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	<title>Archives des Social - Le Journal De Mayotte</title>
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	<description>L&#039;information à Mayotte</description>
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	<title>Archives des Social - Le Journal De Mayotte</title>
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		<title>« On est à un point de bascule », le préfet présente la feuille de route de la convergence sociale à Mayotte</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Mathilde HANGARD]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 19 Jun 2026 02:45:53 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[Social]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[convergence sociale]]></category>
		<category><![CDATA[CSSM]]></category>
		<category><![CDATA[Loi de refondation pour la reconstruction de Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[préfecture de Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[Sécurité sociale]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La préfecture a présenté ce 18 juin dans les locaux de la caisse de la sécurité sociale de Mayotte (CSSM), au centre Kinga de Kawéni, un vaste chantier de convergence sociale. Le dispositif prévoit un alignement progressif des droits sociaux avec le régime général français.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/06/19/on-est-a-un-point-de-bascule-le-prefet-presente-la-feuille-de-route-de-la-convergence-sociale-a-mayotte/">« On est à un point de bascule », le préfet présente la feuille de route de la convergence sociale à Mayotte</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Réunis au siège de la Caisse de la sécurité sociale de Mayotte, à Kawéni, le 18 juin, après-midi, des représentants de la Direction de la sécurité sociale, de la Direction générale de la cohésion sociale et de la Direction générale des outre-mer ont présenté les contours de la convergence sociale prévue par la loi du 11 août 2025 pour la refondation de Mayotte.</p>
<p style="text-align: justify;">Si la réunion s’est tenue sans la presse, le préfet du département, Frédéric Poisot, a détaillé les principaux axes de cette réforme lors d’un point presse organisé à son issue. <em>« C’est quelque chose de complexe avec un engagement très fort du gouvernement »</em>, a-t-il déclaré, évoquant <em>« énormément d’attente »</em> autour d’un chantier destiné à aligner progressivement les droits sociaux des Mahorais sur ceux du reste du territoire national d’ici 2036.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Un changement de cap pour le système social mahorais</b></h2>
<p style="text-align: justify;">Dans un communiqué diffusé le 18 juin, la préfecture rappelle que la convergence sociale vise un <em>« alignement complet des règles applicables en matière de protection sociale à Mayotte »</em> avec celles en vigueur dans les autres départements français.</p>
<p style="text-align: justify;">Engagée depuis la départementalisation mais accélérée par la loi de programmation de 2025, cette réforme repose sur un principe simple : faire du droit commun la règle. Selon la préfecture, les mesures sociales auront désormais vocation à s’appliquer de plein droit à Mayotte, seules certaines adaptations locales étant maintenues lorsqu’elles sont justifiées par les spécificités du territoire.</p>
<p style="text-align: justify;">Pour l’État, cette évolution doit permettre de rendre effective l’égalité de traitement entre les assurés mahorais et ceux du reste du pays, tout en accompagnant les transformations économiques et sociales de l’archipel.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Un calendrier progressif jusqu’en 2036</b></h2>
<figure id="attachment_53873" aria-describedby="caption-attachment-53873" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/ministere-.jpg"><img fetchpriority="high" decoding="async" class="wp-image-53873 size-medium" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/ministere--300x167.jpg" alt="Ministère de la santé, du travail, des solidarités, SMIC, " width="300" height="167" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/ministere--300x167.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/ministere--768x427.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/ministere--150x83.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/ministere--696x387.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/ministere--500x278.jpg 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/ministere-.jpg 774w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-53873" class="wp-caption-text">Le SMIC mahorais poursuivra sa hausse progressive, avec une nouvelle augmentation prévue en 2027, a indiqué le préfet, dans le cadre du calendrier de convergence vers le niveau national. Photographie / AEF Info.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">La trajectoire présentée par les services de l’État s’étale sur une décennie. Dès cette année, plusieurs mesures doivent entrer en vigueur, notamment l’application des exonérations de cotisations sociales de droit commun et des dispositifs prévus pour l’outre-mer, ainsi qu’une revalorisation de la prime d’activité.</p>
<p style="text-align: justify;">Interrogé sur le délai nécessaire pour parvenir à une convergence complète, le préfet a assumé le choix d’un calendrier progressif. <em>« Si ça pouvait se faire tout de suite, cela se saurait »</em>, a-t-il répondu. Il a rappelé que le SMIC mahorais avait déjà bénéficié d&rsquo;une hausse supplémentaire de 2,5 points au 1er janvier 2026 et qu&rsquo;une nouvelle augmentation du même ordre était prévue au 1er janvier 2027. La prime d&rsquo;activité, a-t-il souligné, doit également progresser de plus de 120 euros par mois.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>« Il y a des choses qui sont de l’ordre de l’amélioration du quotidien immédiatement »</em>, a insisté le représentant de l’État, tout en reconnaissant que <em>« pour le reste, cela suppose encore un travail ». </em></p>
<p style="text-align: justify;">Une étape majeure est prévue en 2028 avec l’intégration de la Caisse de Sécurité Sociale de Mayotte au régime général. Les assurés mahorais seront alors affiliés au même système que ceux du reste du territoire national. La caisse locale deviendra un organisme de base du régime général tout en conservant son organisation et sa gouvernance actuelles. À l’horizon 2031, le SMIC mahorais doit être totalement aligné sur le SMIC national.</p>
<p style="text-align: justify;">Les prestations familiales, les aides liées à la maladie, la prime d’activité ainsi que plusieurs minima sociaux doivent également converger à cette échéance. La réforme doit s’achever en 2036 avec l’application complète des prestations de droit commun et la disparition progressive des dispositifs de solidarité spécifiques à Mayotte.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Des effets concrets pour les familles et les bénéficiaires</b></h2>
<p style="text-align: justify;">Parmi les mesures mises en avant figure la création progressive de nouvelles prestations aujourd’hui inexistantes sur le territoire. L’allocation de base de la prestation d’accueil du jeune enfant (PAJE) doit ainsi être introduite à partir de 2027, tandis que la prime à la naissance est annoncée pour 2029.</p>
<p style="text-align: justify;">Les services de l’État ont également détaillé la montée en charge des prestations familiales et des minima sociaux. Le RSA, l’allocation aux adultes handicapés (AAH), l’allocation de solidarité aux personnes âgées (ASPA) ou encore les aides liées à la famille doivent faire l’objet d’un rapprochement progressif avec les montants de droit commun.</p>
<p style="text-align: justify;">Cette convergence concerne aussi les cotisations sociales. Leur augmentation sera étalée dans le temps afin de limiter les effets sur l’économie locale, tout en permettant le financement progressif des nouveaux droits.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>« Un point de bascule » pour Mayotte</b></h2>
<figure id="attachment_36145" aria-describedby="caption-attachment-36145" style="width: 252px" class="wp-caption alignright"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/09/Maison-FS-Sada.jpeg"><img decoding="async" class="wp-image-36145 size-medium" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/09/Maison-FS-Sada-252x300.jpeg" alt="Mayotte, Manuel Valls, visite officielle," width="252" height="300" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/09/Maison-FS-Sada-252x300.jpeg 252w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/09/Maison-FS-Sada-861x1024.jpeg 861w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/09/Maison-FS-Sada-768x913.jpeg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/09/Maison-FS-Sada-150x178.jpeg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/09/Maison-FS-Sada-300x357.jpeg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/09/Maison-FS-Sada-696x827.jpeg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/09/Maison-FS-Sada.jpeg 885w" sizes="(max-width: 252px) 100vw, 252px" /></a><figcaption id="caption-attachment-36145" class="wp-caption-text">Le préfet souhaite informer les citoyens de ces changements dès le mois prochain, en mettant en place des actions de communication au sein des structures France Services. Victor Diwisch / JDM.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Le préfet voit dans cette réforme une étape importante de l’histoire sociale du territoire, tout en appelant à la prudence. <em>« Oui mais il faut rester dans l’humilité »</em>, a-t-il répondu lorsqu’il lui a été demandé si Mayotte entrait dans une nouvelle phase de son histoire sociale. <em>« C’est un sujet complexe, qui touche au cœur de la vie des Mahorais et des Mahoraises dans leur travail, au quotidien, leur retraite à venir (&#8230;) mais on est à un point de bascule ». </em></p>
<p style="text-align: justify;">La préfecture insiste sur le caractère graduel du dispositif, présenté comme nécessaire pour préserver l’équilibre économique de l’île. Le suivi de la réforme sera assuré à deux niveaux : par les administrations nationales pour le pilotage général et, localement, par le préfet.</p>
<p style="text-align: justify;">Ce dernier a annoncé vouloir <em>« traduire tout cela de manière très opérationnelle ici à Mayotte »</em>, en associant élus et partenaires locaux au sein d’un comité de suivi. L’objectif, selon lui, sera de vérifier que les engagements pris sont tenus, d’identifier les éventuels manques et de poursuivre la mise en œuvre du calendrier fixé. Pour l’État, cette convergence doit permettre à terme de mettre fin aux nombreuses dérogations qui distinguent encore Mayotte du reste du territoire national. Pour les habitants, elle ouvre surtout une décennie de transformations sociales dont les premiers effets pourraient être attendus dès les prochains mois.</p>
