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	<title>Archives des Séisme - Le Journal De Mayotte</title>
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	<description>L&#039;information à Mayotte</description>
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	<title>Archives des Séisme - Le Journal De Mayotte</title>
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		<title>« Les contrôles vont s&#8217;enchaîner » : pourquoi Mamoudzou veut reprendre la main sur les constructions en béton</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/07/24/les-controles-vont-senchainer-pourquoi-mamoudzou-veut-reprendre-la-main-sur-les-constructions-en-beton/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mathilde HANGARD]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 24 Jul 2026 02:30:56 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Economie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Face à la multiplication des constructions en béton réalisées par des particuliers, parfois réalisées sans permis de construire ou sans contrôle technique, la mairie de Mamoudzou veut créer une police intercommunale de l'urbanisme. Une décision qui intervient alors que le Conseil d'architecture, d'urbanisme et de l'environnement (CAUE) continue d’alerter sur la fragilité d'une partie du bâti dans un territoire où les séismes sont quotidiens.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/07/24/les-controles-vont-senchainer-pourquoi-mamoudzou-veut-reprendre-la-main-sur-les-constructions-en-beton/">« Les contrôles vont s&rsquo;enchaîner » : pourquoi Mamoudzou veut reprendre la main sur les constructions en béton</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">À Mamoudzou, dans les quartiers de Cavani, Mtsapéré, Kawéni, ou plus en hauteur de la ville, le paysage change à vue d&rsquo;œil. Les bâtiments en béton s&rsquo;élèvent toujours plus haut, les fers à béton dépassent des toitures dans l&rsquo;attente d&rsquo;un étage supplémentaire et certaines constructions sont figées, parfois occupées, les travaux non achevés. À Sada également, sur la côte ouest, les maisons gagnent les reliefs de façon vertigineuse. Après le passage du cyclone Chido le 14 décembre 2024, la reconstruction de Mayotte a encore accéléré cette verticalisation du bâti.<span class="Apple-converted-space"> </span></p>
<p style="text-align: justify;">Pourtant, sur une île où plusieurs séismes sont enregistrés chaque jour depuis la découverte du volcan sous-marin Fani Maoré en 2018, même s&rsquo;ils ne sont pas tous ressentis par la population, cette évolution interroge. Alors que deux séismes de magnitude 7,2 et 7,5 ont frappé le nord du Venezuela le 24 juin dernier, rappelant les conséquences que peut avoir un bâti vulnérable en zone sismique, à Mayotte, la mairie de Mamoudzou entend désormais reprendre la main. Son arme : une future police intercommunale chargée de contrôler les constructions.</p>
<h2 style="text-align: center;"><em><b>« Les contrôles vont s&rsquo;enchaîner »</b></em></h2>
<figure id="attachment_41407" aria-describedby="caption-attachment-41407" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_1630-scaled.jpg"><img fetchpriority="high" decoding="async" class="wp-image-41407 size-medium" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_1630-300x200.jpg" alt="Mayotte, reconstruction, habitation, logement, Chido, chantier, travaux," width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_1630-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_1630-1024x683.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_1630-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_1630-1536x1024.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_1630-2048x1365.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_1630-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_1630-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_1630-1068x712.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_1630-1920x1280.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_1630-1320x880.jpg 1320w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-41407" class="wp-caption-text">Sur les chantiers mahorais, le béton est devenu un matériau incontournable pour répondre à la demande de logements. Mais pour le CAUE, l’enjeu est surtout de garantir la qualité des travaux, le respect des règles d’urbanisme et la solidité des bâtiments. Mathilde Hangard / JDM.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Pendant des années, les constructions ont poussé plus vite que les moyens de contrôle. À mesure que la pression démographique augmentait et que les besoins en logements se faisaient plus pressants, les extensions se sont multipliées. Un étage aujourd&rsquo;hui, un autre demain, parfois sans permis de construire ou sans véritable suivi technique. Pour la municipalité de Mamoudzou, cette situation ne peut plus durer.</p>
