<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>Mathilde HANGARD, auteur/autrice sur Le Journal De Mayotte</title>
	<atom:link href="https://lejournaldemayotte.yt/author/mathilde/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>https://lejournaldemayotte.yt/author/mathilde/</link>
	<description>L&#039;information à Mayotte</description>
	<lastBuildDate>Sun, 04 Oct 2026 14:36:06 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr-FR</language>
	<sy:updatePeriod>
	hourly	</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>
	1	</sy:updateFrequency>
	<generator>https://wordpress.org/?v=7.1.2</generator>

<image>
	<url>https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/favicon-jdm-150x150.png</url>
	<title>Mathilde HANGARD, auteur/autrice sur Le Journal De Mayotte</title>
	<link>https://lejournaldemayotte.yt/author/mathilde/</link>
	<width>32</width>
	<height>32</height>
</image> 
	<item>
		<title>« Les patientes viennent avec leur soeur, une copine, mais jamais avec leur conjoint », alerte la présidente d&#8217;AMALCA</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/10/05/les-patientes-viennent-avec-leur-soeur-une-copine-mais-jamais-avec-leur-conjoint-alerte-la-presidente-damalca/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mathilde HANGARD]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 05 Oct 2026 02:00:50 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Santé]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[Aidant]]></category>
		<category><![CDATA[AMALCA]]></category>
		<category><![CDATA[ARS]]></category>
		<category><![CDATA[Cancer du sein]]></category>
		<category><![CDATA[CHM]]></category>
		<category><![CDATA[Conjoint]]></category>
		<category><![CDATA[CRCDC]]></category>
		<category><![CDATA[CSSM]]></category>
		<category><![CDATA[Mayotte]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lejournaldemayotte.yt/?p=59611</guid>

					<description><![CDATA[<p>Quand le cancer du sein entre dans une famille, les femmes ne sont pas toujours accompagnées par celle ou celui qui partage leur vie. À Mayotte, l'association AMALCA observe que les soeurs, les amies, les tantes et les grands-mères prennent souvent le relais, tandis que les conjoints restent en retrait. Une réalité que l'association veut désormais comprendre et faire évoluer.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/10/05/les-patientes-viennent-avec-leur-soeur-une-copine-mais-jamais-avec-leur-conjoint-alerte-la-presidente-damalca/">« Les patientes viennent avec leur soeur, une copine, mais jamais avec leur conjoint », alerte la présidente d&rsquo;AMALCA</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Les soeurs sont là. Les amies aussi. Les tantes et les grands-mères prennent souvent le relais pour les enfants ou les déplacements. Mais le conjoint, lui, apparaît beaucoup plus rarement dans le parcours de soins. C&rsquo;est ce que constate depuis plusieurs années AMALCA, l&rsquo;association mahoraise pour la lutte contre le cancer. Pour son lancement d&rsquo;Octobre rose, elle a décidé de mettre cette absence en lumière et de donner la parole à des hommes venus témoigner de leur expérience.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Une absence de conjoint qui interpelle</b></h2>
<figure id="attachment_15536" aria-describedby="caption-attachment-15536" style="width: 243px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Octobre-Rose-REDECA-CRCDC-Cancer2-scaled-1.webp"><img fetchpriority="high" decoding="async" class="size-medium wp-image-15536" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Octobre-Rose-REDECA-CRCDC-Cancer2-scaled-1-243x300.webp" alt="Mayotte, cancer du sein, " width="243" height="300" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Octobre-Rose-REDECA-CRCDC-Cancer2-scaled-1-243x300.webp 243w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Octobre-Rose-REDECA-CRCDC-Cancer2-scaled-1-831x1024.webp 831w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Octobre-Rose-REDECA-CRCDC-Cancer2-scaled-1-768x947.webp 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Octobre-Rose-REDECA-CRCDC-Cancer2-scaled-1-1246x1536.webp 1246w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Octobre-Rose-REDECA-CRCDC-Cancer2-scaled-1-1662x2048.webp 1662w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Octobre-Rose-REDECA-CRCDC-Cancer2-scaled-1-150x185.webp 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Octobre-Rose-REDECA-CRCDC-Cancer2-scaled-1-300x370.webp 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Octobre-Rose-REDECA-CRCDC-Cancer2-scaled-1-324x400.webp 324w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Octobre-Rose-REDECA-CRCDC-Cancer2-scaled-1-696x858.webp 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Octobre-Rose-REDECA-CRCDC-Cancer2-scaled-1-1068x1316.webp 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Octobre-Rose-REDECA-CRCDC-Cancer2-scaled-1-1920x2366.webp 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Octobre-Rose-REDECA-CRCDC-Cancer2-scaled-1-1320x1627.webp 1320w" sizes="(max-width: 243px) 100vw, 243px" /></a><figcaption id="caption-attachment-15536" class="wp-caption-text">Dans leur parcours de soins, les femmes touchées par un cancer sont souvent accompagnées de leurs soeurs ou de leurs amies mais rarement de leur conjoint.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Le constat est venu des patientes que l&rsquo;association accompagne, mais aussi de ce qu&rsquo;elle observe lors des rendez-vous médicaux: <em>« On s&rsquo;est rendus compte que dans le parcours de la maladie, aussi bien dans le parcours médical au centre hospitalier de Mayotte que chez nous à AMALCA, les patientes viennent avec leur soeur, une copine mais jamais leur conjoint ou leur mari »</em>, déplore Sourayat Bamana, présidente d&rsquo;AMALCA.</p>
<p style="text-align: justify;">Pour elle, cette situation mérite d&rsquo;être regardée de près. Elle évoque notamment des couples qui se sont <em>« éclatés avec la maladie »</em>, avec un phénomène qui serait <em>« encore plus marqué »</em> dans la société mahoraise, estime-t-elle.</p>
<p style="text-align: justify;">Le sujet est d&rsquo;autant plus important que la maladie ne concerne pas uniquement la personne qui reçoit le diagnostic. Quand une mère doit suivre des traitements ou se rendre à l&rsquo;extérieur du territoire pour une évacuation sanitaire, toute l&rsquo;organisation familiale peut être bouleversée. <em>« C&rsquo;est la personne qui prend le relais de la famille s&rsquo;il y a des enfants, il faut les gérer »</em>, rappelle Sourayat Bamana en parlant du rôle que pourrait jouer le conjoint.</p>
<p style="text-align: justify;">Mais dans les faits, ce sont souvent d&rsquo;autres membres de la famille qui prennent le relais. <em>« Quand il y a des déplacements en évacuations sanitaires, ici à Mayotte, ce sont les tatis, les grands-mères, et rarement le papa, alors que c&rsquo;est lui qui devrait prendre cette place-là</em>« , poursuit-elle. AMALCA veut désormais comprendre pourquoi cette situation se répète. <em>« On cherche à comprendre qu&rsquo;est-ce qui fait qu&rsquo;on en arrive à cette situation-là »</em>, explique la présidente de l&rsquo;association.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Un homme appelle AMALCA pour savoir comment accompagner sa femme</b></h2>
<figure id="attachment_54678" aria-describedby="caption-attachment-54678" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2479-scaled.jpg"><img decoding="async" class="wp-image-54678 size-medium" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2479-300x200.jpg" alt="Mayotte, CHM, cancer, hémato-oncologie," width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2479-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2479-1024x683.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2479-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2479-1536x1024.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2479-2048x1366.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2479-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2479-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2479-1068x712.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2479-1920x1280.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2479-500x333.jpg 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2479-800x533.jpg 800w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2479-1280x853.jpg 1280w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2479-1320x880.jpg 1320w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-54678" class="wp-caption-text">La conférence d&rsquo;AMALCA cherche à faire évoluer la place des conjoints dans le parcours de la maladie, en leur donnant notamment les moyens de mieux accompagner leur compagne et leur famille. Mathilde Hangard / JDM.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Pendant la conférence, certaines femmes, mais aussi des hommes ont témoigné de leur parcours, montrant bien que la situation n&rsquo;est pas figée et que certains conjoints cherchent, eux aussi, à comprendre comment accompagner leur épouse et gérer leur foyer, lorsque la maladie survient.</p>
<p style="text-align: justify;">Sourayat Bamana raconte notamment l&rsquo;histoire d&rsquo;un homme qui a pris contact avec AMALCA de sa propre initiative. Sa conjointe ne lui avait pas immédiatement parlé de son cancer du sein. Mais il avait remarqué qu&rsquo;elle avait changé.<em> « Il a insisté, il a vu que sa femme avait changé, il l&rsquo;a questionnée, elle a fini par lui dire qu&rsquo;elle avait un cancer du sein »</em>, raconte-t-elle.</p>
<p style="text-align: justify;">L&rsquo;homme a alors pris son téléphone pour contacter l&rsquo;association*. Il voulait connaître les démarches, savoir vers qui se tourner et comprendre comment accompagner son épouse. <em>« C&rsquo;est le monsieur qui a pris le téléphone pour nous appeler, et pour demander quel était le parcours, pour orienter son épouse et comment il pouvait l&rsquo;accompagner »</em>, ajoute Sourayat Bamana.</p>
<p style="text-align: justify;">Avec les partenaires de l&rsquo;association, notamment le Centre régional de coordination des dépistages des cancers (CRCDC), l&rsquo;Agence régionale de santé (ARS), et le Centre hospitalier de Mayotte (CHM), il a pu être orienté. Mais derrière sa démarche se trouvait surtout une inquiétude pour sa famille. <em>« Il était en panique car il est beaucoup investi dans l&rsquo;accompagnement de sa petite famille, il s&rsquo;inquiétait de savoir si sa femme allait être évasanée qu&rsquo;est-ce qui allait se passer »</em>, décrit encore la présidente d&rsquo;AMALCA.</p>
<p style="text-align: justify;">Ce témoignage a aussi conforté l&rsquo;association AMALCA dans l&rsquo;idée de mettre les conjoints au coeur de la réflexion. Car lorsque la maladie surgit, les conjoints de la personne malade peuvent eux aussi se retrouver démunis, sans savoir vers qui se tourner, comment accompagner leur compagne ou simplement quelle place prendre à ses côtés. <em>« C&rsquo;est vraiment pour cela qu&rsquo;on a voulu mettre en lumière ce thème »</em>, insiste Sourayat Bamana.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Donner aux conjoints les moyens de prendre leur place</b></h2>
<figure id="attachment_45960" aria-describedby="caption-attachment-45960" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/Salle-dattente-scaled.jpg"><img decoding="async" class="wp-image-45960 size-medium" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/Salle-dattente-300x225.jpg" alt="Mayotte, CRCDC, cancer du col de l'utérus," width="300" height="225" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/Salle-dattente-300x225.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/Salle-dattente-1024x768.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/Salle-dattente-768x576.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/Salle-dattente-1536x1152.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/Salle-dattente-2048x1536.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/Salle-dattente-150x113.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/Salle-dattente-696x522.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/Salle-dattente-1068x801.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/Salle-dattente-1920x1440.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/Salle-dattente-265x198.jpg 265w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/Salle-dattente-1320x990.jpg 1320w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-45960" class="wp-caption-text">Dès le dépistage et tout au long de la maladie, la place du conjoint peut être essentielle pour accompagner sa compagne et la famille. Mathilde Hangard / JDM</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Après avoir posé le constat, AMALCA veut maintenant chercher des réponses. Comment aider les conjoints à ne pas rester en dehors du parcours lorsque leur femme tombe malade ? Des temps d&rsquo;échange pourraient notamment leur permettre de parler de leurs inquiétudes, de comprendre la maladie et de savoir vers qui se tourner. Car lorsque les traitements commencent, les questions arrivent vite. Qui s&rsquo;occupe des enfants ? Comment s&rsquo;organiser si la mère doit partir en évacuation sanitaire ? Que faire, simplement, quand on ne sait pas comment aider ?</p>