<p style="text-align: justify;">Mathilde Hangard</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/06/19/on-est-a-un-point-de-bascule-le-prefet-presente-la-feuille-de-route-de-la-convergence-sociale-a-mayotte/">« On est à un point de bascule », le préfet présente la feuille de route de la convergence sociale à Mayotte</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Devant le Département-Région, des manifestants des apprentis d&#8217;Auteuil réclament des explications</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/06/19/devant-le-departement-region-des-manifestants-des-apprentis-dauteuil-reclament-des-explications/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mathilde HANGARD]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 19 Jun 2026 01:45:48 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Social]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[Apprentis d'Auteuil]]></category>
		<category><![CDATA[Département-Région]]></category>
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		<category><![CDATA[Manifestation]]></category>
		<category><![CDATA[Mayotte]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Une vingtaine de salariés des Apprentis d’Auteuil Mayotte ont manifesté jeudi 18 juin, devant le siège du Département-Région de Mayotte pour réclamer des explications sur l’absence de réponse à un appel à projets lié aux maisons départementales de l’enfance.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/06/19/devant-le-departement-region-des-manifestants-des-apprentis-dauteuil-reclament-des-explications/">Devant le Département-Région, des manifestants des apprentis d&rsquo;Auteuil réclament des explications</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><em>« On veut des réponses claires ! »</em>, scande un salarié des Apprentis d’Auteuil Mayotte (AAM). Aux alentours de 8h30, ce jeudi 18 juin, une vingtaine de manifestants s’étaient réunis devant le siège du Département-Région de Mayotte.</p>
<p style="text-align: justify;">Parmi eux, des représentants syndicaux de Force ouvrière et des employés des AAM. Ils réclament tous la même chose : <em>« Rencontrer des membres du département, pour s’expliquer sur l’absence de réponse à l’appel à projets des maisons départementales de l’enfance (MDE) »</em>, expliquent-ils.</p>
<figure id="attachment_53852" aria-describedby="caption-attachment-53852" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/2T8A4286-scaled.jpeg"><img decoding="async" class="size-medium wp-image-53852" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/2T8A4286-300x200.jpeg" alt="Mayotte, apprentis d'Auteuil, manifestation," width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/2T8A4286-300x200.jpeg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/2T8A4286-1024x683.jpeg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/2T8A4286-768x512.jpeg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/2T8A4286-1536x1024.jpeg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/2T8A4286-2048x1366.jpeg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/2T8A4286-150x100.jpeg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/2T8A4286-696x464.jpeg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/2T8A4286-1068x712.jpeg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/2T8A4286-1920x1280.jpeg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/2T8A4286-500x333.jpeg 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/2T8A4286-800x533.jpeg 800w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/2T8A4286-1280x853.jpeg 1280w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/2T8A4286-1320x880.jpeg 1320w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-53852" class="wp-caption-text">Les syndicats protestent contre la suppression de quarante-et-un postes prévue dans le cadre de la fermeture de deux services, sur fond de baisse des subventions de l’État. Léo Vignal / JDM.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;" data-start="249" data-end="519">Depuis plusieurs semaines, les salariés des Apprentis d’Auteuil Mayotte sont engagés dans un mouvement de tension sociale autour de la situation de l’emploi au sein de la structure, dans un contexte de projet de réorganisation et de menaces de licenciements économiques.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="1485" data-end="1906">Pourtant, d&rsquo;après la direction des Apprentis d&rsquo;Auteuil Mayotte, une trentaine de postes aurait pu être sauvés grâce à un appel à projet du Département auquel elle a répondu il y a sept mois. <em>« Nos patrons nous avaient dit que le projet allait aboutir et que certains employés pourraient être</em> <em>reconduits. Mais nous avons appris hier que le projet est finalement caduc »</em>, fustige un manifestant. En effet, d&rsquo;après les manifestants, la direction des AAM aurait informé son personnel que le Département aurait dépassé les six mois réglementaires pour répondre favorablement ou non au projet. <em>« C’est pour cela que</em> <em>nous manifestons aujourd’hui, on veut faire entendre notre voix et que le conseil</em> <em>départemental nous explique pourquoi il n’a pas donné signe de vie depuis des mois ». </em></p>
<p style="text-align: justify;" data-start="1485" data-end="1906">D’après Arkaddine Abdoul-Wassion, secrétaire général du syndicat FO à Mayotte et coorganisateur de la manifestation, l’explication serait <em>« une mauvaise gestion de l’argent</em> <em>de la part du Département qui lance des appels à projets à la pelle sans avoir les</em> <em>moyens de les financer ou en utilisant l’argent destiné à d’autres choses. Le Département doit maintenant nous expliquer où est passé l’argent ». </em></p>
<p style="text-align: justify;" data-start="1485" data-end="1906">Le syndicaliste n’exclut pas d’autres manifestations dans les prochains jours si la situation ne change pas, dont peut-être une devant la préfecture.<em> « Hier on était aux Apprentis d&rsquo;Auteuil, aujourd&rsquo;hui on est au département. Demain ou après-demain&#8230; ». </em></p>
<p data-start="1485" data-end="1906">Léo Vignal</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/06/19/devant-le-departement-region-des-manifestants-des-apprentis-dauteuil-reclament-des-explications/">Devant le Département-Région, des manifestants des apprentis d&rsquo;Auteuil réclament des explications</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Mayotte face au climat : l’alerte de l’UNICEF</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/06/16/mayotte-face-au-climat-lalerte-de-lunicef/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mathilde HANGARD]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 16 Jun 2026 01:30:19 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Social]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[Chido]]></category>
		<category><![CDATA[Cyclone]]></category>
		<category><![CDATA[Événements climatiques]]></category>
		<category><![CDATA[Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[Menaces climatiques]]></category>
		<category><![CDATA[UNICEF]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Dans son rapport de 2026 sur les risques climatiques, l’UNICEF estime que près d’un enfant sur deux dans le monde est désormais exposé à plusieurs menaces climatiques simultanées. L’organisation cite notamment Mayotte, où le cyclone Chido a mis en lumière les défis auxquels sont confrontés les territoires insulaires face à l’intensification des événements extrêmes.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/06/16/mayotte-face-au-climat-lalerte-de-lunicef/">Mayotte face au climat : l’alerte de l’UNICEF</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Le changement climatique pèse de plus en plus lourdement sur la vie des enfants. Dans son rapport de 2026 sur les risques climatiques pour les enfants, publié ce mardi 16 juin, l’UNICEF dresse un constat alarmant : 1,1 milliard d’enfants dans le monde sont exposés à au moins trois aléas climatiques conjugués. Parmi les territoires particulièrement vulnérables figurent les outre-mer français, dont Mayotte, citée dans l’étude à la suite du passage du cyclone Chido, le 14 décembre 2024.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Mayotte, exemple des défis climatiques des territoires insulaires</b></h2>
<p style="text-align: justify;">Au fil de son rapport, l’UNICEF rappelle que les effets du changement climatique ne concernent plus uniquement certaines régions du globe. Les territoires ultramarins français figurent eux aussi parmi les zones particulièrement exposées. L’organisation souligne que dans les territoires insulaires français, <em>« la totalité des enfants ultramarins sont exposés au risque de tempêtes tropicales sévères ». </em></p>
<p style="text-align: justify;">Mayotte est directement mentionnée dans le document. L’UNICEF estime que le cyclone Chido a constitué un révélateur des enjeux auxquels font face les territoires insulaires confrontés à des phénomènes météorologiques de plus en plus intenses.  <em>« À Mayotte, le passage du cyclone Chido a mis en évidence la vulnérabilité particulière de ces territoires face aux effets du changement climatique. En plus d&rsquo;être fortement exposés aux risques climatiques extrêmes, leur capacité d’adaptation et de résilience est limitée en raison de services publics essentiels peu nombreux, mal dotés ou vétustes »</em>, souligne le rapport.</p>
<p style="text-align: justify;">Sans remettre en cause la capacité des populations à faire face aux crises, l’organisation attire l’attention sur la nécessité de renforcer les infrastructures et les services essentiels dont dépendent les enfants, notamment l’école, l’accès à l’eau potable ou encore les structures de santé.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Près de la moitié des enfants du monde exposés à plusieurs menaces</b></h2>
<p style="text-align: justify;">L’étude publiée par l’UNICEF présente une cartographie mondiale de l’exposition des enfants à huit risques climatiques : les inondations côtières, les sécheresses, les chaleurs extrêmes, les incendies, les vagues de chaleur, les inondations fluviales, les tempêtes de sable et de poussière ainsi que les tempêtes tropicales.</p>
<p style="text-align: justify;">Selon l’organisation, <em>« 1,1 milliard d’enfants, soit près de la moitié des enfants de la planète, sont désormais exposés à au moins trois aléas climatiques conjugués »,</em> une situation susceptible de menacer <em>« leur santé, leur éducation et leur survie ». </em>Le rapport révèle également que <em>« la quasi-totalité des enfants dans le monde sont confrontés à au moins un aléa climatique »</em> et que plus de quatre millions d’entre eux pourraient être exposés à six menaces simultanément.</p>
