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	<title>Archives des protection - Le Journal De Mayotte</title>
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	<description>L&#039;information à Mayotte</description>
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	<title>Archives des protection - Le Journal De Mayotte</title>
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	<item>
		<title>À Tsoundzou 2, une mangrove fragilisée au cœur d’un dilemme migratoire et environnemental</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/05/21/a-tsoundzou-2-une-mangrove-fragilisee-au-coeur-dun-dilemme-migratoire-et-environnemental/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Victor Diwisch]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 21 May 2026 02:30:01 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Environnement]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
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		<category><![CDATA[camp]]></category>
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		<category><![CDATA[Tsoundzou 2]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Depuis plusieurs semaines, riverains et internautes alertent sur la dégradation d’une partie de la mangrove de Tsoundzou 2 liée à la présence du camp. Une question environnementale qui se heurte à l’absence de solution d’accueil pérenne pour les exilés, dans un contexte de tension persistante.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/05/21/a-tsoundzou-2-une-mangrove-fragilisee-au-coeur-dun-dilemme-migratoire-et-environnemental/">À Tsoundzou 2, une mangrove fragilisée au cœur d’un dilemme migratoire et environnemental</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Amas de déchets en tout genre, constructions de nouveaux abris en bambous, ou encore chemins créés pour se déplacer entre les palétuviers : une partie de la mangrove de Tsoundzou 2 souffre de la présence de centaines de personnes, principalement des demandeurs d’asile, <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2025/10/28/entre-mangrove-et-route-nationale-des-centaines-de-personnes-a-la-rue-apres-le-demantelement-du-camp-de-tsoundzou-2/">depuis le 22 octobre 2025</a>, suite à la destruction du camp dit de « La Guinguette », situé dans la forêt du village. Faute de places disponibles en hébergement d’urgence, selon la préfecture, et dans l’attente de l’examen de leur demande d’asile, ils y survivent jour après jour.</p>
<p style="text-align: justify;">Depuis plusieurs semaines, voire plusieurs mois, des riverains alertent sur l’impact du camp sur l’écosystème, notamment sur les palétuviers, ces arbres qui forment une véritable protection naturelle pour le village mais aussi pour le lagon. Dans un sens, ils limitent l’impact de la houle sur la côte ; dans l’autre, ils réduisent la turbidité des eaux s’écoulant vers le lagon et garantissent des conditions optimales pour la croissance des herbiers et des coraux.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Le silence des associations environnementales dénoncé</strong></h2>
<figure id="attachment_46660" aria-describedby="caption-attachment-46660" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img fetchpriority="high" decoding="async" class="size-medium wp-image-46660" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/evac-STEP-5-300x200.jpg" alt="" width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/evac-STEP-5-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/evac-STEP-5-1024x683.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/evac-STEP-5-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/evac-STEP-5-1536x1024.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/evac-STEP-5-2048x1365.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/evac-STEP-5-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/evac-STEP-5-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/evac-STEP-5-1068x712.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/evac-STEP-5-1920x1280.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/evac-STEP-5-1320x880.jpg 1320w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-46660" class="wp-caption-text">L’ouverture de chemins dans la mangrove, liée à la construction de nouvelles habitations, modifie la circulation de l’eau et peut fragiliser progressivement l’écosystème. (Victor Diwisch / JDM).</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Face à cette situation, plusieurs internautes sur les réseaux sociaux questionnent le silence des « associations environnementales » à ce sujet, dénonçant une forte mobilisation <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2024/01/18/usine-de-dessalement-a-ironi-be-les-associations-environnementales-sinquietent/">contre le projet de l’usine de dessalement d’Ironi-Bé</a> — un projet plébiscité par la population pour mettre fin aux coupures d’eau — mais aucune prise de position ni communiqué concernant la mangrove de Tsoundzou 2.</p>
<p style="text-align: justify;">Le sujet est en effet sensible et aucun des acteurs de l’environnement suivants — Les Naturalistes de Mayotte, Mayotte Nature Environnement, le GEPOMAY ou encore la FMAE — n’a, pour le moment, donné suite aux sollicitations du Journal de Mayotte, certains renvoyant vers le gestionnaire du site, le Conservatoire du littoral. Ce dernier, dont les agents se sont rendus à plusieurs reprises sur place, n’a lui non plus pas répondu à nos questions.</p>
<p style="text-align: justify;">Seul le Parc Naturel Marin a indiqué que, <em>« de manière générale, la présence humaine à proximité d’un milieu naturel sensible comme la mangrove peut soulever des problématiques de gestion des déchets, d’assainissement et de risques sanitaires, qui constituent des points de vigilance pour les milieux naturels »</em>.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>« Dans les secteurs concernés, des actions de nettoyage et de sensibilisation sont organisées par différents acteurs afin de limiter les impacts liés aux déchets »</em>, précise encore le service de l’Office français de la biodiversité (OFB). <em>« À ce stade, le Parc Naturel Marin ne dispose cependant pas d’éléments permettant d’établir de manière documentée un impact direct sur l’état de la mangrove de Tsoundzou 2 ».</em></p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Les exilés, premières victimes de l’insalubrité</strong></h2>
