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	<title>Archives des PADHUE - Le Journal De Mayotte</title>
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	<description>L&#039;information à Mayotte</description>
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	<title>Archives des PADHUE - Le Journal De Mayotte</title>
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	<item>
		<title>« Être sans papiers à Mayotte, c&#8217;est plus compliqué qu&#8217;en France métropolitaine » : 47 médecins du CHM ont vécu dans l&#8217;angoisse</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/07/20/etre-sans-papiers-a-mayotte-cest-plus-complique-quen-france-metropolitaine-47-medecins-du-chm-ont-vecu-dans-langoisse/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mathilde HANGARD]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 20 Jul 2026 02:30:44 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[Santé]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
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		<category><![CDATA[bureau des étrangers]]></category>
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		<category><![CDATA[CHM]]></category>
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		<category><![CDATA[préfecture de Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[titre de séjour]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Pendant près de trois mois, 47 médecins diplômés hors Union européenne exerçant au Centre hospitalier de Mayotte ont continué à soigner leurs patients alors que leur titre de séjour n'était plus renouvelé. Une situation finalement régularisée le 16 juillet, mais qui révèle la fragilité administrative de professionnels pourtant indispensables au système de santé mahorais.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/07/20/etre-sans-papiers-a-mayotte-cest-plus-complique-quen-france-metropolitaine-47-medecins-du-chm-ont-vecu-dans-langoisse/">« Être sans papiers à Mayotte, c&rsquo;est plus compliqué qu&rsquo;en France métropolitaine » : 47 médecins du CHM ont vécu dans l&rsquo;angoisse</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Ils passaient leurs journées et nuits au chevet des patients, tout en guettant un appel de la préfecture. Depuis près de trois mois, 47 médecins diplômés hors Union européenne (PADHUE) du Centre hospitalier de Mayotte (CHM) vivaient dans un étrange entre-deux : indispensables au fonctionnement de l&rsquo;hôpital, mais sans titre de séjour valide.</p>
<p style="text-align: justify;">Pendant près de trois mois, ces praticiens ont continué à assurer consultations, gardes et urgences tout en craignant un contrôle de police, l&rsquo;impossibilité de rejoindre leurs proches ou une remise en cause de leur présence sur le territoire. Leur situation a finalement été régularisée jeudi 16 juillet, au lendemain de la réouverture de la préfecture. Mais pour eux, cette issue ne règle qu&rsquo;une urgence. Elle ne met pas fin à une précarité administrative qu&rsquo;ils redoutent de voir ressurgir au prochain blocage.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Ils soignaient la population, mais vivaient eux-mêmes dans l&rsquo;irrégularité</b></h2>
<figure id="attachment_6278" aria-describedby="caption-attachment-6278" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_0980-scaled-1.webp"><img fetchpriority="high" decoding="async" class="size-medium wp-image-6278" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_0980-scaled-1-300x200.webp" alt="Immigration, migrants, demandeurs, asile, blocage, forces vives" width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_0980-scaled-1-300x200.webp 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_0980-scaled-1-1024x683.webp 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_0980-scaled-1-768x512.webp 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_0980-scaled-1-1536x1024.webp 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_0980-scaled-1-2048x1366.webp 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_0980-scaled-1-150x100.webp 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_0980-scaled-1-696x464.webp 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_0980-scaled-1-1068x712.webp 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_0980-scaled-1-1920x1280.webp 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_0980-scaled-1-1320x880.webp 1320w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-6278" class="wp-caption-text">Les médecins ont finalement été reçus à la préfecture le 16 juillet, dès la réouverture du service des étrangers. Mathilde Hangard / JDM.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">L&rsquo;histoire est restée discrète. Aucun communiqué, aucune manifestation, aucune prise de parole publique. Pendant plusieurs semaines, les 47 médecins concernés ont préféré continuer à exercer, convaincus que leur situation finirait par se débloquer.</p>
<p style="text-align: justify;">Pourtant, à mesure que les semaines passaient, leurs titres de séjour arrivaient à expiration sans être renouvelés. En cause, selon les différents témoignages recueillis, l&rsquo;impossibilité d&rsquo;accéder au service des étrangers de la préfecture, régulièrement paralysé par les blocages organisés par des collectifs opposés à l&rsquo;immigration ou à l&rsquo;accueil de réfugiés à Mayotte. Les conséquences, elles, se sont empilées.</p>
<p style="text-align: justify;">Sans document de séjour valide, certains médecins racontent avoir été contrôlés par la Police aux frontières (Paf). D&rsquo;autres n&rsquo;ont pas pu quitter Mayotte pour retrouver leurs familles ou leurs enfants restés dans leur pays d&rsquo;origine. Plusieurs évoquent également des contrôles vécus comme particulièrement éprouvants, dans un climat où la question migratoire occupe une place centrale dans le débat public local.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong><em>« On sait que les collectifs vont encore fermer la préfecture d&rsquo;ici quelques mois » </em></strong></h2>