<p style="text-align: justify;">Pour AMALCA, cette réflexion doit désormais se poursuivre avec les acteurs engagés sur le territoire. Mais pour Sourayat Bamana, le premier pas peut aussi venir des conjoints eux-mêmes. <em>« Il faut appeler, avoir le courage de demander de l&rsquo;aide dans l&rsquo;accompagnement de sa conjointe, on est là pour cela »</em>, conclut-elle, en encourageant les hommes à pousser la porte d&rsquo;une association lorsqu&rsquo;ils ne savent pas comment faire face à la maladie.</p>
<p>Mathilde Hangard</p>
<p>*AMALCA : 06 39 69 34 78</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/10/05/les-patientes-viennent-avec-leur-soeur-une-copine-mais-jamais-avec-leur-conjoint-alerte-la-presidente-damalca/">« Les patientes viennent avec leur soeur, une copine, mais jamais avec leur conjoint », alerte la présidente d&rsquo;AMALCA</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>« Le travail de recensement est en cours », le maire de Mamoudzou s&#8217;est lancé dans un contrôle du bâti</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/10/02/le-travail-de-recensement-est-en-cours-le-maire-de-mamoudzou-sest-lance-dans-un-controle-du-bati/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mathilde HANGARD]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 02 Oct 2026 02:00:46 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[Architecture]]></category>
		<category><![CDATA[Bâtiments]]></category>
		<category><![CDATA[CADEMA]]></category>
		<category><![CDATA[CAUE]]></category>
		<category><![CDATA[Constructions]]></category>
		<category><![CDATA[Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[Police de l'urbanisme]]></category>
		<category><![CDATA[Séisme]]></category>
		<category><![CDATA[Ville de Mamoudzou]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lejournaldemayotte.yt/?p=59521</guid>

					<description><![CDATA[<p>Après avoir annoncé à notre rédaction en juillet dernier le renforcement des contrôles sur les constructions, la mairie de Mamoudzou avance désormais sur leur recensement. Un travail préalable qui doit permettre d'identifier les bâtiments concernés et de mieux cibler les futures interventions de la police de l'urbanisme.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/10/02/le-travail-de-recensement-est-en-cours-le-maire-de-mamoudzou-sest-lance-dans-un-controle-du-bati/">« Le travail de recensement est en cours », le maire de Mamoudzou s&rsquo;est lancé dans un contrôle du bâti</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Dans plusieurs communes de l&rsquo;île, et notamment Mamoudzou, les constructions en béton poussent les unes sur les autres. Étages supplémentaires, fers qui dépassent, murs bruts, peintures jamais terminées, bâtiments parfois inachevés. Sur les hauteurs de la ville, ces maisons gagnent du terrain et bouchent peu à peu les vues. Certaines donnent surtout à voir les fragilités d&rsquo;un bâti construit par étapes, parfois sans contrôle. Mais avant de contrôler, encore faut-il savoir précisément quoi contrôler.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Recenser avant de contrôler</b></h2>
<figure id="attachment_59545" aria-describedby="caption-attachment-59545" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/10/IMG_3365-scaled.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-59545" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/10/IMG_3365-300x200.jpg" alt="Mayotte, habitation, maison, constructions, Mamoudzou, ville, " width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/10/IMG_3365-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/10/IMG_3365-1024x683.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/10/IMG_3365-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/10/IMG_3365-1536x1024.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/10/IMG_3365-2048x1366.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/10/IMG_3365-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/10/IMG_3365-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/10/IMG_3365-1068x712.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/10/IMG_3365-1920x1280.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/10/IMG_3365-500x333.jpg 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/10/IMG_3365-800x533.jpg 800w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/10/IMG_3365-1280x853.jpg 1280w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/10/IMG_3365-1320x880.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-59545" class="wp-caption-text">À Mamoudzou, les constructions se sont multipliées et densifiées sur les hauteurs. Mathilde Hangard / JDM</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Trois mois après l&rsquo;annonce d&rsquo;un renforcement des contrôles, la mairie de Mamoudzou en est encore à la première étape, celle du recensement des constructions et de leur localisation. Interrogé par notre rédaction sur l&rsquo;avancement du dispositif, le maire répond que <em>« le travail de recensement est en cours ». </em>Un travail préparatoire, moins visible que les contrôles annoncés, mais indispensable pour la suite. La mairie cherche ainsi à établir un état des lieux du bâti et à déterminer la situation des constructions au regard des règles d&rsquo;urbanisme.</p>
<p style="text-align: justify;">En juillet dernier, la municipalité avait annoncé la création d&rsquo;une police intercommunale portée par la Communauté d&rsquo;agglomération Dembéni-Mamoudzou (CADEMA). Parmi ses missions figuraient notamment les contrôles liés à l&rsquo;urbanisme, mais aussi la propreté et la salubrité publique.</p>
<p style="text-align: justify;">Depuis, la priorité est donc de mieux connaître le terrain. Car dans les quartiers de Mamoudzou, les bâtiments ne se ressemblent pas seulement par leur matériau. Certains sont achevés, d&rsquo;autres non. Certains ont été construits d&rsquo;un seul bloc, d&rsquo;autres ont gagné un étage, puis un autre. Cette croissance par étapes complique le travail des collectivités. Pour savoir ce qui est régulier ou non, encore faut-il disposer d&rsquo;une photographie suffisamment précise de l&rsquo;existant. Le recensement doit justement permettre de poser cette première base.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Un bâti déjà fragilisé</b></h2>
<figure id="attachment_59546" aria-describedby="caption-attachment-59546" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/10/IMG_3366.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-59546" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/10/IMG_3366-300x200.jpg" alt="Mayotte, habitation, maison, constructions, Mamoudzou, ville, " width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/10/IMG_3366-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/10/IMG_3366-1024x683.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/10/IMG_3366-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/10/IMG_3366-1536x1024.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/10/IMG_3366-2048x1366.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/10/IMG_3366-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/10/IMG_3366-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/10/IMG_3366-1068x712.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/10/IMG_3366-1920x1280.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/10/IMG_3366-500x333.jpg 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/10/IMG_3366-800x533.jpg 800w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/10/IMG_3366-1280x854.jpg 1280w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/10/IMG_3366-1320x880.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-59546" class="wp-caption-text">À Mamoudzou, la densité des constructions complique aussi le travail de recensement du bâti. Mathilde Hangard / JDM</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Cette opération intervient alors que Mayotte continue de se reconstruire après le cyclone Chido, qui a frappé l&rsquo;île le 14 décembre 2024. Depuis, le Conseil d&rsquo;architecture, d&rsquo;urbanisme et de l&rsquo;environnement (CAUE) accompagne notamment des habitants dans leurs travaux de réparation et de reconstruction.</p>
<p style="text-align: justify;">Lors de leurs diagnostics, ses architectes ont constaté d&rsquo;importantes fragilités sur le bâti, comme des fissures, des infiltrations dans les bétons, ou encore des problèmes de ventilation&#8230; Mais leurs visites ont aussi fait apparaître une autre difficulté, celle d&rsquo;habitations reconstruites ou agrandies sans permis de construire, et qui n&rsquo;étaient donc pas passées par les services d&rsquo;urbanisme des communes. Le problème n&rsquo;est pas seulement administratif. Lorsqu&rsquo;un bâtiment est construit ou agrandi sans instruction préalable, les collectivités disposent de moins d&rsquo;éléments pour vérifier sa conformité et les conditions dans lesquelles les travaux ont été réalisés.</p>
<p style="text-align: justify;">Dans les reconstructions qui ont suivi le cyclone, le béton s&rsquo;est par ailleurs imposé dans de nombreux projets de rénovation sous forme de dalles, d&rsquo;extensions, ou pour la construction de nouveaux niveaux&#8230; Ces choix, peuvent répondre à l&rsquo;urgence de reconstruire, mais ils doivent aussi être adaptés au bâtiment existant, au climat et aux contraintes du terrain.</p>
<p style="text-align: justify;">Le contexte mahorais rend cette question d&rsquo;autant plus sensible que l&rsquo;île doit composer avec les cyclones, mais aussi avec l&rsquo;activité sismo-volcanique du Fani Maoré, découverte par les scientifiques en 2018. Dans ce contexte, le recensement doit d’abord permettre aux collectivités de mieux connaître le bâti existant, sa localisation et son état, avant d’envisager, le cas échéant, une mise en conformité ou une sanction.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Après le recensement, les contrôles</b></h2>
<figure id="attachment_59547" aria-describedby="caption-attachment-59547" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/10/IMG_3218-scaled.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-59547" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/10/IMG_3218-300x200.jpg" alt="Mayotte, habitation, maison, constructions, Mamoudzou, ville, " width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/10/IMG_3218-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/10/IMG_3218-1024x683.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/10/IMG_3218-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/10/IMG_3218-1536x1024.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/10/IMG_3218-2048x1365.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/10/IMG_3218-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/10/IMG_3218-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/10/IMG_3218-1068x712.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/10/IMG_3218-1920x1280.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/10/IMG_3218-500x333.jpg 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/10/IMG_3218-800x533.jpg 800w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/10/IMG_3218-1280x853.jpg 1280w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/10/IMG_3218-1320x880.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-59547" class="wp-caption-text">Un imposant bâtiment en béton dans le quartier de Cavani, à Mamoudzou. Mathilde Hangard / JDM</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Pour la mairie, l&rsquo;enjeu suivant est de transformer cet état des lieux en outil de contrôle. En juillet, le maire expliquait que la collectivité était<em> « en train de monter en compétences »</em> et que <em>« les contrôles vont s&rsquo;enchaîner en conséquence ».</em></p>
<p style="text-align: justify;">Reste à savoir jusqu&rsquo;où il ira, combien de constructions seront identifiées et surtout comment les informations recueillies seront exploitées. Car sur le terrain, les situations sont diverses. Une construction peut être autorisée, puis modifiée au fil des années. D&rsquo;autres ont pu être réalisées sans permis. Certaines peuvent aussi présenter des fragilités qui nécessitent une intervention urgente. Cette connaissance du bâti doit permettre à la mairie de mieux cibler ses contrôles, plutôt que de dépendre uniquement des signalements ou de découvrir les situations au gré des chantiers.</p>
<p style="text-align: justify;">Pour l&rsquo;heure, aucune donnée ne permet encore de mesurer l&rsquo;ampleur des constructions concernées par d&rsquo;éventuelles irrégularités. Le recensement doit d&rsquo;abord établir cette photographie du bâti à Mamoudzou. Il faudra donc encore attendre la fin de ce travail pour connaître les premiers résultats et voir comment la mairie entend donner suite à ces informations.<span class="Apple-converted-space"> Ensuite, viendra le temps des contrôles. </span></p>
