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	<title>Archives des Tourisme - Le Journal De Mayotte</title>
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	<description>L&#039;information à Mayotte</description>
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	<title>Archives des Tourisme - Le Journal De Mayotte</title>
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		<title>« On revient de loin », confie Michel Madi, avant l&#8217;ouverture du Salon du tourisme et des loisirs</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Mathilde HANGARD]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 11 Sep 2026 02:15:17 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Loisirs]]></category>
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		<category><![CDATA[Tourisme]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>À Mayotte, le tourisme tente de reprendre son souffle. Après Chido, alors que l’île reste confrontée à l’insécurité, aux difficultés de déplacement et à des infrastructures encore fragiles, le Salon du tourisme revient pour sa 12e édition avec une ambition plus large. : faire découvrir l’offre locale, soutenir les professionnels et, surtout, donner aux habitants l’envie de profiter de leur propre territoire.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/09/11/on-revient-de-loin-confie-michel-madi-avant-louverture-du-salon-du-tourisme-et-des-loisirs/">« On revient de loin », confie Michel Madi, avant l&rsquo;ouverture du Salon du tourisme et des loisirs</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Il fait très chaud, ce jeudi 10 septembre, sur la place de la République. Des ouvriers s’affairent sous les chapiteaux, des voitures vont et viennent, les plantes sont installées, la musique accompagne les derniers préparatifs. Les décorations prennent forme au milieu du ballet des équipes. Tout est presque prêt pour accueillir le public.</p>
<p style="text-align: justify;">Pendant trois jours, le Salon du tourisme entend faire la démonstration d’une Mayotte qui travaille, qui entreprend et qui veut continuer à avancer après Chido. Pour sa 12ème édition, l’événement mise aussi sur ceux qui vivent ici, avec l’idée de leur donner envie de découvrir autrement leur propre territoire.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Faire profiter Mayotte à ceux qui y vivent</b></h2>
<figure id="attachment_58179" aria-describedby="caption-attachment-58179" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2909-scaled.jpg"><img fetchpriority="high" decoding="async" class="size-medium wp-image-58179" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2909-300x200.jpg" alt="Mayotte, salon du tourisme, office de tourisme, Mamoudzou, installation, chantier," width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2909-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2909-1024x683.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2909-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2909-1536x1024.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2909-2048x1365.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2909-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2909-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2909-1068x712.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2909-1920x1280.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2909-500x333.jpg 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2909-800x533.jpg 800w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2909-1280x853.jpg 1280w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2909-1320x880.jpg 1320w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-58179" class="wp-caption-text">Des véhicules arrivent pour livrer le matériel nécessaire au Salon du tourisme, tandis qu&rsquo;exposants et ouvriers s&rsquo;attèlent aux préparatifs. Mathilde HANGARD / JDM</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">La scène a quelque chose de réjouissant. Pas de grand discours encore, seulement cette agitation familière des heures qui précèdent l’ouverture. Chacun s’affaire à son poste pour que le Salon puisse ouvrir ses portes. Et il y aura beaucoup à voir. L’événement rassemble cette année 145 exposants, contre 95 en 2025, avec 113 chapiteaux répartis dans quinze espaces thématiques. Hôteliers, opérateurs nautiques, artisans, offices de tourisme, acteurs de l’environnement et institutions ont répondu présents.</p>
<p style="text-align: justify;">Pour Michel Madi, directeur de l’Agence d’attractivité et de développement touristique de Mayotte (AaDTM), cette rencontre doit d’abord permettre aux habitants de mieux connaître l’offre qui existe sur l’île. <em>« C’est la 12ème édition de ce Salon. Il fallait qu’il y ait une rencontre entre l’offre sur place et les résidents pour encourager la consommation du tourisme par les résidents directement »</em>, explique-t-il lors d’une rencontre avec la presse.</p>
<p style="text-align: justify;">L’ambition tient presque dans une scène de vie ordinaire. Sortir avec ses proches, déjeuner quelque part, découvrir une activité, passer une journée ailleurs. <em>« L’idée était de proposer un moment, une sortie entre amis, en famille, pour se promener, déjeuner sur place »</em>, poursuit-il. Le Salon s’adresse donc autant aux professionnels qu’au public. Et pour attirer les familles, les organisateurs ont pensé aux plus jeunes, avec des poneys et des châteaux gonflables. Une façon de rappeler que le tourisme ne se résume pas aux hôtels et aux excursions en mer. Cette édition marque aussi une montée en puissance de l’événement. <em>« Cette année, on a vu les choses en très très grand »</em>, reconnaît Michel Madi.</p>
<figure id="attachment_58177" aria-describedby="caption-attachment-58177" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2910-scaled.jpg"><img decoding="async" class="size-medium wp-image-58177" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2910-300x200.jpg" alt="Mayotte, salon du tourisme, office de tourisme, Mamoudzou, installation, chantier," width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2910-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2910-1024x683.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2910-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2910-1536x1024.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2910-2048x1365.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2910-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2910-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2910-1068x712.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2910-1920x1280.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2910-500x333.jpg 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2910-800x533.jpg 800w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2910-1280x853.jpg 1280w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2910-1320x880.jpg 1320w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-58177" class="wp-caption-text">Un homme travaille sur une échelle sous un stand place de la République, à Mamoudzou, le 10 septembre 2026. Mathilde Hangard / JDM</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Mais cette démesure apparente repose sur une réalité économique très concrète. Une soixantaine d’entreprises ont été mobilisées pour préparer le rendez-vous, entre la scène, l’électrification du site, les décorations, les travaux et la restauration. <em>« C’est aussi un levier économique »</em>, insiste le directeur de l’AaDTM. L’organisation a été assurée entièrement en interne, sans société d’événementiel. Les équipes de l’agence ont été mobilisées depuis plusieurs jours avec les partenaires du territoire. <em>« Depuis samedi dernier, toutes mes équipes sont sur le terrain »</em>, dit Michel Madi.</p>
<p style="text-align: justify;">L’an dernier, 11.000 personnes avaient fréquenté le Salon. L’agence espère cette fois doubler, voire tripler la fréquentation. Au-delà du nombre de visiteurs, le pari est de faire du tourisme une activité que les habitants puissent davantage s’approprier. Des moments simples, mais qui prennent une dimension particulière, sur une île encore marquée par le souvenir du cyclone Chido, survenu le 14 décembre 2024.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Après Chido, le temps de se faire du bien</b></h2>
<figure id="attachment_58203" aria-describedby="caption-attachment-58203" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/Michel-Madi--scaled.jpeg"><img decoding="async" class="size-medium wp-image-58203" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/Michel-Madi--300x225.jpeg" alt="Mayotte, salon du tourisme, office de tourisme, Mamoudzou, installation, chantier," width="300" height="225" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/Michel-Madi--300x225.jpeg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/Michel-Madi--1024x768.jpeg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/Michel-Madi--768x576.jpeg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/Michel-Madi--1536x1152.jpeg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/Michel-Madi--2048x1536.jpeg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/Michel-Madi--150x113.jpeg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/Michel-Madi--696x522.jpeg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/Michel-Madi--1068x801.jpeg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/Michel-Madi--1920x1440.jpeg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/Michel-Madi--265x198.jpeg 265w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/Michel-Madi--500x375.jpeg 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/Michel-Madi--800x600.jpeg 800w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/Michel-Madi--1280x960.jpeg 1280w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/Michel-Madi--1320x990.jpeg 1320w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-58203" class="wp-caption-text">Michel Madi, le directeur de l&rsquo;AaDTM, sous un stand, à quelques heures de l&rsquo;ouverture de l&rsquo;édition. Mathilde HANGARD / JDM</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Cette année, le Salon a choisi de mettre le bien-être à l’honneur. Un thème qui, à première vue, pourrait sembler éloigné des préoccupations les plus urgentes de l’île. Pourtant, derrière les massages, les soins et les projets de spa, une nouvelle offre touristique commence à se dessiner. À Bandrélé, le Jade Hotel &amp; Spa en est déjà l’un des exemples, tout comme plusieurs entreprises qui proposent des massages traditionnels. Des initiatives encore peu connues que le Salon entend justement mettre en lumière. <em>« C’est un espace de visibilité »</em>, explique Michel Madi.</p>
<p style="text-align: justify;">L’objectif est aussi de faire émerger une véritable activité économique. À l’hôtel Sakouli, un projet de massages est en réflexion. Dans le sud de l’île, un projet de spa est également à l’étude. Reste à composer avec les réalités du territoire et ses contraintes, comme la crise de l’eau, qui peut encore freiner les ambitions de certains porteurs de projets.</p>
<p style="text-align: justify;">Pour Michel Madi, la demande, elle, ne fait pas vraiment de doute. <em>« Il y a une demande de la population »</em>, affirme-t-il. À terme, il imagine une offre qui s’appuierait davantage sur les savoirs traditionnels, les plantes et les pratiques déjà présentes à Mayotte. Avec l’espoir d’en faire <em>« un vrai filon économique ». </em></p>
<p style="text-align: justify;">Mais le choix du bien-être ne répond pas seulement à une logique de marché. Il dit aussi quelque chose de l’état de l’île. Plus d’un an et demi après Chido, les premiers mois ont surtout été consacrés à réparer ce qui avait été détruit. Les toits, les routes, les réseaux, les bâtiments. Tout ce qui se voit. La question de ce que les habitants avaient traversé, elle, a été plus difficile à prendre en compte. <em>« Après le cyclone Chido, cet élément-là psychologique, on ne s’en est pas préoccupé »</em>, reconnaît Michel Madi.</p>
<p style="text-align: justify;">C’est là que le tourisme peut prendre un autre sens. Non plus seulement partir à la découverte de l’île, réserver une activité ou passer une nuit dans un hôtel, mais simplement s’accorder du temps. Sortir, respirer, se retrouver, prendre soin de soi. Des gestes ordinaires qui, après une telle épreuve, ne le sont peut-être plus tout à fait.</p>
<p style="text-align: justify;">Michel Madi se souvient d’une phrase entendue lors de l’édition précédente. Quelqu’un lui avait dit que le Salon permettait, à sa manière, de <em>« soigner Chido »</em>. Cette année, il reprend cette idée autrement, comme une invitation à tourner doucement la page. <em>« L’an dernier, on m’a fait remarquer que cet événement permettait de soigner Chido. Cette année, on peut vraiment prendre le temps de se faire du bien »</em>, dit-il, les yeux brouillés.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Malgré les obstacles, certains projets avancent</b></h2>
<figure id="attachment_58176" aria-describedby="caption-attachment-58176" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2900-scaled.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-58176" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2900-300x200.jpg" alt="Mayotte, salon du tourisme, office de tourisme, Mamoudzou, installation, chantier," width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2900-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2900-1024x683.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2900-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2900-1536x1024.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2900-2048x1366.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2900-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2900-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2900-1068x712.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2900-1920x1280.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2900-500x333.jpg 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2900-800x533.jpg 800w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2900-1280x853.jpg 1280w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2900-1320x880.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-58176" class="wp-caption-text">Un camion chargé de meubles, dont des fauteuils en osier, arrive sur le site du Salon. Mathilde HANGARD / JDM</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Faire grandir le tourisme suppose aussi de regarder en face ce qui, à Mayotte, continue de compliquer les choses. Entre novembre 2025 et février 2026, l’AaDTM a mené une enquête auprès des habitants des cinq territoires intercommunaux. En ligne comme en face-à-face, l’agence a cherché à mieux comprendre les habitudes, les attentes et les freins aux sorties et aux activités touristiques.</p>
<p style="text-align: justify;">L’enquête a voulu prendre en compte la diversité de la population de l’île, des Mahorais aux Réunionnais, Comoriens et Malgaches, en passant par les métropolitains et la communauté internationale. Deux difficultés vécues sur l&rsquo;île, ont été souvent mises en avant par les personnes sondées  reviennent particulièrement dans les réponses, que sont l’insécurité et les déplacements.</p>
<figure id="attachment_58178" aria-describedby="caption-attachment-58178" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2922-scaled.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-58178" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2922-300x200.jpg" alt="Mayotte, salon du tourisme, office de tourisme, Mamoudzou, installation, chantier," width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2922-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2922-1024x683.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2922-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2922-1536x1024.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2922-2048x1365.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2922-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2922-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2922-1068x712.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2922-1920x1280.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2922-500x333.jpg 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2922-800x533.jpg 800w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2922-1280x853.jpg 1280w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2922-1320x880.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-58178" class="wp-caption-text">Vue d&rsquo;ensemble des stands encore vides du Salon du tourisme et des loisirs, à la veille de l&rsquo;ouverture de l&rsquo;événement, le 10 septembre 2026, en milieu de journée. Mathilde HANGARD / JDM</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Sur ce dernier point, Michel Madi voit notamment dans les taxis, un partenaire possible pour faciliter l’accès aux différents sites. L’agence ne peut pas agir directement sur les tarifs, mais elle entend travailler avec les professionnels sur la qualité des prestations. <em>« On sait qu’il y a de nombreux freins sur l’île par rapport au développement touristique »</em>, reconnaît-il.</p>
