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	<title>Archives des CESE - Le Journal De Mayotte</title>
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	<description>L&#039;information à Mayotte</description>
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	<title>Archives des CESE - Le Journal De Mayotte</title>
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	<item>
		<title>Tribune &#8211; La santé dans les Outre-mer : la République à l’épreuve de ses promesses</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/02/20/tribune-la-sante-dans-les-outre-mer-la-republique-a-lepreuve-de-ses-promesses/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[LEJDM]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 20 Feb 2026 02:00:52 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Océan Indien]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[Santé]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[CESE]]></category>
		<category><![CDATA[délégation aux Outre-mer]]></category>
		<category><![CDATA[Naïma Moutchou]]></category>
		<category><![CDATA[Santé dans les Outre-mer]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Elisabeth Tomé-Gertheinrichs, rapporteure, et Thierry Beaudet, président du CESE, ont remis un avis sur "La santé dans les Outre-mer" à Naïma Moutchou. La troisième assemblée constitutionnelle française souligne l’urgence de penser une politique de santé beaucoup plus intégrée articulant l’ensemble des dimensions sanitaires, sociales, environnementales et territoriales, et appelle à une égalité de traitement entre tous les citoyens.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/02/20/tribune-la-sante-dans-les-outre-mer-la-republique-a-lepreuve-de-ses-promesses/">Tribune &#8211; La santé dans les Outre-mer : la République à l’épreuve de ses promesses</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">À Mayotte et à La Réunion, la santé n’est pas seulement une question médicale. Elle est devenue un révélateur de l’égalité républicaine. Car vivre dans l’océan Indien ne devrait jamais signifier vivre avec moins de droits, moins de soins, moins de chances.</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">L’avis du Conseil économique, social et environnemental sur La santé dans les Outre-mer, adopté à l’unanimité le 27 janvier dernier, dresse un constat fort : malgré l’engagement des professionnels et des investissements réels de l’Etat, les inégalités de santé persistent et s’aggravent en Outre-mer. À Mayotte comme à La Réunion, les écarts avec l’Hexagone ne relèvent pas de fatalités, mais bien de politiques insuffisamment territorialisés.</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">La situation est critique à Mayotte, nous le savons tous. L’accès à l’eau potable est chaotique, la précarité alimentaire est massive, la natalité reste très élevée et le Centre hospitalier de Mayotte est structurellement saturé. Le renoncement aux soins atteint des niveaux inacceptables pour un territoire de la République.</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">À La Réunion, si certains indicateurs d’espérance de vie ou de densité médicale se rapprochent de la moyenne nationale, des fragilités demeurent : les maladies chroniques sont plus présentes, en particulier le diabète, le vieillissement s’accélère, les tensions hospitalières entrainent des difficultés d’accès aux soins spécialisés dans les zones enclavées ou pour les populations les plus défavorisées.</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Dans les deux territoires français de l’océan Indien, l’égalité d’accès à la santé pour tous reste un horizon, mais pas une réalité.</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Face à cette situation, le CESE affirme une conviction forte : la santé ultramarine ne peut plus être pensée comme une simple déclinaison de la politique nationale. Elle exige une stratégie spécifique aux Outre-mer au sein de la Stratégie nationale de santé, cohérente, adaptée territoire par territoire, dotée de moyens identifiés et évaluables.</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">La première urgence est de mieux connaître pour mieux agir. Le CESE préconise que les données de santé publique produites à La Réunion et à Mayotte soient aussi complètes, régulières et comparables entre régions que celles de l’Hexagone. L’absence ou l’insuffisance de statistiques fiables prive les décideurs d’outils essentiels ce qui affaiblit l’action publique.</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Deuxième impératif : garantir un accès effectif à tous aux soins. Cela suppose une réorganisation de l’offre, le développement de la télémédecine appuyée par des partenariats entre territoires à l’échelle nationale, une réflexion globale sur les évacuations sanitaires, et surtout une égalité de financement. Le CESE appelle à une expertise indépendante de la Cour des comptes sur les mécanismes de financement des soins en Outre-mer, afin de mettre fin aux déficits structurels des établissements de santé qui pénalisent la disponibilité des soins.</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Troisième levier décisif : les ressources de personnels soignants. Sans médecins, sans infirmiers, sans sages-femmes, aucune politique de santé ne tient. Le CESE recommande une gestion plus prospective de la démographie des soignants, le développement des formations de santé sur place, la mise en place de bourses d’études en santé conditionnées à un retour sur le territoire, et une amélioration concrète des conditions d’exercice. L’attractivité se construit sur un meilleur ancrage territorial de la formation et de l’exercice.