<p>Mathilde Hangard</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/10/02/le-travail-de-recensement-est-en-cours-le-maire-de-mamoudzou-sest-lance-dans-un-controle-du-bati/">« Le travail de recensement est en cours », le maire de Mamoudzou s&rsquo;est lancé dans un contrôle du bâti</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>« Apprendre en faisant », les étudiants mahorais flottent au-dessus du volcan Fani Maoré</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/10/02/apprendre-en-faisant-les-etudiants-mahorais-flottent-au-dessus-du-volcan-fani-maore/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mathilde HANGARD]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 02 Oct 2026 01:45:11 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Environnement]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[BRGM]]></category>
		<category><![CDATA[Fani Moaré]]></category>
		<category><![CDATA[Ifremer]]></category>
		<category><![CDATA[Marion Dufresne II]]></category>
		<category><![CDATA[Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[REVOSIMA]]></category>
		<category><![CDATA[volcan]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lejournaldemayotte.yt/?p=59424</guid>

					<description><![CDATA[<p>Depuis le 18 septembre 2026, dix-huit jeunes de l'océan Indien de l'École Bleu Outremer vivent au rythme du Marion Dufresne II, embarqués pour une immersion réelle, pour comprendre l'activité du volcan sous-marin Fani Maoré. </p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/10/02/apprendre-en-faisant-les-etudiants-mahorais-flottent-au-dessus-du-volcan-fani-maore/">« Apprendre en faisant », les étudiants mahorais flottent au-dessus du volcan Fani Maoré</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Le navire Marion Dufresne II est devenu leur lieu de vie, mais aussi leur salle de cours. Venus de La Réunion, Mayotte, Madagascar, des Comores, des Seychelles et de Maurice, dix-huit jeunes suivent la campagne MAYOBS 36 aux côtés des scientifiques et de l&rsquo;équipage depuis le 18 septembre 2026.</p>
<p style="text-align: justify;">Après une première étape consacrée au mont sous-marin La Pérouse, ils sont désormais plongés dans la surveillance de l&rsquo;activité sismo-volcanique au large de Mayotte, du volcan Fani Maoré.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Au plus près des instruments et des chercheurs</b></h2>
<figure id="attachment_1794" aria-describedby="caption-attachment-1794" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Capture-decran-2024-11-14-a-08.32.04.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-1794" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Capture-decran-2024-11-14-a-08.32.04-300x225.jpg" alt="Mayotte, volcan, REVOSIMA, surveillance, Fani Maoré, Dziani, ilots, capteurs, plateforme," width="300" height="225" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Capture-decran-2024-11-14-a-08.32.04-300x225.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Capture-decran-2024-11-14-a-08.32.04-768x577.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Capture-decran-2024-11-14-a-08.32.04-150x113.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Capture-decran-2024-11-14-a-08.32.04-696x523.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Capture-decran-2024-11-14-a-08.32.04.jpg 788w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-1794" class="wp-caption-text">Depuis sa découverte en 2019, le volcan sous-marin, Fani Maoré, fait l’objet d’un suivi scientifique régulier pour mieux comprendre son activité.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Les participants prennent part aux différentes opérations de la mission. Cartographie des fonds marins, observation des émissions de fluides et de particules, analyse de la colonne d&rsquo;eau, prélèvements de roches volcaniques ou encore suivi des instruments sous-marins rythment la mission. Parmi ces instruments, les sismomètres installés sur le fond marin permettent notamment de suivre l&rsquo;activité sismique.</p>
<p style="text-align: justify;">Pour ces jeunes, la science se dévoile donc directement sur le terrain. Ils observent les équipes à l&rsquo;oeuvre, participent aux opérations et découvrent comment les observations réalisées en mer deviennent ensuite des données scientifiques. Le programme alterne aussi conférences, présentations, échanges entre les participants et découverte des différents métiers présents à bord.</p>
<p style="text-align: justify;">L&rsquo;objectif de l&rsquo;École Bleu Outremer est justement de faire du navire un lieu d&rsquo;apprentissage. Imaginé par l&rsquo;Ifremer et la direction générale des Outre-mer, le dispositif reprend le principe des<em> « universités flottantes »</em>, où la science se partage autant qu&rsquo;elle se pratique sur la mer.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>« Nous avons besoin d&rsquo;une nouvelle génération de scientifiques qui connaissent leur océan, qui aient envie de l&rsquo;étudier et qui soient capables de travailler ensemble »</em>, explique François Houllier, président-directeur général de l&rsquo;Ifremer. Selon lui, cette expérience permet avant tout <em>« d&rsquo;apprendre en faisant ».</em> Il poursuit. <em>« On observe, on échange et, surtout, on comprend que la connaissance de l&rsquo;océan est une aventure collective ». </em></p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Une expérience partagée entre les territoires de l&rsquo;océan Indien</b></h2>
<figure id="attachment_38470" aria-describedby="caption-attachment-38470" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/10/Marion-Dufresne-4.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-38470" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/10/Marion-Dufresne-4-300x200.jpg" alt="Marion Dufresne, Fani Maoré, Revosima, étudiants, océanographie, sciences, Mayotte" width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/10/Marion-Dufresne-4-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/10/Marion-Dufresne-4-1024x682.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/10/Marion-Dufresne-4-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/10/Marion-Dufresne-4-1536x1024.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/10/Marion-Dufresne-4-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/10/Marion-Dufresne-4-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/10/Marion-Dufresne-4-1068x712.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/10/Marion-Dufresne-4-1920x1280.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/10/Marion-Dufresne-4-1320x880.jpg 1320w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/10/Marion-Dufresne-4.jpg 2000w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-38470" class="wp-caption-text">300 séismes avaient été enregistrés en mars 2026, soit en moyenne 4 séismes par jour.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">La particularité de cette deuxième édition tient aussi à la diversité des jeunes embarqués. Ils viennent de plusieurs territoires de l&rsquo;océan Indien et suivent des formations très différentes, scientifiques, maritimes ou artistiques. Dix encadrants les accompagnent, parmi lesquels des enseignants-chercheurs, des ingénieurs, des professionnels du maritime, des médiateurs, des artistes et des communicants.</p>
<p style="text-align: justify;">Pour Pascale Chabanet, chercheuse à l&rsquo;Institut de recherche pour le développement, et marraine de cette édition, cette transmission est au coeur de l&rsquo;expérience.<em> « Quand on a la chance de consacrer sa vie à l&rsquo;océan, on a aussi une responsabilité, celle de transmettre cette passion et donner envie aux jeunes générations de prendre le relais ». </em></p>
<p style="text-align: justify;">La mission permet aussi aux participants de confronter leurs expériences. Helga Ravelohasina, étudiante de l&rsquo;Institut Halieutique et des Sciences Marines de l&rsquo;université de Toliara, à Madagascar, parle d&rsquo;une occasion de <em>« vivre pleinement la recherche en mer »</em> et de partager son expérience avec d&rsquo;autres jeunes scientifiques de l&rsquo;océan Indien.</p>
<p style="text-align: justify;">Sur le navire, les parcours se croisent ainsi autour d&rsquo;un même territoire maritime. L&rsquo;expérience scientifique devient aussi une expérience collective, avec l&rsquo;idée de faire émerger des liens entre des jeunes qui ne se seraient pas nécessairement rencontrés autrement.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Faire de la science une histoire à raconter</b></h2>
<figure id="attachment_59554" aria-describedby="caption-attachment-59554" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/10/Capture-decran-2026-10-01-a-14.46.29.png"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-59554" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/10/Capture-decran-2026-10-01-a-14.46.29-300x208.png" alt="Mayotte, RENASS, séisme, volcan, Fani Maoré," width="300" height="208" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/10/Capture-decran-2026-10-01-a-14.46.29-300x208.png 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/10/Capture-decran-2026-10-01-a-14.46.29-1024x711.png 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/10/Capture-decran-2026-10-01-a-14.46.29-768x533.png 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/10/Capture-decran-2026-10-01-a-14.46.29-150x104.png 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/10/Capture-decran-2026-10-01-a-14.46.29-218x150.png 218w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/10/Capture-decran-2026-10-01-a-14.46.29-696x483.png 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/10/Capture-decran-2026-10-01-a-14.46.29-1068x742.png 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/10/Capture-decran-2026-10-01-a-14.46.29-100x70.png 100w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/10/Capture-decran-2026-10-01-a-14.46.29-200x140.png 200w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/10/Capture-decran-2026-10-01-a-14.46.29-500x347.png 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/10/Capture-decran-2026-10-01-a-14.46.29-800x556.png 800w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/10/Capture-decran-2026-10-01-a-14.46.29.png 1106w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-59554" class="wp-caption-text">Chaque jour, les scientifiques enregistrent des séismes liés à l’activité du système volcanique de Fani Maoré à Mayotte. Photographie / Capture d&rsquo;écran des dernières données du RéNaSS, le 1er octobre 2026.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">De plus, la mission ne s&rsquo;arrête pas à ces simples interactions académiques, ni à des prélèvements et des relevés, les étudiants issus des filières artistiques doivent eux aussi contribuer à raconter à leur manière ce qu&rsquo;ils vivent à bord.</p>
<p style="text-align: justify;">Ce travail a vocation à prendre plusieurs formes, du livret d&#8217;embarquement, à des interviews dessinées ou enregistrées, en passant par un carnet de bord collectif, ou encore des posters de vulgarisation, tout cela, à l&rsquo;aide d&rsquo;un vocabulaire marin, en shimaoré, en kibushi et en créole est également prévu.</p>
<p style="text-align: justify;">Raihane Ahmed, participante d&rsquo;un cursus artistique à l&rsquo;Université de Mayotte, entend apporter à cette expérience son propre regard. <em>« Ma motivation est avant tout d&rsquo;apprendre, de découvrir de nouvelles choses, de rencontrer de nouvelles personnes et de pouvoir apporter ma sensibilité et mon regard à cette belle aventure »</em></p>
<figure id="attachment_58826" aria-describedby="caption-attachment-58826" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/Etudiants.png"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-58826" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/Etudiants-300x224.png" alt="Mayotte, La Réunion, Seychelles, Maurice, Marion Dufresne, Université de Mayotte," width="300" height="224" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/Etudiants-300x224.png 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/Etudiants-1024x763.png 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/Etudiants-768x572.png 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/Etudiants-150x112.png 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/Etudiants-485x360.png 485w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/Etudiants-696x519.png 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/Etudiants-1068x796.png 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/Etudiants-265x198.png 265w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/Etudiants-500x373.png 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/Etudiants-800x596.png 800w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/Etudiants-1280x954.png 1280w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/Etudiants.png 1312w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-58826" class="wp-caption-text">Les étudiants mahorais, participants de l’École Bleu Outremer, avant leur départ, le 18 septembre 2026. Photographie / Université de Mayotte</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Sur le trajet retour vers La Réunion, les participants commenceront à trier et analyser les données recueillies pendant la campagne. Puis, après leur retour, certaines de leurs productions seront réunies dans un carnet et présentées au public à Mayotte et à La Réunion.</p>