<p style="text-align: justify;">Pour autant, pas question d’attendre que tous les problèmes soient réglés pour agir. <em>« Il faut se rendre compte que des gens vivent sur cette île, et nous devons composer avec ces difficultés en proposant des opportunités pour les atténuer ». </em>Les infrastructures sont évidemment au cœur de cette équation. Mayotte multiplie aujourd’hui les chantiers, mais leur achèvement prendra beaucoup de temps. <em>« On voit bien que Mayotte est en ébullition en ce moment en termes d’infrastructures »</em>, observe Michel Madi. <em>« On n’attend pas que les choses soient terminées pour mettre en place des choses ». </em></p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Port de Mamoudzou : <em>« Les engagements du Département n’ont pas été tenus » </em></b></h2>
<figure id="attachment_57964" aria-describedby="caption-attachment-57964" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2802-scaled.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-57964" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2802-300x200.jpg" alt="Mayotte, prestataire nautique, port de plaisance, port," width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2802-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2802-1024x683.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2802-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2802-1536x1024.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2802-2048x1366.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2802-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2802-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2802-1068x712.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2802-1920x1280.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2802-500x333.jpg 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2802-800x533.jpg 800w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2802-1280x853.jpg 1280w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2802-1320x880.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-57964" class="wp-caption-text">Une épave gisant dans le lagon dans la baie de Mamoudzou, le 7 septembre 2026. Mathilde Hangard / JDM</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">L&rsquo;état actuel du port de plaisance de Mamoudzou témoigne notamment de cette urgence de remettre à flot ce qui stagne depuis Chido. Les professionnels du nautisme travaillent dans des conditions rudes, avec des installations dégradées qui compliquent leur quotidien. Pour préserver la saison des croisières, l’AaDTM avait bataillé pour obtenir un ponton provisoire. <em>« On a bataillé très dur pour avoir un ponton d’urgence, sinon on allait rater toute la saison des croisières après le cyclone Chido »</em>, rappelle Michel Madi.</p>
<p style="text-align: justify;">Le directeur de l’agence dit mesurer la lassitude des professionnels qu’il rencontre régulièrement. « <em>Je comprends totalement le quotidien des opérateurs nautiques qui sont adhérents chez nous, personnellement je les vois tous les matins de ma fenêtre dans cette difficulté-là »</em>, explique-t-il. Et sur les engagements pris par le Département-Région, son constat est direct : <em>« Les engagements qui ont été pris au départ par le Département n’ont pas été tenus ». </em></p>
<figure id="attachment_57960" aria-describedby="caption-attachment-57960" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2792-scaled.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-57960" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2792-300x200.jpg" alt="Mayotte, prestataire nautique, port de plaisance, port," width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2792-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2792-1024x683.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2792-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2792-1536x1024.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2792-2048x1365.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2792-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2792-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2792-1068x712.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2792-1920x1280.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2792-500x333.jpg 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2792-800x533.jpg 800w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2792-1280x853.jpg 1280w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2792-1320x880.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-57960" class="wp-caption-text">Chaque matin, les professionnels du milieu nautique descendent une digue écroulée à pieds pour rejoindre leurs embarcations à la nage ou en kayak. Mathilde Hangard / JDM</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">L’AaDTM n’a pas la main sur l’ensemble du dossier, mais continue de pousser pour des améliorations concrètes, notamment pour sécuriser le site. Un ponton en Petite-Terre est espéré avant la fin de 2026. Celui de la Croisette demandera davantage de temps.</p>
<p style="text-align: justify;">Ces difficultés n’empêchent pas, pour autant, les projets de se dessiner. Sur le front de mer de Mamoudzou, un hôtel quatre étoiles de soixante chambres pourrait ouvrir en 2028. En Petite-Terre, un autre complexe hôtelier quatre étoiles est envisagé à proximité de l’hôpital Martial-Henry. Dans le sud, la deuxième phase du Jardin Maoré doit également venir renforcer l’offre existante.</p>
<p style="text-align: justify;">D’autres projets concernent des lieux plus ouverts au public, avec la requalification du parc Mahabou ou encore le jardin botanique de Coconi. Autant de pistes pour diversifier les endroits où l’on peut se promener, découvrir et prendre le temps de rester. <em>« Ce sont des signaux positifs »</em>, estime Michel Madi.</p>
<p style="text-align: justify;">Le contexte demeure néanmoins, encore fragile. Les besoins de reconstruction se sont ajoutés aux difficultés déjà présentes et les priorités se sont multipliées. <em>« Les priorités se sont accentuées »</em>, reconnaît-il. Mais le tourisme reste dans la feuille de route.</p>
<p style="text-align: justify;">L’an dernier, 11.000 visiteurs avaient fait le déplacement. Cette année, l’AaDTM espère doubler, voire tripler la fréquentation. Au-delà des chiffres, l&rsquo;événement cherche surtout à encourager des moments simples pour les habitants de l’île.<span class="Apple-converted-space"> </span>Le tourisme ne réglera ni l’insécurité, ni la crise de l’eau, ni les difficultés d’infrastructures. Mais il peut remettre du mouvement, faire connaître l’île autrement et, peut-être, redonner un peu envie d’y croire.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>« On revient de loin »</em>, conclut Michel Madi. Une phrase qui dit le chemin parcouru, mais surtout la possibilité de regarder collectivement devant soi.</p>
<p>Mathilde Hangard</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/09/11/on-revient-de-loin-confie-michel-madi-avant-louverture-du-salon-du-tourisme-et-des-loisirs/">« On revient de loin », confie Michel Madi, avant l&rsquo;ouverture du Salon du tourisme et des loisirs</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>« On va venir à cinquante bateaux et bloquer l’île » : les prestataires nautiques de Mayotte au bord de l’explosion</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/09/08/on-va-venir-a-cinquante-bateaux-et-bloquer-lile-les-prestataires-nautiques-de-mayotte-au-bord-de-lexplosion/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mathilde HANGARD]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 08 Sep 2026 02:00:19 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Economie]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[Chido]]></category>
		<category><![CDATA[Département-Région]]></category>
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		<category><![CDATA[Mamoudzou]]></category>
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		<category><![CDATA[Port de plaisance]]></category>
		<category><![CDATA[Prestataire nautique]]></category>
		<category><![CDATA[Tourisme]]></category>
		<category><![CDATA[Ville de Mamoudzou]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lejournaldemayotte.yt/?p=57939</guid>

					<description><![CDATA[<p>Près de deux ans après Chido, les prestataires nautiques de Mayotte travaillent toujours dans des conditions dangereuses et épuisantes. Pour rejoindre leurs bateaux, certains prennent le kayak. Pour charger leurs glacières, ils escaladent un mur. Pour nettoyer leurs embarcations, ils utilisent de l’eau de mer. Et pendant ce temps, sur le port de Mamoudzou, le tourisme prépare ses vitrines.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/09/08/on-va-venir-a-cinquante-bateaux-et-bloquer-lile-les-prestataires-nautiques-de-mayotte-au-bord-de-lexplosion/">« On va venir à cinquante bateaux et bloquer l’île » : les prestataires nautiques de Mayotte au bord de l’explosion</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Il est environ 6h45 lorsque les prestataires nautiques arrivent au port de plaisance de Mamoudzou. Ils se retrouvent devant l&rsquo;établissement du camion blanc. Pas de ponton digne de ce nom pour les accueillir. Pas de parcours sécurisé pour rejoindre leurs embarcations. Près de deux ans après le passage du cyclone Chido, le 14 décembre 2024, le décor reste marqué par les dégâts et les installations provisoires. Leur quotidien, lui, ne l’est pas.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Les prestataires commencent leur journée en kayak</b></h2>
<figure id="attachment_57960-2" aria-describedby="caption-attachment-57960-2" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2792-scaled.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-57960" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2792-300x200.jpg" alt="Mayotte, prestataire nautique, port de plaisance, port," width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2792-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2792-1024x683.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2792-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2792-1536x1024.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2792-2048x1365.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2792-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2792-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2792-1068x712.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2792-1920x1280.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2792-500x333.jpg 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2792-800x533.jpg 800w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2792-1280x853.jpg 1280w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2792-1320x880.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-57960-2" class="wp-caption-text">Chaque matin, les professionnels du milieu nautique descendent une digue écroulée à pieds pour rejoindre leurs embarcations à la nage ou en kayak. Mathilde Hangard / JDM</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Tôt le matin, au port de plaisance de Mamoudzou, rejoindre son bateau relève d’un véritable parcours d’obstacles. Pour les professionnels qui y travaillent, le décor est devenu difficilement tenable. <em>« Le matin, déjà quand on arrive au port, c’est l’asile. Il y a des fous, non mais sérieux, des gens qui hurlent, qui se baladent tout nus, et nous on doit traverser cette zone et commencer la journée dans une galère logistique »</em>, lâche Max, de Mayotte Découverte.</p>
<p style="text-align: justify;">Ce matin-là, son bateau est amarré sur un corps-mort, au large du port. Pour y accéder, pas de ponton. Il faut s’aventurer sur une passerelle en béton ravagée par le cyclone. Le grillage est tordu, les ferrailles dépassent, des morceaux de béton menacent encore de tomber. Au sol, du verre, des écailles de poisson, des déchets. Par endroits, l’odeur d’urine et d’excréments de chats prend le dessus. Difficile d’imaginer ici un accès destiné à des professionnels de la mer, encore moins à des touristes.</p>
<p style="text-align: justify;">Au bout de ce qui ressemble davantage à une digue en miettes qu’à un accès au port, trois kayaks sont attachés par des chaînes. Certains sont particulièrement endommagés. C’est avec l’un d’eux que Max doit gagner son bateau. Faute d’accès praticable, il n’a pas vraiment d’autre choix que de pagayer.</p>
<p style="text-align: justify;">Encore faut-il pouvoir garder son kayak. Le vol est devenu une autre composante du métier.<em> « C’est le 6ème kayak qu’on se fait voler, donc on les attache, mais parfois les jeunes coupent même les chaînes (…) On se fait dépouiller (…) Un bateau a déjà été volé, on l’a retrouvé à Nosy Be, à Madagascar ». </em></p>
<figure id="attachment_57961" aria-describedby="caption-attachment-57961" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2796-scaled.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-57961" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2796-300x200.jpg" alt="Mayotte, prestataire nautique, port de plaisance, port," width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2796-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2796-1024x683.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2796-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2796-1536x1024.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2796-2048x1366.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2796-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2796-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2796-1068x712.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2796-1920x1280.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2796-500x333.jpg 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2796-800x533.jpg 800w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2796-1280x853.jpg 1280w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2796-1320x880.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-57961" class="wp-caption-text">Deux skippers s&rsquo;élancent en kayak dans la baie de Mamoudzou pour rejoindre leurs navires respectifs. Mathilde Hangard / JDM</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Pour mettre son kayak à l’eau, Max doit franchir ce qui reste de la passerelle détruite par le cyclone. Il descend les blocs de béton pieds nus, les vagues venant frapper à quelques centimètres de ses pieds. Il manque de tomber. <em>« C’est un peu l’enfer ». </em>Mais ce matin-là, la mer est levée. La houle rend la descente du kayak particulièrement périlleuse. Impossible pour Max de gagner seul son bateau. À la sortie de la digue, un autre prestataire propose finalement de venir le chercher.</p>
<p style="text-align: justify;">Entre les blocs de béton et les pierres au ras de l&rsquo;eau, la manœuvre est millimétrée.<em> « Attention, vas-y avance… c’est bon, stop »</em>, lance Max. <em>« Vas-y, saute »</em>, lui répond son ami. Quelques secondes plus tard, Max est à bord. Direction son navire. Mais à peine arrivé, un autre problème l’attend. Le bateau porte lui aussi les traces d’un quotidien devenu difficile à contrôler. <em>« Le bateau est dégueulasse ce matin. Tous les jours, des gamins montent dessus, on se fait tout dépouiller, les trousses de secours, les cordes, les bâches, c’est n’importe quoi ». </em></p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Depuis Chido, le port de Mamoudzou est à l’abandon<span class="Apple-converted-space"> </span></b></h2>
<figure id="attachment_57962" aria-describedby="caption-attachment-57962" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2799-scaled.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-57962" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2799-300x200.jpg" alt="Mayotte, prestataire nautique, port de plaisance, port," width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2799-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2799-1024x683.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2799-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2799-1536x1024.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2799-2048x1365.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2799-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2799-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2799-1068x712.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2799-1920x1280.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2799-500x333.jpg 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2799-800x533.jpg 800w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2799-1280x853.jpg 1280w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2799-1320x880.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-57962" class="wp-caption-text">Des morceaux de ponton éparpillés dans le port de plaisance de Mamoudzou. Mathilde Hangard / JDM</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Dans le port de plaisance de Mamoudzou, les stigmates du cyclone Chido restent particulièrement visibles. Des morceaux de ponton sont disséminés dans le lagon, des épaves sont encore visibles, des blocs de béton cassés gisent sur le bord, des déchets en tout genre et des objets coupants entourent cet ancien lieu. Un semblant de ponton, proche de l&rsquo;Office de tourisme, permet désormais d’embarquer et de débarquer ponctuellement les clients mais les professionnels ne peuvent pas y stationner durablement leurs bateaux.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>« On n’a pas le droit et c’est trop dangereux car c’est un petit ponton, pas solide, au moindre coup de vent, c’est terminé, nos bateaux seraient abîmés. Donc on les attache à des corps morts mais c’est l’enfer tous les jours les manœuvres ». </em></p>