</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Quatrième priorité : agir sur les déterminants de santé sociaux et environnementaux. À Mayotte, l’accès à l’eau potable et à l’assainissement est une urgence absolue comme la lutte contre les maladies hydriques. À La Réunion, la lutte contre les maladies vectorielles et les inégalités sociales qui génèrent certaines pathologies chroniques (diabète, maladies cardio-vasculaires, cancers…) doit redevenir un pilier central des politiques de prévention. Celle-ci ne peut plus être le parent pauvre de l’action sanitaire.</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Enfin, le CESE appelle à une nouvelle gouvernance tournée davantage vers la territorialisation des politiques de santé. La création d’un Comité interministériel de santé dans les Outre-mer permettrait de rompre avec la fragmentation des responsabilités entre les différents ministères et directions, et garantir une action publique lisible, coordonnée et évaluée. La santé dans l’océan Indien doit devenir une priorité nationale assumée, suivie et débattue au Parlement.</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">La santé est un droit fondamental en Outre-mer comme dans l’Hexagone. À Mayotte et à La Réunion, il est temps que la République mette pleinement en œuvre ses principes. Non par compassion, mais au nom de l’égalité républicaine.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Eric Leung, président de la délégation aux Outre-mer du CESE et membre du groupe des Outre-mer, et Elisabeth Tomé-Gertheinrichs, membre du groupe des entreprises, rapporteurs.</strong></p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/02/20/tribune-la-sante-dans-les-outre-mer-la-republique-a-lepreuve-de-ses-promesses/">Tribune &#8211; La santé dans les Outre-mer : la République à l’épreuve de ses promesses</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Santé : à Mayotte la mortalité est 89 % plus élevée qu’en métropole !</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/02/02/sante-a-mayotte-la-mortalite-est-89-plus-elevee-quen-metropole/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Shanyce MATHIAS ALI]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 02 Feb 2026 02:15:49 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[Santé]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[assemblée plénière]]></category>
		<category><![CDATA[CESE]]></category>
		<category><![CDATA[inégalités]]></category>
		<category><![CDATA[OUtre-mer]]></category>
		<category><![CDATA[santé]]></category>
		<category><![CDATA[Soins]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les habitants des Outre‑mer continuent de faire face à des écarts majeurs avec l’Hexagone en matière de santé. Accès aux soins limité, maladies chroniques en hausse, fragilités environnementales et sociales ... le constat est alarmant.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/02/02/sante-a-mayotte-la-mortalite-est-89-plus-elevee-quen-metropole/">Santé : à Mayotte la mortalité est 89 % plus élevée qu’en métropole !</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Les Outre‑mer continuent de montrer énormément d&rsquo;inégalités de santé, encore trop peu prises en compte dans les politiques nationales. La délégation aux Outre-mer du Conseil économique, social et environnemental (CESE) s&rsquo;est saisie du sujet et a présenté son dernier avis, fruit de plusieurs mois de travail et d’une soixantaine d’auditions d’experts, d’acteurs de terrain et d’institutions, en lien étroit avec les Conseils économiques, sociaux et environnementaux régionaux (CESER) ultramarins. Cet avis, qui a regroupé divers représentants des territoires d&rsquo;Outre-mer, a été présenté ce mardi lors de l’assemblée plénière du CESE.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Inégalités et fragilités sanitaires</strong></h2>
<p style="text-align: justify;">Les chiffres sont alarmants, surtout pour Mayotte, où la surmortalité est 89 % plus élevée qu’en métropole, suivie par la Guyane avec 37%. L’accès aux soins reste compliqué et pousse un tiers des habitants à renoncer à se faire soigner, contre un quart dans l&rsquo;Hexagone. À ces indicateurs s’ajoutent des fragilités environnementales importantes telles que la pollution, les  risques infectieux comme la dingue, le paludisme, plus récemment la variole du singe, les problèmes d&rsquo;accès à l&rsquo;eau (dans plusieurs territoires ultramarins), les impacts du changement climatique qui engendrent des catastrophes de plus en plus puissantes (Chido à Mayotte), ainsi qu’une précarité sociale et alimentaire qui pèse également sur la santé de la population.</p>
<figure id="attachment_45529" aria-describedby="caption-attachment-45529" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img fetchpriority="high" decoding="async" class="size-medium wp-image-45529" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/Capture-decran-2026-01-27-a-14.04.14-300x168.png" alt="" width="300" height="168" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/Capture-decran-2026-01-27-a-14.04.14-300x168.png 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/Capture-decran-2026-01-27-a-14.04.14-1024x575.png 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/Capture-decran-2026-01-27-a-14.04.14-768x431.png 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/Capture-decran-2026-01-27-a-14.04.14-150x84.png 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/Capture-decran-2026-01-27-a-14.04.14-696x391.png 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/Capture-decran-2026-01-27-a-14.04.14-1068x600.png 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/Capture-decran-2026-01-27-a-14.04.14-1320x741.png 1320w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/Capture-decran-2026-01-27-a-14.04.14.png 1460w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-45529" class="wp-caption-text">Lors d&rsquo;un échange avec la presse, les rapporteurs ont souligné plusieurs fragilités sanitaires.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Les habitants des Outre-mer souffrent également de manques récurrents de professionnels de santé. En effet, à Mayotte, Wallis-et-Futuna ou certaines îles de Polynésie, la présence de spécialistes est insuffisante, entraînant des évacuations sanitaires fréquentes. La santé périnatale et la mortalité infantile sont particulièrement préoccupantes . En effet, le taux de mortalité infantile y est deux à trois fois plus élevé qu’en Hexagone. La santé mentale des jeunes fait aussi partie des préoccupation du CESE. Selon les rapporteurs, environ quatre jeunes sur dix souffrent de symptômes dépressifs, un chiffre alarmant par rapport aux 19-28 % observés en métropole.</p>