<p style="text-align: justify;">Surtout, le 9 octobre prochain, une rencontre organisée par l&rsquo;Ifremer au Port, à La Réunion, réunira les jeunes embarqués, les scientifiques et les encadrants pour revenir sur cette expérience.</p>
<p style="text-align: justify;">Cette journée sera l&rsquo;occasion de prolonger les échanges et de partager avec un public plus large ce qui aura été observé, appris et découvert au cours de ces trois semaines.</p>
<p style="text-align: justify;">D&rsquo;ici là, les 18 jeunes restent au cœur de la mission MAYOBS 36, au-dessus de Fani Maoré, où ils découvrent une science en mouvement, au milieu des instruments, des chercheurs et de l’océan, pour comprendre, observer et, peut-être, faire naître des vocations pour eux ou pour les autres.</p>
<p style="text-align: justify;">Mathilde Hangard</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/10/02/apprendre-en-faisant-les-etudiants-mahorais-flottent-au-dessus-du-volcan-fani-maore/">« Apprendre en faisant », les étudiants mahorais flottent au-dessus du volcan Fani Maoré</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Les inscriptions pour la course de pirogue sont prolongées</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/10/01/les-inscriptions-pour-la-course-de-pirogue-sont-prolongees/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mathilde HANGARD]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 01 Oct 2026 12:34:21 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Fil info]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Course de pirogues]]></category>
		<category><![CDATA[Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[Ville de Mamoudzou]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lejournaldemayotte.yt/?p=59558</guid>

					<description><![CDATA[<p>La Ville de Mamoudzou accorde deux jours supplémentaires aux équipages souhaitant participer à la 5ème course de pirogues.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/10/01/les-inscriptions-pour-la-course-de-pirogue-sont-prolongees/">Les inscriptions pour la course de pirogue sont prolongées</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Les candidats ont désormais jusqu&rsquo;au samedi 3 octobre 2026 à 12 heures pour s&rsquo;inscrire à la 5ème course de pirogues de Mamoudzou, a annoncé la Ville dans un communiqué de presse ce jeudi 1er octobre. La course se tiendra dimanche 4 octobre sur le front de mer de Mamoudzou, quai colas.</p>
<p style="text-align: justify;">Cette édition spéciale sera placée sous les couleurs de la Coupe du monde de football 2026. À l’issue d’un tirage au sort organisé par la Ville, chaque équipage représentera symboliquement l’un des pays qualifiés pour la compétition.</p>
<p style="text-align: justify;">Quatre catégories sont ouvertes aux participants. Pour la course « Jeunes », des 14-17 ans, elle se disputera sur 600 mètres et l&rsquo;inscription est gratuite. La catégorie « Femmes », ouverte à partir de 18 ans, prévoit un parcours de deux kilomètres, avec une inscription fixée à quinze euros. La course « Mixte », également à partir de 18 ans, se déroulera sur trois kilomètres, pour un tarif de 60 euros par équipe. Enfin, la catégorie « Entreprises », réservée aux participants appartenant à la même entreprise, proposera elle aussi un parcours de trois kilomètres, avec des frais d’inscription de 120 euros.</p>
<p style="text-align: justify;">Chaque course pourra réunir jusqu&rsquo;à trente équipes, composées de quatre rameurs au maximum (trois titulaires et un remplaçant).<span class="Apple-converted-space"> </span></p>
<p style="text-align: justify;">Les dossiers d&rsquo;inscription sont disponibles auprès de la direction de l&rsquo;excellence sportive de Mamoudzou, au centre administratif Hassanati Bacar, place Zakia Madi. Ils peuvent également être retirés au stand d&rsquo;inscription installé sur la Place de la République, ouvert de 8 heures à 15 heures jusqu&rsquo;à vendredi, ou téléchargés sur le site de la Ville.</p>
<p style="text-align: justify;">Une fois complétés, les dossiers doivent être retournés à la direction de l&rsquo;excellence sportive avant samedi 3 octobre à 12 heures. Le règlement des frais d’inscription s&rsquo;effectue par virement ou par carte bancaire auprès du service des finances de la Ville.</p>
<p style="text-align: justify;">Les records à battre sont de 6 minutes et 25 secondes pour la course « Jeunes », établi en 2022, 34 minutes et 50 secondes pour la catégorie « Femmes » en 2024, 26 minutes et 10 secondes pour la course « Mixte » en 2023 et 30 minutes et 19 secondes, pour la catégorie « Entreprises » en 2024.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/10/01/les-inscriptions-pour-la-course-de-pirogue-sont-prolongees/">Les inscriptions pour la course de pirogue sont prolongées</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Choose Outre-mer : quelles retombées pour Mayotte ?</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/10/01/choose-outre-mer-quelles-retombees-pour-mayotte/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mathilde HANGARD]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 01 Oct 2026 01:45:31 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Economie]]></category>
		<category><![CDATA[Outre-Mer]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[Choose Outre-mer]]></category>
		<category><![CDATA[emploi]]></category>
		<category><![CDATA[Entreprises]]></category>
		<category><![CDATA[Fonds à impact outre-mer]]></category>
		<category><![CDATA[Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[Naïma Moutchou]]></category>
		<category><![CDATA[OUtre-mer]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lejournaldemayotte.yt/?p=59422</guid>

					<description><![CDATA[<p>La première édition de "Choose Outre-mer" se tient jeudi 1er octobre 2026, à la Banque de France, à Paris. Au programme figurent la question des investissements, du lancement d'un fonds à impact de plusieurs millions d'euros, de l'emploi, mais aussi du financement des entreprises et la problématique de l'export. Mayotte figure parmi les cinq territoires concernés par le job dating organisé à cette occasion.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/10/01/choose-outre-mer-quelles-retombees-pour-mayotte/">Choose Outre-mer : quelles retombées pour Mayotte ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">01Investir davantage dans les Outre-mer, faciliter l&rsquo;accès au financement et rapprocher les entreprises des talents, c&rsquo;est l&rsquo;ambition affichée de « Choose Outre-mer », dont la première édition se tient ce jeudi 1er octobre 2026 à la Banque de France. À l&rsquo;initiative de la ministre des Outre-mer, Naïma Moutchou, la journée réunira des investisseurs, des entrepreneurs et des acteurs économiques. Plusieurs annonces sont attendues, dont notamment le lancement d&rsquo;un fonds à impact de <i>« plusieurs millions d&rsquo;euros »</i>.</p>
<p style="text-align: justify;">Pour Mayotte, où le tissu économique reste marqué par un besoin important de création d&#8217;emplois, de développement des entreprises et d&rsquo;accès aux financements, les différents volets de la journée prennent une résonance particulière.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Un nouveau rendez-vous consacré à l&rsquo;investissement</b></h2>
<figure id="attachment_19740" aria-describedby="caption-attachment-19740" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Maison-de-lEntreprise-1.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-19740" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Maison-de-lEntreprise-1-300x198.jpg" alt="entreprise, Mayotte" width="300" height="198" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Maison-de-lEntreprise-1-300x198.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Maison-de-lEntreprise-1-150x99.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Maison-de-lEntreprise-1-696x460.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Maison-de-lEntreprise-1.jpg 750w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-19740" class="wp-caption-text">Le financement et le développement des entreprises figurent parmi les principaux thèmes de l&rsquo;édition Choose Outre-mer.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">La journée débutera à 9 heures du matin par les mots d&rsquo;accueil du président de l&rsquo;Institut d&rsquo;émission des départements d&rsquo;outre-mer, Alexandre Gautier, puis du directeur général de l&rsquo;IEOM, suivis du discours de Naïma Moutchou.</p>
<p style="text-align: justify;">La première table ronde sera consacrée aux investissements dans les atouts des Outre-mer. Bruno Bonnell, secrétaire général pour l&rsquo;investissement chargé de France 2030, interviendra en ouverture aux côtés notamment d&rsquo;Hervé Mariton, président de la Fédération des Entreprises des Outre-mer, de Christophe Lecourtier, directeur général de l&rsquo;Agence française de développement, et de plusieurs dirigeants d&rsquo;entreprises.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>« Plusieurs millions d&rsquo;euros » annoncé pour un fonds outre-mer</strong></h2>
<p style="text-align: justify;">Deux entreprises, IDEX et Kumulus Water, présenteront ensuite leur choix des Outre-mer. Le principal rendez-vous financier de la matinée interviendra à 10h30 avec le lancement du <em>« fonds à impact outre-mer ».</em></p>
<p style="text-align: justify;">La ministre des Outre-mer doit en faire l&rsquo;annonce officielle en présence de Thierry Deau, président-directeur général, et fondateur de Meridiam, Nicolas Hazard, président d&rsquo;INCO Ventures, et Mathieu Aufauvre, directeur national du réseau de la Banque des Territoires. Le fonds est annoncé comme doté de<em> « plusieurs millions d&rsquo;euros »</em>. Ses modalités et les projets susceptibles d&rsquo;en bénéficier seront donc particulièrement suivis.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>L&#8217;emploi autre priorité des territoires ultramarins </b></h2>
<figure id="attachment_58136" aria-describedby="caption-attachment-58136" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/pref2-scaled.jpeg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-58136" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/pref2-300x225.jpeg" alt="Mayotte, IEDOM, préfet de Mayotte, économie informelle, charte de confiance, entreprises, CCI," width="300" height="225" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/pref2-300x225.jpeg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/pref2-1024x768.jpeg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/pref2-768x576.jpeg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/pref2-1536x1152.jpeg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/pref2-2048x1536.jpeg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/pref2-150x113.jpeg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/pref2-696x522.jpeg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/pref2-1068x801.jpeg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/pref2-1920x1440.jpeg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/pref2-265x198.jpeg 265w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/pref2-500x375.jpeg 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/pref2-800x600.jpeg 800w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/pref2-1280x960.jpeg 1280w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/pref2-1320x990.jpeg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-58136" class="wp-caption-text">Le 9 septembre dernier, le préfet de Mayotte, Frédéric Poisot, défendait un renouvellement plus fluide des titres de séjour des travailleurs étrangers en situation régulière, afin d&rsquo;éviter de fragiliser à la fois les salariés et les entreprises qui les emploient. Mathilde Hangard / JDM</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Le deuxième temps fort de la matinée portera sur les talents ultramarins. France Travail et l&rsquo;association pour l&#8217;emploi des cadres (Apec) seront notamment représentés autour d&rsquo;une table ronde consacrée à l&#8217;emploi et aux compétences. Une convention sera d&rsquo;ailleurs signée entre Naïma Moutchou et Thibaut Guilluy, directeur général de France Travail.</p>
<p style="text-align: justify;">Durant l&rsquo;après-midi, de 14h à 17h, un job dating sera organisé en partenariat avec France Travail et l&rsquo;Apec. Il se déroulera simultanément à Paris et dans les cinq départements et régions ultramarins concernés, que sont la Guadeloupe, la Martinique, la Guyane, La Réunion et Mayotte.<span class="Apple-converted-space"> </span></p>
<p style="text-align: justify;">À Mayotte, cette séquence intervient dans un contexte particulièrement tendu sur le marché du travail. Selon les dernières données de l&rsquo;Insee, publiées en septembre 2026, le taux de chômage s&rsquo;établissait à 25 % en 2025. Surtout, 68 300 personnes âgées de 15 à 64 ans étaient sans emploi tout en souhaitant travailler.  La situation des jeunes est encore plus marquée. En 2025, 36 000 mahorais âgés de 15 à 29 ans, soit 47 % de cette classe d&rsquo;âge, n&rsquo;étaient ni en emploi, ni en études, ni en formation. Parmi eux, 68 % déclaraient souhaiter travailler.</p>
