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	<title>Archives des économie informelle - Le Journal De Mayotte</title>
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	<description>L&#039;information à Mayotte</description>
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	<title>Archives des économie informelle - Le Journal De Mayotte</title>
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		<title>« Il faut être très offensif contre l’économie informelle » : l’État veut assainir l’économie mahoraise sans fragiliser les entreprises</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/09/10/il-faut-etre-tres-offensif-contre-leconomie-informelle-letat-veut-assainir-leconomie-mahoraise-sans-fragiliser-les-entreprises/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mathilde HANGARD]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 10 Sep 2026 02:30:04 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Economie]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
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		<category><![CDATA[préfecture de Mayotte]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Réunis mercredi 9 septembre 2026, au siège de l’Institut d'émission des départements d'outre-mer (IEDOM) à Mamoudzou, les principaux acteurs économiques et administratifs de Mayotte ont présenté une nouvelle charte destinée à mieux prévenir les difficultés des entreprises. Une mobilisation qui intervient alors que l’État entend renforcer la lutte contre l’économie informelle tout en sécurisant les salariés étrangers en situation régulière.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/09/10/il-faut-etre-tres-offensif-contre-leconomie-informelle-letat-veut-assainir-leconomie-mahoraise-sans-fragiliser-les-entreprises/">« Il faut être très offensif contre l’économie informelle » : l’État veut assainir l’économie mahoraise sans fragiliser les entreprises</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Près de deux ans après le passage du cyclone Chido, l’État veut agir avant que les difficultés économiques ne deviennent irréversibles. Ce mercredi 9 septembre après-midi à Mamoudzou, le préfet de Mayotte, Frédéric Poisot, la directrice de l’Institut d’émission des départements d’outre-mer (IEDOM), Florence Mar-Picart, et les principaux acteurs économiques et administratifs du territoire ont présenté la déclinaison locale de la « Charte de confiance pour renforcer l’anticipation, l’accompagnement et la prévention des difficultés des entreprises »<i>.</i></p>
<p style="text-align: justify;">Tous partagent un même constat. Malgré les dispositifs existants, les chefs d’entreprise sollicitent encore trop souvent de l’aide lorsque leurs difficultés sont déjà bien installées. L’objectif est désormais de repérer plus tôt les premiers signes de fragilité et d’aller au-devant des entreprises pour éviter que leur situation ne se dégrade durablement.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b><em>« Il faut trouver des solutions »</em> avant que les entreprises ne périssent</b></h2>
<figure id="attachment_23678" aria-describedby="caption-attachment-23678" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/Ouvrier-toit-entreprise-chido.jpg"><img fetchpriority="high" decoding="async" class="size-medium wp-image-23678" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/Ouvrier-toit-entreprise-chido-300x224.jpg" alt="Mayotte, toit, chido, destruction, dégâts, entreprises, " width="300" height="224" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/Ouvrier-toit-entreprise-chido-300x224.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/Ouvrier-toit-entreprise-chido-768x574.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/Ouvrier-toit-entreprise-chido-150x112.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/Ouvrier-toit-entreprise-chido-485x360.jpg 485w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/Ouvrier-toit-entreprise-chido-696x520.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/Ouvrier-toit-entreprise-chido.jpg 800w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-23678" class="wp-caption-text">Après les difficultés provoquées par le cyclone Chido, l’État veut préserver les entreprises capables de créer de l’activité et d’employer durablement à Mayotte. Mathilde HANGARD / JDM</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Pour le préfet, l’enjeu dépasse la seule question de l’accompagnement administratif et de l&rsquo;État au sens large. Il touche directement à la capacité de Mayotte à reconstruire son économie et à créer des emplois. <em>« On ne peut pas évoquer ces sujets de reconstruction si on n’a pas un territoire qui produit de la richesse et qui emploie nos jeunes Mahorais et Mahoraises »</em>, a rappelé Frédéric Poisot.</p>
<p style="text-align: justify;">Encore faut-il que les entreprises puissent tenir dans la durée. Certaines disparaissent faute d’avoir identifié suffisamment tôt le bon interlocuteur ou le dispositif susceptible de les aider. <em>« Les chartes sont importantes si elles produisent des effets »</em>, a souligné le préfet. L’objectif, selon lui, est d’apporter des réponses aux entreprises qui, <em>« par gêne, par manque de savoir à quelle porte frapper, périssent ». </em></p>