<p style="text-align: justify;">Au-delà des chiffres, des obstacles culturels et linguistiques compliquent aussi la prévention et la prise en charge. Dans des langues locales, comme le shimaoré, certains termes médicaux essentiels, comme le mot « cancer », n’existent pas, ce qui peut rendre difficile la communication entre patients et soignants. Des difficultés que le CESE relie également à l’organisation du système de santé. Il souligne ainsi que le fonctionnement actuel entre agences régionales, institutions nationales et autorités locales, reste fragmenté et manque de cohérence.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Vers une santé plus équitable</strong></h2>
<p style="text-align: justify;">Face à ces défis, Le Conseil Économique Social et Environnemental recommande un renforcement de la territorialisation des politiques de santé et une approche globale, qui consisterait à prendre en compte les facteurs de santé tels que la prévention, l’accès aux soins, l’organisation du système et l’offre de soins, ainsi que leurs dimensions sociales et environnementales.</p>
<figure id="attachment_8116" aria-describedby="caption-attachment-8116" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><img decoding="async" class="size-medium wp-image-8116" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/EVASAN-Avion-sanitaire-materiel-Amelia-300x225.jpg" alt="EVASAN, CHM, La Réunion, Mayotte" width="300" height="225" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/EVASAN-Avion-sanitaire-materiel-Amelia-300x225.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/EVASAN-Avion-sanitaire-materiel-Amelia-768x576.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/EVASAN-Avion-sanitaire-materiel-Amelia-150x113.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/EVASAN-Avion-sanitaire-materiel-Amelia-696x522.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/EVASAN-Avion-sanitaire-materiel-Amelia.jpg 800w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-8116" class="wp-caption-text">À Mayotte, le recours au dispositif d’évacuations sanitaires (EVASAN) est conséquent pour les patients atteints de cancer, révélant la forte dépendance de l’île à des soins spécialisés hors‑territoire.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Parmi les mesures proposées par les membres du Conseil figurent l&rsquo;harmonisation des statiques de santé avec celles de l’Hexagone ; le renforcement du rôle des agences régionales de santé (ARS) avec des plans d’action locaux et pluriannuels ; l&rsquo;intégration des médecines traditionnelles et le développement de coopération régionale avec les pays voisins via ce que le CESE appelle « la diplomatie sanitaire ». D&rsquo;autant plus que les difficultés sont multiples, notamment le manque de spécialistes, le recours fréquent aux évacuations sanitaires vers la métropole ou encore La Réunion, le financement inadapté des établissements, la précarité des patients et l&rsquo;éloignement géographique.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="3076" data-end="3532">Les rapporteurs Eric Leung et Élisabeth Tomé-Gertheinrichs insistent sur la nécessité de contrats clairs entre tous les acteurs, d’une meilleure coordination locale et d’une planification adaptée aux besoins spécifiques de chaque territoire.</p>
<h2 style="text-align: center;" data-start="3076" data-end="3532"><strong>Un enjeu de confiance et de solidarité territoriale</strong></h2>
<p style="text-align: justify;">Plus que des chiffres, ces constats reflètent un vécu et des besoins concrets pour les résidents des Outre-mer. Pour le CESE, la santé dans les territoires ultramarins n’est pas seulement un sujet médical mais « <em>un miroir des inégalités territoriales</em> ». Il convient ainsi d&rsquo;adapter les politiques aux réalités locales, de clarifier les responsabilités, et associer les populations aux décisions qui sont autant de leviers pour rétablir la confiance et garantir une véritable égalité d’accès aux soins pour la population.</p>
<p>Shanyce MATHIAS ALI.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/02/02/sante-a-mayotte-la-mortalite-est-89-plus-elevee-quen-metropole/">Santé : à Mayotte la mortalité est 89 % plus élevée qu’en métropole !</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Montée des eaux : Mayotte, un des territoires en première ligne, selon le CESE</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2025/05/28/montee-des-eaux-mayotte-un-des-territoires-en-premiere-ligne-selon-le-cese/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Anne Perzo]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 28 May 2025 02:30:58 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Environnement]]></category>
		<category><![CDATA[Océan Indien]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[CESE]]></category>
		<category><![CDATA[Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[Montée des eaux]]></category>
		<category><![CDATA[OUtre-mer]]></category>
		<category><![CDATA[volcan]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lejournaldemayotte.yt/?p=29569</guid>

