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	<title>Archives des CHM - Le Journal De Mayotte</title>
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	<description>L&#039;information à Mayotte</description>
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	<title>Archives des CHM - Le Journal De Mayotte</title>
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	<item>
		<title>« Les patientes viennent avec leur soeur, une copine, mais jamais avec leur conjoint », alerte la présidente d&#8217;AMALCA</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/10/05/les-patientes-viennent-avec-leur-soeur-une-copine-mais-jamais-avec-leur-conjoint-alerte-la-presidente-damalca/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mathilde HANGARD]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 05 Oct 2026 02:00:50 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Santé]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[Aidant]]></category>
		<category><![CDATA[AMALCA]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Quand le cancer du sein entre dans une famille, les femmes ne sont pas toujours accompagnées par celle ou celui qui partage leur vie. À Mayotte, l'association AMALCA observe que les soeurs, les amies, les tantes et les grands-mères prennent souvent le relais, tandis que les conjoints restent en retrait. Une réalité que l'association veut désormais comprendre et faire évoluer.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/10/05/les-patientes-viennent-avec-leur-soeur-une-copine-mais-jamais-avec-leur-conjoint-alerte-la-presidente-damalca/">« Les patientes viennent avec leur soeur, une copine, mais jamais avec leur conjoint », alerte la présidente d&rsquo;AMALCA</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Les soeurs sont là. Les amies aussi. Les tantes et les grands-mères prennent souvent le relais pour les enfants ou les déplacements. Mais le conjoint, lui, apparaît beaucoup plus rarement dans le parcours de soins. C&rsquo;est ce que constate depuis plusieurs années AMALCA, l&rsquo;association mahoraise pour la lutte contre le cancer. Pour son lancement d&rsquo;Octobre rose, elle a décidé de mettre cette absence en lumière et de donner la parole à des hommes venus témoigner de leur expérience.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Une absence de conjoint qui interpelle</b></h2>
<figure id="attachment_15536" aria-describedby="caption-attachment-15536" style="width: 243px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Octobre-Rose-REDECA-CRCDC-Cancer2-scaled-1.webp"><img fetchpriority="high" decoding="async" class="size-medium wp-image-15536" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Octobre-Rose-REDECA-CRCDC-Cancer2-scaled-1-243x300.webp" alt="Mayotte, cancer du sein, " width="243" height="300" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Octobre-Rose-REDECA-CRCDC-Cancer2-scaled-1-243x300.webp 243w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Octobre-Rose-REDECA-CRCDC-Cancer2-scaled-1-831x1024.webp 831w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Octobre-Rose-REDECA-CRCDC-Cancer2-scaled-1-768x947.webp 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Octobre-Rose-REDECA-CRCDC-Cancer2-scaled-1-1246x1536.webp 1246w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Octobre-Rose-REDECA-CRCDC-Cancer2-scaled-1-1662x2048.webp 1662w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Octobre-Rose-REDECA-CRCDC-Cancer2-scaled-1-150x185.webp 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Octobre-Rose-REDECA-CRCDC-Cancer2-scaled-1-300x370.webp 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Octobre-Rose-REDECA-CRCDC-Cancer2-scaled-1-324x400.webp 324w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Octobre-Rose-REDECA-CRCDC-Cancer2-scaled-1-696x858.webp 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Octobre-Rose-REDECA-CRCDC-Cancer2-scaled-1-1068x1316.webp 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Octobre-Rose-REDECA-CRCDC-Cancer2-scaled-1-1920x2366.webp 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Octobre-Rose-REDECA-CRCDC-Cancer2-scaled-1-1320x1627.webp 1320w" sizes="(max-width: 243px) 100vw, 243px" /></a><figcaption id="caption-attachment-15536" class="wp-caption-text">Dans leur parcours de soins, les femmes touchées par un cancer sont souvent accompagnées de leurs soeurs ou de leurs amies mais rarement de leur conjoint.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Le constat est venu des patientes que l&rsquo;association accompagne, mais aussi de ce qu&rsquo;elle observe lors des rendez-vous médicaux: <em>« On s&rsquo;est rendus compte que dans le parcours de la maladie, aussi bien dans le parcours médical au centre hospitalier de Mayotte que chez nous à AMALCA, les patientes viennent avec leur soeur, une copine mais jamais leur conjoint ou leur mari »</em>, déplore Sourayat Bamana, présidente d&rsquo;AMALCA.</p>
<p style="text-align: justify;">Pour elle, cette situation mérite d&rsquo;être regardée de près. Elle évoque notamment des couples qui se sont <em>« éclatés avec la maladie »</em>, avec un phénomène qui serait <em>« encore plus marqué »</em> dans la société mahoraise, estime-t-elle.</p>
<p style="text-align: justify;">Le sujet est d&rsquo;autant plus important que la maladie ne concerne pas uniquement la personne qui reçoit le diagnostic. Quand une mère doit suivre des traitements ou se rendre à l&rsquo;extérieur du territoire pour une évacuation sanitaire, toute l&rsquo;organisation familiale peut être bouleversée. <em>« C&rsquo;est la personne qui prend le relais de la famille s&rsquo;il y a des enfants, il faut les gérer »</em>, rappelle Sourayat Bamana en parlant du rôle que pourrait jouer le conjoint.</p>
<p style="text-align: justify;">Mais dans les faits, ce sont souvent d&rsquo;autres membres de la famille qui prennent le relais. <em>« Quand il y a des déplacements en évacuations sanitaires, ici à Mayotte, ce sont les tatis, les grands-mères, et rarement le papa, alors que c&rsquo;est lui qui devrait prendre cette place-là</em>« , poursuit-elle. AMALCA veut désormais comprendre pourquoi cette situation se répète. <em>« On cherche à comprendre qu&rsquo;est-ce qui fait qu&rsquo;on en arrive à cette situation-là »</em>, explique la présidente de l&rsquo;association.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Un homme appelle AMALCA pour savoir comment accompagner sa femme</b></h2>
<figure id="attachment_54678" aria-describedby="caption-attachment-54678" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2479-scaled.jpg"><img decoding="async" class="wp-image-54678 size-medium" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2479-300x200.jpg" alt="Mayotte, CHM, cancer, hémato-oncologie," width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2479-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2479-1024x683.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2479-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2479-1536x1024.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2479-2048x1366.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2479-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2479-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2479-1068x712.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2479-1920x1280.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2479-500x333.jpg 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2479-800x533.jpg 800w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2479-1280x853.jpg 1280w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2479-1320x880.jpg 1320w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-54678" class="wp-caption-text">La conférence d&rsquo;AMALCA cherche à faire évoluer la place des conjoints dans le parcours de la maladie, en leur donnant notamment les moyens de mieux accompagner leur compagne et leur famille. Mathilde Hangard / JDM.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Pendant la conférence, certaines femmes, mais aussi des hommes ont témoigné de leur parcours, montrant bien que la situation n&rsquo;est pas figée et que certains conjoints cherchent, eux aussi, à comprendre comment accompagner leur épouse et gérer leur foyer, lorsque la maladie survient.</p>
<p style="text-align: justify;">Sourayat Bamana raconte notamment l&rsquo;histoire d&rsquo;un homme qui a pris contact avec AMALCA de sa propre initiative. Sa conjointe ne lui avait pas immédiatement parlé de son cancer du sein. Mais il avait remarqué qu&rsquo;elle avait changé.<em> « Il a insisté, il a vu que sa femme avait changé, il l&rsquo;a questionnée, elle a fini par lui dire qu&rsquo;elle avait un cancer du sein »</em>, raconte-t-elle.</p>
<p style="text-align: justify;">L&rsquo;homme a alors pris son téléphone pour contacter l&rsquo;association*. Il voulait connaître les démarches, savoir vers qui se tourner et comprendre comment accompagner son épouse. <em>« C&rsquo;est le monsieur qui a pris le téléphone pour nous appeler, et pour demander quel était le parcours, pour orienter son épouse et comment il pouvait l&rsquo;accompagner »</em>, ajoute Sourayat Bamana.</p>
<p style="text-align: justify;">Avec les partenaires de l&rsquo;association, notamment le Centre régional de coordination des dépistages des cancers (CRCDC), l&rsquo;Agence régionale de santé (ARS), et le Centre hospitalier de Mayotte (CHM), il a pu être orienté. Mais derrière sa démarche se trouvait surtout une inquiétude pour sa famille. <em>« Il était en panique car il est beaucoup investi dans l&rsquo;accompagnement de sa petite famille, il s&rsquo;inquiétait de savoir si sa femme allait être évasanée qu&rsquo;est-ce qui allait se passer »</em>, décrit encore la présidente d&rsquo;AMALCA.</p>
<p style="text-align: justify;">Ce témoignage a aussi conforté l&rsquo;association AMALCA dans l&rsquo;idée de mettre les conjoints au coeur de la réflexion. Car lorsque la maladie surgit, les conjoints de la personne malade peuvent eux aussi se retrouver démunis, sans savoir vers qui se tourner, comment accompagner leur compagne ou simplement quelle place prendre à ses côtés. <em>« C&rsquo;est vraiment pour cela qu&rsquo;on a voulu mettre en lumière ce thème »</em>, insiste Sourayat Bamana.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Donner aux conjoints les moyens de prendre leur place</b></h2>
<figure id="attachment_45960" aria-describedby="caption-attachment-45960" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/Salle-dattente-scaled.jpg"><img decoding="async" class="wp-image-45960 size-medium" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/Salle-dattente-300x225.jpg" alt="Mayotte, CRCDC, cancer du col de l'utérus," width="300" height="225" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/Salle-dattente-300x225.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/Salle-dattente-1024x768.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/Salle-dattente-768x576.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/Salle-dattente-1536x1152.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/Salle-dattente-2048x1536.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/Salle-dattente-150x113.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/Salle-dattente-696x522.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/Salle-dattente-1068x801.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/Salle-dattente-1920x1440.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/Salle-dattente-265x198.jpg 265w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/Salle-dattente-1320x990.jpg 1320w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-45960" class="wp-caption-text">Dès le dépistage et tout au long de la maladie, la place du conjoint peut être essentielle pour accompagner sa compagne et la famille. Mathilde Hangard / JDM</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Après avoir posé le constat, AMALCA veut maintenant chercher des réponses. Comment aider les conjoints à ne pas rester en dehors du parcours lorsque leur femme tombe malade ? Des temps d&rsquo;échange pourraient notamment leur permettre de parler de leurs inquiétudes, de comprendre la maladie et de savoir vers qui se tourner. Car lorsque les traitements commencent, les questions arrivent vite. Qui s&rsquo;occupe des enfants ? Comment s&rsquo;organiser si la mère doit partir en évacuation sanitaire ? Que faire, simplement, quand on ne sait pas comment aider ?</p>
<p style="text-align: justify;">Pour AMALCA, cette réflexion doit désormais se poursuivre avec les acteurs engagés sur le territoire. Mais pour Sourayat Bamana, le premier pas peut aussi venir des conjoints eux-mêmes. <em>« Il faut appeler, avoir le courage de demander de l&rsquo;aide dans l&rsquo;accompagnement de sa conjointe, on est là pour cela »</em>, conclut-elle, en encourageant les hommes à pousser la porte d&rsquo;une association lorsqu&rsquo;ils ne savent pas comment faire face à la maladie.</p>
<p>Mathilde Hangard</p>
<p>*AMALCA : 06 39 69 34 78</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/10/05/les-patientes-viennent-avec-leur-soeur-une-copine-mais-jamais-avec-leur-conjoint-alerte-la-presidente-damalca/">« Les patientes viennent avec leur soeur, une copine, mais jamais avec leur conjoint », alerte la présidente d&rsquo;AMALCA</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>« On se dit qu&#8217;on peut se faire tuer », les soignants du CHM à bout face aux violences</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/09/29/on-se-dit-quon-peut-se-faire-tuer-les-soignants-du-chm-a-bout-face-aux-violences/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mathilde HANGARD]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 29 Sep 2026 02:30:22 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Santé]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[Caillassages]]></category>
		<category><![CDATA[CHM]]></category>
		<category><![CDATA[droit de retrait]]></category>
		<category><![CDATA[Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[préfet de Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[Soignants]]></category>
		<category><![CDATA[violences]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lejournaldemayotte.yt/?p=59251</guid>

					<description><![CDATA[<p>Après deux attaques contre des véhicules transportant des professionnels de santé en quelques jours, une partie du personnel du centre hospitalier de Mayotte a décidé d'exercer son droit de retrait. Lundi 28 septembre 2026, près d'une centaine d'agents se sont rassemblés dans la cour de l'hôpital, en attendant des réponses des autorités.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/09/29/on-se-dit-quon-peut-se-faire-tuer-les-soignants-du-chm-a-bout-face-aux-violences/">« On se dit qu&rsquo;on peut se faire tuer », les soignants du CHM à bout face aux violences</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">La colère est palpable dans la cour du centre hospitalier de Mayotte ce 28 septembre au matin. Les soignants racontent la peur de prendre un bus du centre hospitalier, de rentrer chez eux après une garde, de ne pas savoir s&rsquo;ils arriveront à destination lorsqu&rsquo;ils partent de chez eux à l&rsquo;aube. Après l&rsquo;attaque d&rsquo;un véhicule hospitalier à Tsararano le 22 septembre puis le caillassage d&rsquo;un véhicule du SMUR à Majikavo, samedi 26 septembre, une partie des agents a décidé de se retirer.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Une peur devenue quotidienne</b></h2>