<figure id="attachment_57964-2" aria-describedby="caption-attachment-57964-2" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2802-scaled.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-57964" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2802-300x200.jpg" alt="Mayotte, prestataire nautique, port de plaisance, port," width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2802-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2802-1024x683.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2802-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2802-1536x1024.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2802-2048x1366.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2802-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2802-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2802-1068x712.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2802-1920x1280.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2802-500x333.jpg 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2802-800x533.jpg 800w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2802-1280x853.jpg 1280w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2802-1320x880.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-57964-2" class="wp-caption-text">Une épave gisant dans le lagon dans la baie de Mamoudzou. Mathilde Hangard / JDM</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Du côté des prestataires, une  histoire circule. L’entreprise chargée des travaux serait prête à intervenir et attendrait simplement le bon de commande. « <i>Aux manettes, il y a le Département-Région et rien ne se passe (&#8230;) on a eu une réunion avec le Département il y a trois mois et depuis rien, on nous balade »,</i> affirment les professionnels nautiques. Impossible, pour eux, de savoir pourquoi. Ce qu’ils constatent, en revanche, c’est que le temps passe, que leur activité, elle, continue, et que la situation du port de plaisance s’enlise sans perspective favorable.</p>
<p style="text-align: justify;">Les équipements les plus élémentaires font eux aussi défaut. Un taquet aurait été cassé après avoir été percuté par une barge et, selon les professionnels du nautisme, n’aurait toujours pas été réparé plusieurs semaines plus tard.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>En Petite-Terre, l&rsquo;épreuve du plein </strong></h2>
<figure id="attachment_57966" aria-describedby="caption-attachment-57966" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2805-scaled.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-57966" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2805-300x200.jpg" alt="Mayotte, prestataire nautique, port de plaisance, port," width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2805-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2805-1024x683.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2805-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2805-1536x1024.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2805-2048x1365.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2805-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2805-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2805-1068x712.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2805-1920x1280.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2805-500x333.jpg 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2805-800x533.jpg 800w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2805-1280x853.jpg 1280w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2805-1320x880.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-57966" class="wp-caption-text">Ce ponton, situé à Dzaoudzi, réservé aux autorités maritimes et interdit d’accès aux prestataires nautiques, aurait été façonné à l&rsquo;aide d&rsquo;anciens morceaux du port de plaisance de Mamoudzou, d&rsquo;après les professionnels de la mer. Mathilde Hangard / JDM</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Et alors qu’à terre, les infrastructures manquent cruellement, la journée en mer de Max ne fait que commencer. Il met le cap sur Petite-Terre pour prendre du carburant et récupérer des clients, avant de revenir vers Grande-Terre pour compléter son embarcation. À chaque traversée, il faut jongler avec les horaires, les clients, la météo, les marées et l’état des accès. Depuis le passage du cyclone, chaque journée commence et se termine par les mêmes bricolages, les mêmes manœuvres et les mêmes risques.</p>
<p style="text-align: justify;">À Dzaoudzi, l’absence d’un accès adapté pour le ravitaillement en carburant oblige les professionnels à positionner leur bateau contre un long mur très haut pour faire le plein, avec parfois de longues heures d’attente. <em>« On peut attendre très longtemps pour faire le plein. Le soir, quand tu rentres de ta journée en mer et que tu as deux intercepteurs qui ont mille litres à faire, t’en peux plus ». </em>La marée complique encore les opérations : <em>« En dessous de 1m20, tu peux pas faire le plein ». </em><i></i></p>
<figure id="attachment_57968" aria-describedby="caption-attachment-57968" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2807.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-57968" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2807-300x200.jpg" alt="Mayotte, prestataire nautique, port de plaisance, port," width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2807-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2807-1024x683.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2807-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2807-1536x1024.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2807-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2807-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2807-1068x712.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2807-1920x1280.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2807-500x333.jpg 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2807-800x533.jpg 800w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2807-1280x854.jpg 1280w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2807-1320x880.jpg 1320w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2807.jpg 1984w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-57968" class="wp-caption-text">Une gâchette de carburant pendue pour le ravitaillement d&rsquo;un bateau. Mathilde Hangard / JDM</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Même le nettoyage des embarcations relève du système D : faute d’accès à l’eau douce, les prestataires utilisent de l’eau de mer, à coups de seaux.<em> « C’est juste pas correct, on n’a pas d’accès à de l’eau douce, donc pour nettoyer le bateau, on est obligés d’utiliser de l’eau de mer »</em>, explique le marin, en lançant des seaux d’eau sur son embarcation. Et la fatigue finit par peser : <em>« </em><i>Le soir, on n’en peut plus avec le kayak. S’il fait chaud, t’es en plein cagnard sur le kayak, t’es épuisé, et quand il y a une pluie battante, non c’est plus possible ». </i>Puis vient le constat, presque résigné : <em>« C’est pas satisfaisant, ni pour nous, ni pour les clients ». </em><i></i></p>
<h2 style="text-align: center;"><b>À Dzaoudzi, charger une glacière suppose d’escalader un mur</b><b></b></h2>
<figure id="attachment_57971" aria-describedby="caption-attachment-57971" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2822.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-57971" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2822-300x200.jpg" alt="Mayotte, prestataire nautique, port de plaisance, port," width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2822-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2822-1024x683.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2822-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2822-1536x1024.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2822-2048x1366.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2822-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2822-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2822-1068x712.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2822-1920x1280.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2822-500x333.jpg 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2822-800x533.jpg 800w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2822-1280x854.jpg 1280w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2822-1320x880.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-57971" class="wp-caption-text">Max escalade un mur à Dzaoudzi pour récupérer les glacières de restauration avant d&rsquo;accueillir ses clients. Mathilde Hangard / JDM</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Vers 7h20, Max rejoint l’école de voile de Dzaoudzi, l&rsquo;ACHM. D’autres professionnels sont déjà là. Pour récupérer les glacières contenant nourriture et boissons, les bateaux doivent s’amarrer le long du fameux mur. Les amarres sont tendues. Le mur est haut. Sa surface est couverte de coquilles d’huîtres. Il faut grimper sur plusieurs mètres. Puis redescendre avec les glacières livrées par un autre prestataire.</p>
<p style="text-align: justify;">Une scène qui pourrait presque sembler irréelle si elle ne représentait pas une partie du quotidien des professionnels. <em>« C’est juste super dangereux, un marin s’est ouvert le tibia comme cela, un autre s’est blessé en tombant c’est l’enfer ». </em>Max plaisante sur ses capacités d’escalade.<em> « Je suis un chimpanzé »</em>, lâche-t-il en substance.</p>
<p style="text-align: justify;">Mais derrière l&rsquo;humour, les blessures sont bien réelles. En contrebas, la petite zone d&rsquo;accostage concentre du verre, des morceaux de métal, des déchets et des objets coupants. Pour des professionnels qui doivent embarquer des touristes plusieurs fois par jour, la situation paraît difficilement tenable. <em>« Beaucoup de marins ont été blessés, un s&rsquo;est ouvert le tibia, l&rsquo;autre est tombé, bref c&rsquo;est n&rsquo;importe quoi »</em>, commente un autre prestataire nautique.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>À l’arrivée des touristes, la carte postale efface l’envers du décor</strong></h2>
<figure id="attachment_57975" aria-describedby="caption-attachment-57975" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2832-scaled.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-57975 size-medium" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2832-300x200.jpg" alt="Mayotte, prestataire nautique, port de plaisance, port," width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2832-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2832-1024x683.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2832-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2832-1536x1024.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2832-2048x1365.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2832-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2832-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2832-1068x712.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2832-1920x1280.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2832-500x333.jpg 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2832-800x533.jpg 800w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2832-1280x853.jpg 1280w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2832-1320x880.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-57975" class="wp-caption-text">Sur un étroit et glissant ponton, des premiers clients en Petite-Terre embarquent pour une sortie en mer. Mathilde Hangard / JDM</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Un peu avant 7h45, les premiers clients petits-terriens arrivent. Nouvelle manœuvre. Il faut les faire monter à bord sans glisser. <em>« Attention, tenez-vous à moi ! »</em>, lance un prestataire. <em>« La manœuvre pour faire monter les gens est dangereuse, le ponton glisse avec la vase »</em>, ajoute-t-il.</p>
<p style="text-align: justify;">Quelques minutes plus tard, le ton change. <em>« Bonjour, bienvenue à bord ».  </em>Pour les clients, la journée commence. Le lagon apparaît. Les dauphins, les tortues, les paysages, les eaux turquoise. Mayotte vend alors exactement ce qu&rsquo;elle a de plus précieux : son environnement marin. Max espère leur faire découvrir des pépanocéphales ce matin. La mer s&rsquo;offre soudainement à perte de vue, et le contraste est particulièrement brutal.</p>
<p style="text-align: justify;">Car derrière cette carte postale, il y a encore la rude logistique du matin, les blocs de béton, les vols, le mur à escalader, les glacières à porter, l&rsquo;eau de mer pour nettoyer et les manœuvres dangereuses. <em>« Faut pas penser à ce soir, refaire tout ça dans le sens inverse, car sinon tu fais plus ce métier, on le fait encore car c&rsquo;est un métier passion, mais c&rsquo;est chaud ». </em></p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Bientôt deux ans de promesses et toujours pas de ponton </strong></h2>
<p style="text-align: justify;">Ce ras-le-bol ne date pas d’hier. En juin dernier, les opérateurs nautiques avaient même envisagé de perturber temporairement la circulation entre Grande-Terre et Petite-Terre pour réclamer des infrastructures adaptées. Leur demande reste la même. Pouvoir travailler, embarquer et débarquer leurs clients dans des conditions dignes et sécurisées.</p>
<p style="text-align: justify;">Depuis des mois, les professionnels disent avoir entendu les mêmes engagements, comme sécuriser l’embarquement des passagers, lutter contre les vols et les dégradations, et surtout reconstruire à Mamoudzou un véritable ponton, comme celui d&rsquo;avant, détruit par Chido. Mais sur le terrain, ils disent surtout avoir été écoutés sans être vraiment compris. Et l’attente mêlée à un silence, nourrit désormais un profond sentiment d’abandon. <em>« On a le sentiment d’avoir été menés en bateau, sans mauvais jeu de mots, et abandonnés complètement ». </em><i></i></p>
<p style="text-align: justify;">Les professionnels affirment par ailleurs que certains éléments de l’ancien ponton de Mamoudzou auraient été déplacés vers Petite-Terre et seraient désormais utilisés notamment par les forces de l’ordre ou pour d’autres besoins privés.</p>
<h2 style="text-align: center;"><em><strong>« Les trois-quarts des pilotes sont en burn-out »</strong></em></h2>
<figure id="attachment_57977" aria-describedby="caption-attachment-57977" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2816-scaled.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-57977" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2816-300x200.jpg" alt="Mayotte, prestataire nautique, port de plaisance, port," width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2816-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2816-1024x683.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2816-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2816-1536x1024.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2816-2048x1365.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2816-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2816-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2816-1068x712.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2816-1920x1280.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2816-500x333.jpg 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2816-800x533.jpg 800w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2816-1280x853.jpg 1280w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2816-1320x880.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-57977" class="wp-caption-text">Certains prestataires envisagent un nouveau blocage pour protester contre une situation figée depuis deux ans. Mathilde Hangard / JDM</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">À force de composer chaque jour avec ces conditions, l’épuisement gagne les professionnels. <em>« Les trois-quarts des pilotes sont en burn-out car les conditions sont super difficiles »</em>, témoigne l’un d’eux.</p>
<p style="text-align: justify;">La journée commence à 7h45 avec les premiers clients jusqu&rsquo;à 16h, mais une fois les sorties en mer terminées, la journée est loin d’être finie pour ces professionnels. Il faut nettoyer le bateau, restituer les glacières, escalader le mur, faire le plein, revenir au port, amarrer le bateau, puis revenir par ses propres moyens sur la terre ferme.<em> « C&rsquo;est épuisant ».  </em><i></i></p>
<p style="text-align: justify;">Entre-temps, les pilotes assurent bien plus que la navigation. Ils recherchent et observent les mammifères marins, sensibilisent les visiteurs, assurent les embarquements et débarquements, servent les repas et transportent les glacières jusqu’aux îlots. Le tout sous le soleil et la chaleur, avec des opérations qui deviennent parfois ubuesques. « <i>On est des marins, donc on est exposés au soleil, à la chaleur, et quand tu prends des dizaines de seaux d’eau de mer pour nettoyer le bateau car pas d’eau douce, que tu rentres en kayak pour atteindre la digue et laisser ton bateau, que ton kayak est plein d’appâts ou de pisse, que tu manques de tomber en rentrant sur une digue pleine de vase, cassée, avec des objets coupants, c&rsquo;est un sketch, on est morts le soir franchement »</i>, raconte encore l&rsquo;un d&rsquo;eux. <i></i></p>