<figure id="attachment_51717" aria-describedby="caption-attachment-51717" style="width: 200px" class="wp-caption alignright"><img decoding="async" class="size-medium wp-image-51717" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/Camp-Tsoundzou-2--200x300.jpg" alt="" width="200" height="300" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/Camp-Tsoundzou-2--200x300.jpg 200w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/Camp-Tsoundzou-2--683x1024.jpg 683w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/Camp-Tsoundzou-2--768x1152.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/Camp-Tsoundzou-2--1024x1536.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/Camp-Tsoundzou-2--1365x2048.jpg 1365w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/Camp-Tsoundzou-2--150x225.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/Camp-Tsoundzou-2--300x450.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/Camp-Tsoundzou-2--696x1044.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/Camp-Tsoundzou-2--1068x1602.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/Camp-Tsoundzou-2--1920x2880.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/Camp-Tsoundzou-2--500x750.jpg 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/Camp-Tsoundzou-2--800x1200.jpg 800w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/Camp-Tsoundzou-2--1280x1920.jpg 1280w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/Camp-Tsoundzou-2--1320x1980.jpg 1320w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/Camp-Tsoundzou-2--scaled.jpg 1707w" sizes="(max-width: 200px) 100vw, 200px" /><figcaption id="caption-attachment-51717" class="wp-caption-text">Un homme boit de l’eau de la rivière qui s&rsquo;écoule dans la mangrove. (Victor Diwisch / JDM).</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Dans le camp, plusieurs personnes que l’on peut qualifier de « représentants » des différentes communautés présentes ont indiqué avoir mené des actions de sensibilisation sur l’importance de la préservation de la mangrove. Des panonceaux avaient même été installés en lisière des palétuviers pour interdire d’y jeter des déchets. L’association Communauté congolaise de Mayotte &#8211; Club Okapi, menée par Alain Tshipanga, a également organisé des actions d’insertion par la préservation de l’environnement. Plusieurs ressortissants congolais avaient aussi participé au <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2025/08/25/a-mtsapere-la-riviere-nettoyee-par-la-communaute-congolaise-de-mayotte/">nettoyage de la rivière de M’tsapéré</a> en août 2025. Signe que ces personnes ont conscience de leur impact sur l’environnement.</p>
<p style="text-align: justify;">Pour autant, l’arrivée continue de personnes à Tsoundzou 2 et le manque d’accès à l’eau, de sacs poubelles et des bennes à ordures ne permet pas une gestion réelle du site. Cela impacte avant tout la santé des personnes qui y vivent, et dans un second temps la mangrove.</p>
<p style="text-align: justify;">La situation déplorable des habitants du camp a permis de mettre en lumière cette problématique environnementale. Avant leur installation, l’arrière-mangrove était déjà victime de plantations de bananes, de la présence d’éleveurs, ou encore de rejets d’eaux usées non traitées, sans pour autant susciter une forte réaction des riverains.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Sans camp « officiel », un risque environnemental maintenu</strong></h2>
<figure id="attachment_46661" aria-describedby="caption-attachment-46661" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img decoding="async" class="size-medium wp-image-46661" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/evac-STEP-6-300x200.jpg" alt="" width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/evac-STEP-6-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/evac-STEP-6-1024x683.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/evac-STEP-6-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/evac-STEP-6-1536x1024.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/evac-STEP-6-2048x1365.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/evac-STEP-6-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/evac-STEP-6-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/evac-STEP-6-1068x712.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/evac-STEP-6-1920x1280.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/evac-STEP-6-1320x880.jpg 1320w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-46661" class="wp-caption-text">Exilés et associations tentent de sensibiliser les personnes vivant dans le camp afin de limiter les déchets sur le site, notamment à l’aide de ces panneaux. (Victor Diwisch / JDM).</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Pour autant, l’inquiétude d’une partie de la population peine à trouver écho auprès des pouvoirs publics. Lors de sa visite dans le camp, <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/04/29/au-camp-de-tsoundzou-2-la-deputee-anchya-bamana-denonce-une-honte-de-la-nation-francaise/">le 29 avril dernier</a>, la députée Anchya Bamana (RN) a appelé à la destruction des habitations tout en réfutant l’idée de créer un « camp officiel » pour accueillir les demandeurs d’asile.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>« Le Gouvernement se débrouille (pour détruire le camp), le 13 avril dernier, le préfet a ouvertement dit qu’avec l’autorisation du Gouvernement, il envisage d’installer un camp officiel. Et comme les arrivées illégales ne s’arrêtent pas, cela veut dire que tout Mayotte va devenir un camp géant »</em>, fustigeait alors la députée.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>« Aucun maire ne va délivrer un terrain pour ça ! Les Mahorais ne veulent pas de ce camp de la honte ! »</em>, lançait-elle.</p>
<figure id="attachment_50637" aria-describedby="caption-attachment-50637" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-50637" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/2T8A8515-300x200.jpg" alt="Camp, tsoundzou 2, migrants, exilés, Anchya Bamana" width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/2T8A8515-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/2T8A8515-1024x683.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/2T8A8515-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/2T8A8515-1536x1024.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/2T8A8515-2048x1365.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/2T8A8515-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/2T8A8515-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/2T8A8515-1068x712.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/2T8A8515-1920x1280.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/2T8A8515-1320x880.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-50637" class="wp-caption-text">La députée de la 2ème circonscription de Mayotte, Anchya Bamana lors de sa visite dans le camp. (Léo Vignal / JDM).</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Ce mardi 19 mai, le maire de Mamoudzou, Ambdilwahedou Soumaïla, invité de la matinale de Mayotte la Première, a rappelé que <em>« à Mamoudzou comme sur l’ensemble de Mayotte, les élus ne sont pas disposés à accueillir un camp de migrants sur leurs territoires ».</em> Le maire, réélu en mars dernier, a souligné que les <em>« zones tampons »</em> — à savoir les lieux d’accueil des exilés — devraient être installées dans les <em>« zones de départ »</em>, sans pour autant préciser lesquelles. Une externalisation du contrôle migratoire qui existe déjà du côté de l’Union européenne, pour empêcher les « migrants » d’atteindre l’Europe, en renforçant les contrôles dans des pays tiers comme la Libye, la Tunisie, l’Égypte, la Mauritanie ou le Maroc.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Un dilemme entre accueil et protection de l’environnement</strong></h2>