					<description><![CDATA[<p>Partant du constat que depuis un siècle, le niveau moyen des océans a augmenté de plus de 20 cm, et que 70% du littoral français est en Outre-mer, le Conseil Économique, Social et Environnemental dresse un constat spécifique à chacun des territoires, en proposant des solutions d’adaptation.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2025/05/28/montee-des-eaux-mayotte-un-des-territoires-en-premiere-ligne-selon-le-cese/">Montée des eaux : Mayotte, un des territoires en première ligne, selon le CESE</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Les Outre-mer sont en première ligne face à la montée des eaux. Si au niveau mondial, l’évolution du niveau de la mer peut monter jusqu’à 10 mm par an, il est de l’ordre de 3 mm par an aux Antilles, jusqu’à 6 mm par an à La Réunion, et entre 3 à 5 mm par an à Mayotte.</p>
<p style="text-align: justify;">De quoi agiter les neurones des membres du Conseil Économique, Social et Environnemental national dont trois rapporteurs, Sabine Roux de Bézieux, présidente de la Fondation de la Mer, Hélène Sirder, ancienne 1<sup>ère</sup> vice-présidente de la collectivité territoriale de Guyane et Pierre Marie-Joseph, chef d’entreprise en Martinique, ont rendu un avis : « La montée des eaux dans les Outre-mer : quelles stratégies pour s’adapter ? ». Ils se sont appuyés sur les contributions des CESER de chaque territoire ultramarin, et ont enquêté auprès de 120 entreprises de ces territoires.</p>
<p style="text-align: justify;">En porte-étendard de ce combat, les 600 habitants de la commune de Miquelon-Langlade (Saint-Pierre-et-Miquelon) bientôt les premiers réfugiés climatiques de France en déménageant vers un site en hauteur, leur village étant menacé par la montée des eaux. Un <em>« modèle d’adaptation pour structurer les relocalisations à venir sur d’autres territoires »</em>, selon le CESE.</p>
<p style="text-align: justify;">Au phénomène de la montée des eaux, s’ajoutent en Outre-mer des circonstances aggravantes : cyclones, tempêtes, ouragans, sécheresse, pluies intenses.</p>
<h3 style="text-align: center;"><strong>Risque de raz-de-marée à Mayotte</strong></h3>
<figure id="attachment_29571" aria-describedby="caption-attachment-29571" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/05/Grandes-marees-montee-eau-Petite-Terre-copie-1.jpeg"><img decoding="async" class="wp-image-29571 size-medium" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/05/Grandes-marees-montee-eau-Petite-Terre-copie-1-300x204.jpeg" alt="" width="300" height="204" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/05/Grandes-marees-montee-eau-Petite-Terre-copie-1-300x204.jpeg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/05/Grandes-marees-montee-eau-Petite-Terre-copie-1-768x521.jpeg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/05/Grandes-marees-montee-eau-Petite-Terre-copie-1-150x102.jpeg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/05/Grandes-marees-montee-eau-Petite-Terre-copie-1-696x472.jpeg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/05/Grandes-marees-montee-eau-Petite-Terre-copie-1.jpeg 800w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-29571" class="wp-caption-text">En Petite-Terre, la mer gagne peu à peu</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Les conséquences sont visibles, notamment à Mayotte en raison de phénomènes supplémentaires. On le sait, si à l’exception de Petite-Terre, nous sommes protégés par la double barrière récifale, l’affaissement de l’île a été aggravé par l’éruption du volcan Fani Maore, <em>« en moins d’un an, Mayotte s’est enfoncée de 15 cm, ce qui aurait dû se produire en 400 à 500 ans »</em>, dont la vidange de la chambre magmatique fait craindre un tsunami aux spécialistes, comme le détaille le CESE : <em>« Le volcan a modifié la topologie du littoral par un phénomène de subsidence. La plage s’est ainsi enfoncée un peu plus dans l’océan. (…) Le principal risque est celui d’un raz-de-marée déclenché par l’effondrement d’une partie du lagon ».</em></p>
<p style="text-align: justify;">Les dernières grandes marées d’équinoxe ont provoqué d’importantes inondations sur notre territoire. <em>« Certains quartiers d’habitat informel situés dans la mangrove d’Iloni à l’est de l’île sont en première ligne face à ces marées exceptionnelles avec des destructions régulières de maisons et de routes ».</em></p>
<p style="text-align: justify;">Tout en mentionnant que l’État <em>« exerce une surveillance renforcée de l’activité sismovolcanique »</em>, les dangers sont à prendre en compte, <em>« dans notre département, plus de 80 % des constructions sont situées en zone littorale. Dans la baie de Soulou, la falaise affiche un recul de plus de 100 m en 50 ans soit une érosion annuelle considérable, supérieure à 2 m par an »</em>, notamment sur les infrastructures stratégiques, <em>« à Pamandzi, la falaise de cendre qui jouxte la piste de l’aéroport enregistre un recul moins spectaculaire mais toutefois important, de 15 à 20 m en 50 ans soit 30 à 40 cm par an. Compte tenu des aménagements qui se trouvent en amont (aéroport, station de dessalement, lotissements), ce recul doit être pris au sérieux ».</em></p>
<h3 style="text-align: center;"><strong>Les infrastructures stratégiques menacées</strong></h3>