<p style="text-align: justify;">Lors des Assises de la reconquête foncière, la création d&rsquo;une police intercommunale portée par la Communauté d&rsquo;agglomération Dembéni-Mamoudzou (CADEMA) a été retenue parmi les mesures destinées à reprendre le contrôle de l&rsquo;urbanisation.</p>
<p style="text-align: justify;">Le maire de Mamoudzou, interrogé par notre rédaction, en précise les missions : <em>« Lors des assises de la reconquête foncière, parmi les solutions qui avaient été adoptées c&rsquo;est la création d&rsquo;une police intercommunale gérée par la CADEMA et avec des missions liées à l&rsquo;urbanisme comme des contrôles des permis de construire et tout ce qui est lié à la propreté urbaine et à la salubrité publique de manière globale, ce sont les deux missions principales confiées cette police ». </em></p>
<p style="text-align: justify;">L&rsquo;objectif est clair : contrôler davantage les chantiers, vérifier le respect des autorisations d&rsquo;urbanisme et renforcer la police de l&rsquo;urbanisme sur un territoire où les constructions réalisées par des particuliers échappent encore régulièrement aux procédures administratives.</p>
<p style="text-align: justify;">Le maire annonce d&rsquo;ailleurs une montée en puissance rapide. <em>« On est en train de monter en compétences et les contrôles vont s&rsquo;enchaîner en conséquence ».</em> L&rsquo;annonce peut sembler technique. Son calendrier l&rsquo;est beaucoup moins. En plein cœur des vacances scolaires, à distance des grands rendez-vous politiques et alors que les regards commencent déjà à se tourner vers les prochaines élections présidentielles, la mairie de Mamoudzou choisit de remettre sur la table une question rarement abordée de front, celle du contrôle des constructions.</p>
<p style="text-align: justify;">Car derrière les permis de construire et les règles d&rsquo;urbanisme se cache une interrogation plus lourde : les bâtiments construits aujourd&rsquo;hui résisteront-ils aux catastrophes naturelles de demain, alors même que la reconstruction des dégâts laissés par le cyclone Chido est encore loin d&rsquo;être achevée ?</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Les alertes du CAUE depuis Chido</b></h2>
<figure id="attachment_23757" aria-describedby="caption-attachment-23757" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/WhatsApp-Image-2024-12-15-at-07.05.23.jpeg"><img decoding="async" class="size-medium wp-image-23757" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/WhatsApp-Image-2024-12-15-at-07.05.23-300x225.jpeg" alt="Mayotte, Chido, cyclone, dégâts, Salama Ramia, assurance" width="300" height="225" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/WhatsApp-Image-2024-12-15-at-07.05.23-300x225.jpeg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/WhatsApp-Image-2024-12-15-at-07.05.23-1024x768.jpeg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/WhatsApp-Image-2024-12-15-at-07.05.23-768x576.jpeg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/WhatsApp-Image-2024-12-15-at-07.05.23-150x113.jpeg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/WhatsApp-Image-2024-12-15-at-07.05.23-696x522.jpeg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/WhatsApp-Image-2024-12-15-at-07.05.23-1068x801.jpeg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/WhatsApp-Image-2024-12-15-at-07.05.23.jpeg 1280w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-23757" class="wp-caption-text">Le cyclone Chido, le 14 décembre 2024, a mis à nu les fragilités du bâti mahorais. Après la catastrophe, de nombreux habitants ont dû reconstruire rapidement, parfois en privilégiant des solutions en béton dont le CAUE questionne aujourd’hui l’adaptation au climat et aux contraintes du territoire.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Depuis le passage du cyclone Chido, les architectes du Conseil d&rsquo;architecture, d&rsquo;urbanisme et de l&rsquo;environnement (CAUE) sillonnent l&rsquo;île pour accompagner les habitants dans leurs projets de réparation et de reconstruction.</p>