<p style="text-align: justify;">Derrière ces défaillances, le représentant de l’État rappelle qu’il y a des salariés et des familles. <em>« Au-delà d’une entreprise qui disparaît, ce sont des femmes et des hommes et des familles qui souffrent ». </em>Le problème est d’autant plus important à Mayotte que les petites structures disposent rarement du temps nécessaire pour naviguer ou comprendre le fonctionnement des différents dispositifs.<em> « Quand on a une petite entreprise avec quelques salariés, on n’a pas toujours la tête à aller sur les différentes plateformes numériques »</em>, observe encore Frédéric Poisot. Le préfet reconnaît d’ailleurs que les efforts déjà engagés ne suffisent pas. <em>« Tout le monde trouve qu’on développe déjà beaucoup d’actions. Mais est-ce que ça fonctionne ? Pas complètement ». </em></p>
<p style="text-align: justify;">L’idée d’un guichet unique pourrait ainsi être étudiée. Mais le préfet veut éviter qu’un nouveau dispositif soit conçu sans partir des réalités du terrain. Les solutions, insiste-t-il, doivent d’abord répondre aux difficultés rencontrées quotidiennement par les chefs d’entreprises.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Aller vers les dirigeants plutôt que les attendre</b></h2>
<figure id="attachment_17594" aria-describedby="caption-attachment-17594" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_3362-scaled-1.jpg"><img decoding="async" class="size-medium wp-image-17594" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_3362-scaled-1-300x225.jpg" alt="Mayotte, restaurant, la case Robinson, écnomie, " width="300" height="225" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_3362-scaled-1-300x225.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_3362-scaled-1-1024x768.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_3362-scaled-1-768x576.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_3362-scaled-1-1536x1152.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_3362-scaled-1-2048x1536.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_3362-scaled-1-150x113.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_3362-scaled-1-696x522.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_3362-scaled-1-1068x801.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_3362-scaled-1-1920x1440.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_3362-scaled-1-1320x990.jpg 1320w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-17594" class="wp-caption-text">Dans la restauration comme dans les autres secteurs, l’État veut distinguer l’emploi illégal de celui des travailleurs étrangers en situation régulière, dont le renouvellement des titres doit être mieux sécurisé.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">C’est précisément le changement de méthode porté par la nouvelle charte. À l’origine de la démarche, un rapport remis en 2025 à la demande du Médiateur national du crédit avait mis en évidence une difficulté récurrente. Les dirigeants sollicitent souvent les dispositifs d’aide lorsqu’il est déjà trop tard. Pris dans l’urgence, les chefs d’entreprise consacrent l’essentiel de leur énergie à maintenir leur activité à flot et repoussent chaque jour les démarches qui pourraient pourtant permettre d’éviter une dégradation plus importante de leur situation.</p>
<p style="text-align: justify;">Florence Mar-Picart veut donc faire de la prévention un réflexe. <em>« Cette charte montre qu’on est tous mobilisés pour apporter une réponse coordonnée et proactive »</em>, explique la directrice de l’IEDOM. L’objectif est de mieux faire connaître les outils disponibles, mais aussi de rendre leur accès plus simple pour les dirigeants. Une <em>« boîte à outils du dirigeant »</em> permet notamment de retrouver les principaux dispositifs d’accompagnement. Des actions de formation ont également été menées auprès de chefs d’entreprise de l&rsquo;île, notamment pour les sensibiliser aux premiers signaux de fragilité.</p>
<p style="text-align: justify;">Mais le changement le plus important réside ailleurs. <em>« On n’attend pas que les entreprises viennent nous voir mais on prend contact avec elles (&#8230;) c&rsquo;est cela la nouveauté »</em>, insiste Florence Mar-Picart. La démarche entend ainsi s’appuyer sur les signaux faibles qui peuvent révéler une dégradation plus importante de la situation d’une entreprise. Retards dans les déclarations, impayés fiscaux ou sociaux, difficultés de trésorerie ou encore demandes d’aide peuvent ainsi, alerter les différents partenaires. L’objectif, explique-t-elle, est ainsi de faire circuler l’information, d’établir un diagnostic et d’orienter rapidement le dirigeant vers le bon interlocuteur entre tous les acteurs concernés par cette thématique. À terme, l’IEDOM et la Banque de France doivent également proposer un diagnostic financier gratuit aux TPE-PME éligibles afin de leur permettre de mieux mesurer leur situation.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>L’État veut aussi s’attaquer au <em>« fléau »</em> de l’économie informelle</b></h2>