<figure id="attachment_59281" aria-describedby="caption-attachment-59281" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_3425.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-59281" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_3425-300x200.jpg" alt="Mayotte, CHM, soignants, droit de retrait, grève," width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_3425-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_3425-1024x683.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_3425-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_3425-1536x1024.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_3425-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_3425-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_3425-1068x712.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_3425-500x333.jpg 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_3425-800x533.jpg 800w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_3425-1280x853.jpg 1280w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_3425-1320x880.jpg 1320w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_3425.jpg 1890w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-59281" class="wp-caption-text">Une centaine d&rsquo;agents hospitaliers était rassemblée dans la cour de l&rsquo;hôpital, lundi 28 septembre 2026. Mathilde Hangard / JDM</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Une centaine d&rsquo;agents sont rassemblés lundi matin dans la cour du CHM. Les journalistes sont accueillis avec méfiance. <em>« On veut pas discuter avec vous, on veut des solutions »</em>, lâche une soignante au milieu d&rsquo;agents assis dans la cour de l&rsquo;hôpital.</p>
<p style="text-align: justify;">Depuis plusieurs jours, les discussions entre les personnels portent sur les mêmes choses. Les trajets, les horaires décalés, les secteurs traversés et la peur de tomber sur un groupe  de jeunes qui déciderait de s&rsquo;en prendre à eux. <em>« On est agressé tout le temps</em>« , finit par accepter de raconter un aide-soignant du CHM. <em>« Dans le bus, le personnel qui arrive au boulot ou qui revient chez lui ». </em></p>
<p style="text-align: justify;">Un peu plus loin, des soignants attendent sur un escalier qui mène aux bâtiments préfabriqués. Le directeur du centre hospitalier, Jean-Michel Beaumarchais, est alors en réunion avec les syndicats. Tous attendent de savoir ce qui pourra être proposé. Une infirmière de Tsingoni raconte un quotidien devenu difficile à supporter. <em>« C&rsquo;est du ras le bol, c&rsquo;est du stress au quotidien, avant il y avait des mesures là, ça nous traumatise tous les jours ». </em></p>
<p style="text-align: justify;">Elle se souvient d&rsquo;une période durant laquelle des gendarmes escortaient les personnels sur certains axes. <em>« Avant on avait des gendarmes qui nous escortaient jusqu&rsquo;à certains points stratégiques ».</em> Mais, le dispositif <em>« n&rsquo;a pas duré »</em>, regrette-t-elle. Elle cite Koungou, Majikavo, Vahibé et Combani parmi les secteurs identifiés comme<em> « stratégiques »</em> à l&rsquo;époque et qui aujourd&rsquo;hui, inquiètent particulièrement les agents.<em> « C&rsquo;est la terreur qu&rsquo;il y a derrière tout ça, ça devient difficile. On part au travail, on n&rsquo;a aucune certitude de rentrer bien »</em>, dit-elle.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Le caillassage du SMUR a fait basculer la situation</b></h2>
<figure id="attachment_53518" aria-describedby="caption-attachment-53518" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2330.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-53518" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2330-300x200.jpg" alt="Mayotte, CMR, Dzoumogné," width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2330-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2330-1024x682.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2330-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2330-1536x1024.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2330-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2330-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2330-1068x712.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2330-1920x1280.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2330-500x333.jpg 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2330-800x533.jpg 800w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2330-1280x853.jpg 1280w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2330-1320x880.jpg 1320w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2330.jpg 2000w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-53518" class="wp-caption-text">Les caillassages de bus et de véhicules de secours sont fréquents à Mayotte, jusque près des établissements de soins. Mathilde Hangard / JDM</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Après l&rsquo;attaque du 22 septembre, la direction du CHM avait condamné les faits. Des discussions avaient alors commencé avec les organisations syndicales. Puis un véhicule du SMUR a été caillassé samedi 26 septembre au soir à Majikavo. Pour les syndicats, cet épisode a changé la donne.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>« On avait commencé à discuter entre les collègues, les syndicats et le directeur du CHM et avec samedi, on s&rsquo;est dit qu&rsquo;on était en intersyndicale et qu&rsquo;on allait faire exercer notre droit de retrait »</em>, explique une déléguée du personnel Acteurs Santé CFE-CGC du CHM, qui souhaite préserver son anonymat en raison du contexte d&rsquo;insécurité.</p>
<p style="text-align: justify;">Une partie du personnel a donc décidé d&rsquo;exercer son droit de retrait dès ce lundi. La décision doit se poursuivre tant que les agents n&rsquo;auront pas obtenu de réponse sur leur sécurité. <em>« On exercera notre droit de retrait jusqu&rsquo;à ce qu&rsquo;on trouve une solution »</em>, affirme la syndicaliste. Elle reconnaît que la direction de l&rsquo;hôpital ne peut pas régler seule les problèmes de sécurité sur les routes. Mais c&rsquo;est vers elle que les personnels se tournent. <em>« On sait que la direction ne peut pas faire grand-chose car c&rsquo;est pas son ressort, mais nous on est obligés de parler à la direction ». </em></p>
<h2 style="text-align: center;"><b>La direction du CHM veut des patrouilles sur les circuits de bus</b></h2>
<figure id="attachment_59282" aria-describedby="caption-attachment-59282" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_3399-2-scaled.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-59282" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_3399-2-300x200.jpg" alt="Mayotte, CHM, soignants, droit de retrait, grève," width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_3399-2-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_3399-2-1024x683.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_3399-2-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_3399-2-1536x1024.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_3399-2-2048x1365.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_3399-2-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_3399-2-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_3399-2-1068x712.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_3399-2-1920x1280.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_3399-2-500x333.jpg 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_3399-2-800x533.jpg 800w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_3399-2-1280x853.jpg 1280w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_3399-2-1320x880.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-59282" class="wp-caption-text">La direction du CHM était réunie dans ce bâtiment avec les représentants syndicaux, lundi 28 septembre 2026. Mathilde Hangard / JDM</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">À notre rédaction, le directeur de l&rsquo;hôpital indique avoir obtenu un rendez-vous dès lundi 28 septembre après-midi à la préfecture de Mayotte. Peu avant 13 heures, il ne savait toutefois pas encore si le préfet, Frédéric Poisot, serait présent ou si l&rsquo;entretien se ferait avec sa directrice de cabinet.</p>
<p style="text-align: justify;">En fin de matinée, l&rsquo;infirmation est annoncée par les représentants syndicaux aux personnels rassemblés dans la cour du CHM. La réunion, qui devait initialement se tenir mardi, aura finalement lieu quelques heures plus tard. Des applaudissements éclatent. Pendant quelques secondes, la tension retombe. La direction du CHM entend demander des mesures très concrètes. <em>« L’idée c’est d’avoir des patrouilles mobiles sur nos circuits de bus, des priorités pour les signalements à la police, une sensibilisation des élus<span class="Apple-converted-space"> </span>locaux »</em>, affirme le directeur de l&rsquo;établissement hospitalier.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Dans la cour, l&rsquo;exigence d&rsquo;un mouvement uni </strong></h2>
<figure id="attachment_59272" aria-describedby="caption-attachment-59272" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_3427-2-scaled.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-59272 size-medium" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_3427-2-300x200.jpg" alt="Mayotte, CHM, soignants, droit de retrait, grève," width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_3427-2-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_3427-2-1024x683.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_3427-2-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_3427-2-1536x1024.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_3427-2-2048x1365.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_3427-2-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_3427-2-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_3427-2-1068x712.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_3427-2-1920x1280.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_3427-2-500x333.jpg 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_3427-2-800x533.jpg 800w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_3427-2-1280x853.jpg 1280w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_3427-2-1320x880.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-59272" class="wp-caption-text">Un agent hospitalier prend la parole dans la cour du CHM, lundi 28 septembre 2026, et appelle ses collègues à rester unis dans la mobilisation. Mathilde Hangard / JDM</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">L&rsquo;annonce du rendez-vous à la préfecture à peine faite, deux agents hospitaliers prennent la parole dans la cour. Le ton est ferme. Ils appellent leurs collègues à rester unis et à ne pas relâcher la mobilisation.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>« Arrêtez de faire semblant »</em>, lance l&rsquo;un d&rsquo;eux. Les agents autour de lui se regroupent pour l&rsquo;écouter. <em>« Quand on dit qu&rsquo;on doit continuer le mouvement, il faut être tous ensemble. Le droit de retrait, d&rsquo;accord, mais que service minimum »</em>, poursuit-il. Une autre soignante prend ensuite la parole à son tour. Elle appelle elle aussi les personnels à rester mobilisés.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Le CHM directement visé ?</b></h2>
<figure id="attachment_59273" aria-describedby="caption-attachment-59273" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_3430-2-scaled.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-59273" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_3430-2-300x200.jpg" alt="Mayotte, CHM, soignants, droit de retrait, grève," width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_3430-2-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_3430-2-1024x683.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_3430-2-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_3430-2-1536x1024.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_3430-2-2048x1366.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_3430-2-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_3430-2-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_3430-2-1068x712.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_3430-2-1920x1280.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_3430-2-500x333.jpg 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_3430-2-800x533.jpg 800w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_3430-2-1280x853.jpg 1280w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_3430-2-1320x880.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-59273" class="wp-caption-text">Une femme prend la parole et appelle les agents à ne pas baisser les bras pour obtenir des mesures de sécurité. Mathilde Hangard / JDM</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Au milieu de ce mouvement, une information circule parmi les personnels du CHM. Des agents rapportent que des parents de jeunes de Majikavo, où a eu lieu le caillassage de samedi dernier, auraient affirmé que l&rsquo;hôpital était directement visé. Relayée sur les réseaux sociaux selon plusieurs agents, cette information n&rsquo;a pas été confirmée, mais elle alimente la peur du personnel. <em>« Les parents des jeunes disent que le CHM est directement visé. Les parents de ces jeunes nous ont donné un signal »</em>, rapporte une soignante.</p>
<p style="text-align: justify;">Pour les agents, cette inquiétude s&rsquo;ajoute à des journées de travail déjà éprouvantes et à la peur qui accompagne désormais certains trajets. <em>« Pour ceux qui ne connaissent pas Mayotte, ça veut rien dire, mais nous ici, on part de la maison à 4h du matin, le soir on rentre à 20h ou 21h, on sait pas ce qui va se passer »</em>, raconte une déléguée syndicale.</p>
<p style="text-align: justify;">La fatigue s&rsquo;accumule et, avec elle, le sentiment de ne plus être en sécurité, au travail comme sur le chemin de l&rsquo;hôpital. <em>« Nous franchement on est à bout, on a peur, on vient à l&rsquo;hôpital juste parce qu&rsquo;il faut, mais on est stressés, on est angoissés, on se dit qu&rsquo;on peut se faire tuer »</em>, conclut-elle.</p>
<p>Mathilde Hangard</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/09/29/on-se-dit-quon-peut-se-faire-tuer-les-soignants-du-chm-a-bout-face-aux-violences/">« On se dit qu&rsquo;on peut se faire tuer », les soignants du CHM à bout face aux violences</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>« Le centre de santé était un pari », à Kani-Bé, le défi d&#8217;aller au bout des soins</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/09/24/le-centre-de-sante-etait-un-pari-a-kani-be-le-defi-daller-au-bout-des-soins/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mathilde HANGARD]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 24 Sep 2026 02:15:29 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Santé]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[Accès aux soins]]></category>
		<category><![CDATA[ARS Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[Association Unono]]></category>
		<category><![CDATA[CCAS]]></category>
		<category><![CDATA[Centre de Santé Intercommunal]]></category>
		<category><![CDATA[CHM]]></category>
		<category><![CDATA[Communauté de Communes du Sud de Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[CSSM]]></category>
		<category><![CDATA[Foundi Ali Malidi]]></category>
		<category><![CDATA[Kani Keli]]></category>
		<category><![CDATA[Kani-Bé]]></category>
		<category><![CDATA[Mayotte]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lejournaldemayotte.yt/?p=58946</guid>

					<description><![CDATA[<p>À Kani-Bé, un nouveau centre de santé accueille des patients depuis décembre 2025. Mais pour l'un de ses médecins, ouvrir un centre de santé ne suffit pas à répondre à tous les besoins. Il faut aussi pouvoir recruter des soignants, orienter les patients vers les spécialistes et leur permettre d'accéder aux interventions dont ils ont besoin.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/09/24/le-centre-de-sante-etait-un-pari-a-kani-be-le-defi-daller-au-bout-des-soins/">« Le centre de santé était un pari », à Kani-Bé, le défi d&rsquo;aller au bout des soins</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Dans une ancienne école communale de Kani-Bé, sur la commune de Kani-Kéli, les salles de classe ont laissé place aux soins médicaux et dentaires. Le centre de santé intercommunal « Foundi Ali Malidi » a été officiellement inauguré mardi 22 septembre 2026, après plusieurs mois de fonctionnement.</p>