<figure id="attachment_30596" aria-describedby="caption-attachment-30596" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-30596" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/06/Tsoundzou-2-1-300x200.jpg" alt="exilés, migrants, camp, Tsoundzou 2, Mayotte" width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/06/Tsoundzou-2-1-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/06/Tsoundzou-2-1-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/06/Tsoundzou-2-1-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/06/Tsoundzou-2-1-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/06/Tsoundzou-2-1.jpg 800w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-30596" class="wp-caption-text">L’ancien camp de « La Guinguette », où vivaient plus d’un millier de personnes, avait déjà marqué la forêt de Tsoundzou 2. (Victor Diwisch / JDM).</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">La protection de la mangrove de Tsoundzou 2 — ou du moins la question environnementale que soulève le camp — se heurte donc à l’absence de volonté de créer un « camp officiel » d’accueil pour ces personnes. Pourtant, une telle solution permettrait sans doute d’améliorer les conditions de vie des exilés le temps de l’examen de leur demande d’asile, tout en limitant la pression exercée sur cet écosystème fragile, qui fait partie du patrimoine et de la richesse du territoire.</p>
<p style="text-align: justify;">Les pouvoirs publics et une partie de la population se retrouvent donc face à un dilemme : assouplir la position sur la création d’un <em>« camp officiel » </em>afin d’encadrer la situation et de préserver l’environnement — tout en améliorant les conditions de vie des exilés — ou maintenir le <em>statu quo</em>, au risque de voir la situation continuer à se dégrader, tant sur le plan humain qu’environnemental. Jusqu’à présent, tout indique que la situation s’oriente vers cette seconde solution.</p>
<p style="text-align: justify;">Pourtant à défaut de trouver un site, un autre camp risque de naître si celui de Tsoundzou 2 est détruit. Et il se fera sans doute, une nouvelle fois, au détriment de l’environnement et donc des intérêts de la population.</p>
<p style="text-align: justify;">Victor Diwisch</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/05/21/a-tsoundzou-2-une-mangrove-fragilisee-au-coeur-dun-dilemme-migratoire-et-environnemental/">À Tsoundzou 2, une mangrove fragilisée au cœur d’un dilemme migratoire et environnemental</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Huit espèces endémiques mises en lumière dans un collector de timbres</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/03/24/huit-especes-endemiques-mises-en-lumiere-dans-un-collector-de-timbres/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Shanyce MATHIAS ALI]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 24 Mar 2026 10:02:57 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Environnement]]></category>
		<category><![CDATA[Fil info]]></category>
		<category><![CDATA[Biodiversité]]></category>
		<category><![CDATA[Combani]]></category>
		<category><![CDATA[Endémique]]></category>
		<category><![CDATA[environnement]]></category>
		<category><![CDATA[GEPOMAY]]></category>
		<category><![CDATA[La Poste]]></category>
		<category><![CDATA[Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[médiation]]></category>
		<category><![CDATA[oiseaux]]></category>
		<category><![CDATA[protection]]></category>
		<category><![CDATA[Reptiles]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lejournaldemayotte.yt/?p=48862</guid>

					<description><![CDATA[<p>Édité par La Poste en partenariat avec le GEPOMAY, ce collector inédit valorise la richesse biologique de l’île tout en alertant sur la fragilité de ses écosystèmes menacés.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/03/24/huit-especes-endemiques-mises-en-lumiere-dans-un-collector-de-timbres/">Huit espèces endémiques mises en lumière dans un collector de timbres</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">La biodiversité terrestre endémique de Mayotte sera prochainement mise à l’honneur à travers un collector de timbres édité par <span class="hover:entity-accent entity-underline inline cursor-pointer align-baseline"><span class="whitespace-normal">La Poste</span></span> en partenariat avec le Groupe d’Études et de Protection des Oiseaux de Mayotte (<span class="hover:entity-accent entity-underline inline cursor-pointer align-baseline"><span class="whitespace-normal">GEPOMAY</span></span>). L’initiative vise à valoriser huit espèces propres à l’île tout en sensibilisant le grand public à la fragilité de ce patrimoine naturel.</p>
<p style="text-align: justify;">Endémique de <span class="hover:entity-accent entity-underline inline cursor-pointer align-baseline"><span class="whitespace-normal">Mayotte</span></span>, cette biodiversité est aujourd’hui fragilisée par la déforestation, l’urbanisation, les espèces exotiques envahissantes ou encore le dérèglement climatique. Le collector entend ainsi utiliser le timbre comme un outil de médiation scientifique et de sensibilisation environnementale accessible à tous.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="794" data-end="1147">Ce projet met en avant quatre oiseaux et quatre reptiles, dont le « drongo de Mayotte » (<em data-start="118" data-end="128">Marimudu)</em>, le « souimanga » (<em data-start="248" data-end="257">Sui-sui)</em>, le « caméléon de Mayotte » (<em data-start="407" data-end="417">Taroundi)</em> ou encore « Gecko diurne à ligne dorsale » (<em data-start="540" data-end="548">Nguizi)</em>, tous représentatifs d’écosystèmes menacés. Tous sont représentatifs d’un écosystème fragile, dont plusieurs espèces sont déjà classées comme menacées par l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN).</p>
<div class="text-base my-auto mx-auto [--thread-content-margin:var(--thread-content-margin-xs,calc(var(--spacing)*4))] @w-sm/main:[--thread-content-margin:var(--thread-content-margin-sm,calc(var(--spacing)*6))] @w-lg/main:[--thread-content-margin:var(--thread-content-margin-lg,calc(var(--spacing)*16))] px-(--thread-content-margin)">