<p style="text-align: justify;">Au cours de l’année 2025, dès le mois de janvier, plus de 210 demandes d&rsquo;accompagnement avaient été enregistrées : 91 dans la Communauté de Communes du Centre-Ouest (3CO), 36 dans la Communauté d&rsquo;agglomération du Grand Nord de Mayotte (CAGNM), 36 dans la Communauté d&rsquo;Agglomération Dembéni-Mamoudzou (CADEMA), 34 dans la Communauté de communes du Sud (CCSUD) et 20 dans la Communauté de Communes de Petite Terre (CCPT).</p>
<p style="text-align: justify;">À chaque visite, les architectes réalisent un diagnostic complet des habitations. Le constat est souvent le même.<span class="Apple-converted-space"> </span><em>« On va voir les habitations pour faire un diagnostic global de l&rsquo;habitation, on a remarqué que de nombreuses constructions étaient mal faites car les artisans sur les chantiers exécutent parfois mal les travaux, on voit apparaître sur les bâtiments des fissures et des infiltrations d&rsquo;eau, et donc que cela mettait en danger leurs occupants »</em>, explique encore aujourd’hui le CAUE, que nous avons interrogé.<span class="Apple-converted-space"> </span></p>
<p style="text-align: justify;">Les chiffres recueillis par l&rsquo;organisme confirment ces observations. Sur quarante maisons sinistrées étudiées après le cyclone Chido, 87,5 % présentent des fissures, 72,5 % des infiltrations dans les bétons et 55 % une mauvaise ventilation des espaces. Le cyclone a également provoqué un changement dans les pratiques de construction. Le CAUE rappelle que les dégâts provoqués par le cyclone sont avant tout liés à la vulnérabilité des charpentes et des couvertures existantes. Il précise que<em> « cette démarche a permis de constater que les dégâts causés par Chido résultent principalement de la mauvaise conception des charpentes et des couvertures qui se sont, pour beaucoup, arrachées ».</em></p>
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<div class="max-w-full min-w-0 [overflow-wrap:anywhere] whitespace-pre-wrap" style="text-align: justify;">Face à cette situation, les habitants ont principalement envisagé deux solutions :<em> « reconstruire leur toiture en pente ou la remplacer par des dalles en béton ».</em> Toutefois, le CAUE met en garde contre ce recours massif au béton, considéré comme une réponse <em>« inconsidérée »</em> au regard de la fragilité des constructions existantes et des contraintes climatiques locales, un an et demi après la catastrophe. En effet, les toitures jouent un rôle majeur dans le confort thermique des bâtiments, le rayonnement solaire représentant jusqu’à 70 % des apports thermiques. L&rsquo;utilisation peu adaptée du béton au climat peut ainsi entraîner l’apparition de nombreuses problématiques et pathologies.</div>
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<p style="text-align: justify;">Et pour les architectes, ces désordres ne relèvent pas uniquement du confort des habitants. Ils fragilisent également directement les bâtiments.<em> « Il y a des risques par rapport à la solidité du bâti »</em>, ajoute le CAUE. Mais lorsque les désordres restent limités, des solutions existent. <em>« Avec l&rsquo;aide d&rsquo;un bureau d&rsquo;étude d&rsquo;ingénierie, on a fait ces constats et on a mis en place un manuel de la réparation pour aider les habitants à consolider ou réparer ces défauts-là ».</em> En revanche, lorsque la structure même du bâtiment est atteinte, le recours à des bureaux d&rsquo;études spécialisés est fortement recommandé.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Construire sans permis, construire sans contrôle</b></h2>
<figure id="attachment_35811" aria-describedby="caption-attachment-35811" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/08/Ambdil-barriere.jpeg"><img decoding="async" class="size-medium wp-image-35811" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/08/Ambdil-barriere-300x200.jpeg" alt="reconstruction, refondation, Mayotte" width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/08/Ambdil-barriere-300x200.jpeg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/08/Ambdil-barriere-768x512.jpeg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/08/Ambdil-barriere-150x100.jpeg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/08/Ambdil-barriere-696x464.jpeg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/08/Ambdil-barriere.jpeg 800w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-35811" class="wp-caption-text">Face à la multiplication des constructions en béton et aux alertes sur la fragilité du bâti, le maire de Mamoudzou, Ambdilwahedou Soumaïla, mise sur une nouvelle police intercommunale de l’urbanisme.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Au fil des diagnostics, une autre réalité apparaît. De nombreuses constructions n&rsquo;ont jamais fait l&rsquo;objet d&rsquo;une autorisation d&rsquo;urbanisme. <em>« La plupart des habitations qu&rsquo;on a visitées, n&rsquo;avaient pas de permis de construire, donc ça n&rsquo;est pas passé par les services des mairies, ça n&rsquo;a pas été instruit »</em>, constate encore le CAUE.</p>
