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	<title>Archives des Social - Le Journal De Mayotte</title>
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	<description>L&#039;information à Mayotte</description>
	<lastBuildDate>Sun, 13 Sep 2026 15:44:51 +0000</lastBuildDate>
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	<title>Archives des Social - Le Journal De Mayotte</title>
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	<item>
		<title>Au lycée de la Cité du Nord l&#8217;appel à la reprise n’a rien changé, le blocage se poursuit</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/09/14/au-lycee-de-la-cite-du-nord-lappel-a-la-reprise-na-rien-change-le-blocage-se-poursuit/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mathilde HANGARD]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 14 Sep 2026 02:15:25 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Education]]></category>
		<category><![CDATA[Social]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[Baccalauréat]]></category>
		<category><![CDATA[blocage]]></category>
		<category><![CDATA[élèves]]></category>
		<category><![CDATA[Lycée de la Cité du Nord]]></category>
		<category><![CDATA[Manifestation]]></category>
		<category><![CDATA[Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[Rectorat de Mayotte]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le proviseur avait appelé à la reprise des cours vendredi 11 septembre, et des dizaines d’élèves ont ainsi fait le déplacement. Mais devant les grilles, rien n’a changé. Le lycée de la Cité du Nord est resté fermé et la mobilisation s’est poursuivie.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/09/14/au-lycee-de-la-cite-du-nord-lappel-a-la-reprise-na-rien-change-le-blocage-se-poursuit/">Au lycée de la Cité du Nord l&rsquo;appel à la reprise n’a rien changé, le blocage se poursuit</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Deux semaines sans cours et une mobilisation qui se poursuit. Alors que la direction du lycée de la Cité du Nord avait<a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/09/10/lycee-de-la-cite-du-nord-le-proviseur-ouvre-les-portes-les-syndicats-veulent-les-garder-fermees/"> appelé à une reprise</a> des cours vendredi 11 septembre, l’établissement est finalement resté fermé, toujours bloqué par les personnels mobilisés et des parents d’élèves. Plusieurs autocars remplis d’élèves se sont présentés devant les grilles avant de repartir. Sur les réseaux sociaux, des lycéens, notamment ceux qui préparent le baccalauréat, commenceraient par ailleurs à faire part de leur inquiétude face à un retard d&rsquo;enseignement qui se prolonge.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Les portes du lycée restent fermées</b></h2>
<figure id="attachment_58056" aria-describedby="caption-attachment-58056" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2837.jpg"><img fetchpriority="high" decoding="async" class="size-medium wp-image-58056" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2837-300x200.jpg" alt="Mayotte, Lycée de la cité du Nord, Mstangadoua, grève, rentrée scolaire, rectorat, manifestation," width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2837-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2837-1024x683.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2837-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2837-1536x1024.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2837-2048x1366.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2837-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2837-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2837-1068x712.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2837-1920x1280.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2837-500x333.jpg 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2837-800x533.jpg 800w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2837-1280x854.jpg 1280w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2837-1320x880.jpg 1320w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-58056" class="wp-caption-text">La reprise des cours exigée par le proviseur de l&rsquo;établissement n’a finalement pas eu lieu vendredi. Mathilde Hangard / JDM</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Vendredi matin, plusieurs autocars sont arrivés devant le lycée de la Cité du Nord avec des élèves à leur bord. Mais devant les grilles, le constat était rapidement fait. L’établissement restait inaccessible. Les élèves ont finalement fini par quitter les lieux, certains en bus, d’autres en taxi ou en voiture, en faisant du covoiturage.</p>
<p style="text-align: justify;">La veille, le proviseur Christophe Benmimoune-Wisniewski avait annoncé la reprise des cours, estimant que les conditions étaient désormais réunies pour accueillir les élèves. Pour appuyer cette décision, il avait notamment évoqué le maintien de vingt-trois classes de seconde, l’attribution d’heures supplémentaires pour les dédoublements et la mise en place prochaine de salles provisoires. Ces aménagements n’étant pas encore installés, les emplois du temps auraient pu toutefois encore être ajustés, d&rsquo;après la direction de l&rsquo;établissement.</p>
<h2 style="text-align: center;"><em><b>« On va subir le jour du bac » </b></em></h2>
<p style="text-align: justify;">Sur les réseaux sociaux, plusieurs messages circulent au sujet du blocage des établissements scolaires. La plupart sont anonymes et leur origine ne peut être établie. Si certains présentent une formulation particulièrement construite, d’autres, plus spontanés, semblent émaner de lycéens. En l’état, il est toutefois impossible de déterminer qui se trouve réellement derrière ces publications ou si elles s’inscrivent dans une démarche organisée.</p>
<p style="text-align: justify;">Parmi les messages qui pourraient être attribués à des lycéens, certains expriment la crainte de prendre du retard dans la préparation du baccalauréat. <em>« Ça y est, au bout d’un moment, on passe le bac »</em>, écrit ainsi l’un d’eux sur Snapchat en invitant à relayer la publication.<em> « Ça fait déjà deux semaines, on n’étudie pas alors qu’en France ils avancent »</em>, poursuit-il, avant de demander. <em>« Comment on va faire quand, sur nos copies du bac, y aura des trucs qu’on n&rsquo;a jamais vus ? »</em><i></i></p>
<p style="text-align: justify;">Ces inquiétudes ne remettent toutefois pas en cause les motifs avancés par les parents et les personnels mobilisés. Ce même lycéen dit au contraire comprendre leur colère. <em>« J&rsquo;accepte totalement le fait qu’ils soient en colère »</em>, écrit-il encore, en évoquant notamment des problèmes liés à <em>« la sécurité, la cantine, le réseau ».</em> Mais après deux semaines sans cours, l’inquiétude semblerait le gagner. <em>« Pendant que les parents grèvent, j&rsquo;vous dis, c’est nous qui allons subir le jour du bac »</em><i>,</i> peut-on ainsi lire. Le même élève envisagerait d&rsquo;ailleurs de se mobiliser. <em>« C&rsquo;est à notre tour d&rsquo;y aller si ça continue ».</em></p>
<p style="text-align: justify;">Une publication, comme celle-ci, ne permet, cependant pas, à elle seule, de mesurer l’ampleur d’une éventuelle mobilisation de grande ampleur parmi les lycéens. Un enseignant présent devant l&rsquo;établissement scolaire vendredi, notamment à l’arrivée des élèves, affirme pour sa part n’avoir vu aucun lycéen se mobiliser devant le lycée pour contester le blocage ou réclamer la reprise des cours.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Les revendications restent sur la table</b></h2>
<figure id="attachment_58050" aria-describedby="caption-attachment-58050" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2845.jpg"><img decoding="async" class="wp-image-58050 size-medium" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2845-300x200.jpg" alt="Mayotte, Lycée de la cité du Nord, manifestation, blocage, Mstangadoua, grève, rentrée scolaire, rectorat," width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2845-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2845-1024x683.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2845-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2845-1536x1024.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2845-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2845-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2845-1068x712.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2845-1920x1280.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2845-500x333.jpg 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2845-800x533.jpg 800w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2845-1280x854.jpg 1280w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2845-1320x880.jpg 1320w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2845.jpg 1984w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-58050" class="wp-caption-text">Une pancarte liste certaines revendications du collectif. Mathilde Hangard / JDM</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Dans leur réponse au courrier de la rectrice du 7 septembre, les parents d’élèves et le collectif des personnels avaient posé leurs conditions pour une sortie de crise. Parmi leurs principales demandes sont réitérées la mise en place de cinq préfabriqués <em>« entièrement fonctionnels et prêts à l&#8217;emploi »</em> dès le 25 octobre 2026, puis onze modulaires supplémentaires pour la rentrée 2027-2028, afin de répondre au déficit de 16 salles de classe qu’ils dénoncent.</p>
<p style="text-align: justify;">Ils réclament également un retour à des classes de 25 élèves maximum, accompagné des moyens horaires et des créations de postes nécessaires. La vie scolaire fait aussi partie de leurs priorités, avec la possibilité pour les assistants d’éducation (AED) actuellement à 50 % de passer à 80 % ou 100 % s’ils le souhaitent, ainsi que la création de postes supplémentaires pérennes.</p>
<p style="text-align: justify;">Le collectif demande par ailleurs la mise aux normes acoustiques et de sécurité des anciennes salles, la remise en fonctionnement du plateau logistique des bacs professionnels dès le 25 octobre et davantage de personnels qualifiés pour encadrer les activités nautiques. Pour la sécurité aux abords du lycée, il réclame six agents supplémentaires, portant leur nombre à dix. Parmi les sujets régulièrement remis sur la table figure la cantine. Les parents et personnels souhaitent que sa construction démarre dès cette année scolaire, avec<em> « la pose de la première pierre et le démarrage effectif »</em> du chantier en 2026-2027.</p>
<p style="text-align: justify;">Samedi 12 septembre, le collectif a confirmé sa volonté de poursuivre le mouvement tout en maintenant cette demande de dialogue. Selon leur communiqué, une proposition de délégation émanant du rectorat devrait être étudiée lundi 14 septembre, lors d’une assemblée générale réunissant les professeurs, les assistants d’éducation et les parents d’élèves.</p>
<p style="text-align: justify;">Une rencontre avec le rectorat pourrait donc se dessiner dans les prochains jours, mais rien n’est encore arrêté à ce stade. Pour l’heure, le mouvement se poursuit. <em>« Nous sommes toujours sans réponse satisfaisante de la part du Rectorat »</em>, écrivent encore les organisations. <em>« Nous maintenons notre mouvement jusqu&rsquo;à nouvel ordre »</em>, peut-on lire en conclusion. Le bras de fer entre le rectorat et une partie de la communauté éducative n’est donc pas terminé.<span class="Apple-converted-space"> </span></p>
<p>Mathilde Hangard</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/09/14/au-lycee-de-la-cite-du-nord-lappel-a-la-reprise-na-rien-change-le-blocage-se-poursuit/">Au lycée de la Cité du Nord l&rsquo;appel à la reprise n’a rien changé, le blocage se poursuit</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>« Nous sommes unis, elle ne nous divisera pas » : au lycée du Nord de Mayotte, le dialogue s’est fracassé avec la rectrice</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/09/09/nous-sommes-unis-elle-ne-nous-divisera-pas-au-lycee-du-nord-de-mayotte-le-dialogue-sest-fracasse-avec-la-rectrice/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mathilde HANGARD]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 09 Sep 2026 02:30:23 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Education]]></category>
		<category><![CDATA[Social]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
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		<category><![CDATA[Lycée de la Cité du Nord]]></category>
		<category><![CDATA[Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[rectorat]]></category>
		<category><![CDATA[Rectrice de l'académie de Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[rentrée scolaire]]></category>
		<category><![CDATA[Valérie Debuchy]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lejournaldemayotte.yt/?p=58044</guid>

					<description><![CDATA[<p>Depuis le 31 août, le lycée de la Cité du Nord est bloqué. Ce mardi 8 septembre, enseignants, parents et représentants syndicaux attendaient la rectrice de Mayotte, Valérie Debuchy. Venue avec sa directrice de cabinet et ses services, elle portait un courrier adressé la veille aux personnels et aux parents, avec plusieurs réponses aux revendications. Mais la rencontre a rapidement tourné à la confrontation. Derrière la bataille sur les effectifs se dessine une crise plus profonde dans un établissement conçu pour 900 élèves et qui en accueille aujourd’hui 2 300.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/09/09/nous-sommes-unis-elle-ne-nous-divisera-pas-au-lycee-du-nord-de-mayotte-le-dialogue-sest-fracasse-avec-la-rectrice/">« Nous sommes unis, elle ne nous divisera pas » : au lycée du Nord de Mayotte, le dialogue s’est fracassé avec la rectrice</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">À 8 heures, le village de Mtsangadoua, sur la commune d&rsquo;Acoua, est calme. Quelques jeunes marchent sur la route, écouteurs aux oreilles. L’un d’eux ne sait pas exactement ce qui se passe au lycée de la Cité du Nord où il est scolarisé. Il n’a pas cours depuis plus d&rsquo;une semaine. Au bout de la route, le portail vert de l&rsquo;établissement scolaire est fermé. Devant, une cinquantaine de personnes attendent. Des enseignants, parents, représentants syndicaux. Les pancartes circulent, les conversations se poursuivent, les regards se tournent vers le portail du lycée. Depuis plus d&rsquo;une semaine, l’établissement est bloqué.</p>
<p style="text-align: justify;">Le mouvement est né d’une revendication claire, à savoir, pas plus de 25 élèves dans chaque classe de seconde. <em>« Si la rectrice ne veut pas en démordre pour nous mettre 25 élèves par classe, on continue »</em>, lâche un manifestant. Mais lorsque la rectrice arrive, la discussion ne portera bientôt plus seulement sur les effectifs. Elle achoppe sur une autre question, celle de savoir comment se parler.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Un lycée sous pression quotidienne</b></h2>