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<p style="text-align: justify;" data-start="1149" data-end="1426" data-is-last-node="" data-is-only-node="">Le lancement officiel aura lieu le lundi 30 mars prochain, de 9h à 10h, au bureau de poste de <span class="hover:entity-accent entity-underline inline cursor-pointer align-baseline"><span class="whitespace-normal">Combani</span></span>. Un stand de vente sera installé, avec une édition limitée à 1.500 exemplaires au prix de 15 euros, accompagnés d’un cachet « Premier Jour ».</p>
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<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/03/24/huit-especes-endemiques-mises-en-lumiere-dans-un-collector-de-timbres/">Huit espèces endémiques mises en lumière dans un collector de timbres</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
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		<title>Protection de l’eau potable : une proposition de loi examinée à l’Assemblée</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/02/12/protection-de-leau-potable-une-proposition-de-loi-examinee-a-lassemblee/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Shanyce MATHIAS ALI]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 12 Feb 2026 01:45:49 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Environnement]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[Agriculture]]></category>
		<category><![CDATA[Assemblée nationale]]></category>
		<category><![CDATA[Crise de l'eau]]></category>
		<category><![CDATA[Eau Potable]]></category>
		<category><![CDATA[Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[Pollution]]></category>
		<category><![CDATA[protection]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Face à la pollution et aux effets du dérèglement climatique, la loi vise à renforcer la protection des captages les plus vulnérables et à encadrer les usages agricoles dans leurs zones d’alimentation.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/02/12/protection-de-leau-potable-une-proposition-de-loi-examinee-a-lassemblee/">Protection de l’eau potable : une proposition de loi examinée à l’Assemblée</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Le sujet revient à l’Assemblée nationale ce jeudi, une proposition de loi portée par le député écologiste Jean-Claude Raux sera examinée en séance publique, dans le cadre de la journée d’initiative parlementaire du groupe Écologiste et Social.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="936" data-end="1318">En France, près de 33.000 captages fournissent environ les deux tiers de l’eau consommée. Leur protection existe depuis la loi sur l’eau de 1992, mais plusieurs captages ont été fermés ces dernières années à cause des nitrates, des pesticides et de la pollution générale. Le dérèglement climatique fragilise les nappes et concentre les polluants, accentuant le problème.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Renforcer la protection des captages prioritaires</strong></h2>
<p style="text-align: justify;" data-start="1320" data-end="1822">La proposition de loi vise à agir en amont, avant que l’eau ne soit prélevée, en renforçant la protection des zones où elle s’infiltre dans le sol et alimente les nappes. Elle impose de délimiter systématiquement ces aires d’alimentation et d’y mettre en place des programmes d’actions, pouvant inclure des restrictions ou des interdictions, notamment pour certains produits agricoles. Une interdiction des engrais azotés et des produits phytopharmaceutiques de synthèse est envisagée à partir de 2030.</p>
<figure id="attachment_16530" aria-describedby="caption-attachment-16530" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-16530" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/immigration-jpg-300x200.webp" alt="Loi, immigration, parlement, hémicycle" width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/immigration-jpg-300x200.webp 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/immigration-jpg-1024x683.webp 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/immigration-jpg-768x512.webp 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/immigration-jpg-150x100.webp 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/immigration-jpg-696x464.webp 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/immigration-jpg-1068x712.webp 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/immigration-jpg-1320x880.webp 1320w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/immigration-jpg.webp 1440w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-16530" class="wp-caption-text">Initialement, la proposition de loi visait environ 7.600 captages, avant que cela ne soit resserré à 1.100 captages prioritaires.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;" data-start="1824" data-end="2224">Le texte a été resserré pour ne concerner que 1.100 captages dits prioritaires, considérés comme les plus vulnérables au niveau national. Les préfets seraient tenus d’y appliquer des mesures de protection avec une obligation de résultats. Cette version plus ciblée constitue un compromis visant à faciliter l’adoption de la loi, après un premier rejet en séance publique d’une version plus large fin 2024.</p>
<h2 data-start="1824" data-end="2224"></h2>
<h2 style="text-align: center;" data-start="1824" data-end="2224"><strong>Une crise de l’eau qui s’installe dans le temps</strong></h2>
<p style="text-align: justify;">Vu de Mayotte, le débat prend une résonance particulière, car sur l&rsquo;île la crise de l&rsquo;eau ne date pas d&rsquo;hier. Présente depuis plusieurs années, elle s’est aggravée entre fin 2022 et début 2024, avec une sécheresse exceptionnelle. La saison des pluies 2022-2023 a été l’une des plus déficitaires jamais enregistrées sur le territoire. Les retenues collinaires se sont vidées, les rivières se sont asséchées plus tôt que prévu et les tours d’eau, déjà en place, ont été renforcés à partir de juin 2023. Puis durcis encore en novembre, où ils ont duré jusqu’au début du mois de mars 2024.</p>