<figure id="attachment_57978" aria-describedby="caption-attachment-57978" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2811.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-57978" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2811-300x200.jpg" alt="Mayotte, prestataire nautique, port de plaisance, port," width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2811-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2811-1024x683.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2811-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2811-1536x1024.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2811-2048x1366.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2811-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2811-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2811-1068x712.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2811-1920x1280.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2811-500x333.jpg 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2811-800x533.jpg 800w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2811-1280x854.jpg 1280w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2811-1320x880.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-57978" class="wp-caption-text">À Dzaoudzi, l’ancien ponton, déjà présent avant le passage de Chido, est aujourd’hui laissé à l’abandon, au milieu d’une baie qui reste jonchée d’épaves et de déchets en tout genre. Mathilde Hangard / JDM</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Et pendant que ces professionnels tentent tant bien que mal de poursuivre leur activité, les chapiteaux du tourisme commencent à s’installer à quelques mètres de là.</p>
<p style="text-align: justify;">Le Salon du Tourisme et des Loisirs de Mayotte doit se tenir les 11, 12 et 13 septembre prochains, place de la République à Mamoudzou. Présenté par l’AaDTM comme un rendez-vous destiné à valoriser les richesses touristiques de l’île, il met cette année l’accent sur le bien-être, la nature et la redécouverte du territoire. Le montage a commencé dès le 7 septembre. Des dizaines d&rsquo;exposants sont annoncés et, sur le papier, tout y est. L&rsquo;île, ses loisirs, son lagon, ses sorties nature et ses établissements hôteliers.</p>
<p style="text-align: justify;">Mais à quelques mètres de cette vitrine touristique, ceux qui tiennent à bout de bras cette attractivité économique, pourtant défendue par le Département-Région de Mayotte et la Ville de Mamoudzou, continuent d’escalader des murs, de s’amarrer avec des moyens de fortune et de nettoyer leurs bateaux à l’eau de mer, dans un décor ravagé au point mort depuis deux ans.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Un prochain blocage du port de plaisance en préparation </strong></h2>
<p style="text-align: justify;"><i></i>Cette fois, la menace des professionnels de la mer est clairement formulée.<em> « Bientôt on va être obligés de montrer les crocs de plus en plus fort. À un moment on va venir jusqu’à cinquante bateaux et on va bloquer l’île »</em>, affirme un prestataire. Ces marins assurent vouloir rester soudés. Leur colère dépasse désormais la seule question du port. Elle concerne leur sécurité, celle de leurs clients et, plus largement, l’image d’une île qui veut faire du tourisme un moteur de son économie. <em>« C’est pour le bien de Mayotte, on essaie d’être soudés et unis. Comment une île aussi belle et son lagon peut être encore comme ça deux ans après Chido, c’est pas possible ? »</em>, commente un marin abasourdi. <i></i></p>
<p style="text-align: justify;"><em>« Je ne comprends pas, vraiment, comment c&rsquo;est possible de laisser ça à l&rsquo;abandon, à Mayotte, alors que cette île est entourée d&rsquo;eau, le lagon c&rsquo;est tout ce qu&rsquo;elle a quoi, j&rsquo;hallucine », </em>surenréchit une dame de passage venue déposer sa fille pour une sortie bateau. Le lagon, lui, est toujours là. Les dauphins, les tortues et la barrière de corail aussi. Reste à savoir combien de temps ceux qui les font découvrir accepteront encore de tenir.  Car cette fois, les professionnels le préviennent. Le prochain rendez-vous ne se jouera pas autour d’une table, mais sur l’eau.</p>
<p>Mathilde Hangard</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/09/08/on-va-venir-a-cinquante-bateaux-et-bloquer-lile-les-prestataires-nautiques-de-mayotte-au-bord-de-lexplosion/">« On va venir à cinquante bateaux et bloquer l’île » : les prestataires nautiques de Mayotte au bord de l’explosion</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
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		<title>Malgré une demande soutenue le tourisme peine à repartir</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/06/24/malgre-une-demande-soutenue-le-tourisme-peine-a-repartir/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Benoit Jaëglé]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 24 Jun 2026 01:45:50 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Economie]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Tourisme]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[hébergement touristique]]></category>
		<category><![CDATA[Insee]]></category>
		<category><![CDATA[Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[nuitées]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lejournaldemayotte.yt/?p=54168</guid>

					<description><![CDATA[<p>Selon l’Insee, à Mayotte de février à novembre 2025, le nombre de nuitées dans les hébergements ouverts a baissé de 14 % par rapport à la même période de 2024 alors que le taux d’occupation, quant à lui, a augmenté de 6 points du fait de la demande soutenue de personnels exerçant des missions de service public sur le territoire.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/06/24/malgre-une-demande-soutenue-le-tourisme-peine-a-repartir/">Malgré une demande soutenue le tourisme peine à repartir</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<h2 style="font-weight: 400; text-align: center;"><strong>Une capacité d’accueil en baisse de 20%&#8230;</strong></h2>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">En décembre 2025, un an après le passage du cyclone Chido, le parc des hôtels et autres hébergements collectifs de tourisme de Mayotte est composé de 15 hôtels dont 3 classés (3 ou 4 étoiles), et de 2 résidences hôtelières. Ces 17 structures cumulent une capacité d’accueil de 378 chambres, <em>« en recul de 20 % par rapport à novembre 2024 (96 chambres de moins) »</em>, d’après l’étude de l’Insee.</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Parmi les 17 structures ouvertes, 8 n’ont rouvert que partiellement en raison de l’indisponibilité de certaines chambres endommagées par le passage de Chido. Dans ces 8 établissements, la capacité d’accueil est donc réduite par rapport à fin novembre 2024, avant Chido, de plus de 30 % pour certains d’entre eux. Au total, ils proposent 53 chambres de moins qu’avant le passage du cyclone.</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-54170 alignleft" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/Capture-decran-2026-06-23-a-14.48.20-300x282.png" alt="" width="300" height="282" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/Capture-decran-2026-06-23-a-14.48.20-300x282.png 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/Capture-decran-2026-06-23-a-14.48.20-1024x962.png 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/Capture-decran-2026-06-23-a-14.48.20-768x722.png 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/Capture-decran-2026-06-23-a-14.48.20-150x141.png 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/Capture-decran-2026-06-23-a-14.48.20-696x654.png 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/Capture-decran-2026-06-23-a-14.48.20-500x470.png 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/Capture-decran-2026-06-23-a-14.48.20-800x752.png 800w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/Capture-decran-2026-06-23-a-14.48.20.png 1062w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" />La capacité d’accueil des hôtels et autres hébergements collectifs de tourisme de Mayotte est localisée dans 7 communes : 44 % à Mamoudzou, 29 % sur Petite-Terre et 27 % sur Grande-Terre hors Mamoudzou. La plupart des établissements sont de petite taille : 6 d’entre eux offrent de 5 à 9 chambres et 9 établissements de 10 à 39 chambres. Seules 2 structures offrent plus de 40 chambres, concentrant 40 % de la capacité d’accueil totale. La capacité moyenne de l’ensemble des structures s’élève à 22 chambres et appartements.</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Par ailleurs, trois établissements, ouverts avant le passage de Chido, sont restés fermés depuis. La capacité d’accueil des établissements de Mayotte est ainsi inférieure de 20 % à celle en novembre 2024, avant Chido.</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;"><em>« Les données couvrent la période de février à décembre 2025, tandis que les évolutions sont calculées sur la période de février à novembre 2025 comparée à la période correspondante de l’année 2024. De plus, les données mensuelles de 2024 ont été révisées suite à la réintégration d’un hébergement dans le parc »</em>, indique l’Insee.</p>
<h2 style="font-weight: 400; text-align: center;"><strong>… mais un taux d’occupation des chambres en hausse de 6 points </strong></h2>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-54171 alignright" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/Capture-decran-2026-06-23-a-14.49.04-300x283.png" alt="" width="300" height="283" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/Capture-decran-2026-06-23-a-14.49.04-300x283.png 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/Capture-decran-2026-06-23-a-14.49.04-1024x967.png 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/Capture-decran-2026-06-23-a-14.49.04-768x725.png 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/Capture-decran-2026-06-23-a-14.49.04-150x142.png 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/Capture-decran-2026-06-23-a-14.49.04-696x657.png 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/Capture-decran-2026-06-23-a-14.49.04-1068x1008.png 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/Capture-decran-2026-06-23-a-14.49.04-500x472.png 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/Capture-decran-2026-06-23-a-14.49.04-800x755.png 800w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/Capture-decran-2026-06-23-a-14.49.04.png 1106w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" />Le passage du cyclone Chido a eu un impact immédiat sur le parc des hôtels et autres hébergements collectifs de tourisme à Mayotte. Le taux d’occupation des chambres s’élève à 79 % sur les 11 derniers mois de l’année 2025. Il atteint son niveau le plus haut en février (89 %), mois où la capacité d’accueil est la plus faible, et son niveau le plus bas (74 %) en août. Cela est dû en partie à la présence sur le territoire de personnels exerçant des missions de service public et de sécurité, notamment les personnels de santé, les gendarmes, les policiers, les militaires et également une organisation non gouvernementale (ONG) chargée de distribuer des repas aux sinistrés, <em>« tous venus de l’extérieur de l’île pour aider la population à faire face aux conséquences du cyclone »</em>.</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Ainsi, de février à novembre 2025, le taux d’occupation augmente de 6 points par rapport à la même période de 2024 pour atteindre 79%.</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">D’après l’Insee, de février à décembre 2025, les hôtels et autres hébergements collectifs de tourisme de Mayotte ont enregistré 149.500 nuitées, <em>« soit une baisse de 14 % par rapport à la même période de 2024 »</em>. Parmi ces nuitées, 62 % sont « des nuitées pour affaires » (gendarmes, soignants, etc.).</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Quant à l’aéroport Marcel Henry, il se classe au 27e rang (sur 51) des aéroports français, Outre-mer compris. Il a ainsi accueilli 9% de passagers de plus qu’en 2024, soit 461.500 voyageurs.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/06/24/malgre-une-demande-soutenue-le-tourisme-peine-a-repartir/">Malgré une demande soutenue le tourisme peine à repartir</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
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		<title>Une reprise encourageante pour les croisières mais des défis toujours à quai</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/06/02/une-reprise-encourageante-pour-les-croisieres-mais-des-defis-toujours-a-quai/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Victor Diwisch]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 02 Jun 2026 01:45:46 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Economie]]></category>
		<category><![CDATA[Océan Indien]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Tourisme]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[AaDTM]]></category>
		<category><![CDATA[attractivité du territoire]]></category>
		<category><![CDATA[croisières]]></category>
		<category><![CDATA[développement]]></category>
		<category><![CDATA[LPO Kawéni]]></category>
		<category><![CDATA[Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[port]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Avec douze escales accueillies cette saison, le tourisme de croisière confirme son redémarrage à Mayotte après le passage du cyclone Chido. Un rebond encourageant qui rappelle autant le potentiel touristique du territoire que les défis qui restent à relever pour accompagner son développement.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/06/02/une-reprise-encourageante-pour-les-croisieres-mais-des-defis-toujours-a-quai/">Une reprise encourageante pour les croisières mais des défis toujours à quai</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Malgré ses 170 mètres de long et ses plus de 28.000 tonnes, le navire de croisière <em>Seven Seas Navigator</em>, de la compagnie Regent Seven Seas Cruises, demeure invisible depuis le front de mer de Mamoudzou, ce lundi 1er juin, peu avant 8 h 30. À l&rsquo;horizon, aucune silhouette imposante ne vient trahir sa présence. Pourtant, les touristes, venus des États-Unis, d&rsquo;Australie, du Royaume-Uni et du Canada, sont bien là. Les uns après les autres, ils débarquent sur le ponton d&rsquo;urgence du port à bord de navettes orange frappées du nom du paquebot, preuve tangible que le navire mouille bien au large.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>12 navires accueillis, un bilan « très positif » pour l&rsquo;AaDTM</strong></h2>
<figure id="attachment_52300" aria-describedby="caption-attachment-52300" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-52300" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/Etudiants-Tourisme-4-300x200.jpg" alt="croisières, tourisme, attractivité du territoire, AaDTM, développement, LPO Kawéni, port, Mayotte" width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/Etudiants-Tourisme-4-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/Etudiants-Tourisme-4-1024x683.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/Etudiants-Tourisme-4-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/Etudiants-Tourisme-4-1536x1024.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/Etudiants-Tourisme-4-2048x1365.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/Etudiants-Tourisme-4-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/Etudiants-Tourisme-4-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/Etudiants-Tourisme-4-1068x712.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/Etudiants-Tourisme-4-1920x1280.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/Etudiants-Tourisme-4-500x333.jpg 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/Etudiants-Tourisme-4-800x533.jpg 800w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/Etudiants-Tourisme-4-1280x853.jpg 1280w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/Etudiants-Tourisme-4-1320x880.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-52300" class="wp-caption-text">La saison passée, 24-25, sur six escales programmées, seules trois avaient finalement pu être maintenues, notamment en raison du cyclone Chido. Victor Diwisch / JDM.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Dissimulé derrière le rocher de la pointe Mahabou, le <em>Seven Seas Navigator</em> est arrivé plus tôt dans la matinée en provenance de Zanzibar. Cette escale est la dernière de la saison des croisières 2025-2026 à Mayotte et vient mettre un terme à plusieurs mois d&rsquo;accueil de visiteurs internationaux et de passages de paquebots dans le lagon mahorais.</p>
<p style="text-align: justify;">Avec douze navires accueillis au cours de la saison, le bilan tranche nettement avec celui de l&rsquo;année précédente, <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2025/05/13/les-croisieristes-de-retour-a-mayotte-un-message-fort-pour-relancer-le-tourisme/">fortement perturbée par les conséquences du cyclone Chido</a>. Sur les six escales alors programmées, seules trois avaient finalement pu être maintenues.</p>
<p style="text-align: justify;">Pour l&rsquo;Agence d&rsquo;Attractivité et de Développement Touristique de Mayotte (AaDTM), cette saison affiche des résultats encourageants. <em>« Un bilan très positif »</em>, note l&rsquo;agence, qui évoque un <em>« rythme comparable à celui d&rsquo;il y a une quinzaine d&rsquo;années »</em>, porté notamment par le retour de compagnies historiques, comme Hapag-Lloyd, et l&rsquo;arrivée de nouveaux opérateurs, MSC Cruises et Azamara.</p>
<p style="text-align: justify;">Si la saison 2025-2026 marque un regain d&rsquo;activité, elle reste toutefois loin des niveaux observés au milieu des années 2000, considérés comme l&rsquo;âge d&rsquo;or des croisières à Mayotte. En 2006, le territoire avait accueilli 38 paquebots et près de 8.400 croisiéristes, selon les données de l&rsquo;IEDOM. Depuis, l&rsquo;activité a progressivement décliné, avec seulement quelques escales par an au cours de la dernière décennie, avant d&rsquo;être quasiment interrompue par la crise sanitaire. Les professionnels du secteur évoquent notamment le manque d&rsquo;infrastructures adaptées, l&rsquo;absence d&rsquo;un véritable terminal de croisière ainsi que la concurrence d&rsquo;autres destinations de l&rsquo;océan Indien mieux équipées.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Les futurs professionnels du tourisme, conscients des enjeux du secteur</strong></h2>
