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	<title>Archives des CHM - Le Journal De Mayotte</title>
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	<description>L&#039;information à Mayotte</description>
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	<title>Archives des CHM - Le Journal De Mayotte</title>
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	<item>
		<title>Au CHM, une feuille de route ambitieuse pour reprendre la main sur le système de santé</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/04/16/au-chm-une-feuille-de-route-ambitieuse-pour-reprendre-la-main-sur-le-systeme-de-sante/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Shanyce MATHIAS ALI]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 16 Apr 2026 01:30:09 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Santé]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[CHM]]></category>
		<category><![CDATA[Hôpital de Combani]]></category>
		<category><![CDATA[Jean-Michel Beaumarchais]]></category>
		<category><![CDATA[Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[Post-Chido]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Pour sa première prise de parole depuis sa nomination, le directeur du Centre Hospitalier de Mayotte, Jean-Michel Beaumarchais a détaillé une série de projets qui doivent transformer l’établissement dans les années à venir, entre reconstruction après le cyclone et développement de nouveaux services.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/04/16/au-chm-une-feuille-de-route-ambitieuse-pour-reprendre-la-main-sur-le-systeme-de-sante/">Au CHM, une feuille de route ambitieuse pour reprendre la main sur le système de santé</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;" data-start="244" data-end="587">À la direction générale du Centre hospitalier de Mayotte (CHM), l’heure était aux annonces, ce mercredi matin. Nommé le 1er janvier à la tête de la santé mahoraise, Jean-Michel Beaumarchais s’est exprimé pour la première fois devant les médias. Il avait toutefois déjà accordé à notre rédaction une <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/02/16/en-six-mois-nous-avons-permis-a-lhopital-de-mieux-fonctionner/">interview exclusive</a> le 15 février dernier.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="595" data-end="866">Le directeur général entend désormais expliciter les chantiers en cours et tracer les grandes orientations des prochaines années. <em>« Il était important que la population de Mayotte sache ce que nous faisons et s’approprie véritablement son établissement »</em>, a-t-il déclaré. Le CHM reste aujourd’hui le pilier du système de santé sur l’île, avec son site principal à Mamoudzou et ses centres médicaux de référence répartis sur le territoire. Une offre de soins qui couvre aussi bien la médecine, la chirurgie, que la santé mentale ou les soins à domicile, pour les adultes comme pour les enfants.</p>
<h2 style="text-align: center;" data-start="830" data-end="1320"><strong>Un maillage de soins qui se renforce sur le territoire</strong></h2>
<figure id="attachment_47547" aria-describedby="caption-attachment-47547" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img fetchpriority="high" decoding="async" class="wp-image-47547 size-medium" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5599-300x225.jpg" alt="Mayotte, CHM, actions de santé, locaux, Chido," width="300" height="225" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5599-300x225.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5599-1024x768.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5599-768x576.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5599-1536x1152.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5599-2048x1536.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5599-150x113.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5599-696x522.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5599-1068x801.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5599-1920x1440.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5599-265x198.jpg 265w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5599-1320x990.jpg 1320w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-47547" class="wp-caption-text">Plusieurs locaux du CHM ont été sévèrement détruits par le cyclone Chido, survenu le 14 décembre 2024, et étaient toujours dans cet état au 3 mars 2026. Mathilde Hangard / JDM.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;" data-start="1322" data-end="1380">Plusieurs ouvertures sont déjà engagées ou en cours, avec des centres périnataux de proximité à Dzoumogné et <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/02/17/a-mramadoudou-enfin-les-bebes-reviennent-dans-notre-hopital-apres-deux-ans-de-fermeture/">M’ramadoudou</a> pour le suivi des mères et des enfants, des centres médico-psychologiques pour les adultes et les plus jeunes, ainsi qu’une unité enfant-parent et un service de médecine à Dzoumogné. Ces dispositifs s’inscrivent dans une logique de maillage du territoire visant à limiter les déplacements et faciliter l’accès aux soins pour la population.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="1322" data-end="1380">Cependant, il est difficile de parler d’avenir sans revenir aux conséquences du cyclone Chido, qui a fortement endommagé les infrastructures hospitalières. Le CHM a malgré tout assuré la continuité des soins pendant la crise, avant d’engager une phase de reconstruction. « <em>Il s’agissait déjà de remettre l’hôpital en route (&#8230;) Ça c’est fait </em>», explique le directeur, qui évoque désormais des démolitions de bâtiments devenus inadaptés, ainsi que le lancement de projets de modernisation.</p>
<h2 style="text-align: center;" data-start="1322" data-end="1380"><strong>Reconstruction et grands chantiers jusqu’à 2030</strong></h2>
<p style="text-align: justify;">Dans cette dynamique, plusieurs chantiers structurants sont annoncés jusqu’à l&rsquo;horizon 2030, avec en priorité le renforcement de la prise en charge mère-enfant et l’extension des lieux à travers le futur bâtiment « Patio », attendu pour 2027, qui doit notamment accueillir de nouvelles salles d’opération et améliorer les conditions d’accueil.</p>
<figure id="attachment_33044" aria-describedby="caption-attachment-33044" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><img decoding="async" class="wp-image-33044 size-medium" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/07/Chantier-ETB-3-300x200.jpg" alt="Ecoquartier, Tsararano, Démbeni, logement, Mayotte" width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/07/Chantier-ETB-3-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/07/Chantier-ETB-3-768x511.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/07/Chantier-ETB-3-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/07/Chantier-ETB-3-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/07/Chantier-ETB-3.jpg 1000w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-33044" class="wp-caption-text">Plusieurs chantiers sont prévus, notamment, une unité de psychiatrie en Petite-Terre.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Sur le long terme, la structure prévoit divers chantiers dont, une restructuration complète des urgences avec un nouvel établissement envisagé pour 2028. Il intégrera un accueil repensé, des espaces élargis et une hélisurface pour améliorer les évacuations, ainsi que la création d’un service de psychiatrie sur Petite-Terre dont les études sont déjà lancées. « <em>Nous allons améliorer l’espace avec un accueil physique et aussi l’accueil téléphonique, pour améliorer l&rsquo;orientation des usagers</em> », précise Jean-Michel Beaumarchais.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Attirer, fidéliser et faire évoluer les équipes</strong></h2>
<p style="text-align: justify;">En parallèle des nouveaux bâtiments, la question des ressources humaines reste centrale. En effet, le Centre Hospitalier de Mayotte fait face à des tensions auprès de plusieurs catégories de métiers : urgentistes, anesthésistes, pédiatres, sages-femmes ou encore infirmiers. Pour y répondre, plusieurs mesures sont mises en place, comme des primes d’engagement, des dispositifs pour renforcer l’attractivité ou encore la construction d’une centaine de logements.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="4162" data-end="4491">L’objectif est aussi de fidéliser les équipes sur le long terme, en misant notamment sur la formation locale. « <em>Nous travaillons sur une capacité à faire que les gens restent, en formant des Mahorais pour qu’ils s’approprient l’hôpital</em> », explique le directeur, qui insiste sur la nécessité de stabiliser les effectifs. Autre enjeu, moins visible mais bien présent : la coopération avec d’autres établissements. Le Centre Hospitalier de Mayotte s’appuie déjà sur des partenariats avec La Réunion et plusieurs hôpitaux de métropole pour certaines spécialités. Une dynamique qui selon le directeur est en train de se relancer notamment autour de pratiques comme la pose de pacemakers.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="4493" data-end="4870">Enfin, le CHM affiche une ambition plus large autour de son fonctionnement, avec la mise en place d’une démarche de responsabilité environnementale. « <em>Nous avons quelques retards par rapport aux autres mais c&rsquo;est faisable. Ça se traduira par le tri de nos déchets, mais aussi dans le bloc opératoire avec l&rsquo;usage de gaz médicaux réutilisables ou encore la pose de panneaux photovoltaïques</em> », partage encore le directeur de l&rsquo;hôpital.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="4493" data-end="4870">Aujourd’hui, l’établissement s’appuie sur une activité en hausse, avec 8.864 naissances enregistrées, plus de 500.000 consultations et 1.823 évacuations sanitaires. Des chiffres qui témoignent d’une pression toujours plus forte sur le système de santé local.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="4493" data-end="4870">Derrière ces projets, une même ligne directrice se dessine : reconstruire, mais aussi adapter l’hôpital aux besoins du territoire. Avec, en toile de fond, un horizon affiché par la direction, faire évoluer le CHM d’ici 20230-2035 pour en faire un établissement plus accessible, plus structuré et mieux équipé.</p>
<p data-start="4493" data-end="4870">Shanyce MATHIAS ALI et Léo VIGNAL.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/04/16/au-chm-une-feuille-de-route-ambitieuse-pour-reprendre-la-main-sur-le-systeme-de-sante/">Au CHM, une feuille de route ambitieuse pour reprendre la main sur le système de santé</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>L’offre de soins en pédopsychiatrie se renforce dans le Nord de l’île</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/04/13/loffre-de-soins-en-pedopsychiatrie-se-renforce-dans-le-nord-de-lile/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Shanyce MATHIAS ALI]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 13 Apr 2026 01:30:58 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Santé]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
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		<category><![CDATA[CMPEA]]></category>
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		<category><![CDATA[Pédopsychiatrie]]></category>
		<category><![CDATA[Santé mantale]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Ce vendredi, un deuxième centre médico-psychologique pour enfants et adolescents a ouvert dans le nord de Mayotte, avec l’objectif de rapprocher les soins et de mieux répondre aux besoins du territoire.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/04/13/loffre-de-soins-en-pedopsychiatrie-se-renforce-dans-le-nord-de-lile/">L’offre de soins en pédopsychiatrie se renforce dans le Nord de l’île</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Dans la commune de Bandraboua, la matinée n’avait rien d’une inauguration classique. Entre les prises de parole et les visites, les partenaires présents se sont prêtés au jeu d’une chasse au trésor organisée dans les locaux. Une manière simple de faire connaissance, de comprendre le rôle de chacun et de rendre plus concret le travail mené autour de la santé mentale des jeunes.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Une offre de soins élargie dans le nord</strong></h2>
<p style="text-align: justify;">Car derrière cet événement, il y a un enjeu très concret, celui d&rsquo;améliorer l’accès aux soins pour les habitants du territoire. Jusqu’à récemment, dans le nord de l’île, les consultations en pédopsychiatrie étaient limitées à une seule journée par semaine, puis deux jours à partir de 2023.</p>