<p style="text-align: justify;">Parmi les combinaisons les plus fréquentes figurent les sécheresses, les chaleurs extrêmes et les vagues de chaleur. Selon l’UNICEF, 296 millions d’enfants vivent aujourd’hui dans des régions confrontées à cette triple menace. Les sécheresses, les chaleurs extrêmes et les tempêtes tropicales constituent la deuxième combinaison la plus répandue, touchant 115 millions d’enfants.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>« La vie des enfants continue d’être bouleversée par les vagues de chaleur, les feux incontrôlés, les sécheresses et les inondations »</em>, déclare Catherine Russell, directrice générale de l’UNICEF. <em>« Désormais, la moitié des enfants de la planète font face à au moins trois menaces climatiques conjuguées ayant des répercussions directes sur leur quotidien ». </em></p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Pollution, paludisme et services essentiels sous pression</b></h2>
<p style="text-align: justify;">Au-delà des catastrophes climatiques elles-mêmes, l’UNICEF met en garde contre leurs conséquences indirectes sur la santé et les conditions de vie des enfants. Le rapport souligne que la pollution atmosphérique touche désormais « la quasi-totalité des enfants dans le monde ». Dans le même temps, un milliard d’entre eux vivent dans des zones exposées au paludisme, dont le développement est favorisé par les évolutions climatiques.</p>
<p style="text-align: justify;">Pour mesurer les risques, l’organisation ne s’intéresse pas uniquement aux phénomènes météorologiques. Elle prend également en compte l’accès aux services essentiels, comme l’eau potable, l’éducation, la nutrition ou les soins de santé. Selon l’UNICEF, les territoires et les pays les plus fragiles sont souvent confrontés à une double peine : l’exposition aux aléas climatiques et des capacités de réponse limitées. Les petits États insulaires sont particulièrement concernés, les tempêtes tropicales pouvant « paralyser des îles entières d’un seul coup et submerger les services essentiels ».</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Un appel à agir rapidement</b></h2>
<p style="text-align: justify;">Face à cette situation, l’UNICEF appelle les gouvernements à accélérer les politiques d’adaptation et de réduction des émissions de gaz à effet de serre. L’organisation demande notamment de renforcer la résilience des écoles, des établissements de santé, des réseaux d’eau et d’assainissement, ainsi que des systèmes d’alerte précoce.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>« En France, la totalité des enfants de nos territoires sont exposés aux impacts du changement climatique. Face à la multiplication et l&rsquo;intensification des événements climatiques extrêmes, nous devons renforcer urgemment les capacités de résilience de nos systèmes essentiels et investir dans l’adaptation de nos territoires les plus menacés, particulièrement en Outre-mer, afin de protéger dès maintenant nos enfants et leur avenir »</em>, affirme Adeline Hazan, présidente de l’UNICEF France. L’étude avertit enfin que sans action rapide, les aléas climatiques continueront de gagner en fréquence et en intensité, avec des conséquences croissantes pour les enfants et les services publics.</p>
<p style="text-align: justify;">« Lorsque nous renforçons les systèmes de santé et d’éducation, et améliorons les infrastructures au bénéfice des enfants, nous les protégeons des menaces climatiques actuelles tout en les aidant à construire leur avenir », conclut Catherine Russell.</p>
<p>Mathilde Hangard</p>
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		<title>Dagoni services favorise le lien social</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/06/10/dagoni-services-favorise-le-lien-social/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Benoit Jaëglé]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 10 Jun 2026 01:15:12 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Social]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[aide à domicile]]></category>
		<category><![CDATA[Dagoni services]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Dagoni services, société spécialisée dans le service à domicile a organisé ce mardi après-midi une réunion pour ses salariées sur la plage de Tahiti plage. Une petite soixantaine de personnes était présente pour partager un moment d’échanges mais surtout de convivialité.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Pour Chrystel de Bricourt, directrice générale de Dagoni services, ce genre de réunion est essentielle. <em>« C’est l’occasion pour nos salariées de se rencontrer ! La plupart du temps elles ne se voient pas car elles sont chez les gens. Cela permet ainsi de créer du lien mais aussi de répondre à leurs questions, aux difficultés qu’elles rencontrent chaque jour et ainsi de dédramatiser ou désamorcer certaines situations auxquelles elles sont ou peuvent être confrontées. On est là pour les aider dans leur quotidien »</em>. Dagoni services organise ainsi environ tous les trimestres des réunions composées de moments d’échanges, de convivialité afin de renforcer la cohésion au sein des équipes.</p>
<h2 style="font-weight: 400; text-align: center;"><strong>Venir en aide aux personnes âgées en perte d’autonomie</strong></h2>
<figure id="attachment_53042" aria-describedby="caption-attachment-53042" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-53042 size-medium" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_8357-300x205.jpg" alt="" width="300" height="205" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_8357-300x205.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_8357-768x524.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_8357-150x102.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_8357-218x150.jpg 218w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_8357-696x475.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_8357-500x341.jpg 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_8357.jpg 800w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-53042" class="wp-caption-text">Dagoni services organise régulièrement des réunions composées de moments d’échanges, de convivialité afin de renforcer la cohésion au sein des équipes.</figcaption></figure>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Dagoni services compte environ 420 salariés dont une centaine d’apprentis et offre ses services d’aide à domicile à près de 500 bénéficiaires sur toute l’île. <em>« Nous intervenons chez des personnes âgées de plus de 60 ans et en perte d’autonomie… Notre rôle est de soulager les familles qui ont des proches qui ne sont plus autonomes en prenant soin d’eux »</em>, indique la directrice générale.</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">En outre Dagoni services dispose d’un centre de formation d’où une centaine de personnes sortent chaque année afin de répondre au besoin croissant de notre territoire. <em>« Nos apprentis sont tous Mahorais… nous les formons afin qu’ils exercent le métier d’aide à domicile à Mayotte »</em>, insiste Chrystel de Bricourt.</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">B.J.</p>
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		<title>La Fédération des Centres Sociaux de Mayotte lance la première Journée de l’Animation de la Vie Sociale</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/06/09/la-federation-des-centres-sociaux-de-mayotte-lance-la-premiere-journee-de-lanimation-de-la-vie-sociale/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Benoit Jaëglé]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 09 Jun 2026 10:29:56 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Fil info]]></category>
		<category><![CDATA[Social]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Bandrélé]]></category>
		<category><![CDATA[Caisse de la Sécurité Sociale de Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[Fédération des Centres Sociaux de Mayotte]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Avec le soutien de la Caisse de la Sécurité Sociale de Mayotte et en partenariat avec la structure d’accueil et la mairie de Bandrélé, cet événement inédit réunira l’intégralité des 21 Centres Sociaux et des Espaces de Vie Sociale (EVS) agréés de l’île, acteurs essentiels du lien social et de la cohésion territoriale. Organisée à [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Avec le soutien de la Caisse de la Sécurité Sociale de Mayotte et en partenariat avec la structure d’accueil et la mairie de Bandrélé, cet événement inédit réunira l’intégralité des 21 Centres Sociaux et des Espaces de Vie Sociale (EVS) agréés de l’île, acteurs essentiels du lien social et de la cohésion territoriale.</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Organisée à Bandrélé, cette journée marque une action commune qui témoigne de la vitalité du réseau et de l’importance croissante de l’animation de la vie sociale dans le développement du territoire mahorais.</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Ce rassemblement a pour ambition d’affirmer une volonté forte : fédérer les centres sociaux et les Espaces de Vie Sociale autour d’un réseau structuré, visible et cohérent. Les objectifs stratégiques de cette journée visent ainsi à :</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">&#8211; Faire reconnaître le rôle essentiel des centres sociaux dans le développement social local et dans les politiques publiques territoriales ;</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">&#8211; Encourager les collaborations entre les acteurs associatifs, les collectivités et les services de l’État ;</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">&#8211; Renforcer la visibilité du réseau auprès des institutions, des partenaires sociaux et des médias ;</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">&#8211; Mutualiser les pratiques professionnelles afin de répondre collectivement aux enjeux spécifiques du territoire, notamment la pression démographique, la précarité et l’accès aux droits ;</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">&#8211; Valoriser l’engagement des 21 structures agréées à travers le partage des bonnes pratiques, des innovations et des réussites locales ;</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">&#8211; Construire une feuille de route commune pour renforcer le pouvoir d’agir des habitants ;</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">&#8211; Consolider une dynamique partenariale durable et renforcer l’ancrage territorial du dispositif de l’AVS.</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Tout au long de l’après-midi, les structures animeront un stand autour de sujets qu’elles ont elles-mêmes identifiés comme prioritaires (jeunesse, citoyenneté, intergénérationnel, parentalité, culture, vivre-ensemble, développement durable, formation et insertion, etc.).</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">La Fédération des Centres Sociaux de Mayotte invite l’ensemble des partenaires, des institutions, des habitants ainsi que les bénévoles et acteurs du développement social du territoire à participer à cette journée afin d’initier de nouvelles coopérations et conventions partenariales.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/06/09/la-federation-des-centres-sociaux-de-mayotte-lance-la-premiere-journee-de-lanimation-de-la-vie-sociale/">La Fédération des Centres Sociaux de Mayotte lance la première Journée de l’Animation de la Vie Sociale</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