<figure id="attachment_38280" aria-describedby="caption-attachment-38280" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-38280" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/10/Photo-1-la-crise-de-leau-recommence--300x225.webp" alt="" width="300" height="225" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/10/Photo-1-la-crise-de-leau-recommence--300x225.webp 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/10/Photo-1-la-crise-de-leau-recommence--1024x768.webp 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/10/Photo-1-la-crise-de-leau-recommence--768x576.webp 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/10/Photo-1-la-crise-de-leau-recommence--1536x1152.webp 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/10/Photo-1-la-crise-de-leau-recommence--150x113.webp 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/10/Photo-1-la-crise-de-leau-recommence--696x522.webp 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/10/Photo-1-la-crise-de-leau-recommence--1068x801.webp 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/10/Photo-1-la-crise-de-leau-recommence--1920x1440.webp 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/10/Photo-1-la-crise-de-leau-recommence--265x198.webp 265w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/10/Photo-1-la-crise-de-leau-recommence--1320x990.webp 1320w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/10/Photo-1-la-crise-de-leau-recommence-.webp 2048w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-38280" class="wp-caption-text">Les packs d&rsquo;eau étaient distribués par les mairies et cela entrainait de longues files d&rsquo;attente dès l&rsquo;aube.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;" data-start="3570" data-end="3922">Même avec ces restrictions, l’eau a manqué, l’État a dû organiser des distributions massives de bouteilles, acheminées depuis La Réunion, l’île Maurice, ou encore l’Hexagone. Un épisode qui a mis en lumière la fragilité du système d’approvisionnement, dans un département où la croissance démographique dépasse largement le développement des infrastructures.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="3570" data-end="3922">Des travaux ont été menés, y compris à l’usine d’Ouroveni en octobre 2025, mais le quotidien des Mahorais reste rythmé par les coupures, qu’ils doivent gérer au quotidien. Les familles s’organisent autour des plannings de distribution de la SMAE, stockent l’eau dans des bassines ou des seaux, pour anticiper les interruptions. Dans ce contexte, des associations ont vu le jour, comme le collectif « Mayotte à Soif », qui milite pour un accès régulier et porte les voix des habitants de l&rsquo;île jusqu&rsquo;en Hexagone.</p>
<h2 style="text-align: center;" data-start="98" data-end="440"><strong>Ce que cette loi pourrait changer à Mayotte</strong></h2>
<p style="text-align: justify;" data-start="3570" data-end="3922">Au-delà des sécheresses, l’accès à l’eau reste instable en effet, sur le territoire, l’eau est parfois coupée non par manque de volume, mais parce que sa qualité n’est pas jugée conforme. Dans ce contexte, le renforcement de la protection des captages pourrait constituer un levier utile. À Mayotte, l’eau potable provient en grande partie de rivières, de forages et de retenues collinaires. Des ressources particulièrement sensibles aux pollutions et aux périodes de sécheresse. Toute dégradation a donc des conséquences immédiates sur la distribution.</p>
<figure id="attachment_15318" aria-describedby="caption-attachment-15318" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-15318" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Rentenue-Collinaire-Combani-07112023IMG_3222-scaled-1-300x225.webp" alt="Retenue collinaire, Mayotte, eau potable, Philippe Vigier" width="300" height="225" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Rentenue-Collinaire-Combani-07112023IMG_3222-scaled-1-300x225.webp 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Rentenue-Collinaire-Combani-07112023IMG_3222-scaled-1-1024x768.webp 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Rentenue-Collinaire-Combani-07112023IMG_3222-scaled-1-768x576.webp 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Rentenue-Collinaire-Combani-07112023IMG_3222-scaled-1-1536x1152.webp 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Rentenue-Collinaire-Combani-07112023IMG_3222-scaled-1-2048x1536.webp 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Rentenue-Collinaire-Combani-07112023IMG_3222-scaled-1-150x113.webp 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Rentenue-Collinaire-Combani-07112023IMG_3222-scaled-1-696x522.webp 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Rentenue-Collinaire-Combani-07112023IMG_3222-scaled-1-1068x801.webp 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Rentenue-Collinaire-Combani-07112023IMG_3222-scaled-1-1920x1440.webp 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Rentenue-Collinaire-Combani-07112023IMG_3222-scaled-1-1320x990.webp 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-15318" class="wp-caption-text">La retenue collinaire de Combani le 7 novembre 2023</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;" data-start="6187" data-end="6608">En protégeant davantage les aires d’alimentation des captages, la loi pourrait contribuer à sécuriser la qualité de l’eau à la source et à réduire, à moyen terme, certaines coupures liées à la non-conformité sanitaire. Le recentrage du texte sur les captages prioritaires, avec une obligation de résultats pour les préfets, pourrait également concerner le territoire si certains captages mahorais sont classés comme tels.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="6187" data-end="6608">Pour autant, cette réforme ne crée pas de nouvelles ressources et ne répond pas à la question des volumes disponibles, ni aux limites du réseau. La crise de l’eau reste avant tout structurelle, liée à la sécheresse, à la pression démographique et à des infrastructures limitées par rapport à la demande.</p>
<p data-start="6187" data-end="6608">Shanyce MATHIAS ALI.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Tortues imbriquées à Mayotte, beauté et vigilance sur le sable</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/01/30/tortues-imbriquees-a-mayotte-beaute-et-vigilance-sur-le-sable/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Shanyce MATHIAS ALI]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 30 Jan 2026 01:15:26 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Environnement]]></category>
		<category><![CDATA[Fil info]]></category>
		<category><![CDATA[Nature]]></category>
		<category><![CDATA[protection]]></category>
		<category><![CDATA[REMMAT]]></category>
		<category><![CDATA[Tortue]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Pendant cette période, les animaux sont particulièrement vulnérables et demandent une observation respectueuse et prudente.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/01/30/tortues-imbriquees-a-mayotte-beaute-et-vigilance-sur-le-sable/">Tortues imbriquées à Mayotte, beauté et vigilance sur le sable</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">À Mayotte, l’hiver rime avec spectacle naturel, parmi les sept espèces de tortues marines existantes dans le monde, cinq fréquentent nos eaux. Et deux d’entre elles se laissent observer de près : la tortue verte (<em data-start="479" data-end="495">Chelonia mydas</em>) et la tortue imbriquée (<em data-start="521" data-end="545">Eretmochelys imbricata</em>). En ce moment, c’est cette dernière qui attire tous les regards : les femelles viennent pondre sur les plages mahoraises de jour comme de nuit. Un phénomène naturel très attendu chaque année.</p>
