Un contrat de 293 millions d’euros pour aménager le sud de l’île

En signant son contrat de relance et de transition écologique (CRTE), l’intercommunalité du Sud entre dans la cour des grands. Des grands aménagements et des grands chantiers déjà financés... et d'autres attendent leur tour !

Pour accélérer la relance et accompagner les transitions écologique, démographique, numérique et économique en collant aux réalités des territoires, le gouvernement propose aux collectivités territoriales un nouveau type de contrat : le contrat de relance et de transition écologique (CRTE).

« Notre territoire est à la fois moins exposé à l’urbanisation, avec un environnement préservé et des potentialités touristiques, à la fois soumis à la croissance démographique, surtout à Bandrélé et Chirongui, à la fois victime d’un taux de chômage important, car éloigné des bassins d’emploi, et avec une prépondérance de l’économie informelle », Ali Moussa Moussa Ben, président de la CCSud, qui dressait ainsi le profil du territoire englobant 4 communes, Bandrélé, Chirongui, Boueni et Kani Keli. Soit environ 32.000 habitants.

Il voit dans le CRTE l’opportunité d’un « guide durant la mandature notamment sur les investissements de transition écologique et énergétique », qu’il dit vouloir « coupler au plan pluriannuel déjà défini ». Le budget de l’intercommunalité qui était de 24 millions d’euros en 2021 grimpe à 36 millions en 2022.

Budgétisé à 293 millions d’euros, ce sont 72 projets qui ont été retenus au CRTE, dont 60% touchent au tourisme et à l’attractivité du territoire. Ils sont répartis en 5 thématiques, nous explique le DGS Charaffoudine Ramadani Toto : L’Environnement et la transition écologique, l’Aménagement-urbanisme-habitat, les Equipements publics, le Développement économique et l’Attractivité touristique. « Et nous avons en deuxième priorité 235 projets qui vont monter la somme à 470 millions d’euros ».

Ali Moussa Moussa Ben entre le préfet Thierry Suquet et Salime Mdere

« Petit frère du contrat de convergence »

Présent aux côtés du préfet, le conseiller départemental de Boueni, Salime Mdere, vice-président chargé de l’Aménagement du territoire se réjouissait de ce « petit frère du contrat de convergence qui œuvre déjà pour notre territoire du Sud », et appelait à une « cohérence des projets entre les 4 communes », notamment en terme d’équipements sportifs.

Pour mettre en musique les projets, un conseil d’architecte, d’urbanisme et de l’environnement est mis en place en face de la Poste de Dembéni, opérationnel en avril, et « une agence de l’urbanisme devrait être installée en septembre », rapportait l’élu du Département.

Une dernière touche a été donnée aux premiers plans qui portent sur la zone écotouristique de Hagnoundrou, le front de mer de Mtsamoudou mis en œuvre par le CD, et autour de Saziley pour la CCSud.

Une communauté de communes qui affiche ses prétentions, « mais c’est aussi sur le papier. L’observatoire des communes listait l’investissement sur la période 2014-2020. La CC Sud était à 3.547 euros par habitants, et la CADEMA à 1.744 euros. Nous allons continuer sur la lancée ! » Et on peut parier qu’avec Caribus, la CADEMA va voir s’envoler ces chiffres.

Aménagement du front de mer de Mtsamoudou (CCSud)

La volonté politique est là, affirme le DGS, « les 72 projets sont prévus pour sortir de terre cette année, une grande majorité des financements est garantie, notamment par l’Etat. »

Il cite en exemple les plages du sud qui vont faire l’objet d’aménagements pour le bonheur des habitants, « en matière de parkings, d’aires de loisirs, de jeux, de modernisation des équipements pour les barbecues, etc. »

Anne Perzo-Lafond

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