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		<title>« On vient travailler avec la boule au ventre » : à l’aéroport de Mayotte, la colère sociale monte avant la grève</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/06/09/on-vient-travailler-avec-la-boule-au-ventre-a-laeroport-de-mayotte-la-colere-sociale-monte-avant-la-greve/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mathilde HANGARD]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 09 Jun 2026 02:30:05 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[Social]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[Aéroport Marcel-Henry]]></category>
		<category><![CDATA[Cyclone Chido]]></category>
		<category><![CDATA[Edeis]]></category>
		<category><![CDATA[GISM]]></category>
		<category><![CDATA[grève]]></category>
		<category><![CDATA[Intersyndicale]]></category>
		<category><![CDATA[Mayotte]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lejournaldemayotte.yt/?p=52909</guid>

					<description><![CDATA[<p>Un salarié de l’aéroport Marcel-Henry décrit des conditions de travail qu’il juge dégradées, notamment depuis le passage du cyclone Chido. Les syndicats réclament une hausse générale des salaires de 10 % et une prime de 4.000 euros. La grève illimitée annoncée pour le samedi 13 juin prochain, cristallise un profond malaise social.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/06/09/on-vient-travailler-avec-la-boule-au-ventre-a-laeroport-de-mayotte-la-colere-sociale-monte-avant-la-greve/">« On vient travailler avec la boule au ventre » : à l’aéroport de Mayotte, la colère sociale monte avant la grève</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><em>« On vient travailler avec la boule au ventre ».</em> La phrase est lâchée sans détour par un salarié engagé dans l’organisation de l’intersyndicale de l’aéroport Marcel-Henry de Mayotte, ce lundi 8 juin 2026. Alors que les tensions sociales s’intensifient autour du site aéroportuaire, le mouvement de grève illimitée annoncé pour le samedi 13 juin prochain, prend une dimension à la fois sociale, matérielle et humaine.</p>
<p style="text-align: justify;">Derrière les revendications officielles portées par les syndicats : hausse des salaires, primes et moyens supplémentaires, se dessine un malaise plus profond, nourri par le vécu quotidien des agents. <em>« On ne demande pas la lune, on veut juste être considérés »</em>, résume-t-il.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>10% de plus sur les salaires et 4.000 euros de prime</b></h2>
<figure id="attachment_52932" aria-describedby="caption-attachment-52932" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/2T8A3776.jpeg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-52932" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/2T8A3776-300x200.jpeg" alt="Mayotte, aéroport Marcel-Henry, Pamandzi," width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/2T8A3776-300x200.jpeg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/2T8A3776-1024x683.jpeg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/2T8A3776-768x512.jpeg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/2T8A3776-1536x1024.jpeg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/2T8A3776-2048x1365.jpeg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/2T8A3776-150x100.jpeg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/2T8A3776-696x464.jpeg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/2T8A3776-1068x712.jpeg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/2T8A3776-1920x1280.jpeg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/2T8A3776-500x333.jpeg 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/2T8A3776-800x533.jpeg 800w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/2T8A3776-1280x853.jpeg 1280w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/2T8A3776-1320x880.jpeg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-52932" class="wp-caption-text">À l’accueil de l’aérogare, certains équipements de base, comme les tapis de livraison des bagages, sont régulièrement pointés du doigt par les agents.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Au cœur des revendications, la question salariale reste centrale. L’intersyndicale réclame une revalorisation générale de 10 % des salaires pour l’ensemble des employés. Une mesure jugée indispensable par les représentants du personnel face à l’inflation et à la charge de travail. Mais c’est surtout la prime annuelle de 4.000 euros qui cristallise les tensions. Pour ce salarié, cette demande repose sur une réalité économique locale insuffisamment prise en compte par les directions. <em>« Cette prime est d’autant plus justifiée que le BDESE </em>(ndlr, base de données économiques, sociales et environnementales) <em>montre combien les entreprises gagnent à Mayotte et c&rsquo;est énorme »</em>, affirme-t-il, dénonçant un manque de transparence sur les résultats économiques des sociétés concernées.</p>
<p style="text-align: justify;">Selon lui, les efforts des salariés ne seraient pas suffisamment reconnus :<em> « Il y a tellement de travail qui n’apparaissent pas sur nos fiches et nos contrats. Jusque-là, on n’a rien dit, on a continué à faire le travail comme il faut. Il faut que les entreprises soient reconnaissantes de notre professionnalisme ». </em></p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Un aéroport marqué par les traces de Chido</b></h2>
<figure id="attachment_52924" aria-describedby="caption-attachment-52924" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/Aeroport-1.jpeg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-52924" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/Aeroport-1-300x225.jpeg" alt="Mayotte, aéroport, escalator, Pamandzi, marcel-henry," width="300" height="225" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/Aeroport-1-300x225.jpeg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/Aeroport-1-1024x768.jpeg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/Aeroport-1-768x576.jpeg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/Aeroport-1-1536x1152.jpeg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/Aeroport-1-150x113.jpeg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/Aeroport-1-696x522.jpeg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/Aeroport-1-1068x801.jpeg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/Aeroport-1-265x198.jpeg 265w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/Aeroport-1-500x375.jpeg 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/Aeroport-1-800x600.jpeg 800w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/Aeroport-1-1280x960.jpeg 1280w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/Aeroport-1-1320x990.jpeg 1320w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/Aeroport-1.jpeg 1600w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-52924" class="wp-caption-text">Les salariés évoquent des conditions matérielles de travail dégradées, marquées par des équipements vétustes et un manque de moyens au quotidien.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Au-delà des salaires, le salarié décrit une infrastructure fragilisée depuis le passage du cyclone Chido, le 14 décembre 2024. Près d&rsquo;un an et demi plus tard, il estime que les réparations et mises aux normes restent incomplètes. <em>« Depuis qu’il y a eu Chido, tout est dégradé »</em>, explique-t-il. Dans l’aérogare, il évoque des équipements défaillants et des espaces d’accueil inadaptés aux voyageurs. <em>« Pour ceux qui sont dans la salle d’embarquement, il n&rsquo;y a pas de clim, il y a encore de gros ventilateurs. Et même un jour, un employeur a eu un problème avec ça, il a mis sa main sur le ventilateur et il s’est blessé ». </em></p>
<p style="text-align: justify;">Les critiques s’étendent aussi à l&rsquo;espace dit VIP.<em> « La salle VIP, c’est pas une salle VIP. On a l’impression qu’on élève des chats à l’intérieur ! Il faut accueillir les gens dans de bonnes conditions »</em>, déplore-t-il, estimant que l’image d’un aéroport international n’est plus respectée. Il affirme également que l’extension de l’aérogare n’a toujours pas été mise en service.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Entre insécurité et trajets à risque</b></h2>
<p style="text-align: justify;">Autre point de tension : les conditions de déplacement des salariés. L’aéroport étant situé à Pamandzi, en Petite-Terre, de nombreux employés vivant en Grande-Terre doivent traverser quotidiennement l&rsquo;île, puis emprunter la barge, pour se rendre sur leur lieu de travail, dans un contexte jugé parfois difficile.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>« Moi, à trois reprises, j’ai été caillassé. C’était une embuscade à 4h du matin à Majikavo »</em>, raconte-t-il. Il décrit des trajets vécus dans la crainte : <em>« Quand on part travailler, on a toujours la boule au ventre. J’appelle toujours quelqu&rsquo;un sur le trajet, jusqu’à ce que j’arrive à Mamoudzou. C’est un parcours du combattant ». </em>À ces difficultés s’ajoute la hausse du coût du carburant, qui pèse sur les budgets des salariés. <em>« L&rsquo;essence est très chère, c&rsquo;est une fortune à la fin du mois »</em>, insiste-t-il, évoquant un quotidien de plus en plus contraint.</p>
<h2 style="text-align: center;"><em><b>« On est des humains » </b></em></h2>
<figure id="attachment_52926" aria-describedby="caption-attachment-52926" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/2T8A3785.jpeg"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-52926 size-medium" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/2T8A3785-300x200.jpeg" alt="Mayotte, aéroport Marcel-Henry, Pamandzi, " width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/2T8A3785-300x200.jpeg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/2T8A3785-1024x683.jpeg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/2T8A3785-768x512.jpeg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/2T8A3785-1536x1024.jpeg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/2T8A3785-2048x1365.jpeg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/2T8A3785-150x100.jpeg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/2T8A3785-696x464.jpeg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/2T8A3785-1068x712.jpeg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/2T8A3785-1920x1280.jpeg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/2T8A3785-500x333.jpeg 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/2T8A3785-800x533.jpeg 800w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/2T8A3785-1280x853.jpeg 1280w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/2T8A3785-1320x880.jpeg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-52926" class="wp-caption-text">Les usagers déplorent des sanitaires dans un état d’hygiène dégradé, marqués par de fortes odeurs et un manque d’entretien. Léo Vignal / JDM.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Le salarié interrogé rapporte des situations qu’il dit avoir entendues au sein de certaines équipes de nettoyage de l’aéroport. Il évoque des conditions de travail rendues difficiles, selon lui, par les contraintes matérielles du site, notamment dans l’entretien des sanitaires de l’aérogare. Ces difficultés s’inscrivent, de manière plus large, dans un contexte marqué sur le territoire, par des tensions sur l’accès à l’eau et des interruptions de service régulières, qui peuvent affecter différents établissements, dont des infrastructures publiques.</p>