<p style="text-align: justify;">Et au-delà du recrutement, la journée s&rsquo;intéressera également à la capacité des territoires à faire émerger et grandir leurs entreprises. La suite du programme sera consacrée à l&rsquo;entrepreneuriat, avec une table ronde dédiée à l&rsquo;entreprise ultramarine, puis au financement des entreprises avec une séquence consacrée aux <em>« champions ultramarins ». </em></p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Des entreprises à financer mais aussi des marchés à conquérir </b></h2>
<p style="text-align: justify;">La dernière grande séquence de la journée s&rsquo;intéressera aux marchés régionaux. Intitulée <em>« Exporter depuis les Outre-mer, conquérir les marchés régionaux »</em>, elle réunira notamment le directeur général de Business France, Louis Margueritte, le président-directeur général du groupe industriel Océinde, Nassir Goulamaly, mais également le directeur institutionnel de CMA-CGM, Bertrand Bey, ainsi que le fondateur de MYDITEK, Sébastien Luissaint.</p>
<p style="text-align: justify;">Une convention entre le ministère des Outre-mer et Business France sera également signée.  À l&rsquo;issue de cette première édition, plusieurs éléments permettront de regarder de près la place accordée au territoire mahorais, notamment les annonces d&rsquo;investissements, les modalités du nouveau fonds à impact, les opportunités liées à l&#8217;emploi et les perspectives ouvertes autour du développement des marchés régionaux.</p>
<p>Mathilde Hangard</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/10/01/choose-outre-mer-quelles-retombees-pour-mayotte/">Choose Outre-mer : quelles retombées pour Mayotte ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>À Tsingoni, le lac Karihani révèle les fragilités des zones humides de Mayotte</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/10/01/a-tsingoni-le-lac-karihani-revele-les-fragilites-des-zones-humides-de-mayotte/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mathilde HANGARD]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 01 Oct 2026 01:30:53 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Environnement]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[Assises outre-mer de la biodiversité]]></category>
		<category><![CDATA[Biodiversité]]></category>
		<category><![CDATA[Lac Karihani]]></category>
		<category><![CDATA[Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[Tsingoni]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lejournaldemayotte.yt/?p=59458</guid>

					<description><![CDATA[<p>Le lac Karihani a accueilli, mercredi 30 septembre 2026, les participants aux Assises Outre-mer de la biodiversité. Entre la présence d'oiseaux, l'évolution du milieu naturel et les activités humaines voisines, la visite a permis d'observer concrètement les défis auxquels le site est confronté.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/10/01/a-tsingoni-le-lac-karihani-revele-les-fragilites-des-zones-humides-de-mayotte/">À Tsingoni, le lac Karihani révèle les fragilités des zones humides de Mayotte</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">À quelques kilomètres des échanges organisés dans le cadre des Assises Outre-mer de la biodiversité, le programme s&rsquo;est poursuivi au bord du lac Karihani, à Tsingoni. Propriété du Conservatoire du littoral, cet espace humide offre un habitat à plusieurs espèces d&rsquo;oiseaux et constitue un lieu de reproduction pour certaines d&rsquo;entre elles.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Un écosystème qui a déjà connu des bouleversements</b></h2>
<figure id="attachment_59466" aria-describedby="caption-attachment-59466" style="width: 202px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/Crabier-.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class=" wp-image-59466" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/Crabier--225x300.jpg" alt="Mayotte, GEPOMAY, crabier blanc, " width="202" height="269" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/Crabier--225x300.jpg 225w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/Crabier--150x200.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/Crabier--300x400.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/Crabier--696x928.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/Crabier--500x667.jpg 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/Crabier-.jpg 768w" sizes="auto, (max-width: 202px) 100vw, 202px" /></a><figcaption id="caption-attachment-59466" class="wp-caption-text">Au lac de Karihani, des crabiers blancs peuvent être régulièrement observés. Gilles ADT / GEPOMAY</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">La vie animale du lac ne se limite pas aux oiseaux. Des grenouilles y trouvent également leur place, tandis que les crabiers blancs, poules d&rsquo;eau et grèbes castagneux fréquentent les abords du plan d&rsquo;eau. Pour certaines espèces, Karihani constitue un lieu de reproduction utilisé au fil des saisons. La végétation présente autour du lac contribue elle aussi à maintenir les conditions nécessaires à cette diversité.</p>
<p style="text-align: justify;">D&rsquo;ailleurs, Karihani a déjà connu des périodes difficiles. Le plan d&rsquo;eau s&rsquo;est retrouvé à sec il y a quelques années, avant de se remplir à nouveau. Depuis, d&rsquo;autres problèmes se sont installés, avec notamment une quantité importante de sédiments qui se dépose dans le lac. Les déchets présents aux abords favorisent par ailleurs la présence de rats, qui peuvent s&rsquo;en prendre aux oeufs et aux nids des oiseaux.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Les usages du territoire au coeur des discussions</b></h2>
<p style="text-align: justify;">Ainsi, la situation du lac ne peut pas être dissociée de ce qui se passe autour. Les constructions urbaines se rapprochent progressivement du site et plusieurs infrastructures importantes sont appelées à se développer dans le secteur.</p>
<p style="text-align: justify;">Ces évolutions posent la question de la place accordée aux espaces naturels sur une île où les besoins en logements et en équipements sont colossaux alors même que les besoins de nature restent précieux, voire vitaux, sur un aussi petit territoire qu&rsquo;est Mayotte. Autour du lac de Karihani, des éleveurs et des habitants ont également leurs propres usages et activités, ainsi la préservation du lac, devra nécessairement composer avec les transformations à venir du territoire et les usages de ceux qui vivent autour.</p>
<p>Mathilde Hangard</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/10/01/a-tsingoni-le-lac-karihani-revele-les-fragilites-des-zones-humides-de-mayotte/">À Tsingoni, le lac Karihani révèle les fragilités des zones humides de Mayotte</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>« Un an minimum » pour les Badamiers : l&#8217;évacuation des déchets de Chido toujours dans l&#8217;impasse ?</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/09/30/un-an-minimum-pour-les-badamiers-levacuation-des-dechets-de-chido-toujours-dans-limpasse/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mathilde HANGARD]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 30 Sep 2026 13:07:46 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Environnement]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[Badamiers]]></category>
		<category><![CDATA[Casiers]]></category>
		<category><![CDATA[Chido]]></category>
		<category><![CDATA[Crise de l'eau]]></category>
		<category><![CDATA[déchets]]></category>
		<category><![CDATA[Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[Petite-Terre]]></category>
		<category><![CDATA[plastique]]></category>
		<category><![CDATA[Zone tampon]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lejournaldemayotte.yt/?p=59427</guid>

					<description><![CDATA[<p>Selon le sénateur Saïd Omar Oili, le site des Badamiers, en Petite-Terre, ne pourra pas être entièrement évacué avant "un an minimum". Une échéance qui contraste avec les opérations déjà engagées sur le terrain et avec les annonces gouvernementales formulées depuis plusieurs mois.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/09/30/un-an-minimum-pour-les-badamiers-levacuation-des-dechets-de-chido-toujours-dans-limpasse/">« Un an minimum » pour les Badamiers : l&rsquo;évacuation des déchets de Chido toujours dans l&rsquo;impasse ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Plus d&rsquo;un an et demi après le passage du cyclone Chido, la <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/09/28/reconstruction-la-methode-rouvre-une-blessure-a-vif-chez-les-elus-mahorais/">question des déchets</a> reste un dossier sensible à Mayotte. À l&rsquo;issue d&rsquo;un entretien avec le ministre délégué chargé de la Transition écologique, Matthieu Lefèvre, le sénateur Saïd Omar Oili affirme 7 % seulement des quelque 22 000 tonnes de déchets générées par la catastrophe auraient été traitées, et que le site des Badamiers pourrait encore nécessiter <em>« un an minimum »</em> avant d&rsquo;être évacué.</p>
<p style="text-align: justify;">Des affirmations qui doivent être mises en perspective avec les opérations déjà menées par les acteurs locaux et les éco-organismes, ainsi qu&rsquo;avec les difficultés structurelles du territoire.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Un an minimum ? Une nouvelle échéance qui interroge</b></h2>
<figure id="attachment_24417" aria-describedby="caption-attachment-24417" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/majicavo-dechet.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-24417" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/majicavo-dechet-300x200.jpg" alt="déchets, dépôt sauvage, Majicavo" width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/majicavo-dechet-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/majicavo-dechet-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/majicavo-dechet-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/majicavo-dechet-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/majicavo-dechet.jpg 800w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-24417" class="wp-caption-text">Les pneus, les morceaux de ferraille, et les déchets en plastique, font partie des déchets collectés en masse après le passage du cyclone Chido à Mayotte.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Le chiffre est spectaculaire et pourrait relancer la polémique sur la gestion de l&rsquo;après-Chido dans son ensemble, dans le contexte de <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/09/28/reconstruction-la-methode-rouvre-une-blessure-a-vif-chez-les-elus-mahorais/">publication du bilan gouvernemental controversé</a>. Dans un communiqué transmis à la presse ce mercredi 30 septembre 2026, Saïd Omar Oili rapporte qu&rsquo;au cours de son entretien la veille avec le ministre, ce dernier lui aurait indiqué que l&rsquo;évacuation du site de Mtsapéré avait commencé et que celle des Badamiers ne pourrait pas intervenir avant <em>« un an minimum ». </em></p>
<p style="text-align: justify;">Le sénateur rappelle que, selon lui, plus de 22 000 tonnes de déchets ont été générées par le cyclone et que seulement 7 % auraient été traitées. Il conteste également les chiffres figurant dans le bilan d&rsquo;étape de la loi du 11 août 2025 de programmation pour la refondation de Mayotte, qui fait état de 100 % des pneus et de 91 % des déchets métalliques enlevés, c<a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/09/28/reconstruction-la-methode-rouvre-une-blessure-a-vif-chez-les-elus-mahorais/">omme nous l&rsquo;avons rapporté.</a> Saïd Omar Oili estime que ces données <em>« ne correspondent pas à la réalité sur le terrain ». </em></p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Aux Badamiers, les déchets continuent d&rsquo;être triés et évacués</b></h2>
<figure id="attachment_25605" aria-describedby="caption-attachment-25605" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/isdnd5.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-25605" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/isdnd5-300x225.jpg" alt="Mayotte, déchets, Dzoumogné, " width="300" height="225" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/isdnd5-300x225.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/isdnd5-768x576.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/isdnd5-150x113.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/isdnd5-696x522.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/isdnd5.jpg 800w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-25605" class="wp-caption-text">Le centre d’enfouissement de Dzoumogné a lui aussi été touché par Chido, alors que son premier casier arrivait en fin d’exploitation.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Quelques mois plus tôt, le Syndicat Intercommunal d&rsquo;Élimination et de Valorisation des Déchets de Mayotte (SIDEVAM) décrivait une situation encore en cours de traitement. En mars 2026, Chanoor Cassam, alors directeur général des services du SIDEVAM976, indiquait que les déchets liés au cyclone Chido entreposés dans le secteur des Badamiers continuaient d&rsquo;être pris en charge quotidiennement.</p>