<figure id="attachment_58060" aria-describedby="caption-attachment-58060" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2852.jpg"><img decoding="async" class="wp-image-58060 size-medium" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2852-300x200.jpg" alt="Mayotte, Lycée de la cité du Nord, Mstangadoua, grève, rentrée scolaire, rectorat, manifestation," width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2852-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2852-1024x683.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2852-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2852-1536x1024.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2852-2048x1366.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2852-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2852-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2852-1068x712.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2852-1920x1280.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2852-500x333.jpg 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2852-800x533.jpg 800w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2852-1280x854.jpg 1280w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2852-1320x880.jpg 1320w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-58060" class="wp-caption-text">Un enseignant, mégaphone en main, s’apprête à prendre la parole devant le piquet de grève. Mathilde Hangard / JDM</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Le lycée avait été conçu pour environ 900 élèves. Il en accueille aujourd’hui 2.300. À cette rentrée, 125 élèves supplémentaires ont été affectés en seconde. Les classes atteignent 31 élèves et certaines terminales dépassent 37 élèves.</p>
<p style="text-align: justify;">Dans son courrier transmis la veille aux personnels du lycée du Nord et des parents d&rsquo;élèves, le 7 septembre 2026, la rectrice reconnaît que l’augmentation des effectifs de seconde constitue <em>« une difficulté réelle pour l’organisation du lycée ».</em> Elle l’explique notamment par l’évolution de l’orientation scolaire, avec davantage d’élèves de troisième ayant le niveau requis, désormais orientés vers la seconde générale et affectés dans leur lycée de secteur. La rectrice estime donc que l’organisation précédente ne peut être maintenue à l’identique. Elle annonce des groupes à effectifs allégés, notamment en sciences, et assure avoir dégagé des moyens supplémentaires.</p>
<figure id="attachment_58056-2" aria-describedby="caption-attachment-58056-2" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2837.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-58056" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2837-300x200.jpg" alt="Mayotte, Lycée de la cité du Nord, Mstangadoua, grève, rentrée scolaire, rectorat, manifestation," width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2837-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2837-1024x683.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2837-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2837-1536x1024.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2837-2048x1366.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2837-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2837-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2837-1068x712.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2837-1920x1280.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2837-500x333.jpg 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2837-800x533.jpg 800w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2837-1280x854.jpg 1280w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2837-1320x880.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-58056-2" class="wp-caption-text">Enseignants, représentants syndicaux et parents d’élèves unis devant les grilles du lycée, ce mardi 8 septembre 2026. Mathilde Hangard / JDM</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Pour les enseignants, le problème est ailleurs. <em>« Jusqu’à maintenant, il y avait 25 élèves par classe de seconde. Depuis la rentrée 2026, il y en a 31 »</em>, résume l’un d’eux. Dans certaines salles, dit-il, <em>« même en tant que prof, on ne peut pas s’asseoir, c&rsquo;est irrespirable, c&rsquo;est pas ventilé ». </em></p>
<p style="text-align: justify;">Des élus du conseil d’administration (CA) assurent avoir découvert l’augmentation des effectifs au moment de la rentrée. <em>« En aucun cas, au dernier conseil d’administration, on nous a dit que l’effectif allait passer de 25 à 30 ».  </em>Pour eux, une rupture de confiance s’est installée. Un autre membre du conseil d’administration parle du <em>« problème de trop »</em> après des années de difficultés accumulées dans cet établissement du nord de l’île, dans un territoire qui a le sentiment d’être trop souvent laissé de côté. <em>« C’est un établissement qui peut accueillir 900 élèves, mais en fait, on est déjà à 2.300 élèves, on va faire comment ? »</em>, poursuit un membre du CA.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Un quotidien qui craque</b></h2>
<p style="text-align: justify;">La saturation se lit jusque dans le quotidien des enseignants. Arrivé à la rentrée 2026-2027, un professeur de mathématiques et de sciences, fort de plusieurs années d’expérience, découvre un établissement dont les conditions de travail le surprennent. Depuis le début de l’année, il n’a assuré que six heures de cours, en raison du blocage. Lorsqu’il a pu reprendre, il s’est retrouvé devant 37 élèves, dans des salles qu’il décrit comme exiguës et mal ventilées.</p>
<p style="text-align: justify;">Le réseau téléphonique, toujours défaillant depuis le cyclone Chido, ajoute une difficulté supplémentaire. <em>« S’il y a un problème dans une classe ou qu’un élève fait un malaise, on n’a pas moyen de prévenir quelqu’un ». </em>Dans la salle des professeurs, l’enseignant assure n’avoir<em> « jamais vu cela »</em> au cours de sa carrière. Ils sont 150 enseignants à se partager deux photocopieuses, dont une ne fonctionne plus. Les casiers, eux aussi, sont jugés trop petits, ils ne permettent pas de ranger à la fois les cours et les effets personnels.</p>
<figure id="attachment_58050-2" aria-describedby="caption-attachment-58050-2" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2845.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-58050" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2845-300x200.jpg" alt="Mayotte, Lycée de la cité du Nord, manifestation, blocage, Mstangadoua, grève, rentrée scolaire, rectorat," width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2845-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2845-1024x683.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2845-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2845-1536x1024.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2845-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2845-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2845-1068x712.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2845-1920x1280.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2845-500x333.jpg 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2845-800x533.jpg 800w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2845-1280x854.jpg 1280w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2845-1320x880.jpg 1320w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2845.jpg 1984w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-58050-2" class="wp-caption-text">Une pancarte énumère les revendications du cortège. Mathilde Hangard / JDM</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Et puis il y a les sanitaires. Quatre toilettes destinés aux élèves sont hors service, selon les personnels. Le rectorat confirme la situation dans son courrier. <em>« 4 toilettes sont effectivement hors d&rsquo;usage à date »</em> et indique qu’un devis a été réalisé<em> « afin de corriger cette situation dans les meilleurs délais »</em>. Les coupures d’eau font également l’objet d&rsquo;un <em>« dialogue »</em> avec la Mahoraise des Eaux (SMAE), mentionne encore la rectrice dans ce courrier, notamment pour l’installation de cuves dans l&rsquo;établissement scolaire.</p>
<p style="text-align: justify;">Sur place, les enseignants décrivent des files d’attente qui débordent jusque dans les couloirs et une fosse septique qui déborde lorsqu’il pleut. <em>« Les odeurs sont horribles »</em>, raconte l’un d’eux. À cela s’ajoute l’absence de cantine. <em>« On est le seul lycée de Mayotte et de France à ne pas avoir de cantine (&#8230;) Devant l&rsquo;établissement scolaire, il y a des restaurateurs qui proposent de venir à certaines heures de la journée vendre des repas aux élèves mais on nous répond que ce sont des fast food ou qu&rsquo;ils n&rsquo;ont pas la licence, c’est humiliant, franchement. Comment on peut laisser des jeunes sans repas ? »</em>, soutient un enseignant. <em>« Il y a des enfants qui ne mangent pas le soir »</em>, abonde à son tour un membre du conseil d’administration.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Une vie scolaire en sous-effectif</b></h2>
<p style="text-align: justify;">À la vie scolaire, le manque de moyens ne date pas de cette rentrée. Un assistant d’éducation (AED) affirme que l’établissement fonctionne en sous-effectif depuis au moins son arrivée dans l&rsquo;établissement, quatre ans auparavant. La salle de permanence a été transformée en salle de classe. Le matin, ils peuvent être deux au portail pour contrôler les entrées. <em>« On ne peut pas faire les vérifications des sacs de 2.300 gamins, seuls au portail à 6 heures du matin, c’est impossible ». </em></p>
<p style="text-align: justify;">Les personnels demandent quatre AED supplémentaires. Dans les filières professionnelles, le manque d’équipements complique également les apprentissages. Le plateau technique de la filière logistique n’est pas opérationnel. <em>« On doit apprendre à un gamin les gestes pour qu’il apprenne ces manipulations. On n’a pas de plateau logistique ». </em>Selon une enseignante, la formation pratique, répartie sur les deux ans de leur formation, se résume actuellement à une demi-journée d&rsquo;immersion à Kahani. <em>« C&rsquo;est pas normal, on sacrifie les élèves ». </em></p>
<h2 style="text-align: center;"><b>La rectrice face aux manifestants<span class="Apple-converted-space"> </span></b></h2>
<figure id="attachment_58051" aria-describedby="caption-attachment-58051" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2885-scaled.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-58051" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2885-300x200.jpg" alt="Mayotte, Lycée de la cité du Nord, Mstangadoua, grève, rentrée scolaire, rectorat, rectrice, Valérie Debuchy," width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2885-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2885-1024x683.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2885-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2885-1536x1024.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2885-2048x1365.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2885-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2885-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2885-1068x712.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2885-1920x1280.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2885-500x333.jpg 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2885-800x533.jpg 800w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2885-1280x853.jpg 1280w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2885-1320x880.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-58051" class="wp-caption-text">En milieu de matinée, la rectrice de l’académie de Mayotte, Valérie Debuchy, franchit le portail du lycée pour rencontrer les manifestants mobilisés à l&rsquo;extérieur de l&rsquo;établissement. Mathilde Hangard / JDM</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Un peu plus tôt dans la matinée, alors que le piquet de grève se tient devant le lycée de la Cité du Nord, Valérie Debuchy est déjà à l’intérieur de l’établissement. La rectrice de l’académie de Mayotte y est entrée par une autre issue, accompagnée de sa directrice de cabinet et de plusieurs membres de ses services, pour s’entretenir avec la direction du lycée.</p>
<p style="text-align: justify;">À l’extérieur, les manifestants ignorent sa présence. Des échanges ont pourtant commencé à distance entre le porte-parole du mouvement et la rectrice. Celle-ci propose de recevoir les représentants des personnels par délégations. Les manifestants demandent une rencontre avec l’ensemble des participants au mouvement. Vers 10 heures du matin, Valérie Debuchy franchit finalement le portail et se retrouve face au piquet de grève.</p>
<p style="text-align: justify;">La sortie donne lieu à un premier incident. La directrice de cabinet enjoint aux journalistes présents de ne pas photographier la rectrice sans accord préalable. Aucun cliché n’est finalement pris. Elle présentera ensuite ses excuses. La rectrice s’adresse finalement à la presse face caméra devant les manifestants. Elle rappelle les mesures annoncées la veille, notamment l’installation de quatre salles modulaires d’ici à la fin octobre 2026, et revient sur les élèves privés de cours depuis le début du blocage. <em>« Cela fait une semaine que plus de 2.000 élèves ne sont pas à l’école, au lycée ». « 2.300 »</em>, corrige un manifestant. <em>« Vous me laissez finir, s’il vous plaît ? »</em>, répond-elle.</p>
<p style="text-align: justify;">La rectrice rappelle également avoir fixé un rendez-vous à 9 heures aux représentants des enseignants. <em>« J’ai demandé tout simplement à rencontrer l&rsquo;émanation des enseignants et non pas que les représentants syndicaux, mais aussi le format conseil pédagogique pour avoir la représentation de toutes les disciplines de l&rsquo;établissement (…) J&rsquo;ai donné rendez-vous à 9h, je suis désolée, il est 10h16 »</em>, déclare-t-elle, en défendant son choix de recevoir les personnels par groupes et insiste sur la nécessité de pouvoir échanger avec leurs représentants.</p>