<figure id="attachment_52308" aria-describedby="caption-attachment-52308" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-52308" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/Etudiants-Tourisme-1-300x200.jpg" alt="croisières, tourisme, attractivité du territoire, AaDTM, développement, LPO Kawéni, port, Mayotte" width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/Etudiants-Tourisme-1-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/Etudiants-Tourisme-1-1024x683.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/Etudiants-Tourisme-1-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/Etudiants-Tourisme-1-1536x1024.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/Etudiants-Tourisme-1-2048x1365.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/Etudiants-Tourisme-1-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/Etudiants-Tourisme-1-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/Etudiants-Tourisme-1-1068x712.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/Etudiants-Tourisme-1-1920x1280.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/Etudiants-Tourisme-1-500x333.jpg 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/Etudiants-Tourisme-1-800x533.jpg 800w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/Etudiants-Tourisme-1-1280x853.jpg 1280w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/Etudiants-Tourisme-1-1320x880.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-52308" class="wp-caption-text">Chakila Ahamadi, 21 ans, et Zinedine Mohamed Ridjaly, 20 ans, étudiants en deuxième année de BTS Tourisme au LPO de Kawéni. Victor Diwisch / JDM.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Des records qui appartiennent désormais au passé. Sur le ponton, les regards se tournent vers l’avenir, portés notamment par les étudiants en BTS Tourisme du lycée Polyvalent des Métiers du Goût et des Saveurs de Kawéni (LPO Kawéni), mobilisés ce lundi pour accueillir et accompagner les croisiéristes, comme tout au long de la saison. Pancartes numérotées à la main, ils guident les passagers à leur descente des navettes et les orientent vers leurs groupes respectifs.</p>
<p style="text-align: justify;">Parmi les étudiants mobilisés, Zinedine Mohamed Ridjaly, 20 ans, et Chakila Ahamadi, 21 ans, suivent les arrivées avec un brin de nostalgie. <em>« Ce n&rsquo;est pas encore notre groupe, je crois »</em>, glisse Zinedine, attentif aux passagers qui débarquent, vêtus de chemises colorées et munis d&rsquo;appareils photo. Pour ces deux étudiants de deuxième année, qui ont participé à l&rsquo;accueil et à l&rsquo;accompagnement des croisiéristes tout au long de la saison, cette dernière escale marque également la fin de leur formation.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>« On a de la chance d&rsquo;avoir pu participer à l&rsquo;accueil des croisiéristes, c&rsquo;est un réel privilège »</em>, reconnaît Chakila,<em> « mais ce dernier bateau, ça me fait bizarre. Je ne sais pas si un jour j&rsquo;aurai à nouveau l&rsquo;occasion de participer à tout cela ».</em></p>
<p style="text-align: justify;">Appelés à exercer dans des secteurs aussi variés que les agences de voyages, l&rsquo;événementiel, l&rsquo;hôtellerie ou encore la promotion des destinations touristiques, les étudiants considèrent la venue des croisiéristes comme un enjeu important pour leur futur secteur d&rsquo;activité. Elle rappelle que le territoire a du potentiel, mais met également en lumière certaines de ses carences.</p>
<figure id="attachment_52298" aria-describedby="caption-attachment-52298" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-52298" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/Etudiants-Tourisme-6-300x200.jpg" alt="" width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/Etudiants-Tourisme-6-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/Etudiants-Tourisme-6-1024x683.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/Etudiants-Tourisme-6-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/Etudiants-Tourisme-6-1536x1024.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/Etudiants-Tourisme-6-2048x1365.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/Etudiants-Tourisme-6-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/Etudiants-Tourisme-6-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/Etudiants-Tourisme-6-1068x712.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/Etudiants-Tourisme-6-1920x1280.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/Etudiants-Tourisme-6-500x333.jpg 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/Etudiants-Tourisme-6-800x533.jpg 800w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/Etudiants-Tourisme-6-1280x853.jpg 1280w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/Etudiants-Tourisme-6-1320x880.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-52298" class="wp-caption-text">Chakila Ahamadi accueille les touristes, une fierté pour elle. Victor Diwisch / JDM.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;"><em>« Ça fait plaisir de voir les touristes revenir après le cyclone Chido. On voit que Mayotte existe toujours malgré les dégâts sur le territoire, notamment sur les infrastructures »</em>, remarque Zinedine<em>. « Le tourisme est un secteur d&#8217;emploi et de développement pour le territoire, c&rsquo;est important de le développer ».</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>« Le nombre de bateaux est encore très faible par rapport à ce qu&rsquo;on peut réellement accueillir »</em>, insiste Archimed Daroussi Assani, 32 ans, lui aussi étudiant au LPO de Kawéni en reprise d&rsquo;études. <em>« Le problème, c&rsquo;est qu&rsquo;il n&rsquo;y a pas assez de structures touristiques, d&rsquo;endroits de restauration. L&rsquo;aspect purement touristique est à améliorer ».</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>« On se dit que si on reste là les bras croisés, ça ne va pas s&rsquo;améliorer. On doit faire le travail et porter les projets, c&rsquo;est par nous que ça commence »</em>, poursuit Zinedine avant de rassembler le groupe numéro 5 et de prendre la direction du parc de la pointe Mahabou.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Un morceau de bois posé par terre pour éviter les accidents</strong></h2>
<figure id="attachment_28900" aria-describedby="caption-attachment-28900" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-28900" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/05/eleves-300x225.jpeg" alt="Mayotte, déchets, enseignants, EPS, lycée des lumières, hamaha beach, plage," width="300" height="225" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/05/eleves-300x225.jpeg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/05/eleves-1024x768.jpeg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/05/eleves-768x576.jpeg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/05/eleves-1536x1152.jpeg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/05/eleves-2048x1536.jpeg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/05/eleves-150x113.jpeg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/05/eleves-696x522.jpeg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/05/eleves-1068x801.jpeg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/05/eleves-1920x1440.jpeg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/05/eleves-1320x990.jpeg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-28900" class="wp-caption-text">Les déchets et le manque d’entretien des sites, des problématiques « non négligeables », selon l&rsquo;agence Baobab Tour. (Illustration).</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Les autres croisiéristes sont dirigés vers les circuits habituels : les plages du Sud, Sakouli, Musicale Plage et Ngouja, le Pôle d&rsquo;Excellence Rurale (PER) de Coconi, la ville de Mamoudzou ou encore Petite-Terre. Certains embarquent également à bord d&rsquo;un catamaran pour une sortie sur le lagon.</p>
<p style="text-align: justify;">Des excursions principalement encadrées par l&rsquo;agence Baobab Tour, qui assure que les <em>« clients sont ravis des excursions proposées »</em>, tout en constatant<em> « certaines problématiques non négligeables sur les lieux visités : les déchets et le manque d&rsquo;entretien des sites ».</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>« Par exemple, à la pointe Mahabou, les chemins sont dégradés, le débroussaillage n&rsquo;est pas toujours fait et il n&rsquo;y a pas de véritable mise en valeur du site »</em>, remarque Hélène Le Guillou, responsable de l&rsquo;agence. Même constat aux abords du lac Dziani.</p>
<figure id="attachment_9296" aria-describedby="caption-attachment-9296" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-9296" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Pontons-plaisance-Dzaoudzi-Mayotte-drones-300x159.jpg" alt="CCI, port de plaisance, Mayotte, CEREMA," width="300" height="159" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Pontons-plaisance-Dzaoudzi-Mayotte-drones-300x159.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Pontons-plaisance-Dzaoudzi-Mayotte-drones-768x407.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Pontons-plaisance-Dzaoudzi-Mayotte-drones-150x80.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Pontons-plaisance-Dzaoudzi-Mayotte-drones-696x369.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Pontons-plaisance-Dzaoudzi-Mayotte-drones.jpg 800w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-9296" class="wp-caption-text">Le port de Mamoudzou, avant le cyclone Chido. Plus d&rsquo;un an et demi après, rien n&rsquo;a été reconstruit. (©Mayotte drones, archives).</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Le ponton d&rsquo;accueil construit dans l&rsquo;urgence après le cyclone Chido afin d&rsquo;accueillir le dernier bateau de la saison 2024-2025 est lui aussi pointé du doigt, car <em>« trop petit pour accueillir autant de passagers »</em>. <em>« Lors de la marée basse, la passerelle est trop inclinée et devient dangereuse pour les clients »</em>, ajoute-t-elle. Une <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/03/20/croisieres-a-mayotte-le-retour-des-navires-face-a-des-ports-toujours-fragiles/">modernisation des ports</a>, également dénoncée par les opérateurs nautiques <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/05/19/les-operateurs-nautiques-durcissent-le-ton-plus-dun-apres-le-passage-de-chido/?fbclid=IwY2xjawSKPltleHRuA2FlbQIxMABicmlkETF6cVRLTHg3V205TEdPTTE0c3J0YwZhcHBfaWQQMjIyMDM5MTc4ODIwMDg5MgABHl3qOqq-xk5NRbVqvC9Z9NkhWXJ0nHUqvFLCzaFcZRLHD-WLGd0FuMokLCtY_aem_iBFWTb7X83996fxiBSUwSw">lors d&rsquo;une <em>« opération escargot »</em></a> menée entre Petite-Terre et Mamoudzou, le 18 mai dernier.</p>
<p style="text-align: justify;">Ce matin, à l&rsquo;arrivée des touristes, un morceau de bois a même été placé à la hâte sur un trou dans la chaussée afin d&rsquo;éviter les accidents. Non fixé, il est maintenu en place par un homme qui appuie dessus avec son pied pour empêcher qu&rsquo;il ne se déplace.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Une saison prochaine sous influence du contexte international</strong></h2>
<figure id="attachment_10602" aria-describedby="caption-attachment-10602" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-10602" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/croisiere13-300x222.png" alt="Filière pêche, Four à Chaux, Dzaoudzi, économie bleue, Mayotte" width="300" height="222" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/croisiere13-300x222.png 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/croisiere13-1024x759.png 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/croisiere13-768x569.png 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/croisiere13-1536x1138.png 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/croisiere13-150x111.png 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/croisiere13-485x360.png 485w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/croisiere13-696x516.png 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/croisiere13-1068x792.png 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/croisiere13-1920x1423.png 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/croisiere13-1320x978.png 1320w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/croisiere13.png 1924w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-10602" class="wp-caption-text">Six escales sont déjà programmées à Mayotte pour la saison prochaine qui débutera en novembre. (Illustration).</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">La saison prochaine débutera en novembre. À ce jour, l&rsquo;AaDTM assure que six escales sont programmées à Mayotte. <em>« Ces chiffres encourageants restent toutefois provisoires et sont susceptibles d&rsquo;évoluer à la hausse au cours des prochains mois, au fil des discussions avec les armateurs »</em>, précise l&rsquo;agence.</p>
<p style="text-align: justify;">En raison des tensions dans le détroit d&rsquo;Ormuz et dans le détroit de Bab el-Mandeb, certaines croisières sont annulées tandis que d&rsquo;autres sont réorientées vers Mayotte, comme cela a été le cas le 11 mai dernier. Une escale supplémentaire qui avait fait le bonheur des professionnels du secteur et des équipes chargées de l&rsquo;accueil des passagers, qui s&rsquo;efforcent, escale après escale, de faire rayonner le territoire.</p>
<p style="text-align: justify;">Victor Diwisch</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/06/02/une-reprise-encourageante-pour-les-croisieres-mais-des-defis-toujours-a-quai/">Une reprise encourageante pour les croisières mais des défis toujours à quai</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Au lycée des lumières, les élèves passent à l’action contre les déchets sur le terrain</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/04/16/au-lycee-des-lumieres-les-eleves-passent-a-laction-contre-les-dechets-sur-le-terrain/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Shanyce MATHIAS ALI]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 16 Apr 2026 01:45:18 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Education]]></category>
		<category><![CDATA[Environnement]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[Crise des déchets]]></category>
		<category><![CDATA[Lagon Ewa]]></category>
		<category><![CDATA[Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[Ramassage des déchets]]></category>
		<category><![CDATA[recyclage]]></category>
		<category><![CDATA[Saïd Omar Oili]]></category>
		<category><![CDATA[Tourisme]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lejournaldemayotte.yt/?p=49934</guid>

					<description><![CDATA[<p>Dans le cadre de du projet Lagon Ewa, une trentaine de lycéens ont participé à une matinée de sensibilisation, suivie d’un ramassage de déchets, pour mieux comprendre leurs impacts sur l’environnement et la santé.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/04/16/au-lycee-des-lumieres-les-eleves-passent-a-laction-contre-les-dechets-sur-le-terrain/">Au lycée des lumières, les élèves passent à l’action contre les déchets sur le terrain</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Ce mercredi matin, au lycée des lumières, 26 élèves de différentes classes, étaient réunis pour une intervention menée par l’association Mlézi Maoré, en partenariat avec l’Agence Régionale de Santé de Mayotte. L&rsquo;objectif était de parler des déchets, de ce qu’ils deviennent, mais surtout ce qu’ils provoquent. Parmi ces jeunes, des élèves en accueil, mais également en vente qui se sont regroupés pour un projet commun.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Des élèves impliqués et réactifs</strong></h2>
<figure id="attachment_49983" aria-describedby="caption-attachment-49983" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-49983 size-medium" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/PHOTO-3-1-300x200.jpg" alt="" width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/PHOTO-3-1-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/PHOTO-3-1-1024x683.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/PHOTO-3-1-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/PHOTO-3-1-1536x1024.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/PHOTO-3-1-2048x1365.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/PHOTO-3-1-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/PHOTO-3-1-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/PHOTO-3-1-1068x712.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/PHOTO-3-1-1920x1280.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/PHOTO-3-1-1320x880.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-49983" class="wp-caption-text">Pendant une matinée, les élèves du lycée des lumières ont été sensibilisés à la pollution des déchets. Léo Vignal / JDM</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Face à eux, un médiateur sanitaire projette des images, qu’il commente et décrypte. Les thèmes évoqués sont variés : du ramassage au tri, en passant par le recyclage ainsi que la seconde vie des objets. <em>« On a parlé des déchets, du tri, parce que c’est essentiel</em> », explique El-hartoon Ayouba, médiateur sanitaire pour Mlézi Maoré. Des activités plus ludiques ont aussi été mises en place, pour stimuler les élèves, notamment sur la durée de vie de divers objets de notre quotidien.</p>