<figure id="attachment_53150" aria-describedby="caption-attachment-53150" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2268-scaled.jpg"><img decoding="async" class="size-medium wp-image-53150" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2268-300x200.jpg" alt="Mayotte, mobilisation, préfecture, bureau des étrangers, Comores," width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2268-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2268-1024x683.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2268-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2268-1536x1024.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2268-2048x1366.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2268-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2268-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2268-1068x712.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2268-1920x1280.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2268-500x333.jpg 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2268-800x533.jpg 800w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2268-1280x853.jpg 1280w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2268-1320x880.jpg 1320w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-53150" class="wp-caption-text">Les blocages du service des étrangers de la préfecture de Mayotte, organisés à plusieurs reprises par des collectifs, ont perturbé le traitement des demandes de renouvellement de titres de séjour, dont celles de ces médecins exerçant au CHM. Mathilde Hangard / JDM.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Mais, jeudi 16 juillet, la perspective d&rsquo;un dénouement a rapidement pris le dessus. <em>« Nous avons eu notre renouvellement de titre hier. La préfecture nous a bien reçus »</em>, raconte aujourd&rsquo;hui un médecin ayant requis l&rsquo;anonymat. Le soulagement est toutefois mesuré. <em>« On sait que les collectifs vont encore fermer la préfecture d&rsquo;ici quelques mois ». </em></p>
<p style="text-align: justify;">Cette inquiétude est d&rsquo;autant plus forte que la plupart de ces praticiens ne sont pas de passage. <em>« Cela nous donne un sentiment de frustration pour la suite car nous, les médecins diplômés hors Union européenne, nous restons longtemps ici à Mayotte. Nous prenons des contrats de longue durée ». </em></p>
<p style="text-align: justify;">Puis cette phrase, qui résume à elle seule le paradoxe et la subtilité de leur situation : <em>« J&rsquo;avoue qu&rsquo;être sans papiers à Mayotte, c&rsquo;est plus compliqué qu&rsquo;en France métropolitaine, même une seule journée ». </em>Puisqu&rsquo;à Mayotte, un titre de séjour n&rsquo;est pas seulement un document administratif. Il constitue surtout un sésame indispensable dans un territoire où les tensions autour de l&rsquo;immigration sont permanentes, où les contrôles sont fréquents et où le service des étrangers de la préfecture est régulièrement paralysé par des blocages. Pendant plusieurs semaines, ces médecins ont ainsi continué à faire fonctionner l&rsquo;unique hôpital de l&rsquo;île, tout en sachant qu&rsquo;un simple contrôle pouvait les placer dans une situation particulièrement délicate.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Une régularisation soutenue par la direction du CHM</b></h2>
<p style="text-align: justify;">Face à cette situation, la direction du Centre hospitalier de Mayotte affirme avoir entrepris des démarches auprès des services de l&rsquo;État afin d&rsquo;aboutir à une résolution de ces difficultés. <em>« Nous avons pris contact avec la préfecture par le biais de l’ARS. La préfecture nous a expliqué que l’accès à ses services sont bloqués (&#8230;) Le collectif a libéré l’accès hier matin [ndlr : le 15 juillet]. Nous avons eu la garantie que les demandes seront traitées en prioritaire »</em>, nous indiquait la direction du CHM, jeudi 16 juillet 2026.</p>
<p style="text-align: justify;">Le même jour, la préfecture de Mayotte nous a confirmé cette chronologie. <em>« Les médecins concernés ont tous été reçus ce matin. Dès la réouverture des services, ils ont été les premiers usagers pris en charge afin que leur situation puisse être examinée en priorité. Leur situation administrative a désormais été régularisée et les démarches nécessaires ont été accomplies ». </em></p>
<p style="text-align: justify;">Tous les praticiens ont ainsi obtenu un document leur permettant de retrouver une situation régulière, mais pour des durées différentes. Certains médecins se sont vu délivrer un récépissé de demande de carte de séjour, valable trois mois. Ce document leur permet de justifier de leur situation administrative, mais il ne constitue qu&rsquo;une étape avant la délivrance d&rsquo;une carte de séjour, généralement valable un an selon les médecins interrogés. D&rsquo;autres, dont le contrat au CHM prend fin avant la fin de l&rsquo;année 2026, ont reçu une Autorisation provisoire de séjour (APS) valable jusqu&rsquo;au terme de leur engagement, soit trois ou quatre mois.</p>
<h2 style="text-align: center;"><em><strong>« La même galère recommencera encore et encore » </strong></em></h2>
