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	<title>Archives des CHM - Le Journal De Mayotte</title>
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	<description>L&#039;information à Mayotte</description>
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	<title>Archives des CHM - Le Journal De Mayotte</title>
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	<item>
		<title>Au CHM, un service d’hémato-oncologie à 200 % d’activité</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/07/01/ici-le-plan-cancer-cest-la-theorie-au-chm-un-service-dhemato-oncologie-a-200-dactivite/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mathilde HANGARD]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 01 Jul 2026 02:30:25 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Santé]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le Centre hospitalier de Mayotte a inauguré un espace de bien-être destiné aux patients suivis en oncologie et en soins palliatifs. Porté par l’Association des Soignants Contre le Cancer, en lien avec plusieurs partenaires associatifs, il propose des soins de support comme la socio-esthétique, la musicothérapie, le yoga ou encore des ateliers créatifs.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/07/01/ici-le-plan-cancer-cest-la-theorie-au-chm-un-service-dhemato-oncologie-a-200-dactivite/">Au CHM, un service d’hémato-oncologie à 200 % d’activité</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Dans le service d’hémato-oncologie du Centre hospitalier de Mayotte, le temps semble rythmé par une tension discrète mais permanente. Le bâtiment, organisé en U autour d’une cour intérieure végétalisée, offre une architecture lisible, presque apaisante. La lumière y circule, les couloirs sont propres, les espaces entretenus sentent bon. À certains moments, le silence domine, seulement interrompu par les pas rapides des soignants ou le passage de certains proches de patients.</p>
<figure id="attachment_54678" aria-describedby="caption-attachment-54678" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2479-scaled.jpg"><img fetchpriority="high" decoding="async" class="size-medium wp-image-54678" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2479-300x200.jpg" alt="Mayotte, CHM, cancer, hémato-oncologie, " width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2479-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2479-1024x683.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2479-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2479-1536x1024.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2479-2048x1366.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2479-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2479-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2479-1068x712.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2479-1920x1280.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2479-500x333.jpg 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2479-800x533.jpg 800w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2479-1280x853.jpg 1280w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2479-1320x880.jpg 1320w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-54678" class="wp-caption-text">Le service d&rsquo;hémato-oncologie du Centre hospitalier de Mayotte, organisé autour d&rsquo;une cour intérieure végétalisée. Seul service spécialisé de l&rsquo;île, il fonctionne aujourd&rsquo;hui à près de 200 % de son activité. Mathilde Hangard / JDM.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Mais cette apparente tranquillité se fissure dès que l’on s’attarde : chambres occupées au-delà de leur capacité, fauteuils transformés en lits d’appoint, circulation constante des équipes. Le service d’hémato-oncologie du CHM est aujourd’hui le seul de l’île à prendre en charge les cancers du sang et des tissus hématopoïétiques, en lien avec les équipes dédiées aux soins palliatifs, dans un contexte de saturation extrême.</p>
<p style="text-align: justify;">À 200 % d’activité, selon les équipes, il fonctionne bien au-delà de ses moyens. C’est dans cet environnement que vient d’être inauguré un espace de bien-être, pensé comme un complément aux soins médicaux mais encore dépourvu de personnel dédié permanent. Une initiative qui met en lumière, autant qu’elle tente d’y répondre, les fragilités structurelles de la prise en charge du cancer à Mayotte.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Un espace de soins de support encore en construction </b></h2>
<p style="text-align: justify;">L’espace inauguré ce mardi 30 juin au CHM doit accueillir ses premiers patients dès le 2 juillet prochain. Il s’agit d’un dispositif de soins de support destiné aux personnes suivies en oncologie et en soins palliatifs, avec une offre progressive d’activités : socio-esthétique, trichologie, musicothérapie, yoga, massages bien-être ou encore ateliers créatifs.</p>
<p style="text-align: justify;">Porté par l’Association des Soignants Contre le Cancer (ASCA), en lien avec des associations partenaires, le projet repose sur une organisation hybride, mêlant interventions bénévoles et professionnels extérieurs. Dans un premier temps, trois à quatre activités mensuelles sont prévues, avant une phase d’évaluation destinée à ajuster l’offre.</p>
<p style="text-align: justify;">Sur le papier, il s’agit d’un premier espace structuré de ce type au CHM. Dans la pratique, il reste étroitement dépendant du fonctionnement du service hospitalier et ne constitue pas encore une unité autonome. Surtout, il ne dispose à ce stade d’aucun professionnel permanent dédié. <em>« Le souci c’est qu’on n’a pas de professionnel dédié dans cette unité de soins de confort »</em>, reconnaît une cadre du service, qui insiste sur la fragilité organisationnelle du dispositif.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Un service d’hémato-oncologie saturé à 200 %</b></h2>
<figure id="attachment_54679" aria-describedby="caption-attachment-54679" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2480-scaled.jpg"><img decoding="async" class="wp-image-54679 size-medium" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2480-300x200.jpg" alt="Mayotte, CHM, cancer, hémato-oncologie," width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2480-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2480-1024x683.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2480-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2480-1536x1024.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2480-2048x1365.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2480-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2480-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2480-1068x712.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2480-1920x1280.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2480-500x333.jpg 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2480-800x533.jpg 800w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2480-1280x853.jpg 1280w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2480-1320x880.jpg 1320w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-54679" class="wp-caption-text">Faute de places, certaines chambres du service accueillent jusqu&rsquo;à trois patients. Les soignants composent quotidiennement avec un service saturé. Mathilde Hangard / JDM.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">À quelques mètres d&rsquo;un espace extérieur d&rsquo;accueil, le service d’hémato-oncologie concentre l’essentiel des tensions hospitalières. Il constitue le cœur de la prise en charge des cancers du sang et les maladies touchant les tissus qui fabriquent les cellules sanguines à Mayotte, aux côtés des autres équipes hospitalières qui interviennent tout au long du parcours des patients, notamment les soins palliatifs.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>« C’est un service relativement petit par rapport à l’activité qu’on a (…) aujourd’hui on avoisine les 200 % d’activité »</em>, explique Sarah Madi, cadre du service de médecine ambulatoire, qui coordonne les activités paramédicales avec le chef de service, le Dr Kone Moumini.</p>
<p style="text-align: justify;">Le chiffre est répété comme un constat structurel. Le service compte seulement six chambres et cinq fauteuils. Dans les périodes de forte affluence, les patients sont installés à deux, parfois trois par chambre.</p>
<figure id="attachment_54682" aria-describedby="caption-attachment-54682" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2484-scaled.jpg"><img decoding="async" class="wp-image-54682 size-medium" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2484-300x200.jpg" alt="Mayotte, CHM, cancer, hémato-oncologie," width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2484-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2484-1024x683.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2484-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2484-1536x1024.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2484-2048x1365.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2484-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2484-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2484-1068x712.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2484-1920x1280.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2484-500x333.jpg 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2484-800x533.jpg 800w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2484-1280x853.jpg 1280w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2484-1320x880.jpg 1320w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-54682" class="wp-caption-text">Vers 12 h, une aide-soignante traverse le service avec un chariot chargé de repas, reflet du nombre de patients hospitalisés. Mathilde Hangard / JDM.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;"><em>« On fait avec ce qu’on a, avec les moyens du bord »</em>, poursuit-elle. <em>« Et quand on ne peut pas mettre de patients sur un fauteuil, on les met dans les chambres comme on peut ». </em>L’organisation repose sur une adaptation permanente, au gré des arrivées, des traitements et des urgences. Les patients, eux, suivent des parcours souvent longs, marqués par la répétition des hospitalisations et la lourdeur des chimiothérapies.</p>
<p style="text-align: justify;">Le service, d&rsquo;apparence calme, propre et fonctionnel, est visuellement nettement sous-dimensionné. <em>« On aimerait avoir beaucoup plus de chambres mais c’est pas possible »</em>, ajoute Sarah Madi.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Des soins de support face à la réalité des traitements lourds</b></h2>
<figure id="attachment_54681" aria-describedby="caption-attachment-54681" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2481-scaled.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-54681 size-medium" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2481-300x200.jpg" alt="Mayotte, CHM, cancer, hémato-oncologie," width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2481-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2481-1024x683.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2481-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2481-1536x1024.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2481-2048x1365.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2481-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2481-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2481-1068x712.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2481-1920x1280.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2481-500x333.jpg 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2481-800x533.jpg 800w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2481-1280x853.jpg 1280w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2481-1320x880.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-54681" class="wp-caption-text">Une étudiante infirmière en stage dans le service, où le rythme de travail est particulièrement soutenu. Mathilde Hangard / JDM</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Dans cet environnement saturé, les soins de support apparaissent comme un complément indispensable, au moins sur le plan humain. Ils visent à accompagner les patients confrontés à des traitements longs et éprouvants, notamment les chimiothérapies, dont les effets secondaires dépassent largement la seule dimension médicale.</p>
<p style="text-align: justify;">Les activités proposées dans le nouvel espace doivent permettre un accompagnement global : massage, socio-esthétique, travail sur l’image corporelle, soutien psychologique indirect. <em>« Pour se sentir un peu joli, pour savoir comment attacher sa perruque, mieux mettre un foulard… on les accompagne »</em>, explique Sarah Madi. <em>« C’est pas parce qu’on est malade que la vie s’arrête et qu’on est moins beau ». </em></p>
<p style="text-align: justify;">Derrière ces gestes, les soignants évoquent une réalité fréquente : la perte d’estime de soi chez les patients atteints de cancer, particulièrement dans un contexte où l’accès à certains soins de support reste limité ou irrégulier. Mais la mise en œuvre de ces activités repose encore largement sur des interventions ponctuelles d’associations et de bénévoles, sans continuité garantie.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Une chaîne de soins incomplète et fragmentée</b></h2>
<p style="text-align: justify;">Au-delà du service d’hémato-oncologie, les professionnels décrivent une prise en charge du cancer incomplète sur le territoire. Certains examens essentiels, comme le PET-scan (ndlr, examen de médecine nucléaire permettant l&rsquo;analyse de la quasi-totalité des organes), ne sont pas disponibles à Mayotte et nécessitent un transfert vers La Réunion.</p>
<p style="text-align: justify;">D’autres équipements de diagnostic, notamment en matière de dépistage, restent insuffisants ou inexistants. L’absence de mammographe au Centre hospitalier de Mayotte est régulièrement citée comme un frein majeur au diagnostic précoce.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Des délais qui aggravent la perte de chance</b></h2>
<figure id="attachment_5723" aria-describedby="caption-attachment-5723" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Civieres-avion-sanitaire-jpeg.webp"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-5723 size-medium" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Civieres-avion-sanitaire-jpeg-300x219.webp" alt="Evasan, évacuations sanitaires, Mayotte, La Réunion, CHU, CHM, Cimade" width="300" height="219" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Civieres-avion-sanitaire-jpeg-300x219.webp 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Civieres-avion-sanitaire-jpeg-768x560.webp 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Civieres-avion-sanitaire-jpeg-150x109.webp 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Civieres-avion-sanitaire-jpeg-696x507.webp 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Civieres-avion-sanitaire-jpeg.webp 800w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-5723" class="wp-caption-text">Faute de spécialistes et d’équipements spécifiques à Mayotte, de nombreux patients atteints d&rsquo;un cancer doivent être évacués vers des établissements de santé de La Réunion, allongeant les délais de prise en charge, parfois déjà jugés critiques par les équipes médicales.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">La question des délais d’évacuation sanitaire constitue un autre point de tension. Lorsque les soins ne peuvent être assurés sur place, les patients doivent être transférés vers d’autres établissements.</p>
<p style="text-align: justify;">Mais ces évacuations ne sont pas toujours immédiates.<em> « Certains patients doivent être « évasanés » aujourd’hui et le seront finalement dans deux semaines »</em>, confie une soignante.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>« Ça représente une énorme perte de chance pour eux ». </em>Ces délais, combinés aux diagnostics tardifs, contribuent à renforcer les inégalités de prise en charge, selon les équipes.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Quand le « Plan cancer » se heurte aux réalités mahoraises</strong></h2>