<p style="text-align: justify;">Selon son témoignage, ces conditions compliquent le travail quotidien des agents chargés de l’entretien, confrontés à des situations qu’il juge parfois difficiles à gérer, notamment pour le nettoyage des sanitaires lorsque les conditions d’accès ou d’approvisionnement en eau sont dégradées. Il appelle à une meilleure prise en compte de ces contraintes dans l’organisation du travail et des moyens alloués. Dans ce contexte, il insiste sur la nécessité, selon lui, d’un meilleur respect des personnels et de leurs conditions d’exercice. <em>« On est des humains »</em>, souligne-t-il, en référence à la pénibilité des tâches et au manque de reconnaissance qu’il dénonce.</p>
<h2 style="text-align: center;"><em><strong>« C&rsquo;est pas contre eux, c&rsquo;est pour eux »</strong></em></h2>
<p style="text-align: justify;">Sur le plan social, il dit craindre une fragilisation de la reconnaissance du travail des salariés, ainsi qu’un recours à des renforts extérieurs en cas de conflit prolongé. Il évoque à cet égard des précédents de grève en 2020 durant lesquels des dispositifs de continuité de service auraient été mobilisés. Face aux inquiétudes que suscite l’annonce d’un mouvement de grève auprès des usagers, il défend la démarche engagée par l’intersyndicale.<em> « Si on fait ça, c’est pour le bien-être des passagers. On ne fait pas ça pour les embêter, mais pour que les gens puissent voyager dans de bonnes conditions. C’est pas contre eux, c’est pour eux »</em>, affirme-t-il.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Une attente de dialogue avant le début de la grève </b></h2>
<p style="text-align: justify;">Alors que la grève illimitée doit débuter samedi 13 juin, les syndicats disent désormais attendre une prise de contact officielle des directions d’EDEIS et de GISM avec leurs représentants. À ce<span class="Apple-converted-space">  </span>stade, aucun calendrier de négociation n’a été confirmé.</p>
<p style="text-align: justify;">Du côté de la direction, une prise de parole est attendue ce mardi 9 juin lors d’un rendez-vous avec notre rédaction. Elle devra répondre à une série de questions désormais très concrètes : état réel des négociations, capacité de dialogue social et mesures envisagées pour éviter une paralysie du trafic aérien sur le 101ème département français, à quelques semaines des vacances scolaires.<span class="Apple-converted-space"> </span></p>
<p>Mathilde Hangard</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/06/09/on-vient-travailler-avec-la-boule-au-ventre-a-laeroport-de-mayotte-la-colere-sociale-monte-avant-la-greve/">« On vient travailler avec la boule au ventre » : à l’aéroport de Mayotte, la colère sociale monte avant la grève</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
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		<item>
		<title>La CSSM appelle les futurs étudiants à régulariser leur affiliation à l’Assurance maladie avant leur départ</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/06/08/la-cssm-appelle-les-futurs-etudiants-a-regulariser-leur-affiliation-a-lassurance-maladie-avant-leur-depart/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mathilde HANGARD]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 08 Jun 2026 08:45:09 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Fil info]]></category>
		<category><![CDATA[Santé]]></category>
		<category><![CDATA[Social]]></category>
		<category><![CDATA[CSSM]]></category>
		<category><![CDATA[droits sociaux]]></category>
		<category><![CDATA[Étudiants]]></category>
		<category><![CDATA[Mayotte]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lejournaldemayotte.yt/?p=52879</guid>

					<description><![CDATA[<p>À l’approche des départs en études supérieures ou vers le marché du travail directement, la CSSM de Mayotte rappelle aux jeunes étudiants les démarches nécessaires pour bénéficier de leurs droits à l’Assurance maladie. L’organisme insiste sur l’importance d’anticiper les formalités, notamment avant de quitter le territoire.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/06/08/la-cssm-appelle-les-futurs-etudiants-a-regulariser-leur-affiliation-a-lassurance-maladie-avant-leur-depart/">La CSSM appelle les futurs étudiants à régulariser leur affiliation à l’Assurance maladie avant leur départ</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">La Caisse de sécurité sociale de Mayotte (CSSM) a lancé, ce lundi 8 juin 2026, un appel aux jeunes Mahorais amenés à poursuivre leurs études ou leur parcours professionnel hors du territoire afin qu’ils vérifient leur situation administrative et entreprennent, si nécessaire, les démarches d’affiliation à l’Assurance maladie avant leur départ vers des études supérieures ou la vie active.</p>
<p style="text-align: justify;">La CSSM rappelle que l’ « affiliation jeune » permet aux assurés rattachés à un parent ou un tuteur de bénéficier des prestations de l’Assurance maladie en leur nom propre, et qu’il est important d’anticiper les démarches avant un départ pour études ou orientation professionnelle.</p>
<p style="text-align: justify;">Selon l’organisme, les moins de 16 ans restent automatiquement rattachés à un parent ou tuteur. À partir de 16 ans, le jeune peut demander une carte Vitale directement à son nom, ou dans certains cas devenir assuré autonome. À 18 ans, il devient assuré de plein droit et doit s’affilier en son nom propre.</p>
<p style="text-align: justify;">La CSSM rappelle également la nécessité de mettre à jour ou demander une carte Vitale, d’ouvrir un compte Ameli, et de déposer les dossiers en indiquant la mention <em>« Étudiant sur le départ »</em> pour un traitement prioritaire.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/06/08/la-cssm-appelle-les-futurs-etudiants-a-regulariser-leur-affiliation-a-lassurance-maladie-avant-leur-depart/">La CSSM appelle les futurs étudiants à régulariser leur affiliation à l’Assurance maladie avant leur départ</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
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		<item>
		<title>À Mayotte, les « élèves pairs » face à une violence qui déborde les grilles des lycées</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/06/08/a-mayotte-les-eleves-pairs-face-a-une-violence-qui-deborde-les-grilles-des-lycees/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mathilde HANGARD]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 08 Jun 2026 02:15:46 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Education]]></category>
		<category><![CDATA[Sécurité]]></category>
		<category><![CDATA[Social]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[Délinquance]]></category>
		<category><![CDATA[Élèves pairs]]></category>
		<category><![CDATA[gendarmerie de mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[Rectorat de Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[violences]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lejournaldemayotte.yt/?p=52772</guid>

					<description><![CDATA[<p>Alors que le lycée de Tsararano a été le théâtre d'épisodes de violence mercredi 3 et jeudi 4 juin 2026, un dispositif poursuit son déploiement dans plusieurs établissements du territoire. Formés par la gendarmerie, les "élèves pairs" tentent d'agir en amont des conflits. Une initiative saluée par les acteurs de terrain, mais confrontée à une réalité qui dépasse souvent le cadre scolaire.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/06/08/a-mayotte-les-eleves-pairs-face-a-une-violence-qui-deborde-les-grilles-des-lycees/">À Mayotte, les « élèves pairs » face à une violence qui déborde les grilles des lycées</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Les images des 3 et 4 juin au lycée de Tsararano, puis au lycée de Pamandzi, et au lycée de Kahani, ont une nouvelle fois rappelé la fragilité du climat scolaire dans de nombreux établissements de l&rsquo;île. Intrusions de jeunes extérieurs, affrontements, mouvements de panique et intervention des forces de l&rsquo;ordre : en l&rsquo;espace de deux jours, le lycée de Tsararano, pourtant réputé pour ses filières d&rsquo;excellence académique, s&rsquo;est retrouvé au cœur de séquences de violences qui ne sont malheureusement plus exceptionnelles à Mayotte.</p>
<p style="text-align: justify;">Pourtant, au même moment, un autre travail se poursuit dans l&rsquo;ombre. Un travail moins spectaculaire que les opérations de maintien de l&rsquo;ordre, moins visible que les déploiements de gendarmes, mais qui vise le même objectif : empêcher que les violences ne prennent racine. Depuis 2018, des dizaines puis des centaines de lycéens mahorais sont formés pour devenir des « élèves pairs ». Leur mission : écouter, repérer, orienter et alerter. Une initiative née d&rsquo;une demande des élèves eux-mêmes.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Une idée venue des lycéens eux-mêmes </b></h2>
<figure id="attachment_50276" aria-describedby="caption-attachment-50276" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/IMG_1828-copie-scaled.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-50276" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/IMG_1828-copie-300x200.jpg" alt="Mayotte, lycée des lumières," width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/IMG_1828-copie-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/IMG_1828-copie-1024x683.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/IMG_1828-copie-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/IMG_1828-copie-1536x1024.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/IMG_1828-copie-2048x1365.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/IMG_1828-copie-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/IMG_1828-copie-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/IMG_1828-copie-1068x712.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/IMG_1828-copie-1920x1280.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/IMG_1828-copie-1320x880.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-50276" class="wp-caption-text">À Mayotte, le dispositif des « élèves pairs », est venu des élèves eux-mêmes, qui voulaient se rendre acteurs de leur propre sécurité.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">L&rsquo;histoire du dispositif commence au mois de décembre, en 2017. À l&rsquo;occasion d&rsquo;un Conseil académique de la vie lycéenne, les représentants des élèves du lycée Gustave-Eiffel de Kahani interpellent les autorités éducatives. Quotidiennement, confrontés à des violences régulières dans et aux abords de leur établissement scolaire, ils souhaitent alors devenir <em>« des acteurs responsables de leur propre sécurité au sein de leur milieu scolaire ».</em> La proposition trouve rapidement un écho favorable.</p>