<figure id="attachment_58136" aria-describedby="caption-attachment-58136" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/pref2-scaled.jpeg"><img decoding="async" class="size-medium wp-image-58136" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/pref2-300x225.jpeg" alt="Mayotte, IEDOM, préfet de Mayotte, économie informelle, charte de confiance, entreprises, CCI," width="300" height="225" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/pref2-300x225.jpeg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/pref2-1024x768.jpeg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/pref2-768x576.jpeg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/pref2-1536x1152.jpeg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/pref2-2048x1536.jpeg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/pref2-150x113.jpeg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/pref2-696x522.jpeg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/pref2-1068x801.jpeg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/pref2-1920x1440.jpeg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/pref2-265x198.jpeg 265w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/pref2-500x375.jpeg 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/pref2-800x600.jpeg 800w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/pref2-1280x960.jpeg 1280w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/pref2-1320x990.jpeg 1320w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-58136" class="wp-caption-text">Le préfet de Mayotte, Frédéric Poisot, a notamment appelé à « être très offensif contre l’économie informelle », tout en défendant un meilleur accompagnement des entreprises et de leurs salariés sur l&rsquo;île. Mathilde Hangard / JDM</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Cette volonté de consolider le tissu économique légal intervient alors que l’État entend parallèlement renforcer la lutte contre l’économie informelle. Sur ce terrain, le préfet assume son cap. <em>« Il faut être très offensif contre l’économie informelle »</em>, affirme-t-il, décrivant celle-ci comme un <em>« fléau »</em> pour le département de Mayotte.</p>
<p style="text-align: justify;">Le phénomène ne touche pas uniquement les recettes fiscales ou les règles de concurrence. Dans un territoire où une grande partie de la population dispose de moyens financiers limités (82% de la population vivrait sous le seuil de pauvreté, <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/06/19/a-mayotte-seuls-15-des-menages-vivent-dans-un-logement-entierement-equipe-revele-linsee/">d&rsquo;après les derniers chiffres de l&rsquo;Insee diffusés en juin 2026</a>), le recours à des activités ou à des commerces ne respectant pas les règles, en raison de faibles revenus, pourrait contribuer à entretenir un système économique parallèle.</p>
<p style="text-align: justify;">Pour l’État, cette économie informelle peut également favoriser les situations d’emploi irrégulier et, plus largement, contribuer aux mécanismes de l’immigration clandestine. <em>« On mène cela avec beaucoup de fermeté »</em>, assure Frédéric Poisot. Une fermeté qu’il estime nécessaire pour permettre aux entreprises qui respectent leurs obligations de trouver leur place dans le paysage économique de l&rsquo;île. Mais cette volonté de lutter contre l’irrégularité ne signifie pas, selon lui, qu’il faille compliquer la situation de ceux qui travaillent légalement à Mayotte.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Le préfet veut fluidifier le renouvellement des titres des travailleurs étrangers</b></h2>
<p style="text-align: justify;">C’est ici que le préfet entend établir une distinction nette entre immigration irrégulière et emploi légal de travailleurs étrangers. À ceux qui sont entrés illégalement à Mayotte, le message de l’État reste sans ambiguïté : <em>« Ils n’ont qu’un avenir, c’est partir ». </em></p>
<p style="text-align: justify;">Pour les étrangers en situation régulière et titulaires d’un titre de séjour leur permettant de travailler, l’enjeu est autre. <em>« Pour ceux qui ont un titre de séjour pour travailler à Mayotte, l’État se doit de pouvoir assurer le renouvellement en temps et en heure de leur titre, pour ne pas les mettre en difficulté, mais aussi et surtout les chefs d’entreprise qui sont inquiets car ils ont peur d’avoir un contrôle et ils ont raison »</em>, explique Frédéric Poisot.</p>
<p style="text-align: justify;">Le préfet reconnaît toutefois que l’administration fait face à <em>« une embolie ou une congestion du service car il y a énormément de demandes »</em>, une difficulté qui peut notamment toucher les petites entreprises, où <em>« il n’y a pas de suivi de ces titres ». </em>Pour répondre à cette situation, il défend, par l’intermédiaire des représentants des entreprises, la mise en place d’un « tunnel de discussions »  avec la direction des étrangers de la préfecture, afin que <em>« sur les situations les plus aiguës, on puisse traiter les titres en priorité et qu’on ne mette ni l’entreprise, ni la personne qui travaille dans la difficulté ». </em></p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Une mobilisation collective qui devra faire ses preuves</b></h2>