<p class="PDq2pG_selectionAnchorContainer" style="text-align: justify;" data-start="352" data-end="721">Pour le Dr Jaouali Zouheir, oncologue au Centre hospitalier de Mayotte et unique spécialiste de l&rsquo;île, les difficultés rencontrées ne relèvent pas seulement d&rsquo;un manque de lits ou de personnel. Elles traduisent, selon lui, un décalage plus profond entre les politiques nationales de lutte contre le cancer et les réalités sanitaires, sociales, économiques et culturelles de Mayotte.</p>
<figure id="attachment_54684" aria-describedby="caption-attachment-54684" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2489-scaled.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-54684" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2489-300x200.jpg" alt="Mayotte, CHM, cancer, hémato-oncologie," width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2489-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2489-1024x683.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2489-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2489-1536x1024.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2489-2048x1366.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2489-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2489-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2489-1068x712.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2489-1920x1280.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2489-500x333.jpg 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2489-800x533.jpg 800w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2489-1280x853.jpg 1280w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2489-1320x880.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-54684" class="wp-caption-text">Sur un fauteuil, un patient partage une chambre avec deux autres hommes dans le service, confronté à une saturation chronique de ses capacités d’accueil. Mathilde Hangard / JDM</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;" data-start="723" data-end="1108">Le premier « Plan cancer », lancé en 2003, a profondément transformé la prise en charge de l&rsquo;oncologie en France. Dépistage organisé, accès à des plateaux techniques spécialisés, parcours de soins coordonnés, prise en charge de la douleur, développement des soins de support : il repose sur une filière complète permettant au patient d&rsquo;être accompagné du diagnostic jusqu&rsquo;à l&rsquo;après-cancer. À Mayotte, d&rsquo;après l&rsquo;oncologue, cette architecture existe surtout sur le papier.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="1171" data-end="1472"><em>« Il y a un gap entre le Plan cancer adopté en 2003 (&#8230;) et Mayotte. On a un modèle mais on fonctionne à notre façon. Je m&rsquo;inspire tous les jours de ce modèle, qui est excellent, du moins, je fais ce que je peux, car le Plan cancer a vraiment été pensé pour les patients dans le bon sens. Mais ici, c&rsquo;est la théorie, ça n&rsquo;existe pas »</em>, tranche le médecin.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="1474" data-end="2099">Le constat n&rsquo;est pas celui d&rsquo;un rejet des recommandations nationales. Au contraire. Selon lui, elles doivent être adaptées à un territoire où les contraintes sont d&rsquo;une tout autre nature. Certains examens essentiels, comme le PET-scan, ne sont pas disponibles sur l&rsquo;île et imposent des transferts vers La Réunion. Le CHM ne dispose toujours pas de mammographe, alors que le dépistage précoce constitue l&rsquo;un des piliers de la lutte contre le cancer. Les équipes voient ainsi arriver de nombreuses patientes atteintes d&rsquo;un cancer du sein à un stade déjà très avancé, réduisant considérablement les possibilités thérapeutiques.</p>
<figure id="attachment_7275" aria-describedby="caption-attachment-7275" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/205861-selon-nouvelle-etude-norvegienne-mammographie.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-7275" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/205861-selon-nouvelle-etude-norvegienne-mammographie-300x200.jpg" alt="Mayotte, mammographie, dépistage, cancer du sein, panne," width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/205861-selon-nouvelle-etude-norvegienne-mammographie-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/205861-selon-nouvelle-etude-norvegienne-mammographie-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/205861-selon-nouvelle-etude-norvegienne-mammographie.jpg 600w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-7275" class="wp-caption-text">Le pôle médico-technique du Centre hospitalier de Mayotte ne dispose pas de mammographe, outil essentiel au dépistage, alors que le cancer du sein demeure la première cause de mortalité par cancer chez les femmes à Mayotte.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;" data-start="2101" data-end="2493">À ces difficultés s&rsquo;ajoute une réalité sociale singulière. <em>« 80 % de nos patients sont sans papiers. On a un contexte culturel très particulier. On est plus près de l&rsquo;Afrique que de l&rsquo;Europe, ce n&rsquo;est pas péjoratif, c&rsquo;est culturel. Chaque culture a ses codes, et il faut adapter les codes. Ce n&rsquo;est pas possible d&rsquo;avoir un plan vu par la métropole à appliquer ici à Mayotte »</em>, poursuit-il les mains dessinant de larges gestes pour tenter d&#8217;embrasser la complexité de la situation.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="2495" data-end="3056">L&rsquo;inauguration d&rsquo;un espace de bien-être illustre ainsi toute l&rsquo;ambivalence de la cancérologie mahoraise. Les soins de support répondent à un besoin réel : ils contribuent à soulager la douleur, à restaurer l&rsquo;estime de soi et à mieux accompagner des traitements particulièrement éprouvants. Mais ils ne masquent pas les difficultés plus fondamentales de la filière : des diagnostics encore trop tardifs, des examens indisponibles sur place, des évacuations sanitaires indispensables, parfois retardées, et un service d&rsquo;hémato-oncologie qui fonctionne à près de 200 % de ses capacités.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="3058" data-end="3412">Loin d&rsquo;être anecdotique, ce nouvel espace raconte finalement une autre histoire : celle de soignants mahorais qui cherchent à humaniser les parcours de soins alors même que les fondations de la prise en charge du cancer demeurent fragiles. Une médecine qui innove, s&rsquo;adapte et invente des solutions, sans jamais perdre de vue, ni pouvoir tout à fait combler, l&rsquo;urgence d&rsquo;un rattrapage structurel.</p>
<p style="text-align: justify;">Mathilde Hangard</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/07/01/ici-le-plan-cancer-cest-la-theorie-au-chm-un-service-dhemato-oncologie-a-200-dactivite/">Au CHM, un service d’hémato-oncologie à 200 % d’activité</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
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			</item>
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		<title>« J&#8217;avais l&#8217;impression d&#8217;être folle ! », l&#8217;endométriose sort de l&#8217;ombre à Mayotte</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/06/24/javais-limpression-detre-folle-lendometriose-sort-de-lombre-a-mayotte/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mathilde HANGARD]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 24 Jun 2026 02:15:12 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Santé]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[ASCA]]></category>
		<category><![CDATA[CHM]]></category>
		<category><![CDATA[Département-Région]]></category>
		<category><![CDATA[Endo Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[endométriose]]></category>
		<category><![CDATA[Gynécologie]]></category>
		<category><![CDATA[Mayotte]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lejournaldemayotte.yt/?p=54166</guid>

					<description><![CDATA[<p>Réunis à Mamoudzou, patientes, entourage de femmes atteintes de la maladie, associations et soignants ont partagé leurs expériences autour de l'endométriose. Une maladie qui touche une femme sur dix en France mais qui reste encore trop souvent diagnostiquée tardivement, notamment à Mayotte.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/06/24/javais-limpression-detre-folle-lendometriose-sort-de-lombre-a-mayotte/">« J&rsquo;avais l&rsquo;impression d&rsquo;être folle ! », l&rsquo;endométriose sort de l&rsquo;ombre à Mayotte</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Dans l&rsquo;hémicycle Younoussa Bamana du Département-Région de Mayotte, à Mamoudzou, les visages sont attentifs, réceptifs. Parfois graves. Parfois apaisés. Souvent émus. Ce mardi 23 juin, près de soixante personnes se sont réunies pour une journée entièrement consacrée à l&rsquo;endométriose. Parmi elles, des patientes, des personnes de leur entourage, quelques hommes intéressés ou concernés par la maladie, des gynécologues, venus de Mayotte et de La Réunion, mais aussi des élus et des représentants associatifs.</p>
<figure id="attachment_54188" aria-describedby="caption-attachment-54188" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_6777.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-54188" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_6777-300x225.jpg" alt="Mayotte, département-région, hémicycle, endométriose, CHM, ASCA, Endo Mayotte," width="300" height="225" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_6777-300x225.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_6777-1024x768.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_6777-768x576.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_6777-1536x1152.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_6777-2048x1536.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_6777-150x112.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_6777-696x522.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_6777-1068x801.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_6777-1920x1440.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_6777-265x198.jpg 265w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_6777-500x375.jpg 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_6777-800x600.jpg 800w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_6777-1280x960.jpg 1280w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_6777-1320x990.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-54188" class="wp-caption-text">Acteurs de la PMI, soignants, conseillers conjugaux, associations ainsi que des hommes concernés ou sensibilisés à la maladie ont pris part à une journée d’échanges consacrée à l’endométriose, encore largement sous-diagnostiquée. Mathilde Hangard / JDM.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Très vite, les témoignages prennent le dessus sur les chiffres. Dans la salle, plusieurs femmes racontent leur parcours, leurs douleurs et parfois leur sentiment d&rsquo;avoir longtemps souffert sans être entendues. <em>« Je suis là aujourd&rsquo;hui parce qu&rsquo;on m&rsquo;a diagnostiqué une endométriose sans vraiment m&rsquo;expliquer ce que c&rsquo;était »</em>, témoigne une participante d&rsquo;une quarantaine d&rsquo;années.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>« Je voulais juste vous dire bon courage à toutes et à tous car c&rsquo;est très difficile, pendant quatorze ans j&rsquo;ai multiplié les consultations, les PMA. Aujourd&rsquo;hui, Dieu merci, je suis mère d&rsquo;une fille, et je pense que je n&rsquo;aurai pas d&rsquo;autres enfants »</em>, confie-t-elle.</p>
<p style="text-align: justify;">Une autre femme, les larmes aux yeux, interpelle les soignants présents : <em>« Quand on va au CHM et qu&rsquo;on nous dit que ce n&rsquo;est pas urgent »</em>, elle marque un temps de pause, reprend son souffle et poursuit. <em>« Alors que l&rsquo;on souffre, est-ce qu&rsquo;il existe des dispositifs pour les femmes qui arrivent tardivement ou qui ont subi des maltraitances, c&rsquo;est ça que je me demande »</em>, interroge-t-elle. Face à elle, une gynécologue rappelle que des accompagnements psychologiques peuvent être proposés aux patientes qui en ressentent le besoin au Centre hospitalier de Mayotte.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b><em>« Quand j&rsquo;ai parlé de cette maladie, j&rsquo;avais l&rsquo;impression d&rsquo;être folle »</em> </b></h2>
<p style="text-align: justify;">Cette journée était aussi l&rsquo;aboutissement d&rsquo;années de sensibilisation menées par l&rsquo;association <em>Endo Mayotte</em>, créée en 2022.<em> « Quand j&rsquo;ai crié haut et fort que cette maladie existait à Mayotte, j&rsquo;avais l&rsquo;impression d&rsquo;être folle ! »</em>, raconte sa fondatrice, Abouchirou Mattoir. <em>« Aujourd&rsquo;hui, voir que cette maladie prend de l&rsquo;ampleur me rend heureuse. Votre présence ici n&rsquo;est pas anodine ». </em></p>
<p style="text-align: justify;">Depuis sa création, l&rsquo;association intervient dans les établissements scolaires, organise des actions de sensibilisation et accompagne les femmes dans leurs démarches administratives et psychologiques. À ses côtés, Ahamada, un bénévole de l&rsquo;association, souligne les difficultés persistantes. <em>« Des personnes ont dû quitter le territoire parce qu&rsquo;elles n&rsquo;ont pas trouvé de spécialiste. Il y a aussi beaucoup de personnes qui ne sont pas diagnostiquées. Ensemble, nous pouvons faire la différence »</em>, déclare-t-il.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Déconstruire les idées reçues</b></h2>
<figure id="attachment_54192" aria-describedby="caption-attachment-54192" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_6788.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-54192" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_6788-300x225.jpg" alt="Mayotte, département-région, hémicycle, endométriose, CHM, ASCA, Endo Mayotte," width="300" height="225" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_6788-300x225.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_6788-1024x768.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_6788-768x576.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_6788-1536x1152.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_6788-2048x1536.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_6788-150x112.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_6788-696x522.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_6788-1068x801.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_6788-1920x1440.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_6788-265x198.jpg 265w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_6788-500x375.jpg 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_6788-800x600.jpg 800w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_6788-1280x960.jpg 1280w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_6788-1320x990.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-54192" class="wp-caption-text">Lors d&rsquo;un exercice grandeur nature entre les intervenants et le public, les participants ont levé des cartons jaunes pour répondre « oui » à la question : l’endométriose est une maladie bénigne, inflammatoire et chronique. Mathilde Hangard / JDM.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Vers 10h du matin, pour mieux informer le public et dynamiser l&rsquo;hémicycle, l&rsquo;association ASCA (Association des Soignants contre le Cancer) du CHM lance un atelier interactif immédiat autour des nombreuses idées reçues qui entourent encore l&rsquo;endométriose.</p>
<p style="text-align: justify;">Des feuilles jaunes et roses sont disposées sur les sièges. Les participants doivent en lever une à chaque réponse d&rsquo;une question posée. Rose pour non, jaune pour oui. Une femme atteinte d&rsquo;endométriose développera-t-elle forcément un cancer ? Non. La feuille rose est levée unanimement. Une masse détectée chez une patiente est-elle forcément cancéreuse ? Non plus. <em>« Je félicite quand même les feuilles jaunes levées car si toute masse n&rsquo;est pas un cancer, toute masse nécessite quand même une consultation spécialisée »</em>, rappelle une gynécologue.</p>