<p style="text-align: justify;">Durant toute la phase de ponte, les animaux sont particulièrement vulnérables, le Réseau Echouage Mahorais des Mammifères marins et Tortues marines (REMMAT), insiste sur le fait qu&rsquo;il est essentiel de respecter certaines règles telles que rester à distance, éviter les bruits et mouvements brusques, et ne jamais se placer sur le chemin de l&rsquo;animal. Dans certains cas, les tortues peuvent rencontrer des obstacles, allant de simples gênes à des blocages plus importants. Si un animal semble bloqué ou en détresse, il est indispensable de contacter immédiatement le REMMAT, qui est habilité à vérifier son état et à intervenir si nécessaire.</p>
<p style="text-align: justify;">Pour finir, la structure rappelle qu&rsquo;observer ces tortues dans leur habitat naturel est un spectacle rare et précieux, qui demande vigilance et respect pour ne pas perturber leur cycle vital.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/01/30/tortues-imbriquees-a-mayotte-beaute-et-vigilance-sur-le-sable/">Tortues imbriquées à Mayotte, beauté et vigilance sur le sable</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Braconnage en recul mais difficultés post-Chido, Oulanga Na Nyamba et son savoir-faire menacés</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2025/11/20/braconnage-en-recul-mais-difficultes-post-chido-oulanga-na-nyamba-et-son-savoir-faire-menaces/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Victor Diwisch]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 20 Nov 2025 02:00:34 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Environnement]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[expertise]]></category>
		<category><![CDATA[Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[Mliha]]></category>
		<category><![CDATA[Oulanga Na Nyamba]]></category>
		<category><![CDATA[protection]]></category>
		<category><![CDATA[Tortues marines]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lejournaldemayotte.yt/?p=41480</guid>

					<description><![CDATA[<p>Depuis 25 ans, Oulanga Na Nyamba agit pour protéger les tortues marines sur le territoire, notamment en menant des suivis des activités de braconnage. Ce 18 novembre, François-Elie Paute, membre de l’association, s’est rendu sur les plages autour de Mliha pour surveiller l’activité illégale des braconniers et vérifier les traces de ponte. Si le braconnage semble en baisse, l’association reste fragilisée après le cyclone Chido, une expertise précieuse que le territoire ne peut se permettre de perdre.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2025/11/20/braconnage-en-recul-mais-difficultes-post-chido-oulanga-na-nyamba-et-son-savoir-faire-menaces/">Braconnage en recul mais difficultés post-Chido, Oulanga Na Nyamba et son savoir-faire menacés</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;" data-start="104" data-end="520">GPS en main, François-Elie Paute tente de retrouver le chemin qui mène à la plage, enfoui entre la forêt et les plantations de bananiers, quelque part entre la baie d’Acoua et le village de Mliha. Il est environ 9 h 30, ce mardi 18 novembre, et la chaleur déjà lourde se mêle à une humidité étouffante, à peine tempérée par une brise venue du lagon que l’on aperçoit par intermittence entre les branches.</p>
<figure id="attachment_41523" aria-describedby="caption-attachment-41523" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-41523" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/DSC_0346-300x200.jpg" alt="Braconnage, Oulanga Na Nyamba, tortues marines, Chido, Mayotte" width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/DSC_0346-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/DSC_0346-1024x683.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/DSC_0346-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/DSC_0346-1536x1024.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/DSC_0346-2048x1365.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/DSC_0346-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/DSC_0346-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/DSC_0346-1068x712.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/DSC_0346-1920x1280.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/DSC_0346-1320x880.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-41523" class="wp-caption-text">L’accès difficile aux sites de ponte ne freine malheureusement pas les braconniers</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;" data-start="522" data-end="824">Responsable du pôle connaissance au sein de l’association Oulanga Na Nyamba, référence locale dans la protection et la recherche scientifique sur les tortues marines, il se rend tous les deux mois sur les sites de ponte les plus isolés du nord de Grande-Terre pour suivre l’évolution du braconnage. Depuis le passage du cyclone Chido et avec une activité agricole importante, la zone est en perpétuelle évolution, tantôt bouchée par les branchages, tantôt dégagée par les zones de brûlis, et il est difficile de se repérer.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="75" data-end="356">Après une vingtaine de minutes de marche, le front perlé de sueur et les pas posés avec prudence sur un sol glissant, la plage d’Apondra se révèle enfin : un ruban de sable clair parsemé de rochers noirs et arrondis, polis par les marées. La mission peut désormais commencer.</p>
<h2 style="text-align: center;" data-start="75" data-end="356"><strong>Le braconnage en diminution</strong></h2>
<p style="text-align: justify;" data-start="358" data-end="945">« <em>Ouvrez bien vos yeux et vos narines »</em>, lance François-Elie aux trois jeunes hommes de l’association <em>Le Regard du cœur</em>, venus se former à la surveillance du braconnage et approfondir leurs connaissances sur les tortues marines. À peine quelques mètres parcourus que les premières carapaces vides apparaissent, disséminées çà et là, abandonnées par les braconniers. Certaines portent un point de peinture rouge ou bleu : un marquage réalisé lors d’un précédent passage par Oulanga Na Nyamba, indiquant qu’elles ont déjà été recensées et ne témoignent pas d’un acte récent.</p>