<p style="text-align: justify;">D’après lui, c’est un sujet important à Mayotte, où la présence de déchets rend indispensable de sensibiliser les jeunes à leurs conséquences, notamment sur la santé avec des risques de maladies comme le choléra. « <em>Les élèves sont très réactifs, ils sont très intéressés et posent des questions sur comment améliorer leurs gestes pour l&rsquo;environnement</em> », souligne l&rsquo;animateur de l&rsquo;atelier.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Du concret dans la cour et autour du lycée</strong></h2>
<figure id="attachment_49984" aria-describedby="caption-attachment-49984" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-49984" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/2T8A6459-300x200.jpg" alt="" width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/2T8A6459-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/2T8A6459-1024x683.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/2T8A6459-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/2T8A6459-1536x1024.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/2T8A6459-2048x1365.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/2T8A6459-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/2T8A6459-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/2T8A6459-1068x712.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/2T8A6459-1920x1280.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/2T8A6459-1320x880.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-49984" class="wp-caption-text">Les élèves ont ramassé les déchets à l&rsquo;intérieur et autour de leur lycée. Léo Vignal / JDM</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Une fois l’atelier terminé, les élèves sont passés à l&rsquo;action, pour appliquer ce qu&rsquo;ils avaient appris durant la matinée. Gants, sacs poubelles, casquettes, chacun s’équipe avant de sortir. Par groupes de deux, ils parcourent l’établissement et ses abords, de la cour aux couloirs, en passant par les escaliers. La consigne donnée par le professeur est claire : ne rien laisser de côté.</p>
<p style="text-align: justify;">Le tri se fait directement sur place, en effet les paires de lycéens sont munies de sacs de différentes couleurs noirs pour les déchets non recyclables et  blancs pour ceux qui peuvent l’être. Au fil du ramassage, les ordures les plus fréquentes sont : les briques de jus, les bouteilles d’eau, les canettes de soda, les emballages de gâteaux, mais également les mégots de cigarette. « <em>Je me dis que c&rsquo;est bien car on nettoie là où on étudie, mais aussi si les autres nous voient faire ça va leur faire comprendre que jeter les déchets sur le sol ce n&rsquo;est pas bien et ça pollue la nature</em> », partage l&rsquo;un d&rsquo;entre eux.</p>
<h2 style="text-align: center;" data-section-id="1bqho5k" data-start="2494" data-end="2537"><strong>Un projet qui va au-delà de l’opération</strong></h2>
<p style="text-align: justify;">Cette action s’inscrit dans un projet plus large, lancé en septembre dernier avec leur professeur d’économie-gestion, Enrico Gob. L’idée est de construire des actions concrètes autour de l’environnement, tout en développant des compétences utiles pour le futur avenir professionnel des jeunes. « <em>Tout ce qu&rsquo;ils apprennent c&rsquo;est des valeurs qu&rsquo;ils pourront réutiliser plus tard en entreprise</em> ou même pour entreprendre », confie l&rsquo;enseignant. Pour cela, les élèves sont confrontés à des situations réelles, telles que la prise de contacts avec les entreprises et les associations, mais aussi l&rsquo;organisation des différents événements prévus dans le cadre du projet.</p>
<p style="text-align: justify;">À travers l’initiative «<a href="https://lejournaldemayotte.yt/2025/11/28/un-professeur-rallume-la-fierte-locale-grace-au-site-web-lagonewa/"> Lagon Ewa</a> », les élèves travaillent sur la valorisation de Mayotte, notamment autour du lagon, tout en questionnant sa protection. « <em>Ils font la communication sur les réseaux sociaux et le site et c&rsquo;est aussi prévu qu&rsquo;ils fassent des logos pour les partenaires. Les jeunes sont vraiment impliqués à chaque étape</em> », explique l&rsquo;enseignant.</p>
<figure id="attachment_49985" aria-describedby="caption-attachment-49985" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-49985" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/2T8A6469-300x200.jpg" alt="" width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/2T8A6469-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/2T8A6469-1024x683.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/2T8A6469-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/2T8A6469-1536x1024.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/2T8A6469-2048x1365.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/2T8A6469-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/2T8A6469-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/2T8A6469-1068x712.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/2T8A6469-1920x1280.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/2T8A6469-1320x880.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-49985" class="wp-caption-text">Pour les étudiants, il est essentiel de montrer l&rsquo;exemple aux autres. Léo Vignal / JDM</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Le lien entre la matière et cette initiative passe, selon le professeur, par la question du tourisme. « <em>On ne développe pas le tourisme sans penser à l’environnement</em> », rappelant que sans sites à visiter, l’activité touristique ne peut pas exister. Il souligne l’importance de donner envie aux visiteurs de découvrir les richesses du territoire, comme dans d’autres îles, notamment dans les Caraïbes ou à La Réunion, où le tourisme représente souvent une part importante de l’économie. Pour lui, Mayotte s’inscrit dans cette même logique et doit développer son attractivité tout en préservant ses espaces naturels.</p>
<p style="text-align: justify;">Pour les lycéens ce projet est concret mais surtout très enrichissant. « <em>On a créé ce site pour valoriser Mayotte et les activités autour de l’environnement</em> », souligne Rosemine Mohamadi Riziki, en terminale métier de l’accueil. Pour elle, l&rsquo;initiative va au-delà de l’enseignement, elle permet notamment aux élèves de gagner en confiance et d’oser davantage prendre la parole en public. « <em>Ça nous apporte des connaissances et ça nous aide aussi parce que plus tard, on veut créer notre entreprise dans le commerce</em> », ajoute-t-elle.</p>
<p style="text-align: justify;">Au-delà du lycée des Lumières, la question des déchets à Mayotte est aussi portée au niveau national. Plus tard dans la matinée, le sénateur Saïd Omar Oili interpellait justement la ministre de la Transition écologique, Monique Barbut, sur la situation des déchets sur l&rsquo;île. Il a notamment évoqué les amas encore présents sur plusieurs sites plus d’un an après le cyclone Chido, ainsi que leurs conséquences sur la santé publique et sur l’environnement.</p>
<p>Shanyce MATHIAS ALI et Léo VIGNAL.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/04/16/au-lycee-des-lumieres-les-eleves-passent-a-laction-contre-les-dechets-sur-le-terrain/">Au lycée des lumières, les élèves passent à l’action contre les déchets sur le terrain</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
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		<title>Croisières à Mayotte : le retour des navires face à des ports toujours fragiles</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/03/20/croisieres-a-mayotte-le-retour-des-navires-face-a-des-ports-toujours-fragiles/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Victor Diwisch]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 20 Mar 2026 01:45:45 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Economie]]></category>
		<category><![CDATA[Océan Indien]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[AaDTM]]></category>
		<category><![CDATA[Bateau]]></category>
		<category><![CDATA[croisière]]></category>
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		<category><![CDATA[Mayotte]]></category>
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		<category><![CDATA[ports]]></category>
		<category><![CDATA[Tourisme]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lejournaldemayotte.yt/?p=48594</guid>

					<description><![CDATA[<p>La saison 25-26 des croisières semble prometteuse avec le retour de compagnies historiques et l’arrivée de nouveaux acteurs, mais les professionnels du tourisme attendent toujours des solutions concrètes pour la reconstruction et le développement à long terme, comme le montre le ponton d’urgence du port de Mamoudzou, resté inchangé depuis près de 10 mois.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/03/20/croisieres-a-mayotte-le-retour-des-navires-face-a-des-ports-toujours-fragiles/">Croisières à Mayotte : le retour des navires face à des ports toujours fragiles</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Ce dimanche 22 mars, Mayotte accueillera, le temps d&rsquo;une escale, le 6ème navire de croisière de la saison 2025-2026, le MS Sirena de la compagnie américaine Oceania Cruises.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="231" data-end="833" data-is-last-node="" data-is-only-node="">Mis en service en 1999 et entièrement rénové en 2016, ce paquebot long d’environ 181 mètres pour près de 30.000 tonnes accueille à son bord 609 croisiéristes et 392 membres d’équipage, offrant un niveau de prestation haut de gamme. Il dispose de 11 ponts, dont 9 accessibles aux passagers, et d’environ 340 cabines. Les passagers sont majoritairement de nationalité américaine (51,6 %), britannique (18,4 %) et canadienne (11,5 %), relève l&rsquo;Agence d&rsquo;Attractivité et de Développement Touristique de Mayotte (AaDTM) et le Club Croisière, dans un communiqué, ce jeudi 19 mars.</p>
<h2 style="text-align: center;" data-start="89" data-end="143"><strong data-start="89" data-end="141">Un rythme comparable à celui d&rsquo;il y a quinze ans</strong></h2>
<figure id="attachment_10602-2" aria-describedby="caption-attachment-10602-2" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-10602" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/croisiere13-300x222.png" alt="Filière pêche, Four à Chaux, Dzaoudzi, économie bleue, Mayotte" width="300" height="222" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/croisiere13-300x222.png 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/croisiere13-1024x759.png 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/croisiere13-768x569.png 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/croisiere13-1536x1138.png 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/croisiere13-150x111.png 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/croisiere13-485x360.png 485w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/croisiere13-696x516.png 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/croisiere13-1068x792.png 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/croisiere13-1920x1423.png 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/croisiere13-1320x978.png 1320w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/croisiere13.png 1924w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-10602-2" class="wp-caption-text">Après le MS Sirena, trois autres navires compléteront la saison 2025‑2026, portant à 9 le nombre total d’escales, contre seulement 3 la saison précédente.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;" data-start="231" data-end="833" data-is-last-node="" data-is-only-node="">Une escale à Mayotte qui s’inscrit dans le cadre d’une croisière au long cours reliant l’Asie à l’Europe. « <em>Pour la majorité des passagers, ce voyage s&rsquo;effectue sur un segment de 20 jours entre Mumbai en Inde et Le Cap en Afrique du Sud. En provenance de Nosy Be à Madagascar, le navire sera au mouillage de 11 h à 21 h avant de poursuivre son itinéraire vers Maputo, la capitale du Mozambique »</em>, précise l&rsquo;AaDTM. « <em>Il s’agira de la 1ère escale à Mayotte de ce navire positionné sur le segment premium, appartenant à la compagnie américaine Oceania Cruises, habituée de notre territoire ».</em></p>
<p style="text-align: justify;">Les passagers et les membres d&rsquo;équipage seront accueillis sur le parvis de l&rsquo;agence, place de la République à Mamoudzou. Ils découvriront les savoirs faires des artisans locaux et rencontreront notamment les étudiants du BTS Tourisme du Lycée Polyvalent des Métiers du Goût et des Saveurs de Kawéni.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="112" data-end="233">Côté excursion, comme lors des précédentes escales, les croisièristes seront accompagnés par les partenaires du Club Croisière dont l&rsquo;agence Baobab Tour, mais aussi la coopérative Taxi Vanille.</p>
<figure id="attachment_10592" aria-describedby="caption-attachment-10592" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-10592" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/croisiere3-300x224.png" alt="" width="300" height="224" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/croisiere3-300x224.png 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/croisiere3-1024x764.png 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/croisiere3-768x573.png 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/croisiere3-1536x1146.png 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/croisiere3-150x112.png 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/croisiere3-485x360.png 485w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/croisiere3-696x519.png 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/croisiere3-1068x797.png 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/croisiere3-1920x1433.png 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/croisiere3-1320x985.png 1320w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/croisiere3.png 1924w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-10592" class="wp-caption-text">Des touristes accueillis sur la place de la République (archives).</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">« <em>Les croisiéristes en visite libre seront orientés vers les circuits habituels, notamment les plages du Sud (Sakouli, Musicale Plage, Ngouja), le Pôle d&rsquo;Excellence Rurale (PER) de Coconi, Mamoudzou et Petite-Terre, afin de favoriser la découverte de Mayotte »</em>, poursuit l&rsquo;AaDTM.</p>
<p style="text-align: justify;">Après le MS Sirena, trois navires sont encore attendus à Mayotte les 29 avril, 1er mai et 2 juin prochains avant la clôture de la saison. Et s&rsquo;il est encore trop tôt pour faire un bilan complet et définitif, l&rsquo;AaDTM confie que la dynamique est en « <em>net redémarrage »</em> par rapport à l&rsquo;activité post-Chido.</p>
<p style="text-align: justify;">« <em>Nous commençons à retrouver un rythme comparable à celui d&rsquo;il y a une quinzaine d&rsquo;années avec l&rsquo;accueil de 9 navires au total, contre seulement 3 la saison dernière. Une attractivité qui se traduit par le retour de partenaires historiques, comme la compagnie allemande Hapag-Lloyd après deux saisons d&rsquo;absence, mais aussi par l&rsquo;arrivée de nouveaux acteurs majeurs tels que MSC et Azamara, qui positionnent des navires à Mayotte pour la première fois », </em>se réjouit l&rsquo;Agence. « <em>Une autre compagnie projette d&rsquo;ailleurs déjà d&rsquo;opérer 5 escales dès la saison prochaine ».</em></p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Le « ponton d’urgence » de Mamoudzou toujours en service, symbole des besoins persistants</strong></h2>
<figure id="attachment_27595" aria-describedby="caption-attachment-27595" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-27595" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/AADTM-300x218.jpg" alt="" width="300" height="218" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/AADTM-300x218.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/AADTM-768x558.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/AADTM-150x109.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/AADTM-696x505.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/AADTM.jpg 800w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-27595" class="wp-caption-text">Les représentants du secteur du tourisme lors de la présentation du plan d&rsquo;action pour relancer le secteur à Paris, en avril 2025.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Un constat qui semble pour le moment positif pour l&rsquo;AaDTM et l&rsquo;attractivité du territoire, qui contraste avec la situation d&rsquo;il y a près d&rsquo;un an et qui montre que le potentiel est bien présent et qu&rsquo;il est nécessaire de l&rsquo;accompagner.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="738" data-end="1509">Le 17 avril 2025, les représentants du tourisme mahorais <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2025/04/23/un-plan-daction-pour-la-relance-du-secteur-touristique-apres-chido">avaient présenté à la Direction Générale des Outre‑mer</a> à Paris un plan d’action structuré, exposant les principales demandes et la vision pour la relance du secteur. Parmi celles-ci : des mesures d’urgence pour remettre rapidement en activité les infrastructures et les opérateurs, des dispositifs de soutien à l’investissement touristique, et la mise en place de projets à long terme pour développer durablement l’attractivité de Mayotte. Le montant global demandé avoisinait 160 millions d’euros, destinés à financer ces actions à court, moyen et long terme. Aucun retour sur cette demande n&rsquo;a été communiqué jusqu&rsquo;à présent.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="1511" data-end="1778">Le 3 septembre, la visite de la <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2025/09/04/il-faut-redemarrer-les-activites-et-creer-une-offre-touristique-appelle-nathalie-delattre/">ministre déléguée chargée du tourisme </a>du gouvernement Bayrou, Nathalie Delattre, n’avait pas donné lieu à l’annonce de mesures concrètes ni d’aides financières spécifiques au territoire. Un passage éclair qui n’avait pas rassuré les acteurs locaux et dans lequel la ministre s&rsquo;était contentée d&rsquo;échanges avec les pouvoirs publics, la préfecture et le Département-Région. « <em>J’ai échangé avec le président du Conseil départemental aujourd’hui sur la construction du ponton et le but est de faire redémarrer des activités, créer une offre sur le tourisme bleu, le tourisme vert, l’agrotourisme, le tourisme de savoir-faire… », </em>notait la ministre.</p>