<p style="text-align: justify;">Pour les architectes, ce constat dépasse largement la seule question administrative. <em>« Il y a aussi un manque de connaissance de la population, il faut sensibiliser, éduquer, informer des règles qui sont devenues obligatoires depuis que Mayotte est un département français et qu&rsquo;il faut respecter »</em>, insiste le CAUE.<span class="Apple-converted-space"> </span></p>
<p style="text-align: justify;">Avant même de parler de béton, de fondations ou de toiture, encore faut-il savoir si le terrain est constructible. Le CAUE insiste sur cette étape essentielle. <em>« Donc il y a tout un travail de sensibilisation à faire auprès de la population et ça c&rsquo;est une aide pour la construction pour leur dire que dans telle zone, il ne faut pas construire. Après sur la construction elle-même, la forme qu&rsquo;elle va prendre, sur quel terrain, ça c&rsquo;est la deuxième étape. La première c&rsquo;est est-ce qu&rsquo;on peut construire ou non et où (&#8230;) et la deuxième étape, c&rsquo;est après, comment construire bien ». </em></p>
<p style="text-align: justify;">Les difficultés apparaissent particulièrement dans les secteurs de Mamoudzou, Dembéni et Sada.<em><span class="Apple-converted-space"> « </span>Quand c&rsquo;est fait par des promoteurs immobiliers, il y a peu de difficultés mais quand c&rsquo;est fait par des particuliers, il faut a minima contrôler les travaux (&#8230;) et que les travaux de la mairie fassent le rôle de la police de l&rsquo;urbanisme »</em>, insiste le CAUE.<span class="Apple-converted-space">  </span>Un constat qui rejoint directement la volonté affichée par la mairie de Mamoudzou de renforcer ses contrôles.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Une île qui vit avec les séismes</b></h2>
<figure id="attachment_1794" aria-describedby="caption-attachment-1794" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Capture-decran-2024-11-14-a-08.32.04.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-1794" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Capture-decran-2024-11-14-a-08.32.04-300x225.jpg" alt="Mayotte, volcan, REVOSIMA, surveillance, Fani Maoré, Dziani, ilots, capteurs, plateforme," width="300" height="225" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Capture-decran-2024-11-14-a-08.32.04-300x225.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Capture-decran-2024-11-14-a-08.32.04-768x577.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Capture-decran-2024-11-14-a-08.32.04-150x113.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Capture-decran-2024-11-14-a-08.32.04-696x523.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Capture-decran-2024-11-14-a-08.32.04.jpg 788w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-1794" class="wp-caption-text">Depuis la crise sismo-volcanique de 2018 et la découverte du volcan sous-marin Fani Maoré, Mayotte fait l’objet d’une surveillance scientifique accrue.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Le contexte géologique renforce encore les préoccupations. À Mayotte, la question du bâti ne peut pas être dissociée de celle du sous-sol. Depuis la crise sismo-volcanique apparue en 2018 et la découverte du volcan sous-marin Fani Maoré à l&rsquo;est de Petite-Terre, l&rsquo;île reste sous surveillance permanente.<span class="Apple-converted-space"> </span></p>
<p style="text-align: justify;">L&rsquo;éruption sous-marine de Fani Maoré n&rsquo;est aujourd&rsquo;hui plus considérée comme active. Selon le Réseau de surveillance volcanologique et sismologique de Mayotte (REVOSIMA), <em>« l’éruption de Fani Maore ne présente plus d’évolution avérée »</em>, en janvier 2021, les dernières preuves d&rsquo;une activité éruptive ayant été observées en octobre 2020.<span class="Apple-converted-space"> </span></p>