<p style="text-align: justify;">Les professionnels insistent également sur le fait que l&rsquo;endométriose est une maladie bénigne, même si elle est chronique et inflammatoire. Autre idée reçue balayée lors des échanges : l&rsquo;ablation de l&rsquo;utérus ne permet pas nécessairement de guérir. <em>« Les ovaires restent présents et le cycle hormonal continue »</em>, explique encore la gynécologue. <em>« Le traitement principal consiste à bloquer ce cycle hormonal et non à retirer l&rsquo;utérus »</em>, ajoute-t-elle.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Une maladie fréquente mais encore largement sous-diagnostiquée</b></h2>
<figure id="attachment_54191" aria-describedby="caption-attachment-54191" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_6787.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-54191" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_6787-300x225.jpg" alt="Mayotte, département-région, hémicycle, endométriose, CHM, ASCA, Endo Mayotte," width="300" height="225" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_6787-300x225.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_6787-1024x768.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_6787-768x576.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_6787-1536x1152.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_6787-2048x1536.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_6787-150x112.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_6787-696x522.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_6787-1068x801.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_6787-1920x1440.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_6787-265x198.jpg 265w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_6787-500x375.jpg 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_6787-800x600.jpg 800w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_6787-1280x960.jpg 1280w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_6787-1320x990.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-54191" class="wp-caption-text">Dans la salle, une participante a témoigné avoir attendu quatorze ans avant de pouvoir donner naissance à sa fille, après un long parcours de consultations et de traitements liés à l’endométriose. Mathilde Hangard / JDM.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Selon le ministère de la Santé et l&rsquo;Assurance maladie, l&rsquo;endométriose touche entre 1,5 et 2,5 millions de femmes en âge de procréer en France, soit environ une femme sur dix. Et malgré ce chiffre particulièrement élevé, les femmes restent confrontées à une errance diagnostique importante, qui peut atteindre plusieurs années avant qu&rsquo;un diagnostic soit posé.</p>
<p style="text-align: justify;">Pour Zouhourya Mouayad Ben, quatrième Vice-présidente du Département-Région chargée des Sports, de la Culture et de la Jeunesse, ces chiffres ne reflètent probablement qu&rsquo;une partie de la réalité. <em>« Les chiffres d&rsquo;une femme sur dix, je suis sûre et certaine qu&rsquo;il y en a beaucoup d&rsquo;autres qui sont concernées, mais qui malheureusement ne souhaitent pas témoigner, veulent rester dans le silence ou ne sont pas prises en charge</em>« , affirme-t-elle.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="571" data-end="1228">Pour l&rsquo;élue, cette difficulté à parler de la maladie renvoie plus largement aux tabous qui entourent encore certains sujets liés à la santé féminine. <em>« Notre objectif, c&rsquo;est aussi de leur dire qu&rsquo;il faut en parler. Tout à l&rsquo;heure, j&rsquo;y ai pensé, je me suis dit qu&rsquo;il faut aussi en parler au même titre que les règles »</em>, explique-t-elle. Elle évoque notamment le regard porté sur les femmes confrontées à des fuites pendant les menstruations, un sujet qui demeure source de gêne et de jugement. Selon elle, l&rsquo;endométriose souffre du même silence. <em>« Il faut que les gens puissent en parler librement, sans se sentir jugés, et puissent surtout être accompagnés »</em>, conclut-elle.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Une filière de soins construite entre Mayotte et La Réunion</b></h2>
<figure id="attachment_52091" aria-describedby="caption-attachment-52091" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6512.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-52091 size-medium" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6512-300x225.jpg" alt="Mayotte, CHM, maman, enfant," width="300" height="225" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6512-300x225.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6512-1024x768.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6512-768x576.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6512-1536x1152.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6512-2048x1536.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6512-150x113.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6512-696x522.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6512-1068x801.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6512-1920x1440.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6512-265x198.jpg 265w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6512-500x375.jpg 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6512-800x600.jpg 800w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6512-1280x960.jpg 1280w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6512-1320x990.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-52091" class="wp-caption-text">Au Centre hospitalier de Mayotte, une filière de soins dédiée à la prise en charge de l’endométriose a été progressivement mise en place afin d’améliorer le diagnostic, le suivi et l’orientation des patientes vers des parcours spécialisés, en lien avec le CHU de La Réunion. Mathilde Hangard / JDM.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Au Centre hospitalier de Mayotte, une véritable filière de prise en charge a progressivement vu le jour. Le docteur Roger Serhal, chef du pôle gynécologie-obstétrique, explique avoir rapidement identifié un besoin important dès son arrivée sur le territoire.<em> « Dès mon arrivée à Mayotte, en 2020, j&rsquo;ai constaté une prévalence importante de patientes présentant une endométriose pelvienne. Il est rapidement devenu nécessaire de structurer une filière dédiée ». </em></p>
<p style="text-align: justify;">L&rsquo;objectif initial était de développer localement une prise en charge multidisciplinaire associant gynécologues, radiologues spécialisés et chirurgiens digestifs. Mais les contraintes hospitalières ont compliqué ce projet. <em>« Les difficultés d&rsquo;accès au bloc opératoire ont constitué un frein majeur. Nous avons donc orienté la filière vers un partenariat avec le CHU de La Réunion »</em>, explique-t-il.</p>
<p style="text-align: justify;">Aujourd&rsquo;hui, les patientes sont évaluées à Mayotte avant que leur dossier soit présenté lors de réunions de concertation pluridisciplinaires spécialisées organisées tous les deux mois à La Réunion. <em>« Cette organisation permet aux patientes mahoraises d&rsquo;accéder à une expertise spécialisée malgré les contraintes structurelles locales »</em>, souligne le médecin.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Des besoins importants mais encore peu de patientes suivies</b></h2>
<p style="text-align: justify;">Pour la docteure Hairou Mboreha Zafy, gynécologue-obstétricienne au CHM, un paradoxe demeure.<em> « Nous avons créé cette filière parce que nous avons identifié un besoin réel. Pourtant, les patientes arrivent souvent tardivement, soit lorsqu&rsquo;elles rencontrent des difficultés de fertilité, soit lorsque les douleurs deviennent insupportables ». </em></p>
<p style="text-align: justify;">La spécialiste constate que les consultations restent moins nombreuses qu&rsquo;espérées.<em> « L&rsquo;année dernière déjà, nous avions expliqué que cette filière existait. Pourtant, nous n&rsquo;avons toujours pas autant de patientes que prévu ».  </em>Les associations jouent désormais un rôle essentiel pour orienter les femmes vers les consultations spécialisées. <em>« Heureusement, Endo Mayotte agit beaucoup sur le terrain. Grâce à l&rsquo;association, nous recevons de plus en plus de demandes de rendez-vous ». </em></p>
<h2 style="text-align: center;"><b><em>« Ce sont des vies qui ne sont malheureusement pas roses »</em> </b></h2>
<p style="text-align: justify;">Tout au long de la journée, les témoignages se succèdent. Ils racontent les douleurs chroniques, les difficultés familiales, les conséquences sur la vie professionnelle, intime ou encore sur les projets de maternité. Pour Zouhourya Mouayad Ben, ce sont ces récits qui justifient l&rsquo;organisation de tels événements. <em>« Nous avons entendu aujourd&rsquo;hui des témoignages très touchants et cela montre que ce sont des vies qui ne sont malheureusement pas roses ». </em></p>
<p style="text-align: justify;">Avant d&rsquo;ajouter : <em>« Ces femmes, ces proches, ces agents, ont besoin d&rsquo;être accompagnées. Cette journée était aussi là pour leur dire qu&rsquo;ils ne sont pas seuls dans ce combat ». </em>En fin de matinée, le public est sorti de la salle pour une pause. Les échanges se sont prolongés encore dans l&rsquo;après-midi, comme pour ancrer ce qui a été dit dans une réalité désormais difficile à ignorer.</p>
<p>Mathilde Hangard</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/06/24/javais-limpression-detre-folle-lendometriose-sort-de-lombre-a-mayotte/">« J&rsquo;avais l&rsquo;impression d&rsquo;être folle ! », l&rsquo;endométriose sort de l&rsquo;ombre à Mayotte</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
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		<title>« Si on vient aux urgences, c’est parce qu’on souffre » : la réalité difficile des patients drépanocytaires</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/06/22/si-on-vient-aux-urgences-cest-parce-quon-souffre-la-realite-difficile-des-patients-drepanocytaires/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Shanyce MATHIAS ALI]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 22 Jun 2026 01:30:41 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Santé]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[CHM]]></category>
		<category><![CDATA[Drépanocytose]]></category>
		<category><![CDATA[Journée mondiale]]></category>
		<category><![CDATA[Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[santé]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lejournaldemayotte.yt/?p=53896</guid>

					<description><![CDATA[<p>À l’occasion de la Journée mondiale de lutte contre la drépanocytose, patients, familles et professionnels de santé se sont réunis ce vendredi 19 juin, pour parler d’une maladie encore méconnue et des difficultés rencontrées au quotidien.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/06/22/si-on-vient-aux-urgences-cest-parce-quon-souffre-la-realite-difficile-des-patients-drepanocytaires/">« Si on vient aux urgences, c’est parce qu’on souffre » : la réalité difficile des patients drépanocytaires</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Pour cette journée mondiale de la drépanocytose, organisée le 19 juin, le centre de référence de la maladie du globule rouge à Mayotte a choisi de mettre l’accent sur un aspect souvent moins visible : la vie avec la maladie en dehors des crises, les douleurs quotidiennes, le regard des autres et les difficultés d’accès aux soins.</p>
<p style="text-align: justify;">Pour Abdourahim Chamouine, pédiatre et coordinateur du centre de référence de la maladie du globule rouge à Mayotte, cette journée répond à un besoin de sensibilisation.</p>
<p style="text-align: justify;">« <em>On a l&rsquo;impression que le grand public, les milieux professionnels de soins, de santé, même l&rsquo;éducation nationale, ne connaissent pas la maladie, donc il faut redoubler d&rsquo;actions</em> », explique-t-il. Plusieurs initiatives ont été menées pendant la semaine avant cette rencontre qui était consacrée aux patients et aux familles.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Une maladie encore peu connue</strong></h2>
<p style="text-align: justify;">À Mayotte, la drépanocytose reste une maladie fréquente. Le centre de référence suit actuellement environ 500 personnes connues avec la maladie sur l’île. « <em>Il y a un bébé qui naît toutes les 630 naissances avec la maladie </em>», confie le spécialiste. Chaque année, des patients sont dépistés et pris en charge, mais le travail reste important pour améliorer l’accompagnement au quotidien.</p>
<figure id="attachment_53917" aria-describedby="caption-attachment-53917" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-53917" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_8525-300x225.jpg" alt="" width="300" height="225" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_8525-300x225.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_8525-1024x768.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_8525-768x576.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_8525-1536x1152.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_8525-2048x1536.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_8525-150x113.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_8525-696x522.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_8525-1068x801.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_8525-1920x1440.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_8525-265x198.jpg 265w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_8525-500x375.jpg 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_8525-800x600.jpg 800w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_8525-1280x960.jpg 1280w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_8525-1320x990.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-53917" class="wp-caption-text">Docteur Abdourahim Chamouine, pédiatre et coordinateur du centre de référence de la maladie du globule rouge.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">«<em> Ce sont des patients qui nécessitent beaucoup de soins et on doit à la fois les prendre en charge, tout en faisant notre activité quotidienne qui est énorme, et avec très peu de ressources</em> », confie le pédiatre.</p>
<p style="text-align: justify;">Pour lui, l’un des objectifs de cette journée est de montrer que la drépanocytose est une maladie chronique qui accompagne les patients dans leur vie de tous les jours. L’école, les soins, les activités quotidiennes ou encore les relations avec les professionnels peuvent être impactés.</p>
<p style="text-align: justify;">Un des grands défis reste donc, la connaissance de la maladie par les professionnels qui ne sont pas spécialistes. Le spécialiste explique que les patients peuvent parfois rencontrer des difficultés lorsqu’ils arrivent aux urgences, notamment parce que certains soignants ne connaissent pas suffisamment la drépanocytose ou ses particularités.</p>
<p style="text-align: justify;">« <em>Il faut que les personnes soient prises en charge rapidement avec des protocoles adaptés</em> <em>donc on essaye de faire de la sensibilisation auprès des urgences et des dispensaires</em> <em>pour que les malades soient reçus dans les meilleures conditions</em> », souligne-t-il.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Une réalité parfois difficile à faire entendre</strong></h2>
<p style="text-align: justify;">La douleur était aussi au centre des discussions. Une douleur parfois difficile à expliquer et à faire comprendre aux autres, comme l’explique Fairra Madi, atteinte de drépanocytose depuis l’âge de six mois. « <em>Des fois je le vis très bien, des fois je le vis très mal, surtout quand je fais des crises</em> », raconte-t-elle.</p>