<figure id="attachment_53149" aria-describedby="caption-attachment-53149" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2262-scaled.jpg"><img decoding="async" class="size-medium wp-image-53149" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2262-300x200.jpg" alt="Mayotte, mobilisation, préfecture, bureau des étrangers, Comores," width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2262-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2262-1024x683.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2262-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2262-1536x1024.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2262-2048x1365.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2262-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2262-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2262-1068x712.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2262-1920x1280.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2262-500x333.jpg 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2262-800x533.jpg 800w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2262-1280x853.jpg 1280w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2262-1320x880.jpg 1320w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-53149" class="wp-caption-text">Pour eux, le problème ne tient pas seulement au retard accumulé ces derniers mois, mais à un système qui les expose à la même incertitude à chaque renouvellement de titre de séjour. Mathilde Hangard / JDM.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Une régularisation qui met fin à plusieurs mois d&rsquo;incertitude, mais qui, pour les praticiens concernés, ne règle pas définitivement la question. Car derrière le soulagement demeure une inquiétude : celle de voir cette même situation se reproduire dans quelques mois. Car le problème pourrait ressurgir très rapidement. Les récépissés délivrés cette semaine expirent dans trois mois. Si de nouveaux blocages de la préfecture intervenaient à compter du mois d&rsquo;octobre prochain, certains médecins craignent de se retrouver une nouvelle fois sans document valide avant même d&rsquo;avoir pu obtenir leur carte de séjour.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>« La même galère recommencera encore et encore »</em>, résume l&rsquo;un d&rsquo;eux. Les praticiens ne réclament pas un régime dérogatoire. Ils demandent que les médecins diplômés hors Union européenne exerçant durablement à Mayotte puissent bénéficier directement d&rsquo;une carte de séjour d&rsquo;au moins un an, comme cela se pratique généralement après le récépissé.</p>
<p style="text-align: justify;">Cette demande répond à une réalité professionnelle, estime encore l&rsquo;un d&rsquo;eux. Certains médecins doivent régulièrement se rendre à La Réunion ou en métropole pour effectuer des stages hospitaliers, suivre des Diplômes universitaires (DU), passer des examens ou présenter des concours indispensables à leur évolution de carrière. Or le récépissé actuellement délivré ne leur permet pas ces déplacements.</p>
<p style="text-align: justify;">À leurs yeux, cette revendication dépasse ainsi leur situation personnelle. <em>« Cela permettra d&rsquo;avoir des médecins mieux formés et plus compétents au service de la population mahoraise, tout en contribuant à réduire le nombre d&rsquo;évacuations sanitaires évitables »</em>, résume l&rsquo;un des praticiens.</p>
<p style="text-align: justify;">Il aura fallu l&rsquo;intervention de l&rsquo;hôpital, de l&rsquo;ARS et la réouverture de la préfecture pour débloquer en quelques heures une situation qui durait depuis trois mois. Le cas des 47 médecins révèle une faille plus large : à Mayotte, les tensions autour de l&rsquo;immigration peuvent parfois paralyser un service administratif dont dépendent des milliers de parcours de vie. Même ceux qui soignent le territoire n&rsquo;y échappent pas.</p>
<p>Mathilde Hangard</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/07/20/etre-sans-papiers-a-mayotte-cest-plus-complique-quen-france-metropolitaine-47-medecins-du-chm-ont-vecu-dans-langoisse/">« Être sans papiers à Mayotte, c&rsquo;est plus compliqué qu&rsquo;en France métropolitaine » : 47 médecins du CHM ont vécu dans l&rsquo;angoisse</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Médecins étrangers : l&#8217;exécutif pointe des « dysfonctionnements » dans le contrôle des PADHUE</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/05/11/medecins-etrangers-lexecutif-pointe-des-dysfonctionnements-dans-le-controle-des-padhue/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mathilde HANGARD]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 11 May 2026 02:30:22 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Santé]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[Conseil des ministres]]></category>
		<category><![CDATA[Exécutif]]></category>
		<category><![CDATA[Gouvernement]]></category>
		<category><![CDATA[Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[Médecins étrangers]]></category>
		<category><![CDATA[PADHUE]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lejournaldemayotte.yt/?p=51137</guid>

					<description><![CDATA[<p>Après les révélations du Gouvernement sur les défaillances dans le contrôle des praticiens diplômés hors Union européenne, la situation de Mayotte met en lumière les contradictions d’un système hospitalier devenu structurellement dépendant de ces médecins.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/05/11/medecins-etrangers-lexecutif-pointe-des-dysfonctionnements-dans-le-controle-des-padhue/">Médecins étrangers : l&rsquo;exécutif pointe des « dysfonctionnements » dans le contrôle des PADHUE</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Le sujet s’est invité au sommet de l’État presque à bas bruit, au détour du Conseil des ministres du 6 mai. Interrogé sur des alertes européennes concernant des médecins étrangers radiés ou interdits d&rsquo;exercer, le Gouvernement a reconnu des <i>« dysfonctionnements »</i> dans les procédures de contrôle des diplômes et des autorisations d’exercice. Selon plusieurs informations évoquées ces derniers jours, près de 2.000 signalements transmis aux autorités françaises n’auraient pas été consultés.</p>
