GIGN à Mayotte: un peloton d’une trentaine d’hommes

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Après l’annonce par le ministre de l’Intérieur de la création de 4 nouvelles unités du GIGN, trois en métropole et une Mayotte, le préfet Seymour Morsy rencontrait aujourd’hui le directeur général de la gendarmerie nationale. Voici quelques explications sur cette nouvelle unité.

L'équipement du GPI de La Réunion (Photo: JIR)
L’équipement du GPI de La Réunion (Photo: JIR)

Le GIGN à Mayotte? L’annonce a d’abord surpris car cette unité d’élite est généralement associée à des interventions, parfois très spectaculaires, lors des prises d’otages. En réalité, les missions des GIGN en région sont bien plus variées et ces unités sont déjà présentes dans quasiment toutes les autres collectivités ultramarines. Avec la création d’une unité à Mayotte, Saint-Pierre et Miquelon restera le seul Outre-mer à ne pas en être doté.

Dans les territoires ultramarins, ces unités s’appellent des GPIOM (Groupe de peloton d’intervention Outre-mer). Elles constituent l’élite des pelotons de gendarmerie, particulièrement bien équipées et entraînées.
Elles sont constituées d’une trentaine d’hommes et ont vocation à intervenir sur l’ensemble des zones police et gendarmerie, dans une adaptation locale propre à chaque département et territoire.

En plus des missions particulières qui leur sont dévolues comme sur les fameuses prises d’otages ou les interventions dans les aéroports en cas de problème avec un avion, elles peuvent être intégrées à tous les services de police ou de gendarmerie et effectuer des contrôles de zone ou d’identité. Mais il est trop tôt pour connaître précisément les missions qui vont leur être dévolues à Mayotte.

Exercice du GPI de La Réunion de prise d'otages avec un assaut (Photo: JIR)
Exercice du GPI de La Réunion de prise d’otages avec un assaut (Photo: JIR)

Le préfet avec le directeur de la gendarmerie

A Mayotte, la notion de GPIOM n’est pas totalement inconnue, des hommes en poste actuellement dans notre département en sont parfois issus. C’est le cas par exemple au PSIG (le peloton de surveillance et d’intervention de la gendarmerie) dont quelques membres arrivent par exemple du GPIOM de Guyane.

La création d’une telle unité à Mayotte constitue évidemment une réponse à la crise sécuritaire que nous connaissons. Et la question est maintenant de savoir à quel rythme les choses vont se mettre en place. Le préfet qui rencontrait aujourd’hui même le directeur général de la gendarmerie nationale à Paris apportera probablement des précisions dans les prochains jours.

Recherche logements et bureaux

Dernièrement, les gendarmes d'élite du GPI ont effectué des exercices sur le secteur des 3 Salazes à La Réunion (Photo: Gendarmerie Nationale)
Dernièrement, les gendarmes d’élite du GPI ont effectué des exercices sur le secteur des 3 Salazes à La Réunion (Photo: Gendarmerie Nationale)

Si la création doit être effective dans l’année, selon les vœux du ministre de l’Intérieur Bernard Cazeneuve, la trentaine d’hommes pourrait ne pas arriver en une seule fois. Ils seront en effet prélevés sur des unités déjà constituées qui vont devoir former de nouveaux personnels pour les remplacer. Et il en sera de même pour les 3 nouvelles unités annoncées pour la métropole.

Enfin dernier élément d’importance : il va falloir aussi résoudre quelques problèmes logistiques, en terme de matériels, d’équipements, de véhicules et évidemment de logements et de bureaux. En clair, la gendarmerie de Mayotte est en demande d’une caserne… fonctionnelle et pas chère en ces temps de budgets contraints.
RR
www.lejournaldemayotte.com

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