<p style="text-align: justify;">Néanmoins, l&rsquo;arrêt de l&rsquo;éruption n&rsquo;a pas signifié la fin de l&rsquo;activité géologique. Les instruments du REVOSIMA continuent d&rsquo;enregistrer plusieurs séismes chaque jour autour de Mayotte. Entre le 1er et le 30 juin 2026, 327 événements sismiques ont été détectés, soit une moyenne d&rsquo;environ 11 séismes par jour : 287 séismes volcano-tectoniques et 40 séismes longue période. L&rsquo;activité reste principalement concentrée entre 5 et 15 kilomètres à l&rsquo;est de Petite-Terre, à des profondeurs comprises entre 20 et 50 kilomètres.<span class="Apple-converted-space"> </span></p>
<p style="text-align: justify;">Depuis fin 2020, aucune déformation significative du sol n&rsquo;est enregistrée. Mais les scientifiques continuent de surveiller l&rsquo;évolution de la situation, notamment en raison d&rsquo;une activité sismique persistante et de la présence d&rsquo;émissions de fluides dans la zone dite du Fer à Cheval. En juin dernier, le REVOSIMA rappelait encore qu&rsquo;aucune hypothèse n’était totalement écartée concernant l&rsquo;évolution future de cette activité : arrêt définitif, reprise sur le même site ou reprise sur une autre zone.</p>
<p style="text-align: justify;">Cette réalité géologique donne une résonance particulière aux interrogations sur la qualité du bâti mahorais. Les deux puissants séismes de magnitude 7,2 et 7,5 qui ont frappé le nord du Venezuela le 24 juin 2026, ont rappelé une réalité connue des spécialistes : lors d&rsquo;un tremblement de terre, les dégâts ne dépendent pas uniquement de la puissance de la secousse, mais aussi de la vulnérabilité des bâtiments.</p>
<p style="text-align: justify;">À Mayotte, l&rsquo;enjeu n&rsquo;est pas de prédire ce qui pourrait s&rsquo;effondrer, mais d&rsquo;identifier les fragilités avant qu&rsquo;un événement majeur ne les mette à l&rsquo;épreuve. Les diagnostics réalisés par le CAUE ont déjà révélé des fissures, des infiltrations, des défauts de conception et de nombreuses constructions réalisées sans instruction préalable.<span class="Apple-converted-space"> </span></p>
<p style="text-align: justify;">C&rsquo;est ce constat qui pousse aujourd&rsquo;hui la mairie de Mamoudzou à renforcer la police de l&rsquo;urbanisme. Contrôler les constructions ne relève plus seulement du respect des règles administratives : il s&rsquo;agit aussi de réduire la vulnérabilité d&rsquo;un territoire exposé aux cyclones et à une activité sismo-volcanique toujours surveillée. Sur les hauteurs de Cavani, de Kawéni ou de Sada, derrière les façades de béton qui redessinent peu à peu le paysage mahorais, se joue désormais une question essentielle : comment continuer à construire, sans fabriquer davantage de risques pour demain ?<span class="Apple-converted-space"> </span></p>
<p>Mathilde Hangard<span class="Apple-converted-space"> </span></p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/07/24/les-controles-vont-senchainer-pourquoi-mamoudzou-veut-reprendre-la-main-sur-les-constructions-en-beton/">« Les contrôles vont s&rsquo;enchaîner » : pourquoi Mamoudzou veut reprendre la main sur les constructions en béton</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>300 séismes détectés en mars, l&#8217;activité sismo-volcanique stable au large de Petite-Terre</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/04/13/300-seismes-detectes-en-mars-lactivite-sismo-volcanique-stable-au-large-de-petite-terre/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Victor Diwisch]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 13 Apr 2026 01:15:16 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Environnement]]></category>
		<category><![CDATA[Océan Indien]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[Activité sismique]]></category>
		<category><![CDATA[Fani Maoré]]></category>
		<category><![CDATA[Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[REVOSIMA]]></category>
		<category><![CDATA[Séisme]]></category>
		<category><![CDATA[volcan]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Dans la zone du « Fer à Cheval », au large de Petite-Terre, le REVOSIMA a enregistré en mars 2026 300 séismes volcano-tectoniques, 139 séismes de longue période et 2 séismes de très longue période. Les données confirment une activité sismo-volcanique toujours présente mais globalement stable, sans évolution majeure observée ces derniers mois.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/04/13/300-seismes-detectes-en-mars-lactivite-sismo-volcanique-stable-au-large-de-petite-terre/">300 séismes détectés en mars, l&rsquo;activité sismo-volcanique stable au large de Petite-Terre</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div class="flex max-w-full flex-col gap-4 grow">