<figure id="attachment_4345" aria-describedby="caption-attachment-4345" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Falaise-erosion-PT-bloc.jpeg"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-4345 size-medium" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Falaise-erosion-PT-bloc-300x169.jpeg" alt="" width="300" height="169" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Falaise-erosion-PT-bloc-300x169.jpeg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Falaise-erosion-PT-bloc-768x432.jpeg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Falaise-erosion-PT-bloc-150x84.jpeg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Falaise-erosion-PT-bloc-696x392.jpeg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Falaise-erosion-PT-bloc.jpeg 800w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-4345" class="wp-caption-text">L&rsquo;érosion rapide de la falaise où est implantée l&rsquo;usine de dessalement de Petite-Terre impose une consolidation en urgence</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Les chiffres parlent d’eux-mêmes, <em>« une élévation du niveau de la mer de 2,2 mètres est attendue sur 100 ans ce qui met en péril la possibilité d’exploiter durablement la piste de l’aéroport Marcel Henry située à 3 mètres au-dessus et recouverte d’eau lors des grandes marées. En octobre 2024, la piste a été temporairement inondée et encombrée de débris »</em>. De quoi clôre le débat sur le positionnement du rallongement de la piste aéroportuaire ? En tout cas, le président de la République <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2025/04/22/a-mayotte-emmanuel-macron-face-aux-promesses-dune-lente-reconstruction/">l’a annoncé en Grande-Terre</a>.</p>
<p style="text-align: justify;">Le lagon protecteur reste attaqué et vulnérable notamment en raison des agressions terrestres. Certaines mangroves connaissent une réduction de leur superficie parfois très importante, en lien avec l’activité humaine, <em>« notamment quand il s’agit de déboisement pour des besoins d’aménagement ou d’occupations illégales ».</em></p>
<p style="text-align: justify;">Le géographe mahorais Saïd Hachim est cité, qui avertit que la montée des eaux menace également la rotation des barges, <em>« risquant d’interrompre la circulation avec la Grande-Terre. C’est donc l’ensemble de l’organisation des mobilités qui est fragilisé ».</em></p>
<p style="text-align: justify;">Sollicitée par le CESE, la géographe Virginie Duvat juge que Mayotte est l’un des territoires <em>« en première ligne des impacts de l’élévation du niveau de la mer (…) qui va se traduire par une perte de territoire ».</em></p>
<h3 style="text-align: center;"><strong>Gagner du temps en s’appuyant sur la nature</strong></h3>
<figure id="attachment_29572" aria-describedby="caption-attachment-29572" style="width: 218px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/05/Mesures-montee-eaux.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-29572 size-medium" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/05/Mesures-montee-eaux-218x300.jpg" alt="" width="218" height="300" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/05/Mesures-montee-eaux-218x300.jpg 218w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/05/Mesures-montee-eaux-744x1024.jpg 744w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/05/Mesures-montee-eaux-768x1057.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/05/Mesures-montee-eaux-150x206.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/05/Mesures-montee-eaux-300x413.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/05/Mesures-montee-eaux-696x958.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/05/Mesures-montee-eaux.jpg 800w" sizes="auto, (max-width: 218px) 100vw, 218px" /></a><figcaption id="caption-attachment-29572" class="wp-caption-text">Les différentes mesures d&rsquo;adaptation à la montée des eaux</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Face à ces défis, comment s’adapter ? <em>« Les solutions fondées sur la nature sont à privilégier car elles protègent les littoraux et retardent les effets de la montée des eaux »</em>, prêche le CESE, qui rappelle que des initiatives de plantation de mangroves ont été menées avec réussite ces dernières années à Bandrélé ou Ironi Bé. Ces solutions naturelles permettent aux pouvoirs publics de <em>« gagner du temps précieux »</em> pour mettre en place des stratégies d’adaptation et permettent de faire participer les populations aux projets sur leur territoire.</p>
<p style="text-align: justify;">Mais pour organiser l’adaptation, plusieurs préconisations. La première porte sur les aides financières à l’adaptation, puisque le CESE juge que le fonds climat, le Fonds vert et le Fonds Barnier ne sont pas prévus ni calibrés pour prendre en charge les politiques d’adaptations, notamment dans le cadre de l’érosion du trait de côte, ce dernier n’étant pas non plus couvert par les assurances. Des outils pour financer l’adaptation sont donc indispensables.</p>
<p style="text-align: justify;">Deuxième difficulté, la complexité des dispositifs existants, qui sont de plus centrés sur une <em>« approche continentale »</em>, ne permet pas aux collectivités d’être efficaces. Le CESE préconise donc de mettre en place <em>« un référent unique dans les préfectures »</em> pour coordonner l’ensemble, tout en prévoyant des stratégies spécifiques à chaque territoire ultramarin dans le Plan national d’adaptation au changement climatique. Également la révision de tous les documents de planification et d’urbanisme en Outre-mer <em>« en intégrant les risques liés à la montée des eaux »</em>, notamment la non-constructibilité du littoral et le déplacement des infrastructures hors des zones submersibles.</p>
<p style="text-align: justify;">Enfin, la prise de conscience des habitants et des acteurs économiques apparait <em>« inégale »</em>, <em>« la montée du niveau de la mer peut paraître comme un phénomène lointain »</em>. Le CESE préconise de commencer par les élèves qu’il s’agit de sensibiliser aux risques liés à la montée des eaux, et de mobiliser les réseaux d’entreprises et faire participer le Comité social et économique (CSE) à la connaissance et la prévention des risques liés à la montée des eaux.</p>