<p style="text-align: justify;">Sur le volet financier, les services de l’État entendent également faciliter les démarches des entreprises confrontées à des difficultés de trésorerie ou à des dettes. Olivier André, directeur général de la Direction régionale des Finances publiques (DRFIP), a notamment rappelé le rôle de la Commission des chefs des services financiers. Celle-ci permet de réunir plusieurs créanciers publics autour d’une entreprise et de rechercher un échéancier commun.</p>
<p style="text-align: justify;">Les conseillers spécialisés peuvent également orienter les dirigeants vers les différents dispositifs existants et mobiliser les acteurs susceptibles d’apporter une réponse financière. La zone franche globale constitue, elle aussi, un levier de soutien à l’activité à travers des exonérations fiscales, sous réserve du respect des obligations déclaratives.<em> « On est dans l’accompagnement et le soutien plus que dans le contrôle »</em>, a résumé Olivier André.</p>
<p style="text-align: justify;">La méthode est donc posée. Détecter plus tôt, aller vers les entreprises, mieux coordonner les acteurs et sécuriser celles qui évoluent dans le cadre légal. Reste à démontrer que cette nouvelle organisation permettra effectivement d’éviter les défaillances plutôt que de simplement les accompagner lorsqu’elles sont déjà devenues inévitables. <em>« On a un impératif de réussite, on ne peut pas se tromper »</em>, conclut le préfet du département. <em>« Mais on n’a pas de baguette magique »</em>, reconnaît-il, <em>« sinon on ne serait pas là tous ensemble autour de cette table ».</em> Mais, à ses yeux, l’État et ses partenaires ont au moins un devoir, celui de <em>« trouver des solutions ». </em></p>
<p>Mathilde Hangard</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/09/10/il-faut-etre-tres-offensif-contre-leconomie-informelle-letat-veut-assainir-leconomie-mahoraise-sans-fragiliser-les-entreprises/">« Il faut être très offensif contre l’économie informelle » : l’État veut assainir l’économie mahoraise sans fragiliser les entreprises</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Kingia : le préfet et le procureur de la République dressent le bilan à mi-parcours</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/04/30/kingia-le-prefet-et-le-procureur-de-la-republique-dressent-le-bilan-a-mi-parcours/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Victor Diwisch]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 30 Apr 2026 02:30:47 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Economie]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[bilan]]></category>
		<category><![CDATA[CODAF]]></category>
		<category><![CDATA[économie informelle]]></category>
		<category><![CDATA[François-Xavier Bieuville]]></category>
		<category><![CDATA[Guillaume Dupont]]></category>
		<category><![CDATA[Kingia]]></category>
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		<category><![CDATA[Opération]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>En marge d’une opération de contrôle des taxis-motos à Mamoudzou, ce 29 avril, le préfet François-Xavier Bieuville et le procureur Guillaume Dupont ont dévoilé les premiers résultats de l’opération Kingia, près d'un mois après son lancement.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/04/30/kingia-le-prefet-et-le-procureur-de-la-republique-dressent-le-bilan-a-mi-parcours/">Kingia : le préfet et le procureur de la République dressent le bilan à mi-parcours</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Dépité, debout à côté d’un feu de signalisation, un homme d’une trentaine d’années tient dans ses bras deux casques de moto, regardant son scooter se faire embarquer par la police, au carrefour situé devant le magasin Baobab à Mamoudzou. <em>« Ils m’ont pris pour un moto-taxi alors que je transportais simplement un ami. Je ne comprends pas pourquoi ils me prennent mon scooter »</em>, confie-t-il, inquiet.</p>
<figure id="attachment_50744" aria-describedby="caption-attachment-50744" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-50744" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/2T8A8758-300x200.jpg" alt="Kingia, contrôle, scooter, moto, moto-taxi, amende, économie informelle, mabawa, police, préfet, procureur, Mayotte" width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/2T8A8758-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/2T8A8758-1024x683.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/2T8A8758-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/2T8A8758-1536x1024.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/2T8A8758-2048x1365.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/2T8A8758-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/2T8A8758-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/2T8A8758-1068x712.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/2T8A8758-1920x1280.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/2T8A8758-1320x880.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-50744" class="wp-caption-text">Plusieurs scooters ont été saisis dans le cadre de l’opération et pourraient être restitués à leurs propriétaires, en fonction des suites judiciaires engagées. (Léo Vignal / JDM).</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">En plus de perdre son moyen de déplacement, il devra s’acquitter d’une amende de 500 euros, ainsi que des frais de mise en fourrière, qui augmentent progressivement avec le temps, pour pouvoir récupérer son véhicule, sous réserve des suites judiciaires engagées.</p>