<p style="text-align: justify;">Les déchets étaient alors répartis en deux ensembles. Le premier regroupait des encombrants ayant déjà fait l&rsquo;objet d&rsquo;un tri, notamment des pneus, de la ferraille et du plastique. Le second était constitué de déchets mélangés, qui faisaient l&rsquo;objet d&rsquo;opérations quotidiennes de tri et d&rsquo;extraction. Le fonctionnement du site reposait sur un flux de déchets entrant pour être traité et un flux sortant destiné à l&rsquo;enfouissement.</p>
<p style="text-align: justify;">En mars 2026,  entre 30 et 50 tonnes de déchets issus de Chido étaient évacuées chaque jour depuis la Petite-Terre. Ce volume s&rsquo;ajoutait également aux quelque 40 tonnes de déchets produites quotidiennement par le territoire. Le SIDEVAM estimait ainsi à environ 80 à 100 tonnes par jour la quantité totale de déchets évacuée de Petite-Terre. Une partie des matériaux issus du tri devait être acheminée vers la métropole. Ces exportations étaient organisées à raison d&rsquo;environ une expédition tous les deux mois, en fonction notamment des rotations maritimes disponibles.</p>
<p style="text-align: justify;">Ces opérations se déroulaient toutefois dans un contexte de capacités de traitement limitées. Le centre d&rsquo;enfouissement de Dzoumogné avait été touché par Chido alors que son premier casier arrivait déjà en fin d&rsquo;exploitation. Le deuxième devait progressivement prendre le relais, avec de nouvelles alvéoles prévues à partir de 2027.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Mise en demeure des éco-organismes</strong></h2>
<figure id="attachment_15746" aria-describedby="caption-attachment-15746" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Distribution-Eau-Crise-2023-RSMA-CCASIMG_3860-jpg.webp"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-15746" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Distribution-Eau-Crise-2023-RSMA-CCASIMG_3860-jpg-300x225.webp" alt="Mayotte, crise de l'eau, bouteilles d'eau, plastique, déchets, " width="300" height="225" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Distribution-Eau-Crise-2023-RSMA-CCASIMG_3860-jpg-300x225.webp 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Distribution-Eau-Crise-2023-RSMA-CCASIMG_3860-jpg-1024x768.webp 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Distribution-Eau-Crise-2023-RSMA-CCASIMG_3860-jpg-768x576.webp 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Distribution-Eau-Crise-2023-RSMA-CCASIMG_3860-jpg-1536x1152.webp 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Distribution-Eau-Crise-2023-RSMA-CCASIMG_3860-jpg-150x113.webp 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Distribution-Eau-Crise-2023-RSMA-CCASIMG_3860-jpg-696x522.webp 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Distribution-Eau-Crise-2023-RSMA-CCASIMG_3860-jpg-1068x801.webp 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Distribution-Eau-Crise-2023-RSMA-CCASIMG_3860-jpg-1920x1440.webp 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Distribution-Eau-Crise-2023-RSMA-CCASIMG_3860-jpg-1320x990.webp 1320w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Distribution-Eau-Crise-2023-RSMA-CCASIMG_3860-jpg.webp 2048w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-15746" class="wp-caption-text">Le recours à des eaux embouteillées en raison de la crise de l&rsquo;eau qui sévit sur l&rsquo;île, a également fait de la gestion des déchets plastiques un enjeu majeur pour le territoire.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">À l&rsquo;issue de son entretien avec le ministre, Saïd Omar Oili affirme avoir obtenu plusieurs engagements. Matthieu Lefèvre aurait notamment annoncé la mise en demeure des éco-organismes chargés du traitement et de l&rsquo;évacuation des déchets, ainsi que la demande d&rsquo;un plan d&rsquo;action assorti d&rsquo;un calendrier.</p>
<p style="text-align: justify;">Le sénateur a également soulevé la question des déchets plastiques liés à la crise de l&rsquo;eau. Il affirme que plus de 23 millions de bouteilles ont été acheminées à Mayotte entre 2024 et 2026. Selon son communiqué, le ministre s&rsquo;est engagé à travailler avec les éco-organismes à la mise en place d&rsquo;un <em>« contrat de performance »</em> destiné notamment à réduire ces déchets.</p>
<p style="text-align: justify;">L&rsquo;entretien a enfin porté sur plusieurs infrastructures hydrauliques prévues par la loi du 11 août 2025, notamment l&rsquo;usine de dessalement d&rsquo;Ironi Bé, toujours à l&rsquo;arrêt, et la troisième retenue collinaire. Saïd Omar Oili indique également vouloir poursuivre les discussions avec Monique Barbut, ministre de la Transition écologique.</p>
<p style="text-align: justify;">Pour les déchets de Chido, la prochaine étape sera donc de voir comment les engagements annoncés se traduisent concrètement sur les différents sites. Le calendrier demandé aux éco-organismes vise à permettre de préciser le rythme des opérations dans les prochains mois.</p>
<p>Mathilde Hangard</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/09/30/un-an-minimum-pour-les-badamiers-levacuation-des-dechets-de-chido-toujours-dans-limpasse/">« Un an minimum » pour les Badamiers : l&rsquo;évacuation des déchets de Chido toujours dans l&rsquo;impasse ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Coupures d&#8217;eau : plusieurs secteurs de Koungou et de Mtsapéré concernés</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/09/30/coupures-deau-plusieurs-secteurs-de-koungou-et-de-mtsapere-concernes/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mathilde HANGARD]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 30 Sep 2026 10:18:16 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Fil info]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[coupure d'eau]]></category>
		<category><![CDATA[Crise de l'eau]]></category>
		<category><![CDATA[Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[SMAE]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lejournaldemayotte.yt/?p=59430</guid>

					<description><![CDATA[<p>Un incident électrique survenu au nord de l'île affecte la production d'eau potable à l'usine de Bouyouni.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/09/30/coupures-deau-plusieurs-secteurs-de-koungou-et-de-mtsapere-concernes/">Coupures d&rsquo;eau : plusieurs secteurs de Koungou et de Mtsapéré concernés</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Dans un communiqué diffusé ce mercredi 30 septembre 2026, la SMAE (Mahoraise des Eaux) informe les usagers de la commune de Mamoudzou et de la commune de Koungou des conséquences d&rsquo;un incident électrique survenu au nord de l&rsquo;île.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Des coupures à partir de 13 heures à Mamoudzou et Koungou </b></h2>
<p style="text-align: justify;">Selon l&rsquo;opérateur, cet incident<em> « impacte actuellement la production d&rsquo;eau potable à l&rsquo;Usine de Bouyouni, entraînant un ralentissant significatif de sa production ». </em>Pour limiter les conséquences de cette situation, la SMAE indique que <em>« des coupures d&rsquo;eau anticipées seront mises en œuvre dans les villages du secteur 1 ».</em></p>
<p style="text-align: justify;">À compter de 13 heures, ce mercredi 30 septembre 2026, des coupures d&rsquo;eau vont être mises en place à Trévani, Majicavo Lamir, aux Hauts Vallons, Doujani et Mtsapéré-Bonovo. Dans le secteur 3, la remise en eau prévue pour les villages alimentés par le réservoir de Majihaut est, elle,<em> « reportée à temps indéterminé »</em>, sont concernés Kangani, Majicavo-Koropa et Mtsapéré.</p>
<p style="text-align: justify;">Lors de la remise en eau, la SMAE recommande aux usagers de laisser couler l&rsquo;eau doucement durant les premières minutes. Elle conseille ensuite de la laisser couler jusqu&rsquo;à ce qu&rsquo;elle soit claire, en la récupérant pour un usage autre qu&rsquo;alimentaire. Pour les usages alimentaires, l&rsquo;opérateur recommande enfin de <em>« faire bouillir l&rsquo;eau (&#8230;) dans la première demi-journée suivant la remise en eau ». </em></p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/09/30/coupures-deau-plusieurs-secteurs-de-koungou-et-de-mtsapere-concernes/">Coupures d&rsquo;eau : plusieurs secteurs de Koungou et de Mtsapéré concernés</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>« On est en France, on est français mais on ne le voit pas » : à Mamoudzou, les lycéens prennent la tête de la mobilisation</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/09/30/on-est-en-france-on-est-francais-mais-on-ne-le-voit-pas-a-mamoudzou-les-lyceens-prennent-la-tete-de-la-mobilisation/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mathilde HANGARD]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 30 Sep 2026 02:00:56 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Education]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[grève]]></category>
		<category><![CDATA[Intersyndicale]]></category>
		<category><![CDATA[Lycée Younoussa Bamana]]></category>
		<category><![CDATA[Lycéens]]></category>
		<category><![CDATA[Mamoudzou]]></category>
		<category><![CDATA[Manifestation]]></category>
		<category><![CDATA[Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[Rectorat de Mayotte]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lejournaldemayotte.yt/?p=59340</guid>

					<description><![CDATA[<p>Plusieurs centaines de personnes se sont rassemblées mardi 29 septembre sur la place de la République à Mamoudzou, à l'appel de l'intersyndicale. Au milieu des drapeaux syndicaux, les lycéens ont rapidement pris le micro pour dénoncer l'insécurité et leurs conditions de scolarité.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/09/30/on-est-en-france-on-est-francais-mais-on-ne-le-voit-pas-a-mamoudzou-les-lyceens-prennent-la-tete-de-la-mobilisation/">« On est en France, on est français mais on ne le voit pas » : à Mamoudzou, les lycéens prennent la tête de la mobilisation</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Drapeaux syndicaux, cartons de revendications, enceintes de musique et prises de parole se succèdent sur la place de la République. Mais mardi 29 septembre au matin à Mamoudzou, ce sont surtout les voix des jeunes qui dominent. Venus de plusieurs lycées de l&rsquo;île, des élèves ont rejoint la mobilisation et dénoncent, selon eux, une scolarité marquée par les caillassages et le manque de moyens.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Les lycéens prennent le micro</b></h2>
<figure id="attachment_59361" aria-describedby="caption-attachment-59361" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_3527-scaled.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-59361 size-medium" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_3527-300x200.jpg" alt="Mayotte, grève, intersyndicale, lycéens," width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_3527-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_3527-1024x683.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_3527-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_3527-1536x1024.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_3527-2048x1365.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_3527-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_3527-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_3527-1068x712.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_3527-1920x1280.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_3527-500x333.jpg 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_3527-800x533.jpg 800w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_3527-1280x853.jpg 1280w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_3527-1320x880.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-59361" class="wp-caption-text">Les lycéens de Mayotte étaient présents en nombre lors de la manifestation, à Mamoudzou, le 29 septembre 2026. Mathilde Hangard / JDM</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Sur le parvis de la place, les prises de parole s&rsquo;enchaînent. Plusieurs centaines de personnes sont rassemblées pour cette journée nationale de grève, à laquelle l&rsquo;intersyndicale CFE-CGC, CGT Mayotte, FSU Mayotte, Sud Education Mayotte, UI-CFDT et UNSA a appelé localement. Mais dans la foule, les jeunes donnent rapidement le tempo.</p>
<p style="text-align: justify;">Moustoifa Hamza, 15 ans, lycéen au lycée Younoussa Bamana, est venu défendre les droits des élèves, notamment en matière de bourses, qu&rsquo;il estime <em>« fragile ».</em> Il réclame aussi « la gratuité de la cantine » dans les établissements scolaires de Mayotte, en évoquant avec émotion les élèves qui, selon lui, ne peuvent pas toujours manger ou boire chez eux. Le jeune lycéen évoque également son propre quotidien. <em>« L&rsquo;insécurité c&rsquo;est un problème »</em>, dit-il en venant de Cavani.<em> « Et au lycée on a qu&rsquo;une heure de pause, on est levés depuis 5h ou 6h du matin, et il n&rsquo;y a pas assez de bus, on est tout le temps en retard »</em>, explique-t-il en décrivant des journées contre la montre.</p>