<p style="text-align: justify;">Un plan de gestion des risques d’inondations de Mayotte a été adopté en 2015 et l’élaboration d’un plan de prévention des risques littoraux a été lancée en 2017. Ce plan intègre les effets à long terme du changement climatique pour cartographier les aléas afin d’éviter d’accroître le nombre d’enjeux exposés et d’améliorer la résilience du territoire. Un Plan de gestion des risques d’inondations du bassin de Mayotte 2022-2027 permet également d’asseoir une politique de gestion des risques avec 7 objectifs adaptés aux spécificités du territoire*.</p>
<p style="text-align: justify;">A.P-L.</p>
<p style="text-align: justify;">*Les 7 objectifs du PGRI de Mayotte sont : Planifier l’organisation du territoire en tenant compte des risques d’inondations ; Réduire la vulnérabilité des territoires et maîtriser le coût des dommages ; Favoriser le ralentissement des écoulements en cohérence avec la prévention des milieux aquatiques ; Renforcer la préparation à la gestion de crise et post-crise ; Développer la gouvernance autour des risques naturels ; Développer la culture du risque ; Améliorer la connaissance sur les risques d’inondations.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2025/05/28/montee-des-eaux-mayotte-un-des-territoires-en-premiere-ligne-selon-le-cese/">Montée des eaux : Mayotte, un des territoires en première ligne, selon le CESE</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
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		<title>Positionnement sans ambiguïté du Conseil économique et social sur l’égalité des droits à Mayotte</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2025/04/28/positionnement-sans-ambiguite-du-conseil-economique-et-social-sur-legalite-des-droits-a-mayotte/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Anne Perzo]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 28 Apr 2025 02:00:21 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Economie]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[CESE]]></category>
		<category><![CDATA[Emmanuel Macron]]></category>
		<category><![CDATA[Manuel Valls]]></category>
		<category><![CDATA[Mayotte]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lejournaldemayotte.yt/?p=27806</guid>

					<description><![CDATA[<p>C’est un avis précieux que rend la Délégation Outre-mer du CESE pour défendre les positions mahoraises sur la plupart des sujets qui se rapportent à l’égalité républicaine alors que perdurent les réticences dommageables sur le plan politique</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2025/04/28/positionnement-sans-ambiguite-du-conseil-economique-et-social-sur-legalite-des-droits-a-mayotte/">Positionnement sans ambiguïté du Conseil économique et social sur l’égalité des droits à Mayotte</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Rendu le 17 avril dans le cadre d’une procédure accélérée suite à une saisine gouvernementale, l’avis porte sur le projet de loi de programmation sur la refondation de Mayotte. Les membres du CESE national se sont penchés plus précisément sur le 1er article portant sur le rapport annexé des investissements et actions structurants à mener. L’avis a été présenté par Eric Leung (Groupe des Outre-Mer) représentant des organisations exerçant leurs activités dans les Outre-mer, Alain Le Corre (Groupe CGT) Secrétaire Régional de la CGT-Bretagne et Nadine Hafidou (Groupe entreprises) Secrétaire de la Chambre de Commerce et de l’Industrie de Mayotte.</p>
<p style="text-align: justify;">Le CESE y réclame <em>« le respect du principe d’égalité républicaine pour les citoyens mahorais, et de le rendre effectif dans les plus brefs délais ».</em> Pour ce faire, il approuve la convergence des minimas sociaux et salariaux dans une progressivité atteinte en 2031, guidée par un <em>« échéancier à démarrage immédiat »</em>.</p>
<p style="text-align: justify;">Pour commencer, il relaie la demande du CESE de Mayotte (CESEM) d’un nouveau recensement démographique précis <em>« pour adapter les politiques publiques »</em> à la demande exponentielle liée à la folle croissance démographique. Qui impose une <em>« régulation des flux migratoires »</em> en <em>« alignant le droit des étrangers sur le droit commun »</em>. Avec notamment deux mesures : la fin du titre de séjour territorialisé et l’alignement du droit des étrangers détenant un visa de droit commun.</p>
<h3 style="text-align: center;"><strong>Une frilosité qui ne plaide pas pour Mayotte</strong></h3>
<figure id="attachment_27811" aria-describedby="caption-attachment-27811" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/Macron-5e-sommet-COI.jpeg"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-27811 size-medium" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/Macron-5e-sommet-COI-300x203.jpeg" alt="" width="300" height="203" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/Macron-5e-sommet-COI-300x203.jpeg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/Macron-5e-sommet-COI-768x519.jpeg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/Macron-5e-sommet-COI-150x101.jpeg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/Macron-5e-sommet-COI-696x471.jpeg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/Macron-5e-sommet-COI.jpeg 800w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-27811" class="wp-caption-text">Pas de consensus sur l&rsquo;intégration de Mayotte à la COI malgré l&rsquo;intervention d&rsquo;Emmanuel Macron à la réunion des chefs d&rsquo;Etat au Vè Sommet la semaine dernière</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">On en est à compter les appuis de ces deux objectifs en Hexagone. Plusieurs refusent de se positionner politiquement sur la suppression du titre de séjour territorialisé dans la crainte de voir se vider la région sur le territoire national, et le soumettent, comme Gérald Darmanin, à la condition de la régulation des flux migratoires. <em>« Il n’existe pas, à ce stade, de consensus gouvernemental en faveur de sa suppression »</em>, avait souligné le ministre Manuel Valls dans <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2025/04/18/les-reponses-de-manuel-valls-aux-elus-etayent-le-projet-de-loi-de-programmation-presente-ce-vendredi-aux-ministres/">la réponse écrite aux attentes des élus de Mayotte sur le projet de loi, et que nous avions rapportée</a>.</p>