<figure id="attachment_28643" aria-describedby="caption-attachment-28643" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-28643" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/05/tourisme-300x200.jpg" alt="tourisme, croisiéristes, croisière, ponton, Mayotte" width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/05/tourisme-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/05/tourisme-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/05/tourisme-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/05/tourisme-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/05/tourisme.jpg 800w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-28643" class="wp-caption-text">Le ponton installé dans l&rsquo;urgence pour accueillir les touristes des deux dernières croisières de la saison 2024-2025 est toujours fonctionnel.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;" data-start="1511" data-end="1778">À Mamoudzou, si les bateaux de croisière sont de retour, le port de plaisance et son ponton d’urgence, en service depuis le 10 mai 2025, ont peu ou pas évolué depuis plus d&rsquo;un an. Ce ponton d’urgence, toujours utilisé pour accueillir les croisiéristes aujourd’hui, devait être fonctionnel pendant 4 mois avant d’être remplacé par une passerelle plus solide, en attendant la réalisation de reconstruction complète des ports de plaisance de Mamoudzou et <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2023/03/14/en-attente-du-feu-vert-pour-developper-leconomie-bleue-du-port-de-plaisance-a-dzaoudzi/">Dzaoudzi,</a> prévu d&rsquo;ici 3 ans. Un projet évalué entre 15  et 20 millions d’euros, indiquait le Département-Région.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="1780" data-end="2364">« <em>C&rsquo;est un sujet technique pour lequel nous n&rsquo;avons pas, à notre niveau, de visibilité immédiate sur le calendrier de réparation ou d&rsquo;évolution du ponton principal »</em>, relève l&rsquo;AaDTM de son côté. Le Département-Région n&rsquo;a pour le moment pas répondu à nos demandes de précisions sur l&rsquo;avancée des projets.</p>
<p data-start="1780" data-end="2364">Victor Diwisch</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/03/20/croisieres-a-mayotte-le-retour-des-navires-face-a-des-ports-toujours-fragiles/">Croisières à Mayotte : le retour des navires face à des ports toujours fragiles</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
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		<title>Saoudati Saindou ose l’aventure de l’entrepreneuriat dans le tourisme</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/03/17/saoudati-saindou-ose-laventure-de-lentrepreneuriat-dans-le-tourisme/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Shanyce MATHIAS ALI]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 17 Mar 2026 02:15:12 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Océan Indien]]></category>
		<category><![CDATA[Portrait]]></category>
		<category><![CDATA[Tourisme]]></category>
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		<category><![CDATA[entrepreneuriat]]></category>
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		<category><![CDATA[Mahoraise]]></category>
		<category><![CDATA[Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[voyage]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Après plus de dix ans dans le tourisme, Saoudati Saindou a décidé de créer sa propre agence de voyage avec l’envie de proposer des séjours sur mesure et de mettre davantage en lumière les îles de l’océan Indien, et plus particulièrement Mayotte.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/03/17/saoudati-saindou-ose-laventure-de-lentrepreneuriat-dans-le-tourisme/">Saoudati Saindou ose l’aventure de l’entrepreneuriat dans le tourisme</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;" data-start="369" data-end="863">À 35 ans, Saoudati Saindou, que beaucoup appellent simplement « Saou », a choisi de se lancer dans l’entrepreneuriat après plus d’une décennie passée dans le secteur du tourisme.  Son parcours commence loin de l’océan Indien, en effet, à l’âge de cinq ans, elle quitte Mayotte pour la métropole. Après le baccalauréat, elle s’oriente d’abord vers un DUT gestion des entreprises. Mais très vite, la Mahoraise se rend compte que ce n’est pas la voie qu’elle souhaite suivre.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="1256" data-end="1504">Elle décide alors de se tourner vers un BTS tourisme, vente et production touristique, une orientation qui correspond davantage à ce qui l’anime : la découverte d&rsquo;autres cultures et les voyages. « <em>Depuis que je suis jeune, les voyages me font rêver. Cet univers m’a toujours attiré !</em> », raconte-t-elle. « Saou » explique que cette curiosité a peut-être été nourrie par l’exemple de sa mère, qui voyageait parfois pour le commerce.</p>
<h2 style="text-align: center;" data-start="1256" data-end="1504"><strong>Un parcours vers l’indépendance</strong></h2>
<p style="text-align: justify;" data-start="2433" data-end="2685">C’est finalement à La Réunion que sa carrière dans le tourisme va prendre un tournant. Elle décide de s’y installer, convaincue qu’il y aura davantage d’opportunités dans un territoire où le secteur touristique est plus développé.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="2433" data-end="2685">Saoudati y travaille pendant près de huit ans dans une agence dont le rôle consiste à organiser l’accueil des touristes sur une destination et à travailler avec des agences partenaires. Une expérience qui va lui permettre de mieux comprendre les coulisses du métier et créer des contacts.</p>
<figure id="attachment_48265" aria-describedby="caption-attachment-48265" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-48265" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/4bc57203-e8fe-41d8-996f-e28ee766e2bb-300x200.jpg" alt="" width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/4bc57203-e8fe-41d8-996f-e28ee766e2bb-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/4bc57203-e8fe-41d8-996f-e28ee766e2bb-1024x682.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/4bc57203-e8fe-41d8-996f-e28ee766e2bb-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/4bc57203-e8fe-41d8-996f-e28ee766e2bb-1536x1024.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/4bc57203-e8fe-41d8-996f-e28ee766e2bb-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/4bc57203-e8fe-41d8-996f-e28ee766e2bb-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/4bc57203-e8fe-41d8-996f-e28ee766e2bb-1068x712.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/4bc57203-e8fe-41d8-996f-e28ee766e2bb-1320x880.jpg 1320w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/4bc57203-e8fe-41d8-996f-e28ee766e2bb.jpg 1562w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-48265" class="wp-caption-text">L&rsquo;agence a pour objectif de mettre en avant les territoires de l&rsquo;océan Indien à travers des voyages sur mesure.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;" data-start="2433" data-end="2685">Au fil des années, l’idée de créer sa propre agence commence à faire son chemin. En 2025, après avoir quitté l’entreprise dans laquelle elle travaillait, la jeune femme va se retrouver face à un dilemme . « <em>Je me suis demandé si je voulais continuer à travailler dans le même format ou essayer de proposer le voyage comme moi je le vois</em> », explique la mahoraise. Le chemin vers l’ouverture a toutefois été compliqué. En effet, ouvrir une agence de voyage exige de lourdes démarches administratives, dont l’obtention d’une garantie financière pour protéger les clients.  Il va lui falloir près de six mois avant de concrétiser le projet. « <em>Je ne me sentais pas forcément légitime à 100 %, mais je me suis dit : pourquoi pas moi ?</em> », confie-t-elle.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="2433" data-end="2685">Son agence, baptisée <em>Soel Voyages</em>, a vu le jour en décembre 2025 et porte un nom très personnel puisqu’il s’agit simplement des initiales de ses deux enfants.</p>
<h2 style="text-align: center;" data-start="2433" data-end="2685"><strong>Entrepreneuse et mère de famille</strong></h2>
<p style="text-align: justify;" data-start="4753" data-end="4926">Mère de famille, Saoudati travaille aujourd’hui depuis son domicile, une organisation qui lui permet de mieux gérer son activité. «<em> Être à mon compte ne veut pas dire travailler moins, loin de là ! Mais cela me permet d’organiser mon temps différemment et de rester présente pour mes enfants</em> », indique la jeune femme.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="4753" data-end="4926">Aujourd’hui, son agence se concentre sur plusieurs destinations de l’océan Indien, dont La Réunion, Mayotte, Maurice et les Seychelles. Un choix volontaire, car elle ne souhaite proposer que des pays qu’elle connaît personnellement. « Q<em>uand on a expérimenté la destination, on peut conseiller différemment</em> ».</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="4753" data-end="4926">Saoudati insiste également sur la manière dont elle souhaite travailler avec ses clients, en privilégiant des voyages entièrement sur mesure. À partir de ces échanges, elle construit ensuite un séjour qui correspond vraiment à la personne, qu’il s’agisse d’un voyage en famille, d’un séjour plus tranquille ou d’un itinéraire tourné vers la découverte. « <em>Je ne fais aucune proposition sans avoir parlé avec le client. J’ai besoin de comprendre comment il imagine son voyage,  ce qu’il a envie de ressentir</em> ».</p>
<h2 style="text-align: center;" data-start="4753" data-end="4926"><strong>Mettre Mayotte en lumière</strong></h2>
<figure id="attachment_18371" aria-describedby="caption-attachment-18371" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-18371" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Une-presentation-du-Mbiwi-lors-du-8e-salon-du-tourisme-de-Mayotte-300x181.jpg" alt="Mbiwi" width="300" height="181" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Une-presentation-du-Mbiwi-lors-du-8e-salon-du-tourisme-de-Mayotte-300x181.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Une-presentation-du-Mbiwi-lors-du-8e-salon-du-tourisme-de-Mayotte-768x463.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Une-presentation-du-Mbiwi-lors-du-8e-salon-du-tourisme-de-Mayotte-150x90.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Une-presentation-du-Mbiwi-lors-du-8e-salon-du-tourisme-de-Mayotte-696x419.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Une-presentation-du-Mbiwi-lors-du-8e-salon-du-tourisme-de-Mayotte.jpg 780w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-18371" class="wp-caption-text">Pour Saoudati Saindou, Mayotte possède d&rsquo;autres richesses que son lagon comme sa <em>culture, ses traditions, ses fêtes, sa façon de vivre&#8230;(ici, une présentation du Mbiwi)</em></figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Mais au cœur de son projet se trouve aussi une ambition particulière pour son île d&rsquo;origine. Selon elle, le territoire reste encore trop souvent réduit à son lagon, alors que Mayotte possède bien d’autres richesses. « <em>On parle beaucoup de Mayotte comme l’île au lagon, et c’est vrai. Mais il y a aussi notre culture, nos traditions, nos fêtes, notre façon de vivre</em> ». Les autres objectifs sont d’encourager les habitants de l&rsquo;île à consommer le tourisme local mais également à voyager pour se reposer et non juste pour des raisons pratiques et familiales.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="7972" data-end="8226">L’entrepreneuse dit aussi vouloir rappeler l’importance pour les femmes d’oser se lancer dans leurs projets, malgré les doutes. « <em>On a tous cette petite voix qui nous dit qu’on n’y arrivera pas, qu’il y a trop de concurrence. Mais chacun peut apporter quelque chose de différent. Le soleil brille pour tout le monde</em> », affirme-t-elle.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="8436" data-end="8654">Dans les années à venir, elle espère faire connaître davantage <em>Soel Voyages</em> et devenir une référence pour les voyages dans la zone. « <em>Je n&rsquo;abandonnerai pas ! La première année, c’est surtout une phase de lancement. On apprend, on ajuste, on voit ce qui fonctionne ou non</em> ».</p>
<p data-start="8436" data-end="8654">Shanyce MATHIAS ALI.</p>
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		<title>L’Union des Comores succède à Maurice à la tête des Îles Vanille</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/02/11/lunion-des-comores-succede-a-maurice-a-la-tete-des-iles-vanille/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Victor Diwisch]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 11 Feb 2026 01:30:10 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Economie]]></category>
		<category><![CDATA[Environnement]]></category>
		<category><![CDATA[Fil info]]></category>
		<category><![CDATA[Océan Indien]]></category>
		<category><![CDATA[Comores]]></category>
		<category><![CDATA[Iles Vanilles]]></category>
		<category><![CDATA[Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[Tourisme]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lejournaldemayotte.yt/?p=46307</guid>

					<description><![CDATA[<p>Créée en 2010, l’association des Îles Vanille rassemble des îles de l’océan Indien pour promouvoir ensemble la destination et renforcer son attractivité touristique.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/02/11/lunion-des-comores-succede-a-maurice-a-la-tete-des-iles-vanille/">L’Union des Comores succède à Maurice à la tête des Îles Vanille</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Réunis le 4 février 2026 à Moroni, à l’occasion de la réunion annuelle de l’Association des Îles Vanille, les représentants des îles membres ont acté la passation de présidence entre Maurice et l’Union des Comores.</p>
<h3 style="text-align: center;"><strong>Une gouvernance tournée vers l’action et le « multi-îles »</strong></h3>
<p style="text-align: justify;">Sous la nouvelle présidence comorienne, incarnée par Abubakar Ben Mahamoud, l’Association réaffirme sa priorité : « <em>développer le tourisme dans la zone océan Indien, notamment par la création et la mise en marché de voyages combinés, afin d’encourager des séjours plus longs, plus riches et mieux répartis entre les îles »</em>.</p>
<h3 style="text-align: center;"><strong>Coopération régionale et intérêt général</strong></h3>
<p style="text-align: justify;">L’Association des Îles Vanille, créée en 2010, souhaite promouvoir « l&rsquo;intérêt général » et la « coopération régionale », « <em>en favorisant les échanges d’informations, de pratiques et d’expériences entre les acteurs publics et privés du tourisme »</em>.</p>
<p style="text-align: justify;">« <em>L’association vise à coupler les destinations de l’océan Indien afin de stimuler la demande, faciliter la création de produits multi-îles (séjours combinés et itinéraires de croisière), mutualiser les moyens et partager les savoir-faire entre acteurs ».</em></p>
<p style="text-align: justify;">Son action est rendue possible grâce à un financement reposant sur des cofinancements, notamment des fonds européens INTERREG VI, de la Région Réunion et des contributions des îles membres, dont Mayotte, Madagascar, La Réunion, Maurice, Les Comores et Les Seychelles.</p>
<h3 style="text-align: center;"><strong>L’exemple de la croisière, vitrine des bénéfices « multi-îles »</strong></h3>
<p style="text-align: justify;">« <em>En 2025, la dynamique portée collectivement s’est illustrée par la progression du segment croisière dans la zone, confirmant l’importance stratégique de cette filière pour l’économie locale (excursions, commerce, prestataires) »</em>, souligne l&rsquo;association.</p>
<p style="text-align: justify;">À titre d’exemple, 43.793 passagers ont été accueillis à La Réunion, signe d’un positionnement régional en croissance sur les itinéraires «<em> îles de l’océan Indien</em> ».</p>
<h3 style="text-align: center;"><strong>Priorités du mandat 2026</strong></h3>
<p style="text-align: justify;">Sous la présidence comorienne, l’association concentrera ses efforts sur l’accélération de la mise en marché des voyages combinés, en facilitant partenariats, connectivités et « <em>packaging » </em>inter-îles ; le déploiement d’une visibilité internationale unifiée au bénéfice de toutes les îles, via des actions communes et des événements labellisés.</p>
