Ce mercredi, le rectorat, la couveuse Oudjerebou et le Rotary Club officialisaient leur partenariat matérialisé par le concours « Jeune entrepreneur » par le biais d’une convention. Le dispositif vise à sensibiliser les élèves et étudiants au monde de l’entreprise par le biais d’un concours sur entrepreneuriat.

Rapprocher le monde socio-économique des élèves : une convention signée entre le rectorat, la couveuse Oudjerebou et le Rotary Club

Ce mercredi, le rectorat, la couveuse Oudjerebou et le Rotary Club officialisaient leur partenariat matérialisé par le concours « Jeune entrepreneur » par le biais d’une convention. Le dispositif vise à sensibiliser les élèves et étudiants au monde de l’entreprise par le biais d’un concours sur entrepreneuriat.

« On a créé le concours Jeune Entrepreneur qui est un concours qui a pour objectif de sensibiliser les jeunes à entrepreneuriat, en partenariat avec le Rotary club et le rectorat » explique Julia Ali Abassi, conseillère en création d’entreprise.
« Ce concours a pour objectif de tout simplement faire prendre conscience aux jeunes que entrepreneuriat est une voie pour intégrer le monde professionnel. De ce fait on l’a créé pour leur donner les outils nécessaires dans le mécanisme de entrepreneuriat ». Quatre établissements participent ainsi, comprenant le lycée de Dzoumogne, le lycée de Chirongui, le lycée de Sada ainsi que le lycée des Lumières. L’organisation se déroulera en plusieurs étapes. Présélection, jury puis grand jury avant la remise des prix. Durant les six mois de l’épreuve, les jeunes vont être préparés, accompagnés et suivis par la couveuse Oudjerebou, ainsi que ses partenaires techniques ( BGE, CCI, Pépite…).

Les différents acteurs du dispositif

Les participants pourront ainsi suivre des ateliers spécifiques tels que la communication ou encore l’étude financière. « On va les accompagner, leur apporter les outils nécessaires. » L’accompagnement entend rendre les jeunes autonomes, et leur apprendre à porter un projet certes fictif, mais en lien avec les problématiques de Mayotte. Et pour ceux qui, à l’issue du concours, aimeraient concrétiser leur ambition, la couveuse assure qu’elle les accompagnera jusqu’à la réalisation. Le concours compte ainsi une quinzaine de projets centrés sur le territoire mahorais, pour un total de 28 projets, soit plus d’une vingtaine de participants.

Baptiste Boko, président du Rotary Club Hippocampe

Un projet ambitieux, qui réunit ainsi plusieurs acteurs marquants du territoire. Jean-Baptiste Boko, président du Rotary Club Hippocampe, explique que « Le rotary club accompagne cette action, (…) qui place les jeunes mahorais au cœur de ce dispositif d’entreprendre : elle s’inscrit dans l’un des six axes stratégiques de la fondation Rotary, à savoir le développement économique et local ».

Développement qui pour le recteur Gilles Halbout, semble résider dans le rapprochement et la sensibilisation des élèves aux réalités du monde de entrepreneuriat : « on a eu beaucoup d’idées, et on n’est jamais trop nombreux pour développer l’esprit d’entreprendre, l’esprit de création d’entreprise, rapprocher nos élèves du monde socio-économique ».  Il raconte comment le rectorat « s’est vu présenter cette proposition de partenariat, d’aller dans les lycées, de monter des ateliers avec eux (ndlr les élèves) pour les ouvrir sur ce monde ». Évoquant l’ouverture de la semaine olympique avec les élèves d’école primaire le matin même, Gilles Halbout déclare que « L’éducation Nationale c’est ça : de prendre les petits, les faire travailler sur les fondamentaux, le vivre ensemble, lire, écrire, compter, et puis commencer à s’émanciper, et c’est aussi projeter toute cette jeunesse vers l’insertion. C’est tout ça qu’on a réussi à faire avec Oudjerebou et le Rotary. »

La remise des prix de ce concours innovant se tiendra le 25 mars au Lycée des Lumières. Il ne reste donc plus que quelques mois aux participants pour mener à bien leurs projets fictifs, lesquels deviendront peut-être un jour réalité…

Mathieu Janvier

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