<p style="text-align: justify;">On a même vu la <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2025/04/24/ame-a-mayotte-le-ministre-de-la-sante-peu-favorable/">frilosité de l’actuel ministre de la Santé</a> à la mise en place de l’Aide médicale d’Etat (AME) de prise en charge des soins des étrangers en situation irrégulière, ce qui désengorgerait le système de santé.</p>
<p style="text-align: justify;">En ces temps de positionnement géopolitique de la France qui défendait la place de Mayotte au sein de la Commission de l’océan Indien (COI) face au refus des Comores lors du Sommet à Madagascar de la semaine dernière, c’est un point qui n’aide pas. Comment défendre Mayotte comme un département français à part entière quand il reste entièrement à part. Le président Macron a dû faire parler la poudre en évoquant les 40% de financement des programmes de la COI par la France, qui pourraient dès lors être menacés, cela n’a semble-t-il pas suffit, aucun consensus n’a été obtenu. Et cela tant que la règle d’unanimité des pays membres dans les prises de décisions sera maintenue, à moins que les Comores acceptent un compromis.</p>
<p style="text-align: justify;">Le positionnement du CESE est donc à souligner, même si cette 3<sup>ème</sup> assemblée constitutionnelle de la République n’a qu’une voix consultative.</p>
<h3 style="text-align: center;"><strong>Intégrer les risques environnementaux</strong></h3>
<figure id="attachment_20428" aria-describedby="caption-attachment-20428" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Borne-fontaine-Kavani.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-20428 size-medium" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Borne-fontaine-Kavani-300x202.jpg" alt="Mayotte, eau, crise, choléra, ARS," width="300" height="202" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Borne-fontaine-Kavani-300x202.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Borne-fontaine-Kavani-150x101.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Borne-fontaine-Kavani-696x470.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Borne-fontaine-Kavani.jpg 750w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-20428" class="wp-caption-text">Investir dans des équipements de distribution d&rsquo;eau</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Il appelle également à faire de la lutte contre l’habitat indigne une <em>« priorité politique »</em>, en l’associant à <em>« un plan ambitieux de construction de logements sociaux »</em>, avec une meilleure prise en charge des ayants droits, <em>« 30% des aides ne seraient pas réclamées par les bénéficiaires potentiels ».</em></p>
<p style="text-align: justify;">Sur sa compétence environnementale, le CESE alerte aussi sur le manque de préparation de l’île face au changement climatique avec des besoins en investissement <em>« dans des équipements de distribution d’eau et de protection du littoral »</em>. Il préconise de réviser tous les schémas d’aménagement de Mayotte en intégrant les risques liés à la montée des eaux, notamment de non-constructibilité du littoral et le déplacement des infrastructures hors des zones submersibles.</p>
<p style="text-align: justify;">En matière d’eau potable et d&rsquo;assainissement, les pénuries d’eau et les maladies hydriques liées aux <em>« graves inégalités d’accès »</em>, doivent inciter à <em>« mettre en place un tarif social de l&rsquo;eau sous conditions de ressources, avec un forfait de 400 litres d&rsquo;eau par jour par foyer »</em>.</p>
<p style="text-align: justify;">Estimant que la transition énergétique est insuffisamment accompagnée, la reprise d’Électricité de Mayotte (EDM) par EDF SEI est suggérée avec davantage de développement des énergies renouvelables (solaire, agrivoltaïsme).</p>
<p style="text-align: justify;">Pour atteindre l&rsquo;autonomie alimentaire en 2030, le CESE préconise d’assouplir temporairement les modalités d&rsquo;importation de produits agricoles (nourriture animale, fruits et légumes…) issus de la zone régionale pour soutenir la reprise agricole après les cyclones. On a tous assisté à la pénurie de bananes post-cyclone alors que débottait le Ramadan.</p>
<p style="text-align: justify;">Le CESE conseille le Gouvernement et le Parlement… sera-t-il entendu ?</p>
<p style="text-align: justify;">Anne Perzo-Lafond</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2025/04/28/positionnement-sans-ambiguite-du-conseil-economique-et-social-sur-legalite-des-droits-a-mayotte/">Positionnement sans ambiguïté du Conseil économique et social sur l’égalité des droits à Mayotte</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
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		<title>La loi sur la simplification sonnera-t-elle le glas du Conseil économique et social ?</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2025/04/01/la-loi-sur-la-simplification-sonnera-t-elle-le-glas-du-conseil-economique-et-social/</link>
					<comments>https://lejournaldemayotte.yt/2025/04/01/la-loi-sur-la-simplification-sonnera-t-elle-le-glas-du-conseil-economique-et-social/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Anne Perzo]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 01 Apr 2025 01:45:09 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Economie]]></category>
		<category><![CDATA[Environnement]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[Social]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[CESE]]></category>
		<category><![CDATA[CESEM]]></category>
		<category><![CDATA[CESER]]></category>
