Culture : des écoliers passent maîtres dans l’art du spectacle vivant

"Nuage d'Avril" est un petit rayon de soleil pour les écoliers. Ce projet culturel qui mêle art de la scène et conte amérindien a voyagé de Mamoudzou à Dembéni, pour la plus grande joie des enfants qui y ont participé.

« Le projet « Nuage-d’Avril » est né de l’envie de lancer une dynamique de groupe dans la classe en plongeant les élèves dans l’univers du spectacle vivant » explique Inès Nieto, enseignante du premier degré. « C’est une expérience collective qui apprend aux enfants à prendre la parole devant un auditoire avec de plus en plus d’aisance et qui les encourage à faire du théâtre, y compris les spectateurs ! La culture des élèves est valorisée aussi car le spectacle est bilingue. Il s’agit d’une adaptation d’un conte traditionnel amérindien » poursuit-elle.
Le spectacle à M’gombani

Sous l’égide de Dana Colchen de la Compagnie du Mascaret pour la mise en scène et avec la participation de l’association Uwezo pour la partie plastique, le travail de longue haleine des élèves pouvait devenir un vrai spectacle, offrant aux enfants la possibilité de sortir leur travail de la salle de classe pour partager sur scène le fruit de leur travail. « La tournée a commencé à domicile pour les CE2 de la classe voisine, puis à M’Gombani pour une classe de CP. Les parents ont aussi pu assister à une représentation à la MJC de Dembeni » relate l’enseignante.

Une belle tournée
D’autres représentations ont ensuite eu lieu à Passamaïnty village, puis le 2 juin à Passamaïnty Mhogoni et enfin le 7 juin au pôle culturel de Chirongui. Avec cette tournée digne des plus grandes compagnies théâtrales, « les élèves ont pu partager avec leur public les messages forts du conte : la quête de soi, le courage, la détermination, l’écoute de son intuition et pour finir la réalisation de soi. Avec leurs mots d’enfants, c’était aussi simple que cela : Si tu veux devenir infirmière, tu peux le faire, tu en es capable !  » salue Inès Nieto.
Un message qui se voudrait même d’utilité publique, sur un territoire qui ambitionne de former de plus en plus de professionnels de santé afin de réduire le turn-over ainsi que taux de chômage.
Début des répétitions, en petit comité

Comme quoi, le sport, c’est la santé, mais de toute évidence, la culture aussi.

Le rectorat finance d’ailleurs de plus en plus d’interventions extérieures pour permettre l’accès à la culture aux jeunes qui en sont parfois éloignés hors de l’école. Une politique qui semble porter ses fruits.

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