<p style="text-align: justify;">Selon la Maison de Protection des Familles (MPF) de la gendarmerie de Mayotte, le dispositif s&rsquo;inspire d&rsquo;une expérimentation menée dès 2014 en Guyane et aux Antilles dans le cadre du projet EVIDENCE, destiné à lutter contre les violences et les incivilités en milieu scolaire. À Mayotte, l&rsquo;expérience débute alors en 2018 au lycée polyvalent Gustave Eiffel de Kahani et au lycée polyvalent de la Cité du Nord.<span class="Apple-converted-space"> </span></p>
<p style="text-align: justify;">Huit ans plus tard, le programme a pris de l&rsquo;ampleur. Pour l&rsquo;année scolaire 2025-2026, sept lycées y participent : Bandrélé, la Cité du Nord, Sada, Dzoumogné, Gustave-Eiffel de Kahani, Thani-Malandi de Chirongui, et Tsararano de Dembéni. Au total, près de 200 « élèves pairs » ont été formés.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Savoir écouter avant que la violence n&rsquo;éclate</b></h2>
<figure id="attachment_52747" aria-describedby="caption-attachment-52747" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/Lycee-de-PT.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-52747" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/Lycee-de-PT-300x200.jpg" alt="Mayotte, Lycée de Petite-Terre, lycée de Pamandzi, établissement scolaire, violences," width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/Lycee-de-PT-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/Lycee-de-PT-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/Lycee-de-PT-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/Lycee-de-PT-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/Lycee-de-PT-500x333.jpg 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/Lycee-de-PT.jpg 800w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-52747" class="wp-caption-text">La MPF de la gendarmerie peut intervenir dans les établissements scolaires pour soutenir des actions de prévention, en lien avec des dispositifs « d’élèves pairs » visant à favoriser la lutte contre les violences.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Mais leur rôle est souvent mal compris. Les « élèves pairs » ne sont ni des surveillants, ni des auxiliaires de police, ni des médiateurs chargés d&rsquo;intervenir en cas d’affrontements.<span class="Apple-converted-space">  </span>Ils représentent avant tout un réseau de « jeunes de confiance » au sein des établissements.<span class="Apple-converted-space"> </span></p>
<p style="text-align: justify;">Leur mission consiste à servir de <em>« relais de communication entre les élèves, les professeurs et l&rsquo;équipe pédagogique »</em>, explique la gendarmerie de Mayotte à notre rédaction. Ils peuvent accompagner un camarade qui n&rsquo;ose pas parler à un adulte, identifier un élève en souffrance ou signaler des situations préoccupantes. Car les violences scolaires ne surgissent que rarement sans signes avant-coureurs.</p>
<p style="text-align: justify;">Un élève victime de harcèlement, un adolescent menacé, un conflit entre groupes qui s&rsquo;envenime ou encore une situation familiale difficile sont autant de signaux faibles que les adultes ne perçoivent pas toujours immédiatement. Les élèves, eux, peuvent plus facilement les voir.<em><span class="Apple-converted-space"> « </span>En cas de tension ou de conflit, c&rsquo;est d&rsquo;alerter immédiatement un adulte de l&rsquo;établissement »</em>, précise toutefois l&rsquo;adjudant-chef Issoufa Amir Dine, commandant de la Maison de Protection des Familles (MPF). <span class="Apple-converted-space"> </span></p>
<p style="text-align: justify;">La distinction est donc nette. Les élèves pairs ne remplacent jamais les personnels éducatifs ou les forces de sécurité. Pour exercer cette mission, les volontaires sont sélectionnés après des entretiens destinés à évaluer leurs capacités d&rsquo;écoute et leur aptitude à la médiation. Ils suivent ensuite une formation de dix heures assurée par les militaires de la MPF. Le programme aborde notamment le droit des mineurs, les conduites addictives, les différentes formes de violences, le racket, les vols, les dangers d&rsquo;internet ainsi que les techniques d&rsquo;écoute et les réflexes à adopter face à une situation préoccupante.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Une réponse utile, mais pas suffisante</b></h2>
<figure id="attachment_21820" aria-describedby="caption-attachment-21820" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_2625-scaled-1.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-21820" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_2625-scaled-1-300x225.jpg" alt="Mayotte, lycée de Tsararano, " width="300" height="225" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_2625-scaled-1-300x225.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_2625-scaled-1-1024x768.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_2625-scaled-1-768x576.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_2625-scaled-1-1536x1152.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_2625-scaled-1-2048x1536.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_2625-scaled-1-150x113.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_2625-scaled-1-696x522.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_2625-scaled-1-1068x801.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_2625-scaled-1-1920x1440.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_2625-scaled-1-1320x990.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-21820" class="wp-caption-text">Malgré la présence « d&rsquo;élèves pairs », le lycée de Tsararano a été le théâtre d&rsquo;affrontements importants entre jeunes, à l&rsquo;intérieur et à l&rsquo;extérieur de l&rsquo;établissement, mercredi 3 et jeudi 4 juin 2026.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Pour la gendarmerie de Mayotte, les résultats sont encourageants. Selon les retours recueillis sur le terrain, le dispositif aurait contribué à réduire certains faits de violence dans et aux abords des établissements concernés.</p>
<p style="text-align: justify;">Mais les événements récents survenus au lycée de Tsararano, notamment, montrent aussi les limites de l&rsquo;exercice. Car une partie des violences qui frappent les établissements scolaires mahorais trouve son origine en dehors de l&rsquo;école. Les rivalités entre quartiers ou villages, les tensions entre groupes de jeunes, les phénomènes de bandes ou encore l&rsquo;insécurité qui touche certaines zones du territoire traversent régulièrement les grilles des établissements.</p>
<p style="text-align: justify;">Les « élèves pairs » peuvent contribuer à désamorcer certaines situations, détecter des fragilités ou faciliter la circulation de l&rsquo;information. Mais ils ne peuvent en revanche empêcher à eux seuls l&rsquo;intrusion de groupes extérieurs ou mettre fin à des conflits dont les racines dépassent largement le cadre scolaire.<span class="Apple-converted-space"> </span></p>
<p style="text-align: justify;">Le constat vaut également pour les dispositifs sécuritaires. Lancée le 7 avril dernier, l&rsquo;opération « Kingia » a mobilisé pendant deux mois d&rsquo;importants moyens de l&rsquo;État afin de lutter contre l’immigration clandestine, la délinquance et l’habitat insalubre. Les violences survenues cette semaine à Tsararano rappellent qu&rsquo;aucune réponse unique, en l’occurence sécuritaire, ni circonscrite à une période de deux mois, ne peut régler un problème aussi complexe socialement.</p>
<p style="text-align: justify;">Mais dans un contexte où les violences scolaires occupent régulièrement l&rsquo;actualité, l&rsquo;existence même des « élèves pairs » apporte un signal différent : celui d&rsquo;une jeunesse qui ne se résigne pas à subir et qui cherche, à son échelle, à devenir actrice sociale de l&rsquo;apaisement de son propre environnement.<span class="Apple-converted-space"> </span></p>
<p style="text-align: justify;">Mathilde Hangard</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/06/08/a-mayotte-les-eleves-pairs-face-a-une-violence-qui-deborde-les-grilles-des-lycees/">À Mayotte, les « élèves pairs » face à une violence qui déborde les grilles des lycées</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>« Le but, c’est que les associations s’approvisionnent », la Banque alimentaire de Mayotte se structure</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/06/05/le-but-cest-que-les-associations-sapprovisionnent-la-banque-alimentaire-de-mayotte-se-structure/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mathilde HANGARD]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 05 Jun 2026 02:00:08 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Social]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[BAM 976]]></category>
		<category><![CDATA[Banque alimentaire]]></category>
		<category><![CDATA[Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[Nutrition]]></category>
		<category><![CDATA[Précarité alimentaire]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lejournaldemayotte.yt/?p=52628</guid>

					<description><![CDATA[<p>Créée au mois de mars 2026, la Banque alimentaire de Mayotte 976 entre dans une phase de structuration encore très concrète. Actuellement, sans locaux fixes, elle cherche à la fois un bureau pour ses activités et un entrepôt d’environ 1 000 m². Objectif : organiser l’aide alimentaire sans se substituer aux associations déjà présentes sur le terrain.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/06/05/le-but-cest-que-les-associations-sapprovisionnent-la-banque-alimentaire-de-mayotte-se-structure/">« Le but, c’est que les associations s’approvisionnent », la Banque alimentaire de Mayotte se structure</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">À Mayotte, la Banque alimentaire 976 (BAM 976) ne s’installe pas dans un paysage vierge, mais dans un vide institutionnel clair : celui du réseau des Banques alimentaires en France. Le 101ème département français est, à ce jour, le seul territoire français à ne pas être couvert par une de ces structures intégrées au réseau national.</p>
<p style="text-align: justify;">Dans l’Hexagone, les Banques alimentaires représentent un grand maillage structuré autour de la Fédération française des banques alimentaires. Ce réseau coordonne aujourd’hui des dizaines d’entités locales chargées de collecter, stocker et redistribuer des denrées alimentaires à des associations partenaires. Le principe est simple : centraliser les flux logistiques pour alimenter des acteurs de terrain déjà implantés auprès des publics en difficulté.</p>