<figure id="attachment_41514" aria-describedby="caption-attachment-41514" style="width: 200px" class="wp-caption alignright"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-41514" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/Oulanga-5-200x300.jpg" alt="Braconnage, Oulanga Na Nyamba, tortues marines, Chido, Mayotte" width="200" height="300" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/Oulanga-5-200x300.jpg 200w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/Oulanga-5-683x1024.jpg 683w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/Oulanga-5-768x1152.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/Oulanga-5-1024x1536.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/Oulanga-5-1365x2048.jpg 1365w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/Oulanga-5-150x225.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/Oulanga-5-300x450.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/Oulanga-5-696x1044.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/Oulanga-5-1068x1602.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/Oulanga-5-1920x2880.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/Oulanga-5-1320x1980.jpg 1320w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/Oulanga-5-scaled.jpg 1707w" sizes="auto, (max-width: 200px) 100vw, 200px" /><figcaption id="caption-attachment-41514" class="wp-caption-text">Selon François-Elie, les actions menées ces dernières années dans le cadre du Plan Tortue ont permis de réduire le braconnage.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;" data-start="163" data-end="631">« <em>Après Chido, on craignait une reprise du braconnage, un peu comme pendant la période du Covid-19, quand certaines personnes tuaient les tortues pour se nourrir. Mais ce n’est pas ce qui s’est produit »</em>, explique François-Elie qui évalue le nombre de tortues braconnées à 200/300 par an. « <em>La situation reste plutôt calme depuis plusieurs mois. Cela tient en grande partie au travail conséquent des forces de l’ordre et aux arrestations de plusieurs braconniers, dont l’un des plus actifs de Mayotte, est aujourd’hui en prison. En parallèle, nous nous constituons partie civile dans les procès depuis huit ans et nous sensibilisons le grand public, les magistrats et les différentes forces de police. Tous ces efforts combinés portent leurs fruits. Mais nous restons vigilants, et c’est pour cette raison que nous continuons ces sorties régulières : pour observer, anticiper et réagir si le braconnage venait à reprendre ».</em></p>
<p style="text-align: justify;" data-start="59" data-end="404">En plus des carapaces et autres indices de braconnage, François-Elie, Hicham, Ben-Abdallah et Makdouri recherchent aussi les traces laissées par les tortues venues pondre sur la plage. L’objectif est de vérifier que l’animal est bien retourné vers le lagon après la ponte, en observant l’empreinte caractéristique de sa descente dans le sable.</p>
<figure id="attachment_41526" aria-describedby="caption-attachment-41526" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-41526" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/DSC_0371-300x200.jpg" alt="Braconnage, Oulanga Na Nyamba, tortues marines, Chido, Mayotte" width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/DSC_0371-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/DSC_0371-1024x683.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/DSC_0371-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/DSC_0371-1536x1024.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/DSC_0371-2048x1365.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/DSC_0371-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/DSC_0371-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/DSC_0371-1068x712.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/DSC_0371-1920x1280.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/DSC_0371-1320x880.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-41526" class="wp-caption-text">Impossible de confirmer un acte de braconnage, mais chaque trace, comme celles laissées par un bateau sur la plage, est soigneusement examinée.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;" data-start="70" data-end="456">Si le cycle de ponte apparaît clairement dans le sable, c’est plutôt rassurant. Dans le cas contraire, cela peut signifier que la tortue a été victime de braconniers durant ce moment de grande vulnérabilité, qui peut durer plusieurs heures. Une tortue pond en moyenne entre 120 et 130 œufs, mais on estime qu’un seul d’entre eux atteindra l’âge adulte et deviendra reproducteur.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="70" data-end="456">« <em>Les braconniers arrivent aussi bien par la terre que par la mer. Ils peuvent dépecer la tortue sur place ou l’emmener vivante. Parfois, ils la retournent sur le dos et la laissent dans un coin de la plage avant de revenir plus tard. Il arrive même qu’ils la traînent sur le sable. Les traces laissées derrière permettent souvent de savoir qu’une équipe est active et utilise cette méthode »</em>, explique-t-il aux trois membres de l’association, attentifs.</p>
<h2 style="text-align: center;" data-start="70" data-end="456"><strong>Former les associations et les particuliers pour multiplier la surveillance du littoral</strong></h2>
<figure id="attachment_41519" aria-describedby="caption-attachment-41519" style="width: 169px" class="wp-caption alignright"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-41519" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/Oulanga-10-169x300.jpg" alt="Braconnage, Oulanga Na Nyamba, tortues marines, Chido, Mayotte" width="169" height="300" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/Oulanga-10-169x300.jpg 169w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/Oulanga-10-576x1024.jpg 576w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/Oulanga-10-768x1366.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/Oulanga-10-864x1536.jpg 864w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/Oulanga-10-1152x2048.jpg 1152w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/Oulanga-10-150x267.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/Oulanga-10-300x533.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/Oulanga-10-696x1237.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/Oulanga-10-1068x1899.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/Oulanga-10-1920x3414.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/Oulanga-10-1320x2347.jpg 1320w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/Oulanga-10-scaled.jpg 1440w" sizes="auto, (max-width: 169px) 100vw, 169px" /><figcaption id="caption-attachment-41519" class="wp-caption-text">Makdouri, 19 ans, membre de l&rsquo;association Le Regard du cœur, tient une tête de tortue dans sa main.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;" data-start="566" data-end="789">Ce n’est pas la première fois qu’ils participent à un suivi de braconnage avec Oulanga Na Nyamba, mais ils veulent approfondir leurs connaissances afin de pouvoir eux-mêmes organiser des sorties et transmettre ce savoir.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="791" data-end="1185">« <em>Notre association était surtout axée sur le volet social, mais après le cyclone, nous avons décidé de nous engager dans la protection des tortues »,</em> raconte Ben-Abdallah. « <em>Au nord, il y a peu de surveillance des plages. Notre directrice a donc lancé ce projet. C’est important que les jeunes sortent de leurs villages, découvrent leur environnement et comprennent qu’il faut le protéger »</em>.