<p style="text-align: justify;">Deux médecins généralistes et deux chirurgiens-dentistes y assurent désormais des soins de proximité. Une ouverture qui apporte une réponse concrète aux besoins du sud de Mayotte, mais qui révèle aussi les limites d&rsquo;un dispositif isolé dans un territoire où l&rsquo;accès aux spécialistes, aux interventions et aux droits sociaux reste semé d&rsquo;obstacles.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Un </b><strong>« pari »</strong><b> devenu réalité</b></h2>
<figure id="attachment_59016" aria-describedby="caption-attachment-59016" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/Centre-de-sante-hommage-.jpeg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-59016" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/Centre-de-sante-hommage--300x225.jpeg" alt="Mayotte, centre de santé, Kani-Bé, centre de santé intercommunal, Foundi Ali Malidi, ARS, CHM, CSSM, Kani-Kéli," width="300" height="225" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/Centre-de-sante-hommage--300x225.jpeg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/Centre-de-sante-hommage--1024x768.jpeg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/Centre-de-sante-hommage--768x576.jpeg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/Centre-de-sante-hommage--1536x1152.jpeg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/Centre-de-sante-hommage--2048x1536.jpeg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/Centre-de-sante-hommage--150x113.jpeg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/Centre-de-sante-hommage--696x522.jpeg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/Centre-de-sante-hommage--1068x801.jpeg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/Centre-de-sante-hommage--1920x1440.jpeg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/Centre-de-sante-hommage--265x198.jpeg 265w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/Centre-de-sante-hommage--500x375.jpeg 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/Centre-de-sante-hommage--800x600.jpeg 800w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/Centre-de-sante-hommage--1280x960.jpeg 1280w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/Centre-de-sante-hommage--1320x990.jpeg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-59016" class="wp-caption-text">Le centre de santé porte le nom d&rsquo;Ali Malidi Madrono, figure de Kani-Kéli qui fut notamment cadi, hatub et foundi coranique, en hommage à son engagement dans la vie sociale et spirituelle du village.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Le bâtiment a changé de fonction, mais pas complètement de vocation. Là où des enfants entraient autrefois en classe, des habitants du sud de Mayotte viennent désormais consulter. Porté par la Communauté de communes du Sud de Mayotte et la commune de Kani-Kéli, avec le soutien financier de l&rsquo;Agence régionale de santé de Mayotte, le projet a finalement pris forme après un parcours marqué par les incertitudes. Sa gestion a été confiée à l&rsquo;association Unono.</p>
<p style="text-align: justify;">Au-delà des consultations, le centre pourrait aussi développer des actions de prévention et de promotion de la santé, ainsi qu&rsquo;un accompagnement destiné aux publics les plus vulnérables. Une manière de ne pas limiter sa mission aux seuls soins médicaux. Pour le Dr Richard Lopez, l&rsquo;un des médecins du centre, cette ouverture est surtout l&rsquo;aboutissement d&rsquo;un projet qui a longtemps semblé incertain.<em> « Le centre de santé était un pari »</em>, dit-il. Un pari finalement tenu, mais au terme d&rsquo;un parcours semé de difficultés.<em> « Ça a été long car le parcours politique et la mise en oeuvre n&rsquo;a toujours pas été fluide mais nous avons tenu »</em>, raconte-t-il.</p>
<p style="text-align: justify;">Aujourd&rsquo;hui, la structure fonctionne et les patients sont reçus chaque jour. Mais cette nouvelle offre de soins ne règle pas tout. Dans un territoire où l&rsquo;ensemble de la chaîne de soins reste fragile, jusqu&rsquo;où un centre de santé peut-il réellement répondre aux besoins des habitants ?</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Trouver un médecin ne résout pas toujours tout</b></h2>
<figure id="attachment_59014" aria-describedby="caption-attachment-59014" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/Dr.-Richard-Lopez-.jpeg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-59014" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/Dr.-Richard-Lopez--300x225.jpeg" alt="Mayotte, centre de santé, Kani-Bé, centre de santé intercommunal, Foundi Ali Malidi, ARS, CHM, CSSM, Kani-Kéli," width="300" height="225" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/Dr.-Richard-Lopez--300x225.jpeg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/Dr.-Richard-Lopez--1024x768.jpeg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/Dr.-Richard-Lopez--768x576.jpeg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/Dr.-Richard-Lopez--1536x1152.jpeg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/Dr.-Richard-Lopez--2048x1536.jpeg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/Dr.-Richard-Lopez--150x112.jpeg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/Dr.-Richard-Lopez--696x522.jpeg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/Dr.-Richard-Lopez--1068x801.jpeg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/Dr.-Richard-Lopez--1920x1440.jpeg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/Dr.-Richard-Lopez--265x198.jpeg 265w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/Dr.-Richard-Lopez--500x375.jpeg 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/Dr.-Richard-Lopez--800x600.jpeg 800w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/Dr.-Richard-Lopez--1280x960.jpeg 1280w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/Dr.-Richard-Lopez--1320x990.jpeg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-59014" class="wp-caption-text">Le Dr. Richard Lopez, médecin généraliste exerçant au centre de santé Foundi Ali Malidi, à Kani-Bé.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Dans sa salle de consultation, le Dr Lopez parle d&rsquo;abord d&rsquo;une difficulté qui dépasse largement la commune de Kani-Kéli. Les professionnels de santé restent difficiles à trouver. <em>« Nous essayons de travailler avec le centre hospitalier de Mayotte pour trouver des ressources médicales, mais on a du mal à en trouver, eux comme nous »</em>, observe-t-il.</p>
<p style="text-align: justify;">Le Centre hospitalier de Mayotte (CHM) fait notamment régulièrement appel à des médecins pour des missions de courte durée.<em> « Beaucoup de médecins du CHM viennent pour des missions courtes »</em>, souligne le généraliste. Certaines spécialités reposent elles aussi sur des présences ponctuelles. En ambulatoire, une endocrinologue libérale vient ainsi, selon lui, <em>« une semaine à dix jours par trimestre »</em>, pour assurer le suivi de patients diabétiques.</p>
<p style="text-align: justify;">Le problème apparaît encore plus nettement lorsque la consultation doit déboucher sur une intervention. Le médecin prend l&rsquo;exemple des cataractes auxquelles sont confrontées ses confrères ophtalmologues exerçant en libéral, une pathologie courante qui nécessite une intervention chirurgicale relativement légère. Encore faut-il disposer d&rsquo;un bloc. <em>« Nos ophtalmologues n&rsquo;y ont pas accès »</em>, insiste-t-il.</p>
<p style="text-align: justify;">Selon lui, même l&rsquo;ophtalmologue permanent du CHM dispose de peu de possibilités opératoires. Faute de créneaux suffisants à l&rsquo;hôpital de Mamoudzou, certains patients doivent finalement être évacués vers d&rsquo;autres territoires. <em>« Cela se termine par des évacuations sanitaires qui deviennent assez acrobatiques »</em>, explique alors le médecin. La situation résume une partie du problème auquel peut être confronté un patient à Mayotte. Un patient qui peut alors réussir à obtenir une consultation, parfois auprès d&rsquo;un spécialiste, sans pour autant pouvoir bénéficier localement de l&rsquo;acte médical dont il a besoin pour la suite de sa prise en charge.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Quand les droits sociaux deviennent une condition du parcours de soins</b></h2>
<figure id="attachment_17924" aria-describedby="caption-attachment-17924" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Labo-CHM.png"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-17924 size-medium" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Labo-CHM-300x125.png" alt="CHM, Mayotte, laboratoire," width="300" height="125" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Labo-CHM-300x125.png 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Labo-CHM-150x63.png 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Labo-CHM-696x290.png 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Labo-CHM.png 750w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-17924" class="wp-caption-text">L&rsquo;absence de laboratoire d&rsquo;analyses sur place reste une contrainte pour les habitants du sud de l&rsquo;île, qui doivent subir plusieurs heures de déplacement jusqu&rsquo;à Mamoudzou</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">À Kani-Bé, la difficulté ne s&rsquo;arrête pas toujours à la porte d&rsquo;un cabinet médical. Pour certains patients, le plus compliqué commence même après la consultation. Le médecin peut recevoir, examiner, prescrire. Mais derrière une ordonnance, il faut encore pouvoir acheter les médicaments, faire une prise de sang, passer une radio ou revoir un spécialiste. Pour les patients qui n&rsquo;ont pas de couverture sociale, chaque étape peut devenir un obstacle.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>« Nous prenons en charge les patients, nous les voyons, après moi je fais une ordonnance, voire même plusieurs pour les médicaments, la biologie, la radio »</em>, raconte le Dr Lopez. Puis vient la limite de ce que peut faire une consultation. <em>« Le fait de voir un patient en consultation ne va pas traiter cette pathologie, surtout une pathologie chronique »</em>.</p>
<p style="text-align: justify;">Le médecin évoque notamment des patients dont le suivi s&rsquo;est interrompu après un changement de situation administrative: <em>« On a beaucoup de patients qui avaient un titre de séjour, qui étaient suivis pour leur pathologie chronique, et au moment où le titre de séjour s&rsquo;interrompt, ils sont privés de couverture sociale et ne peuvent plus se faire suivre »</em>, constate-t-il.</p>
<figure id="attachment_27362" aria-describedby="caption-attachment-27362" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/CSSM-.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-27362 size-medium" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/CSSM--300x225.jpg" alt="Sécurité sociale, convergence, droits, CSSM, Mayotte" width="300" height="225" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/CSSM--300x225.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/CSSM--768x576.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/CSSM--150x113.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/CSSM--696x522.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/CSSM-.jpg 800w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-27362" class="wp-caption-text">La Caisse de sécurité sociale de Mayotte (CSSM), à Mamoudzou. L&rsquo;accès aux droits sociaux constitue un enjeu important du parcours de soins sur l&rsquo;île, selon le Dr Richard Lopez.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Les personnes sans couverture sociale viennent finalement peu au centre. Les consultations ne peuvent pas y être assurées gratuitement dans ce cadre. Elles sont donc plutôt orientées vers les structures de consultation de proximité du CHM, comme celle du centre médical de référence (CMR) de M&rsquo;ramadoudou. Mais, dans son quotidien de médecin, le Dr Lopez insiste surtout sur un autre phénomène, plus discret, celui du non-recours aux droits. <em>« Le gros problème que nous avons, c&rsquo;est celui des habitants locaux, français, qui ne font pas valoir leurs droits auprès de la sécurité sociale de Mayotte »</em>, souligne-t-il.</p>
<p style="text-align: justify;">Il cite notamment la Complémentaire santé solidaire. Sous conditions de ressources, elle peut permettre de réduire fortement le reste à charge pour de nombreux soins. Encore faut-il en faire la demande.<em> « Plus de la moitié de la population mahoraise pourrait avoir droit à la complémentaire santé solidaire »</em>, avance le médecin. Selon lui, une partie importante des personnes qui pourraient en bénéficier ne l&rsquo;ont pourtant pas demandée. Sans cette couverture, une partie des frais reste à payer. <em>« Ils doivent parfois payer le ticket modérateur en médecine, en dentaire, en radio&#8230; »</em>, rappelle-t-il.</p>
<p style="text-align: justify;">Dans les territoires les plus éloignés des principaux pôles de soins, ces difficultés peuvent se cumuler. À Kani-Kéli, dans l&rsquo;extrême sud de l&rsquo;île, comme dans l&rsquo;extrême nord du territoire, l&rsquo;accès à un médecin, à certaines spécialités ou à des examens peut nécessiter des déplacements importants. Une dépense supplémentaire peut alors suffire à repousser un soin. Un rendez-vous reporté, une radio remise à plus tard ou un problème dentaire laissé de côté peuvent finir par s&rsquo;aggraver. Le Dr Lopez redoute notamment les conséquences sur la santé bucco-dentaire de patients qui renoncent à certains soins faute de pouvoir les financer.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Après la médecine, le chantier est social</b></h2>
<p style="text-align: justify;">Le prochain chantier du centre se trouve donc en dehors du cabinet médical. Le Dr Lopez veut innover : <em>« Le prochain cheval de bataille c&rsquo;est de mettre en place un accompagnement social dans le centre de santé mais aussi dans le CCAS de Kani-Kéli »</em>, annonce-t-il. Pour le médecin, le problème tient aussi à la complexité des démarches. <em>« Les gens doivent être accompagnés par des professionnels qui maîtrisent le sujet, qui savent naviguer dans ces méandres compliqués parfois pour les gens que sont les arcanes administratives de la sécurité sociale »</em>, poursuit-il.</p>
<p style="text-align: justify;">Le projet doit être monté avec la Caisse de sécurité sociale de Mayotte. Le centre veut notamment pouvoir accompagner les patients qui n&rsquo;ont pas d&rsquo;aides sociales et qui, parfois, vivent avec des pathologies chroniques. L&rsquo;objectif est de ne pas laisser la consultation sans lendemain. Un médecin peut poser un diagnostic et prescrire un traitement. Mais si le patient ne peut pas faire les démarches, obtenir une couverture ou financer la suite, le parcours reste incomplet.</p>
<p style="text-align: justify;">C&rsquo;est aussi ce qui donne au nouveau centre de Kani-Bé une mission qui dépasse le simple rendez-vous médical. Soigner, bien sûr, mais aussi orienter, prévenir et aider certains patients à franchir les obstacles qui viennent après la consultation. Le pari était d&rsquo;abord d&rsquo;ouvrir un lieu de soins au plus près des habitants. Il faut désormais faire en sorte que les patients puissent aller au bout de leur parcours. <em>« On a beaucoup de patients qui n&rsquo;ont pas d&rsquo;aides sociales, qui nécessitent d&rsquo;être aidés »</em>, résume le Dr Lopez.<em> « Il faut les aider à monter ces dossiers ». </em></p>
<p>Mathilde Hangard</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/09/24/le-centre-de-sante-etait-un-pari-a-kani-be-le-defi-daller-au-bout-des-soins/">« Le centre de santé était un pari », à Kani-Bé, le défi d&rsquo;aller au bout des soins</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