<p style="text-align: justify;">L’exécutif assure vouloir reprendre la main. La ministre de la Santé, Stéphanie Rist, a annoncé une mission de l’Inspection générale des affaires sociales (IGAS) destinée à <i>« améliorer l’efficacité des contrôles ».</i> Mais derrière cette séquence administrative se dessine une réalité autrement plus délicate pour le Gouvernement : l’hôpital français, dans certains territoires, ne fonctionne déjà plus sans les praticiens à diplôme hors Union européenne (PADHUE), notamment à Mayotte.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Un pilier discret de l’hôpital public</b></h2>
<figure id="attachment_42440" aria-describedby="caption-attachment-42440" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/Urgences-CHM-zoom-696x504-1.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-42440" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/Urgences-CHM-zoom-696x504-1-300x217.jpg" alt="" width="300" height="217" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/Urgences-CHM-zoom-696x504-1-300x217.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/Urgences-CHM-zoom-696x504-1-150x109.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/Urgences-CHM-zoom-696x504-1.jpg 696w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-42440" class="wp-caption-text">En vingt ans, entre 2001 et 2021, le nombre de médecins nés à l’étranger exerçant dans les pays membres a bondi de 86 %, et celui des infirmiers de 142 %.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Dans ce département confronté à une forte croissance démographique, à une pauvreté massive et à une pénurie chronique de soignants, les médecins diplômés à l’étranger occupent une place essentielle dans le fonctionnement quotidien des services hospitaliers. Urgences, pédiatrie, gynécologie, anesthésie-réanimation, médecine générale : plusieurs spécialités reposent largement sur ces praticiens venus principalement d&rsquo;Europe de l&rsquo;Est, du Maghreb, d’Afrique subsaharienne, du Moyen-Orient ou d&rsquo;Amérique du Sud.</p>
<p style="text-align: justify;">En effet, le 30 août dernier, un <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2025/09/03/renforts-medicaux-nationaux-a-mayotte-egalement-pourvue-dune-soixantaine-de-postes-de-praticiens-etrangers/">arrêté</a> recensait 259 postes vacants en Outre-mer destinés à être pourvus par des praticiens titulaires de diplômes hors Union européenne (PADHUE). À Mayotte, 61 postes étaient concernés, pour renforcer l&rsquo;offre de soins du désert médical mahorais.</p>
<p style="text-align: justify;">Comme dans d’autres territoires fragiles, peu de médecins formés en Hexagone s’installent durablement à Mayotte. Conditions de travail difficiles, surcharge des services, isolement géographique, tensions sociales sur le département : les raisons de cette désaffection sont connues depuis longtemps. Les PADHUE sont progressivement devenus une solution de compensation face à l’incapacité du système de santé à attirer suffisamment de praticiens titulaires.</p>
<p style="text-align: justify;">Au niveau national, les médecins diplômés hors de France représentent désormais plus de 10 % des praticiens en activité régulière. Mais cette moyenne masque de fortes disparités territoriales. Dans certains établissements périphériques ou ultramarins, leur présence est devenue indispensable au maintien de l’offre de soins. <em>« Sans eux, certains services ne tiendraient pas mais c&rsquo;est valable à Mayotte comme dans d&rsquo;autres territoires maintenant, la crise touche l&rsquo;ensemble du système hospitalier »</em>, résume un médecin hospitalier mahorais, sous couvert d&rsquo;anonymat.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Le paradoxe français</b></h2>
<figure id="attachment_45219" aria-describedby="caption-attachment-45219" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/CHM-couloir.png"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-45219" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/CHM-couloir-300x182.png" alt="Mayotte, CHM, hôpital, soignant," width="300" height="182" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/CHM-couloir-300x182.png 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/CHM-couloir-1024x623.png 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/CHM-couloir-768x467.png 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/CHM-couloir-1536x934.png 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/CHM-couloir-150x91.png 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/CHM-couloir-696x423.png 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/CHM-couloir-1068x649.png 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/CHM-couloir-1320x803.png 1320w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/CHM-couloir.png 1556w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-45219" class="wp-caption-text">« C’est une opportunité pour l’hôpital de Mayotte, mais cela reste en débat parmi les médecins. Cependant, cela apporte un mieux au niveau des prises en charge, car on a plus de médecins, donc on peut mieux s’en sortir », déclarait la direction du CHM en mars 2025, en reconnaissait des avantages au dispositif tout en pointant des avis divergents au sein des équipes médicales de l&rsquo;hôpital.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Le débat met en lumière une contradiction devenue subtile. La France continue d’imposer aux PADHUE des procédures longues et sélectives pour accéder au plein exercice pour soigner ses patients, tout ayant massivement recours à leur force de travail dans les hôpitaux publics. Ces praticiens doivent généralement passer les épreuves de vérification des connaissances (EVC), puis suivre un parcours de consolidation des compétences avant d’espérer obtenir une autorisation définitive d’exercer. Beaucoup travaillent pourtant depuis plusieurs années dans les établissements français.</p>