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="1187" data-end="1662">Ben-Abdallah, son frère Hicham et leur ami Makdouri espèrent un jour mener leurs propres bivouacs nocturnes pour empêcher les braconniers d’agir. Avec leur association basée à Longoni, ils ont déjà investi dans le matériel nécessaire, mais ils continuent de bénéficier de l’expertise d’Oulanga Na Nyamba afin d&rsquo;être pleinement autonomes. L’association de Petite-Terre, opératrice du Réseau Échouage Mahorais de Mammifères marins et de Tortues marines (REMMAT), mise sur la mobilisation des bénévoles et d’autres structures locales à travers le territoire pour créer une véritable « chaîne d’alerte » et multiplier les yeux sur le littoral.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="251" data-end="552">Depuis sa création à Mayotte il y a 25 ans, Oulanga Na Nyamba transmet ce savoir-faire et cette expertise. Mais, dans le contexte budgétaire actuel en France et après la crise provoquée par le cyclone Chido, leurs missions et leur travail ont été fortement impactés, au point que l’association a failli disparaître.</p>
<h2 style="text-align: center;" data-start="251" data-end="552"><strong>Repartir de zéro avec une diminution des financements</strong></h2>
<figure id="attachment_41518" aria-describedby="caption-attachment-41518" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-41518" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/DSC_0399-300x200.jpg" alt="Braconnage, Oulanga Na Nyamba, tortues marines, Chido, Mayotte" width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/DSC_0399-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/DSC_0399-1024x683.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/DSC_0399-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/DSC_0399-1536x1024.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/DSC_0399-2048x1365.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/DSC_0399-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/DSC_0399-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/DSC_0399-1068x712.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/DSC_0399-1920x1280.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/DSC_0399-1320x880.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-41518" class="wp-caption-text">Makdouri, Ben-Abdallah et Hicham suivent un programme de formation auprès de François-Elie et Oulanga Na Nyamba pour acquérir les compétences nécessaires à la protection des tortues.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;" data-start="120" data-end="478">« <em>On commence doucement à relever la pente, mais c’est comme repartir de zéro »</em>, confie François-Elie. « <em>Beaucoup de nos projets se sont arrêtés après Chido, à cause des pertes de financement. À cela s’ajoutent les départs de nombreux salariés et, avec eux, leurs compétences : nous ne sommes plus que quatre employés, contre vingt-deux avant le cyclone ».</em></p>
<p style="text-align: justify;" data-start="480" data-end="1282">L’association n’avait pas de direction depuis septembre 2024, mais un nouveau directeur doit prendre ses fonctions début décembre. « <em>Cela devrait donner un nouvel élan à l’association »</em>, espère-t-il. Mais les défis restent nombreux. « <em>Je ne sais pas si notre projet de centre de soins et de découverte des tortues Ka’za Nyamba verra le jour »</em>, s&rsquo;inquiète-t-il. Les travaux du centre qui devait être une sorte de « petit-frère » de Kélonia à La Réunion, ont commencé mais ils sont au point mort depuis plusieurs mois. « <em>Nous avions un gros financement en négociation, mais il n’a pas abouti. Le projet devait être soutenu par le Département, l’État, la Communauté de communes de Petite-Terre et même un financement européen, mais ce dernier n’a pas été obtenu. Nous cherchons maintenant d’autres financeurs ».</em></p>
<p style="text-align: justify;" data-start="1284" data-end="1729">« <em>Nous faisons tout pour continuer à former, même si c’est plus difficile aujourd’hui. Nous avons perdu notre équipe de nuit et n’avons pas encore repris les sorties d’observation des pontes à Moya, une activité historique. Nous essayons de tirer du positif de cette situation, mais il nous faut retrouver des personnes de confiance, cela prendra du temps »</em>, poursuit François-Elie.</p>
<figure id="attachment_41527" aria-describedby="caption-attachment-41527" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-41527" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/DSC_0386-300x200.jpg" alt="Braconnage, Oulanga Na Nyamba, tortues marines, Chido, Mayotte" width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/DSC_0386-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/DSC_0386-1024x683.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/DSC_0386-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/DSC_0386-1536x1024.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/DSC_0386-2048x1365.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/DSC_0386-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/DSC_0386-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/DSC_0386-1068x712.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/DSC_0386-1920x1280.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/DSC_0386-1320x880.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-41527" class="wp-caption-text">Chaque carcasse de tortue est signalée à la peinture pour éviter un double comptage.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;" data-start="85" data-end="508">Sur l’ensemble du territoire, de nombreux secteurs de la pêche à l’agriculture, en passant par la sécurité en mer sont en pleine structuration. D’autres, comme la santé, peinent encore à trouver des professionnels et nécessitent la mise en place de formations adaptées. Pendant ce temps, des associations bien établies et riches de l’expertise de leurs membres, comme Oulanga Na Nyamba, se retrouvent fragilisées.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="162" data-end="603">Il est pourtant crucial de préserver ces structures et associations, et de ne pas les tenir pour acquises, surtout dans un contexte de coupes budgétaires nationales. Au-delà de la protection des tortues marines, cette situation illustre les difficultés à maintenir et soutenir le tissu associatif local. Négliger ces acteurs affaiblit durablement le territoire et laisserait un goût amer au moment de dresser le bilan de sa reconstruction.</p>
<p data-start="510" data-end="868">Victor Diwisch</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2025/11/20/braconnage-en-recul-mais-difficultes-post-chido-oulanga-na-nyamba-et-son-savoir-faire-menaces/">Braconnage en recul mais difficultés post-Chido, Oulanga Na Nyamba et son savoir-faire menacés</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
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