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		<title>« Une nouvelle étape de travail » : au CHM, le protocole de sortie de grève des brancardiers fixe les engagements </title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/09/18/une-nouvelle-etape-de-travail-au-chm-le-protocole-de-sortie-de-greve-des-brancardiers-fixe-les-engagements/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mathilde HANGARD]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 18 Sep 2026 01:30:31 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Santé]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[Ambulanciers]]></category>
		<category><![CDATA[Brancardiers]]></category>
		<category><![CDATA[CFTC]]></category>
		<category><![CDATA[CHM]]></category>
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		<category><![CDATA[grève]]></category>
		<category><![CDATA[Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[Morgue]]></category>
		<category><![CDATA[Transports sanitaires]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lejournaldemayotte.yt/?p=58693</guid>

					<description><![CDATA[<p>Signé mercredi 16 septembre après quatre heures trente de négociations, le protocole transmis à notre rédaction conclu entre la direction du CHM et la CFTC met officiellement fin à la grève des brancardiers et ambulanciers. Heures supplémentaires, effectifs, organisation des transports et groupes de travail figurent parmi les engagements désormais inscrits dans l'accord</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/09/18/une-nouvelle-etape-de-travail-au-chm-le-protocole-de-sortie-de-greve-des-brancardiers-fixe-les-engagements/">« Une nouvelle étape de travail » : au CHM, le protocole de sortie de grève des brancardiers fixe les engagements </a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">La grève est terminée, place maintenant aux engagements. Après deux jours de mobilisation, la direction du Centre hospitalier de Mayotte et la section syndicale CFTC ont signé, mercredi 16 septembre, un protocole de sortie de grève. Le document transmis à notre rédaction dessine désormais une feuille de route pour les prochaines semaines et les prochains mois.</p>
<p style="text-align: justify;">Il ne se limite pas à la question des heures supplémentaires. Il prévoit également une réactualisation de l&rsquo;organisation des services, des possibilités de renfort et la création de groupes de travail avec les professionnels concernés et le SAMU. Une partie des revendications soulevées pendant la grève reste toutefois renvoyée à ces futurs travaux.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Les heures supplémentaires au coeur des engagements</b></h2>
<figure id="attachment_58699" aria-describedby="caption-attachment-58699" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/Photo-1-fin-greve.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-58699" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/Photo-1-fin-greve-300x200.jpg" alt="Mayotte, grève, CHM, ambulanciers, brancardiers, manifestation," width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/Photo-1-fin-greve-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/Photo-1-fin-greve-1024x683.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/Photo-1-fin-greve-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/Photo-1-fin-greve-1536x1024.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/Photo-1-fin-greve-2048x1366.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/Photo-1-fin-greve-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/Photo-1-fin-greve-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/Photo-1-fin-greve-1068x712.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/Photo-1-fin-greve-1920x1280.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/Photo-1-fin-greve-500x333.jpg 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/Photo-1-fin-greve-800x533.jpg 800w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/Photo-1-fin-greve-1280x854.jpg 1280w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/Photo-1-fin-greve-1320x880.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-58699" class="wp-caption-text">Les brancardiers et ambulanciers du CHM mettent fin à leur grève après la signature d&rsquo;un protocole avec la direction. Mathilde Hangard / JDM</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Le premier volet du protocole concerne les heures supplémentaires, l&rsquo;un des principaux motifs de mécontentement des agents. La direction s&rsquo;engage à assurer le <em>« traitement d&rsquo;une partie des heures supplémentaires réalisées, dans le respect de la réglementation ».</em> Une formulation qui laisse toutefois une part d&rsquo;incertitude, le protocole ne précisant ni quelles heures sont concernées ni quelle proportion sera effectivement prise en compte. Un point d&rsquo;autant plus sensible que certains professionnels disent avoir accumulé plusieurs centaines d&rsquo;heures au fil des mois, comme l&rsquo;indiquait lors des négociations de mardi 15 septembre, le président de la CFTC, également brancardier au CHM, Zakouoini Hamada. D&rsquo;après lui, la difficulté ne résidait pas seulement dans leur reconnaissance ou leur récupération, mais également dans la capacité du service à libérer les agents concernés sans aggraver le sous-effectif.</p>
<p style="text-align: justify;">Le protocole prévoit une autre mesure destinée à agir sur cette situation. Il s’agit d&rsquo;une <em>« réactualisation des maquettes organisationnelles »</em>, autrement dit une remise à plat des besoins en effectifs et de l&rsquo;organisation du travail. Dans l&rsquo;attente de cette refonte, la direction ouvre également la possibilité de mettre en place des renforts pour soutenir le service des transports sanitaires, considéré désormais comme un<em> « service en tension ». </em></p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Des groupes de travail pour revoir l&rsquo;organisation des missions</b></h2>
<p style="text-align: justify;">L&rsquo;autre volet important de l&rsquo;accord porte sur l&rsquo;organisation même du travail des ambulanciers et des brancardiers. Le CHM annonce la création de groupes de travail réunissant les<em> « acteurs concernés »</em>, avec notamment la participation du SAMU. Leur objectif sera d&rsquo;améliorer les conditions d&rsquo;exercice des professionnels chargés du transport sanitaire et du brancardage.</p>
<p style="text-align: justify;">Cette annonce vient prolonger les discussions menées, mardi, autour des interventions de la Structure mobile d&rsquo;urgence et de réanimation (SMUR). Les ambulanciers avaient notamment contesté le fait d&rsquo;être mobilisés seuls sur certaines situations graves, alors que ces interventions relèvent de missions médicalisées.</p>
<p style="text-align: justify;">Une évolution avait été annoncée pour le 1er janvier 2027, avec la volonté de renforcer les équipes du SMUR et de faire en sorte que les ambulanciers ne soient plus seuls sur les situations graves. Pour Zakouoini Hamada, cette réorganisation constituait l&rsquo;une des avancées majeures des négociations. <em>« Je ne pouvais pas espérer mieux sur cela »</em>, <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/09/16/on-pouvait-difficilement-avoir-mieux-au-chm-des-avancees-pour-les-brancardiers-apres-deux-jours-de-greve/">estimait-il mardi</a>, défendant une séparation plus claire des missions. <em>« Pour que le SMUR fasse du SMUR et les transports sanitaires du transport sanitaire ». </em></p>
<p style="text-align: justify;">Si le protocole signé, mercredi 16 septembre, ne détaille pas l&rsquo;ensemble des modalités de cette future organisation, il acte en revanche le principe de <em>« groupes de travail »</em> destinés à poursuivre les discussions.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Une sortie de crise, mais plusieurs dossiers encore à concrétiser</b></h2>
<figure id="attachment_58700" aria-describedby="caption-attachment-58700" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/Photo-2-fin-de-vie-scaled.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-58700" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/Photo-2-fin-de-vie-300x200.jpg" alt="Mayotte, grève, CHM, ambulanciers, brancardiers, manifestation, cancer, fin de vie, " width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/Photo-2-fin-de-vie-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/Photo-2-fin-de-vie-1024x683.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/Photo-2-fin-de-vie-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/Photo-2-fin-de-vie-1536x1024.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/Photo-2-fin-de-vie-2048x1365.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/Photo-2-fin-de-vie-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/Photo-2-fin-de-vie-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/Photo-2-fin-de-vie-1068x712.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/Photo-2-fin-de-vie-1920x1280.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/Photo-2-fin-de-vie-500x333.jpg 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/Photo-2-fin-de-vie-800x533.jpg 800w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/Photo-2-fin-de-vie-1280x853.jpg 1280w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/Photo-2-fin-de-vie-1320x880.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-58700" class="wp-caption-text">Les retours à domicile des patients en fin de vie restent l&rsquo;une des situations que les ambulanciers et brancardiers du CHM acceptent de continuer pour permettre aux patients de retrouver leurs proches. Mathilde Hangard / JDM</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Si la signature du protocole met fin à la mobilisation, elle ne signifie pas pour autant que toutes les revendications ont trouvé une réponse définitive. Les retours à domicile restent notamment un sujet à trancher. Mardi 15 septembre, les agents souhaitaient que ces transports ne leur soient plus confiés, à l&rsquo;exception notamment des situations de fin de vie. Le dossier devait encore être présenté aux instances de l&rsquo;établissement.</p>
<p style="text-align: justify;">Même situation pour les missions effectuées à la morgue. Les brancardiers n&rsquo;ont pas obtenu la suppression de la prise en charge des corps. Ils souhaitent en revanche que leur intervention soit limitée au transport, sans tâches supplémentaires auprès des familles ou dans la prise en charge des défunts.</p>
<p style="text-align: justify;">Néanmoins, ces questions ne figurent pas, dans les éléments transmis par le CHM. La direction insiste, elle, surtout sur la portée plus générale de l&rsquo;accord. Elle affirme être <em>« particulièrement attentive à l&rsquo;amélioration des conditions de travail des agents »</em> et à la nécessité de leur permettre d&rsquo;exercer leurs missions dans un <em>« cadre sécurisé et adapté ».</em></p>
<p style="text-align: justify;">Le protocole doit ainsi ouvrir, selon le CHM, une <em>« nouvelle étape de travail ».</em> L&rsquo;objectif affiché est désormais de mettre en oeuvre les engagements pris et de rechercher des <em>« solutions durables »</em> pour les professionnels comme pour le fonctionnement des services.</p>
<p style="text-align: justify;">Après deux jours de grève, le conflit laisse donc place à une période de mise en oeuvre et de suivi. Pour les brancardiers et ambulanciers, l&rsquo;enjeu sera désormais de vérifier que les engagements inscrits noir sur blanc dans le protocole se traduisent par des changements concrets dans leur travail au quotidien.</p>
<p>Mathilde Hangard</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/09/18/une-nouvelle-etape-de-travail-au-chm-le-protocole-de-sortie-de-greve-des-brancardiers-fixe-les-engagements/">« Une nouvelle étape de travail » : au CHM, le protocole de sortie de grève des brancardiers fixe les engagements </a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
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		<title>Sur l&#8217;île, le diabète progresse et touche des patients de plus en plus jeunes</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/09/17/sur-lile-le-diabete-progresse-et-touche-des-patients-de-plus-en-plus-jeunes/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Shanyce MATHIAS ALI]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 17 Sep 2026 02:30:42 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Santé]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[CHM]]></category>
		<category><![CDATA[Diabète]]></category>
		<category><![CDATA[Maladie chronique]]></category>
		<category><![CDATA[REDIAB Ylang]]></category>
		<category><![CDATA[Semaine de la santé des patients]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La Semaine de la sécurité des patients s’illustre autour « Des soins sûrs à vie ! ». C’est au diabète que le Centre Hospitalier de Mayotte a consacré la matinée de ce mercredi. L'association Rédiab Yy lang, était sur place pour échanger avec le public sur la maladie, son dépistage et surtout le suivi à long terme</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/09/17/sur-lile-le-diabete-progresse-et-touche-des-patients-de-plus-en-plus-jeunes/">Sur l&rsquo;île, le diabète progresse et touche des patients de plus en plus jeunes</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Environ 42.000, c&rsquo;est le nombre de diabétiques que le Docteur Breno Speckhann, médecin généraliste au CHM spécialisé en diabétologie, estime à Mayotte en se basant sur le nombre d&rsquo;habitants. Un chiffre qui donne une idée de l&rsquo;ampleur du problème sur le territoire, alors que le diabète n&rsquo;est souvent découvert qu&rsquo;après plusieurs années. Derrière cette journée de sensibilisation, il y&rsquo;a donc une réalité bien concrète  : la maladie prend une place importante dans le quotidien et concerne de plus en plus de personnes.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Un suivi régulier  </strong></h2>
<p style="text-align: justify;">En 2019, l&rsquo;étude Unono Wa Maoré faisait état d&rsquo;une prévalence globale de 11% chez les 15-69 ans. Les données plus récentes d&rsquo;EpiMay 2025, font désormais état de 15% chez les adultes. Pour le médecin, cette situation fait partie d&rsquo;un contexte plus large qui touche les territoires ultramarins. « <em>Dans les îles, on est à peu près au double de la prévalence du diabète par rapport à la métropole. On est autour de 12 à 13% et la métropole entre 5 à 6 %</em> », explique-t-il.</p>
<figure id="attachment_58606" aria-describedby="caption-attachment-58606" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-58606" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_0511-2-2-300x169.jpg" alt="" width="300" height="169" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_0511-2-2-300x169.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_0511-2-2-1024x576.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_0511-2-2-768x432.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_0511-2-2-1536x864.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_0511-2-2-2048x1152.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_0511-2-2-150x84.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_0511-2-2-696x392.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_0511-2-2-1068x601.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_0511-2-2-1920x1080.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_0511-2-2-500x281.jpg 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_0511-2-2-800x450.jpg 800w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_0511-2-2-1280x720.jpg 1280w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_0511-2-2-1320x743.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-58606" class="wp-caption-text">La thématique cette année, c&rsquo;est « Des soins sûrs à vie ! ».</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Hypertension  ou encore cholestérol, comme le diabète, ces maladies nécessitent un suivi régulier et peuvent rester silencieuses pendant longtemps.  « <em>On peut avoir dans la salle d&rsquo;attente beaucoup de patients qui ont une tension à 17, on leur demande si ça va, ils vont dire tout va bien et pourtant la tension est très élevée</em> », raconte le médecin.</p>