<p style="text-align: justify;">Comme lui, une vingtaine de conducteurs de deux-roues ont été interpellés par les forces de l’ordre dans le cadre d’une opération menée par les Comités opérationnels départementaux anti-fraude (CODAF) et de l’opération Kingia ce mercredi 29 avril en fin d’après-midi. Les procès-verbaux dressés à leur encontre comportent trois infractions principales : défaut de BSR (brevet de sécurité routière) ou de permis de conduire, activité illégale de moto-taxi et travail dissimulé.</p>
<p style="text-align: justify;">Pour tenter de repérer les motos-taxis, les forces de l’ordre ciblent <em>« les motos sur lesquelles se trouvent deux personnes</em>. <em>Une fois sur le bas-côté, nous procédons à un interrogatoire. Souvent, les individus affirment être de la même famille, mais lorsqu’on leur demande le nom de l’autre, ils ne savent pas répondre. Les récits ne sont pas concordants, ce qui permet de caractériser le travail illégal »</em>, explique un membre de la gendarmerie. Si les forces de l’ordre estiment que l’activité illégale est suffisamment caractérisée pour engager une procédure, le scooter est alors saisi.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>53 interpellations, 1.700 reconduites à la frontière</strong></h2>
<figure id="attachment_50745" aria-describedby="caption-attachment-50745" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-50745" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/2T8A8737-300x200.jpg" alt="Kingia, contrôle, scooter, moto, moto-taxi, amende, économie informelle, mabawa, police, préfet, procureur, Mayotte" width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/2T8A8737-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/2T8A8737-1024x683.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/2T8A8737-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/2T8A8737-1536x1024.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/2T8A8737-2048x1365.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/2T8A8737-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/2T8A8737-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/2T8A8737-1068x712.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/2T8A8737-1920x1280.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/2T8A8737-1320x880.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-50745" class="wp-caption-text">L’objectif est de mettre fin à une économie informelle qui pénalise ceux qui respectent la réglementation. (Léo Vignal / JDM).</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Une opération saluée par le préfet de Mayotte, François-Xavier Bieuville, et le procureur de la République, Guillaume Dupont, présents sur place. Elle a également permis d’établir un premier bilan de l’opération Kingia, près d’un mois après son lancement officiel, le 7 avril dernier.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>« En à peine un mois, nous comptons déjà 53 interpellations de cibles prioritaires. Le ministre de l’Intérieur nous avait fixé un objectif de 70 sur l’ensemble de l’opération. Nous avons donc dépassé cette trajectoire et espérons atteindre une centaine d’interpellations au total »</em>, indique le préfet. Il rappelle que les <em>« cibles prioritaires »</em> sont déterminées par le procureur, en fonction du degré d’implication des individus dans des réseaux ou organisations délictuelles et criminelles.</p>
<figure id="attachment_50008" aria-describedby="caption-attachment-50008" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-50008" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/Kiyama-9-300x200.jpg" alt="Combani, décasage, Kiyama, Kingia, chantier, Mayotte, préfet, Tsingoni" width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/Kiyama-9-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/Kiyama-9-1024x683.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/Kiyama-9-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/Kiyama-9-1536x1024.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/Kiyama-9-2048x1365.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/Kiyama-9-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/Kiyama-9-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/Kiyama-9-1068x712.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/Kiyama-9-1920x1280.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/Kiyama-9-1320x880.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-50008" class="wp-caption-text">Un décasage dans un quartier de Combani, le 15 avril dernier, dans le cadre de Kingia. (Victor Diwisch / JDM).</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Parmi les actions menées, le préfet évoque 50 opérations CODAF, notamment contre des marchands de sommeil à Dzaoudzi-Labattoir, des contrôles de commerces en bord de route, ainsi que des opérations ciblant les motos-taxis qu’il qualifie de <em>« taxis mabawas »</em>. <em>« Plusieurs dizaines d’infractions ont été constatées en cette fin d’après-midi. Elles feront l’objet de procédures avant d’être transmises à la justice, notamment dans le cadre de saisies de scooters »</em>, précise-t-il. <em>« L’objectif est de mettre fin à une économie informelle qui pénalise ceux qui respectent la réglementation, en particulier les taxis. La plupart du temps, derrière cette économie se trouvent des personnes en situation irrégulière. L’objectif est donc double »</em>, ajoute-t-il.</p>