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<p style="text-align: justify;" data-start="0" data-end="418" data-is-last-node="" data-is-only-node="">Alors que le Piton de la Fournaise demeure en éruption depuis le 13 février, avec une activité intense caractérisée par plusieurs points d’émission — dont le plus récent, ouvert le 9 avril, a engendré un champ de lave — le sous-sol marin au large de Petite-Terre, notamment dans la zone dite du « Fer à Cheval », continue lui aussi de manifester une activité sismique et des émissions de fluides, à l’abri des regards.</p>
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</div>
</div>
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<div class="z-0 flex min-h-[46px] justify-start" style="text-align: justify;">
<p data-start="420" data-end="889">Dans le secteur du Fer à Cheval, situé entre 5 et 15 km à l’est de Petite-Terre, à des profondeurs comprises entre 20 et 50 km, l’activité sismique reste soutenue. D’après le dernier bulletin du Réseau de surveillance volcanologique et sismologique de Mayotte (REVOSIMA) de mars 2026, 300 séismes volcano-tectoniques, 139 séismes de longue période et 2 séismes de très longue période y ont été enregistrés.</p>
<h2 style="text-align: center;" data-start="420" data-end="889"><strong>Une moyenne de 4 séismes localisables par jour</strong></h2>
<figure id="attachment_27506" aria-describedby="caption-attachment-27506" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-27506" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/volcan--300x171.jpeg" alt="Mayotte, volcan, Fani Maoré, BRGM, REVOSIMA, IFREMER," width="300" height="171" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/volcan--300x171.jpeg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/volcan--150x86.jpeg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/volcan-.jpeg 664w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-27506" class="wp-caption-text">La localisation du volcan Fani Maoré par rapport à Mayotte. Entre les deux, plus proche des terres, la zone du « Fer à Cheval ».</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;" data-start="420" data-end="889">Les séismes volcano-tectoniques (VT) sont liés à la fracturation des roches sous l’effet des contraintes exercées par le magma en profondeur : ils traduisent des mouvements et des ajustements dans la croûte terrestre. Les séismes de longue période (LP), eux, sont généralement associés à la circulation de fluides — comme le magma ou les gaz — dans les conduits volcaniques. Enfin, les séismes de très longue période (TLP), plus rares, sont souvent interprétés comme le signe de mouvements plus profonds et plus lents de ces fluides, pouvant indiquer des réorganisations du système magmatique en profondeur.</p>
<p data-start="420" data-end="889"><em>« Ramené à des valeurs moyennes quotidiennes on note, entre le 1er et le 31 mars 2026, une moyenne de 4 séismes localisables par jour »</em>, souligne l&rsquo;observatoire. Il précise que cette activité demeure principalement concentrée dans cette zone et qu&rsquo;elle ne connaît pas de changement majeur par rapport aux derniers mois.</p>
<h2 style="text-align: center;" data-start="420" data-end="889"><strong>Pas d&rsquo;indice « probant » de nouveaux sites d&rsquo;émission</strong></h2>
<figure id="attachment_5888" aria-describedby="caption-attachment-5888" style="width: 264px" class="wp-caption alignright"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-5888" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Capture-decran-2024-04-16-a-16.35.30-jpg-264x300.webp" alt="Volcan, Said, Omar, oili, sénateur, planeur, sous-marin, Dzaoudzi" width="264" height="300" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Capture-decran-2024-04-16-a-16.35.30-jpg-264x300.webp 264w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Capture-decran-2024-04-16-a-16.35.30-jpg-902x1024.webp 902w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Capture-decran-2024-04-16-a-16.35.30-jpg-768x872.webp 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Capture-decran-2024-04-16-a-16.35.30-jpg-150x170.webp 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Capture-decran-2024-04-16-a-16.35.30-jpg-300x341.webp 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Capture-decran-2024-04-16-a-16.35.30-jpg-696x790.webp 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Capture-decran-2024-04-16-a-16.35.30-jpg.webp 946w" sizes="auto, (max-width: 264px) 100vw, 264px" /><figcaption id="caption-attachment-5888" class="wp-caption-text">Le planeur sous-marin de haute technologie qui récupère les données hydrologiques et acoustiques de la zone du Fer à Cheval et du volcan Fani Maoré (archives).</figcaption></figure>