<p style="text-align: justify;">C&rsquo;est là que la notion des soins prend tout son sens, une maladie chronique ne demande pas seulement de traiter les symptômes lorsqu&rsquo;ils apparaissent. Elle nécessite un suivi régulier pour limiter les complications qui peuvent mener à des situations plus graves notamment les accidents vasculaires cérébraux ou l&rsquo;insuffisance rénale.</p>
<p style="text-align: justify;">« <em>Les diabètes mal équilibrés, vont avoir des complications qui vont impacter directement l&rsquo;espérance de vie, moins on épargne notre santé aujourd&rsquo;hui, moins on va avoir le temps de le faire dans le futur</em> ».</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Des patients parfois très jeunes </b></h2>
<p style="text-align: justify;">Le diabète de type 2 représente la grande majorité des cas, sur l&rsquo;île, et le docteur Speckhann constate des diagnostics parfois très précoces. « <em>On voit beaucoup de gens dans la trentaine qui ont des diabètes de type 2 déjà costauds</em> », confie-t-il.</p>
<figure id="attachment_58604" aria-describedby="caption-attachment-58604" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-58604" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_0524-2-300x169.jpg" alt="" width="300" height="169" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_0524-2-300x169.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_0524-2-1024x576.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_0524-2-768x432.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_0524-2-1536x864.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_0524-2-2048x1152.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_0524-2-150x84.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_0524-2-696x392.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_0524-2-1068x601.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_0524-2-1920x1080.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_0524-2-500x281.jpg 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_0524-2-800x450.jpg 800w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_0524-2-1280x720.jpg 1280w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_0524-2-1320x743.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-58604" class="wp-caption-text">Dr Breno Speckhann, médecin généraliste au CHM spécialisé en diabétologie.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Une situation qui pose aussi la question du suivi médical. Avec plusieurs dizaines de milliers de personnes potentiellement concernées, les médecins généralistes occupent donc une place centrale. Car le territoire manque de spécialistes permanents en diabétologie. « M<em>oi </em><em>j&rsquo;ai les diplômes mais pas encore le titre, sinon il y a une diabétologue du secteur privé qui vient quelques jours deux fois par mois »</em>.</p>
<p style="text-align: justify;">Mais cela ne signifie toutefois pas que les patients mahorais n’ont pas accès aux traitements. « <em>Tous les moyens français de traitement du diabète sont disponibles à Mayotte</em> », assure-t-il. La principale exception concerne la mise en place des pompes à insuline, qui se fait à La Réunion, le patient est ensuite suivi à Mayotte.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Dépister la maladie </strong></h2>
<p style="text-align: justify;">Le dépistage fait partie des missions de RéDiab Ylang, à cela s&rsquo;ajoute, la sensibilisation, et l&rsquo;éducation thérapeutique (ETP). Lorsqu&rsquo;une personne présente un diabète ou des facteurs de risque, elle est accompagnée dans le cadre de l&rsquo;ETP, avec un travail sur l&rsquo;alimentation, l&rsquo;activité physique mais aussi sur la manière de vivre avec la maladie au quotidien. Pour rappel, les facteurs de risque sont nombreux : antécédents familiaux, surpoids, manque d’activité physique, hypertension, tabac ou encore alcool.</p>
<figure id="attachment_58605" aria-describedby="caption-attachment-58605" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-58605" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_0517-2-2-300x300.jpg" alt="" width="300" height="300" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_0517-2-2-300x300.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_0517-2-2-1024x1024.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_0517-2-2-150x150.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_0517-2-2-768x768.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_0517-2-2-1536x1536.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_0517-2-2-2048x2048.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_0517-2-2-696x696.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_0517-2-2-1068x1068.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_0517-2-2-1920x1920.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_0517-2-2-500x500.jpg 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_0517-2-2-800x800.jpg 800w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_0517-2-2-1280x1280.jpg 1280w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_0517-2-2-1320x1320.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-58605" class="wp-caption-text">Annaïsse Annaïsse Kamili, chargée de prévention et promotion de la santé à RéDiab Ylang</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Les femmes sont particulièrement concernées à Mayotte, notamment en raison d’un fort taux d&rsquo;obésité et l’existence du diabète gestationnel, qui peut disparaître après une grossesse mais rester un facteur de risque pour la suite.</p>
<p style="text-align: justify;">« <em>Notre but, ce n’est pas de venir interdire aux mahorais de consommer des boissons sucrées. C&rsquo;est impossible avec le contexte qu’on a chez nous, avec les manzaraka. Il faut juste diminuer la consommation ! </em>», souligne Annaïsse Kamili, chargée de prévention et promotion de la santé à RéDiab Ylang.</p>
<p style="text-align: justify;">Même approche pour l’alimentation, le riz blanc reste la base des repas pour beaucoup, et tout le monde n’a pas le même portefeuille. L’association propose donc d’autres possibilités, comme la banane verte, le manioc ou la pomme de terre, mais sans perdre de vue les contraintes financières de chacun.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Vivre avec le diabète </strong></h2>
<p style="text-align: justify;">Derrière les chiffres, il y a enfin une réalité beaucoup plus quotidienne : apprendre à vivre avec la maladie. Soya Attoumani a découvert son diabète par hasard, lors d’un événement de santé où elle a accepté de se faire dépister.  Elle considère aujourd’hui que cette découverte précoce a été une chance.</p>
<p style="text-align: justify;">Depuis, elle a changé certaines habitudes, mange davantage sainement, mais sans pour autant renoncé à tout les plaisirs. «<i> Je mange comme tout le monde, je me fais plaisir tout en étant vigilante </i> », conclut-elle.</p>
<p>Shanyce MATHIAS ALI</p>
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			</item>
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		<title>« On pouvait difficilement avoir mieux », au CHM, des avancées pour les brancardiers après deux jours de grève</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/09/16/on-pouvait-difficilement-avoir-mieux-au-chm-des-avancees-pour-les-brancardiers-apres-deux-jours-de-greve/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mathilde HANGARD]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 16 Sep 2026 02:20:06 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Santé]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[Ambulanciers]]></category>
		<category><![CDATA[Brancardiers]]></category>
		<category><![CDATA[CHM]]></category>
		<category><![CDATA[grève]]></category>
		<category><![CDATA[Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[Morgue]]></category>
		<category><![CDATA[Transports sanitaires]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Après une matinée de négociations avec la direction du Centre hospitalier de Mayotte, les brancardiers et ambulanciers grévistes ont obtenu plusieurs avancées sur les heures supplémentaires et les interventions SMUR. Mais des points de désaccord demeurent, notamment sur les retours à domicile et certaines tâches effectuées à la morgue.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">16La grève des brancardiers et ambulanciers du Centre hospitalier de Mayotte (CHM) a connu un premier tournant mardi 15 septembre, après plusieurs heures de discussions entre la direction générale et les représentants de la CFTC. Entre la reconnaissance d&rsquo;heures considérées comme supplémentaires, des renforts d&rsquo;effectifs à venir et une réorganisation des interventions des équipes de la Structure mobile d&rsquo;urgence et de réanimation, certains brancardiers saluent des avancées, d&rsquo;autres veulent rester prudents. Devant les urgences de l&rsquo;hôpital de Mamoudzou, les agents doivent désormais décider s&rsquo;ils poursuivent ou non le mouvement.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Des heures supplémentaires reconnues mais des centaines d&rsquo;heures à récupérer</b></h2>
<figure id="attachment_58527" aria-describedby="caption-attachment-58527" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2955-scaled.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-58527 size-medium" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2955-300x200.jpg" alt="Mayotte, CHM, grève, brancardiers, ambulanciers," width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2955-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2955-1024x683.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2955-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2955-1536x1024.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2955-2048x1365.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2955-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2955-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2955-1068x712.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2955-1920x1280.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2955-500x333.jpg 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2955-800x533.jpg 800w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2955-1280x853.jpg 1280w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2955-1320x880.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-58527" class="wp-caption-text">Zakouoini Hamada, président de la CFTC, présente aux grévistes les avancées obtenues lors des négociations avec la direction du CHM. Mathilde Hangard / JDM</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">La question des heures supplémentaires constituait l&rsquo;un des principaux motifs de la mobilisation. Depuis lundi 14 septembre matin, plus d&rsquo;une vingtaine de brancardiers et ambulanciers internes dénoncent l&rsquo;accumulation d&rsquo;heures effectuées dans un contexte de sous-effectif, ainsi que des modalités de rémunération qu&rsquo;ils jugent insuffisantes.</p>
<p style="text-align: justify;">Après la réunion de mardi matin, le syndicat CFTC estime avoir obtenu une première avancée. La direction aurait accepté de distinguer les heures supplémentaires des heures additionnelles selon les services dans lesquels elles sont effectuées. <em>« Ce n&rsquo;est pas mi-figue mi-raisin car il y a eu une petite avancée »</em>, résume Zakouoini Hamada, brancardier au CHM et président de la CFTC, venu restituer les résultats de la réunion à ses collègues devant les urgences.</p>
<p style="text-align: justify;">Selon lui, les heures effectuées dans plusieurs services considérés comme particulièrement en tension, comme la réanimation néonatale, la réanimation adulte, la salle de réveil ou encore la maternité, seront reconnues comme des heures supplémentaires et donc rémunérées comme telles. Pour les autres services, les heures resteront considérées comme des heures additionnelles, devant être récupérées.</p>
<p style="text-align: justify;">Une distinction qui ne règle pas, à elle seule, le problème du sous-effectif que connaît le service des transports sanitaires. Certains brancardiers auraient accumulé plus de 400 heures additionnelles. Or, pour les récupérer, encore faut-il pouvoir s&rsquo;absenter du service. La direction des ressources humaines se serait ainsi engagée à apporter des renforts et à prévoir des remplacements afin de réduire le recours aux heures supplémentaires et permettre aux agents de récupérer celles déjà accumulées.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Les transports sanitaires reconnus comme un <em>« service en tension » </em></strong></h2>
<p style="text-align: justify;">Parmi les autres avancées obtenues à l&rsquo;issue de la réunion avec la direction, le service des transports sanitaires, qui regroupe les brancardiers et les ambulanciers, doit être reconnu comme un <em>« service en tension »</em>. Cette mesure doit permettre de mieux encadrer les heures supplémentaires effectuées par les agents et d&rsquo;assurer leur rémunération avec les majorations correspondantes.</p>
<p style="text-align: justify;">Le cas des heures effectuées pendant la crise des barrages en janvier et février 2024 et lors du passage du cyclone Chido, le 14 décembre 2024, reste également sur la table. Des agents affirment ne pas avoir été intégralement payés malgré deux versements intervenus en janvier puis en juillet 2026. Pour ces situations, les personnels concernés sont invités à se rapprocher individuellement de la direction des ressources humaines afin que leur dossier puisse être examiné. <em>« Si tout cela aboutit bien, c&rsquo;est positif »</em>, estime Zakouoini Hamada.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Les ambulanciers ne devraient plus intervenir seuls sur les situations graves à partir de 2027</b></h2>
<figure id="attachment_58422" aria-describedby="caption-attachment-58422" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2935-scaled.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-58422" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2935-300x200.jpg" alt="Mayotte, CHM, grève, brancardiers, ambulanciers," width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2935-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2935-1024x683.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2935-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2935-1536x1024.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2935-2048x1365.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2935-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2935-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2935-1068x712.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2935-1920x1280.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2935-500x333.jpg 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2935-800x533.jpg 800w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2935-1280x853.jpg 1280w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2935-1320x880.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-58422" class="wp-caption-text">À partir du 1er janvier 2027, les ambulanciers du CHM ne devraient plus intervenir seuls sur les situations graves relevant du SMUR. Mathilde Hangard / JDM</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">La négociation a également permis d&rsquo;avancer sur l&rsquo;un des autres points sensibles de la grève. Les ambulanciers dénonçaient notamment le fait d&rsquo;être sollicités sur certaines interventions relevant du SMUR, alors que ces missions peuvent concerner des situations médicales particulièrement graves.</p>