<p style="text-align: justify;">Ce modèle repose sur une organisation très encadrée : récupération de surplus alimentaires auprès de la grande distribution, dons de l’agroalimentaire, programmes européens d’aide alimentaire, puis redistribution via des associations locales (CCAS, épiceries solidaires, Croix-Rouge, Restos du Cœur, entre autres). L’objectif n’est pas la distribution directe aux bénéficiaires, mais la fluidification d’un système déjà dense. C’est précisément ce schéma que la BAM 976 tente d’implanter à Mayotte, dans un contexte où la précarité alimentaire est structurelle et où les acteurs associatifs jouent déjà un rôle central, mais constamment en tension, auprès d&rsquo;une population en extrême précarité.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Une structure encore en phase de mise en place</b></h2>
<figure id="attachment_52703" aria-describedby="caption-attachment-52703" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/Mayotte-enfants-pauvrete-alimentation-faim-.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-52703" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/Mayotte-enfants-pauvrete-alimentation-faim--300x200.jpg" alt="Mayotte, précarité alimentaire, enfants, population, pauvreté, " width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/Mayotte-enfants-pauvrete-alimentation-faim--300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/Mayotte-enfants-pauvrete-alimentation-faim--1024x683.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/Mayotte-enfants-pauvrete-alimentation-faim--768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/Mayotte-enfants-pauvrete-alimentation-faim--1536x1024.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/Mayotte-enfants-pauvrete-alimentation-faim--2048x1365.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/Mayotte-enfants-pauvrete-alimentation-faim--150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/Mayotte-enfants-pauvrete-alimentation-faim--696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/Mayotte-enfants-pauvrete-alimentation-faim--1068x712.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/Mayotte-enfants-pauvrete-alimentation-faim--1920x1280.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/Mayotte-enfants-pauvrete-alimentation-faim--500x333.jpg 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/Mayotte-enfants-pauvrete-alimentation-faim--800x533.jpg 800w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/Mayotte-enfants-pauvrete-alimentation-faim--1280x853.jpg 1280w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/Mayotte-enfants-pauvrete-alimentation-faim--1320x880.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-52703" class="wp-caption-text">Les besoins alimentaires sur l&rsquo;île restent supérieurs aux moyens dont disposent actuellement les associations de solidarité présentes à Mayotte, estiment les porteurs du projet.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Créée au mois de mars 2026, la Banque alimentaire de Mayotte 976 en est encore à ses débuts opérationnels. L’équipe se compose de cinq personnes, dont les membres du bureau (présidente, trésorier, secrétaire et trésorier adjoint), ainsi qu’un collaborateur bénévole, Jacques Onnen. À ce stade, l’organisation fonctionne encore majoritairement à distance.</p>
<p style="text-align: justify;">Avant toute activité de collecte ou de redistribution, la priorité est d&rsquo;abord de trouver des locaux adaptés. Deux besoins distincts sont présentés. D’un côté, un bureau administratif pour permettre le fonctionnement quotidien de la structure et de son équipe. De l’autre, un entrepôt de stockage, estimé à environ 1 000 m², destiné à centraliser les denrées alimentaires.</p>
<p style="text-align: justify;">Concernant le bureau, la stratégie retenue repose sur une logique de mutualisation. Plutôt que de louer un local isolé, la BAM 976 cherche à s’intégrer dans un espace partagé avec d’autres structures associatives ou organismes présents sur l’île.<em> « On s’est mis en contact avec d’autres associations et organismes pour louer ensemble un local plus spacieux pour mutualiser par exemple les espaces de travail comme les salles de réunion »</em>, explique Jacques Onnen.</p>
<p style="text-align: justify;">Le second enjeu concerne l’entrepôt. Celui-ci doit permettre de centraliser les denrées alimentaires issues de dons, de collectes ou de partenariats, avant leur redistribution vers les associations locales. La BAM 976 ne prévoit pas de distribuer directement les aliments aux bénéficiaires, sauf cas particuliers via des dispositifs spécifiques comme des bons alimentaires. Son rôle se limite à une fonction d’approvisionnement. <em>« Le but, c’est que les associations s’approvisionnent »</em>, rappelle Jacques Onnen. <em>« Ce sont elles qui sélectionnent leurs publics ».  </em>Les structures concernées sont déjà identifiées : Croix-Rouge, Saint-Vincent-de-Paul, Coallia ou encore ACFAV, qui interviennent auprès de publics en situation de grande précarité.</p>
<p style="text-align: justify;">Pour l’heure, plusieurs propositions immobilières ont été transmises par des agences contactées par la BAM 976. Les équipes doivent désormais visiter ces entrepôts afin d’évaluer leur compatibilité avec les besoins logistiques : superficie, accessibilité, conditions de stockage et organisation des flux entrants et sortants.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Le RSMA en renfort pour surveiller les futurs stocks ? </b></h2>
<figure id="attachment_41492" aria-describedby="caption-attachment-41492" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_2239-scaled.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-41492" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_2239-300x225.jpg" alt="Mayotte, RSMA," width="300" height="225" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_2239-300x225.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_2239-1024x768.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_2239-768x576.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_2239-1536x1152.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_2239-2048x1536.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_2239-150x113.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_2239-696x522.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_2239-1068x801.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_2239-1920x1440.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_2239-265x198.jpg 265w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_2239-1320x990.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-41492" class="wp-caption-text">Le RSMA pourrait être mobilisé pour sécuriser le futur entrepôt de la banque alimentaire de Mayotte.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Trouver un entrepôt n&rsquo;est pas le seul défi de la BAM 976. Encore faut-il pouvoir sécuriser les denrées qui y seront stockées. Une question que l&rsquo;association dit avoir intégrée dès le départ à sa réflexion. Pour répondre à cet enjeu, elle pourrait compter sur le soutien du RSMA, même si cela reste à confirmer. Selon Jacques Onnen, le Régiment du service militaire adapté s&rsquo;est montré intéressé par le projet et pourrait mettre à disposition des stagiaires en formation dans les métiers de la sécurité et de la surveillance.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>« Ils se sont déclarés intéressés à l&rsquo;idée de nous fournir bénévolement des stagiaires et des agents pour assurer le gardiennage de l&rsquo;entrepôt dans le cadre de leurs formations »</em>, explique-t-il. <em>« Donc on compte là-dessus ». </em>Une aide qui pourrait permettre à la future Banque alimentaire de sécuriser ses stocks sans supporter immédiatement le coût d&rsquo;un dispositif de surveillance privé.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Combler un retard historique</b></h2>
<figure id="attachment_52705" aria-describedby="caption-attachment-52705" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/Cereales-et-concentre-de-tomates-marche-.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-52705 size-medium" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/Cereales-et-concentre-de-tomates-marche--300x200.jpg" alt="Mayotte, aliments, denrées alimentaires, céréales, concentré de tomates, marché, " width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/Cereales-et-concentre-de-tomates-marche--300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/Cereales-et-concentre-de-tomates-marche--1024x683.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/Cereales-et-concentre-de-tomates-marche--768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/Cereales-et-concentre-de-tomates-marche--1536x1024.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/Cereales-et-concentre-de-tomates-marche--2048x1366.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/Cereales-et-concentre-de-tomates-marche--150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/Cereales-et-concentre-de-tomates-marche--696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/Cereales-et-concentre-de-tomates-marche--1068x712.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/Cereales-et-concentre-de-tomates-marche--1920x1280.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/Cereales-et-concentre-de-tomates-marche--500x333.jpg 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/Cereales-et-concentre-de-tomates-marche--800x533.jpg 800w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/Cereales-et-concentre-de-tomates-marche--1280x854.jpg 1280w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/Cereales-et-concentre-de-tomates-marche--1320x880.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-52705" class="wp-caption-text">La future Banque alimentaire de Mayotte 976 entend structurer ses stockages et sa redistribution aux associations locales, dans un contexte de précarité alimentaire nettement persistante sur le territoire. (Photographie d&rsquo;illustration)</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Si la BAM 976 est encore à la recherche de ses locaux, son apparition marque déjà une évolution importante pour le territoire. Mayotte est encore jusqu&rsquo;à présent le seul département français à ne pas disposer d&rsquo;une Banque alimentaire affiliée au réseau national.</p>
<p style="text-align: justify;">Ni l&rsquo;idée, ni les besoins, ne sont nés avec le cyclone Chido, même si celui-ci a accentué les difficultés d&rsquo;accès à l&rsquo;alimentation pour une partie de la population.<em> « La précarité alimentaire existait avant (ndlr : Chido) »</em>, rappelle Jacques Onnen. Le projet a émergé d&rsquo;un constat partagé entre la Fédération française des Banques alimentaires et plusieurs acteurs locaux, qui est que malgré l&rsquo;engagement des associations sur l&rsquo;île, les besoins restent supérieurs aux moyens disponibles.</p>