<figure id="attachment_58052" aria-describedby="caption-attachment-58052" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2896-scaled.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-58052" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2896-300x200.jpg" alt="Mayotte, Lycée de la cité du Nord, Mstangadoua, grève, rentrée scolaire, rectorat, " width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2896-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2896-1024x683.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2896-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2896-1536x1024.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2896-2048x1366.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2896-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2896-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2896-1068x712.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2896-1920x1280.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2896-500x333.jpg 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2896-800x533.jpg 800w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2896-1280x853.jpg 1280w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2896-1320x880.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-58052" class="wp-caption-text">Une mère d’élève, qui affirme s’être sentie humiliée par la rectrice, exprime sa colère à l’issue de sa prise de parole. Mathilde Hangard / JDM</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;"><em>« Je ne comprends pas pourquoi vous êtes jusqu’au-boutistes dans cette action »</em>, lance-t-elle. Elle insiste. <em>« Moi je vous donne un format et quand même j’estime qu&rsquo;en tant que rectrice de l&rsquo;académie à un moment donné, vous pourriez répondre au format que je demande ». </em>Elle condamne ensuite le maintien du blocage. « <em>Le système de bloquer, ce qui est fait depuis plus d&rsquo;une semaine (&#8230;) à la fois l&rsquo;entrée des élèves, la dépose des élèves, qui sont vos enfants, mesdames et messieurs, les parents d&rsquo;élèves ». </em></p>
<p style="text-align: justify;">La remarque provoque des réactions dans la foule. Une manifestante, mère d’élève, lui reproche le ton employé. <em>« La manière et le ton que vous employez nous font passer pour des fautifs alors qu’on est là depuis bientôt deux semaines pour des revendications légitimes ».</em> Elle ajoute. <em>« Si on est encore là, c’est parce que les réponses apportées ne vont pas encore ». </em></p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Parents et enseignants refusent de se séparer</strong></h2>
<p style="text-align: justify;">Mais la question des délégations devient rapidement le principal point de friction. Valérie Debuchy veut échanger avec les enseignants sur les questions pédagogiques et didactiques. Les parents, eux, pourront être informés des discussions, mais ne participeraient pas à certaines instances internes à l’Éducation nationale. <em>« Les parents, vous êtes partenaires de l’école »</em>, leur dit-elle, avant de rappeler que le conseil pédagogique relève d’une instance interne à l’Éducation nationale. Elle précise vouloir échanger <em>« strictement avec les représentants des enseignants et uniquement les représentants syndicaux ». </em></p>
<p style="text-align: justify;">Les manifestants refusent cette séparation. Les parents veulent être associés aux discussions sur les conditions de scolarisation de leurs enfants. Les enseignants ne souhaitent pas, eux non plus, dissocier leurs représentants du reste du mouvement. Une membre du conseil d’administration dénonce une <em>« stratégie pour fermer la bouche ». </em>Un professeur d’histoire-géographie résume : <em>« C’est politique, c&rsquo;est diviser pour mieux régner ». </em></p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Des mesures annoncées, mais une mobilisation qui se poursuit</strong></h2>
<figure id="attachment_58063" aria-describedby="caption-attachment-58063" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2860-scaled.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-58063" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2860-300x200.jpg" alt="Mayotte, Lycée de la cité du Nord, Mstangadoua, grève, rentrée scolaire, rectorat, manifestation," width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2860-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2860-1024x683.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2860-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2860-1536x1024.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2860-2048x1365.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2860-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2860-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2860-1068x712.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2860-1920x1280.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2860-500x333.jpg 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2860-800x533.jpg 800w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2860-1280x853.jpg 1280w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2860-1320x880.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-58063" class="wp-caption-text">La rectrice est finalement repartie sans rencontrer les manifestants, qui ont choisi de rester unis devant les grilles du lycée. Mathilde Hangard / JDM</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Sur le fond, le rectorat a pourtant avancé plusieurs réponses. Dans son courrier du 7 septembre, Valérie Debuchy annonce quatre salles supplémentaires, dont deux destinées aux travaux pratiques, sous forme de structures modulaires d’ici à la fin du mois d&rsquo;octobre 2026. À moyen terme, une extension de cinq à dix salles est envisagée. À plus long terme, le futur lycée de M’Tsangamouji, dont l’ouverture est prévue en septembre 2031, doit offrir 2.400 places supplémentaires et contribuer à désengorger les établissements du Nord.</p>
<p style="text-align: justify;">Le rectorat prévoit également un suivi régulier de ces mesures avec les représentants des personnels et les parents. Pour les grévistes, ces annonces restent insuffisantes face aux difficultés immédiates. Ils citent les salles trop petites, les effectifs, la vie scolaire, les sanitaires, la restauration ou encore les équipements professionnels. <em>« On ne pouvait pas rester là à dormir ou à subir »</em>, raconte un enseignant. Un professeur présent dans l’établissement depuis dix ans estime, lui aussi, que la mobilisation est devenue nécessaire : <em>« On n’a pas le choix de manifester. Ce qu’on revendique est légitime ». </em>Puis ajoute : <em>« On ne va pas lâcher ». </em></p>
<p style="text-align: justify;">En fin de matinée, la rectrice repart. La rencontre collective n’a pas eu lieu. Dehors, le piquet reste en place et le portail du lycée demeure fermé. Derrière les grilles, 2.300 élèves restent privés de cours. Devant, les personnels maintiennent le mouvement, malgré le malaise que provoque le blocage lui-même.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>« On bloque à contrecœur parce que ce n’est pas normal, on est dans une crise »</em>, reconnaît un enseignant. La phrase résume l’embarras d’un mouvement de blocage qui se poursuit malgré ses conséquences sur les élèves, pour obtenir à terme des conditions de scolarisation à la hauteur des besoins des jeunes et des personnels. Pour l’heure, le portail vert reste fermé.</p>
<p>Mathilde Hangard</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/09/09/nous-sommes-unis-elle-ne-nous-divisera-pas-au-lycee-du-nord-de-mayotte-le-dialogue-sest-fracasse-avec-la-rectrice/">« Nous sommes unis, elle ne nous divisera pas » : au lycée du Nord de Mayotte, le dialogue s’est fracassé avec la rectrice</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Visite ministérielle à Mayotte : La colère syndicale s’étend aux Outre-mer face aux « promesses recyclées » et à la répression</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/09/01/visite-ministerielle-a-mayotte-la-colere-syndicale-setend-aux-outre-mer-face-aux-promesses-recyclees-et-a-la-repression/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Léo VIGNAL]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 01 Sep 2026 01:30:20 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Education]]></category>
		<category><![CDATA[Social]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[CGT Educ'action]]></category>
		<category><![CDATA[Sébastien Lecornu]]></category>
		<category><![CDATA[Visite ministérielle à Mayotte]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lejournaldemayotte.yt/?p=57491</guid>

					<description><![CDATA[<p>Quelques jours après le déplacement à Mayotte du Premier ministre Sébastien Lecornu et de six membres du Gouvernement, la contestation prend une ampleur nationale. Dans deux communiqués, la CGT Éduc’action Mayotte et l'intersyndicale ultramarine du SNEP-FSU (La Réunion, Guadeloupe, Guyane, Martinique, Mayotte, Polynésie) fustigent d'une même voix le mépris du dialogue social.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/09/01/visite-ministerielle-a-mayotte-la-colere-syndicale-setend-aux-outre-mer-face-aux-promesses-recyclees-et-a-la-repression/">Visite ministérielle à Mayotte : La colère syndicale s’étend aux Outre-mer face aux « promesses recyclées » et à la répression</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Les tensions survenues place de la République en marge du déplacement ministériel ont provoqué une onde de choc bien au-delà du lagon mahorais. Dans un communiqué commun, l’ensemble des sections ultramarines du SNEP-FSU expriment leur « <em>solidarité indéfectible envers leurs camarades de Mayotte, victimes d’une répression brutale et intolérable</em> ». Les représentants syndicaux s’insurgent contre l&rsquo;évacuation <i>manu militari</i> des manifestants par les forces de gendarmerie, qualifiant cet acte d’« <em>affront direct à la liberté d’expression et au droit syndical</em> ». Pour le syndicat enseignant, « <em>traîner des militants au sol parce qu&rsquo;ils portent la voix des travailleurs et dénoncent la dégradation du service public est une méthode indigne. L&rsquo;action syndicale n&rsquo;est pas un délit ; elle est un droit constitutionnel</em> ».</p>
<figure id="attachment_57272" aria-describedby="caption-attachment-57272" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-57272 size-medium" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/IMG_2504-300x200.jpg" alt="Mayotte, visite officielle, Sébastien Lecornu, gouvernement, manifestant, manifestation," width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/IMG_2504-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/IMG_2504-1024x683.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/IMG_2504-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/IMG_2504-1536x1024.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/IMG_2504-2048x1366.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/IMG_2504-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/IMG_2504-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/IMG_2504-1068x712.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/IMG_2504-1920x1280.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/IMG_2504-500x333.jpg 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/IMG_2504-800x533.jpg 800w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/IMG_2504-1280x853.jpg 1280w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/IMG_2504-1320x880.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-57272" class="wp-caption-text">Les forces de l’ordre repoussent les manifestants à coups de poussées, mercredi 26 août à Mamoudzou. Mathilde Hangard / JDM.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Cette indignation fait écho au constat de la CGT Éduc’action Mayotte, qui dénonce une « <em>intervention disproportionnée des forces de l’ordre</em> ». Face à cette situation, l’audience prévue à la préfecture  jeudi 27 août avait rapidement tourné court : refusant de négocier avec de simples émissaires, les représentants de l’intersyndicale avaient exigé d&rsquo;être reçus par les ministres en personne avant de quitter la table. Les organisations ont déploré également qu&rsquo;aucun échange n&rsquo;ait finalement eu lieu avec la ministre des Outre-mer, Naïma Moutchou, ou avec le ministre de l’Éducation nationale, Édouard Geffray, pour aborder « <em>l&rsquo;effondrement de notre système éducatif local</em> ».</p>
<h2 style="text-align: center;"><em><b>« Vieilles promesses de papier »</b></em></h2>
<p style="text-align: justify;">Sur le volet éducatif, la CGT Éduc&rsquo;action rejette catégoriquement les mesures présentées par le ministre de l&rsquo;Éducation nationale. Les créations annoncées de 738 salles de classe, de milliers de places en collège et lycée, de postes de personnels médico-sociaux ou encore l&rsquo;interdiction des téléphones portables sont perçues par le syndicat comme « <em>de l&rsquo;ignorance ou de l&rsquo;hypocrisie pure.</em> <em>Recycler d&rsquo;anciennes mesures non financées ou inachevées ne suffira pas à masquer la réalité : nos conditions d&rsquo;accueil et d&rsquo;enseignement restent indignes de la République</em> », assène le syndicat mahorais, rappelant que ces projets figuraient déjà dans les cartons ministériels depuis plusieurs années. Au-delà de la question de l&rsquo;indexation des salaires, l&rsquo;organisation réclame des mesures d&rsquo;urgence face à la précarité structurelle de l&rsquo;académie, notamment l&rsquo;application immédiate de l&rsquo;Ircantec* pour les personnels contractuels.</p>
<figure id="attachment_2926" aria-describedby="caption-attachment-2926" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-2926 size-medium" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/CGT-Educ-action-1-1-jpg-300x300.webp" alt="CGT Educ'action, Mayotte" width="300" height="300" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/CGT-Educ-action-1-1-jpg-300x301.webp 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/CGT-Educ-action-1-1-jpg-150x150.webp 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/CGT-Educ-action-1-1-jpg.webp 430w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-2926" class="wp-caption-text">Pour la CGT Educ&rsquo;action les engagements pris par le ministre de l&rsquo;Éducation nationale relèvent de « l&rsquo;ignorance » ou d&rsquo;une « profonde hypocrisie ».</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Pour le SNEP-FSU Outre-mer, cette gestion traduit un « <em>mépris institutionnel </em>» partagé par l&rsquo;ensemble des territoires ultramarins, où l&rsquo;exécutif répondrait aux demandes d&rsquo;équité réelle par « <em>la force et le musellement</em> ». Les syndicats exigent la garantie inaliénable du droit de manifester, le respect absolu de la dignité syndicale et l&rsquo;ouverture d&rsquo;un dialogue authentique sur les urgences locales. Déterminée à défendre les personnels les plus précaires (AEd, AESH, contractuels) auprès du rectorat, la CGT Éduc&rsquo;action Mayotte appelle l&rsquo;ensemble de la communauté éducative à se mobiliser massivement pour la journée de grève nationale prévue le mardi 29 septembre 2026.</p>