<p style="text-align: justify;">Dans les faits, nombre d’entre eux occupent des fonctions comparables à celles de praticiens hospitaliers titulaires, avec des rémunérations et des statuts nettement moins favorables. Certains enchaînent gardes et contrats temporaires dans une forme de précarité administrative devenue structurelle.</p>
<p style="text-align: justify;">La situation avait récemment provoqué la colère du président de la République française, Emmanuel Macron, qui dénonçait encore fin avril <em>« la folie du système français »</em>, où le Président jugeait comme étant un <em>« bordel » </em>le fonctionnement des praticiens diplômés hors Union européenne. <em>« C&rsquo;est un truc qui me rend dingue ! C&rsquo;est la folie du système français », </em>s&rsquo;exclamait-il, regrettant que cette disposition ne favorise pas davantage l’intégration des médecins étrangers en France, malgré leur rôle essentiel dans la lutte contre les déserts médicaux.</p>
<p style="text-align: justify;">Le Gouvernement souhaite désormais réformer les modalités de titularisation. Le ministère de la Santé évoque une simplification des EVC et une reconnaissance accrue de l’expérience acquise dans les établissements. Une évolution réclamée depuis plusieurs années par les collectifs de PADHUE et une partie des directions hospitalières.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Entre contrôle et nécessité</b></h2>
<p style="text-align: justify;">Les révélations sur les alertes européennes non consultées compliquent cependant l’équation politique. L’exécutif doit simultanément rassurer les citoyens, sur la sécurité des soins dispensés, mais aussi éviter de fragiliser davantage un système hospitalier qui marche sur des oeufs. Car si les contrôles insuffisants interrogent, la dépendance française à ces médecins est toute aussi manifeste.</p>
<p style="text-align: justify;">À Mayotte, cette réalité est visible depuis longtemps. L’hôpital y fonctionne dans un équilibre précaire où chaque départ de praticien provoque immédiatement des difficultés de remplacement. Bien que le directeur du Centre hospitalier de Mayotte (CHM), rapportait en février 2026, avoir retrouvé des effectifs suffisants dans le service des urgences, passant de « <em>périodes où seul un voire deux médecins assuraient les urgences » à « trente-huit urgentistes »</em> le 13 février dernier, dans certains services, la question n’est plus d’améliorer l’offre de soins, mais simplement de maintenir une continuité minimale au regard des crises successives pouvant se répercuter rapidement sur l&rsquo;unique hôpital de l&rsquo;île.</p>
<p style="text-align: justify;">Dans ce contexte de fragilité structurelle du système hospitalier, la question des conditions d’exercice des praticiens étrangers et du contrôle de leurs diplômes s’impose désormais au niveau national, poussant les autorités à annoncer de nouvelles mesures.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Une mission lancée par la ministre de la Santé</b></h2>
<figure id="attachment_51151" aria-describedby="caption-attachment-51151" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/ministere-.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-51151 size-medium" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/ministere--300x193.jpg" alt="" width="300" height="193" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/ministere--300x193.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/ministere--150x96.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/ministere-.jpg 512w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-51151" class="wp-caption-text">Le ministère de la Santé a annoncé le déploiement d&rsquo;une mission de l&rsquo;Inspection générale des affaires sociales dédiée. (Droits réservés).</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Lors du Conseil des ministres du 6 mai dernier, la porte-parole du Gouvernement, Maud Bregeon, a indiqué à la presse, que la ministre de la Santé avait<em> « été extrêmement réactive » et « a annoncé récemment une mission de l&rsquo;Inspection générale des affaires sociales pour résoudre ce sujet et améliorer l&rsquo;efficacité des contrôles d&rsquo;autorisation d&rsquo;exercer et de diplômes ».</em></p>
<p style="text-align: justify;">Interrogée sur la sécurité des patients dans l’attente des conclusions de cette étude, la porte-parole du Gouvernement n’a pas apporté de réponse précise sur ce point, se contentant de rappeler l’action engagée par la ministre de la Santé : <em>« Je vous dis quelle a été l’action de la ministre de la Santé »</em>. Elle a également renvoyé la presse aux travaux en cours, invitant à <em>« attendre les résultats et conclusions de cette mission ». </em></p>
<p style="text-align: justify;">Mathilde Hangard</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/05/11/medecins-etrangers-lexecutif-pointe-des-dysfonctionnements-dans-le-controle-des-padhue/">Médecins étrangers : l&rsquo;exécutif pointe des « dysfonctionnements » dans le contrôle des PADHUE</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
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		<title>À Mayotte, les médecins étrangers au chevet du plus grand désert médical de France</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2025/11/12/a-mayotte-les-medecins-etrangers-au-chevet-du-plus-grand-desert-medical-de-france/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mathilde HANGARD]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 12 Nov 2025 02:30:47 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Santé]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[CHM]]></category>
		<category><![CDATA[Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[Médecins]]></category>
		<category><![CDATA[OCDE]]></category>
		<category><![CDATA[PADHUE]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lejournaldemayotte.yt/?p=40768</guid>