<p style="text-align: justify;">Pour les grévistes, cette organisation s&rsquo;explique notamment par le manque de moyens et d&rsquo;effectifs au sein des équipes du SMUR. Ils souhaitent que les missions relevant de ce service soient davantage prises en charge par des professionnels qui y sont spécifiquement affectés. Sur ce point, un changement est annoncé à compter du 1er janvier 2027. Les ambulanciers ne devront plus intervenir seuls sur des situations graves. Ils devront systématiquement être accompagnés d&rsquo;un médecin ou d&rsquo;un infirmier SMUR.</p>
<p style="text-align: justify;">La direction prévoit également de renforcer l&rsquo;équipe du SMUR afin de permettre à ses professionnels de prendre davantage en charge ces interventions. <em>« Nous voulions que ces missions soient surtout réalisées par des gens du SMUR »</em>, explique Zakouoini Hamada. <em>« On va abonder l&rsquo;équipe du SMUR, on a des gens chez nous qui ont des compétences, pour renforcer l&rsquo;équipe du SMUR, pour que le SMUR fasse du SMUR et les transports sanitaires du transport sanitaire ». </em>Pour le président de la CFTC, cette évolution constitue l&rsquo;une des principales satisfactions de la journée. <em>« Je ne pouvais pas espérer mieux sur cela »</em>, estime-t-il.</p>
<p style="text-align: justify;">La question des retours à domicile demeure en revanche beaucoup plus incertaine. Les agents contestent être sollicités pour ramener certains patients chez eux lorsque ces transports ne relèvent pas, selon eux, de leurs missions prioritaires. Une exception avait été envisagée pour les patients en fin de vie, afin de leur permettre de rentrer auprès de leurs proches. Pour les autres situations, les brancardiers et ambulanciers souhaitent que ces transports ne leur soient plus confiés.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>« En dehors de la fin de vie, on ne fait plus de retours à domicile »</em>, affirme Zakouoini Hamada. <em>« Si le médecin a estimé que la personne va mourir, nous, on peut faire un retour à domicile pour que la personne puisse rentrer auprès des siens, mais sur les autres motifs, non, on n&rsquo;est pas des taxis ».</em> Sur ce sujet, aucune décision définitive n&rsquo;a encore été arrêtée. Le dossier doit être renvoyé devant les instances de l&rsquo;hôpital et la direction devra l&rsquo;inscrire à l&rsquo;ordre du jour avant qu&rsquo;une décision puisse être actée.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>À la morgue, les brancardiers veulent limiter leur intervention au transport des corps</b></h2>
<figure id="attachment_58528" aria-describedby="caption-attachment-58528" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2944-scaled.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-58528" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2944-300x200.jpg" alt="Mayotte, CHM, grève, brancardiers, ambulanciers," width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2944-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2944-1024x683.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2944-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2944-1536x1024.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2944-2048x1365.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2944-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2944-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2944-1068x712.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2944-1920x1280.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2944-500x333.jpg 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2944-800x533.jpg 800w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2944-1280x853.jpg 1280w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2944-1320x880.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-58528" class="wp-caption-text">Après les avancées annoncées par la direction, certains agents hésitent encore à poursuivre ou non le mouvement de grève. Mathilde Hangard / JDM</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Les missions confiées aux brancardiers à la morgue constituaient également l&rsquo;un des points de tension soulevés depuis le début du mouvement. Les agents contestent certaines tâches qui leur sont demandées dans ce service et estiment notamment ne pas être formés pour intervenir auprès des familles des personnes décédées ou effectuer certaines opérations qui dépasseraient le cadre de leur fonction.</p>
<p style="text-align: justify;">Sur ce point, les négociations n&rsquo;ont pas permis d&rsquo;obtenir la suppression de la prise en charge des corps par les brancardiers. <em>« J&rsquo;ai essayé de nous dispenser d&rsquo;aller chercher les corps mais je n&rsquo;ai pas réussi »</em>, reconnaît Zakouoini Hamada. Les agents souhaitent néanmoins qu&rsquo;une distinction soit clairement établie entre le transport d&rsquo;un corps et les autres tâches qui peuvent leur être demandées. <em>« Si on nous demande de prendre un corps et de l&#8217;emmener, d&rsquo;accord, mais pas plus »</em>, explique le syndicaliste<em>. « Pas d&rsquo;aller parler aux familles, de faire des soins ou quoi ». </em></p>
<p style="text-align: justify;">Après la réunion, Zakouoini Hamada estime globalement que les représentants syndicaux ont obtenu des réponses importantes à plusieurs de leurs revendications.<em> « On pouvait difficilement avoir mieux »</em>, juge-t-il.<span class="Apple-converted-space"> </span></p>
<p style="text-align: justify;">Mais devant les urgences du CHM, tous les agents ne semblent pas encore prêts à mettre fin au mouvement. Une brancardière se montre notamment plus réservée et souhaite encore réfléchir à la suite à donner à la mobilisation.<em> « On aimerait bien continuer la grève pour avoir des mesures concrètes, on va réfléchir, car là on dirait que rien ne va changer »</em>, confie-t-elle. Reste à savoir si la grève se poursuivra ou non.</p>
<p>Mathilde Hangard</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/09/16/on-pouvait-difficilement-avoir-mieux-au-chm-des-avancees-pour-les-brancardiers-apres-deux-jours-de-greve/">« On pouvait difficilement avoir mieux », au CHM, des avancées pour les brancardiers après deux jours de grève</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>« Le CHM brille par son silence » : les brancardiers et ambulanciers en grève à Mayotte</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/09/15/le-chm-brille-par-son-silence-les-brancardiers-et-ambulanciers-en-greve-a-mayotte/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mathilde HANGARD]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 15 Sep 2026 04:28:56 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Santé]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[Ambulanciers]]></category>
		<category><![CDATA[Brancardiers]]></category>
		<category><![CDATA[CFTC]]></category>
		<category><![CDATA[CHM]]></category>
		<category><![CDATA[grève]]></category>
		<category><![CDATA[Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[Morgue]]></category>
		<category><![CDATA[Transports sanitaires]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lejournaldemayotte.yt/?p=58414</guid>

					<description><![CDATA[<p>Plus d'une vingtaine de brancardiers et ambulanciers du CHM sont en grève depuis lundi matin à Mamoudzou. Heures supplémentaires contestées, manque d'effectifs, missions SMUR et interventions à la morgue, les agents dénoncent une accumulation de difficultés et réclament des réponses de la direction.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/09/15/le-chm-brille-par-son-silence-les-brancardiers-et-ambulanciers-en-greve-a-mayotte/">« Le CHM brille par son silence » : les brancardiers et ambulanciers en grève à Mayotte</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Sur les grilles des urgences du CHM, les drapeaux syndicaux tranchent avec le ballet habituel des ambulances et leurs sirènes. Depuis lundi 14 septembre matin, plus d&rsquo;une vingtaine de brancardiers et d&rsquo;ambulanciers internes ont cessé le travail pour dénoncer des heures supplémentaires qu&rsquo;ils disent insuffisamment payées, un manque d&rsquo;effectifs et des missions qu&rsquo;ils jugent inadaptées. Face à une direction accusée de rester silencieuse, ils attendent désormais des réponses.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Des heures supplémentaires non payées après les barrages et Chido </b></h2>
<figure id="attachment_58420" aria-describedby="caption-attachment-58420" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2930.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-58420" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2930-300x200.jpg" alt="Mayotte, CHM, grève, brancardiers, ambulanciers, " width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2930-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2930-1024x683.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2930-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2930-1536x1024.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2930-2048x1365.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2930-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2930-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2930-1068x712.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2930-1920x1280.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2930-500x333.jpg 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2930-800x533.jpg 800w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2930-1280x853.jpg 1280w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2930-1320x880.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-58420" class="wp-caption-text">Une vingtaine de personnes étaient mobilisées lundi matin devant l&rsquo;établissement hospitalier. Mathilde HANGARD / JDM</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Depuis plusieurs années, les agents du pôle transports sanitaires disent voir leurs difficultés s&rsquo;accumuler. Plus d&rsquo;une vingtaine d&rsquo;entre eux ont décidé de se mobiliser. Le mouvement concerne les brancardiers et les ambulanciers internes, mais pas les équipes « Structure mobile d&rsquo;urgence et de réanimation » (SMUR).</p>
<p style="text-align: justify;">Zakouoini Hamada est brancardier au CHM depuis plus de trente ans et président de la CFTC. Il assure que les problèmes sont anciens et que les agents ont déjà tenté d&rsquo;alerter leur hiérarchie.<em> « Cela fait longtemps qu&rsquo;on remonte des difficultés liées à ce pôle »</em>, explique-t-il.</p>
<p style="text-align: justify;">La question des heures supplémentaires est aujourd&rsquo;hui au coeur de leur colère. Les syndicats affirment que les agents en accumulent un grand nombre, notamment en raison d&rsquo;un manque de postes. Certaines de ces heures n&rsquo;auraient pas encore été payées ou feraient l&rsquo;objet d&rsquo;un mode de rémunération contesté.</p>
<p style="text-align: justify;">La crise des barrages de janvier-février 2024 reste l&rsquo;un des exemples cités par les agents. Alors que Mayotte était paralysée, le personnel hospitalier, et notamment les ambulanciers et les brancardiers ont continué à travailler malgré les difficultés de circulation et d&rsquo;insécurité. Certains auraient franchi les barrages pour rejoindre leur lieu de travail, venir en aide à des patients coincés d&rsquo;un bout à l&rsquo;autre d&rsquo;un barrage, faire passer des patients au-dessus des barrages&#8230; D&rsquo;autres seraient restés sur place, faute de pouvoir rentrer chez eux. <em>« On n&rsquo;a toujours pas été payés de ça »</em>, affirme Zakouoini Hamada. Certains agents, ajoute-t-il, <em>« restaient sur place car ils ne pouvaient pas passer, donc ils ont travaillé en continu ». </em></p>
<p style="text-align: justify;">Le passage du cyclone Chido, le 14 décembre 2024, aurait lui aussi laissé des heures de travail non réglées. Certains agents ont travaillé autour de l&rsquo;événement sans avoir, selon le syndicaliste, été intégralement indemnisés. <em>« Un tiers des heures ont été payées au mois de juillet dernier »</em>, affirme-t-il.</p>
<p style="text-align: justify;">Les syndicats contestent également le recours aux heures dites « additionnelles ». Selon Zakouoini Hamada, ces heures sont placées sur un compte épargne-temps et rémunérées à hauteur de 83 euros pour sept heures. <em>« Les heures qu&rsquo;on fait, c&rsquo;est une arnaque »</em>, estime-t-il, considérant que ce système revient à rémunérer les heures moins favorablement que ne le prévoit le principe des heures supplémentaires majorées. Derrière cette question financière, les agents mettent surtout en avant le manque de personnel. Ils estiment que celui-ci les contraint à multiplier les heures et contribue à fragiliser l&rsquo;organisation du service.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Des ambulanciers face à des missions qui les inquiètent</b></h2>
<figure id="attachment_58422-2" aria-describedby="caption-attachment-58422-2" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2935-scaled.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-58422" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2935-300x200.jpg" alt="Mayotte, CHM, grève, brancardiers, ambulanciers," width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2935-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2935-1024x683.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2935-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2935-1536x1024.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2935-2048x1365.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2935-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2935-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2935-1068x712.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2935-1920x1280.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2935-500x333.jpg 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2935-800x533.jpg 800w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2935-1280x853.jpg 1280w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2935-1320x880.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-58422-2" class="wp-caption-text">Les grévistes déplorent le manque de transports sanitaires pour transporter la population de Mayotte. Mathilde Hangard / JDM</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">La mobilisation porte également sur les missions confiées aux ambulanciers. Selon les grévistes, le manque de véhicules et d&rsquo;effectifs dédiés au SMUR conduit certains ambulanciers à participer à des interventions relevant de ce service. <em>« Les ambulanciers sont obligés de faire des missions SMUR car il n&rsquo;y a pas assez de véhicule SMUR ou d&rsquo;ambulanciers SMUR »</em>, affirme Zakouoini Hamada.</p>
<p style="text-align: justify;">Il cite des arrêts cardiaques, des AVC ou encore des accouchements, tout autant de situations dans lesquelles, estime-t-il, les équipes doivent pouvoir disposer de professionnels spécifiquement formés. <em>« Si les ambulanciers étaient des sages-femmes, on le saurait »</em>, lance-t-il.</p>
<p style="text-align: justify;">Les grévistes redoutent également les conséquences de cette organisation sur la disponibilité des ambulances. Lorsqu&rsquo;une équipe est mobilisée pour transporter un patient sur une longue distance ou pour le ramener à son domicile, elle n&rsquo;est plus disponible pour répondre à une autre demande. Zakouoini Hamada évoque notamment le manque d&rsquo;ambulances en Petite-Terre et à Combani. <em>« À Petite-Terre, il n&rsquo;y a qu&rsquo;une ou deux ambulances, ou à Combani, il n&rsquo;y a rien »</em>, affirme-t-il. <em>« Les gens peuvent mourir tranquillement, doucement, ils ne seront pas secourus. Heureusement, il y a les pompiers mais ça ne fait pas tout ». </em></p>