<p>*Institution de retraite complémentaire des agents non titulaires de l&rsquo;État et des collectivités publiques</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/09/01/visite-ministerielle-a-mayotte-la-colere-syndicale-setend-aux-outre-mer-face-aux-promesses-recyclees-et-a-la-repression/">Visite ministérielle à Mayotte : La colère syndicale s’étend aux Outre-mer face aux « promesses recyclées » et à la répression</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
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		<title>Grève à l’ARS Mayotte : la direction se veut ouverte au dialogue face aux revendications syndicales</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/08/31/greve-a-lars-mayotte-la-direction-se-veut-ouverte-au-dialogue-face-aux-revendications-syndicales/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mathilde HANGARD]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 31 Aug 2026 02:15:45 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Santé]]></category>
		<category><![CDATA[Social]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[ARS Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[CFDT]]></category>
		<category><![CDATA[CGT]]></category>
		<category><![CDATA[grève]]></category>
		<category><![CDATA[Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[Secrétaire général]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lejournaldemayotte.yt/?p=57433</guid>

					<description><![CDATA[<p>Le mouvement de grève des agents de l’ARS Mayotte, porté par la CFDT et la CGT, est entré dans sa phase active vendredi 28 août au matin. Après le dépôt du préavis la veille, en pleine visite ministérielle, la direction générale assure vouloir poursuivre le dialogue avec les représentants du personnel et rechercher des solutions aux difficultés soulevées.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/08/31/greve-a-lars-mayotte-la-direction-se-veut-ouverte-au-dialogue-face-aux-revendications-syndicales/">Grève à l’ARS Mayotte : la direction se veut ouverte au dialogue face aux revendications syndicales</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">À l’Agence régionale de santé (ARS) de Mayotte, une grève a officiellement débuté jeudi 27 août, mais c’est surtout vendredi que le mouvement s’est fait sentir. Sans que l’ensemble du personnel soit en grève, la mobilisation de la CFDT et de la CGT intervient alors que les syndicats dénoncent la dégradation des conditions de travail et la gestion des ressources humaines, tandis que la direction se dit prête à poursuivre le dialogue.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Une agence au ralenti</b></h2>
<figure id="attachment_53413" aria-describedby="caption-attachment-53413" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/ARS-Billot-scaled.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-53413" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/ARS-Billot-300x200.jpg" alt="Etienne Billot, ARS, soin, santé, Mayotte" width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/ARS-Billot-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/ARS-Billot-1024x683.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/ARS-Billot-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/ARS-Billot-1536x1024.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/ARS-Billot-2048x1365.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/ARS-Billot-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/ARS-Billot-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/ARS-Billot-1068x712.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/ARS-Billot-1920x1280.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/ARS-Billot-500x333.jpg 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/ARS-Billot-800x533.jpg 800w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/ARS-Billot-1280x853.jpg 1280w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/ARS-Billot-1320x880.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-53413" class="wp-caption-text">La direction de l’ARS Mayotte dit rester « pleinement attentive » aux revendications des syndicats et se déclare disposée à poursuivre les discussions pour tenter de trouver des « solutions concrètes et partagées », dans un souci d’apaisement.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Vendredi, l’ARS Mayotte tournait légèrement au ralenti. Les locaux, habituellement animés, étaient nettement plus calmes et largement désertés, alors que le mouvement de grève lancé par la CFDT et la CGT était entré dans sa phase concrète. Si tous les agents ne participent pas au mouvement, la mobilisation se traduit par une présence réduite dans les services.</p>
<p style="text-align: justify;">À travers cette mobilisation, les syndicats dénoncent une dégradation des conditions de travail et remettent en cause la gestion des ressources humaines de l’agence depuis l&rsquo;année 2025. Dans leur préavis, ils évoquent notamment un gel des postes, une surcharge de travail, un manque de moyens et des conditions de sécurité jugées insuffisantes.</p>
<p style="text-align: justify;">La CFDT et la CGT contestent également la gouvernance de l’ARS et réclament notamment le départ de l’actuel secrétaire général, dont elles dénoncent la gestion, qu’elles estiment à l’origine d’une dégradation des conditions de travail et d’une rupture avec les agents. <em>« Tant qu’il ne sera pas parti, on ne pourra pas avancer »</em>, nous confie un gréviste. Les syndicats considèrent ainsi son départ comme un préalable à l’apaisement du climat social au sein de l’agence.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Une direction qui privilégie le dialogue</b></h2>
<p style="text-align: justify;">Du côté de la direction générale de l’ARS, celle-ci a choisi de répondre au mouvement par l’ouverture. Jeudi, à notre rédaction, elle affirmait être <em>« pleinement attentive aux préoccupations exprimées »</em> par les représentants de la CFDT et de la CGT.</p>
<p style="text-align: justify;">Elle assure également vouloir maintenir un <em>« dialogue social constructif »</em> et se dit disponible pour entendre les revendications, identifier les difficultés rencontrées et examiner les réponses pouvant être apportées. La direction souhaite que ces échanges se poursuivent dans un <em>« climat d’écoute réciproque ».</em> Elle affirme également vouloir maintenir un dialogue<em> « régulier et transparent »</em> sur les conditions de travail et d’exercice des agents.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Les points de tension restent nombreux</b></h2>
<figure id="attachment_6075" aria-describedby="caption-attachment-6075" style="width: 183px" class="wp-caption alignright"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG-20240424-WA0005-jpg.webp"><img loading="lazy" decoding="async" class=" wp-image-6075" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG-20240424-WA0005-jpg-225x300.webp" alt="Mayotte, lutte anti vectorielle, moustique, LAV, ARS, " width="183" height="244" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG-20240424-WA0005-jpg-225x300.webp 225w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG-20240424-WA0005-jpg-768x1024.webp 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG-20240424-WA0005-jpg-1152x1536.webp 1152w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG-20240424-WA0005-jpg-150x200.webp 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG-20240424-WA0005-jpg-300x400.webp 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG-20240424-WA0005-jpg-696x928.webp 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG-20240424-WA0005-jpg-1068x1424.webp 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG-20240424-WA0005-jpg.webp 1200w" sizes="auto, (max-width: 183px) 100vw, 183px" /></a><figcaption id="caption-attachment-6075" class="wp-caption-text">En pleine épidémie de paludisme à Mayotte, les conséquences de ce mouvement de grève sur l’activité de l’ARS et la gestion de la crise sanitaire restent à ce stade inconnues.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Les revendications portées par l’intersyndicale ne se limitent pas aux tensions autour de la gouvernance de l’agence. Elles portent également sur l’égalité de traitement entre les agents, notamment en matière de contrats, de rémunération, d’opportunités professionnelles, de droits et de conditions de travail.</p>
<p style="text-align: justify;">La CFDT et la CGT demandent aussi une amélioration de la qualité de vie au travail et des moyens supplémentaires, notamment humains, pour permettre à l’ARS d’assurer ses missions. Elles réclament enfin une revalorisation du taux d’indexation, au regard de l’attractivité de Mayotte, du coût de la vie et des conditions de travail. L’intersyndicale indique par ailleurs se réserver la possibilité de préciser ou de compléter ses revendications au cours du mouvement, en fonction de l’évolution de la situation et des négociations.</p>
<p style="text-align: justify;">La direction affirme, elle, vouloir travailler à <em>« l’apaisement de la situation »</em> et à la recherche de solutions <em>« concrètes et partagées ».</em> Pour l’heure, la grève se poursuit dans une agence où le calme inhabituel des locaux vendredi a donné une première traduction visible au conflit social.</p>
<p>Mathilde Hangard</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/08/31/greve-a-lars-mayotte-la-direction-se-veut-ouverte-au-dialogue-face-aux-revendications-syndicales/">Grève à l’ARS Mayotte : la direction se veut ouverte au dialogue face aux revendications syndicales</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Visite ministérielle à Mayotte : l’intersyndicale dénonce un « mépris » de l&#8217;exécutif</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/08/28/visite-ministerielle-a-mayotte-lintersyndicale-denonce-un-mepris-de-lexecutif/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Léo VIGNAL]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 28 Aug 2026 01:30:08 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[Social]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[Intersyndicale]]></category>
		<category><![CDATA[Visite ministérielle à Mayotte]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lejournaldemayotte.yt/?p=57392</guid>

					<description><![CDATA[<p>Alors que six ministres étaient en déplacement sur le territoire mahorais, le torchon brûle entre le Gouvernement et les représentants des salariés. Dans un communiqué publié ce jeudi 27 août 2026, l'intersyndicale — regroupant la CFE-CGC, la CGTMA, la FSU, le SNALC, Solidaires, FO, l'UICFDT et l'UNSA — dénonce un refus de dialogue de la part de la délégation ministérielle.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/08/28/visite-ministerielle-a-mayotte-lintersyndicale-denonce-un-mepris-de-lexecutif/">Visite ministérielle à Mayotte : l’intersyndicale dénonce un « mépris » de l&rsquo;exécutif</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">L’indignation est vive au sein de l’intersyndicale, qui <em>« condamne fermement le refus assumé de la délégation gouvernementale de recevoir directement les travailleurs et leurs représentants à Mayotte »</em>. Pour les responsables syndicaux, ce positionnement représente à la fois <em>« un déni de dialogue social, une atteinte grave au respect des libertés syndicales et un signal inacceptable adressé à toute la population mahoraise »</em>. Les syndicats fustigent également le traitement réservé à leurs militants sur le terrain. Ils affirment qu&rsquo;à la veille de la publication, des délégués ont été maintenus dans une véritable <em>« cellule à ciel ouvert »</em> avant l&rsquo;arrestation d&rsquo;un responsable syndical, dénonçant des méthodes jugées indignes.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Une porte fermée aux revendications locales </b></h2>
<figure id="attachment_57271" aria-describedby="caption-attachment-57271" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-57271" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/IMG_2518-300x200.jpg" alt="" width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/IMG_2518-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/IMG_2518-1024x683.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/IMG_2518-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/IMG_2518-1536x1024.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/IMG_2518-2048x1366.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/IMG_2518-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/IMG_2518-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/IMG_2518-1068x712.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/IMG_2518-1920x1280.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/IMG_2518-500x333.jpg 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/IMG_2518-800x533.jpg 800w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/IMG_2518-1280x853.jpg 1280w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/IMG_2518-1320x880.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-57271" class="wp-caption-text">Un manifestant laisse éclater sa colère, ce mercredi 26 août à Mamoudzou, alors que les forces de l’ordre poussent le rassemblement organisé en marge de l’arrivée de Sébastien Lecornu à Mayotte. Mathilde Hangard / JDM.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">De même, alors qu’un engagement aurait été pris par le conseiller du Premier ministre pour assurer un rassemblement libre sur la place de la République, les manifestants ont été <em>« cantonnés dans un espace réduit et strictement encadré, incompatible avec l’exercice normal du droit de manifester »</em>. Après deux heures d&rsquo;attente vaine, les syndicats ont donc refusé de <em>« servir de décor à une opération de communication gouvernementale »</em>. Sur le fond des dossiers, la rancoeur s’est accumulée depuis plusieurs mois.</p>
<h2></h2>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>L&rsquo;indexation des salaires et l&rsquo;égalité des droits </b></h2>
<p style="text-align: justify;"><em>« Depuis le 21 mai, nous demandons vainement l’ouverture de véritables négociations sur l’indexation des salaires »</em>, rappelle l&rsquo;intersyndicale dans son texte. Les représentants des salariés estiment que leurs alertes sur la mise en œuvre de la convergence sociale et l&rsquo;alignement des droits n&rsquo;ont trouvé aucun écho attentif auprès de l’exécutif. Désormais, les organisations préviennent qu&rsquo;elles ne se contenteront plus de discours vagues et exigent un cadre de négociation assorti d&rsquo;actes clairs et datés. <em>« Le mépris ne fera pas taire Mayotte : il nourrira la colère et renforcera notre détermination collective »</em>, conclut le communiqué, affirmant que le front syndical restera uni jusqu&rsquo;à l&rsquo;obtention de réponses concrètes.<span class="Apple-converted-space"> </span></p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/08/28/visite-ministerielle-a-mayotte-lintersyndicale-denonce-un-mepris-de-lexecutif/">Visite ministérielle à Mayotte : l’intersyndicale dénonce un « mépris » de l&rsquo;exécutif</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Préavis de grève illimitée à l’ARS Mayotte : l’intersyndicale dénonce des conditions de travail dégradées</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/08/27/preavis-de-greve-illimitee-a-lars-mayotte-lintersyndicale-denonce-des-conditions-de-travail-degradees/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mathilde HANGARD]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 27 Aug 2026 14:41:23 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Santé]]></category>
