de ce ministère qui est aussi celui des Outre-mer, sur deux axes : le transport en commun maritime des barges, bien que celles-ci soient peu le théâtre d’incivilité, et le transport scolaire, un transport en commun non public mais très affecté par les actes de délinquance.

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