<figure id="attachment_49711" aria-describedby="caption-attachment-49711" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img decoding="async" class="size-medium wp-image-49711" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/ac2e64a9-9f33-4f16-a99d-6fd3cf970b55-300x169.jpg" alt="" width="300" height="169" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/ac2e64a9-9f33-4f16-a99d-6fd3cf970b55-300x169.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/ac2e64a9-9f33-4f16-a99d-6fd3cf970b55-1024x576.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/ac2e64a9-9f33-4f16-a99d-6fd3cf970b55-768x432.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/ac2e64a9-9f33-4f16-a99d-6fd3cf970b55-1536x864.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/ac2e64a9-9f33-4f16-a99d-6fd3cf970b55-150x84.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/ac2e64a9-9f33-4f16-a99d-6fd3cf970b55-696x392.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/ac2e64a9-9f33-4f16-a99d-6fd3cf970b55-1068x601.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/ac2e64a9-9f33-4f16-a99d-6fd3cf970b55-1320x743.jpg 1320w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/ac2e64a9-9f33-4f16-a99d-6fd3cf970b55.jpg 1920w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-49711" class="wp-caption-text">Le nouveau bâtiment de la CMPEA.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;" data-start="719" data-end="1424">Avec l’ouverture de ce nouveau centre, l’accueil passe désormais à cinq jours sur sept pour les jeunes de 0 à 18 ans. « <em>Ça permet une offre de soins bien plus conséquente</em> », explique Virginie Briard, pédopsychiatre et cheffe du service au Centre Hospitalier de Mayotte. Une évolution importante, à la fois en termes de fréquence, mais aussi de proximité, puisque les familles du secteur de Koungou à Acoua, n’auront plus à se déplacer jusqu’à M’tsapéré.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="719" data-end="1424">De plus, l&rsquo;établissement s&rsquo;adresse désormais aux enfants comme aux adolescents, une évolution liée à l’adaptation des structures locales. « <em>Avant, on s’arrêtait à 15 ans, aujourd’hui on est sur du 0-18 ans, avec une prise en charge plus adaptée</em> », précise la pédopsychiatre.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="1426" data-end="2041">Une prise en charge qui repose également sur une équipe pluridisciplinaire, avec des professionnels qu’on ne retrouve pas toujours en psychiatrie adulte, comme des psychomotriciens, des orthophonistes ou encore des éducateurs. À cela s’ajoute un travail étroit avec les familles, mais aussi avec les partenaires du territoire, notamment l’Éducation nationale.</p>
<h2 style="text-align: center;" data-start="1426" data-end="2041"><strong>Des besoins importants, surtout chez les adolescents</strong></h2>
<p style="text-align: justify;">Sur le terrain, les besoins sont bien identifiés, en effet, chez les plus petits, les professionnels observent surtout des troubles du développement, des retards de langage ou encore des difficultés d’apprentissage. Pour les adolescents, les situations sont souvent différentes, avec davantage de souffrances liées à des traumatismes, du harcèlement ou des troubles anxio-dépressifs. « <em>On peut être aussi face à des situations de scarification ou de tentatives de suicide</em> », ajoute Virginie Briard, en soulignant que ces problématiques restent plus fréquentes à l’adolescence.</p>
<figure id="attachment_49127" aria-describedby="caption-attachment-49127" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-49127" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_6398-2-300x225.jpg" alt="" width="300" height="225" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_6398-2-300x225.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_6398-2-1024x768.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_6398-2-768x576.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_6398-2-1536x1152.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_6398-2-2048x1536.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_6398-2-150x113.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_6398-2-696x522.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_6398-2-1068x801.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_6398-2-1920x1440.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_6398-2-265x198.jpg 265w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_6398-2-1320x990.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-49127" class="wp-caption-text">Virginie Briard, pédopsychiatre et cheffe du Centre Médico-Psychologique pour Enfants et Adolescents  (CMPEA)</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">En ce qui concerne l&rsquo;accès à la structure, il se fera uniquement sur rendez-vous, soit à l’initiative des familles, soit sur orientation d’un partenaire. Enseignants, professionnels de santé, associations ou structures sociales peuvent ainsi signaler une situation préoccupante. « <em>On n’a pas une réponse identique pour tout le monde, on s’adapte vraiment au contexte</em> », insiste la cheffe de service. De plus, la prise en charge est gratuite et accessible à tous, sans condition administrative. « <em>Dès qu’un enfant est en souffrance, il ne faut pas hésiter à consulter</em> », rappelle la pédopsychiatre, en insistant sur l’importance d’une prise en charge précoce.</p>
<h2 style="text-align: center;" data-section-id="t2iclb" data-start="3049" data-end="3101"><strong>Un réseau en construction et des défis à relever</strong></h2>
<p style="text-align: justify;">Au-delà de l’ouverture de ce nouveau site, c’est tout un réseau qui est en train de se former. Il s’agit du deuxième centre médico-psychologique pour enfants et adolescents sur l’île et un troisième doit ouvrir prochainement à Petite-Terre. À terme, le CHM, vise le sud de Mayotte, jugé avec un besoin urgent d&rsquo;après la spécialiste, au vu des 130 enfants déjà suivis sur deux jours et d’environ 70 enfants actuellement sur liste d’attente.</p>
<p style="text-align: justify;">Mais malgré ces avancées, certains défis persistent, mais le principal reste la visibilité. « <em>Il y a encore des enfants qui ne nous sont pas adressés parce que certains partenaires ne nous connaissent pas</em> », reconnaît Virginie Briard. À cela s’ajoutent des réticences, de la part de certaines familles en lien avec des préjugés ou à la peur de la stigmatisation autour de la psychiatrie.</p>
<figure id="attachment_49712" aria-describedby="caption-attachment-49712" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-49712" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/IMG_6678-300x225.jpg" alt="" width="300" height="225" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/IMG_6678-300x225.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/IMG_6678-1024x768.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/IMG_6678-768x576.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/IMG_6678-1536x1152.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/IMG_6678-150x113.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/IMG_6678-696x522.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/IMG_6678-1068x801.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/IMG_6678-265x198.jpg 265w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/IMG_6678-1320x990.jpg 1320w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/IMG_6678.jpg 1600w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-49712" class="wp-caption-text">Le CHM a aussi inauguré le cinquième centre médico-psychologique à Mtsamboro.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Au total, une trentaine de partenaires étaient présents pour cet événement, issus de structures très diverses, comme des associations locales ou encore des réseaux de santé. Tous ont participé à cette journée pensée comme un temps d’échange, mais aussi comme un moyen de mieux coordonner les actions. Pour les familles, l&rsquo;inauguration est prévue au mois de juin, celle-ci permettra de présenter le centre ainsi que les activités qui y sont proposées.  En parallèle, le centre médico-psychologique pour adultes, ouvert en janvier dernier, a lui aussi été inauguré ce vendredi à Mtsamboro par le directeur du CHM, Jean-Michel Beaumarchais.</p>
<p style="text-align: justify;">À Mayotte, la dynamique est lancée, avec l’ambition affichée de se rapprocher toujours un peu plus des besoins des familles.</p>
<p>Shanyce MATHIAS ALI.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/04/13/loffre-de-soins-en-pedopsychiatrie-se-renforce-dans-le-nord-de-lile/">L’offre de soins en pédopsychiatrie se renforce dans le Nord de l’île</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
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		<title>Des soins pour redonner un peu de répit aux patients atteints de cancer</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/04/09/des-soins-pour-redonner-un-peu-de-repit-aux-patients-atteints-de-cancer/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Shanyce MATHIAS ALI]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 09 Apr 2026 01:30:14 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Santé]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[AMALCA]]></category>
		<category><![CDATA[Cancer]]></category>
		<category><![CDATA[CHM]]></category>
		<category><![CDATA[Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[Semaine de la santé]]></category>
		<category><![CDATA[Semaine du bien-être]]></category>
		<category><![CDATA[Socio-esthétique]]></category>
		<category><![CDATA[Un autre regard]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lejournaldemayotte.yt/?p=49584</guid>

					<description><![CDATA[<p>Depuis le 7 avril, des socio-esthéticiennes venues de La Réunion interviennent au CHM pour proposer des soins de bien-être aux patients, dans le cadre d’une action portée par l’association AMALCA.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/04/09/des-soins-pour-redonner-un-peu-de-repit-aux-patients-atteints-de-cancer/">Des soins pour redonner un peu de répit aux patients atteints de cancer</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Dans le service d’hémato-oncologie du Centre hospitalier de Mayotte (CHM), difficile de ne pas remarquer leur passage, avec leurs t-shirts bleu ciel et leurs sourires qui contrastent avec l’atmosphère souvent lourde du service. Les membres de l’association <em>Un Autre Regard</em> circulent de chambre en chambre, mais prennent aussi le temps de s’installer dans des pièces aménagées spécialement pour accueillir les patients dans un cadre plus calme, loin de l’ambiance des chambres d’hôpital et du bruit des machines.</p>
<p style="text-align: justify;">Depuis ce lundi, et jusqu’au 12 avril, ils participent à la « Semaine du bien-être », une action organisée en partenariat avec l’association AMALCA, engagée dans la lutte contre le cancer. Cette initiative permet aux patients ainsi qu’à leurs proches de bénéficier de soins de support, loin des gestes médicaux habituels, avec des ateliers de massages, de modelages ou encore de relaxation. Sur les deux premiers jours, plus d’une trentaine de patients ont pu en profiter. Dès jeudi prochain, les intervenants prévoient aussi de se rendre directement au domicile des malades.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Des soins pensés pour s’adapter à chaque patient</strong></h2>
<p style="text-align: justify;" data-start="1784" data-end="2268">Ici, rien n’est imposé, chaque intervention commence par un échange, une prise de contact, parfois sans un mot. Les professionnels observent, s’adaptent et prennent le temps de comprendre la personne qu’ils ont en face d’eux. « <em>La prise de contact avec la peau, ça permet de voir l’état cutané, de délimiter les zones où on peut intervenir et aussi d’observer la respiration</em> », explique l’un des intervenants.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="2270" data-end="2537">Dans les chambres, ils arrivent avec du matériel simple mais adapté : eau thermale, huiles neutres, produits naturels ou issus de la pharmacie, juste ce qu’il faut pour apporter un moment de répit à des patients souvent éprouvés par les traitements.</p>
<figure id="attachment_49615" aria-describedby="caption-attachment-49615" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-49615 size-medium" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/2T8A4856-2-2-300x200.jpg" alt="" width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/2T8A4856-2-2-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/2T8A4856-2-2-1024x683.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/2T8A4856-2-2-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/2T8A4856-2-2-1536x1024.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/2T8A4856-2-2-2048x1365.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/2T8A4856-2-2-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/2T8A4856-2-2-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/2T8A4856-2-2-1068x712.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/2T8A4856-2-2-1920x1280.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/2T8A4856-2-2-1320x880.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-49615" class="wp-caption-text">Le but est d&rsquo;accompagner les patients dans la lutte contre le cancer. Léo Vignal / JDM</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;" data-start="2539" data-end="2973">Kichenama Guillaume, socio-esthéticien au CHU de La Réunion, insiste sur la dimension humaine de cette pratique, bien au-delà de l’esthétique. « <em>On accompagne des personnes fragilisées par la maladie, mais aussi par la vie, ça peut être la précarité, le rejet social. Le but, ce n’est pas de faire du soin esthétique classique, c’est de créer une relation, de redonner confiance et d’aider la personne à se réapproprier son corps</em> », confie le professionnel.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="2975" data-end="3333">Dans un service comme celui-ci, où les patients subissent chimiothérapie, radiothérapie ou opération, le rapport au corps est souvent bouleversé. « <em>Il y a des personnes qui n’osent plus se regarder, qui ont du mal avec le regard des autres</em> », poursuit-il, « <em>le toucher devient un moyen de communication, un moyen de se reconnecter à soi, malgré la maladie</em> ».</p>
<h2 style="text-align: center;" data-start="2975" data-end="3333"><strong>Un partenariat construit dans la durée</strong></h2>