<p style="text-align: justify;">Au-delà des interpellations de cibles prioritaires et des opérations CODAF, <em>« plus de 1.700 personnes ont été reconduites à la frontière et trois opérations ELAN de <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/04/16/operation-kingia-a-combani-un-decasage-marque-par-une-nuit-de-violences/">décasage</a> ont été menées depuis le début de Kingia »</em>, poursuit le préfet, qui indique <em>« en avoir d’autres en préparation dans les semaines à venir, notamment à la demande de plusieurs maires, dont celui de Ouangani »</em>.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>237 réponses pénales, 87 déferrements, la justice au rendez-vous</strong></h2>
<figure id="attachment_50746" aria-describedby="caption-attachment-50746" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-50746" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/2T8A8678-300x200.jpg" alt="Kingia, contrôle, scooter, moto, moto-taxi, amende, économie informelle, mabawa, police, préfet, procureur, Mayotte" width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/2T8A8678-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/2T8A8678-1024x683.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/2T8A8678-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/2T8A8678-1536x1024.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/2T8A8678-2048x1365.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/2T8A8678-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/2T8A8678-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/2T8A8678-1068x712.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/2T8A8678-1920x1280.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/2T8A8678-1320x880.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-50746" class="wp-caption-text">Le procureur de la République, Guillaume Dupont. (Léo Vignal / JDM).</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">De son côté, Guillaume Dupont insiste sur l’activité du parquet, qui a <em>« absorbé les objectifs fixés par les services de l’État, avec plus de 248 gardes à vue depuis le début de Kingia</em>.<em> Parmi celles-ci, 237 ont donné lieu à une réponse pénale, dont 87 déferrements, avec 60 % en comparution immédiate »</em>, précise-t-il. <em>« Une journée, nous avons enregistré jusqu’à 16 déferrements, alors qu’habituellement nous en traitons entre cinq et sept »</em>, illustre le procureur, qui conclut : <em>« le parquet a été au rendez-vous de l’opération Kingia, et il reste encore un mois de travail »</em>.</p>
<p style="text-align: justify;">Interrogés sur la pérennité de ces efforts, tant sur le plan opérationnel que judiciaire, les deux responsables se veulent rassurants. Le préfet souligne qu’après les opérations Wuambushu et Place Nette, <em>« une tendance durable à la baisse de la délinquance »</em> a été observée.<em> « On constate une amélioration globale de la sécurité à Mayotte, avec un effet de pacification et de retour progressif de l’ordre public pour les Mahorais. Un effet qui s’inscrit dans la durée »</em>, affirme-t-il. Des propos qui ne sont pas toujours partagés par la population, <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/04/15/a-vahibe-un-choc-dinsecurite-provoque-par-les-heurts-entre-forces-de-lordre-et-delinquants/">notamment à Vahibé</a>, et qui ne peuvent être effectivement vérifiés. De nombreux épisodes de violence comme à <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/02/05/a-tsoundzou-vivre-la-violence-au-quotidien-sans-espoir-de-repit/">Tsoundzou</a> récemment, ou bien à <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2025/11/17/a-mangajou-une-nuit-de-violences-declenche-colere-et-barrages/">Mangajou</a> en novembre 2025 illustrent encore les forts problèmes de délinquance dans l&rsquo;île.</p>
<p style="text-align: justify;">Guillaume Dupont rappelle de son côté que la justice reste mobilisée : <em>« La même politique pénale de fermeté, avec une réponse lisible et claire, continuera d’être appliquée après l’opération Kingia ». </em>Une réponse judiciaire qui risque toutefois de se heurter rapidement à la question de la surpopulation carcérale du Centre pénitentiaire de Majicavo, qui demeure à ce jour le seul établissement pénitentiaire de Mayotte.</p>
<p>Victor Diwisch</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/04/30/kingia-le-prefet-et-le-procureur-de-la-republique-dressent-le-bilan-a-mi-parcours/">Kingia : le préfet et le procureur de la République dressent le bilan à mi-parcours</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
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