<p style="text-align: justify;">Le syndicaliste estime plus largement que les moyens de transport sanitaire disponibles sur l&rsquo;île ne sont pas à la hauteur des besoins. <em>« À Mayotte, c&rsquo;est là qu&rsquo;on a le moins de transports sanitaires »</em>, affirme-t-il.<em> « On a moins de soixante ambulances dans toute l&rsquo;île, pour plus de 320 000 habitants. Comment voulez-vous sereinement aller chercher des patients et les emmener à l&rsquo;hôpital ? ». </em></p>
<p style="text-align: justify;">Les brancardiers dénoncent aussi les tâches qui leur sont confiées à l&rsquo;intérieur du CHM, comme dans le service de la morgue. Ils contestent notamment le fait d&rsquo;être sollicités pour accompagner la sortie des corps et estiment ne pas être formés pour certaines situations auxquelles ils sont confrontés.<em> « Quand on me dit d&rsquo;aller chercher un corps, moi, je ne suis pas formé à parler avec la famille du défunt qui est présente »</em>, explique Zakouoini Hamada. <em>« Il y a plein de choses qu&rsquo;on nous demande qui ne font pas partie de notre travail initial ». </em></p>
<p style="text-align: justify;">À cela s&rsquo;ajoute la pénibilité physique du métier. Les agents doivent régulièrement déplacer des patients lourds dans des espaces qu&rsquo;ils jugent trop étroits.<em> « Quand un patient fait 150 kilos, car c&rsquo;est un problème à Mayotte, les gens sont gros, et que vous avez devant vous deux petits bonhommes qui doivent transporter la personne dans des conditions très difficiles car les couloirs de l&rsquo;hôpital sont trop exigus, on souffre tous »</em>, raconte le brancardier. <em>« Moi, j&rsquo;ai mal aux épaules, mon collègue au dos ». </em></p>
<h2 style="text-align: center;"><b>La direction du CHM recevra les grévistes </b></h2>
<figure id="attachment_58423" aria-describedby="caption-attachment-58423" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2931.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-58423" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2931-300x200.jpg" alt="Mayotte, CHM, grève, brancardiers, ambulanciers," width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2931-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2931-1024x683.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2931-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2931-1536x1024.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2931-2048x1366.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2931-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2931-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2931-1068x712.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2931-1920x1280.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2931-500x333.jpg 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2931-800x533.jpg 800w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2931-1280x854.jpg 1280w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2931-1320x880.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-58423" class="wp-caption-text">À la mi-journée, les grévistes commencent à plier le matériel et à retirer les drapeaux installés sur les grilles, conformément à la demande des forces de l’ordre. Mathilde Hangard / JDM</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Pour les agents, toutes ces difficultés ont fini par nourrir un sentiment de lassitude. Zakouoini Hamada reproche à la direction du CHM de ne pas avoir répondu aux alertes adressées ces dernières semaines. <em>« Le CHM brille par son silence »</em>, résume-t-il.</p>
<p style="text-align: justify;">Le syndicaliste affirme avoir alerté la direction le 22 août, avant le dépôt du préavis de grève. Il dit avoir voulu provoquer un dialogue sur les difficultés rencontrées par les agents.<em> « Je voulais susciter la nécessité de créer un dialogue entre la direction et nous, et la direction ne nous a pas répondu »</em>, affirme-t-il. <em>« Jusqu&rsquo;à aujourd&rsquo;hui, aucune réponse, rien, nada, ni par rapport à cette alerte ni par rapport à notre préavis de grève ». </em></p>
<p style="text-align: justify;">La <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/08/28/a-mayotte-derriere-la-visite-du-gouvernement-les-realites-que-lon-ne-voulait-pas-voir/">visite officielle du Premier ministre</a>, Sébastien Lecornu, accompagné notamment de la ministre de la Santé, Stéphanie Rist, à Mayotte, les 26 et 27 août, n&rsquo;avait pas changé la position du syndicaliste, qui explique avoir renoncé à l&rsquo;interpeller, estimant avoir déjà alerté à plusieurs reprises sur les difficultés du transport sanitaire dans l&rsquo;île.</p>
<p style="text-align: justify;">Finalement, la direction du CHM recevra les représentants syndicaux mardi 15 septembre, de dix heures du matin à midi. Selon les syndicats, cette première rencontre ne devrait toutefois porter que sur les heures supplémentaires, alors que leurs revendications sont plus larges. Ils souhaitent notamment discuter de la mise en place d&rsquo;indemnités horaires pour travaux supplémentaires, qui permettraient de mieux rémunérer les heures effectuées. Une piste que Zakouoini Hamada considère comme plus <em>« juste »</em>, tout en restant prudent sur les chances d&rsquo;aboutir à un accord. <em>« Demain, j&rsquo;ai du mal à penser qu&rsquo;on va trouver un terrain d&rsquo;entente »</em>, estime-t-il.</p>
<p style="text-align: justify;">La poursuite du mouvement dépendra des réponses apportées par la direction et de la décision des agents à l&rsquo;issue de la rencontre.<em> « Il faut que l&rsquo;administration prenne conscience que s&rsquo;ils veulent jouer dans la cour des grands, il faut qu&rsquo;ils se dotent de moyens »</em>, déclare encore Zakouoini Hamada. <em>« On ne peut pas parler du CHM comme d&rsquo;un hôpital si tout ce qu&rsquo;on trouve dedans, rien ne ressemble à un hôpital »</em>, conclut-il.</p>
<p style="text-align: justify;">De son côté, la direction du Centre hospitalier de Mayotte n&rsquo;a pas transmis de communiqué de presse à l&rsquo;annonce du mouvement de grève. Elle a toutefois confirmé à notre rédaction la tenue de la rencontre avec les représentants syndicaux mardi matin.</p>
<p>Mathilde Hangard</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/09/15/le-chm-brille-par-son-silence-les-brancardiers-et-ambulanciers-en-greve-a-mayotte/">« Le CHM brille par son silence » : les brancardiers et ambulanciers en grève à Mayotte</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
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		<title>M&#8217;tsamoudou : un enfant de quatre ans meurt noyé, son corps transféré à la morgue</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/09/01/mtsamoudou-un-enfant-de-quatre-ans-meurt-noye-son-corps-transfere-a-la-morgue/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mathilde HANGARD]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 01 Sep 2026 13:38:15 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Faits divers]]></category>
		<category><![CDATA[Fil info]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[CHM]]></category>
		<category><![CDATA[décès]]></category>
		<category><![CDATA[M'tsamoudou]]></category>
		<category><![CDATA[Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[Noyade]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Un enfant de quatre ans est mort ce mardi 1er septembre dans la matinée, après s'être noyé dans la rivière de M'tsamoudou, à Mayotte. Le transfert de sa dépouille vers la morgue a provoqué une vive émotion dans le village. </p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/09/01/mtsamoudou-un-enfant-de-quatre-ans-meurt-noye-son-corps-transfere-a-la-morgue/">M&rsquo;tsamoudou : un enfant de quatre ans meurt noyé, son corps transféré à la morgue</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">L’enfant, qui vivait depuis longtemps dans le village avec sa famille, a été retrouvé dans l’eau par un autre jeune, qui a donné l’alerte. À l’arrivée des secours, il ne respirait plus et n’a pas pu être réanimé malgré l’intervention des pompiers et d’une équipe médicale du Samu, arrivée par hélicoptère.</p>
<p style="text-align: justify;">Un obstacle médico-légal (OML) a été ordonné afin de déterminer les circonstances du décès. Le transfert de la dépouille vers la morgue a d’abord suscité l’opposition de proches et d’habitants, donnant lieu à des échanges avec les gendarmes et le maire. Le corps de l’enfant a finalement pu être transféré.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/09/01/mtsamoudou-un-enfant-de-quatre-ans-meurt-noye-son-corps-transfere-a-la-morgue/">M&rsquo;tsamoudou : un enfant de quatre ans meurt noyé, son corps transféré à la morgue</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
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		<title>Rentrée 2026 : l’Institut des études en santé de Mayotte accueille une nouvelle promotion</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/09/01/rentree-2026-linstitut-des-etudes-en-sante-de-mayotte-accueille-une-nouvelle-promotion/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Shanyce MATHIAS ALI]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 01 Sep 2026 02:15:19 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Education]]></category>
		<category><![CDATA[Formation]]></category>
		<category><![CDATA[Santé]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[CHM]]></category>
		<category><![CDATA[Institut des Etudes de Santé]]></category>
		<category><![CDATA[rentrée 2026]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Ce lundi 31 août, plus de 200 étudiants et élèves ont fait leur rentrée à l’Institut des études en santé de Mayotte, où les effectifs en première année d’infirmier passent de 37 à 70 cette année pour répondre aux besoins de professionnels de santé sur le territoire.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/09/01/rentree-2026-linstitut-des-etudes-en-sante-de-mayotte-accueille-une-nouvelle-promotion/">Rentrée 2026 : l’Institut des études en santé de Mayotte accueille une nouvelle promotion</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Hygiène, ponctualité, secret médical et réussite. Ce sont les mots d&rsquo;ordres donnés aux 204 étudiants qui ont fait leur rentrée à l&rsquo;Institut des études de santé (IES) de Mayotte. « <em>C&rsquo;est des règles imposées par la profession et il faut les respecter pour persévérer dans le secteur de la santé</em> », rappelle, Aynoudine Salime, directeur des soins au CHM, devant les étudiants.</p>
<p style="text-align: justify;">Cette nouvelle année commence avec une augmentation importante des effectifs, ils sont désormais 70 à intégrer la première année en soins infirmiers contre 37 l&rsquo;année dernière. « <em>Avec l&rsquo;ARS et l&rsquo;Assemblée de Mayotte, on s&rsquo;est posé pour réfléchir au développement de l&rsquo;offre de la formation au niveau du besoin sur le territoire</em> », explique Samianti Kalame Soilihe, directrice des soins et coordinatrices.</p>
<p style="text-align: justify;">Il y&rsquo;a également, 37 étudiants en deuxième et troisième année pour les infirmiers. À cela s’ajoutent 17 étudiants puériculteurs ainsi que 13 étudiants infirmiers de bloc opératoire (IBODE).</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Une proximité à préserver </strong></h2>
<figure id="attachment_32935" aria-describedby="caption-attachment-32935" style="width: 222px" class="wp-caption alignleft"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-32935" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/07/pp-222x300.jpeg" alt="Mayotte, Samianti Kalame Soilihe, directrice des soins," width="222" height="300" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/07/pp-222x300.jpeg 222w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/07/pp-757x1024.jpeg 757w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/07/pp-768x1038.jpeg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/07/pp-150x203.jpeg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/07/pp-300x406.jpeg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/07/pp-696x941.jpeg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/07/pp-1068x1444.jpeg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/07/pp.jpeg 1136w" sizes="auto, (max-width: 222px) 100vw, 222px" /><figcaption id="caption-attachment-32935" class="wp-caption-text">Samianti Kalame Soilihe, directrice des soins et coordinatrices.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Avec une quinzaine de formateurs, pour les différentes filières, l&rsquo;Institut veut pouvoir suivre ses étudiants au plus près, notamment les petits nouveaux. « <em>Quand ils arrivent en première année, ils ne savent pas ce qui les attend »</em>, confie la directrice. La taille de l&rsquo;établissement permet justement de garder un contact direct et d&rsquo;éviter les abandons fréquents dans les plus grands instituts.</p>
<p class="isSelectedEnd" style="text-align: justify;">Cet accompagnement se poursuit aussi en dehors des cours. Des salles restent à disposition pendant la journée pour les étudiants qui souhaitent s’isoler et réviser, et un dispositif existe également le samedi matin pour ceux qui ont besoin de renforcer leur niveau.</p>
<p style="text-align: justify;">Mais cette accompagnement de près ne signifie pas pour autant que la formation sera moins exigeante. Au contraire, la direction souhaite maintenir ses critères malgré l&rsquo;augmentation des effectifs. L&rsquo;IES affiche un taux de réussite supérieur à 90%, avec 94% de réussite pour les étudiants diplômés en juillet dernier.</p>
<p style="text-align: justify;">« <em>L’objectif c’est 100 % de diplômés dans trois ans</em> », lance la directrice aux nouvelles recrues en première année.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong data-start="268" data-end="314">Des étudiants formés à Mayotte et ailleurs</strong></h2>
<p style="text-align: justify;">Cette rentrée dépasse les frontières de l’île, au total, c&rsquo;est 250 étudiants mahorais qui commencent cette année leur première année en soins infirmiers. En plus de ceux présents sur le territoire, 180 autres sont répartis dans plusieurs villes de l’Hexagone, comme Le Havre ou encore Nîmes.</p>
<figure id="attachment_57507" aria-describedby="caption-attachment-57507" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-57507" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/IMG_0168-300x225.jpg" alt="" width="300" height="225" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/IMG_0168-300x225.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/IMG_0168-1024x768.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/IMG_0168-768x576.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/IMG_0168-150x113.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/IMG_0168-696x522.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/IMG_0168-1068x801.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/IMG_0168-265x198.jpg 265w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/IMG_0168-500x375.jpg 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/IMG_0168-800x600.jpg 800w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/IMG_0168-1280x960.jpg 1280w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/IMG_0168-1320x990.jpg 1320w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/IMG_0168.jpg 1448w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-57507" class="wp-caption-text">Les 70 étudiants de première année en soins infirmiers. CR CHM.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Pour ceux qui restent sur l’île, pouvoir se former ici représente donc un choix important. C’est notamment le cas de Shamia Nelly, qui vient d’intégrer la classe d&rsquo;infirmière. La Mahoraise a grandi dans cet univers, avec des parents qui travaillent dans le domaine de la santé depuis plusieurs années. Pourtant, devenir infirmière n’a pas toujours été son projet : « <em>ma mère m&rsquo;a proposé plusieurs fois de m&rsquo;inscrire après le bac.</em> <em>Je disais non, au bout de cinq ans, c’est là que ça a commencé à m’attirer</em> », raconte l&rsquo;étudiante.</p>