<figure id="attachment_53920" aria-describedby="caption-attachment-53920" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-53920 size-medium" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_8520-2-300x169.jpg" alt="" width="300" height="169" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_8520-2-300x169.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_8520-2-1024x576.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_8520-2-768x432.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_8520-2-1536x864.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_8520-2-2048x1152.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_8520-2-150x84.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_8520-2-696x392.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_8520-2-1068x601.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_8520-2-1920x1080.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_8520-2-500x281.jpg 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_8520-2-800x450.jpg 800w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_8520-2-1280x720.jpg 1280w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_8520-2-1320x743.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-53920" class="wp-caption-text">Un sketch sur le vécu des patients aux urgences, notamment le temps d’attente et la prise en charge, a été présenté durant l’événement.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Pour la jeune femme, ces moments compliquent énormément l’organisation de sa vie au quotidien. « <em>Tu peux organiser des sorties en avance, te réveiller, et une heure après avoir des douleurs partout, ça se ressent dans les os vraiment partout</em>, donc <em>c&rsquo;est </em><i>difficile</i> ».</p>
<p style="text-align: justify;">Une douleur qui s&rsquo;ajoute également à l&rsquo;incompréhension et la frustration vécues quotidiennement, surtout lors des prises en charge. « <em>Des fois, aux urgences, ils nous disent :  tu t’exprimes bien, donc tu n’es pas malade. Mais je tiens à dire que si on vient aux urgences c&rsquo;est parce qu&rsquo;on souffre !</em> <em>Parfois, on se retrouve à éduquer les infirmiers sur notre maladie alors qu&rsquo;on est en pleine crise</em> ».</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Un accompagnement qui passe aussi par la parole</strong></h2>
<p style="text-align: justify;">La psychologue clinicienne Léa Estellat, qui accompagne les enfants au service de pédiatrie du centre hospitalier de Mayotte, rappelle que l’impact psychologique de la maladie est important. « <em>C’est une maladie qui touche le quotidien des patients et le mental, à l&rsquo;école parfois ça engendre de la phobie scolaire, c&rsquo;est une maladie aussi qui bouscule l&rsquo;identité</em>  ».</p>
<p class="isSelectedEnd" style="text-align: justify;">La pathologie concerne aussi les familles qui sont très impactées, surtout  les parents qui accompagnent leurs enfants depuis le diagnostic. « <em>Les mamans ont pu faire part de leur quotidien, elles portent le bébé, donc elles aussi, d&rsquo;un autre côté, ressentent la souffrance de leurs enfants</em> », confie-t-elle.</p>
<figure id="attachment_53918" aria-describedby="caption-attachment-53918" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-53918" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_8531-2-300x225.jpg" alt="" width="300" height="225" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_8531-2-300x225.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_8531-2-1024x768.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_8531-2-768x576.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_8531-2-1536x1152.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_8531-2-2048x1536.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_8531-2-150x113.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_8531-2-696x522.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_8531-2-1068x801.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_8531-2-1920x1440.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_8531-2-265x198.jpg 265w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_8531-2-500x375.jpg 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_8531-2-800x600.jpg 800w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_8531-2-1280x960.jpg 1280w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_8531-2-1320x990.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-53918" class="wp-caption-text">Léa Estellat, psychologue clinicienne.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Pour aider les patients, ainsi que leurs proches, la psychologue insiste sur l’importance de la parole et du lien. « <em>Tendre l’oreille</em> » aux enfants, les encourager à parler de ce qu’ils ressentent et créer des espaces d’échange peut les aider à mieux vivre avec la maladie.</p>
<p style="text-align: justify;">Certaines activités comme le yoga, des loisirs culturels ou manuels, ou encore des moments qui permettent de penser à autre chose ne guérissent pas la maladie, mais peuvent aider certains patients à mieux gérer leur quotidien.</p>
<p style="text-align: justify;">À travers cette journée, le message porté par les professionnels et les patients, est le même : mieux connaître la drépanocytose pour mieux accompagner ceux qui vivent la maladie. « <em>Même si on doit intervenir partout, on ne lâchera rien</em> », affirme Abdourahim Chamouine, qui espère voir évoluer les soins dans les prochaines années pour améliorer la vie des personnes concernées.</p>
<p>Shanyce MATHIAS ALI.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/06/22/si-on-vient-aux-urgences-cest-parce-quon-souffre-la-realite-difficile-des-patients-drepanocytaires/">« Si on vient aux urgences, c’est parce qu’on souffre » : la réalité difficile des patients drépanocytaires</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
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		<item>
		<title>Le CHM met à l’honneur ses agents les plus fidèles</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/06/19/le-chm-met-a-lhonneur-ses-agents-les-plus-fideles/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mathilde HANGARD]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 19 Jun 2026 01:30:50 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Santé]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[Agents]]></category>
		<category><![CDATA[Cérémonie]]></category>
		<category><![CDATA[CHM]]></category>
		<category><![CDATA[Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[Médailles]]></category>
		<category><![CDATA[Salariés]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lejournaldemayotte.yt/?p=53856</guid>

					<description><![CDATA[<p>Le Centre hospitalier de Mayotte (CHM) a remis jeudi 18 juin 2026 ses médailles du travail à plusieurs salariés pour saluer leur engagement et leurs années de service. Une cérémonie placée sous le signe de la reconnaissance et de la fidélité à l’établissement.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/06/19/le-chm-met-a-lhonneur-ses-agents-les-plus-fideles/">Le CHM met à l’honneur ses agents les plus fidèles</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Le CHM a organisé une cérémonie de remise de prix du travail, ce jeudi 18 juin, pour remercier l’engagement de ses salariés. Certains travaillent dans le secteur médical depuis plus de 30 ans. C’est le cas de Chaharani Bamana, soignant depuis le 1er février 1993.<em> « J’ai fait partie de la première promotion de soignants à Mayotte »</em>, exprime-t-il avec fierté. Ce 18 juin, Chaharani Bamana a été remercié par la direction du CHM pour ses 30 ans de service. Il arbore fièrement sa médaille d’or, accompagnée de celle en argent qu’il a reçue il y a 10 ans.</p>
<figure id="attachment_53860" aria-describedby="caption-attachment-53860" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/2T8A4339-scaled.jpeg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-53860" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/2T8A4339-300x200.jpeg" alt="Mayotte, CHM, remise, médailles, salariés, agents, " width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/2T8A4339-300x200.jpeg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/2T8A4339-1024x683.jpeg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/2T8A4339-768x512.jpeg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/2T8A4339-1536x1024.jpeg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/2T8A4339-2048x1365.jpeg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/2T8A4339-150x100.jpeg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/2T8A4339-696x464.jpeg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/2T8A4339-1068x712.jpeg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/2T8A4339-1920x1280.jpeg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/2T8A4339-500x333.jpeg 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/2T8A4339-800x533.jpeg 800w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/2T8A4339-1280x853.jpeg 1280w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/2T8A4339-1320x880.jpeg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-53860" class="wp-caption-text">Une agent du CHM recevant une médaille. Léo Vignal / JDM.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Autour de lui, des colliers de fleurs à foison, signe de jour de fête. Après le discours de Jean-Michel Beaumarchais, directeur général du CHM, les employés ont défilé sur scène pour recevoir leur prix. Les colliers sentent bon et tout le monde est heureux. Après la cérémonie officielle, au milieu des enceintes et de la musique, Hadia Mahoudou n’hésite pas à faire partager sa joie : <em>« C’est la première fois que je reçois ce prix et c’est très agréable de sentir que notre travail est valorisé et promu ». </em></p>
<p style="text-align: justify;">Cette auxiliaire de puériculture travaille au CHM de Kahani. <em>« Quand je suis arrivée en 2005, des femmes étaient obligées d’accoucher par terre par manque de place. Aujourd’hui, c’est encore le cas car la population grandit de plus en plus. J’espère que l’hôpital de Combani va se faire. En tout cas, je sais que la direction essaye de faire de son maximum ». </em>Hadia Mahoudou se dit en désaccord avec les personnes qui estimeraient ne pas être soutenues par la direction du CHM. <em>« Quand ils organisent des événements comme ça, ça nous donne du courage ». </em></p>
<p>Léo Vignal</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/06/19/le-chm-met-a-lhonneur-ses-agents-les-plus-fideles/">Le CHM met à l’honneur ses agents les plus fidèles</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
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		<title>Deux évacuations sanitaires vitales de patients hospitalisés en réanimation annulées en raison de la grève</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/06/17/deux-evacuations-sanitaires-vitales-de-patients-hospitalises-en-reanimation-annulees-en-raison-de-la-greve/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mathilde HANGARD]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 17 Jun 2026 09:40:38 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Santé]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[Aéroport Marcel-Henry]]></category>
		<category><![CDATA[ARS]]></category>
		<category><![CDATA[CHM]]></category>
		<category><![CDATA[Edeis]]></category>
		<category><![CDATA[Évacuation sanitaire]]></category>
		<category><![CDATA[evasan]]></category>
		<category><![CDATA[Grève à l'aéroport]]></category>
		<category><![CDATA[Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[Réanimation]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lejournaldemayotte.yt/?p=53644</guid>

					<description><![CDATA[<p>Les transferts de deux patients en urgence vitale de Mayotte vers La Réunion ont été annulés à la dernière minute mercredi 17 juin 2026 en raison de la grève à l’aéroport Marcel-Henry de Pamandzi. L’appareil médicalisé, prêt à décoller depuis La Réunion, n’a pas été autorisé à intervenir, les conditions d’atterrissage n’étant pas jugées suffisamment sécurisées.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/06/17/deux-evacuations-sanitaires-vitales-de-patients-hospitalises-en-reanimation-annulees-en-raison-de-la-greve/">Deux évacuations sanitaires vitales de patients hospitalisés en réanimation annulées en raison de la grève</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;" data-start="139" data-end="665">La grève en cours à l’aéroport Marcel-Henry, dans le cadre du cinquième jour de mobilisation de l’intersyndicale, a conduit ce mercredi 17 juin à l’annulation de deux évacuations sanitaires concernant des patients en situation d’urgence vitale. Hospitalisés en réanimation au Centre hospitalier de Mayotte (CHM), ils devaient être transférés vers le Centre hospitalier universitaire Sud de Saint-Pierre, à La Réunion. L’opération a été interrompue alors que l’avion médicalisé et les équipes soignantes étaient déjà mobilisés.</p>
<h2 style="text-align: center;" data-section-id="15pqyi7" data-start="667" data-end="702"><strong>Deux patients en urgence vitale</strong></h2>
<p style="text-align: justify;" data-start="704" data-end="904">L’appareil affrété depuis La Réunion était prêt à décoller. Selon une source médicale, l’équipe chargée de la prise en charge des patients se trouvait déjà à bord lorsque la mission a été stoppée net. <em>« L’équipe qui devait prendre en charge ces patients était dans l’avion, portes fermées, moteurs allumés. Le pilote avait toutes les conditions de sécurité garanties pour décoller et, en un quart d’heure, tout cela a été annulé »</em>, confie un professionnel de santé, décrivant une situation vécue comme particulièrement éprouvante.</p>
<h2 style="text-align: center;" data-section-id="lzscbi" data-start="1237" data-end="1279"><em><strong>« Cela constitue une perte de chance »</strong></em></h2>
<p style="text-align: justify;" data-start="1281" data-end="1585">Pour les soignants, le report immédiat du transfert n’est pas sans conséquence.<em> « Cela constitue une perte de chance »</em>, estime la source médicale, qui évoque un risque de dégradation de l’état des patients. <em>« Ce décalage de 24 heures implique un risque de dégradation, ça c’est certain »</em>, insiste-t-elle. Les deux patients restent pour l’heure pris en charge en réanimation au CHM. <em>« On les garde pour l’instant en réanimation au CHM, ils seront traités du mieux que l’on peut mais ils seraient mieux en réanimation au CHU de Saint-Pierre qu’à Mayotte »</em>, ajoute le soignant.</p>
<h2 style="text-align: center;" data-section-id="38x2kx" data-start="1858" data-end="1914"><strong>Le transfert repoussé à demain </strong></h2>
<p style="text-align: justify;" data-start="1916" data-end="2340">Sur le plan organisationnel, le Centre hospitalier de Mayotte s’est rapidement mobilisé en se rapprochant de l’ARS Mayotte et de la Préfecture du département, pour tenter de trouver une solution. Une intervention conjointe aurait été engagée dans l’urgence afin de rétablir les conditions minimales de sécurité aéroportuaire, nous explique la direction du CHM, sans parvenir toutefois à débloquer la situation dans les délais requis, en raison des contraintes logistiques et médicales liées à ce type d’évacuation.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="1916" data-end="2340">Les équipes estiment que les réponses sont intervenues trop tardivement pour permettre la réalisation de la mission. <em>« Une évacuation sanitaire, ce n’est pas seulement faire décoller ou atterrir un avion »</em>, rappelle la source. <em>« Cela implique des médecins, des infirmiers, des aides-soignants, des ambulanciers, des pilotes… Le timing est hyper serré et les patients sont instables. On ne peut pas décréter trois heures après qu’on repart à zéro sur une évacuation sanitaire ». </em></p>
<p style="text-align: justify;" data-start="2822" data-end="3102">Une reprogrammation des transferts est désormais envisagée pour demain, jeudi 18 juin 2026.<em> « On l’espère mais on n’a aucune garantie »</em>, précise le soignant. <em>« Compte tenu des délais contraints, la mission a été reportée à demain par sécurité »</em>, confirme encore la direction du CHM qui a répondu à nos sollicitations.</p>
<p data-start="2822" data-end="3102">Mathilde Hangard</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/06/17/deux-evacuations-sanitaires-vitales-de-patients-hospitalises-en-reanimation-annulees-en-raison-de-la-greve/">Deux évacuations sanitaires vitales de patients hospitalisés en réanimation annulées en raison de la grève</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
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		<title>« C’est un bébé service » : à Dzoumogné, une médecine de proximité victime de son succès</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/06/16/cest-un-bebe-service-a-dzoumogne-une-medecine-de-proximite-victime-de-son-succes/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mathilde HANGARD]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 16 Jun 2026 02:00:55 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Santé]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[ARS]]></category>