<figure id="attachment_2130" aria-describedby="caption-attachment-2130" style="width: 225px" class="wp-caption alignright"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-2130" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Octobre-rose-4-225x300.jpg" alt="Octobre rose, cancers du sein, CRCDC, Asca, Amalca, ARS de Mayotte" width="225" height="300" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Octobre-rose-4-225x300.jpg 225w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Octobre-rose-4-768x1024.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Octobre-rose-4-150x200.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Octobre-rose-4-300x400.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Octobre-rose-4-696x928.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Octobre-rose-4.jpg 800w" sizes="auto, (max-width: 225px) 100vw, 225px" /><figcaption id="caption-attachment-2130" class="wp-caption-text">Ce partenariat a été initié par la présidente d’AMALCA, Nadjilat Attoumani.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">L’association <em>Un Autre Regard</em>, créée en 2008 à La Réunion, intervient sur l&rsquo;île pour la quatrième année consécutive à la demande d’AMALCA.  L&rsquo;objectif est de partager cette approche encore peu développée sur le territoire, mais qui suscite un intérêt croissant, avec notamment une première future socio-esthéticienne mahoraise en cours de formation. « <em>L’idée, ce n’est pas de venir faire à la place, mais de transmettre », </em>partage le socio-esthéticien.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="3745" data-end="4122">Pour Kichenama Guillaume, ce lien entre les deux structures dépasse le simple partenariat ponctuel. « <em>Un Autre Regard, c’est un peu le grand frère d’AMALCA</em> », explique-t-il. En rappelant qu’à l’origine de cette collaboration, il y a une rencontre avec une ancienne patiente venue se faire soigner à La Réunion, qui a par la suite souhaité développer cet accompagnement à Mayotte.</p>
<h2 style="text-align: center;" data-start="3745" data-end="4122"><strong>Des patients qui redécouvrent leur corps autrement</strong></h2>
<p style="text-align: justify;">Du côté des patients, les retours sont immédiats, souvent simples, mais parlants : « <em>J’ai bien aimé mon massage, il a fait attention à mon corps. Cela fait du bien d’avoir quelqu’un qui s’occupe de nous autrement, pas juste pour les médicaments</em> », confie l&rsquo;un d&rsquo;entre eux encore allongé sur son lit.</p>
<figure id="attachment_49613" aria-describedby="caption-attachment-49613" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-49613 size-medium" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/2T8A4674-300x200.jpg" alt="" width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/2T8A4674-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/2T8A4674-1024x683.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/2T8A4674-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/2T8A4674-1536x1024.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/2T8A4674-2048x1365.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/2T8A4674-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/2T8A4674-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/2T8A4674-1068x712.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/2T8A4674-1920x1280.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/2T8A4674-1320x880.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-49613" class="wp-caption-text">L&rsquo;association « Un Autre Regard » et Amalca se sont associés pour aider les patients atteints de cancer grâce à des soins de confort. Léo Vignal / JDM</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;" data-start="4763" data-end="5180">Pour Elanrif Boinali, coordinateur de l’association AMALCA, ces moments s’inscrivent pleinement dans ce qu’on appelle les soins de support, essentiels dans le parcours des malades. « <em>On intervient sur la prévention, mais aussi sur l’accompagnement, tout ce qui peut aider la personne à mieux vivre la maladie, que ce soit le soutien psychologique, la diététique, le sport ou les soins socio-esthétiques</em> ».</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="5182" data-end="5467">Selon lui, même si l’opération ne dure qu’une semaine, son impact se fait sentir bien au-delà. Donc grâce à  ces moments, les patients redécouvrent leur corps autrement, pas seulement comme un corps malade, mais comme un corps dont on peut prendre soin.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="118" data-end="352">Un constat qui pousse l’association à aller plus loin, avec pour objectif de développer cette pratique à Mayotte. Elle ne serait ainsi plus seulement ponctuelle, mais accessible toute l’année, aussi bien à l’hôpital qu’à domicile.</p>
<p data-start="5469" data-end="5706">Shanyce MATHIAS ALI et Léo VIGNAL</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/04/09/des-soins-pour-redonner-un-peu-de-repit-aux-patients-atteints-de-cancer/">Des soins pour redonner un peu de répit aux patients atteints de cancer</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
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		<title>Soigner autrement : la socio-esthétique au chevet des patients de Mayotte</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/04/08/a-mayotte-la-socio-esthetique-sinvite-a-lhopital-pour-redonner-le-sourire-aux-patients/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mathilde HANGARD]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 08 Apr 2026 02:00:35 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Santé]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[AMALCA]]></category>
		<category><![CDATA[CHM]]></category>
		<category><![CDATA[Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[Un autre regard]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lejournaldemayotte.yt/?p=49481</guid>

					<description><![CDATA[<p>Pendant une semaine, soins esthétiques et moments de détente offrent une parenthèse précieuse aux malades et à leurs proches.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/04/08/a-mayotte-la-socio-esthetique-sinvite-a-lhopital-pour-redonner-le-sourire-aux-patients/">Soigner autrement : la socio-esthétique au chevet des patients de Mayotte</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Du 6 au 12 avril 2026, l’association Amalca, en partenariat avec le Centre hospitalier de Mayotte (CHM), organise la quatrième édition de la « Semaine du Bien-être ». Une initiative devenue essentielle pour accompagner autrement les patients atteints de cancer, en misant sur des soins de support qui apaisent autant le corps que l’esprit.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Une parenthèse de bien-être au cœur du parcours de soins</b></h2>
<figure id="attachment_21197" aria-describedby="caption-attachment-21197" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Salle-de-réveil-CHM-transformée-en-réanimation.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-21197" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Salle-de-réveil-CHM-transformée-en-réanimation-300x200.jpg" alt="Mayotte, CHM, centre hospitalier de Mayotte, cancer," width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Salle-de-réveil-CHM-transformée-en-réanimation-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Salle-de-réveil-CHM-transformée-en-réanimation-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Salle-de-réveil-CHM-transformée-en-réanimation-696x463.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Salle-de-réveil-CHM-transformée-en-réanimation.jpg 750w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-21197" class="wp-caption-text">Au CHM, où la filière cancérologique ne peut couvrir tous les besoins spécialisés, les soins de support proposés par des associations comme Un autre regard, viennent compléter l’accompagnement des patients et apaiser leur quotidien.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Massages, modelages, séances de relaxation : au Centre hospitalier de Mayotte, le quotidien des patients en oncologie prend, le temps d’une semaine, une dimension différente. Grâce à l’intervention des bénévoles de l’association réunionnaise <i>Un Autre Regard</i>, ces soins sont proposés gratuitement aux malades, mais aussi à leurs proches.</p>
<p style="text-align: justify;">Ces moments suspendus vont bien au-delà du simple confort. Ils permettent aux patients, souvent éprouvés par les traitements lourds comme la chimiothérapie, de retrouver des sensations positives et de se reconnecter à leur corps. <em>« Après ces soins, les malades se sentent bien »</em>, confie-t-on du côté de l’organisation. Dans un contexte où les allers-retours entre l’hôpital et le domicile rythment la vie des malades, ces instants de répit deviennent essentiels pour mieux supporter la maladie.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>La socio-esthétique, une discipline encore méconnue à Mayotte</b></h2>
<p style="text-align: justify;">Au cœur de cette semaine : la socio-esthétique. Encore peu développée sur le territoire mahorais, cette pratique se situe à la croisée du soin et de l’esthétique. Elle s’adresse aux personnes fragilisées, qu’elles soient malades, âgées ou en situation de précarité.</p>
<p style="text-align: justify;">Concrètement, les socio-esthéticiennes interviennent pour atténuer les effets visibles et psychologiques de la maladie : perte de cheveux, altérations de la peau, perte d’estime de soi. À travers des gestes simples — apprendre à se maquiller, à porter un foulard, ou à prendre soin de sa peau — elles contribuent à restaurer la confiance.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>« Les patients perdent parfois l’estime d’eux-mêmes à cause des traitements. Ces soins leur permettent de se réapproprier leur image »</em>, explique Sourayat Bamana, présidente de l’association Amalca. À Mayotte, l’absence de structure dédiée rend ces interventions d’autant plus précieuses, soulignant un besoin encore largement non couvert.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Former localement pour pérenniser l’accompagnement</b></h2>
<figure id="attachment_49531" aria-describedby="caption-attachment-49531" style="width: 283px" class="wp-caption alignright"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/Capture-decran-2026-04-07-a-16.55.17.png"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-49531 size-medium" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/Capture-decran-2026-04-07-a-16.55.17-283x300.png" alt="Mayotte, socio-esthétique, cancer, " width="283" height="300" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/Capture-decran-2026-04-07-a-16.55.17-283x300.png 283w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/Capture-decran-2026-04-07-a-16.55.17-150x159.png 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/Capture-decran-2026-04-07-a-16.55.17-300x319.png 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/Capture-decran-2026-04-07-a-16.55.17-696x739.png 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/Capture-decran-2026-04-07-a-16.55.17.png 712w" sizes="auto, (max-width: 283px) 100vw, 283px" /></a><figcaption id="caption-attachment-49531" class="wp-caption-text">La socio-esthétique a pour objectif d&rsquo;aider les patients atteints de cancer à retrouver confiance en eux et leur estime de soi, en atténuant les effets visibles et non visibles des traitements (photographie/illustration)</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Au-delà des soins ponctuels, l’enjeu est désormais de structurer une offre durable sur le territoire. L’association Amalca souhaite ainsi former des professionnels locaux à la socio-esthétique. La semaine est aussi rythmée par des actions de sensibilisation. Des rencontres avec des professionnels de la beauté ont déjà eu lieu, tandis qu’une intervention est prévue samedi prochain, auprès des élèves du lycée professionnel de Kawéni. Objectif : susciter des vocations et faire émerger une nouvelle génération de praticiens.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>« Il faut déjà être esthéticienne ou coiffeuse, puis suivre une formation complémentaire »</em>, précise Sourayat Bamana. Un premier projet est d’ailleurs en cours avec une jeune stagiaire, qui pourrait bientôt exercer à Mayotte. À terme, l’ambition est claire : permettre aux patients de bénéficier toute l’année de ces soins, à l’hôpital comme à la maison. Car derrière cette initiative, un message s’impose : soigner ne se limite pas aux traitements médicaux. Cela passe aussi par l’écoute, la dignité et le bien-être.</p>
<p style="text-align: justify;">Mathilde Hangard</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/04/08/a-mayotte-la-socio-esthetique-sinvite-a-lhopital-pour-redonner-le-sourire-aux-patients/">Soigner autrement : la socio-esthétique au chevet des patients de Mayotte</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
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		<title>Un comité d’aide aux victimes pour structurer la lutte contre les violences faites aux femmes</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/04/02/un-comite-daide-aux-victimes-pour-structurer-la-lutte-contre-les-violences-faites-aux-femmes/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Shanyce MATHIAS ALI]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 02 Apr 2026 02:15:45 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Social]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
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		<category><![CDATA[Gendarmerie]]></category>
		<category><![CDATA[sécurité]]></category>