<figure id="attachment_59364" aria-describedby="caption-attachment-59364" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_3462-scaled.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-59364" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_3462-300x200.jpg" alt="Mayotte, grève, intersyndicale, lycéens," width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_3462-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_3462-1024x683.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_3462-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_3462-1536x1024.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_3462-2048x1365.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_3462-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_3462-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_3462-1068x712.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_3462-1920x1280.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_3462-500x333.jpg 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_3462-800x533.jpg 800w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_3462-1280x853.jpg 1280w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_3462-1320x880.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-59364" class="wp-caption-text">Thérèse Lebeault, élève de seconde au lycée Younoussa Bamana, lors de la manifestation. Mathilde Hangard / JDM</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Quelques instants plus tard, Thérèse Lebeault, élève de seconde au lycée Younoussa Bamana, se saisit du micro, devant une foule qui reprend ses cris.<em> « Y&rsquo;a pas de sécurité »</em>, crie-t-elle sous les applaudissements. « <em>On va au lycée, on a peur avec la boule au ventre »</em>, lance-t-elle. <em>« La police elle répond pas, ils sont toujours occupés sur d&rsquo;autres choses, on est en danger c&rsquo;est pas normal, on peut mourir, tout le monde s&rsquo;en fout »</em>, hurle-t-elle face à ses camarades en liesse.</p>
<p style="text-align: justify;">Les cris de soutien couvrent sa voix. Elle tente de poursuivre malgré tout dans la cacophonie. <em>« L&rsquo;insécurité c&rsquo;est l&rsquo;enfer, on va au lycée on a peur avec la boule au ventre, on en a marre des conditions, y&rsquo;a personne qui nous aide »</em>, puis, se tourne vers la presse et de nouveau vers ses camarades. <em>« On est en France, on est français on dit, mais on ne le voit pas, on le voit pas qu&rsquo;on est français, les caillassages, la violence, y&rsquo;a pas d&rsquo;eau »</em>, scande-t-elle, avant de céder face aux acclamations de la foule, qui l&#8217;empêchent finalement de terminer son intervention.</p>
<p style="text-align: justify;">En aparté avec notre rédaction, la lycéenne détaille les raisons de sa présence dans le cortège, avec un sourire un peu teinté de lassitude, comme fatiguée de devoir encore et toujours répéter les mêmes choses.<span class="Apple-converted-space"> </span><em>« Le nombre d&rsquo;élèves trop élevé dans les classes, je parle même pas de l&rsquo;insécurité, aussi, il n&rsquo;y pas assez de toilettes, y&rsquo;en a trois alors qu&rsquo;on est presque 3000 élèves, y&rsquo;a pas de ventilateur dans les classes, pas assez d&rsquo;infirmier, pas assez de bus pour les transports, il y a aussi un manque de profs, un manque de salles, tout en fait (&#8230;) y&rsquo;a rien qui va ». </em></p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Une colère qui dépasse les murs des lycées</b></h2>
<figure id="attachment_59363" aria-describedby="caption-attachment-59363" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_3469-scaled.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-59363" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_3469-300x200.jpg" alt="Mayotte, grève, intersyndicale, lycéens," width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_3469-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_3469-1024x683.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_3469-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_3469-1536x1024.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_3469-2048x1365.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_3469-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_3469-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_3469-1068x712.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_3469-1920x1280.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_3469-500x333.jpg 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_3469-800x533.jpg 800w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_3469-1280x853.jpg 1280w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_3469-1320x880.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-59363" class="wp-caption-text">Les lycéens ont brandi des pancartes en criant leurs revendications sur la place de la République, le 29 septembre 2026. Mathilde Hangard / JDM</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Ces témoignages interviennent alors que plusieurs établissements de Mayotte connaissent depuis plusieurs semaines des mobilisations et des tensions. Au <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/09/24/lycee-de-la-cite-du-nord-six-heures-de-discussions-mais-toujours-pas-de-reprise-de-cours/">lycée de la</a> <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/09/24/lycee-de-la-cite-du-nord-six-heures-de-discussions-mais-toujours-pas-de-reprise-de-cours/">Cité du Nord</a>, à Mtsangadoua, parents d&rsquo;élèves et personnels éducatifs sont mobilisés depuis le 31 août. Au <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/09/21/trois-mineurs-interpelles-apres-des-violences-aux-abords-du-lycee-de-sada/">lycée de Sada</a>, des troubles ont également conduit une quarantaine d&rsquo;enseignants à exercer leur droit de retrait.</p>
<p style="text-align: justify;">La question de la sécurité dépasse d&rsquo;ailleurs les seuls établissements scolaires. Depuis lundi 28 septembre, de nombreux <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/09/29/on-se-dit-quon-peut-se-faire-tuer-les-soignants-du-chm-a-bout-face-aux-violences/">agents hospitaliers</a> exercent eux aussi leur droit de retrait, dans un contexte marqué par des violences subies par les agents de l&rsquo;hôpital, notamment sur les routes de l&rsquo;île.</p>
<p style="text-align: justify;">Sur la place de la République à Mamoudzou, ce mardi, quelques enseignants montent à leur tour au créneau. <em>« Tout ce qu&rsquo;on demande depuis des années c&rsquo;est d&rsquo;avoir au minimum un point d&rsquo;eau dans chaque établissement de l&rsquo;île avec la construction de plateau sportif ouvert pour travailler dans des conditions dignes »</em>, lance un professeur d&rsquo;éducation physique et sportive (EPS). <em>« On en a marre et on est là pour le revendiquer »</em>, conclut-il sous les applaudissements des élèves.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>« Quatre bassins, quatre bassins, quatre bassins ! »</em>, scandent les enseignants d&rsquo;EPS et les élèves, qui réclament davantage d&rsquo;infrastructures pour apprendre à nager, à l&rsquo;image du bassin nautique de Bandrélé, ils souhaitent pouvoir disposer d’équipements adaptés sur une île où les infrastructures dédiées à l’apprentissage de la natation restent quasi inexistantes.<span class="Apple-converted-space"> </span></p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Les syndicats réclament un nouvel alignement des droits</b></h2>
<figure id="attachment_59360" aria-describedby="caption-attachment-59360" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_3534-scaled.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-59360 size-medium" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_3534-300x200.jpg" alt="Mayotte, grève, intersyndicale, lycéens," width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_3534-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_3534-1024x683.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_3534-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_3534-1536x1024.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_3534-2048x1365.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_3534-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_3534-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_3534-1068x712.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_3534-1920x1280.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_3534-500x333.jpg 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_3534-800x533.jpg 800w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_3534-1280x853.jpg 1280w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_3534-1320x880.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-59360" class="wp-caption-text">Le cortège de manifestants quitte la place de la République en fin de matinée, pour déambuler dans les rues de Mamoudzou, le 29 septembre 2026. Mathilde Hangard / JDM</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">À ces préoccupations s&rsquo;ajoutent les revendications globales portées par l&rsquo;intersyndicale. CFE-CGC, CGT Mayotte, FSU Mayotte, Sud Education Mayotte, UI-CFDT et UNSA demandent notamment une augmentation d&rsquo;au moins 20 points du taux d&rsquo;indexation des salaires et notamment, <em>« l&rsquo;alignement immédiat des droits (ndlr : sociaux) à Mayotte »</em>, sur le droit national.</p>
<p style="text-align: justify;">Les syndicats défendent également une meilleure reconnaissance des conditions particulières d&rsquo;exercice à Mayotte pour les accompagnants des élèves en situation de handicap (AESH), les équipes mobiles de sécurité (EMS) et les assistants d&rsquo;éducation (AED), ainsi que le respect des engagements pris en 2025, notamment concernant l&rsquo;IRCANTEC et le versement d&rsquo;une prime analogue à la prime REP/REP+ aux personnels exerçant dans les lycées.</p>
<p style="text-align: justify;">Ils demandent aussi un plan pluriannuel de titularisation des enseignants et agents contractuels, une meilleure prise en compte de la situation des contractuels ressortissants de pays non européens, une aide au logement pour tous les agents, ainsi que la reconnaissance de tous les établissements de Mayotte en quartier prioritaire de la politique de la ville pour l&rsquo;ouverture des droits à l&rsquo;ASA. L&rsquo;intersyndicale réclame enfin la déconjugalisation de l&rsquo;indemnité de sujétion géographique (ISG) et le cumul de la prime spécifique d&rsquo;installation.</p>
<p style="text-align: justify;">Dans la foule, les drapeaux syndicaux continuent de flotter, la musique résonne et les prises de parole se poursuivent, avant que le cortège de manifestants ne se dirige vers le rond point de la barge pour se faire notamment entendre du côté du rectorat de l&rsquo;académie.</p>
<p>Mathilde Hangard</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/09/30/on-est-en-france-on-est-francais-mais-on-ne-le-voit-pas-a-mamoudzou-les-lyceens-prennent-la-tete-de-la-mobilisation/">« On est en France, on est français mais on ne le voit pas » : à Mamoudzou, les lycéens prennent la tête de la mobilisation</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Le tribunal administratif face à une activité hors-norme, « mais les moyens ne sont pas suffisants »</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/09/30/le-tribunal-administratif-sest-organise-mais-les-moyens-ne-sont-pas-suffisants-la-justice-mahoraise-face-a-une-activite-hors-norme/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mathilde HANGARD]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 30 Sep 2026 01:45:40 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Justice]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[Audience solennelle]]></category>
		<category><![CDATA[Chido]]></category>
		<category><![CDATA[Contentieux des étrangers]]></category>
		<category><![CDATA[Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[tribunal administratif]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lejournaldemayotte.yt/?p=59339</guid>

					<description><![CDATA[<p>Avec près de 3 700 recours enregistrés en huit mois, une hausse de 90 % de l'activité et un stock d'affaires en forte progression, le tribunal administratif de Mayotte fait face à une pression inédite. Lors de sa première audience solennelle, son président a appelé les administrations à corriger certains dysfonctionnements pour éviter des contentieux supplémentaires.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/09/30/le-tribunal-administratif-sest-organise-mais-les-moyens-ne-sont-pas-suffisants-la-justice-mahoraise-face-a-une-activite-hors-norme/">Le tribunal administratif face à une activité hors-norme, « mais les moyens ne sont pas suffisants »</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">C&rsquo;est une première pour le tribunal administratif de Mayotte. Réunis ce mardi 29 septembre à 11h au tribunal, pour la première audience solennelle de la juridiction, magistrats, avocats, représentants de l&rsquo;Etat, des collectivités et des services publics, ont dressé le constat d&rsquo;une activité en forte accélération, dans un territoire où le contentieux des étrangers représente toujours l&rsquo;essentiel des recours.</p>