		<category><![CDATA[Chirurgie]]></category>
		<category><![CDATA[CHM]]></category>
		<category><![CDATA[CMR de Dzoumogné]]></category>
		<category><![CDATA[Communauté d’agglomération du Grand Nord de Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[Dzoumogné]]></category>
		<category><![CDATA[Mairie de Bandraboua]]></category>
		<category><![CDATA[maternité]]></category>
		<category><![CDATA[Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[Médecine]]></category>
		<category><![CDATA[Offre de soins]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Ouvert depuis environ trois mois et doté de vingt lits d’hospitalisation, le service de médecine délocalisé de Dzoumogné a été inauguré ce lundi 15 juin 2026.  Pensé pour rapprocher l’offre de soins du nord de Mayotte, il s’impose déjà comme un point de saturation autant qu’un outil de désengorgement de l'hôpital de Mamoudzou.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/06/16/cest-un-bebe-service-a-dzoumogne-une-medecine-de-proximite-victime-de-son-succes/">« C’est un bébé service » : à Dzoumogné, une médecine de proximité victime de son succès</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;" data-start="120" data-end="898">Dans le nord de Mayotte, le Centre médical de référence de Dzoumogné a officiellement inauguré ce lundi 15 juin 2026 son service de médecine délocalisé, ouvert depuis environ trois mois. Autour du directeur du Centre hospitalier de Mayotte (CHM), du directeur de l’Agence régionale de santé (ARS) Mayotte, du directeur de l’offre de soins de l’ARS, de la présidente de la Communauté de communes du Nord de Mayotte et du maire de Bandraboua, les discours ont salué une nouvelle étape dans le développement de l’offre de soins de proximité sur l’île.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="120" data-end="898">Doté de vingt lits d’hospitalisation pour adultes, le dispositif est présenté par les autorités sanitaires comme un outil destiné à rapprocher les services hospitaliers des habitants du nord et à soulager les structures de Mamoudzou. Derrière les prises de parole officielles, les soignants décrivent une réalité légèrement plus nuancée. Enthousiastes à l’idée de travailler plus près de leur lieu de vie, ils soulignent aussi les difficultés d’un service encore jeune, confronté à des problèmes de matériel, d’approvisionnement en médicaments et à une activité qui dépasse déjà les projections initiales. Pensée pour accueillir des patients de médecine, l’unité reçoit désormais des prises en charge de plus en plus complexes, au point d’apparaître, pour certains membres du personnel, comme victime de son propre succès.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Un site transformé après la fermeture de la maternité</b></h2>
<figure id="attachment_53520" aria-describedby="caption-attachment-53520" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2314-scaled.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-53520" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2314-300x200.jpg" alt="Mayotte, CHM, CMR, Dzoumogné," width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2314-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2314-1024x683.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2314-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2314-1536x1024.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2314-2048x1365.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2314-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2314-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2314-1068x712.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2314-1920x1280.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2314-500x333.jpg 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2314-800x533.jpg 800w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2314-1280x853.jpg 1280w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2314-1320x880.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-53520" class="wp-caption-text">Désormais, les aides-soignantes réalisent la toilette de patients âgés, à la place des bébés dont s’occupait autrefois le service.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Un peu avant l’inauguration, le site s’anime à l’extérieur tandis qu’à l’intérieur, l’ambiance reste calme. Les transmissions entre équipes de nuit et de jour rythment le début de matinée dans les couloirs repeints en bleu. Le bâtiment a changé de fonction. Une infirmière rappelle : <em>« Avant c’était la maternité. Ici c’est la médecine et derrière, la permanence de soins. Les actions de santé ont des locaux également ». </em>La maternité de Dzoumogné, fermée au mois de juillet 2023 comme celle de Mramadoudou, faute de sages-femmes, a laissé place à cette nouvelle organisation hospitalière.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Une ouverture récente et un quotidien déjà bien rempli</b></h2>
<p style="text-align: justify;">Le service de médecine délocalisé, ouvert depuis environ trois mois et doté de vingt lits, accueille une activité diversifiée : patients post-chirurgie, pathologies chroniques comme le diabète, mais aussi des cas lourds. Une diététicienne originaire de Bandraboua témoigne :<br />
<em>« Ça se passe bien. Ça change la vie de travailler à Dzoumogné, par rapport à Mamoudzou ».</em></p>
<p style="text-align: justify;">Le personnel a été renforcé depuis l’ouverture. « Avant il y avait trois infirmières, là il y a huit infirmières », indique une soignante. Pour plusieurs agents, le changement est aussi logistique : <em>« Je travaillais à Mamoudzou avant, il fallait que je me lève à trois heures du matin pour aller travailler, là je peux me lever à six heures, j&rsquo;ai mes heures de sommeil normales, tout va bien, je suis en pleine forme, ça change la vie ». </em></p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Une montée en charge rapide d&rsquo;un service encore jeune </b></h2>
<figure id="attachment_53527" aria-describedby="caption-attachment-53527" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2305-scaled.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-53527 size-medium" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2305-300x200.jpg" alt="Mayotte, CHM, CMR, Dzoumogné," width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2305-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2305-1024x683.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2305-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2305-1536x1024.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2305-2048x1365.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2305-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2305-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2305-1068x712.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2305-1920x1280.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2305-500x333.jpg 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2305-800x533.jpg 800w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2305-1280x853.jpg 1280w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2305-1320x880.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-53527" class="wp-caption-text">Dans le service, les soignants doivent composer avec des stocks de matériel et de médicaments encore limités. Mathilde Hangard / JDM.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Dans les couloirs, le service a pris ses marques, mais reste en structuration. Une infirmière résume : <em>« C’est un bébé service ». </em>Elle ajoute : <em>« C’est en bonne évolution mais tout n&rsquo;est pas encore là »,</em> à propos du matériel disponible. En peu de temps, les limites logistiques apparaissent. Les équipes évoquent une dépendance forte à Mamoudzou pour les médicaments : <em>« On n’a pas de pharmacie, on est obligés de commander les traitements et on dépend énormément de l’hôpital de Mamoudzou énormément ». </em></p>
<p style="text-align: justify;">Le manque d’infrastructures et les difficultés informatiques complique aussi l’organisation :<br />
<em>« On n’a pas de réseau. On peut se retrouver avec les quatre ordinateurs qui ne fonctionnent pas, donc on doit courir d’un service à l’autre la plupart du temps pour essayer de capter ». </em></p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Un service débordé par des prises en charge non prévues</b></h2>
<figure id="attachment_53533" aria-describedby="caption-attachment-53533" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2323-1-scaled.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-53533" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2323-1-300x200.jpg" alt="Mayotte, CHM, CMR, Dzoumogné," width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2323-1-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2323-1-1024x683.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2323-1-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2323-1-1536x1024.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2323-1-2048x1365.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2323-1-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2323-1-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2323-1-1068x712.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2323-1-1920x1280.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2323-1-500x333.jpg 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2323-1-800x533.jpg 800w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2323-1-1280x853.jpg 1280w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2323-1-1320x880.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-53533" class="wp-caption-text">Dans le reste du centre médical de Dzoumogné, l’activité est intense, notamment autour des consultations, de la pharmacie et des soins infirmiers. Mathilde Hangard / JDM.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Initialement conçu pour accueillir des patients de médecine transférés depuis le CHM, le service reçoit aujourd’hui un spectre beaucoup plus large de pathologies. <em>« On accueille des patients de plus en plus lourd (…) On nous a dit que ce serait que des patients de médecine mais pas du tout on reçoit des gens avec des fins de vie, des gens qui ont des cancers compliqués »</em>, explique une infirmière.</p>
<p style="text-align: justify;">Elle poursuit : <em>« Au début c’était que des gens qui venaient de médecine mais là ça déborde de tous les services de médecine de chirurgie qui nécessitent des soins complexes ».  </em>Dans ce contexte, les équipes doivent composer avec les moyens disponibles : <em>« On demande à avoir des dépannages de traitements à nos collègues mais on ne peut pas dévaliser le stock des urgences non plus ». </em></p>
<p style="text-align: justify;">Le changement de patientèle modifie aussi les pratiques quotidiennes, notamment pour les aides-soignants. Une infirmière d&rsquo;une vingtaine d&rsquo;années explique :<em> « C’est dur pour les aides-soignantes aussi car avant elles étaient avec des bébés et là avec les patients grabataires elles peuvent avoir du mal, pour la toilette c’est pas la même chose un bébé qu’une personne âgée ». </em></p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Une stratégie territoriale portée par les institutions</b></h2>
<figure id="attachment_53526" aria-describedby="caption-attachment-53526" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2307-scaled.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-53526 size-medium" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2307-300x200.jpg" alt="Mayotte, CHM, CMR, Dzoumogné," width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2307-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2307-1024x683.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2307-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2307-1536x1024.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2307-2048x1365.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2307-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2307-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2307-1068x712.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2307-1920x1280.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2307-500x333.jpg 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2307-800x533.jpg 800w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2307-1280x853.jpg 1280w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2307-1320x880.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-53526" class="wp-caption-text">De face, le directeur de l&rsquo;ARS Mayotte, Étienne Billot, présent de bonne heure pour l&rsquo;inauguration du service, avec le directeur de l&rsquo;offre de soins de l&rsquo;agence, Patrick Boutié, lundi 15 juin 2026. Mathilde Hangard / JDM.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Pour l’Agence régionale de santé, le projet s’inscrit dans une logique de rééquilibrage de l’offre de soins. Le directeur de l’ARS Mayotte, Étienne Billot, indique : <em>« L’idée de ce service est de pouvoir l’offre de médecine en rapprochant les services d’hospitalisation de la population, et pas simplement de consultation en proximité pour prendre en charge les patients plus près de chez eux et baisser la surcharge hospitalière de Mamoudzou ».</em></p>
<p style="text-align: justify;">Il évoque également un projet plus large :<em> « Cela fait partie d’un projet structurant qui s’inscrit dans la continuité de la restructuration de l’offre de soins, comme le projet du deuxième hôpital de Combani ». </em></p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Le CHM revendique une montée en puissance progressive</b></h2>
<figure id="attachment_53525" aria-describedby="caption-attachment-53525" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2306-scaled.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-53525 size-medium" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2306-300x200.jpg" alt="Mayotte, CHM, CMR, Dzoumogné," width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2306-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2306-1024x683.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2306-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2306-1536x1024.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2306-2048x1365.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2306-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2306-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2306-1068x712.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2306-1920x1280.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2306-500x333.jpg 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2306-800x533.jpg 800w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2306-1280x853.jpg 1280w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2306-1320x880.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-53525" class="wp-caption-text">Le directeur du CHM, Jean-Michel Beaumarchais, défend une stratégie consistant à « aller vers la population » en développant des structures de soins au plus près des habitants. Mathilde Hangard / JDM.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Du côté du Centre hospitalier de Mayotte, la transformation du site s’inscrit dans une logique de reconstruction. Le directeur du CHM, Jean-Michel Beaumarchais, rappelle : <em>« À mon arrivée, j’avais été frappé par cette situation choquante, d’un service déserté à Dzoumogné, qui possédait pourtant du matériel et des équipements ».</em></p>
<p style="text-align: justify;">Il détaille la montée en charge : <em>« On a commencé par dix lits puis dix lits supplémentaires, cela a été fait la semaine dernière ». </em>Et affirme une logique de proximité : <em>« On travaille main dans la main pour aller vers la population ». </em></p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Une sécurité discrète après des tensions locales</b></h2>