		<category><![CDATA[violences]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Réuni pour la première fois à Mamoudzou, le comité local d’aide aux victimes doit permettre de mieux coordonner les acteurs et d’adapter les réponses face à des violences encore largement marquées par le silence.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/04/02/un-comite-daide-aux-victimes-pour-structurer-la-lutte-contre-les-violences-faites-aux-femmes/">Un comité d’aide aux victimes pour structurer la lutte contre les violences faites aux femmes</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Ce mercredi matin, dans l’hémicycle Younoussa Bamana, autour de la table, les forces de l’ordre, la justice, des associations, des professionnels de santé, des représentants du rectorat et de la préfecture. Tous étaient là pour l’installation du premier comité local d’aide aux victimes dédié aux violences faites aux femmes à Mayotte, une instance présentée comme un outil de coordination, mais aussi comme un point de départ pour améliorer concrètement la prise en charge sur le territoire.</p>
<figure id="attachment_49303" aria-describedby="caption-attachment-49303" style="width: 194px" class="wp-caption alignleft"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-49303 size-full" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/Le-Secretaire-General-Adjoint_large.jpg" alt="" width="194" height="188" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/Le-Secretaire-General-Adjoint_large.jpg 194w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/Le-Secretaire-General-Adjoint_large-150x145.jpg 150w" sizes="auto, (max-width: 194px) 100vw, 194px" /><figcaption id="caption-attachment-49303" class="wp-caption-text">Le comité était co-présidé par le sous-préfet Christophe Le Droumaguet-Paris. (illustration)</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Dès les premiers mots, la vice-présidente Zouhourya Mouyad Ben rappelle les limites actuelles. « <em>Beaucoup a été fait grâce aux associations et aux institutions présentes aujourd’hui, mais beaucoup reste encore à faire</em> <em>pour celles qui n’arrivent pas à mettre des mots sur ce qu’elles vivent</em> », explique-t-elle. Elle a aussi élargi le sujet en évoquant d’autres formes de violences, notamment dans le monde politique, rappelant qu’une seule femme est aujourd’hui maire à Mayotte, un chiffre qui, selon elle, montre que l’accès des femmes à certains niveaux de responsabilités reste encore compliqué.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Des chiffres parlants</strong></h2>
<p style="text-align: justify;">Les chiffres présentés donnent un aperçu de la situation. En effet, à Mayotte, 859 cas de violences intrafamiliales ont été recensés en 2025, dont 543 violences conjugales. Les violences sexuelles atteignent 472 faits, un chiffre en forte hausse. Selon  l’INSEE, 9 % des femmes déclarent avoir subi des violences physiques ou sexuelles, contre 5 % dans l’Hexagone. « <em>Ces violences peuvent être psychologiques, physiques, économiques, sexuelles, administratives. Elles touchent tous les milieux et toutes les générations</em> », souligne le sous-préfet Christophe Le Droumaguet-Paris.</p>
<figure id="attachment_49256" aria-describedby="caption-attachment-49256" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-49256" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/IMG_6498-2-300x225.jpg" alt="" width="300" height="225" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/IMG_6498-2-300x225.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/IMG_6498-2-1024x768.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/IMG_6498-2-768x576.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/IMG_6498-2-1536x1152.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/IMG_6498-2-2048x1536.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/IMG_6498-2-150x113.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/IMG_6498-2-696x522.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/IMG_6498-2-1068x801.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/IMG_6498-2-1920x1440.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/IMG_6498-2-265x198.jpg 265w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/IMG_6498-2-1320x990.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-49256" class="wp-caption-text">Ce comité a pour mission de faire un état des lieux sur l&rsquo;île.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;" data-start="4152" data-end="4773">Dans ce contexte, le comité local d’aide aux victimes vise à dresser un état des lieux des dispositifs existants, identifier les manques et proposer des ajustements. Inscrite dans le cadre des CLAV créés après 2018. Sur l&rsquo;île, cette instance doit aussi assurer un rôle de coordination et de suivi des parcours, notamment face aux violences intrafamiliales, avec des recommandations concrètes.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="4152" data-end="4773">Sur le terrain, les difficultés concernent surtout l’hébergement, avec seulement 73 places disponibles, jugées insuffisantes. « <em>On a très peu de places par rapport à la demande</em> », explique Manarsana Boina, Directrice Régionale aux Droits des Femmes et à l’Egalité, qui souligne l’objectif de l’instance d’évaluer les dispositifs et d’augmenter les capacités d’accueil.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="4152" data-end="4773">Dans les échanges, la question culturelle a également été abordée. Nafissata Moudhoire évoque des situations encore tolérées dans certaines familles. « <em>Il faut mettre fin à ça</em> <em>! »</em>, affirme-t-elle, en appelant à un travail avec l’Éducation nationale pour sensibiliser les enfants dès le plus jeune âge.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Coordonner les prises en charge</strong></h2>
<p style="text-align: justify;">Autre enjeu soulevé, l’accompagnement des victimes, qui passe aussi par une meilleure coordination entre les professionnels. À ce titre, le projet de salle « Mélanie », actuellement en cours de déploiement par la gendarmerie via « les Maisons de protection des familles », doit à la base permettre d’éviter aux victimes de répéter plusieurs fois leur récit, en réunissant au même moment enquêteurs, médecins et psychologues.</p>
<figure id="attachment_49257" aria-describedby="caption-attachment-49257" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-49257" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/IMG_6507-300x225.jpg" alt="" width="300" height="225" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/IMG_6507-300x225.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/IMG_6507-1024x768.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/IMG_6507-768x576.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/IMG_6507-1536x1152.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/IMG_6507-2048x1536.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/IMG_6507-150x113.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/IMG_6507-696x522.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/IMG_6507-1068x801.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/IMG_6507-1920x1440.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/IMG_6507-265x198.jpg 265w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/IMG_6507-1320x990.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-49257" class="wp-caption-text">Via les  » Maisons de protection des familles », la gendarmerie compte construire une salle « Mélanie » destinée aux victimes.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Aujourd’hui, ce dispositif reste encore partiel à Mayotte, ce qui oblige souvent les victimes à raconter plusieurs fois les faits, un processus qui peut être lourd et freiner leur reconstruction. « <em>Le traumatisme, c’est une pathologie de la mémoire. Soit la personne repense tout le temps aux faits, soit elle bloque. Mais si on la fait reparler encore et encore, ça ne s’arrête jamais</em> », confie Paul Jérémy, psychologue à l&rsquo;UMJ.</p>
<p style="text-align: justify;">Pour lui, l’enjeu est aussi plus large : « <em>À Mayotte, il y a un écart énorme entre les hommes et les femmes. Les femmes subissent encore beaucoup trop. Avoir des dispositifs dédiés, ça permet aussi d’ouvrir les yeux et de leur offrir un espace où elles peuvent être écoutées</em> ».</p>
<p style="text-align: justify;">Du côté de la santé, un projet de « Maison des femmes » est également en réflexion à Mamoudzou, à proximité du centre hospitalier, avec l’objectif de proposer un accompagnement global et coordonné.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Briser le silence </strong></h2>
<p style="text-align: justify;" data-start="9039" data-end="9303">Pour Alexandra Nicolay, vice-présidente du tribunal judiciaire, la question dépasse les seules institutions. « <em>C’est notre problème à tous. On est tous susceptibles d’être victime ou témoin</em> ». Au-delà des dispositifs, un constat revient dans plusieurs prises de parole : la difficulté de parler dans un territoire où les liens sociaux sont très forts.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="9039" data-end="9303">Face à cela, les acteurs insistent sur la nécessité de mieux informer la population. Plusieurs numéros d’urgence restent disponibles, comme le 17 pour la police ou la gendarmerie, le 18 pour les secours, le 115 pour l’hébergement d’urgence, ou encore le 3919, dédié aux violences faites aux femmes, aussi accessible en shimaoré.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="9894" data-end="10216" data-is-last-node="" data-is-only-node="">À travers ce comité, les institutions espèrent désormais structurer une réponse plus cohérente et plus visible. «<em> Les victimes ne sont pas seules</em> », insiste Manarsana Boina. «<em> Il y a des professionnels sur le terrain pour les écouter et les accompagner. Notre responsabilité, c’est de faire en sorte qu’elles le sachent</em> ».</p>
<p data-start="9894" data-end="10216" data-is-last-node="" data-is-only-node="">Shanyce MATHIAS ALI.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>« Les abus sont des crimes, pas des affaires de famille ! »</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/03/31/les-abus-sont-des-crimes-pas-des-affaires-de-famille/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Shanyce MATHIAS ALI]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 31 Mar 2026 02:15:51 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Education]]></category>
		<category><![CDATA[Santé]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
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		<category><![CDATA[Victimes]]></category>
		<category><![CDATA[Violence]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Ce lundi, à l'hémicycle Younoussa Bamana, professionnels, associations et habitants se sont réunis pour échanger autour des violences, du harcèlement et des liens entre relations humaines et santé mentale.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/03/31/les-abus-sont-des-crimes-pas-des-affaires-de-famille/">« Les abus sont des crimes, pas des affaires de famille ! »</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;" data-start="286" data-end="780">Dès le début de la matinée, l’hémicycle s’est rempli rapidement, au point que certains participants ont dû s’asseoir à même le sol pour pouvoir suivre les échanges. Ce qui prouve que le sujet intéresse et que les attentes sont fortes sur un territoire où ces questions restent encore tabou. Le public, attentif et impliqué, n’a pas hésité à intervenir, poser des questions, partager des situations vécues, que ce soit dans le cadre scolaire, professionnel ou dans la sphère privée.</p>
<h2 style="text-align: center;" data-start="286" data-end="780"><strong>Une violence qui s’installe progressivement</strong></h2>
<p style="text-align: justify;" data-start="831" data-end="1518">Les intervenants se sont succédé pour tenter de rendre compréhensibles des mécanismes parfois invisibles. La docteure Virginie Briard, pédopsychiatre et cheffe du Centre Médico-Psychologique pour Enfants et Adolescents (CMPEA), a insisté sur la manière dont les violences s’installent progressivement, loin de l’image d’un basculement brutal. « <em>Une relation perverse c’est comme un piège, on y rentre sans s’en rendre compte et c’est difficile d’en sortir</em> », explique-t-elle.</p>
<figure id="attachment_49127" aria-describedby="caption-attachment-49127" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-49127" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_6398-2-300x225.jpg" alt="" width="300" height="225" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_6398-2-300x225.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_6398-2-1024x768.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_6398-2-768x576.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_6398-2-1536x1152.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_6398-2-2048x1536.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_6398-2-150x113.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_6398-2-696x522.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_6398-2-1068x801.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_6398-2-1920x1440.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_6398-2-265x198.jpg 265w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_6398-2-1320x990.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-49127" class="wp-caption-text">Virginie Briard, pédopsychiatre et cheffe du Centre Médico-Psychologique pour Enfants et Adolescents  (CMPEA)</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;" data-start="831" data-end="1518">Pour elle, comprendre ces mécanismes est essentiel pour repérer plus tôt les situations à risque et protéger les personnes les plus vulnérables. Les échanges ont aussi permis de rappeler une réalité encore trop souvent minimisée : « <em>les abus sont des crimes, pas des affaires de famille</em> ».</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="831" data-end="1518">Un message répété plusieurs fois au cours de la matinée, dans un contexte où le poids des tabous et du silence reste important à Mayotte. « <em>La question des tabous et du silence figure dans pas mal d’affaires que nous suivons, notamment des viols, des violences intrafamiliales ou encore des violences à l’école coranique</em> », souligne la cheffe de la pédopsychiatrie au CHM, en rappelant que les mouvements de libération de la parole restent récents, surtout à Mayotte.</p>