		<category><![CDATA[Mayotte]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lejournaldemayotte.yt/?p=25403</guid>

					<description><![CDATA[<p>Les présidents de Région sont vent debout contre l’intention du Gouvernement de rayer de la carte les CESE (Conseil économique social et environnemental). Cette 3ème assemblée de la République est pourtant censée éclairer les décisions nationales et territoriales. A Mayotte, il est particulièrement actif. </p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2025/04/01/la-loi-sur-la-simplification-sonnera-t-elle-le-glas-du-conseil-economique-et-social/">La loi sur la simplification sonnera-t-elle le glas du Conseil économique et social ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Le projet de loi de simplification de la vie économique a été voulu par le Gouvernement suite au rapport parlementaire de février 2024 mettant en évidence des lourdeurs administratives qui pèsent sur les entreprises. Il recensait 400.000 normes applicables et 1.786 décrets réglementaires. Un toilettage nécessaire qui a donné lieu à un projet de loi doté de 26 mesures de simplification autour de trois objectifs : réduire radicalement la charge engendrée par les démarches administratives, revoir la relation entre l&rsquo;administration et les entreprises et rationaliser la norme.</p>
<p style="text-align: justify;">Mais lors de l’examen du texte à l’Assemblée nationale, un amendement a été adopté visant à supprimer dans les régions le Conseil économique, social et environnemental (CESER). Plusieurs présidents et présidentes de Région dénoncent une décision qui <em>« viendrait affaiblir la démocratie sociale et le dialogue avec la société civile »</em>.</p>
<p style="text-align: justify;">Le Conseil économique social et environnemental (CESE) est la troisième assemblée constitutionnelle de la République. Formé de représentants de la société civile (élus du patronat et des salariés, d’établissements départementaux et régionaux, etc), il est chargé de conseiller le Gouvernement et le Parlement dans l&rsquo;élaboration des lois et des politiques publiques économiques, sociales et environnementales.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>« Plus que jamais, notre pays a besoin d&rsquo;instances de concertation dans les territoires pour que les politiques publiques soient mieux construites et mieux comprises par les citoyens »</em>, s’insurgent ces élus régionaux dont Carole Delga Présidente de la Région Occitanie, et présidente de l’association Régions de France.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Un rôle essentiel à Mayotte</strong></p>
<figure id="attachment_9014" aria-describedby="caption-attachment-9014" style="width: 199px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Rapport-qui-fait-quoi-elus-CESEM.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-9014 size-medium" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Rapport-qui-fait-quoi-elus-CESEM-199x300.jpg" alt="" width="199" height="300" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Rapport-qui-fait-quoi-elus-CESEM-199x300.jpg 199w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Rapport-qui-fait-quoi-elus-CESEM-680x1024.jpg 680w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Rapport-qui-fait-quoi-elus-CESEM-768x1157.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Rapport-qui-fait-quoi-elus-CESEM-150x226.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Rapport-qui-fait-quoi-elus-CESEM-300x452.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Rapport-qui-fait-quoi-elus-CESEM-696x1049.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Rapport-qui-fait-quoi-elus-CESEM.jpg 888w" sizes="auto, (max-width: 199px) 100vw, 199px" /></a><figcaption id="caption-attachment-9014" class="wp-caption-text">Un travail de fourmi que le rapport sur la répartition des compétences à Mayotte</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">François Hommeril, Président de la CFE-CGC, défend lui aussi ce lieu où <em>« la société civile est représentée, les corps intermédiaires ont la parole. Ils en usent en défendant les analyses et propositions de ceux qu’ils représentent et subissent l’impact des politiques publiques »</em>, en s’indignant, <em>« les corps intermédiaires sont méprisés, voire supprimés. »</em></p>
<p style="text-align: justify;">A Mayotte, nombre de rapports du CESEM ont agi comme un guide aux décisions du Conseil départemental, saisi ou auto-saisi avant les séances plénières. Certains de ses rapports sur l’école ou le financement de la Santé ont fait date, quant à <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2023/03/03/entre-letat-et-les-collectivites-qui-fait-quoi-il-faut-trancher/">l’analyse « Qui fait quoi ? »</a>, elle a eu le mérite d’inciter à la clarification des compétences de l’Etat et du Conseil départemental, avec les questions de compensation qui en découlent.</p>
<p style="text-align: justify;">Les présidents de Région appellent à « rétablir les CESER », tout en se disant ouverts à un débat <em>« sur la réforme de leur composition et de leur fonctionnement pour en renforcer la légitimité. »</em></p>
<p style="text-align: justify;">A Mayotte où le CESEM <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2024/11/29/pourquoi-evaluer-les-politiques-publiques-reponse-au-colloque-des-20-ans-du-cesem/">a fêté l’année dernière ses 20 ans</a> sous forme de colloques, ses membres nous indiquent se préparer à interpeller leurs parlementaires et les élus du Département.</p>
<p style="text-align: justify;">A.P-L.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2025/04/01/la-loi-sur-la-simplification-sonnera-t-elle-le-glas-du-conseil-economique-et-social/">La loi sur la simplification sonnera-t-elle le glas du Conseil économique et social ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
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