<figure id="attachment_53518" aria-describedby="caption-attachment-53518" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2330.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-53518 size-medium" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2330-300x200.jpg" alt="Mayotte, CMR, Dzoumogné," width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2330-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2330-1024x682.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2330-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2330-1536x1024.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2330-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2330-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2330-1068x712.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2330-1920x1280.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2330-500x333.jpg 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2330-800x533.jpg 800w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2330-1280x853.jpg 1280w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2330-1320x880.jpg 1320w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2330.jpg 2000w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-53518" class="wp-caption-text">Au sol, des éclats de verre rappellent les incidents de caillassage survenus devant le centre médical de Dzoumogné, la veille de l&rsquo;inauguration du service, le 14 juin 2026. Mathilde Hangard / JDM.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">L’inauguration intervient après des caillassages survenus la veille du site, le 14 juin 2026. Sur place, une aide-soignante relativise :<em> « Le matin quand on arrive ils sont déjà là mais après ça va il y a des gens pour la sécurité, pour l’instant ça va ». </em>Une dizaine d’agents assurent la surveillance via l’association Dzoumogné Head Up. L’un d’eux précise : <em>« Parfois il y a des violences mais ils ont peur de nous car on les connaît, donc ça va ».  </em></p>
<p style="text-align: justify;">Avec ses vingt lits et une activité qui ne cesse de croître, le service de médecine de Dzoumogné semble avoir trouvé sa place dans le paysage sanitaire mahorais. Conçu pour rapprocher l&rsquo;hôpital des habitants du nord de l&rsquo;île, il attire déjà au-delà de son périmètre initial. Une montée en puissance qui témoigne des besoins du territoire mais qui pose désormais une autre question : celle des moyens nécessaires pour accompagner durablement son développement. Car derrière les discours inauguraux, l&rsquo;enjeu n&rsquo;est plus seulement d&rsquo;ouvrir des lits, mais de donner à cette structure les moyens de répondre à un succès qui dépasse ses ambitions de départ.</p>
<p style="text-align: justify;">Mathilde Hangard</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/06/16/cest-un-bebe-service-a-dzoumogne-une-medecine-de-proximite-victime-de-son-succes/">« C’est un bébé service » : à Dzoumogné, une médecine de proximité victime de son succès</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Le directeur de l’ARS dans le bain des urgences : « la santé ne se limite pas aux soignants »</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/06/15/le-directeur-de-lars-mayotte-dans-le-bain-des-urgences-la-sante-ne-se-limite-pas-aux-soignants/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mathilde HANGARD]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 15 Jun 2026 02:15:29 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Santé]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[ARS Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[Chikungunyha]]></category>
		<category><![CDATA[CHM]]></category>
		<category><![CDATA[Directeur de l'ARS Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[Ebola]]></category>
		<category><![CDATA[Étienne Billot]]></category>
		<category><![CDATA[Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[Paludisme]]></category>
		<category><![CDATA[Prévention]]></category>
		<category><![CDATA[Système de santé]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lejournaldemayotte.yt/?p=53394</guid>

					<description><![CDATA[<p>Paludisme en recrudescence, chikungunya en reflux fragile, menace Ebola sous surveillance et crise de l’eau persistante : à Mayotte, le directeur général de l’ARS, Étienne Billot, fait face à une succession d’urgences sanitaires.  Dans une interview exclusive accordée à notre rédaction, il défend une approche globale de la santé, qui dépasse largement le seul champ hospitalier.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/06/15/le-directeur-de-lars-mayotte-dans-le-bain-des-urgences-la-sante-ne-se-limite-pas-aux-soignants/">Le directeur de l’ARS dans le bain des urgences : « la santé ne se limite pas aux soignants »</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;" data-start="248" data-end="636">Il dit être arrivé sans illusion sur l’ampleur de la charge, mais avec une attention immédiate portée à celles et ceux qui font tenir, au quotidien, le système de santé mahorais. Depuis sa prise de fonctions le 9 mars 2026 à la tête de l’Agence régionale de santé (ARS) de Mayotte, Étienne Billot s’inscrit dans un environnement où l’urgence n’est plus l’exception mais un état permanent.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="638" data-end="1135" data-is-last-node="" data-is-only-node="">Dans une interview exclusive accordée à notre rédaction, il revient d’abord sur ce qu’il dit avoir découvert en arrivant : la solidité discrète d’équipes engagées, souvent en première ligne. Loin des postures et des effets de costume, il revendique une approche sans mise en scène, attentive, presque simple dans sa manière d’aborder un territoire saturé de crises. Une façon d’être qui dit déjà quelque chose de lui : un directeur davantage dans l’écoute et le terrain que dans la représentation.</p>
<p style="text-align: justify;"><b>JDM – Vous prenez vos fonctions dans un territoire où les urgences sanitaires s’enchaînent. Quel est votre premier regard sur le système de santé à Mayotte ?</b></p>
<figure id="attachment_15913" aria-describedby="caption-attachment-15913" style="width: 225px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_4204-scaled-1.webp"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-15913" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_4204-scaled-1-225x300.webp" alt="Mayotte, paludisme," width="225" height="300" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_4204-scaled-1-225x300.webp 225w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_4204-scaled-1-768x1024.webp 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_4204-scaled-1-1152x1536.webp 1152w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_4204-scaled-1-1536x2048.webp 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_4204-scaled-1-150x200.webp 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_4204-scaled-1-300x400.webp 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_4204-scaled-1-696x928.webp 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_4204-scaled-1-1068x1424.webp 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_4204-scaled-1-1320x1760.webp 1320w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_4204-scaled-1.webp 1920w" sizes="auto, (max-width: 225px) 100vw, 225px" /></a><figcaption id="caption-attachment-15913" class="wp-caption-text">Face à une situation épidémiologique marquée par la circulation croisée du chikungunya et du paludisme depuis plusieurs mois, les équipes de lutte anti-vectorielle multiplient les interventions de terrain sur l’ensemble du territoire.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Il insiste d’abord sur ce qu’il qualifie de découverte humaine.<em> « J’ai trouvé des professionnels très investis pour la cause de Mayotte et sa population, et cela a été une découverte extrêmement agréable, autant auprès du personnel de l&rsquo;ARS, qu&rsquo;à l&rsquo;hôpital, et chez les professionnels de santé libéraux », </em>confie-t-il.<em> « Ce sont des personnes qui connaissent très bien le territoire, qui connaissent ses enjeux et qui sont animées par la volonté que les choses progressent ». </em>Au-delà des structures, c’est donc la continuité du service public, parfois fragile, qui l’a marqué à son arrivée.</p>
<p style="text-align: justify;"><b>JDM – Vous défendez une approche élargie de la santé. Que voulez-vous dire concrètement dans un territoire comme Mayotte ?</b></p>
<p style="text-align: justify;">Sa réponse pose un cadre très large, presque systémique. <em>« La santé, notamment à Mayotte, ne se limite pas aux soignants et à une population, elle résulte de multiples facteurs : l’accès aux soins, mais aussi l’accès à l’eau, à une alimentation correcte, la possibilité d’avoir une activité physique, le fait d’avoir un logement digne et l’accès à l’éducation ». </em>Dans son approche, la santé déborde largement les murs de l’hôpital et se construit dans les conditions de vie quotidiennes.</p>
<p style="text-align: justify;"><b>JDM – Le paludisme connaît une recrudescence en 2026. Où en est la situation aujourd’hui ? Et comment l’ARS intervient-elle concrètement autour de ces cas de paludisme ?</b></p>
<p style="text-align: justify;">Il décrit une situation sous surveillance renforcée, marquée par une hausse des cas mais sans installation de transmission durable. <em>« Principalement des cas de paludisme importés »</em>, explique-t-il, tout en évoquant également <em>« quelques cas acquis localement »</em>, généralement autour de cas importés. Il insiste sur un point central : l’absence, à ce stade, de chaîne de transmission autochtone installée sur le département.</p>
<p style="text-align: justify;">Les équipes de lutte anti-vectorielle déploient un protocole systématique autour de chaque cas, explique-t-il. Cela comprend, des enquêtes épidémiologiques (voyages, conditions de vie), la recherche de cas autour du patient, la distribution de moustiquaires imprégnées, le traitement insecticide intra-domiciliaire, et l&rsquo;utilisation de kits ARS avec des test rapides pour dépister rapidement sur le terrain. L’objectif est de circonscrire immédiatement les foyers et d’éviter toute diffusion locale.</p>
<p style="text-align: justify;"><b>JDM – Le chikungunya fait-il aujourd’hui l’objet d’une accalmie durable ?</b></p>
<p style="text-align: justify;">La situation est contrastée. Après une forte vague en 2025, la circulation du virus diminue depuis plusieurs semaines, dans un contexte de saison sèche moins favorable aux moustiques. Mais l’ARS ne parle pas de stabilisation durable, insiste le directeur.</p>
<p style="text-align: justify;">Une enquête épidémiologique va être menée afin de déterminer le niveau d’exposition de la population et d’évaluer l’immunité collective face au chikungunya, en réalisant des sérologies, dans les prochains mois sur le département. Cette étude doit permettre d’anticiper les risques de reprise épidémique.</p>
<p style="text-align: justify;"><b>JDM – La région reste exposée au risque Ebola. Comment l’ARS s’y prépare-t-elle ?</b></p>
<figure id="attachment_52089" aria-describedby="caption-attachment-52089" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6509-scaled.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-52089" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6509-300x225.jpg" alt="Mayotte, CHM, tente Ebola," width="300" height="225" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6509-300x225.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6509-1024x768.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6509-768x576.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6509-1536x1152.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6509-2048x1536.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6509-150x112.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6509-696x522.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6509-1068x801.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6509-1920x1440.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6509-265x198.jpg 265w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6509-500x375.jpg 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6509-800x600.jpg 800w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6509-1280x960.jpg 1280w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6509-1320x990.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-52089" class="wp-caption-text">D&rsquo;après l&rsquo;ARS Mayotte, le CHM disposerait de près de huit chambres d&rsquo;isolement dédiées à la prise en charge de patients infectés par le virus Ebola. Mathilde Hangard / JDM.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Il insiste sur une approche de vigilance maîtrisée.<em> « Le risque est très faible, mais ce n’est pas parce qu’il est faible qu’il n’existe pas (&#8230;) À ce stade, aucun cas n’a été confirmé à Mayotte mais les dispositifs sont prêts ». </em>Le Centre hospitalier de Mayotte dispose de chambres d’isolement dédiées (entre 8 et 10 chambres pouvant être isolées), avec des protocoles spécifiques pour la prise en charge des maladies hautement contagieuses. Il détaille également les procédures en cas de décès : prise en charge spécifique des corps, mise en housses mortuaires hermétiques et inhumation rapide, sans passage par les circuits classiques.</p>
<p style="text-align: justify;"><b>JDM – Les autorités sanitaires se préparent-elles à une montée en charge du risque ?</b></p>
<p style="text-align: justify;">Oui, explique-t-il, avec une organisation interinstitutionnelle. Des renforts de sécurité civile ont été mobilisés ces derniers jours en lien avec le ministère de la Santé et le ministère de l’Intérieur. En cas de besoin, (c&rsquo;est-à-dire de hausse des cas) des équipes spécialisées dans les maladies hautement infectieuses pourront être déployées depuis l’Hexagone. Il évoque également, en dernier recours, la possibilité de transferts de patients vers La Réunion pour des pathologies non Ebola, afin de préserver les capacités hospitalières de Mayotte, comme cela avait été fait pendant la crise Covid-19.</p>
<p style="text-align: justify;"><b>JDM – L’ARS est souvent perçue comme peu visible sur le terrain. Que répondez-vous à cela ?</b></p>
<p style="text-align: justify;">Il comprend ce ressenti. Une grande partie de l’action visible de l’ARS repose déjà sur la lutte anti-vectorielle, notamment le porte-à-porte, les actions de prévention et la destruction des gîtes larvaires. Mais il souhaite aller plus loin.</p>
<p style="text-align: justify;">L’un des axes majeurs est le renforcement des médiateurs de santé, venus d&rsquo;associations financées par l’ARS, chargés de la prévention de proximité. Ils doivent intervenir sur les maladies vectorielles, la santé sexuelle, la nutrition, les dépistages, et plus largement l’éducation à la santé. L’objectif : rendre la population actrice de sa santé, sur tout le territoire, sans distinction sociale ou géographique.</p>
<p><b>JDM – Le projet de second hôpital à Combani avance-t-il réellement ?</b></p>
<figure id="attachment_6617" aria-describedby="caption-attachment-6617" style="width: 286px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Capture-decran-2024-05-27-a-14.11.53.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-6617" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Capture-decran-2024-05-27-a-14.11.53-286x300.jpg" alt="Mayotte, carte, site, nouvel hôpital, Combani, CHM" width="286" height="300" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Capture-decran-2024-05-27-a-14.11.53-286x300.jpg 286w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Capture-decran-2024-05-27-a-14.11.53-150x157.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Capture-decran-2024-05-27-a-14.11.53-300x315.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Capture-decran-2024-05-27-a-14.11.53.jpg 650w" sizes="auto, (max-width: 286px) 100vw, 286px" /></a><figcaption id="caption-attachment-6617" class="wp-caption-text">Le projet de deuxième hôpital à Combani pourrait voir le CHM obtenir la maîtrise du foncier d’ici la fin de l’année 2026, une étape clé encore soumise à l’aboutissement des procédures administratives en cours.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Sur ce dossier, il confirme une avancée concrète. <em>« Les terrains sont en cours d’acquisition et les consultations pour l’assistance à maîtrise d’ouvrage sont lancées. C’est une étape très engageante ».  </em>Le projet prévoit un nouvel établissement hospitalier destiné à désengorger le Centre hospitalier de Mayotte et à renforcer l’offre de soins dans un territoire en forte croissance démographique. <em>« L&rsquo;hôpital pourrait obtenir la maîtrise de son foncier à la fin de l&rsquo;année »</em>, ajoute-t-il.</p>