<h2 style="text-align: center;" data-start="831" data-end="1518"><strong>Comprendre les mécanismes pour mieux agir</strong></h2>
<figure id="attachment_49128" aria-describedby="caption-attachment-49128" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-49128" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_6391-2-300x225.jpg" alt="" width="300" height="225" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_6391-2-300x225.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_6391-2-1024x768.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_6391-2-768x576.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_6391-2-1536x1152.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_6391-2-2048x1536.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_6391-2-150x113.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_6391-2-696x522.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_6391-2-1068x801.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_6391-2-1920x1440.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_6391-2-265x198.jpg 265w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_6391-2-1320x990.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-49128" class="wp-caption-text">Beaucoup de monde était présent au sein de L’hémicycle Younoussa Bamana ce lundi matin.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Le psychologue Antoine Navalon a de son côté apporté un éclairage sur les différentes formes que peuvent prendre les violences. « <em>Toutes les violences ne fonctionnent pas de la même façon</em> », rappelle-t-il, en expliquant que le passage du conflit au harcèlement ne se fait pas par explosion mais « <em>par fixation</em> ». Il insiste aussi sur la diversité des formes de harcèlement, qu’il soit physique, psychologique ou numérique.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="3159" data-end="3757">Le spécialiste explique que dans un territoire marqué par des situations de précarité et des parcours de vie parfois instables, les fragilités peuvent être accentuées. Selon lui, chez les plus jeunes, la violence est souvent visible, alors que chez les adolescents, elle tend davantage à se cacher, à se retourner contre soi, parfois sans que l’entourage ne s’en rende compte.</p>
<h2 style="text-align: center;" data-section-id="idfyzf" data-start="4690" data-end="4755"><strong>Briser le silence et agir sur le territoire </strong></h2>
<p style="text-align: justify;">Les acteurs associatifs locaux étaient aussi présents pour partager leur expérience de terrain. Pour Philippe Novel, de l’association Haki Za Wanatsa, ce type de colloque permet de mieux comprendre les mécanismes à l’origine des violences et de rappeler que celles-ci ne naissent pas d’elles-mêmes. « <em>La violence c’est pas quelque chose qui naît comme ça, mais ça vient d’un problème de santé mentale</em> », partage-t-il. Il évoque aussi les résultats d’une enquête menée en 2021, selon laquelle 35 % des répondants déclaraient avoir été victimes de violences, dont une partie sans être sûre de pouvoir qualifier ce qu’elle avait vécu.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="5345" data-end="5766">Même constat du côté de Saïrati Assimakou, présidente de l’association Souboutou Ouhédzé Jilaho, « Ose libérer ta voix », pour qui ces rencontres permettent surtout de repartir avec des outils de compréhension. « <em>La base du changement, c’est l’éducation</em> », insiste la Mahoraise, en reconnaissant toutefois le décalage entre la théorie et la réalité du terrain, notamment dans une société où certains repères éducatifs évoluent encore.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="5345" data-end="5766">Parmi le public, Mélissa, mère de famille, explique être venue après avoir été confrontée au harcèlement scolaire de sa fille. « <em>À travers cette matinée j&rsquo;ai trouvé des pistes concrètes sur l’importance de la communication et de la mise en place d’un espace de confiance à la maison pour éviter que ce type de situation ne se reproduise pas</em> ».</p>
<figure id="attachment_49126" aria-describedby="caption-attachment-49126" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-49126" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_6405-2-300x225.jpg" alt="" width="300" height="225" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_6405-2-300x225.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_6405-2-1024x768.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_6405-2-768x576.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_6405-2-1536x1152.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_6405-2-2048x1536.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_6405-2-150x113.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_6405-2-696x522.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_6405-2-1068x801.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_6405-2-1920x1440.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_6405-2-265x198.jpg 265w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_6405-2-1320x990.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-49126" class="wp-caption-text">Plusieurs intervenants ont pris la parole tout au long de la journée.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;" data-start="6307" data-end="6676">Ce colloque s’inscrit dans une démarche plus large du Centre Hospitalier de Mayotte qui organise régulièrement ce genre de rencontres pour sensibiliser la population. Une nouvelle structure doit d’ailleurs ouvrir prochainement en Petite-Terre, après celle du Nord, afin de renforcer la prise en charge sur le territoire et faciliter l’accès aux soins en pédopsychiatrie.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="6678" data-end="7032" data-is-last-node="" data-is-only-node="">La journée s&rsquo;est poursuivie jusqu’à 16 heures, avec des échanges consacrés aux violences intrafamiliales et sexuelles, ainsi que des tables rondes réunissant des représentants de la loi et de la prise en charge, notamment la gendarmerie, avec pour objectif de continuer à informer, mais aussi de mieux orienter les victimes vers les dispositifs existants.</p>
<p data-start="6678" data-end="7032" data-is-last-node="" data-is-only-node="">Shanyce MATHIAS ALI.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/03/31/les-abus-sont-des-crimes-pas-des-affaires-de-famille/">« Les abus sont des crimes, pas des affaires de famille ! »</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
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		<title>Première mobilisation au CHM pour la campagne nationale « Une Jonquille contre le cancer »</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/03/13/premiere-mobilisation-au-chm-pour-la-campagne-nationale-une-jonquille-contre-le-cancer/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Shanyce MATHIAS ALI]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 13 Mar 2026 02:00:44 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Santé]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[AMALCA]]></category>
		<category><![CDATA[ASCA]]></category>
		<category><![CDATA[CHM]]></category>
		<category><![CDATA[CRCDC]]></category>
		<category><![CDATA[Institut Curie]]></category>
		<category><![CDATA[Jonquille contre le cancer]]></category>
		<category><![CDATA[Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[santé]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Depuis le 9 mars, un marché solidaire s’est installé à l’entrée principale du Centre hospitalier de Mayotte pour sensibiliser le public et collecter des dons dans le cadre de la campagne nationale "Une Jonquille contre le cancer".</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/03/13/premiere-mobilisation-au-chm-pour-la-campagne-nationale-une-jonquille-contre-le-cancer/">Première mobilisation au CHM pour la campagne nationale « Une Jonquille contre le cancer »</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Depuis lundi matin, l’entrée du Centre hospitalier de Mayotte (CHM) a un air un peu différent. Entre les patients venus en consultation, les accompagnants et les membres du personnel, plusieurs stands colorés ont pris place.</p>
<p style="text-align: justify;">L’initiative est portée par l’Association des soignants contre le cancer à Mayotte (ASCA) dans le cadre de la campagne nationale « Une Jonquille contre le cancer », menée en collaboration avec l’Institut Curie. Chaque jour, de 7h à 14h, visiteurs et passants peuvent s’arrêter pour s’informer, échanger, faire un don en achetant une jonquille mais aussi quelques produits dont une partie des recettes sera reversée à la recherche contre le cancer.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong> Un marché qui mêle artisanat et santé</strong></h2>
<p style="text-align: justify;">Sur les tables, des objets artisanaux, comme de l&rsquo;huile essentielle, ou encore des décorations pour la Ide qui approche. Un coin gourmand attire aussi les curieux avec des cookies colorés de saveurs diverses. En plus des stands d’artisans, plusieurs coins de santé sont également présents. L’ASCA est accompagnée notamment par l’association AMALCA et par le CRCDC, qui intervient sur les questions de dépistage des cancers. Sur place, l&rsquo;équipe prend le temps d’expliquer aux visiteurs l’importance de se faire dépister pour le cancer du sein ou celui du col de l’utérus. Des démonstrations sont aussi proposées pour montrer les gestes de palpation.</p>
<figure id="attachment_48188" aria-describedby="caption-attachment-48188" style="width: 295px" class="wp-caption alignleft"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-48188" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5646-2-295x300.jpg" alt="" width="295" height="300" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5646-2-295x300.jpg 295w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5646-2-768x781.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5646-2-150x153.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5646-2-300x305.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5646-2-696x708.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5646-2.jpg 866w" sizes="auto, (max-width: 295px) 100vw, 295px" /><figcaption id="caption-attachment-48188" class="wp-caption-text">L&rsquo;évènement a aussi permis de mettre en avant l&rsquo;artisanat mahorais.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Pour plusieurs exposants, l’événement est aussi l’occasion de soutenir une action qui leur tient à cœur. Habiba Nahouda, créatrice de bijoux, participe pour la troisième année à des actions organisées par l’ASCA. « <em>C&rsquo;est une association qui représente quelque chose d&rsquo;important, donc il faut donner ce qu&rsquo;on peut pour aider</em> », confie la jeune femme, rappelant que le cancer n&rsquo;est pas un cas à part et que « tout le monde est concerné».</p>
<p style="text-align: justify;">Certaines figures locales ont également tenu à être présentes pour soutenir l’initiative. Taambati Moussa, gardienne du patrimoine culturel, traditionnel et culinaire mahorais, fait partie des personnes venues participer à cette mobilisation. « <em>Ça ne doit pas s’arrêter là, ça doit être mis en place plus souvent car la lutte pour la santé c’est important</em> », explique-t-elle.</p>
<h2></h2>
<h2 style="text-align: center;"><strong> Une première édition pleine de défis et d’adaptations </strong></h2>
<p style="text-align: justify;">Pour l’ASCA, cette première participation à la campagne «  Jonquille contre le cancer  » à Mayotte représente une nouvelle manière de mobiliser autour de la lutte contre la maladie. « <em>Nous avons beaucoup de visiteurs sur les stands, les exposants sont vraiment contents de participer à cette campagne. C&rsquo;est très motivant !</em> », explique Anrifia Ali Hamadi, présidente de l’association.</p>
<figure id="attachment_48181" aria-describedby="caption-attachment-48181" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-48181" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5577-2-300x225.jpg" alt="" width="300" height="225" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5577-2-300x225.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5577-2-1024x768.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5577-2-768x576.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5577-2-1536x1152.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5577-2-2048x1536.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5577-2-150x113.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5577-2-696x522.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5577-2-1068x801.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5577-2-1920x1440.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5577-2-265x198.jpg 265w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5577-2-1320x990.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-48181" class="wp-caption-text">Le but de la campagne est de récolter des fonds pour aider la recherche.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Malgré des difficultés logistiques, les <em>goodies</em> de l’Institut Curie n’étant pas arrivés à temps, l’association a su s&rsquo;adapter. «<em> On a acheté des jonquilles, fabriqué des brochures nous-mêmes et trouvé des produits à vendre toute la semaine</em>  ».  Les exposants reversent 20 euros par jour, auxquels s’ajoutent les ventes réalisées sur place. À la fin de la semaine, l’association fera le total et transmettra la somme à l’Institut Curie, conformément aux règles établies.</p>