		<category><![CDATA[Social]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[ARS]]></category>
		<category><![CDATA[grève]]></category>
		<category><![CDATA[Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[Pré-avis]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lejournaldemayotte.yt/?p=57396</guid>

					<description><![CDATA[<p>Les représentants du personnel de l’ARS Mayotte ont déposé un préavis de grève illimitée prenant effet ce jeudi 27 août 2026. La CFDT et la CGT dénoncent notamment la gestion des ressources humaines, la dégradation des conditions de travail et réclament des mesures sur l’indexation.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/08/27/preavis-de-greve-illimitee-a-lars-mayotte-lintersyndicale-denonce-des-conditions-de-travail-degradees/">Préavis de grève illimitée à l’ARS Mayotte : l’intersyndicale dénonce des conditions de travail dégradées</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Dans un communiqué adressé au directeur général de l’Agence régionale de santé (ARS) de Mayotte, Étienne Billot, les représentants du personnel annoncent le dépôt d’un préavis de grève illimitée à compter de ce jeudi 27 août 2026.</p>
<p style="text-align: justify;">Signé par la CFDT et la CGT, le texte fait état d’un<em> « fonctionnement »</em> que les représentants du personnel jugent marqué par un <em>« mépris »</em>, l’intimidation et un manque de confiance. Ils dénoncent également ce qu’ils qualifient de <em>« maltraitance institutionnelle »</em> et estiment que plusieurs alertes lancées depuis la fin de l&rsquo;année 2024 n’auraient pas reçu de réponse satisfaisante.</p>
<p style="text-align: justify;">L’intersyndicale met notamment en cause la gestion budgétaire et la gestion des ressources humaines depuis 2025. Elle affirme que cette situation aurait eu des conséquences sur les conditions de travail des agents.</p>
<p style="text-align: justify;">Parmi les revendications figure le départ du secrétaire général de l’ARS Mayotte, Jean-Marc Dolais, dont la gestion est contestée par les représentants du personnel. Ceux-ci estiment que la <em>« fracture »</em> entre les agents et le secrétaire général est désormais irréparable et présentent son départ comme une condition pour rétablir la sérénité au sein de l’agence.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Emplois, égalité de traitement et indexation au cœur des revendications</b></h2>
<p style="text-align: justify;">Le préavis porte également sur les moyens humains et matériels de l’ARS. La CFDT et la CGT évoquent un gel des postes, une surcharge de travail, un manque de moyens ainsi que des conditions de sécurité jugées insuffisantes.</p>
<p style="text-align: justify;">Les représentants du personnel demandent une amélioration de la qualité de vie au travail, qui devra selon eux être négociée avec le comité compétent en matière de santé, de sécurité et de conditions de travail. Ils réclament aussi que l’agence dispose des moyens, notamment humains, nécessaires à l’exercice de ses missions.</p>
<p style="text-align: justify;">Autre revendication avancée : l’égalité de traitement entre les agents, notamment en matière de contrats, de rémunérations, d’opportunités professionnelles, de droits et de conditions de travail. L’intersyndicale demande davantage de transparence et un dialogue social qu’elle souhaite voir <em>« apaisé et constructif ». </em>Enfin, les syndicats demandent une revalorisation du taux d’indexation, invoquant l’attractivité du territoire, le coût de la vie et les conditions de travail à Mayotte.</p>
<p style="text-align: justify;">L’intersyndicale indique qu’elle se réserve la possibilité de préciser, compléter ou actualiser ses revendications au cours du mouvement en fonction de l’évolution de la situation et des négociations. Elle affirme néanmoins rester ouverte au dialogue et appelle la direction à prendre rapidement des mesures susceptibles de mettre fin au conflit.</p>
<p>Mathilde Hangard</p>
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		<item>
		<title>RHI Totoroza : réunion publique le 28 août en Petite-Terre</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/08/25/rhi-totoroza-reunion-publique-le-28-aout-en-petite-terre/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Benoit Jaëglé]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 25 Aug 2026 01:00:38 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Fil info]]></category>
		<category><![CDATA[Social]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[enquêtes sociales]]></category>
		<category><![CDATA[Réunion publique]]></category>
		<category><![CDATA[RHI Totoroza]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lejournaldemayotte.yt/?p=57151</guid>

					<description><![CDATA[<p>La Communauté de Communes de Petite-Terre organise, vendredi 28 août 2026 à 15h, une réunion publique d'information à Totoroza.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/08/25/rhi-totoroza-reunion-publique-le-28-aout-en-petite-terre/">RHI Totoroza : réunion publique le 28 août en Petite-Terre</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Cette réunion précédera le lancement, dès la semaine du 31 août, des enquêtes sociales auprès des ménages situés dans le périmètre de l&rsquo;opération de Résorption de l&rsquo;Habitat Insalubre (RHI) Totoroza.</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Cette nouvelle phase doit permettre de disposer d&rsquo;une connaissance précise de la situation du quartier et de ses habitants afin de préparer un projet d&rsquo;aménagement répondant aux besoins identifiés.</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Réalisées par MZE Conseil, les enquêtes prendront la forme de visites sur site et d&rsquo;entretiens avec les ménages concernés. Elles permettront de recenser les ménages et leur situation, d&rsquo;évaluer l&rsquo;état du bâti, de vérifier les conditions d&rsquo;accès aux différents réseaux, notamment l&rsquo;eau, l&rsquo;électricité et l&rsquo;assainissement, et d&rsquo;identifier les situations foncières. Les éléments recueillis permettront d&rsquo;aboutir à l&rsquo;arrêté d&rsquo;insalubrité et d&rsquo;engager les démarches nécessaires pour accompagner les familles concernées.</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">La réunion publique du 28 août permettra <strong>de présenter aux habitants concernés le déroulement de cette démarche et les prochaines étapes de l&rsquo;opération</strong>, mais aussi de répondre directement à leurs interrogations avant le début des visites.</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Au-delà de cet état des lieux, l&rsquo;objectif est de construire le futur projet d&rsquo;aménagement de Totoroza à partir des réalités observées sur le terrain et des besoins des ménages.</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Cette première rencontre ouvre donc une phase de diagnostic et d&rsquo;échanges avec les habitants<strong>. Une nouvelle réunion publique sera organisée à l&rsquo;issue des enquêtes</strong> afin de présenter le projet d&rsquo;aménagement de la RHI Totoroza, élaboré en tenant compte des résultats recueillis et des besoins identifiés auprès des ménages.</p>
<p style="text-align: justify;">Infos : <strong>Vendredi 28 août 2026 à 15h / </strong><strong>Place de la Mosquée – Totoroza/ Tel :</strong><strong> 06 39 05 32 35</strong></p>
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		<title>À Mayotte, les jeunes de l’ASE diplômés</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/08/21/a-mayotte-les-jeunes-de-lase-diplomes/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[LEJDM]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 21 Aug 2026 02:15:57 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Education]]></category>
		<category><![CDATA[Social]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[accompagnement]]></category>
		<category><![CDATA[Aide sociale à l'enfance (ASE)]]></category>
		<category><![CDATA[Cérémonie]]></category>
		<category><![CDATA[Département de Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[diplômes]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lejournaldemayotte.yt/?p=57044</guid>

					<description><![CDATA[<p>Au total, 80 jeunes accompagnés par l’Aide sociale à l’Enfance ont obtenu un diplôme cette année. À l’occasion de la quatrième cérémonie de félicitations organisée par le Département, plusieurs d’entre eux sont venus raconter leur parcours, souvent marqué par les ruptures, et leurs ambitions pour la suite.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div>
<p class="s5" style="text-align: justify;">«<span class="apple-converted-space"> </span><span class="s7"><i>C’était pas facile, mais je suis là et j’ai réussi</i></span><span class="apple-converted-space"> </span>», témoigne une bachelière. Pour la quatrième année, le Département de Mayotte met à l’honneur les jeunes accompagnés par l’Aide sociale à l’Enfance (ASE) qui ont obtenu un diplôme au cours de l’année scolaire. Une cérémonie destinée à saluer leurs réussites, mais aussi à « relever l’image » de ces jeunes, souvent confrontés aux préjugés.</p>
</div>
<div style="text-align: justify;">
<figure id="attachment_21211" aria-describedby="caption-attachment-21211" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-21211 size-medium" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/BAC-diplome-1-1-300x126.jpg" alt="" width="300" height="126" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/BAC-diplome-1-1-300x126.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/BAC-diplome-1-1-768x323.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/BAC-diplome-1-1-150x63.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/BAC-diplome-1-1-696x293.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/BAC-diplome-1-1.jpg 971w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-21211" class="wp-caption-text">Cette année, parmi les 120 jeunes accompagnés par l’ASE, une trentaine a obtenu le baccalauréat.</figcaption></figure>
<p class="s5">Cette année, 120 jeunes accompagnés par l’ASE se sont présentés à un examen. Parmi eux, 80 ont obtenu un diplôme, dont une trentaine de baccalauréats et une vingtaine de CAP. Une progression importante pour le service. «<span class="apple-converted-space"> </span><span class="s7"><i>Il y a dix ans, il n’y en avait que deux ou trois »</i></span>, rappelle Boinali Moudjitaba, référent ASE.</p>
</div>
<div style="text-align: justify;">
<p class="s5">Aujourd’hui, les équipes disposent de davantage de moyens humains et matériels, et le nombre de familles d’accueil augmente. «<span class="apple-converted-space"> </span><span class="s7"><i>Il y en a quasiment une nouvelle tous les mois</i></span><span class="apple-converted-space"><i> </i></span>», souligne le référent. Le développement des familles d’accueil participe aussi à cette évolution. «<span class="apple-converted-space"> </span><span class="s7"><i>Désormais, les nouvelles familles ont été elles-mêmes scolarisées ou ont des enfants qui sont allés à l’école. Ils peuvent donc davantage aider les jeunes scolairement »</i></span>, observe-t-il.</p>
</div>
<div style="text-align: justify;">
<p class="s5">Et pour<span class="apple-converted-space"> </span>lui, la réussite d’un jeune en entraîne souvent d’autres : «<span class="apple-converted-space"> </span><span class="s7"><i>Certains sont devenus instituteurs, assistants sociaux et aident à leur tour. C’est ça notre récompense. Je suis content parce que tout ça évolue dans le bon sens », conclut-il.</i></span><span class="apple-converted-space"><i> </i></span></p>
<h2 style="text-align: center;"><span class="s8"><b>Nasra, maman à 17 ans et bachelière</b></span></h2>
</div>
<div style="text-align: justify;">
<figure id="attachment_57046" aria-describedby="caption-attachment-57046" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-57046" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/PHOTO-2026-08-20-16-58-00-300x212.jpg" alt="" width="300" height="212" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/PHOTO-2026-08-20-16-58-00-300x212.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/PHOTO-2026-08-20-16-58-00-1024x725.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/PHOTO-2026-08-20-16-58-00-768x544.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/PHOTO-2026-08-20-16-58-00-1536x1088.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/PHOTO-2026-08-20-16-58-00-150x106.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/PHOTO-2026-08-20-16-58-00-696x493.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/PHOTO-2026-08-20-16-58-00-1068x756.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/PHOTO-2026-08-20-16-58-00-1920x1359.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/PHOTO-2026-08-20-16-58-00-100x70.jpg 100w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/PHOTO-2026-08-20-16-58-00-200x140.jpg 200w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/PHOTO-2026-08-20-16-58-00-500x354.jpg 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/PHOTO-2026-08-20-16-58-00-800x566.jpg 800w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/PHOTO-2026-08-20-16-58-00-1280x906.jpg 1280w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/PHOTO-2026-08-20-16-58-00-1320x935.jpg 1320w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/PHOTO-2026-08-20-16-58-00.jpg 2048w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-57046" class="wp-caption-text">Nasra : « Tous les matins je peux partir à l’école parce que je sais que les éducateurs s’occupent bien de mon bébé Kaël ».</figcaption></figure>
<p class="s5">À 18 ans, Nasra vient de décrocher son baccalauréat. «<span class="apple-converted-space"> </span><span class="s7"><i>Ça m’a demandé beaucoup, beaucoup d’efforts</i></span><span class="apple-converted-space"><i> </i></span>», résume la jeune femme. Dans ses bras, son fils Kaël, âgé d’un an.</p>
</div>
<div style="text-align: justify;">
