Le conseil portuaire valide les tarifs d’Ida Nel

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Arrivée des membres du conseil portuaire ce mercredi
Arrivée des membres du conseil portuaire ce mercredi

Les membres du conseil portuaire, présidé par Bourhane Allaoui, et en présence de Fatima Souffou, 1ère vice-présidente du conseil départemental, et de différents acteurs portuaires et du monde économique, avaient quatre points à examiner ce mercredi matin, que nous avions détaillés. Trois heures d’échanges intenses, « et intéressants », souligne la 1ère vice-présidente.

Qui revient pour nous sur les deux points qui ont fait débat : le règlement d’exploitation et les tarif des grues et RTG. Sur le premier, c’est essentiellement l’utilisation des grues qui posait problème. « Ida Nel souhaite effectuer la manutention avec son propre personnel, ce qui va à l’encontre de l’accord pris en décembre 2015, qui précise que seuls les agents de la SMART en ont le droit. »

4.000 euros pour ne pas utiliser ses propres grues

Beaucoup de navires ont des grues embarquées
4.000 euros pour ne pas utiliser ses grues

Autre point du règlement d’exploitation, la redevance de non-utilisation qu’Ida Nel souhaite faire payer à tout navire qui entrerait au port avec des grues embarquées. « Elle a été validée par le conseil portuaire, c’est à dire que si l’armateur n’utilise pas les grues de MCG, il devra la dédommager de 4.000 euros d’indemnités », rapporte Fatima Souffou, qui explique que le conseil départemental tiendra compte des observations formulées, c’est à dire des avis opposés à la présidente de MCG.

Les armateurs vont devoir revoir à la hausse le prix de l’escale à Longoni, avec les craintes de répercussion sur le prix final.

Le deuxième point était aussi longuement débattu, il portait sur le tarif des grues et RTG. « Nous avons saisi un consultant, CATRAM, parce que nous n’étions pas d’accord avec les prix proposés par le délégataire », rappelle Fatima Souffou. Un délégant qui se dote d’un conseil contre son délégataire, voilà qui est peu courant. Les tarifs de 10.400 euros par jour, baissé dans une deuxième proposition à environ 7.000 euros, contre 1.300 euros dans le port de Brest, ont là aussi été validés par le conseil portuaire. La encore, le conseil départemental indique tenir compte des observations, et en particulier, de celles de son consultant.

Anne Perzo-Lafond
Le Journal de Mayotte

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