<p style="text-align: justify;">L’ASCA prévoit de poursuivre ses actions tout au long de l’année, avec un gala de charité en octobre, le Noël solidaire ainsi que le marché de décembre. « <em>Fière , ce serait un grand mot, je dirais soulagée, parce que malgré les difficultés l’événement se passe bien</em>  », confie la présidente.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Une mobilisation collective</strong></h2>
<p style="text-align: justify;" data-start="5572" data-end="5992">Au-delà des exposants, ce marché montre aussi l’engagement des visiteurs et du personnel. <em>« J&rsquo;ai acheté un bouquet de jonquilles, quand je peux participer à faire avancer la santé, je n&rsquo;hésite pas  »</em>, raconte Samira Ali, une mère de famille. Les agents du CHM aussi se mobilisent autour des stands dès qu&rsquo;ils en ont l&rsquo;occasion, que ce soit pour faire des achats ou bien inviter les passants à faire un tour dans les stands. « <em>C’est un petit geste pour les visiteurs, mais pour les chercheurs et les soignants, c’est un grand pas</em> », indique l&rsquo;une d&rsquo;entre elle.</p>
<figure id="attachment_48184" aria-describedby="caption-attachment-48184" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-48184" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5573-2-300x225.jpg" alt="" width="300" height="225" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5573-2-300x225.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5573-2-1024x768.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5573-2-768x576.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5573-2-1536x1152.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5573-2-2048x1536.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5573-2-150x113.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5573-2-696x522.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5573-2-1068x801.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5573-2-1920x1440.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5573-2-265x198.jpg 265w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5573-2-1320x990.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-48184" class="wp-caption-text">L&rsquo;initiative a été très bien reçue par le public.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;" data-start="6231" data-end="6617">Cette mobilisation permet aussi de rappeler l’importance du dépistage à Mayotte. Selon des données de l’ARS en 2019, 60 % des femmes n&rsquo;ont jamais fait de dépistage du col de l’utérus, quant à la mammographie le chiffre était établi à 80%, et pour le cancer colorectal au moins 94% des habitants de l&rsquo;île ne l&rsquo;avait jamais fait. L’initiative du CHM vise donc autant la collecte de fonds que la sensibilisation et la prévention.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="6619" data-end="6832">Le marché solidaire se poursuit jusqu’à ce dimanche 15 mars, offrant à chacun la possibilité de s’informer et de soutenir la recherche en faveur de la santé.</p>
<p data-start="6619" data-end="6832">Shanyce MATHIAS ALI.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/03/13/premiere-mobilisation-au-chm-pour-la-campagne-nationale-une-jonquille-contre-le-cancer/">Première mobilisation au CHM pour la campagne nationale « Une Jonquille contre le cancer »</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
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		<title>« Suku ya M&#8217;trumché », un village pour parler des droits des femmes et briser les tabous</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/03/11/suku-ya-mtrumche-un-village-pour-parler-des-droits-des-femmes-et-briser-les-tabous/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Shanyce MATHIAS ALI]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 11 Mar 2026 02:00:56 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Education]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[Acfav]]></category>
		<category><![CDATA[Apprentis d'Auteuil]]></category>
		<category><![CDATA[CHM]]></category>
		<category><![CDATA[Croix-Rouge]]></category>
		<category><![CDATA[Droit des femmes]]></category>
		<category><![CDATA[Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[Suku ya M’trumché]]></category>
		<category><![CDATA[Village de la femme mahoraise]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lejournaldemayotte.yt/?p=47955</guid>

					<description><![CDATA[<p>À l’occasion de la Journée internationale des droits des femmes, associations, institutions et élèves se sont retrouvés mardi matin sur la place Zakia Madi pour la deuxième édition du Village de la Femme Mahoraise.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/03/11/suku-ya-mtrumche-un-village-pour-parler-des-droits-des-femmes-et-briser-les-tabous/">« Suku ya M&rsquo;trumché », un village pour parler des droits des femmes et briser les tabous</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Malgré le mauvais temps, dès 7h30, la place Zakia Madi s’est peu à peu remplie de stands, d’élèves et d’associations, venus participer à la deuxième édition du Village de la Femme Mahoraise, baptisé « Suku ya M’trumché ». Organisé par l’Association pour la Condition Féminine &amp; l&rsquo;Aide aux Victimes (ACFAV), avec plusieurs partenaires, l’événement s’inscrit dans le cadre de la Journée internationale des droits des femmes et avait pour objectif de parler des droits, de la prévention des violences, mais aussi de santé, et d’accompagnement social.</p>
<p style="text-align: justify;">Tout au long de la matinée, le public a pu circuler entre les différents stands installés sur la place. « <em>La journée aujourd’hui c’est une journée de convivialité, et de sensibilisation</em> », explique Scott Volarova, animatrice en santé et santé sexuelle à l’ACFAV. Pour elle, ces rencontres restent importantes dans un territoire où certains sujets restent difficiles à aborder. « <em> L’idée c’est de briser les tabous et rappeler la valeur d’une femme. On est tous né d’une femme, on est élevé par une femme, donc elles méritent du respect</em> ».</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Des associations et des élèves mobilisés</strong></h2>
<figure id="attachment_47966" aria-describedby="caption-attachment-47966" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-47966 size-medium" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5423-2-300x225.jpg" alt="" width="300" height="225" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5423-2-300x225.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5423-2-1024x768.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5423-2-768x576.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5423-2-1536x1152.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5423-2-2048x1536.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5423-2-150x113.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5423-2-696x522.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5423-2-1068x801.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5423-2-1920x1440.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5423-2-265x198.jpg 265w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5423-2-1320x990.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-47966" class="wp-caption-text">Des femmes ont été récompensés par la présidente de l&rsquo;ACFAV, la vice-présidente, le président de l&rsquo;UDAF.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Plusieurs établissements scolaires ont fait le déplacement, dont les élèves du collège de Koungou et ceux des Apprentis d’Auteuil. Sur leur stand, l&rsquo;équipe présentait notamment leur lycée d’enseignement adapté situé à Kawéni, mais aussi leur internat éducatif réservé aux jeunes filles. « <em>On accueille 25 jeunes filles du lundi au vendredi. Ce choix a été fait pour lutter contre le décrochage scolaire des filles</em> », explique une animatrice. L&rsquo;équipe rappelle que certaines difficultés touchent particulièrement les adolescentes, entre tâches ménagères à la maison ou risques de grossesses précoces. « <em>L’idée c’est de créer un espace où elles peuvent prendre confiance en elles, dans un esprit de solidarité entre femmes</em> ».</p>
<p style="text-align: justify;">Au-delà de la sensibilisation, la matinée a aussi été marquée par plusieurs moments symboliques. Une vingtaine de femmes du territoire ont été mises à l’honneur pour leur parcours de vie. « <em>Ce sont des mamans qui se sont battues pour élever leurs enfants malgré les difficultés, et aujourd’hui leurs enfants sont devenus des responsables, des directeurs d’école ou des pilotes</em> », explique Sophiata Souffou, présidente de l’ACFAV, rappelant qu&rsquo;il est important de montrer aux jeunes à travers ces parcours que la femme mahoraise à toute sa place.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>De l&rsquo;art pour parler de violences </strong></h2>
<figure id="attachment_47969" aria-describedby="caption-attachment-47969" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-47969" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5455-2-300x225.jpg" alt="" width="300" height="225" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5455-2-300x225.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5455-2-1024x768.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5455-2-768x576.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5455-2-1536x1152.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5455-2-2048x1536.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5455-2-150x113.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5455-2-696x522.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5455-2-1068x801.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5455-2-1920x1440.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5455-2-265x198.jpg 265w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5455-2-1320x990.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-47969" class="wp-caption-text">Les élèves du collège de Koungou ont interprété la pièce « Raissa ».</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">L&rsquo;événement s’est poursuivi avec la lecture d’un conte traditionnel mahorais consacré au mariage forcé, avant de laisser place au théâtre. Sur scène, les élèves du collège de Koungou ont présenté une pièce intitulée « <em data-start="4014" data-end="4022">Raïssa »</em>, qui raconte l’histoire d’une adolescente témoin des violences que son père fait subir à sa mère.</p>
<p style="text-align: justify;">Le professeur de français Rachadi Miradji, à l’origine du projet, explique avoir voulu parler des conséquences de ces violences sur les enfants et s&rsquo;être inspiré de certains témoignages de ses élèves. « <em>L’idée était de montrer l’impact que ça peut avoir sur les enfants</em> », partage-t-il. La pièce dure une quinzaine de minutes et a déjà été jouée plusieurs fois à la demande d’organisateurs. Pour l’enseignant, voir ses élèves monter sur scène reste un moment fort. Sur scène justement, les élèves reconnaissent être à la fois contents et un peu stressés.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Informer et accompagner les femmes</strong></h2>
<p style="text-align: justify;">Autour de la place, d’autres stands proposaient également des activités autour du bien-être.  Samawia, qui propose un accompagnement en nutrition et des massages, explique vouloir rappeler aux femmes l’importance de prendre soin de sa santé. « <em>Elles s&rsquo;occupent de tout le monde donc moi avec mon stand et mes produits à base de plantes traditionnels je les invite à venir se relaxer car la santé c&rsquo;est important</em> », explique-t-elle.</p>
<figure id="attachment_47971" aria-describedby="caption-attachment-47971" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-47971" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5444-2-300x225.jpg" alt="" width="300" height="225" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5444-2-300x225.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5444-2-1024x768.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5444-2-768x576.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5444-2-1536x1152.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5444-2-2048x1536.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5444-2-150x113.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5444-2-696x522.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5444-2-1068x801.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5444-2-1920x1440.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5444-2-265x198.jpg 265w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5444-2-1320x990.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-47971" class="wp-caption-text">Des stands proposaient de l&rsquo;henné et des dessins au msindzano pour embellir les participantes.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;" data-start="5782" data-end="6346">Plusieurs structures étaient aussi présentes pour informer sur les violences et les démarches possibles pour les victimes mais restent méconnues. Cynthia Mohamed, assistante sociale au centre hospitalier de Mayotte et intervenante à l’unité médico-judiciaire, rappelle que ces services accompagnent les victimes de tout type de violence. « <em>On accompagne les personnes victimes de violences conjugales, sexuelles ou d&rsquo;harcèlement. On peut recevoir les personnes avec ou sans rendez-vous pour expliquer les démarches et les procédures</em> ».</p>