					<description><![CDATA[<p>La pénurie de médecins oblige le Centre hospitalier de Mamoudzou à s’appuyer sur des praticiens formés hors de l’Union européenne. Une situation qui reflète le phénomène national décrit par l’OCDE.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2025/11/12/a-mayotte-les-medecins-etrangers-au-chevet-du-plus-grand-desert-medical-de-france/">À Mayotte, les médecins étrangers au chevet du plus grand désert médical de France</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">À Mayotte, le déficit de médecins est chronique. D&rsquo;après une cartographie de l&rsquo;offre de soins de l&rsquo;ARS, le territoire comptait 29 médecins de ville au début de l&rsquo;année 2025 pour une population de 329.000 personnes, selon l&rsquo;Insee. Cela représente à peine neuf médecins pour 100.000 habitants, contre plus de 330 en métropole.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Une densité médicale critique </strong></h2>
<figure id="attachment_40779" aria-describedby="caption-attachment-40779" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_1598-scaled.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-40779" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_1598-300x200.jpg" alt="Mayotte, Mamoudzou, cabinet médical, médecins, " width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_1598-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_1598-1024x683.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_1598-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_1598-1536x1024.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_1598-2048x1365.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_1598-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_1598-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_1598-1068x712.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_1598-1920x1280.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_1598-1320x880.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-40779" class="wp-caption-text">Mayotte compte 9 médecins pour 100.000 habitants, contre plus de 330 en métropole.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">L’île, déjà marquée par une forte croissance démographique et des besoins de santé accrus, est considérée comme le plus grand désert médical de France.</p>
<p style="text-align: justify;">Les rares médecins libéraux sont concentrés autour de Mamoudzou, le chef-lieu, où il est encore possible d’obtenir un rendez-vous. Dans le Nord et le Sud, la situation est beaucoup plus tendue. Les dispensaires publics sont débordés, et les habitants doivent parcourir plusieurs dizaines de kilomètres pour consulter un généraliste. Une première maison médicale pluridisciplinaire a ouvert à Ouangani en 2024, mais ce genre d&rsquo;initiatives reste isolé.</p>
<p style="text-align: justify;">À ce rythme, la médecine de ville mahoraise demeure exsangue. Et quand le cabinet du quartier ferme ou que le généraliste n’est plus joignable, les habitants n’ont guère d’autre choix que de se tourner vers l’hôpital.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Le CHM, bouée sous pression</strong></h2>
<figure id="attachment_12912" aria-describedby="caption-attachment-12912" style="width: 225px" class="wp-caption alignright"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_6972-2-scaled-1.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-12912 size-medium" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_6972-2-scaled-1-225x300.jpg" alt="Mayotte, maternité, CHM, " width="225" height="300" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_6972-2-scaled-1-225x300.jpg 225w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_6972-2-scaled-1-768x1024.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_6972-2-scaled-1-1152x1536.jpg 1152w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_6972-2-scaled-1-1536x2048.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_6972-2-scaled-1-150x200.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_6972-2-scaled-1-300x400.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_6972-2-scaled-1-696x928.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_6972-2-scaled-1-1068x1424.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_6972-2-scaled-1-1320x1760.jpg 1320w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_6972-2-scaled-1.jpg 1920w" sizes="auto, (max-width: 225px) 100vw, 225px" /></a><figcaption id="caption-attachment-12912" class="wp-caption-text">Environ 10.000 enfants naissent chaque année à Mayotte dans les services de maternité.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;" data-start="551" data-end="974">Le Centre hospitalier de Mayotte (CHM) est ainsi devenu la véritable colonne vertébrale du système de soins de l’île. Ses équipes absorbent une activité débordante : urgences régulièrement saturées, maternité la plus active de France, files d’attente interminables. L’hôpital assure à lui seul la quasi-totalité des soins spécialisés du département et compense, autant que possible, l’insuffisance de la médecine libérale.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="976" data-end="1516">Mais là aussi, le manque de personnel est criant. Pour maintenir les services essentiels, le CHM a ouvert en 2025 61 postes pour des praticiens à diplôme hors Union européenne (PADHUE). Publié le 30 août dernier au Journal officiel, un arrêté recense 259 postes vacants en Outre-mer destinés à être pourvus par des praticiens titulaires de diplômes hors Union européenne. À Mayotte, 61 postes sont donc concernés, un renfort vital dans un territoire classé « zone rouge » en termes de désert médical.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="976" data-end="1516">Ces médecins, venus d’Afrique du Nord, d’Afrique subsaharienne ou d’Europe de l’Est, représentent désormais une part importante de l’effectif médical de l’hôpital. Sans eux, certains services tourneraient au ralenti, voire devraient fermer temporairement.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="1518" data-end="1757">À ces renforts s’ajoutent les praticiens métropolitains en mission courte, souvent sous contrat de quelques mois. Mais la rotation &#8211; le fameux <em>turnover</em> &#8211; est telle que le CHM doit sans cesse relancer de nouveaux recrutements, dans un cycle d’urgence permanent.</p>