<p style="text-align: justify;">Pour construire son modèle, la BAM 976 entend notamment s&rsquo;inspirer de l&rsquo;expérience de la Banque alimentaire des Mascareignes, implantée à La Réunion, et travailler avec les structures déjà présentes à Mayotte, dont notamment l&rsquo;ONG Super-Novae, qui avait été associée dans le passé à un projet sur ce sujet. De quoi nourrir le projet encore en construction, dont les premières étapes passent désormais par l&rsquo;obtention de locaux et la mise en place de partenariats.</p>
<p>Mathilde Hangard</p>
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		<title>« On ne lâchera rien ! » : les personnels de l’Éducation poursuivent leur mouvement</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/06/05/on-ne-lachera-rien-les-personnels-de-leducation-poursuivent-leur-mouvement/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Shanyce MATHIAS ALI]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 05 Jun 2026 01:45:57 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Education]]></category>
		<category><![CDATA[Social]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[AED]]></category>
		<category><![CDATA[AESH]]></category>
		<category><![CDATA[EMS]]></category>
		<category><![CDATA[grève]]></category>
		<category><![CDATA[personnels de vie scolaire]]></category>
		<category><![CDATA[rectorat]]></category>
		<category><![CDATA[syndicat]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lejournaldemayotte.yt/?p=52663</guid>

					<description><![CDATA[<p>Ce jeudi 4 juin marque la fin d’une semaine de mobilisation pour les personnels de vie scolaire, mais les syndicats préviennent déjà qu’un nouvel appel national à la grève est en préparation, alors que les discussions avec le rectorat n’ont pas permis de déboucher sur des avancées concrètes.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Depuis le début du mouvement, le lundi 1er juin dernier, les revendications restent les mêmes. Sur le terrain, les personnels parlent d’une situation qui ne change pas malgré les années, avec les mêmes difficultés qui reviennent : absence de grille salariale, absence de progression de carrière et un sentiment de ne pas être reconnus à la hauteur des missions exercées au sein des établissements scolaires.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Des revendications centrées sur le statut</strong></h2>
<p style="text-align: justify;">Pour Bruno Dezile, secrétaire général de la CGT Éduc’action Mayotte, la situation s’est installée dans le temps sans réelle évolution. Il décrit des personnels qui, malgré la diversité de leurs contrats, partagent une même réalité de précarité. « <em>Beaucoup sont sous contrats à durée déterminée, parfois renouvelés, parfois transformés en CDI, mais sans que cela change réellement la situation salariale</em> », explique-t-il.</p>
<figure id="attachment_52732" aria-describedby="caption-attachment-52732" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-52732" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_8171-2-300x169.jpg" alt="" width="300" height="169" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_8171-2-300x169.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_8171-2-1024x576.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_8171-2-768x432.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_8171-2-1536x864.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_8171-2-2048x1152.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_8171-2-150x84.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_8171-2-696x392.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_8171-2-1068x601.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_8171-2-1920x1080.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_8171-2-500x281.jpg 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_8171-2-800x450.jpg 800w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_8171-2-1280x720.jpg 1280w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_8171-2-1320x743.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-52732" class="wp-caption-text">Plusieurs syndicats étaient réunis aux côtés des agents.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Le représentant insiste surtout sur un  point : l’absence de grille salariale. « <em>La plupart de ces collègues n’ont pas de grille salariale, donc il n’y a aucune évolution prévue au niveau du salaire</em> », poursuit-il, en expliquant que même après une ancienneté, les rémunérations restent identiques. Pour lui, cela pose un problème de fond sur la reconnaissance même de ces métiers.</p>
<p style="text-align: justify;">Le syndicaliste va plus loin en décrivant des conditions de travail qu’il juge difficiles à tenir sur la durée, avec des temps de travail élevés, parfois jusqu’à 41 heures par semaine pour certains assistants d&rsquo;éducation (AED).</p>
<p style="text-align: justify;">Il évoque aussi une réalité sociale, notamment à Mayotte, où une grande partie des AED seraient des femmes, souvent mères de famille, contraintes de composer avec des temps partiels imposés. « <em>Quand vous êtes à 50 % ou 75 %, vous touchez en conséquence et pour vivre ce n’est pas idéal</em> », résume-t-il, en soulignant que la revendication d’un passage à 100 % pour tous est aussi une question de dignité de vie.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Un dialogue jugé bloqué avec le rectorat</strong></h2>
<figure id="attachment_52736" aria-describedby="caption-attachment-52736" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-52736" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_8157-2-300x169.jpg" alt="" width="300" height="169" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_8157-2-300x169.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_8157-2-1024x576.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_8157-2-768x432.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_8157-2-1536x864.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_8157-2-2048x1152.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_8157-2-150x84.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_8157-2-696x392.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_8157-2-1068x601.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_8157-2-1920x1080.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_8157-2-500x281.jpg 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_8157-2-800x450.jpg 800w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_8157-2-1280x720.jpg 1280w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_8157-2-1320x743.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-52736" class="wp-caption-text">Des banderoles et des drapeaux des syndicats étaient accrochés sur le portail du rectorat.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;" data-start="3112" data-end="3487">Les syndicats pointent également des conditions de travail difficiles dans les établissements, avec un manque de matériel, des locaux parfois inadaptés, ainsi qu&rsquo;une pression croissante sur les missions de surveillance et d’accompagnement des élèves. Ils estiment que les exigences augmentent, sans que les moyens de formation ne suivent.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="3112" data-end="3487">Sur le plan du dialogue avec le rectorat, le constat reste au même point : des échanges ont eu lieu, mais sans avancées, avec des réponses jugées insuffisantes. « <em>Ça a été un bras de fer</em> », résume le syndicaliste à propos de la dernière rencontre. « <em>Ils bottent en touche en expliquant que c&rsquo;est au ministère de prendre les décisions</em> ».</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="3112" data-end="3487">Mais selon lui, certaines mesures pourraient être prises localement pour améliorer rapidement la situation.  « <em>Il y a des petites mesures qui pourraient être mises en place tout de suite pour apaiser les choses</em> ». Il affirme, que si le blocage actuel dure, cela ne sera pas sans conséquences sur la suite du mouvement.</p>
<h2 style="text-align: center;" data-start="3112" data-end="3487"><strong>Des conditions de travail difficiles</strong></h2>
<p style="text-align: justify;" data-start="4199" data-end="4579">Du côté des salariés, le sentiment est similaire, celui d’un système bloqué. Mohamed Abdou, AED au Collège de Dzoumogné depuis onze ans, décrit ses difficultés du quotidien, en effet, dans son cas, les fins de mois sont parfois compliquées, malgré une activité à temps plein. « <em>J’ai une famille à nourrir, des charges à payer ce n’est pas normal</em> <em>! »</em>. Il ajoute avec frustration  : «<em> On est le quatre et je suis déjà à moins 1.300 euros sur mon compte</em> ».</p>
<figure id="attachment_52737" aria-describedby="caption-attachment-52737" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-52737" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_8199-2-300x289.jpg" alt="" width="300" height="289" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_8199-2-300x289.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_8199-2-768x740.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_8199-2-150x144.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_8199-2-696x670.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_8199-2-500x482.jpg 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_8199-2-800x770.jpg 800w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_8199-2.jpg 892w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-52737" class="wp-caption-text">Les agents dénoncent un manque de communication de la part du rectorat.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;" data-start="4199" data-end="4579">Dans un autre registre, les équipes mobiles de sécurité alertent sur la réalité de leurs missions dans les établissements. « <em>Vous voyez les vidéos qui circulent sur les réseaux sociaux</em>. <em>Quand il y a de la violence, c’est nous qui sommes en première ligne</em> », confie Ibrahim Magnele, équipes mobiles de sécurité (EMS) à Kahani.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="4199" data-end="4579">Selon lui, certains de ces collègues ont déjà été touchés par ses violences à plusieurs reprises et rien a été mis en place de la part du rectorat en termes d&rsquo;indemnisation. « <em>Aujourd&rsquo;hui on veut une prime de reconnaissance, car on met notre vie an danger tous les jours, on veut juste revendiquer nos droits</em> ».</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="4199" data-end="4579">Alors que la mobilisation devait initialement s’achever avec cette journée du 4 juin, les syndicats évoquent déjà la suite. Un appel national à la grève pour le mardi 9 juin prochain est en préparation, notamment pour les accompagnants d&rsquo;élèves en situation de handicap (AESH) et pourrait concerner l’ensemble des personnels. Comme le résume Bruno Dezile : « <em>on ne lâchera rien !</em> ».</p>
<p data-start="4199" data-end="4579">Shanyce MATHIAS ALI.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/06/05/on-ne-lachera-rien-les-personnels-de-leducation-poursuivent-leur-mouvement/">« On ne lâchera rien ! » : les personnels de l’Éducation poursuivent leur mouvement</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
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