<figure id="attachment_47970" aria-describedby="caption-attachment-47970" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-47970" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/eleve-2-300x224.jpg" alt="" width="300" height="224" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/eleve-2-300x224.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/eleve-2-1024x766.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/eleve-2-768x575.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/eleve-2-150x112.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/eleve-2-485x360.jpg 485w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/eleve-2-696x521.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/eleve-2-1068x799.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/eleve-2-265x198.jpg 265w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/eleve-2.jpg 1179w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-47970" class="wp-caption-text">Les lycéens et collégiens avaient une fiche de quizz à remplir en échangeant avec les différentes structures.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;" data-start="5782" data-end="6346">Pour Zabibou Djabiri, juriste au service d’aide aux victimes de l’association ACFAV, l’objectif de ces rencontres est aussi de rappeler que des dispositifs existent sur l’île. « <em>Il y&rsquo;a des structures maintenant le plus important c’est d’oser en parler et venir chercher de l’aide</em> ».  Elle insiste aussi sur la présence des jeunes pendant l’événement. « <em>On voit beaucoup de scolaires aujourd’hui, et c’est important parce que ce sont les adultes de demain </em>», explique-t-elle.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="5782" data-end="6346">La présidente de l&rsquo;ACFAV a conclu avec un message fort pour les mahoraises. « <em>La femme mahoraise est importante , c&rsquo;est la meilleure et la plus belle</em> ».</p>
<p data-start="4122" data-end="4783">Shanyce MATHIAS ALI.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/03/11/suku-ya-mtrumche-un-village-pour-parler-des-droits-des-femmes-et-briser-les-tabous/">« Suku ya M&rsquo;trumché », un village pour parler des droits des femmes et briser les tabous</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Au CHM, les actions de santé publique à bout de souffle</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/03/06/au-chm-les-actions-de-sante-publique-a-bout-de-souffle/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mathilde HANGARD]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 06 Mar 2026 02:30:35 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Santé]]></category>
		<category><![CDATA[Social]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[Actions de santé]]></category>
		<category><![CDATA[ARS]]></category>
		<category><![CDATA[CeGIDD]]></category>
		<category><![CDATA[CHM]]></category>
		<category><![CDATA[Cyclone Chido]]></category>
		<category><![CDATA[Dépistage]]></category>
		<category><![CDATA[Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[Prévention sexuelle]]></category>
		<category><![CDATA[Santé publique]]></category>
		<category><![CDATA[vaccination]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lejournaldemayotte.yt/?p=47536</guid>

					<description><![CDATA[<p>Aux actions de santé du centre hospitalier de Mayotte, et plus précisément au sein du CeGIDD, on dépiste plus que jamais le VIH et les IST. Mais derrière les chiffres, les soignants travaillent entassés, sans confidentialité, dans des locaux dégradés. Une prévention essentielle, menée dans des conditions inquiétantes pour le service public. </p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/03/06/au-chm-les-actions-de-sante-publique-a-bout-de-souffle/">Au CHM, les actions de santé publique à bout de souffle</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Alors que Mayotte reste l’un des territoires français les plus touchés par le VIH, le Centre gratuit d’information, de dépistage et de diagnostic (CeGIDD) du Centre hospitalier de Mayotte (CHM) concentre à lui seul une part majeure de la réponse sanitaire, en lien avec les associations de l’île. En 2025, il a pris en charge plus de 2.300 patients et réalisé près de 15.000 examens. Mais derrière ces chiffres impressionnants se cache une autre réalité : des professionnels épuisés, contraints d’exercer dans des locaux inadaptés où la confidentialité des soins est compromise. En ce début mars 2026, les équipes tirent la sonnette d’alarme.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Des chiffres en hausse, une épidémie qui s’installe</b></h2>
<figure id="attachment_47573" aria-describedby="caption-attachment-47573" style="width: 225px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5601-scaled.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-47573 size-medium" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5601-225x300.jpg" alt="Mayotte, CHM, actions de santé, locaux, Chido, CeGIDD, médicaments, vaccins," width="225" height="300" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5601-225x300.jpg 225w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5601-768x1024.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5601-1152x1536.jpg 1152w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5601-1536x2048.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5601-150x200.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5601-300x400.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5601-696x928.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5601-1068x1424.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5601-scaled.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5601-1320x1760.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 225px) 100vw, 225px" /></a><figcaption id="caption-attachment-47573" class="wp-caption-text">Une salle de soins des locaux des actions de santé publique laissée à l’abandon, le 3 mars 2026.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Sur le papier, l’activité du CeGIDD de Mayotte impressionne. En 2025, malgré un effectif médical réduit – un seul médecin pendant plusieurs mois, sans infirmier dédié durant huit mois – le centre a assuré près de 4.430 consultations, suivi 2.335 patients et réalisé 14.821 examens de laboratoire. Douze nouveaux diagnostics de VIH y ont été posés, mais aussi des centaines d’infections sexuellement transmissibles (IST) : chlamydiae, gonocoques, syphilis, hépatites B.</p>
<p style="text-align: justify;">Ces chiffres traduisent un effort massif de dépistage dans un territoire où le VIH circule plus qu’ailleurs. Mayotte reste, après la Guyane, le deuxième département français le plus touché. Les données partielles de 2025 et les premières estimations de 2026 confirment une circulation active du virus, avec des diagnostics encore trop souvent tardifs. <em>« Plus on dépiste, plus on découvre, et plus on a de patients à suivre »</em>, résumait le Dr Mohamadou Niang, médecin infectiologue du CHM.</p>
<p style="text-align: justify;">Mais le CeGIDD ne se limite d’ailleurs pas au VIH. <em>« On fait aussi de la contraception, de l’accompagnement, de la prévention. De fait, c’est presque un centre de santé sexuelle, parce qu’il n’y en a pas ailleurs »</em>, nous rappelle un professionnel de santé le 3 mars 2026. Lorsqu’un VIH ou une hépatite B est diagnostiqué, les patients sont orientés vers le service d’infectiologie du CHM, pivot d’un parcours de soins déjà fragile.</p>
<h2 style="text-align: center;"><em><b>« On parle de l’intimité des gens, sans intimité »</b></em></h2>
<figure id="attachment_47571" aria-describedby="caption-attachment-47571" style="width: 225px" class="wp-caption alignright"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5593-scaled.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-47571 size-medium" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5593-225x300.jpg" alt="Mayotte, CHM, actions de santé, locaux, Chido, CeGIDD, médicaments, vaccins, " width="225" height="300" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5593-225x300.jpg 225w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5593-768x1024.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5593-1152x1536.jpg 1152w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5593-1536x2048.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5593-150x200.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5593-300x400.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5593-696x928.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5593-1068x1424.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5593-scaled.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5593-1320x1760.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 225px) 100vw, 225px" /></a><figcaption id="caption-attachment-47571" class="wp-caption-text">Dans une seule pièce, médicaments, vaccins et dossiers de patients sont stockés, tandis que les soignants y mènent leurs consultations et circulent constamment, faute de bureaux suffisants.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Problème : derrière cette activité soutenue, les conditions de travail racontent une autre histoire. Celle de bureaux détruits, notamment après le cyclone Chido, laissés à l&rsquo;abandon. <em>« Les anciens bureaux, côté lagon, doivent être réhabilités, ceux côté rue, pourraient être nettoyés en une semaine, mais le CHM n’a pas bougé »</em>, confie un soignant. Résultat : les équipes du CeGIDD sont aujourd’hui entassées dans quelques pièces exiguës et les anciens locaux sont devenus <em>« le paradis des makis et des rats »</em>, rapporte des soignants.</p>
<p style="text-align: justify;">La confidentialité, pourtant au cœur de la mission du centre, est devenue un combat quotidien. Lors de notre passage, la porte du bureau médical s’ouvre sans cesse : médicaments, vaccins et dossiers patients y sont stockés.</p>
<figure id="attachment_47546" aria-describedby="caption-attachment-47546" style="width: 225px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5602.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-47546 size-medium" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5602-225x300.jpg" alt="Mayotte, CHM, actions de santé, locaux, Chido, CeGIDD," width="225" height="300" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5602-225x300.jpg 225w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5602-768x1024.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5602-1152x1536.jpg 1152w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5602-1536x2048.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5602-150x200.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5602-300x400.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5602-696x928.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5602-1068x1424.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5602-1320x1760.jpg 1320w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5602.jpg 1701w" sizes="auto, (max-width: 225px) 100vw, 225px" /></a><figcaption id="caption-attachment-47546" class="wp-caption-text">Des dossiers de patients entreposés à même le sol dans les locaux des actions de santé publique du CHM, le 3 mars 2026.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;"><em>« Quand tu parles de ta vie sexuelle, qu’une personne entre ou écoute malgré elle, c’est extrêmement gênant. On parle de l&rsquo;intimité des gens, sans intimité »</em>, témoigne un membre de l’équipe.</p>
<p style="text-align: justify;">Dans la salle attenante dédiée à la vaccination, cinq à six infirmiers peuvent être amenés à travailler simultanément avec trois ou quatre patients dans un même espace, parmi lesquels des enfants souvent anxieux et en pleurs. Le bruit, la surcharge de travail et l’exiguïté des lieux génèrent un stress constant pour les soignants. Le manque de place contraint par ailleurs au stockage de la réserve de vaccins dans la salle de consultation du CeGIDD, provoquant des allées et venues répétées qui portent atteinte au respect de l’intimité et de la confidentialité indispensables à ce type de consultation.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>La prévention, éternelle variable d’ajustement</b></h2>
<figure id="attachment_47545" aria-describedby="caption-attachment-47545" style="width: 225px" class="wp-caption alignright"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5606.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-47545 size-medium" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5606-225x300.jpg" alt="Mayotte, CHM, actions de santé, locaux, Chido, CeGIDD, " width="225" height="300" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5606-225x300.jpg 225w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5606-768x1024.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5606-1152x1536.jpg 1152w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5606-1536x2048.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5606-150x200.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5606-300x400.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5606-696x928.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5606-1068x1424.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5606-1320x1760.jpg 1320w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5606.jpg 1843w" sizes="auto, (max-width: 225px) 100vw, 225px" /></a><figcaption id="caption-attachment-47545" class="wp-caption-text">Certains bureaux des locaux ont pourtant résisté au cyclone Chido, mais restent dans un état de saleté considérable, avec des piles de dossiers entassés sans possibilité de passage, le 3 mars 2026.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">La situation a des conséquences très concrètes : le centre peine à recruter. <em>« On ne peut pas embaucher de médecins ou d’infirmiers parce qu’on n’a pas de bureaux. Et quand on recrute, quelqu’un doit partir pour libérer de la place »</em>, décrit un soignant, évoquant un véritable <em>« jeu de chaises musicales »</em>.</p>