<h2 style="text-align: center;" data-start="313" data-end="353"><strong>Un miroir des tendances nationales</strong></h2>
<figure id="attachment_3881" aria-describedby="caption-attachment-3881" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/padhue-guyane-ars.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-3881" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/padhue-guyane-ars-300x200.jpg" alt="Mayotte, CHM, médecin, Statista, AME, Guillaume Garot" width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/padhue-guyane-ars-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/padhue-guyane-ars-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/padhue-guyane-ars.jpg 323w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-3881" class="wp-caption-text">Comme ailleurs en France, le CHM recrute de plus en plus de praticiens à diplôme hors Union européenne (PADHUE) pour combler la pénurie la médecins.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Mais le recours aux médecins à diplôme étranger n’est pas propre à Mayotte. Il s’inscrit dans une dynamique mondiale que détaille l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) dans son rapport « <em data-start="566" data-end="618">Perspectives des migrations internationales 2025&Prime;.</em> Entre 2001 et 2021, le nombre de médecins nés à l’étranger exerçant dans les pays membres a bondi de 86 %, et celui des infirmiers de 142 %. La France n’échappe pas à cette tendance : 18 % des médecins y sont aujourd’hui nés hors du territoire national. Les principaux pays d’origine sont l’Algérie, la Tunisie, le Maroc et la Roumanie, note l’OCDE.</p>
<p style="text-align: justify;">Ce recours croissant à des praticiens formés ailleurs répond à un déséquilibre structurel : un nombre insuffisant de diplômés français pour compenser les départs à la retraite et les postes vacants dans les territoires les plus isolés. L’État a longtemps limité les capacités d’accueil en faculté de médecine &#8211; via le fameux <em data-start="1316" data-end="1333">numerus clausus</em> &#8211; avant de commencer à les relever, trop tard pour combler la pénurie actuelle.</p>
<p style="text-align: justify;">À Mayotte, ce phénomène est démultiplié. La rotation rapide des médecins venus en renfort, l’absence de formation médicale sur place et le faible nombre de jeunes Mahorais engagés dans des études de santé créent une dépendance durable aux praticiens venus de l’étranger.</p>
<p style="text-align: justify;">Mathilde Hangard</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2025/11/12/a-mayotte-les-medecins-etrangers-au-chevet-du-plus-grand-desert-medical-de-france/">À Mayotte, les médecins étrangers au chevet du plus grand désert médical de France</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
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		<title>Renforts médicaux nationaux à Mayotte également pourvue d’une soixantaine de postes de praticiens étrangers</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2025/09/03/renforts-medicaux-nationaux-a-mayotte-egalement-pourvue-dune-soixantaine-de-postes-de-praticiens-etrangers/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Anne Perzo]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 03 Sep 2025 02:00:37 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Santé]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[ARS]]></category>
		<category><![CDATA[désert médical]]></category>
		<category><![CDATA[Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[PADHUE]]></category>
		<category><![CDATA[zones rouges]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lejournaldemayotte.yt/?p=36234</guid>

					<description><![CDATA[<p>Les déserts médicaux faisaient la Une de tous les journaux nationaux ce mardi. Il s’agissait de détailler le dispositif de renforts dans les 151 zones prioritaires. Dont Mayotte. Qui est également intégrée depuis un an dans le dispositif PADHUE</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2025/09/03/renforts-medicaux-nationaux-a-mayotte-egalement-pourvue-dune-soixantaine-de-postes-de-praticiens-etrangers/">Renforts médicaux nationaux à Mayotte également pourvue d’une soixantaine de postes de praticiens étrangers</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Le ministère du Travail, de la Santé, des Solidarités et des Familles a publié le 30 août au Journal officiel un arrêté listant 259 nouveaux postes vacants Outre-mer à l’adresse de tous les professionnels de santé, dont les praticiens titulaires d’un diplôme hors Union européenne. La mesure est censée répondre au désert médical particulièrement prégnant sur ces territoires.</p>
<p style="text-align: justify;">Ils sont déjà 5.000 médecins PADHUE à exercer sur l’ensemble du territoire français. Comme nous l’avions expliqué dans <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2025/03/13/les-medecins-padhue-a-mayotte-un-dispositif-controverse-face-a-la-penurie-de-soignants/">un article détaillé sur ce sujet</a>, la rareté de praticiens a été provoquée par des réformes successives dans le secteur de la santé, nécessitant ce recours en urgence à des diplômes hors UE.</p>