<p class="isSelectedEnd" style="text-align: justify;">Aujourd’hui, elle se dit surtout impatiente de commencer cette nouvelle étape. Et le fait de pouvoir suivre sa formation à Mayotte est pour elle un vrai avantage. « <em>Ici j’ai le soutien de ma famille. Et je pense que ça sera plus simple après pour m&rsquo;insérer professionnellement  </em>».</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Le retour des auxiliaires de puériculture</strong></h2>
<p style="text-align: justify;">Autre nouveauté cette année : la formation d’auxiliaire de puériculture fait son retour, après plus de six ans d’interruption, avec une première promotion de 30 élèves. Là encore, cette réouverture répond à un besoin identifié sur le territoire, cette fois autour de la petite enfance. « <em>C’est une école qui existe depuis des années, mais qui a été mise en stand-by puisque le besoin ne se faisait pas sentir</em> », explique la directrice.</p>
<figure id="attachment_12904" aria-describedby="caption-attachment-12904" style="width: 225px" class="wp-caption alignleft"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-12904" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_6975-scaled-1-225x300.jpg" alt="" width="225" height="300" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_6975-scaled-1-225x300.jpg 225w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_6975-scaled-1-768x1024.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_6975-scaled-1-1152x1536.jpg 1152w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_6975-scaled-1-1536x2048.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_6975-scaled-1-150x200.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_6975-scaled-1-300x400.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_6975-scaled-1-696x928.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_6975-scaled-1-1068x1424.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_6975-scaled-1-1320x1760.jpg 1320w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_6975-scaled-1.jpg 1920w" sizes="auto, (max-width: 225px) 100vw, 225px" /><figcaption id="caption-attachment-12904" class="wp-caption-text">Il y&rsquo;a un grand besoin dans le secteur de la petite enfance.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Cette nouvelle promotion arrive aussi avec de bons résultats au concours d’entrée, avant de se lancer dans les mois de formation qui l’attendent. « <em>Il y a eu d&rsquo;excellentes notes, ça fait plaisir de mettre des visages sur les noms</em> », souligne Samianti Kalame Soilihe. Parmi les 30 élèves, un seul garçon, une particularité relevée au moment de les accueillir. « <em>On vous attend dans 11 mois tous diplômés, ça va passer vite !</em> ».</p>
<p class="isSelectedEnd" style="text-align: justify;">Cette hausse des capacités intervient alors que l’intérêt pour les métiers de la santé progresse également. L’IES avait enregistré environ 900 candidats sur Parcoursup l’an dernier, cette année ils étaient 1.400.</p>
<p class="isSelectedEnd" style="text-align: justify;">Et si les besoins sont aujourd’hui particulièrement importants dans certains secteurs, ils devraient continuer à évoluer. « <em>Le besoin il est là et il sera toujours là</em> », estime la directrice, qui rappelle que Mayotte est un territoire jeune, mais que la question du vieillissement de la population va progressivement devenir plus importante.</p>
<p style="text-align: justify;">Pour cette nouvelle année scolaire, l’établissement entend donc former davantage sans perdre sa proximité avec les étudiants, avec un cap fixé par Samianti Kalame Soilihe : « <em>L’IES Mayotte doit briller </em>».</p>
<p>Shanyce MATHIAS ALI.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/09/01/rentree-2026-linstitut-des-etudes-en-sante-de-mayotte-accueille-une-nouvelle-promotion/">Rentrée 2026 : l’Institut des études en santé de Mayotte accueille une nouvelle promotion</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
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		<item>
		<title>13 nouveaux professionnels en  puériculture pour répondre aux besoins du territoire</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/08/31/13-nouveaux-professionnels-en-puericulture-pour-repondre-aux-besoins-du-territoire/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Shanyce MATHIAS ALI]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 31 Aug 2026 02:30:46 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Education]]></category>
		<category><![CDATA[Formation]]></category>
		<category><![CDATA[Santé]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[CHM]]></category>
		<category><![CDATA[Diplôme]]></category>
		<category><![CDATA[IFSI]]></category>
		<category><![CDATA[Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[Puéricultrice]]></category>
		<category><![CDATA[santé]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lejournaldemayotte.yt/?p=57440</guid>

					<description><![CDATA[<p>Après une année de spécialisation, treize professionnels en  puériculture ont reçu leur diplôme vendredi 28 août au Centre hospitalier de Mayotte, alors que les besoins en professionnels spécialisés dans la santé de l’enfant restent importants sur le territoire.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/08/31/13-nouveaux-professionnels-en-puericulture-pour-repondre-aux-besoins-du-territoire/">13 nouveaux professionnels en  puériculture pour répondre aux besoins du territoire</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Du jasmin, des rires, la famille et quelques larmes. Ils étaient 16 au début du cursus, 13 ont obtenu leur diplôme, parmi eux le seul jeune homme de la promotion, absent lors de la cérémonie. Trois autres doivent être diplômées en décembre, indique Samianti Kalame Soilihe, directrice de l’Institut de formation en soins infirmiers (IFSI). Pour ces professionnels, il aura fallu trois ans pour devenir infirmier, puis une année supplémentaire pour la spécialisation en puériculture.</p>
<p class="isSelectedEnd" style="text-align: justify;">« <em>Ce n’est pas donné à tout le monde de pouvoir laisser ses enfants, ses parents, ses conjoints et partir cinq, dix semaines dans l’Hexagone</em> », souligne la directrice de l’IFSI, fière de ses nouveaux professionnels.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Des stages à Paris et La Réunion</strong></h2>
<p class="isSelectedEnd" style="text-align: justify;">Pour les préparer à leur métier, la formation s’appuie sur les compétences disponibles à Mayotte, mais aussi sur des expériences réalisées ailleurs. En effet, les stages ont été effectués dans des établissements parisiens, notamment à Robert-Debré ou Marie-Lannelongue, avec l&rsquo;intervention de pédiatres du CHU Nord de La Réunion et de l’Hexagone.</p>
<figure id="attachment_57449" aria-describedby="caption-attachment-57449" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-57449" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/IMG_0117-2-300x169.jpg" alt="" width="300" height="169" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/IMG_0117-2-300x169.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/IMG_0117-2-1024x576.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/IMG_0117-2-768x432.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/IMG_0117-2-1536x864.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/IMG_0117-2-2048x1152.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/IMG_0117-2-150x84.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/IMG_0117-2-696x392.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/IMG_0117-2-1068x601.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/IMG_0117-2-1920x1080.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/IMG_0117-2-500x281.jpg 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/IMG_0117-2-800x450.jpg 800w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/IMG_0117-2-1280x720.jpg 1280w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/IMG_0117-2-1320x743.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-57449" class="wp-caption-text">Fatima Selemani-Hamissi, diplômée infirmière puéricultrice.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Pour Pascale Bourhane, puéricultrice cadre de santé et formatrice, ces expériences permettent aux futures professionnelles de confronter leurs pratiques à d’autres organisations et de revenir sur l&rsquo;île avec de nouvelles expériences. Cette cérémonie l’a particulièrement touchée. «<em> Pour la première fois effectivement j’étais émue et j’ai pleuré</em> », reconnaît celle qui vient d&rsquo;accompagner sa quatrième classe.</p>
<p style="text-align: justify;">Au-delà de cette célébration, la formatrice pointe un autre enjeu : Former des puéricultrices à Mayotte est devenu nécessaire face aux besoins importants de prise en charge des enfants dans les établissements de santé.</p>
<p style="text-align: justify;">Au CHM comme dans d&rsquo;autres structures, la patientèle pédiatrique représente une part importante de l’activité. Selon Pascale Bourhane, elle atteint environ 65 % et peut monter jusqu’à 70 % aux urgences à certaines périodes, notamment pendant la saison des pluies et les épisodes de bronchiolite.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Un besoin de puéricultrices dans plusieurs secteurs</strong></h2>
<figure id="attachment_44513" aria-describedby="caption-attachment-44513" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-44513" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/Capture-decran-2026-01-09-a-14.31.03-300x268.png" alt="" width="300" height="268" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/Capture-decran-2026-01-09-a-14.31.03-300x268.png 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/Capture-decran-2026-01-09-a-14.31.03-768x687.png 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/Capture-decran-2026-01-09-a-14.31.03-150x134.png 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/Capture-decran-2026-01-09-a-14.31.03-696x623.png 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/Capture-decran-2026-01-09-a-14.31.03.png 892w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-44513" class="wp-caption-text">Jean-Michel Beaumarchais directeur CHM</figcaption></figure>
<p class="isSelectedEnd" style="text-align: justify;">Les nouvelles diplômées arrivent donc dans un secteur qui cherche à renforcer ses équipes. Le CHM réalise pratiquement 9.000 accouchements par an et les infirmières puéricultrices peuvent intervenir dans plusieurs secteurs : maternité, néonatologie, pédiatrie ou urgences. « <em>Il y aura toujours de toute façon pas suffisamment</em> » de puéricultrices, estime Jean-Michel Beaumarchais, directeur du CHM.</p>
<p class="isSelectedEnd" style="text-align: justify;">Elles ne sont toutefois pas toutes destinées à travailler au Centre hospitalier, l&rsquo;Institut forme pour l’ensemble du territoire. Cette année, l’une d’elles doit notamment rejoindre les services de PMI du Département. Pour Jean-Michel Beaumarchais, cette nouvelle promotion représente donc un renfort attendu, mais aussi une étape dans le développement des compétences locales.</p>
<p style="text-align: justify;">«<em> Le centre hospitalier de Mayotte aura besoin de vous, de vos compétences bien sûr, mais aussi de votre énergie, de vos idées, de vos regards nouveaux et de votre capacité à faire évoluer nos pratiques</em> », a-t-il déclaré lors de la cérémonie.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Un diplôme qui pourrait bientôt évoluer</strong></h2>
<figure id="attachment_57448" aria-describedby="caption-attachment-57448" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-57448" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/IMG_0127-2-300x225.jpg" alt="" width="300" height="225" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/IMG_0127-2-300x225.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/IMG_0127-2-1024x768.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/IMG_0127-2-768x576.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/IMG_0127-2-1536x1152.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/IMG_0127-2-2048x1536.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/IMG_0127-2-150x113.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/IMG_0127-2-696x522.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/IMG_0127-2-1068x801.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/IMG_0127-2-1920x1440.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/IMG_0127-2-265x198.jpg 265w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/IMG_0127-2-500x375.jpg 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/IMG_0127-2-800x600.jpg 800w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/IMG_0127-2-1280x960.jpg 1280w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/IMG_0127-2-1320x990.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-57448" class="wp-caption-text">Le corps professoral de l&rsquo;IFSI.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Pascale Bourhane, exerce le métier depuis 20 ans, elle a donc profité de cette cérémonie pour rappeler un autre objectif : celui de l’évolution de la formation elle-même. Elle estime que le référentiel du diplôme d’État de puéricultrice est aujourd’hui dépassé. « <em>Notre référentiel date de 1983. Il est très ancien</em> », affirme la formatrice.</p>
<p class="isSelectedEnd" style="text-align: justify;">La professionnelle de santé  milite pour une réingénierie du diplôme, comme cela a été fait pour les infirmières de bloc opératoire et les infirmières anesthésistes. Selon elle, les puéricultrices sont aujourd’hui les seules à ne pas avoir de niveau master parmi ces spécialisations.</p>
<p class="isSelectedEnd" style="text-align: justify;">Une évolution qui permettrait, selon elle, de passer à deux années de formation, avec davantage de temps pour préparer les futurs professionnels. Le CHM dit en avoir pris conscience, et prévoit une réingénierie du diplôme d’État vers un niveau master 2 à l’horizon 2027.</p>
<p style="text-align: justify;">En parallèle, l’Institut doit augmenter ses capacités d’accueil. À la rentrée, 35 infirmiers supplémentaires pourront être formés à Mayotte. L’année suivante, ce nombre doit passer à 120, selon les chiffres annoncés par Jean-Michel Beaumarchais. Cette augmentation doit notamment permettre de préparer les besoins liés au futur site de Combani.</p>
<h2 style="text-align: center;"><em><strong>« N’ayez pas peur de poursuivre vos projets »</strong></em></h2>
<p style="text-align: justify;">Pour la diplômée Fatima Selemani-Hamissi, cette journée représente l’aboutissement d’un projet. Elle savait depuis longtemps qu’elle voulait travailler auprès des enfants, et son  stage en néonatologie a confirmé ce choix, elle envisage désormais d’y poursuivre son parcours.</p>
<p style="text-align: justify;">La jeune femme n’aura d’ailleurs pas beaucoup de temps pour souffler après la fête puisqu’elle doit commencer dès lundi. « <em>Parfois c’était difficile, mais je me disais que c’était pour la bonne cause</em> ».</p>
<p style="text-align: justify;">Après avoir reçu son diplôme, elle pense déjà à la suite, mais aussi à celles qui pourraient hésiter à se lancer dans un projet professionnel. « <em>N’ayez pas peur de poursuivre vos projets, à Mayotte, les femmes sont des battantes</em> ».</p>
<p>Shanyce MATHIAS ALI.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/08/31/13-nouveaux-professionnels-en-puericulture-pour-repondre-aux-besoins-du-territoire/">13 nouveaux professionnels en  puériculture pour répondre aux besoins du territoire</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
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