<p class="s5">En juillet 2025, alors qu’elle est encore mineure et enceinte, Nasra est placée dans un lieu de vie et d&rsquo;accueil (LVA), un lieu d’accueil destiné aux jeunes mères. «<span class="apple-converted-space"> </span><span class="s7"><i>On était quatre quand je suis arrivée. Je dormais là-bas »</i></span>.<span class="apple-converted-space"> </span>Quelques jours avant sa rentrée en terminale, elle donne naissance à son fils. Les mois qui suivent sont éprouvants. Plusieurs fois, elle envisage d’abandonner,<span class="apple-converted-space"> </span><span class="s7"><i>« mais </i></span><span class="s7"><i>mon éducateur m’a soutenue à continuer</i></span> », explique-t-elle.<span class="apple-converted-space"> </span></p>
</div>
<div style="text-align: justify;">
<p class="s5">Ses parents vivent aux Comores. Nasra, elle, a grandi à Mayotte auprès de sa grand-mère et de sa tante. «<span class="apple-converted-space"> </span><span class="s7"><i>Je n’ai aucun souvenir, ni contact de mes parents. C’est ma grand-mère qui est venue me récupérer quand j’avais trois ans ».</i></span><span class="apple-converted-space"><i> </i></span></p>
</div>
<div style="text-align: justify;">
<p class="s5">La grossesse hors mariage n’est pas acceptée par sa famille, qui décide de couper les ponts. Elle vit quelque temps chez une amie avant d’être placée.<span class="apple-converted-space"> </span><span class="s7"><i>« C’est un sujet encore tabou »</i></span>, se désole-t-elle. «<span class="apple-converted-space"> </span><span class="s7"><i>Malgré ça, je ne regrette pas du tout </i></span>», insiste Nasra. Le père de Kaël est présent et accueille son fils du vendredi au dimanche.</p>
</div>
<div style="text-align: justify;">
<p class="s5">Aujourd’hui, une nouvelle étape s’ouvre pour elle. Nasra doit prochainement quitter la structure pour intégrer un appartement. Et surtout, elle poursuit ses études : elle fera un BTS en informatique à la rentrée.</p>
</div>
<div style="text-align: justify;">
<p class="s5">Elle veut aussi porter un message à ceux qui associent maternité et échec scolaire. « <span class="s7"><i>Quand t’es à l’école et que t’es enceinte, les gens te disent que c’est le début de ton échec. Mais non, on peut avoir un bébé et avoir son bac et même continuer ses études ». Elle ajoute, « je suis très fière d’avoir réussi ».</i></span><span class="apple-converted-space"><i> </i></span></p>
<h2 style="text-align: center;"><span class="s8"><b>Idiamine :</b></span><span class="apple-converted-space"><b> </b></span><span class="s11"><b><i>« On ne choisit pas là où l’on naît »</i></b></span></h2>
</div>
<div style="text-align: justify;">
<figure id="attachment_57047" aria-describedby="caption-attachment-57047" style="width: 204px" class="wp-caption alignleft"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-57047" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/PHOTO-2026-08-20-16-58-51-204x300.jpg" alt="" width="204" height="300" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/PHOTO-2026-08-20-16-58-51-204x300.jpg 204w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/PHOTO-2026-08-20-16-58-51-696x1024.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/PHOTO-2026-08-20-16-58-51-768x1130.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/PHOTO-2026-08-20-16-58-51-1044x1536.jpg 1044w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/PHOTO-2026-08-20-16-58-51-150x221.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/PHOTO-2026-08-20-16-58-51-300x441.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/PHOTO-2026-08-20-16-58-51-1068x1571.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/PHOTO-2026-08-20-16-58-51-500x736.jpg 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/PHOTO-2026-08-20-16-58-51-800x1177.jpg 800w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/PHOTO-2026-08-20-16-58-51-1280x1883.jpg 1280w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/PHOTO-2026-08-20-16-58-51-1320x1942.jpg 1320w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/PHOTO-2026-08-20-16-58-51.jpg 1392w" sizes="auto, (max-width: 204px) 100vw, 204px" /><figcaption id="caption-attachment-57047" class="wp-caption-text">Idiamine : « évidemment que je suis fier de moi. Ça fait du bien ! ».</figcaption></figure>
<p class="s5">Idiamine, placé depuis l’âge de six ans, a lui aussi obtenu son baccalauréat. «<span class="apple-converted-space"> </span><span class="s7"><i>J’ai galéré mais j’ai tenu bon »</i></span>, raconte-t-il. Pour celui qui confie ne pas avoir toujours cru en sa réussite, c’est une fierté. Il souhaite désormais poursuivre ses études avec un BTS avant, peut-être, de devenir sous-officier.</p>
</div>
<div style="text-align: justify;">
<p class="s5">Mais sa rencontre avec les éducateurs l’a également conduit à envisager un métier dans le social :<span class="apple-converted-space"> </span><span class="s7"><i>« J’aimerais à mon tour aider des jeunes qui en ont besoin, qui ont vécu une histoire horrible ou dramatique. Parce qu’on ne choisit pas là où l’on naît ».</i></span></p>
</div>
<div style="text-align: justify;">
<p class="s5">«<span class="apple-converted-space"> </span><span class="s7"><i>Il a beaucoup évolué depuis son arrivée. Il faisait partie des plus difficiles »</i></span>, raconte son éducatrice. Depuis, Idiamine est devenu «<span class="apple-converted-space"> </span><span class="s7"><i>autonome</i></span><span class="apple-converted-space"> </span>» et «<span class="apple-converted-space"> </span><span class="s7"><i>à l’écoute</i></span><span class="apple-converted-space"><i> </i></span>». «<span class="apple-converted-space"> </span><span class="s7"><i>Il sait ce qu’il veut et je suis très fière de lui », </i>ajoute-t-elle.</span></p>
<h2 style="text-align: center;"><span class="s8"><b>Samirdine et Omar, une famille d’accueil pour nouveau départ</b></span></h2>
</div>
<div style="text-align: justify;">
<p class="s5">À 17 ans, Samirdine vient tout juste de découvrir sa nouvelle famille d’accueil. Il n’y est que depuis trois jours lorsqu’il reçoit son diplôme. «<span class="apple-converted-space"> </span><span class="s7"><i>Je ne les avais jamais rencontrés. Je vivais seul et le lycée était vraiment loin. Je voulais pas rater d’examen alors j’ai demandé de l’aide », </i>explique-t-il.</span></p>
</div>
<div style="text-align: justify;">
<figure id="attachment_57048" aria-describedby="caption-attachment-57048" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-57048" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/PHOTO-2026-08-20-17-03-20-300x216.jpg" alt="" width="300" height="216" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/PHOTO-2026-08-20-17-03-20-300x216.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/PHOTO-2026-08-20-17-03-20-1024x738.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/PHOTO-2026-08-20-17-03-20-768x554.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/PHOTO-2026-08-20-17-03-20-1536x1107.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/PHOTO-2026-08-20-17-03-20-150x108.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/PHOTO-2026-08-20-17-03-20-696x502.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/PHOTO-2026-08-20-17-03-20-1068x770.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/PHOTO-2026-08-20-17-03-20-1920x1384.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/PHOTO-2026-08-20-17-03-20-500x360.jpg 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/PHOTO-2026-08-20-17-03-20-800x577.jpg 800w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/PHOTO-2026-08-20-17-03-20-1280x923.jpg 1280w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/PHOTO-2026-08-20-17-03-20-1320x951.jpg 1320w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/PHOTO-2026-08-20-17-03-20.jpg 2048w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-57048" class="wp-caption-text">« C’est grâce à elle qu’on est classe comme ça ! », sourit Samirdine (à droite).</figcaption></figure>
<p class="s5">Cet été, il est admis à l’université de Perpignan, où il souhaite poursuivre ses études pour devenir entraîneur sportif. «<span class="apple-converted-space"> </span><span class="s7"><i>Le problème c’est que je n’ai pas de carte bancaire et en tant que mineur, c’est pas évident ».</i></span><span class="apple-converted-space"><i> </i></span>Sa famille d’accueil espère néanmoins pouvoir l’aider à concrétiser son projet. «<span class="apple-converted-space"> </span><span class="s7"><i>Ce serait vraiment bien qu’il puisse y aller »</i></span>, témoigne-t-elle.</p>
</div>
<div style="text-align: justify;">
<p class="s5">Cette femme, elle, a choisi de devenir famille d’accueil suite à une agression qu’elle a vécue. «<span class="apple-converted-space"> </span><span class="s7"><i>Je voyais les jeunes qui m’agressaient, il y en avait un qui avait seulement dix ans, j’ai eu de la peine pour lui. Je me suis dit qu’il fallait les aider ».</i></span><span class="apple-converted-space"><i> </i></span>Elle a quitté son travail pour se consacrer à cet accompagnement.</p>
</div>
<div style="text-align: justify;">
<p class="s5">Omar, lui, a 14 ans, il vient tout juste d’obtenir son brevet. Son projet est lui aussi déjà bien défini : il veut devenir mécanicien et ouvrir sa propre entreprise. «<span class="apple-converted-space"> </span><span class="s7"><i>Il nous le dit tout le temps</i></span><span class="apple-converted-space"><i> </i></span>», raconte-t-elle.</p>
</div>
<div style="text-align: justify;">
<p class="s5">Aujourd’hui, elle parle de Samirdine et d’Omar avec beaucoup d’affection : «<span class="apple-converted-space"> </span><span class="s7"><i>Ils sont trop trop sympas </i></span>et je suis très fière de tous les deux ».</p>
</div>
<div>
<p class="s5" style="text-align: justify;">Joséphine Puig</p>
</div>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/08/21/a-mayotte-les-jeunes-de-lase-diplomes/">À Mayotte, les jeunes de l’ASE diplômés</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>« Les gens viennent toujours avec une demande, pas avec un problème » : huit ans à écouter les blessures des familles à Mayotte</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/08/17/les-gens-viennent-toujours-avec-une-demande-pas-avec-un-probleme-huit-ans-a-ecouter-les-blessures-des-familles-a-mayotte/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mathilde HANGARD]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 17 Aug 2026 02:00:34 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Portrait]]></category>
		<category><![CDATA[Santé]]></category>
		<category><![CDATA[Social]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[Acfav]]></category>
		<category><![CDATA[ARS]]></category>
		<category><![CDATA[Chido]]></category>
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		<category><![CDATA[Conseillère conjugale et familiale]]></category>
		<category><![CDATA[Cyclone]]></category>
		<category><![CDATA[Département-Région]]></category>
		<category><![CDATA[Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[Mlezi Maore]]></category>
		<category><![CDATA[PMI]]></category>
		<category><![CDATA[Psycho-trauma]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lejournaldemayotte.yt/?p=56227</guid>

					<description><![CDATA[<p>Pendant huit ans, Malika Bouti a reçu des femmes, des hommes, des adolescents et des familles dans les centres de protection maternelle et infantile de Mayotte. À quelques mois de la retraite, la conseillère conjugale et familiale souhaite transmettre la mémoire d'un métier discret, où l'écoute devient parfois le premier rempart contre les violences.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/08/17/les-gens-viennent-toujours-avec-une-demande-pas-avec-un-probleme-huit-ans-a-ecouter-les-blessures-des-familles-a-mayotte/">« Les gens viennent toujours avec une demande, pas avec un problème » : huit ans à écouter les blessures des familles à Mayotte</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Sa voix arrive avant le reste. Légèrement éraillée, un peu cassée, elle oblige presque à ralentir. Rien ne semble pressé chez Malika Bouti. Les mots sont choisis, pesés. Elle cherche parfois la formulation la plus juste, s&rsquo;interrompt quelques secondes, reprend. Dans son bureau, le silence n&rsquo;est jamais un vide : il fait partie de la rencontre.</p>
<figure id="attachment_56251" aria-describedby="caption-attachment-56251" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/Malika-Bouti-atelier-expression.png"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-56251" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/Malika-Bouti-atelier-expression-300x193.png" alt="Mayotte, Malika Bouti, conseillère conjugale et familiale, PMI, Département-Région," width="300" height="193" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/Malika-Bouti-atelier-expression-300x193.png 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/Malika-Bouti-atelier-expression-1024x659.png 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/Malika-Bouti-atelier-expression-768x494.png 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/Malika-Bouti-atelier-expression-150x97.png 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/Malika-Bouti-atelier-expression-696x448.png 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/Malika-Bouti-atelier-expression-1068x688.png 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/Malika-Bouti-atelier-expression-500x322.png 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/Malika-Bouti-atelier-expression-800x515.png 800w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/Malika-Bouti-atelier-expression.png 1134w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-56251" class="wp-caption-text">Conseillère conjugale et familiale au Département-Région de Mayotte, Malika Bouti accompagne des femmes, des hommes, des couples et des mineurs confrontés à des difficultés affectives, relationnelles ou à des violences, depuis huit ans sur le 101ème département français. Photographie / DR.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Depuis huit ans, cette conseillère conjugale et familiale du Département-Région de Mayotte reçoit celles et ceux qui franchissent la porte des institutions sanitaires et sociales, avec une inquiétude, une question, une souffrance ou un choix difficile à faire. Des mineurs, des couples, des femmes enceintes, des familles, des personnes en situation de handicap. Toutes trouvent la même disponibilité.</p>
<p style="text-align: justify;">Son métier, résume-t-elle immédiatement, consiste à <em>« écouter, informer, orienter »</em>. Puis elle ajoute : <em>« Cela tourne autour du cycle de la vie des personnes. On propose des entretiens individuels, des entretiens de couple ou en famille. Je reçois tous les publics, du mineur à la famille ».</em>  Trois verbes. Une mission immense.</p>