<p style="text-align: justify;">Dans la salle, le préfet de Mayotte, Frédéric Poisot, côtoie la présidente du tribunal judiciaire, le président de l&rsquo;Université de Mayotte, le directeur territorial de la Police nationale, le bâtonnier et des représentants du centre de rétention de Majicavo et du rectorat. Mais derrière le caractère institutionnel de cette première audience, le président des tribunaux administratifs de Mayotte et de La Réunion, Jean-Michel Laso, a surtout voulu mettre en lumière la pression qui pèse sur la juridiction mahoraise encore récente et confrontée à une explosion des recours.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Une juridiction jeune face à une activité hors norme</b></h2>
<figure id="attachment_59382" aria-describedby="caption-attachment-59382" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_3604-scaled.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-59382" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_3604-300x200.jpg" alt="Mayotte, tribunal administratif, audience solennelle, préfet," width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_3604-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_3604-1024x683.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_3604-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_3604-1536x1024.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_3604-2048x1365.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_3604-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_3604-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_3604-1068x712.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_3604-1920x1280.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_3604-500x333.jpg 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_3604-800x533.jpg 800w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_3604-1280x853.jpg 1280w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_3604-1320x880.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-59382" class="wp-caption-text">Le préfet de Mayotte, Frédéric Poisot, au tribunal administratif, le 29 septembre 2026. Mathilde Hangard / JDM</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;"><em>« Il s&rsquo;agit de la première audience solennelle de cette juridiction »</em>, rappelle Jean-Michel Laso en ouverture de son intervention. À Mayotte, le tribunal administratif compte treize agents, trois chambres et un pôle. Seize magistrats sont communs aux juridictions administratives de Mayotte et de La Réunion.</p>
<p style="text-align: justify;">Le président rend d&rsquo;abord hommage aux agents de la juridiction, dont il souligne l&rsquo;engagement dans un contexte particulièrement difficile sur le 101ème département français, confronté à des problématiques sociales, économiques et migratoires colossales. <em>« Quand je suis arrivé, il y a six mois, j&rsquo;ai été frappé par ces treize agents du tribunal que j&rsquo;ai trouvés soudés. Je veux en tout premier lieu les remercier pour leur engagement et leur résilience, face au climat tendu qui a eu lieu précédemment et aux conditions de sécurité très difficiles ». </em></p>
<p style="text-align: justify;">Puis le président met les pieds dans le plat. Jean-Michel Laso détaille la pression qui pèse sur la juridiction, prise dans un véritable tourbillon administratif et confrontée à une montagne de dossiers à traiter dans des délais particulièrement serrés.</p>
<p style="text-align: justify;">À cette charge s&rsquo;ajoutent les procédures d’urgence, qui imposent des délais très courts de réponse. 48 heures pour un référé-liberté et trois semaines pour un référé-suspension.<em> « Il n’y a donc pas de poste vacant »</em>, rappelle à ce stade le président, pour insister sur la charge de travail du personnel en poste. Reste que, malgré des effectifs au complet, le tribunal doit composer avec une accumulation croissante de dossiers.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Près de 3 700 recours et des délais qui s&rsquo;allongent</b></h2>
<figure id="attachment_59379" aria-describedby="caption-attachment-59379" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_3597-scaled.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-59379" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_3597-300x200.jpg" alt="Mayotte, tribunal administratif, audience solennelle," width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_3597-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_3597-1024x683.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_3597-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_3597-1536x1024.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_3597-2048x1365.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_3597-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_3597-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_3597-1068x712.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_3597-1920x1280.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_3597-500x333.jpg 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_3597-800x533.jpg 800w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_3597-1280x853.jpg 1280w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_3597-1320x880.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-59379" class="wp-caption-text">Cette saturation s’explique notamment par le poids du contentieux des étrangers, auquel s’ajoute le traitement de dossiers parfois particulièrement lourds et complexes. Mathilde Hangard / JDM</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Les chiffres présentés lors de l&rsquo;audience donnent la mesure de la pression exercée sur le tribunal de l&rsquo;île. Au 31 août 2026, près de 3 700 requêtes avaient été enregistrées, soit environ 15 à 20 recours par jour. Jean-Michel Laso évoque une augmentation de 90 % de l&rsquo;activité entre 2025 et 2026 et décrit une année <em>« exceptionnelle »</em> et <em>« atypique ». </em></p>
<p style="text-align: justify;">Le nombre de décisions rendues progresse lui aussi, de l&rsquo;ordre de 50 %. Mais la juridiction ne parvient pas à absorber l&rsquo;ensemble des nouvelles affaires. Le taux de couverture, qui mesure le rapport entre les entrées et les sorties, s&rsquo;est dégradé à 86 %. Autrement dit, les affaires arrivent plus vite qu&rsquo;elles ne sont jugées. Le stock d&rsquo;affaires à juger a ainsi augmenté de 45 %, pour atteindre environ 1 600 dossiers supplémentaires. Le délai moyen de jugement des affaires ordinaires est désormais de 13 mois, contre 10 mois en 2025. <em>« Les délais de jugement se sont accrus de trois mois en un an »</em>, constate encore, sans langue de bois, le président.</p>
<p style="text-align: justify;">Cette situation intervient alors que le tribunal avait déjà été fortement perturbé par le cyclone Chido, survenu le 14 décembre 2024, et qui avait particulièrement endommagé ses locaux, déjà étroits en temps normal. Les dégâts avaient notamment privé les usagers de l&rsquo;accès aux applications et contraint la juridiction à limiter son accueil physique pour des raisons de sécurité, avant une reprise de l&rsquo;activité à la fin du mois de janvier 2025. Sur l&rsquo;ensemble de l&rsquo;année 2025, le tribunal avait enregistré 3 169 recours, soit une progression de près de 24 % en un an, et rendu 3 566 décisions. Et la dynamique n&rsquo;a fait que s&rsquo;accélérer en 2026.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Le contentieux des étrangers au coeur de la saturation</b></h2>
<figure id="attachment_59380" aria-describedby="caption-attachment-59380" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_3590-scaled.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-59380" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_3590-300x200.jpg" alt="Mayotte, tribunal administratif, audience solennelle, avocat," width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_3590-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_3590-1024x683.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_3590-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_3590-1536x1024.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_3590-2048x1366.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_3590-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_3590-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_3590-1068x712.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_3590-1920x1280.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_3590-500x333.jpg 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_3590-800x533.jpg 800w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_3590-1280x853.jpg 1280w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_3590-1320x880.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-59380" class="wp-caption-text">Maître Erick Hesler lors de l&rsquo;audience solennelle. Mathilde Hangard / JDM</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Et derrière cette progression se trouve une réalité mahoraise bien connue, celle du contentieux des étrangers, qui représente toujours plus de 80 % de l&rsquo;activité du tribunal, déclare le président de la juridiction mahoraise. En 2025, les recours relatifs à l&rsquo;éloignement et aux refus de titres de séjour représentaient déjà 79 % des affaires introduites. À l&rsquo;inverse, les contentieux de la fonction publique, des marchés publics, des règles relatives à l&rsquo;urbanisme ou encore la fiscalité occupent une place plus limitée.</p>
<p style="text-align: justify;">Pour suivre la cadence,<em> « le tribunal administratif s’est organisé, mais les moyens restent insuffisants »</em>, affirme encore son président. Pour autant, l’enjeu ne réside pas uniquement dans l’obtention de ressources supplémentaires. Selon Jean-Michel Laso, la pression pourrait également être réduite en améliorant le fonctionnement de certains services administratifs. <em>« On peut travailler sur des contentieux évitables »</em>, estime-t-il.</p>
<p style="text-align: justify;">Il cite notamment les difficultés liées aux prises de rendez-vous administratifs, qui peuvent donner lieu à des référés et à des demandes de décisions juridictionnelles. <em>« Il suffirait de corriger les dysfonctionnements administratifs sur les services publics et en particulier la préfecture »</em>, lance-t-il, directement face au préfet du département, assis au premier rang.</p>
<p style="text-align: justify;">Le président appelle également les administrations à accélérer le traitement de certains dossiers. <em>« Il faut améliorer les procédures de prise de rendez-vous qui sont à l&rsquo;origine de trop nombreux référés mais aussi des demandes de décisions juridictionnelles. Aussi il faut régler les contentieux plus rapidement grâce à la diligence des administrations, comme le département, le CHM, le rectorat&#8230; « </em>, estime-t-il. Ce à quoi, un avocat dans le public, commente immédiatement : <em>« Ah, merci ! ». </em></p>
<p style="text-align: justify;">Le message est donc double, insiste le président. D&rsquo;une part, la juridiction doit continuer à s&rsquo;adapter à l&rsquo;afflux des recours, mais d&rsquo;autre part, une partie de la réponse se trouve aussi en amont, dans le fonctionnement des administrations.</p>
<p style="text-align: justify;">Malgré cette situation, le président insiste sur la qualité des liens entretenus avec les différents partenaires de la juridiction, notamment avec les avocats. <em>« Nous avons d&rsquo;excellentes relations avec le barreau de Mayotte »</em>, souligne-t-il. Un lien également mis en avant par Me Erick Hesler, qui s’exprime au nom du bâtonnier et du barreau lors de cette première audience solennelle. Pour l&rsquo;avocat, la cérémonie renvoie à <em>« l&rsquo;essentiel même de notre fonction, la place de l&rsquo;avocat »</em>.<em> « On dit que le droit administratif est une langue étrangère »</em>, observe-t-il, avant de défendre la place de la parole et de l&rsquo;oralité dans un procès. <em>« Je plaide la parole de l&rsquo;avocat (&#8230;) Grâce à la l&rsquo;oralité des débats, l’audience est un moment de vérité. L&rsquo;écrit fige, l&rsquo;oral révèle ». </em></p>
<p style="text-align: justify;">Une formule qui résume l&rsquo;esprit de cette première audience solennelle. Dans un tribunal administratif confronté à une croissance spectaculaire des recours, l&rsquo;enjeu n&rsquo;est pas uniquement celui des chiffres et des délais, mais aussi, plus globalement, celui de l&rsquo;accès au juge et du fonctionnement quotidien des services publics sur l&rsquo;île. Et ce jour-là, certaines réalités ont été dites à haute voix.</p>
<p>Mathilde Hangard</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/09/30/le-tribunal-administratif-sest-organise-mais-les-moyens-ne-sont-pas-suffisants-la-justice-mahoraise-face-a-une-activite-hors-norme/">Le tribunal administratif face à une activité hors-norme, « mais les moyens ne sont pas suffisants »</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
	</channel>
</rss>