<p style="text-align: justify;"><b>JDM – Quel est aujourd’hui votre fil conducteur à la tête de l’ARS ?</b></p>
<p style="text-align: justify;">Il refuse une lecture purement technique ou comptable de son action. Son approche repose sur trois piliers : renforcer les capacités hospitalières, structurer la médecine de proximité et investir dans la prévention, notamment auprès des jeunes, sur une île où une personne sur deux a moins de vingt ans. Mais surtout, il insiste sur une idée centrale : la santé ne peut pas être réduite uniquement à l’hôpital.</p>
<p style="text-align: justify;">Dans un territoire où les urgences sanitaires s’enchaînent sans véritable pause, Étienne Billot revendique une manière de faire discrète, sans posture ni surplomb. Un directeur peu dans la mise en scène mais davantage dans l’écoute. Une manière d’être qui, à Mayotte, pourrait compter autant que les décisions elles-mêmes.</p>
<p>Mathilde Hangard</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/06/15/le-directeur-de-lars-mayotte-dans-le-bain-des-urgences-la-sante-ne-se-limite-pas-aux-soignants/">Le directeur de l’ARS dans le bain des urgences : « la santé ne se limite pas aux soignants »</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
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		<title>La commune de Chiconi et le CHM lancent une campagne de rattrapage vaccinal</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/06/11/la-commune-de-chiconi-et-le-chm-lancent-une-campagne-de-rattrapage-vaccinal/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Benoit Jaëglé]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 11 Jun 2026 12:28:20 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Fil info]]></category>
		<category><![CDATA[Santé]]></category>
		<category><![CDATA[campagne de rattrapage vaccinal]]></category>
		<category><![CDATA[Chiconi]]></category>
		<category><![CDATA[CHM]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Pendant une semaine, du 15 au 19 juin 2026, des équipes de professionnels de santé seront mobilisées à la Bibliothèque municipale de Chiconi, sans rendez-vous, de 8h à 15h, du lundi au vendredi pour proposer une vaccination gratuite à toute la population (enfants, adultes, personnes âgées). Il est conseillé au public de se munir de [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/06/11/la-commune-de-chiconi-et-le-chm-lancent-une-campagne-de-rattrapage-vaccinal/">La commune de Chiconi et le CHM lancent une campagne de rattrapage vaccinal</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="font-weight: 400; text-align: justify;"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-53286 alignleft" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/713125541_1322482866754438_1759383671429872102_n-200x300.jpg" alt="" width="200" height="300" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/713125541_1322482866754438_1759383671429872102_n-200x300.jpg 200w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/713125541_1322482866754438_1759383671429872102_n-683x1024.jpg 683w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/713125541_1322482866754438_1759383671429872102_n-768x1151.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/713125541_1322482866754438_1759383671429872102_n-150x225.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/713125541_1322482866754438_1759383671429872102_n-300x450.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/713125541_1322482866754438_1759383671429872102_n-696x1043.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/713125541_1322482866754438_1759383671429872102_n-500x750.jpg 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/713125541_1322482866754438_1759383671429872102_n-800x1199.jpg 800w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/713125541_1322482866754438_1759383671429872102_n.jpg 1024w" sizes="auto, (max-width: 200px) 100vw, 200px" />Pendant une semaine, du 15 au 19 juin 2026, des équipes de professionnels de santé seront mobilisées à la Bibliothèque municipale de Chiconi, sans rendez-vous, de 8h à 15h, du lundi au vendredi pour proposer une vaccination gratuite à toute la population (enfants, adultes, personnes âgées).</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Il est conseillé au public de se munir de leur carnet de santé afin de faciliter la vérification de leur statut vaccinal. La population de Sohoa et de Chiconi est invitée à venir profiter de cette opportunité pour se faire vacciner.</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Cette campagne s&rsquo;inscrit dans une démarche collective de protection de la population et notamment des plus vulnérables. Le rattrapage vaccinal permet de combler les retards accumulés et de renforcer l&rsquo;immunité communautaire contre des maladies comme la rougeole, la poliomyélite, la diphtérie ou le tétanos.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/06/11/la-commune-de-chiconi-et-le-chm-lancent-une-campagne-de-rattrapage-vaccinal/">La commune de Chiconi et le CHM lancent une campagne de rattrapage vaccinal</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
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		<title>Le CHM relance enfin la reconstruction du bâtiment des actions de santé</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/06/10/le-chm-relance-enfin-la-reconstruction-du-batiment-des-actions-de-sante/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mathilde HANGARD]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 10 Jun 2026 02:15:04 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Santé]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[Actions de santé]]></category>
		<category><![CDATA[chantier]]></category>
		<category><![CDATA[Chido]]></category>
		<category><![CDATA[CHM]]></category>
		<category><![CDATA[Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[travaux]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Lourdement endommagé par le passage du cyclone Chido le 14 décembre 2024, le bâtiment des actions de santé du Centre hospitalier de Mayotte va être reconstruit dès ce mois de juin 2026. Un chantier attendu par les professionnels de santé alors qu’un reportage publié le 6 mars 2026 avait relancé le débat sur l’état réel des locaux auprès de la population.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/06/10/le-chm-relance-enfin-la-reconstruction-du-batiment-des-actions-de-sante/">Le CHM relance enfin la reconstruction du bâtiment des actions de santé</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;" data-start="518" data-end="937">Câbles électriques pendant au plafond, chaises renversées, vitres brisées, meubles détériorés, dossiers médicaux dispersés, traces d’humidité persistantes, odeurs d’insalubrité&#8230; le bâtiment des actions de santé du Centre hospitalier de Mayotte (CHM) donne encore, en 2026, l’image d’un site durement éprouvé par le cyclone Chido du 14 décembre 2024.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="939" data-end="1272">Cet état avait déjà provoqué une forte réaction le 6 mars dernier, à la suite de la diffusion d’un reportage qui avait surpris une partie de la population. Beaucoup pensaient alors que ces images relevaient des jours immédiatement post-cyclone. Elles témoignaient pourtant d’une réalité encore actuelle du premier étage du bâtiment. Aujourd&rsquo;hui, le CHM annonce désormais le lancement de sa reconstruction dès ce mois de juin, avec un démarrage des travaux fixé lundi prochain, le 15 juin, et une livraison attendue fin novembre 2026, après une phase d’études et d’appel d’offres d’environ un mois.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Un bâtiment encore largement inutilisable </strong></h2>
<figure id="attachment_53034" aria-describedby="caption-attachment-53034" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_5598-3.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-53034 size-medium" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_5598-3-300x225.jpg" alt="Mayotte, CHM, actions de santé, prévention, locaux, Chido," width="300" height="225" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_5598-3-300x225.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_5598-3-1024x768.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_5598-3-768x576.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_5598-3-1536x1152.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_5598-3-2048x1536.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_5598-3-150x112.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_5598-3-696x522.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_5598-3-1068x801.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_5598-3-1920x1440.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_5598-3-265x198.jpg 265w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_5598-3-500x375.jpg 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_5598-3-800x600.jpg 800w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_5598-3-1280x960.jpg 1280w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_5598-3-1320x990.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-53034" class="wp-caption-text">Mobilier renversé, bureaux endommagés et documents dispersés dans une salle inutilisée depuis le cyclone Chido, aux actions de santé du CHM. Mathilde Hangard / JDM.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Dans le détail, l&rsquo;étage du bâtiment des actions de santé présente encore, en juin 2026, de lourdes dégradations. La partie de droite, ouverte sur le lagon, reste la plus touchée : l’humidité y a profondément altéré les structures, les plafonds sont fragilisés et plusieurs espaces sont totalement hors d’usage. Le mobilier y est encore renversé ou détruit, parfois imbibé par les pluies massives qui avaient accompagné le cyclone.</p>
<p style="text-align: justify;">Les câbles électriques pendent toujours dans certains couloirs, témoignant d’une remise en état inachevée. Au sol, des dossiers de consultations et de patients, dispersés depuis des mois, n’ont pas été reclassés. La partie gauche du bâtiment, légèrement moins endommagée, reste néanmoins sale et inexploitée. Dans l’ensemble, les locaux sont désertés, alors même que les professionnels de santé du secteur disent manquer de salles fonctionnelles pour assurer leurs missions.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Un article en mars 2026 avait relancé le débat</strong></h2>
<p style="text-align: justify;">Le 6 mars 2026, un <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/03/06/au-chm-les-actions-de-sante-publique-a-bout-de-souffle/">reportag</a><a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/03/06/au-chm-les-actions-de-sante-publique-a-bout-de-souffle/">e</a> consacré à l’état des actions de santé publique du CHM avait provoqué de nombreuses réactions. Sur les réseaux sociaux, plusieurs internautes avaient contesté la datation des images, estimant qu’elles correspondaient à la période immédiatement post-Chido. Cette réaction avait mis en lumière une incompréhension persistante : malgré le temps écoulé, les locaux restaient dans un état très dégradé. Le contraste entre la perception d’une reconstruction déjà avancée et la réalité du terrain avait ravivé le débat sur les priorités de réhabilitation de l’hôpital.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Une reconstruction longtemps repoussée par les urgences hospitalières</strong></h2>
<figure id="attachment_53035" aria-describedby="caption-attachment-53035" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_5603-3.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-53035" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_5603-3-300x225.jpg" alt="Mayotte, CHM, actions de santé, prévention, locaux, Chido," width="300" height="225" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_5603-3-300x225.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_5603-3-1024x768.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_5603-3-768x576.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_5603-3-1536x1152.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_5603-3-2048x1536.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_5603-3-150x112.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_5603-3-696x522.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_5603-3-1068x801.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_5603-3-1920x1440.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_5603-3-265x198.jpg 265w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_5603-3-500x375.jpg 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_5603-3-800x600.jpg 800w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_5603-3-1280x960.jpg 1280w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_5603-3-1320x990.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-53035" class="wp-caption-text">Des dossiers de patients encore dispersés au sol témoignent des dégâts laissés par les inondations consécutives au cyclone Chido, près d’un an et demi après les faits. Mathilde Hangard / JDM.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Après le cyclone Chido, le CHM a dû organiser la remise en état de ses infrastructures par étapes. Les efforts ont d’abord été concentrés sur le bâtiment A, qui regroupe les principales activités d’hospitalisation : maternité, médecine, néonatologie, urgences, radiologie et pédiatrie. Un choix assumé par la direction de l’établissement qui a privilégié la continuité des soins dans un contexte de forte dégradation des infrastructures. Le bâtiment des actions de santé publique, pourtant central pour les activités de prévention et de dépistage, a ainsi été repoussé dans le calendrier des réhabilitations.</p>
<p style="text-align: justify;">Dans un entretien accordé le 16 février 2026, le directeur général du CHM, Jean-Michel Beaumarchais, rappelait la logique de cette gestion par l’urgence. À son arrivée, décrivait-il, l’hôpital fonctionnait en mode profondément dégradé, avec des toitures bâchées, des infiltrations d’eau dans plusieurs bâtiments et des installations fragilisées. Au-delà des dégâts matériels, soulignait-il, les équipes elles-mêmes étaient éprouvées. <em>« Il fallait d’abord sauver les locaux. Tant que l’hôpital ne tient pas physiquement, il est illusoire de parler de stratégie ou de projection à long terme »</em>, expliquait-il alors, en insistant sur une reconstruction progressive.</p>
<p style="text-align: justify;">Le directeur avait également fixé une échéance symbolique : la disparition des bâches sur les toits du CHM à la fin du mois d’août 2025, présentée comme un premier marqueur de stabilisation. <em>« C’était à la fois symbolique et très opérationnel. Un hôpital ne peut pas rester durablement dans l’urgence »</em>, ajoutait-il. Évoquant les premiers mois de son mandat, Jean-Michel Beaumarchais estimait enfin que <em>« en six mois, nous avons permis à l’hôpital de mieux fonctionner »</em>, grâce au travail des équipes et à la remise en état progressive des infrastructures. Un constat qui, malgré ces avancées quelques mois plus tard, en juin 2026, ne masque pas les fragilités persistantes encore visibles dans plusieurs secteurs, dont celui des actions de santé publique.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Un chantier lancé en juin 2026 pour une livraison en novembre prochain </strong></h2>