<p style="text-align: justify;">Jusqu&rsquo;en juillet 2024, seuls les territoires des Antilles, de la Guyane et de Saint-Pierre-et-Miquelon, bénéficiaient de ce dispositif dérogatoire. On se souvient que l’extension à Mayotte des Praticiens à diplôme hors Union Européenne, plus connus sous leur acronyme PADHUE, par le décret du 3 juillet 2024, avait incité les praticiens de l’île à <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2024/06/11/medecins-hospitaliers-en-greve-combien-de-morts-pour-reagir/">descendre dans la rue</a>. Ils reprochaient à ces médecins, chirurgiens-dentistes, sage-femmes et pharmaciens concernés, de ne pas remplir les conditions de diplôme normalement applicables, car non soumis à la condition d’obtention des Examens de Vérification des Connaissances (EVC), normalement exigés pour exercer en France métropolitaine.</p>
<figure id="attachment_26808" aria-describedby="caption-attachment-26808" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/Greve-praticiens-hospitaliers.jpeg"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-26808 size-medium" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/Greve-praticiens-hospitaliers-300x225.jpeg" alt="" width="300" height="225" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/Greve-praticiens-hospitaliers-300x225.jpeg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/Greve-praticiens-hospitaliers-768x576.jpeg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/Greve-praticiens-hospitaliers-150x113.jpeg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/Greve-praticiens-hospitaliers-696x522.jpeg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/Greve-praticiens-hospitaliers.jpeg 800w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-26808" class="wp-caption-text">En juin 2024, la mesure avait incité les praticiens de Mayotte à se mobiliser</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Le même décret de 2024 élargissait également l’éventail des structures susceptibles d&rsquo;accueillir ces praticiens en ajoutant les services départementaux de protection maternelle et infantile, les établissements et services sociaux et médico-sociaux, les services de prévention et de santé au travail.</p>
<p style="text-align: justify;">C’est ainsi que 61 postes sont ouverts à Mayotte, dont 7 médecins urgentistes visant un service en crise au Centre hospitalier de Mayotte, autant de pédiatres, 10 généralistes, 2 pharmaciens en biologie médicale, 4 sages-femmes… En tout 45 professionnels pour le CHM et les PMI (protection Maternelle et Infantile). Deux postes concernent le Centre de santé ONAKIA, 11 le centre UNONO et 3 pour le centre de santé de la Protection civile.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Des renforts nationaux deux jours par mois</strong></h2>
<p style="text-align: justify;">Autre mesure, l’ensemble du territoire de Mayotte est également intégré dans les 151 zones prioritaires identifiées par le ministère de la Santé pour la mise en œuvre de la mission de solidarité obligatoire des médecins libéraux. Il s’agit d’envoyer deux jours par mois des généralistes volontaires – au départ le gouvernement voulait l’imposer – moyennant une indemnisation de 200 euros. L’île de La Réunion n’étant pas intégrée par la cartographie de ces zones rouges car en tension, on imagine que ces renforts arriveront du CHU voisin.</p>
<figure id="attachment_36235" aria-describedby="caption-attachment-36235" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/09/Cartographie-zones-rouges-desert-medical.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-36235 size-medium" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/09/Cartographie-zones-rouges-desert-medical-300x248.jpg" alt="désert médical, renforts" width="300" height="248" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/09/Cartographie-zones-rouges-desert-medical-300x248.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/09/Cartographie-zones-rouges-desert-medical-768x636.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/09/Cartographie-zones-rouges-desert-medical-150x124.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/09/Cartographie-zones-rouges-desert-medical-696x576.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/09/Cartographie-zones-rouges-desert-medical.jpg 850w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-36235" class="wp-caption-text">L&rsquo;ensemble du territoire de Mayotte est intégré à la cartographie des « zones rouges » de désert médical</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Cette cartographie repose d’une part sur un indice de vulnérabilité élaboré par la Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (DREES), intégrant des critères tels que la densité médicale ou encore le nombre de patients atteints d’affections de longue durée (ALD). Les agences régionales de santé (ARS) auraient également eu droit à la parole.</p>
<p style="text-align: justify;">Les zones identifiées, qualifiées de <em>« zones rouges »,</em> correspondent à des territoires marqués par une offre de soins très insuffisante. À partir de septembre 2025, ces zones disposeront donc progressivement de cabinets dits <em>« solidaires »,</em> qui fonctionneront sur un système de rotation entre médecins. Sur la base du volontariat, médecins en exercice ou retraités pourront y intervenir pour garantir une offre de soins effective.<em> « Cette première phase ‘pilote’ sera suivie d’une phase de généralisation au cours de l’année 2026 »,</em> indique le ministère de la Santé.</p>
<p style="text-align: justify;">Anne Perzo-Lafond</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2025/09/03/renforts-medicaux-nationaux-a-mayotte-egalement-pourvue-dune-soixantaine-de-postes-de-praticiens-etrangers/">Renforts médicaux nationaux à Mayotte également pourvue d’une soixantaine de postes de praticiens étrangers</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
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