<p style="text-align: justify;">« <em>Notre ambition est de faire des Îles Vanille un modèle de coopération touristique régionale : plus de produits combinés, plus de retombées locales et une présence renforcée sur les marchés internationaux »</em>, indique Abubakar Ben Mahamoud.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/02/11/lunion-des-comores-succede-a-maurice-a-la-tete-des-iles-vanille/">L’Union des Comores succède à Maurice à la tête des Îles Vanille</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
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		<item>
		<title>Un forum pour susciter des vocations dans le tourisme à Mayotte</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/02/05/un-forum-pour-susciter-des-vocations-dans-le-tourisme-a-mayotte/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Shanyce MATHIAS ALI]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 05 Feb 2026 01:30:54 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Education]]></category>
		<category><![CDATA[Emploi]]></category>
		<category><![CDATA[Entreprise]]></category>
		<category><![CDATA[Formation]]></category>
		<category><![CDATA[Tourisme]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[AaDTM]]></category>
		<category><![CDATA[Ewa Air]]></category>
		<category><![CDATA[Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[Métiers]]></category>
		<category><![CDATA[Office de Tourisme de Petite-Terre]]></category>
		<category><![CDATA[Office de Tourisme du Grand Nord]]></category>
		<category><![CDATA[Office de Tourisme du Grand Sud]]></category>
		<category><![CDATA[Orientation]]></category>
		<category><![CDATA[Quatrième édition]]></category>
		<category><![CDATA[Vatel]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lejournaldemayotte.yt/?p=45964</guid>

					<description><![CDATA[<p>Le Forum des Métiers et des Formations du Tourisme a permis aux jeunes et demandeurs d’emploi de découvrir les carrières et formations dans le secteur touristique sur l'île.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/02/05/un-forum-pour-susciter-des-vocations-dans-le-tourisme-a-mayotte/">Un forum pour susciter des vocations dans le tourisme à Mayotte</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">La quatrième  édition du Forum des Métiers et des Formations du Tourisme s&rsquo;est tenue ce mercredi, place de la République à Mamoudzou. Il a été organisé par l’Agence d’Attractivité et de Développement Touristique de Mayotte (AaDTM) dans le cadre de la Semaine nationale des métiers du tourisme.</p>
<p style="text-align: justify;">L’événement a réuni professionnels et organismes de formation pour présenter aux jeunes en orientation, aux demandeurs d’emploi et aux personnes en reconversion la diversité des métiers liés au tourisme sur le territoire et les opportunités de carrière qu’ils offrent. L’objectif était de susciter des vocations et promouvoir le secteur comme un domaine d’avenir, durable et créateur d’emplois.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Professionnels et lycéens sur le terrain</strong></h2>
<figure id="attachment_45974" aria-describedby="caption-attachment-45974" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-45974" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/Office-de-tourisme-de-Petite-Terre-300x225.jpg" alt="" width="300" height="225" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/Office-de-tourisme-de-Petite-Terre-300x225.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/Office-de-tourisme-de-Petite-Terre-1024x768.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/Office-de-tourisme-de-Petite-Terre-768x576.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/Office-de-tourisme-de-Petite-Terre-1536x1152.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/Office-de-tourisme-de-Petite-Terre-2048x1536.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/Office-de-tourisme-de-Petite-Terre-150x113.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/Office-de-tourisme-de-Petite-Terre-696x522.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/Office-de-tourisme-de-Petite-Terre-1068x801.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/Office-de-tourisme-de-Petite-Terre-1920x1440.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/Office-de-tourisme-de-Petite-Terre-265x198.jpg 265w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/Office-de-tourisme-de-Petite-Terre-1320x990.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-45974" class="wp-caption-text">Le stand de l’Office de tourisme de Petite-Terre.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Parmi les acteurs présents, Ewa Air, l’Office de tourisme de Petite-Terre, l’Office de tourisme du Grand Nord  ou encore l&rsquo;école hôtelière Vatel, ont proposé aux visiteurs d’échanger avec des professionnels et de découvrir les formations possibles. « <em>Quand ils viennent ici, ils demandent des informations sur le tourisme, surtout parce qu’ils ne connaissent pas toujours ces métiers. On essaie de leur donner le courage de s’orienter dans ce secteur, indispensable pour mettre notre île en valeur </em>», nous a expliqué Fairra Madi, agent de l’Office de tourisme de Petite-Terre.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="1605" data-end="1963">Du côté de l’aéronautique, les représentants d’Ewa Air ont présenté la diversité des carrières possibles, de l’agent de comptoir à l’hôtesse ou au pilote. « <em>Nous orientons les jeunes vers les formations disponibles à Mayotte ou à La Réunion, pour qu’ils puissent envisager différents métiers dans le tourisme et le voyage</em> », précise un agent de la compagnie.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="1965" data-end="2123">Le forum a également séduit les lycéens : « <em>J’aime beaucoup tout ce qui est tourisme, découvertes et voyages&#8230; Je trouve que c’est une très bonne initiative, surtout pour nous, en terminale, comme ça on peut échanger directement avec les professionnels de la formation </em>», confie Mayra, élève en terminale. L’événement a ainsi permis aux jeunes de mieux découvrir les métiers du tourisme et de rencontrer les professionnels du territoire, dans un secteur en plein développement.</p>
<p data-start="1965" data-end="2123">Shanyce MATHIAS ALI.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/02/05/un-forum-pour-susciter-des-vocations-dans-le-tourisme-a-mayotte/">Un forum pour susciter des vocations dans le tourisme à Mayotte</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
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		<item>
		<title>Un professeur rallume la fierté locale grâce au site web LagonEwa</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2025/11/28/un-professeur-rallume-la-fierte-locale-grace-au-site-web-lagonewa/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mathilde HANGARD]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 28 Nov 2025 02:00:31 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Education]]></category>
		<category><![CDATA[Inspiration]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[Kawéni]]></category>
		<category><![CDATA[LagonEwa]]></category>
		<category><![CDATA[Lycée des Lumières]]></category>
		<category><![CDATA[Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[patrimoine]]></category>
		<category><![CDATA[Site internet]]></category>
		<category><![CDATA[Tourisme]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lejournaldemayotte.yt/?p=42160</guid>

					<description><![CDATA[<p>Au lycée des Lumières, un enseignant fraîchement arrivé transforme un simple exercice pédagogique en aventure collective pour raconter Mayotte autrement.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2025/11/28/un-professeur-rallume-la-fierte-locale-grace-au-site-web-lagonewa/">Un professeur rallume la fierté locale grâce au site web LagonEwa</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">À Kawéni, un professeur embarque ses élèves de terminale dans un projet qui dépasse l’école : créer un site, rencontrer des acteurs locaux, et réapprendre Mayotte à hauteur de jeunesse. Une initiative qui pourrait bien bousculer les récits dominants de l’île.</p>
<h2 style="text-align: center;" data-start="792" data-end="841"><strong>Un regard neuf qui rebat les cartes</strong></h2>
<figure id="attachment_42170" aria-describedby="caption-attachment-42170" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/Capture-decran-2025-11-27-a-15.39.48-scaled.png"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-42170" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/Capture-decran-2025-11-27-a-15.39.48-300x153.png" alt="Mayotte, LagonEwa," width="300" height="153" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/Capture-decran-2025-11-27-a-15.39.48-300x153.png 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/Capture-decran-2025-11-27-a-15.39.48-1024x523.png 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/Capture-decran-2025-11-27-a-15.39.48-768x392.png 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/Capture-decran-2025-11-27-a-15.39.48-1536x785.png 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/Capture-decran-2025-11-27-a-15.39.48-2048x1046.png 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/Capture-decran-2025-11-27-a-15.39.48-150x77.png 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/Capture-decran-2025-11-27-a-15.39.48-696x356.png 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/Capture-decran-2025-11-27-a-15.39.48-1068x546.png 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/Capture-decran-2025-11-27-a-15.39.48-1920x981.png 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/Capture-decran-2025-11-27-a-15.39.48-1320x674.png 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-42170" class="wp-caption-text">LagonEwa, le site qui révèle Mayotte à travers ses trésors culturels et naturels, fruit du travail des élèves et des acteurs locaux.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;" data-start="843" data-end="1244">Fraîchement arrivé à Mayotte, Enrico Gob, un enseignant d’économie-gestion, originaire de la Guadeloupe, a très vite senti qu’il pouvait faire bouger quelque chose. Au lycée des Lumières, à Kawéni, il observe une évidence : ses élèves sont curieux mais connaissent mal l’île où ils vivent. Alors il tente un geste simple, presque expérimental : créer un site internet, qu&rsquo;il nomme LagonEwa, et confier aux terminales la tâche de le faire vivre.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="1246" data-end="1689"><em>« Je voulais qu’ils sortent des sentiers battus, qu’ils fassent autre chose qu’un projet scolaire classique »</em>, raconte-t-il. Alimenter le site, décrocher des partenariats, contacter des administrations, la presse ou des artisans : la mission est large, et surtout réelle. Mais derrière l’outil numérique, c’est une ambition plus vaste qui affleure : <em>« Valoriser Mayotte, montrer un autre regard, surtout sur le volet touristique et culturel »</em>.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="1691" data-end="1943">Ancien guide touristique, le professeur compare sans détour l’île aux Caraïbes : un territoire splendide, encore sous-valorisé, mal compris, mal regardé. Un collègue s’est déjà proposé pour enrichir les contenus historiques et géographiques. L’idée ne cesse alors de s’étendre.</p>
<h2 style="text-align: center;" data-start="1950" data-end="2012"><strong data-start="1953" data-end="2012">LagonEwa : quand les élèves écrivent leur propre île</strong></h2>
<figure id="attachment_41149" aria-describedby="caption-attachment-41149" style="width: 225px" class="wp-caption alignright"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/bij4.jpeg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-41149" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/bij4-225x300.jpeg" alt="Mayotte, Mzuri Sana, bijouterie, bijoux," width="225" height="300" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/bij4-225x300.jpeg 225w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/bij4-768x1024.jpeg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/bij4-1152x1536.jpeg 1152w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/bij4-150x200.jpeg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/bij4-300x400.jpeg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/bij4-696x928.jpeg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/bij4-1068x1424.jpeg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/bij4.jpeg 1200w" sizes="auto, (max-width: 225px) 100vw, 225px" /></a><figcaption id="caption-attachment-41149" class="wp-caption-text">Un artisan de Mzuri Sana façonne un bijou, chaque geste révélant l’histoire et le savoir-faire de Mayotte.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;" data-start="2014" data-end="2280">En ligne depuis deux mois, LagonEwa trace un sillon inattendu. Entre randonnées nature, ateliers artisanaux, excursions dans le lagon et collaborations avec des acteurs locaux, le site devient une porte d’entrée vers un tourisme et un repère culturel plus humble, plus humain, plus ancré.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="2282" data-end="2509">Aux commandes, un trio déterminé : Sandra Allaououi, Samia Masounzu et Riziki Rosemine Mohamadi Riziki. Deux animent les réseaux sociaux, une sillonne l’île, appareil photo en bandoulière, à la rencontre d’artisans et de guides.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="2511" data-end="2846"><em>« Je veux leur confier de vraies missions »</em>, insiste l’enseignant. Contacter, négocier, publier, structurer : le travail déborde largement du cadre scolaire. Et c’est voulu. <em>« Plus les élèves connaissent leur île, plus ils acquièrent des savoirs, des compétences, et deviennent capables d’avoir un regard critique pour améliorer les choses »</em>.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="2848" data-end="3177">Le projet devient tremplin : informatique, communication, tourisme… il pourrait susciter des vocations. À la question de savoir si un jour un élève pourrait reprendre LagonEwa de manière professionnelle, il répond sans détour : <em>« J’ai lancé l’idée. Les élèves ont compris. Iront-elles au bout ? Je ne sais pas. Ce serait formidable »</em>.</p>
<h2 style="text-align: center;" data-start="3184" data-end="3236"><strong data-start="3187" data-end="3236">Faire île avec les médias et les habitants</strong></h2>
<figure id="attachment_23182" aria-describedby="caption-attachment-23182" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/20221220_140019-scaled-1.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-23182" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/20221220_140019-scaled-1-300x225.jpg" alt="Mayotte, mangrove, vasière, Badamiers, " width="300" height="225" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/20221220_140019-scaled-1-300x225.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/20221220_140019-scaled-1-1024x768.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/20221220_140019-scaled-1-768x576.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/20221220_140019-scaled-1-1536x1152.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/20221220_140019-scaled-1-2048x1536.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/20221220_140019-scaled-1-150x113.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/20221220_140019-scaled-1-696x522.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/20221220_140019-scaled-1-1068x801.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/20221220_140019-scaled-1-1920x1440.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/20221220_140019-scaled-1-1320x990.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-23182" class="wp-caption-text">L’entrée de la Vasière des Badamiers, au cœur de la mangrove mahoraise, un patrimoine naturel qui intéresse le fondateur du site LagonEwa.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;" data-start="3238" data-end="3552">Le professeur le martèle : LagonEwa ne vivra pas seul. Il faudra des partenaires, des acteurs locaux, et même des journalistes. <em>« Je veux que les élèves prennent contact avec vous »</em>, glisse-t-il à notre rédaction. Pour eux, l’enjeu est autant d’apprendre un métier que d’apprendre à entrer en relation avec le territoire.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="3554" data-end="3672">Et le site assume un ton clair : « <em data-start="3589" data-end="3672">Découvrez Mayotte au plus près de sa nature, de sa culture et de ses habitants ». </em>Les randonnées, la broderie mahoraise, le snorkeling, l’observation des tortues ou des dauphins : chaque activité devient une manière de faire récit. De coudre un imaginaire positif là où dominent souvent les images anxiogènes.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="3903" data-end="4108">Mais surtout, c’est une façon de briser un cycle : <em>« Je ne veux pas qu’ils répètent ce que leurs parents leur disent sur Mayotte. Je veux qu’ils se l’approprient. Qu’ils deviennent acteurs de leur propre île ». </em>Alors LagonEwa s’avance doucement, avec l’humilité d’un projet scolaire mais la force d’un début de contre-récit. Celui d’une jeunesse qui, en racontant Mayotte, pourrait bien se raconter elle-même.</p>
<p data-start="3903" data-end="4108">Mathilde Hangard</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2025/11/28/un-professeur-rallume-la-fierte-locale-grace-au-site-web-lagonewa/">Un professeur rallume la fierté locale grâce au site web LagonEwa</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
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