<p style="text-align: justify;">Au-delà du CeGIDD, c’est l’ensemble des actions de santé publique du CHM qui vacille : vaccination, lutte contre la tuberculose (CLAT), prévention de la lèpre, addictologie. <em>« Cela concerne de nombreux services. Les promesses de réhabilitation existent, mais on n’a aucune visibilité »</em>, résume le Dr Anne-Marie de Montera, cheffe du pôle santé publique du CHM.</p>
<p style="text-align: justify;">Le CHM aurait évoqué procéder à des opérations de « nettoyage », jugées insuffisantes par le personnel. <em>«  Il ne s’agit pas seulement de nettoyer, il faut réhabiliter. Cela fait plus de six mois qu’on se bat »</em>, dénoncent toujours les soignants en ce début mars.</p>
<p style="text-align: justify;">Sur le terrain, pourtant, la prévention continue, tant bien que mal. Le mardi, le CeGIDD assure des consultations au dispensaire du CHM d’Iloni. Le mercredi, les équipes se rendent à Sohoa, en partenariat avec l’association Mlézi Maoré. Le jeudi, elles interviennent à Dzoumogné. Des actions essentielles, menées au plus près des populations, dans un territoire où la précarité, la peur des contrôles et l’éloignement des structures de soins freinent fortement l’accès à la santé.</p>
<p style="text-align: justify;">Mais les marges de manœuvre restent limitées. <em>« Avec un nombre suffisant de locaux, on pourrait recruter davantage de médecins, d’infirmiers, de psychologues, augmenter l’offre de soins et mieux contribuer à détecter et prévenir l’augmentation inquiétante des infections par le virus de l’immunodéficience humaine (VIH) »</em>, insiste un professionnel. <em>« La prévention n’a jamais été la priorité du CHM. Or ici, elle est tout simplement vitale ». </em>Contactée par notre rédaction, la direction du Centre hospitalier de Mayotte n’a pas donné suite à nos sollicitations.</p>
<p>Mathilde Hangard</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/03/06/au-chm-les-actions-de-sante-publique-a-bout-de-souffle/">Au CHM, les actions de santé publique à bout de souffle</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
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		<title>À Mayotte, la circulation du chikungunya s&#8217;accélère</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/03/02/a-mayotte-la-circulation-du-chikungunya-saccelere/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mathilde HANGARD]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 02 Mar 2026 02:30:08 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Santé]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[ARS]]></category>
		<category><![CDATA[Centre Martial Henry]]></category>
		<category><![CDATA[Chikungunyha]]></category>
		<category><![CDATA[CHM]]></category>
		<category><![CDATA[Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[Pharmacie des Badamiers]]></category>
		<category><![CDATA[Santé publique France]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lejournaldemayotte.yt/?p=47272</guid>

					<description><![CDATA[<p>Alors que les indicateurs de Santé publique France signalent une accélération marquée de la circulation du chikungunya, la maladie est déjà ressentie dans le sud de l’île et à Mamoudzou, mais demeure encore peu visible en Petite-Terre.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/03/02/a-mayotte-la-circulation-du-chikungunya-saccelere/">À Mayotte, la circulation du chikungunya s&rsquo;accélère</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">« <i>Hier ça allait et aujourd’hui je suis cassé de partout »</i>. Cette phrase, entendue dans le sud de Mayotte, revient de bouche en bouche. Tandis que Santé publique France-Mayotte alerte sur une dynamique désormais pré-épidémique, la réalité vécue sur le terrain apparaît contrastée : symptômes évocateurs, renoncements aux soins, et peu de visibilité institutionnelle à ce stade.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Une dynamique sanitaire jugée préoccupante</strong></h2>
<p style="text-align: justify;">D’après la cartographie du risque vectoriel au 18 février 2026 publiée par l’Agence régionale de santé de Mayotte, le Sud est classé en faible densité malgré des patients malades, tandis que la Petite-Terre apparaît en rouge alors que les indicateurs y sont jugés très bas par les soignants.</p>
<figure id="attachment_47302" aria-describedby="caption-attachment-47302" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/Carte-LAV-ARS-.png"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-47302" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/Carte-LAV-ARS--300x216.png" alt="Mayotte, chikungunya, ARS, LAV, " width="300" height="216" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/Carte-LAV-ARS--300x216.png 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/Carte-LAV-ARS--768x552.png 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/Carte-LAV-ARS--150x108.png 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/Carte-LAV-ARS--696x500.png 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/Carte-LAV-ARS-.png 1010w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-47302" class="wp-caption-text">D’après la cartographie du risque vectoriel au 18 février 2026 publiée par l’Agence régionale de santé de Mayotte, le Sud est classé en faible densité malgré des patients malades, tandis que la Petite-Terre apparaît en rouge alors que les indicateurs y sont jugés très bas par les soignants (source : LAV/ARS Mayotte)</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Les chiffres sont clairs, et ils inquiètent. Depuis le début de l’année 2026, la circulation du virus du chikungunya s’intensifie rapidement sur le 101ème département. Selon Santé publique France, le nombre de cas hebdomadaires a connu une augmentation brutale à partir de début février, rompant avec une période de circulation encore modérée observée en janvier.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>« La dynamique observée est compatible avec une transmission active et soutenue »</em>, indique l’agence sanitaire nationale dans son dernier bulletin régional. En quelques semaines, le taux de positivité des tests biologiques a presque triplé, traduisant une diffusion du virus bien plus large que celle détectée fin 2025. Cette évolution a conduit au passage du territoire en phase 2B du plan ORSEC arboviroses, correspondant à un stade pré-épidémique.</p>
<p style="text-align: justify;">Santé publique France insiste également sur le contexte environnemental particulièrement favorable : saison des pluies bien installée, chaleur, humidité persistante, densité élevée de moustiques <i>Aedes</i>. À ces facteurs climatiques s’ajoutent des éléments structurels bien connus à Mayotte — stockage domestique de l’eau, déchets accumulés, habitats exposés — qui favorisent la multiplication des gîtes larvaires.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Dans le Sud et à Mamoudzou, la maladie a fait son nid</strong></h2>
<figure id="attachment_47304" aria-describedby="caption-attachment-47304" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/IMG_1982-scaled.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-47304" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/IMG_1982-300x200.jpg" alt="Mayotte, chikungunya, épidémie," width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/IMG_1982-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/IMG_1982-1024x683.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/IMG_1982-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/IMG_1982-1536x1024.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/IMG_1982-2048x1365.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/IMG_1982-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/IMG_1982-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/IMG_1982-1068x712.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/IMG_1982-1920x1280.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/IMG_1982-1320x880.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-47304" class="wp-caption-text">À Mramadoudou, des patients attendent au centre médical pour se faire soigner.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Sur le terrain, le chikungunya n’est pas qu’un signal statistique. Dans le Sud de l’île, où se concentrent les incidences les plus élevées, les symptômes sont déjà largement ressentis, même s’ils restent souvent pris en charge hors du système de soins.</p>
<p style="text-align: justify;">À Bouéni, près de l’école maternelle Jean de La Fontaine, plusieurs habitants affirment <em>« avoir le chik ».</em> Un homme d’une cinquantaine d’années, toujours actif malgré la douleur, témoigne.<em> « Hier ça allait et aujourd’hui je suis cassé de partout. Je travaille quand même, mais j’ai des courbatures très fortes. Je suis au bout de ma vie ». </em></p>
<p style="text-align: justify;">À M’Zouazia, une femme décrit une évolution en deux temps, typique de la maladie. <em>« J’ai eu trois jours comme une grosse grippe, puis ça allait mieux. Et là, ça recommence, j’ai à nouveau mal partout ». </em>Aucun des deux n’a consulté. <em>« Ça sert à quoi ? »</em>, tranche-t-elle. <em>« Il n’y a rien à faire ». </em>Ce renoncement aux soins revient fréquemment dans les échanges, contribuant à une circulation du virus largement invisible dans les données de consultation.</p>
<p style="text-align: justify;">À Mamoudzou, même constat. Une infirmière évoque fièvre, douleurs articulaires et éruptions cutanées apparues après quelques jours. <em>« J’ai été bien malade deux ou trois jours. Maintenant ça va nettement mieux, mais j’ai des plaques sur les jambes. Je ne sais pas trop si c’est le chik ». </em>Elle n’a pas consulté non plus. <em>« Je n’ai pas de facteurs de risque. Je ne vais pas aller faire la queue chez le médecin, prendre la place de quelqu&rsquo;un qui en aurait plus besoin, à part pour les statistiques épidémiologiques, ça ne sert pas à grand-chose que j&rsquo;aille consulter ». </em></p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Petite-Terre encore en retrait, une vigilance sous-jacente</strong></h2>
<figure id="attachment_47287" aria-describedby="caption-attachment-47287" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/IMG_5527.heic"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-47287" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/IMG_5527.heic" alt="Mayotte, chikungunya, épidémie, Centre Martial Henry, CHM, Pamandzi, hôpital, Petite-Terre, " width="300" height="2764" /></a><figcaption id="caption-attachment-47287" class="wp-caption-text">Au centre hospitalier Martial-Henry de Pamandzi, à Petite-Terre, l’afflux de patients présentant des symptômes de chikungunya reste limité pour l’instant.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">À ce stade, Petite-Terre semble relativement épargnée. Au Centre hospitalier Martial-Henry, à Pamandzi, aucun afflux particulier de patients présentant des symptômes évocateurs n’a été observé jeudi 26 février.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>« Pour l’instant, on n’a pas beaucoup de patients avec des symptômes évocateurs du chikungunya »,</em> indique la secrétaire à l’accueil, confirmant une circulation encore peu perceptible sur cette partie du territoire.</p>
<p style="text-align: justify;">Même tonalité à la pharmacie des Badamiers. <em>« Pas plus que cela pour l’instant, ni sur les symptômes rapportés, ni sur les sorties de médicaments »</em>, explique le pharmacien titulaire. En première intention, le conseil reste inchangé : paracétamol, repos, parfois vitamine C. <em>« Le traitement est essentiellement symptomatique »</em>, rappelle-t-il. Quant à la prévention vaccinale, elle se heurte encore à une forte défiance.<em> « Le vaccin a une très mauvaise image au sein de la société mahoraise »</em>, observe le pharmacien.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Entre chiffres alarmants et banalisation du risque</strong></h2>
<p style="text-align: justify;">Sollicitée afin de préciser l’évolution de la situation épidémiologique, les mesures déjà engagées et la stratégie de réponse envisagée, l’Agence régionale de santé (ARS) de Mayotte n’a pas donné suite à nos sollicitations.</p>
<p style="text-align: justify;">Pourtant, le décalage observé entre la progression des indicateurs sanitaires et la perception individuelle de la maladie constitue un point de vigilance. Si la majorité des formes de chikungunya restent bénignes, l’augmentation rapide du nombre de cas expose mécaniquement à un risque accru de complications, notamment chez les personnes les plus vulnérables.</p>
<p style="text-align: justify;">La circulation du virus semble ainsi évoluer selon deux temporalités distinctes : celle, rapide et objectivée, des courbes épidémiologiques, qui témoignent d’une transmission désormais active, et celle, plus diffuse, du vécu quotidien, fait de symptômes bien caractéristiques de la maladie face à un recours très limité au système de soins. Les prochaines semaines permettront de déterminer si cette circulation encore peu visible bascule vers une épidémie plus manifeste, ou si le virus continue de se diffuser de manière hétérogène, porté par une forme d’habituation progressive aux risques sanitaires, sur une île aux multiples crises.</p>
<p style="text-align: justify;">Mathilde Hangard</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/03/02/a-mayotte-la-circulation-du-chikungunya-saccelere/">À Mayotte, la circulation du chikungunya s&rsquo;accélère</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
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