<p style="text-align: justify;">À quelques mois de son départ à la retraite, elle n&rsquo;a pas souhaité raconter sa carrière pour parler d&rsquo;elle-même. Elle veut surtout laisser une trace d&rsquo;un métier que beaucoup connaissent mal, alors même qu&rsquo;il accompagne les violences conjugales, les conflits familiaux, les séparations, les grossesses précoces, les demandes d&rsquo;interruption volontaire de grossesse ou encore les traumatismes laissés par les parcours de vie.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Derrière chaque entretien, une vie qui cherche un appui</b></h2>
<figure id="attachment_56252" aria-describedby="caption-attachment-56252" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/Enfants-.jpeg"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-56252 size-medium" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/Enfants--300x224.jpeg" alt="Mayotte, Malika Bouti, conseillère conjugale et familiale, PMI, Département-Région," width="300" height="224" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/Enfants--300x224.jpeg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/Enfants--1024x766.jpeg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/Enfants--768x575.jpeg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/Enfants--1536x1149.jpeg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/Enfants--150x112.jpeg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/Enfants--485x360.jpeg 485w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/Enfants--696x521.jpeg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/Enfants--1068x799.jpeg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/Enfants--265x198.jpeg 265w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/Enfants--500x374.jpeg 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/Enfants--800x599.jpeg 800w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/Enfants--1280x958.jpeg 1280w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/Enfants--1320x988.jpeg 1320w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/Enfants-.jpeg 1600w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-56252" class="wp-caption-text">Au-delà des entretiens individuels, les conseillers conjugaux et familiaux interviennent auprès de tous les publics, notamment des enfants et des adolescents, pour aborder les relations, le consentement, les émotions et la santé sexuelle.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Avant de devenir conseillère conjugale et familiale, Malika Bouti était éducatrice spécialisée. Si elle s&rsquo;est orientée vers cette profession, c&rsquo;est d&rsquo;abord par engagement. <em>« Je faisais beaucoup de bénévolat et j&rsquo;ai rencontré des femmes qui étaient seules face aux difficultés de la vie, à la précarité, aux violences qu&rsquo;elles subissaient. C&rsquo;est difficile quand tu dois élever des enfants, que tu n&rsquo;as jamais travaillé et que tu te retrouves seule ». </em></p>
<p style="text-align: justify;">Cette rencontre avec la vulnérabilité a façonné sa manière d&rsquo;exercer. Aujourd&rsquo;hui encore, elle refuse de réduire les personnes qu&rsquo;elle reçoit à leur difficulté du moment. <em>« J&rsquo;accompagne dans toutes les étapes de la vie affective et relationnelle : du début de la relation jusqu&rsquo;à une rupture, un décès, une séparation, un conflit. On va s&rsquo;intéresser à la personne victime de violences conjugales et intrafamiliales. Nous, on fait du psycho-social, on s&rsquo;appuie sur les ressources des personnes pour les aider à élaborer la pensée ». </em>Dans son discours, un mot revient souvent : accompagner. Jamais sauver. Jamais décider. Accompagner. Cette nuance résume toute une philosophie professionnelle.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b><em>« Une demande »</em>, jamais <em>« un problème » </em></b></h2>
<figure id="attachment_41929" aria-describedby="caption-attachment-41929" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/PMI-Koungou-6-scaled.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-41929" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/PMI-Koungou-6-300x200.jpg" alt="PMI, Koungou, grossesse, santé, parents, enfants, Mayotte" width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/PMI-Koungou-6-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/PMI-Koungou-6-1024x683.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/PMI-Koungou-6-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/PMI-Koungou-6-1536x1024.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/PMI-Koungou-6-2048x1365.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/PMI-Koungou-6-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/PMI-Koungou-6-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/PMI-Koungou-6-1068x712.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/PMI-Koungou-6-1920x1280.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/PMI-Koungou-6-1320x880.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-41929" class="wp-caption-text">Les entretiens se déroulent en toute confidentialité. « Les gens viennent toujours avec une demande et pas avec un problème », résume Malika Bouti.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Au fil de l&rsquo;entretien, une phrase surgit comme un manifeste.<em> « Les gens viennent toujours avec une demande et pas un problème. Pour moi, un problème, il faut le résoudre, alors qu&rsquo;une demande, c&rsquo;est plus complet ». </em></p>
<p style="text-align: justify;">Cette différence de vocabulaire dit beaucoup de sa manière de regarder les autres. Une jeune fille mineure demande une IVG ? L&rsquo;entretien ne s&rsquo;arrête pas à une procédure médicale. <em>« Je vais m&rsquo;assurer qu&rsquo;il y a consentement (&#8230;) parfois dans un entretien ça marche, parfois non. Dans cet entretien psycho-social, je dois repérer les difficultés. Est-ce qu&rsquo;elle a besoin d&rsquo;aide alimentaire ? Je vais faire un point avec des associations. Une difficulté peut en cacher une autre ». </em></p>
<p style="text-align: justify;">Le travail consiste autant à écouter ce qui est exprimé qu&rsquo;à comprendre ce qui reste enfoui. Les entretiens deviennent alors un point d&rsquo;entrée vers d&rsquo;autres formes d&rsquo;accompagnement : protection de l&rsquo;enfance, soutien psychologique, aide sociale, accès aux droits ou orientation médicale.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Après Chido, les blessures invisibles</b></h2>
<figure id="attachment_43502" aria-describedby="caption-attachment-43502" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-43502" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/Lentree-de-lecole-de-Vahibe-1-300x200.jpg" alt="Mayotte, Vahibé 1, école, établissement scolaire, cyclone, Chido," width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/Lentree-de-lecole-de-Vahibe-1-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/Lentree-de-lecole-de-Vahibe-1-1024x683.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/Lentree-de-lecole-de-Vahibe-1-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/Lentree-de-lecole-de-Vahibe-1-1536x1024.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/Lentree-de-lecole-de-Vahibe-1-2048x1365.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/Lentree-de-lecole-de-Vahibe-1-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/Lentree-de-lecole-de-Vahibe-1-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/Lentree-de-lecole-de-Vahibe-1-1068x712.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/Lentree-de-lecole-de-Vahibe-1-1920x1280.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/Lentree-de-lecole-de-Vahibe-1-1320x880.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-43502" class="wp-caption-text">Après le passage du cyclone Chido, de nombreux entretiens ont fait ressurgir d&rsquo;anciens traumatismes. « Les personnes parlaient de leurs difficultés mais pas du cyclone », raconte Malika Bouti. Mathilde Hangard / JDM.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Le cyclone Chido, qui a frappé Mayotte le 14 décembre 2024, a profondément marqué son exercice. Lorsque les premiers entretiens reprennent, en janvier 2025, Malika Bouti s&rsquo;attend à entendre des récits de maisons détruites ou de pertes matérielles.</p>
<p style="text-align: justify;">Il se passe autre chose. <em>« Les personnes parlaient de leurs problèmes et de leurs difficultés mais pas du cyclone. Elles ne disaient pas qu&rsquo;elles n&rsquo;avaient plus de maison. Il y avait de gros psychotraumatismes, des violences, des viols vécus dans l&rsquo;enfance ou le passé. Tout cela est remonté à la surface après le cyclone ».  </em>Comme si la catastrophe avait fissuré des silences beaucoup plus anciens. Dans ces moments-là, le métier dépasse largement le cadre de la vie conjugale. Il devient un lieu où des traumatismes longtemps enfouis trouvent enfin une possibilité d&rsquo;être nommés.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Protéger sans rompre la confiance</b></h2>
<figure id="attachment_53521" aria-describedby="caption-attachment-53521" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2300-scaled.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-53521" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2300-300x200.jpg" alt="Mayotte, CHM, CMR, Dzoumogné," width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2300-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2300-1024x683.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2300-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2300-1536x1024.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2300-2048x1365.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2300-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2300-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2300-1068x712.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2300-1920x1280.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2300-500x333.jpg 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2300-800x533.jpg 800w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2300-1280x853.jpg 1280w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2300-1320x880.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-53521" class="wp-caption-text">Médecins, sages-femmes, éducateurs, associations, protection maternelle et infantile&#8230; Le métier de conseiller conjugal et familial repose sur un travail permanent de coordination entre acteurs sanitaires et sociaux. Mathilde Hangard / JDM.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Certaines confidences obligent aussi à agir. Lorsqu&rsquo;un mineur est en danger, le signalement s&rsquo;impose. <em>« C&rsquo;est important de les faire. Surtout pour protéger les mineurs. On est dans l&rsquo;obligation au niveau de la loi de faire des signalements ».</em> Mais elle refuse que cette obligation détruise la relation de confiance. <em>« Je laisse toujours une porte ouverte aux jeunes, aux mineurs, en disant : « Je te crois et si tu as besoin, on peut en reparler. ». </em></p>
<p style="text-align: justify;">Puis elle ajoute une phrase qui résume sa pratique : <em>« Je peux dire à une jeune fille : je te comprends mais je suis inquiète pour toi aussi. Pas pour la faire culpabiliser ou lui faire peur, mais pour que les jeunes aient leur place aussi, intègrent mes émotions et se sentent à égalité avec moi. On est humains. L&rsquo;échange doit être humain, posé à égalité, dans la confiance ». </em>Cette égalité, elle y revient souvent. Dans son bureau, chacun doit pouvoir retrouver une place de sujet.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Huit ans pour comprendre Mayotte</b></h2>
<figure id="attachment_6784" aria-describedby="caption-attachment-6784" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-6784" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Stop-violences-jeunes-dessins-1-300x203.jpeg" alt="" width="300" height="203" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Stop-violences-jeunes-dessins-1-300x203.jpeg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Stop-violences-jeunes-dessins-1-768x520.jpeg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Stop-violences-jeunes-dessins-1-150x102.jpeg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Stop-violences-jeunes-dessins-1-696x472.jpeg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Stop-violences-jeunes-dessins-1.jpeg 800w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-6784" class="wp-caption-text">Mayotte, les violences conjugales et intrafamiliales s&rsquo;entremêlent parfois avec des pressions familiales et sociales. Une réalité que Malika Bouti dit avoir appris à appréhender au fil de ses huit années d&rsquo;exercice sur le territoire.(illustration)</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Lorsqu&rsquo;elle arrive sur le territoire, elle découvre une société dont elle ne connaît ni les équilibres ni les codes. Plutôt que d&rsquo;appliquer des recettes apprises ailleurs, elle choisit d&rsquo;observer. <em>« Je ne suis pas arrivée de métropole en disant que je connaissais mieux. Je suis venue avec mes valeurs et mon engagement mais j&rsquo;ai pris le temps de comprendre ce qu&rsquo;était Mayotte, ce que représentait son ADN, pour mieux être au service des personnes, comprendre la culture, la religion. Je lis encore des articles, je lis des romans, je prends le temps ». </em></p>
<p style="text-align: justify;">Ce temps consacré à comprendre le territoire lui paraît indispensable. Dans les situations qu&rsquo;elle rencontre, les violences s&rsquo;entremêlent parfois avec les normes sociales, les pressions familiales ou les représentations de la sexualité.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>« Les différences sont surtout autour de la sexualité et des violences. Quand une jeune mineure est enceinte, parfois les familles préfèrent la marier de force, s&rsquo;arranger avec l&rsquo;autre famille. La famille met la pression ». </em>Le mot revient plusieurs fois : pression.<em> « Ce qu&rsquo;il faut réduire, c&rsquo;est cette pression dont sont victimes les jeunes sur leur sexualité, leur corps, leur vie, leur liberté ». </em></p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Une parole qui commence à se libérer</b></h2>