<figure id="attachment_53036" aria-describedby="caption-attachment-53036" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_5605-3.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-53036 size-medium" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_5605-3-300x225.jpg" alt="Mayotte, CHM, actions de santé, prévention, locaux, Chido," width="300" height="225" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_5605-3-300x225.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_5605-3-1024x768.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_5605-3-768x576.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_5605-3-1536x1151.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_5605-3-2048x1535.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_5605-3-150x112.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_5605-3-696x522.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_5605-3-1068x801.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_5605-3-1920x1439.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_5605-3-265x198.jpg 265w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_5605-3-500x375.jpg 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_5605-3-800x600.jpg 800w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_5605-3-1280x959.jpg 1280w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_5605-3-1320x989.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-53036" class="wp-caption-text">Moins touchés par le cyclone, les bureaux de l’aile gauche du bâtiment des actions de santé demeurent pourtant laissés à l’abandon, malgré le manque d’espaces de travail pour les soignants. Mathilde Hangard / JDM.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">C’est dans ce contexte que s’inscrit le lancement du chantier de réhabilitation du bâtiment concerné. Selon la direction du Centre hospitalier de Mayotte, la phase d’études et d’appel d’offres, menée sur environ un mois, tout au long du mois de mai, a permis de valider rapidement le démarrage des travaux.</p>
<p style="text-align: justify;">Ceux-ci doivent débuter le 15 juin 2026 et porter sur l’ensemble du bâtiment, du niveau R-1 au R+1. L’objectif affiché est double.</p>
<p style="text-align: justify;">D&rsquo;une part, remettre en état des locaux fortement dégradés par le cyclone Chido. D&rsquo;autre part, améliorer durablement les conditions de travail des agents hospitaliers, encore confrontés à des espaces contraints. La livraison du bâtiment rénové est annoncée pour fin novembre 2026, dans un calendrier resserré qui devra néanmoins s’adapter aux contraintes de continuité d’activité au sein de l&rsquo;établissement de santé.</p>
<p style="text-align: justify;">Mathilde Hangard</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/06/10/le-chm-relance-enfin-la-reconstruction-du-batiment-des-actions-de-sante/">Le CHM relance enfin la reconstruction du bâtiment des actions de santé</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
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		<title>À Mamoudzou, le CHM se prépare à l’éventualité d’un cas d’Ebola</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/05/27/a-mamoudzou-le-chm-se-prepare-a-leventualite-dun-cas-debola/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mathilde HANGARD]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 27 May 2026 02:30:43 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Océan Indien]]></category>
		<category><![CDATA[Outre-Mer]]></category>
		<category><![CDATA[Santé]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[CHM]]></category>
		<category><![CDATA[Ebola]]></category>
		<category><![CDATA[épidémie]]></category>
		<category><![CDATA[Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[RDC]]></category>
		<category><![CDATA[urgences]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lejournaldemayotte.yt/?p=52049</guid>

					<description><![CDATA[<p>Alors qu’un foyer épidémique d’Ebola a été signalé dans l’est de la République démocratique du Congo le 15 mai dernier, le centre hospitalier de Mayotte (CHM) anticipe un éventuel cas importé. Dans un territoire sous forte pression sanitaire, l’unique hôpital de l’île renforce ses protocoles, malgré des moyens contraints.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/05/27/a-mamoudzou-le-chm-se-prepare-a-leventualite-dun-cas-debola/">À Mamoudzou, le CHM se prépare à l’éventualité d’un cas d’Ebola</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">À Mamoudzou, le centre hospitalier de Mayotte (CHM) concentre l’ensemble de l’offre de soins hospitaliers de l’île. Dans cet établissement public, le seul du département, les couloirs des urgences restent animés en continu. Bips de monitorage, allées et venues du personnel, afflux régulier de patients : le site fonctionne sans interruption.</p>
<p style="text-align: justify;">L’hôpital, qui prend en charge une population estimée à plus de 345.000 habitants (Insee), est également la plus grande maternité de France. Il repose sur environ plus de 3.400 personnels, mais reste confronté à des difficultés de recrutement médical et à une activité soutenue. Malgré des investissements et une modernisation progressive de certains équipements, les équipes décrivent un établissement qui fonctionne souvent en conditions dégradées.</p>
<p style="text-align: justify;">Les traces du cyclone Chido, survenu le 14 décembre 2024, sont encore visibles, notamment à l&rsquo;extérieur du site où certaines façades sont abîmées, quelques fenêtres endommagées, et des infiltrations constatées dans plusieurs services. À cela s’ajoute une pression sur les capacités d’accueil, notamment en période de crise sanitaire ou d’épidémie saisonnière, comme avec le paludisme.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Une capacité hospitalière robuste malgré un état de contrainte permanent</b></h2>
<figure id="attachment_52090" aria-describedby="caption-attachment-52090" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6511-scaled.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-52090" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6511-300x225.jpg" alt="Mayotte, CHM, entrée, public," width="300" height="225" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6511-300x225.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6511-1024x768.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6511-768x576.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6511-1536x1152.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6511-2048x1536.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6511-150x112.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6511-696x522.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6511-1068x801.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6511-1920x1440.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6511-265x198.jpg 265w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6511-500x375.jpg 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6511-800x600.jpg 800w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6511-1280x960.jpg 1280w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6511-1320x990.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-52090" class="wp-caption-text">Devant l&rsquo;hôpital, les patients affluent comme habituellement. À l&rsquo;intérieur, une véritable « machine de guerre » sanitaire se déploie pour répéter les protocoles de prise en charge de la maladie Ebola.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Dans ce contexte, l’hypothèse d’un cas d’Ebola interroge directement la capacité de réponse du système hospitalier de l&rsquo;île. Le CHM ne dispose que de trois chambres d’isolement destinées aux pathologies infectieuses les plus sensibles. Une contrainte structurelle qui limite la prise en charge de maladies hautement contagieuses nécessitant des dispositifs lourds et des circuits strictement séparés.</p>
<p style="text-align: justify;">Mais dans les couloirs du CHM, le personnel est sur le pont et les protocoles sont répétés quotidiennement pour faire face à un éventuel cas. Près de 36 médecins urgentistes et 4 infectiologues sont notamment en poste pour répondre à l&rsquo;éventualité de cette crise. À ce sujet, la direction de l’hôpital insiste sur l’anticipation. <em>« Cette dernière semaine a servi à répéter les gestes et les connaissances de tous nos médecins et personnels paramédicaux »</em>, explique le docteur Xavier Hubert, chef du service des urgences et du SMUR, et référent médical de crise Ebola au CHM.</p>
<p style="text-align: justify;">Aux urgences, une tente spécifique a été installée devant l’entrée du service dans la cour extérieure. Elle doit permettre d’isoler un patient suspect dans les quinze premières minutes après son arrivée, avant son orientation vers un circuit dédié sous haute surveillance. <em>« On a une tente prévue devant les urgences pour accueillir un patient suspect »</em>, précise le médecin. À l&rsquo;intérieur des murs de l&rsquo;hôpital, le protocole prévoit une prise en charge strictement isolée afin de protéger les soignants et limiter tout risque de transmission, grâce à trois chambres d&rsquo;isolement, notamment une principale servant à isoler un patient potentiellement considéré comme étant dans un état grave.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>« Le protocole permet d’isoler le patient et de protéger les soignants »</em>, ajoute le docteur Hubert, qui rappelle que les dispositifs ont été renforcés à plusieurs reprises lors de précédentes alertes sanitaires. À ce stade, le risque d&rsquo;importation du virus sur l&rsquo;île mahoraise est toutefois évalué comme <em>« faible »</em> pour le territoire, commente l&rsquo;urgentiste.</p>
<p style="text-align: justify;">La fragilité du système hospitalier est surtout liée à son environnement global. À Mayotte, plus de 70 % de la population vit sous le seuil de pauvreté, et les conditions de logement restent souvent marquées par la promiscuité et des difficultés d’accès à l’eau. Ces facteurs sont régulièrement identifiés comme aggravants en cas de crise sanitaire.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Une île sous pression sanitaire et des relais extérieurs nécessaires</b></h2>
<figure id="attachment_52091" aria-describedby="caption-attachment-52091" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6512.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-52091" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6512-300x225.jpg" alt="Mayotte, CHM, maman, enfant," width="300" height="225" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6512-300x225.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6512-1024x768.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6512-768x576.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6512-1536x1152.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6512-2048x1536.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6512-150x113.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6512-696x522.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6512-1068x801.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6512-1920x1440.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6512-265x198.jpg 265w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6512-500x375.jpg 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6512-800x600.jpg 800w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6512-1280x960.jpg 1280w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6512-1320x990.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-52091" class="wp-caption-text">« Oui ça m&rsquo;inquiète pour mon enfant mais j&rsquo;ai confiance », confie une maman à propos de l&rsquo;arrivée potentielle de la maladie sur le territoire.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Face aux limites de ses capacités internes, le CHM s’appuie régulièrement sur des renforts extérieurs, notamment le centre hospitalier universitaire (CHU) de La Réunion. Ce recours avait déjà été particulièrement mobilisé lors de la crise du Covid-19, lorsque plusieurs centaines de patients avaient été évacués par avion sanitaire afin de désengorger les services hospitaliers mahorais, à l&rsquo;occasion d&rsquo;un pont sanitaire aérien.</p>
<p style="text-align: justify;">Cette dépendance à des structures extérieures illustre un fonctionnement sous contrainte, où la gestion des crises repose sur des ajustements rapides et des transferts de patients. Dans le cas d’une maladie comme Ebola, cette organisation pourrait être sollicitée en cas de saturation des capacités locales.<em> « Les plans de montée en charge du CHM sont prêts (&#8230;) On a des dispositifs de recours à des renforts prévus avec la réserve sanitaire, mais aussi des établissements hospitaliers partenaires de La Réunion »,</em> rappelle le médecin.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Tsoundzou, un camp de fortune au cœur des enjeux sanitaires</b></h2>
<figure id="attachment_52053" aria-describedby="caption-attachment-52053" style="width: 200px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/Camp-de-Tsoundzou-1.jpeg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-52053" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/Camp-de-Tsoundzou-1-200x300.jpeg" alt="Mayotte, camp de Tsoundzou, Ebola, risque, " width="200" height="300" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/Camp-de-Tsoundzou-1-200x300.jpeg 200w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/Camp-de-Tsoundzou-1-682x1024.jpeg 682w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/Camp-de-Tsoundzou-1-768x1152.jpeg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/Camp-de-Tsoundzou-1-1024x1536.jpeg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/Camp-de-Tsoundzou-1-1365x2048.jpeg 1365w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/Camp-de-Tsoundzou-1-150x225.jpeg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/Camp-de-Tsoundzou-1-300x450.jpeg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/Camp-de-Tsoundzou-1-696x1044.jpeg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/Camp-de-Tsoundzou-1-1068x1603.jpeg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/Camp-de-Tsoundzou-1-500x750.jpeg 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/Camp-de-Tsoundzou-1-800x1200.jpeg 800w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/Camp-de-Tsoundzou-1-1280x1921.jpeg 1280w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/Camp-de-Tsoundzou-1-1320x1981.jpeg 1320w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/Camp-de-Tsoundzou-1.jpeg 1706w" sizes="auto, (max-width: 200px) 100vw, 200px" /></a><figcaption id="caption-attachment-52053" class="wp-caption-text">Dans le camp de Tsoundzou, certains réfugiés ont déjà été confrontés, directement ou indirectement, au virus Ebola et redoutent son arrivée sur l’île, tout en restant prudents face aux informations sanitaires concernant une éventuelle épidémie.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Au-delà du centre hospitalier, les autorités sanitaires prennent également en compte les conditions de vie sur le territoire. À Tsoundzou, sur la commune de Mamoudzou, un vaste camp de fortune s’est progressivement installé. Plusieurs centaines de personnes y vivent dans des abris de bâches et de tôles, dans des conditions de forte densité. Les habitants sont notamment originaires de la région des Grands Lacs, mais aussi du Soudan, de la Somalie ou d’Afghanistan. Beaucoup ont rejoint Mayotte après des parcours migratoires longs et fragmentés.</p>
<p style="text-align: justify;">Dans le camp, les allées sont étroites, la poussière omniprésente et la chaleur difficilement soutenable. Une rampe d’accès à l’eau structure certaines zones du site, mais les conditions de vie restent précaires. C’est dans ce contexte que la question sanitaire prend une dimension particulière.<em> « Chez nous, on connaît Ebola… on en a déjà entendu parler au pays. Mais ici, on espère surtout que ça ne va pas arriver »</em>, confie un homme d&rsquo;origine congolaise, réfugié dans le camp.</p>
<p style="text-align: justify;">Entre alertes internationales et contraintes locales, le CHM s’inscrit dans une logique d’anticipation. <em>« Pour une fois on se prépare avant que la crise arrive »</em>, confie une infirmière polyvalente du CHM, confiante sur les dispositifs mis en place. Les protocoles sont testés chaque jour, les équipes formées, et les circuits d’isolement testés. Mais les moyens restent contraints par la structure même du système hospitalier insulaire. <em>« Le risque est jugé faible pour le territoire de Mayotte, mais cela nécessite évidemment de rester en alerte »</em>, résume encore le docteur Xavier Hubert.</p>
<p style="text-align: justify;">Mathilde Hangard</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/05/27/a-mamoudzou-le-chm-se-prepare-a-leventualite-dun-cas-debola/">À Mamoudzou, le CHM se prépare à l’éventualité d’un cas d’Ebola</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
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