<figure id="attachment_52091" aria-describedby="caption-attachment-52091" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6512.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-52091" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6512-300x225.jpg" alt="Mayotte, CHM, maman, enfant," width="300" height="225" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6512-300x225.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6512-1024x768.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6512-768x576.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6512-1536x1152.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6512-2048x1536.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6512-150x113.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6512-696x522.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6512-1068x801.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6512-1920x1440.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6512-265x198.jpg 265w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6512-500x375.jpg 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6512-800x600.jpg 800w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6512-1280x960.jpg 1280w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6512-1320x990.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-52091" class="wp-caption-text">Information sur les violences, contraception, IVG, consentement&#8230; La prévention constitue une part importante du travail des conseillers conjugaux et familiaux en lien avec l&rsquo;ensemble des professionnels du médico-social. Mathilde Hangard / JDM.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Malika Bouti observe pourtant des évolutions. Lorsqu&rsquo;elle est arrivée à Mayotte, les grossesses précoces la frappaient particulièrement. Aujourd&rsquo;hui, les demandes d&rsquo;IVG occupent davantage son activité et les IVG médicamenteuses se développent progressivement dans les centres de protection maternelle et infantile (PMI). Surtout, elle constate que la parole circule davantage.<em> « J&rsquo;ai remarqué que maintenant la parole se libère de plus en plus. Cela ne s&rsquo;est pas fait comme ça. Il y a eu un gros travail collectif ». </em></p>
<p style="text-align: justify;">Elle cite notamment le collectif CIDE, d&rsquo;autres associations, institutions, campagnes de communication, et nouvelles instances de coordination. Mais elle reste lucide. <em>« Il manque des maillons. Ce qui manque beaucoup ici, c&rsquo;est de l&rsquo;organisation et de la coordination. Il faut que tout soit articulé comme un wagon et qu&rsquo;on aille de l&rsquo;un à l&rsquo;autre, mais ensemble ».</em></p>
<p style="text-align: justify;">Son métier, explique-t-elle, n&rsquo;a de sens que dans cette articulation permanente avec les autres professionnels. <em>« On n&rsquo;est pas des travailleurs sociaux comme les autres. On est à la frange entre le médical et le social. C&rsquo;est du médico-social pour informer et orienter les personnes ». </em></p>
<h2 style="text-align: center;"><em><b>« Je reçois aussi beaucoup » </b></em></h2>
<p style="text-align: justify;">À la fin de l&rsquo;entretien, la conversation quitte les procédures et les dispositifs. Elle devient plus personnelle.</p>
<p style="text-align: justify;">Pourquoi était-il important de parler aujourd&rsquo;hui ? Malika Bouti sourit. <em>« Mayotte m&rsquo;a accueillie dès que je suis arrivée. Je voulais aller au-delà d&rsquo;aider les personnes. Bien sûr, je les aide, mais pas que ça. On dit beaucoup, en tant que travailleur social : « j&rsquo;ai donné ». D&rsquo;accord. Mais on reçoit aussi. Il ne faut pas oublier ça. On reçoit tous les jours. Souvent, je finis ma journée et je me dis : waouh, qu&rsquo;est-ce que c&rsquo;est beau. Quand je me lève le matin, je me dis que c&rsquo;est génial ce que je fais. Je sais que ça va être difficile mais je me sens utile. Je suis réconciliée dans ma fonction et mon travail psycho-social. C&rsquo;est un bilan positif ». </em></p>
<p style="text-align: justify;">Puis sa voix retrouve sa consistance. <em>« C&rsquo;est une mission profondément humaine, encore plus à Mayotte. Elle a donné du sens à mon engagement. Je leur dis aux gens : merci. Maharaba. Ici, ils sont dans un endroit sécurisé avec moi. S&rsquo;ils sont en danger, j&rsquo;ai une obligation de faire des signalements. Mais d&rsquo;abord, j&rsquo;instaure une relation de confiance ». </em></p>
<p style="text-align: justify;">Elle marque une dernière pause. <em>« Je crois beaucoup à l&rsquo;engagement et à l&rsquo;humanité dans ce travail-là. Tu ne peux pas mettre de côté cela. J&rsquo;ai rencontré de belles personnes dans mes entretiens mais aussi des partenaires, des gens formidables… et même dans le journalisme, c&rsquo;est magnifique ». </em></p>
<p style="text-align: justify;">À quelques mois de la retraite, Malika Bouti ne laissera pas seulement derrière elle des dossiers ou des rendez-vous. Elle laissera une manière d&rsquo;exercer, qui consiste à considérer que derrière chaque demande se trouve une personne entière, digne d&rsquo;être écoutée avant d&rsquo;être orientée. Dans un territoire souvent raconté à travers ses urgences, où les sujets sont mouvementés par les crises successives, cet engagement discret est certainement son héritage le plus précieux.</p>
<p>Mathilde Hangard</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/08/17/les-gens-viennent-toujours-avec-une-demande-pas-avec-un-probleme-huit-ans-a-ecouter-les-blessures-des-familles-a-mayotte/">« Les gens viennent toujours avec une demande, pas avec un problème » : huit ans à écouter les blessures des familles à Mayotte</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
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		<title>De Mayotte à Madagascar, des jeunes réunis pour apprendre et agir ensemble</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/08/14/de-mayotte-a-madagascar-des-jeunes-reunis-pour-apprendre-et-agir-ensemble/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Shanyce MATHIAS ALI]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 14 Aug 2026 02:15:37 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Environnement]]></category>
		<category><![CDATA[Océan Indien]]></category>
		<category><![CDATA[Social]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[Association Horizon]]></category>
		<category><![CDATA[La Réunion]]></category>
		<category><![CDATA[le Fifanampiana Malagasy]]></category>
		<category><![CDATA[Madagascar]]></category>
		<category><![CDATA[Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[Secours populaire français]]></category>
		<category><![CDATA[sensibilisation]]></category>
		<category><![CDATA[Village « Copain du Monde »]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lejournaldemayotte.yt/?p=56703</guid>

					<description><![CDATA[<p>Trois jeunes de l’association Horizon représenteront Mayotte au Village « Copain du Monde », organisé du 16 au 27 août à Antananarivo puis à Manambato, à Madagascar, aux côtés de près de 70 enfants et adolescents venus de Madagascar, de La Réunion et de France métropolitaine, pour échanger autour de la solidarité internationale et de la protection de l’environnement.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/08/14/de-mayotte-a-madagascar-des-jeunes-reunis-pour-apprendre-et-agir-ensemble/">De Mayotte à Madagascar, des jeunes réunis pour apprendre et agir ensemble</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Ils vont quitter Mayotte ce dimanche 16 août avec leurs propres expériences et reviendront le 27 août de Madagascar avec celles des autres. Trois jeunes de l’association <em>Horizon</em> vont participer au Village « Copain du Monde », au total, ils seront 70 enfants et adolescents, venus de Madagascar, de La Réunion et de France métropolitaine.</p>
<p style="text-align: justify;">« <em>C’est une colonie de vacances pour les jeunes qui a pour but de ne pas être uniquement un moment ludique, même si ça l’est aussi, mais également un moment d’éducation à la solidarité internationale et à la découverte d’autres cultures</em> », explique Alexis Werestchack, chargé de mission en Volontariat de Solidarité Internationale auprès du Fifanampiana Malagasy.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Des jeunes Mahorais déjà engagés</strong></h2>
<figure id="attachment_56707" aria-describedby="caption-attachment-56707" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-56707" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/IMG_9729-2-300x226.jpg" alt="" width="300" height="226" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/IMG_9729-2-300x226.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/IMG_9729-2-768x578.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/IMG_9729-2-150x113.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/IMG_9729-2-696x524.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/IMG_9729-2-500x376.jpg 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/IMG_9729-2-800x602.jpg 800w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/IMG_9729-2.jpg 963w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-56707" class="wp-caption-text">L&rsquo;association Horizon a beaucoup <span lang="fr">œuvré</span> après le passage du cyclone Chido, notamment via des maraudes. (CR Association Horizon Facebook)</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">La délégation mahoraise a été constituée avec l’association <em>Horizon</em>, partenaire du Secours populaire français. Les trois jeunes ont notamment été choisis pour leur implication dans les activités de l’association, qui agit à Mayotte dans les domaines de la jeunesse, de la formation et de l’environnement. « <em>Ils savent déjà plein de choses, c’est déjà des jeunes qui ont fait des actions pour l’environnement à Mayotte. Donc ils arrivent déjà avec une expérience</em> », raconte-t-il.</p>
<p style="text-align: justify;">Pour lui, l’intérêt est aussi qu’ils puissent repartir avec une meilleure compréhension des problématiques rencontrées à Madagascar, notamment sur les questions environnementales et sociales. Le Village est organisé par le Secours populaire français et son partenaire malgache, le Fifanampiana Malagasy, avec lequel l’organisation travaille depuis plus de trente ans autour de l’éducation, de l’accès aux loisirs, de la santé et des activités génératrices de revenus.</p>
<p class="isSelectedEnd" style="text-align: justify;">Plusieurs activités sont prévues, avec notamment une marche verte, des ateliers de recyclage et la visite d’un parc naturel où les jeunes pourront observer des lémuriens et échanger autour de la protection de cette espèce endémique de Madagascar. Ils participeront également à des activités plus classiques, comme des randonnées ou de la pirogue. Des temps consacrés aux échanges entre les différentes délégations sont aussi prévus.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Des enjeux communs au cœur des échanges </strong></h2>
<p style="text-align: justify;">Plusieurs thématiques seront abordées pendant le Village, avec une place particulière accordée à la protection de l’environnement. C’est d’ailleurs le groupe de jeunes « Copain du Monde » de Madagascar qui a choisi ce sujet. Ils ont souhaité travailler sur une question qui les concerne directement. Car, à Madagascar, la déforestation, la culture sur brûlis ou encore la production de charbon de bois font partie des enjeux auxquels ils sont confrontés.</p>
<figure id="attachment_1167" aria-describedby="caption-attachment-1167" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-1167" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Chido-vendredi-13-dec-6h-300x206.jpeg" alt="Cyclone, Madagascar, Mayotte, Chido" width="300" height="206" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Chido-vendredi-13-dec-6h-300x206.jpeg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Chido-vendredi-13-dec-6h-768x526.jpeg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Chido-vendredi-13-dec-6h-150x103.jpeg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Chido-vendredi-13-dec-6h-218x150.jpeg 218w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Chido-vendredi-13-dec-6h-696x477.jpeg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Chido-vendredi-13-dec-6h.jpeg 800w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-1167" class="wp-caption-text">Comme Mayotte et La Réunion, Madagascar a subi la saison cyclonique 2024-2025.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">À Mayotte, La Réunion et en Hexagone, l’environnement fait aussi partie des sujets qui concernent directement les jeunes. L’idée est donc de partir de cette préoccupation commune pour partager les expériences et confronter les réalités des différents territoires. « <em>Je pense qu&rsquo;avec ce qu&rsquo;on traverse, il y&rsquo;a de plus en plus de cyclones, Mayotte est touchée, Madagascar aussi et même La Réunion donc on doit travailler ensemble</em> ».</p>
<p class="isSelectedEnd" style="text-align: justify;">Au-delà de l’environnement, la solidarité internationale occupera également une place importante pendant le séjour. Pour Alexis Werestchack, il est essentiel de rappeler que cette question ne concerne pas uniquement les grandes associations ou encore les gouvernements. «<em> Il n’y a pas besoin d’être un spécialiste. Tout le monde peut apporter quelque chose, on a tous des compétences</em> », estime-t-il.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Une dynamique qui doit continuer à Mayotte</strong></h2>
<p class="isSelectedEnd" style="text-align: justify;">L’initiative ne doit d’ailleurs pas s’arrêter au séjour de Madagascar. Une autre édition du Village « Copain du Monde » est prévue à Mayotte, autour de la fin du mois d’octobre. Cette fois-ci, l’association <em>Horizon</em> sera à la manœuvre, avec le soutien du Secours populaire français.</p>
<p class="isSelectedEnd" style="text-align: justify;">Des jeunes de Madagascar, de La Réunion et de France seront à nouveau invités. Mais le fonctionnement sera différent : les participants, âgés de 12 à 17 ans, auront pour mission de construire eux-mêmes un projet de solidarité pendant les dix jours de la rencontre. Ils préparent déjà  cette expérience avec des échanges en visioconférence. Une fois sur place, ils disposeront d’un petit budget et devront décider ensemble de la thématique et du projet qu’ils souhaitent mettre en place.</p>
<p style="text-align: justify;">« <em>C’est vraiment important que ça soit les jeunes qui portent les choses, parce que dans quelques années ça va être eux les décideurs, ils sont les futurs adultes. Et aussi parce qu&rsquo;ils ont des idées nouvelles, différentes de nous </em> », explique Alexis Werestchack.</p>
<p style="text-align: justify;">À plus long terme, les associations espèrent que ces rencontres pourront se multiplier et devenir un rendez-vous régulier dans l’océan Indien. Les Comores pourraient notamment rejoindre cette dynamique dans les prochaines années. Pour les organisateurs, l’idée est de permettre à toujours plus de jeunes de se rencontrer, de partager leurs expériences et de construire ensemble des projets qui dépassent les frontières de leurs territoires.</p>
<p style="text-align: justify;">Shanyce MATHIAS ALI.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/08/14/de-mayotte-a-madagascar-des-jeunes-reunis-pour-apprendre-et-agir-ensemble/">De Mayotte à Madagascar, des jeunes réunis pour apprendre et agir ensemble</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
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