<p data-start="891" data-end="1226">A l&rsquo;aide d&rsquo;un, « glider », un robot sous-marin, les scientifiques du REVOSIMA ont parcouru la zone pendant plusieurs semaines, permettant d’observer les sites déjà connus où des gaz s’échappent du fond de l’océan. Les mesures montrent que ces émissions restent globalement stables et similaires à ce qui est observé depuis plusieurs années.</p>
</div>
<div style="text-align: justify;">
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<section class="text-token-text-primary w-full focus:outline-none [--shadow-height:45px] has-data-writing-block:pointer-events-none has-data-writing-block:-mt-(--shadow-height) has-data-writing-block:pt-(--shadow-height) [&amp;:has([data-writing-block])&gt;*]:pointer-events-auto scroll-mt-[calc(var(--header-height)+min(200px,max(70px,20svh)))]" dir="auto" data-turn-id="request-WEB:e0f6a5ae-7d8b-4111-9348-faff6b284b74-3" data-testid="conversation-turn-8" data-scroll-anchor="true" data-turn="assistant">
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<p data-start="492" data-end="824">Dans certains secteurs, les scientifiques ont bien détecté des signaux un peu inhabituels, notamment entre plusieurs zones déjà identifiées. Mais pour l’instant, rien ne permet de dire qu’un nouveau point d’émission important est en train d’apparaître. Il pourrait plutôt s’agir de petites remontées de gaz, diffuses ou temporaires.</p>
<p data-start="826" data-end="1216" data-is-last-node="" data-is-only-node="">Les gaz analysés sont composés presque uniquement de dioxyde de carbone, issu des profondeurs de la Terre, ce qui confirme que cette activité est bien liée au volcanisme. Ces caractéristiques sont d’ailleurs proches de celles observées à terre, à Petite-Terre.</p>
<p data-start="826" data-end="1216" data-is-last-node="" data-is-only-node="">« <em>A l’heure actuelle, l’intégralité des données physico-chimiques acquises par le planeur n’apporte pas d’indice probant de la présence de nouveaux sites majeurs d&rsquo;émission de fluides en dehors de ceux déjà connus de la zone du Fer à Cheval, dans les limites des résolutions et des possibilités du planeur »</em>, souligne le REVOSIMA.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="0" data-end="286">Même si l’activité sismique et les émissions de fluides restent globalement stables au fil des mois — confirmant que le sous-sol demeure actif — elles ne permettent pas, à ce stade, de déterminer clairement l’évolution de la situation, notamment en ce qui concerne le volcan Fani Maoré.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="288" data-end="639" data-is-last-node="" data-is-only-node="">Selon le REVOSIMA, celui-ci n’est <em>« probablement »</em> plus en éruption depuis début 2021. Toutefois, aucune hypothèse n’est écartée pour la suite : un arrêt définitif, une reprise de l’activité sur le même site ou encore l’apparition d’une nouvelle éruption ailleurs restent possibles, au regard des séismes et des émissions de fluides toujours observés.</p>
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<div class="z-0 flex min-h-[46px] justify-start" style="text-align: justify;">Victor Diwisch</div>
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<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/04/13/300-seismes-detectes-en-mars-lactivite-sismo-volcanique-stable-au-large-de-petite-terre/">300 séismes détectés en mars, l&rsquo;activité sismo-volcanique stable au large de Petite-Terre</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
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		<item>
		<title>« Aucune commune n’est capable de tenir 72 heures face à une catastrophe », alerte une jeune experte mahoraise</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/03/10/aucune-commune-nest-capable-de-tenir-72-heures-face-a-une-catastrophe-alerte-une-jeune-experte-mahoraise/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mathilde HANGARD]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 10 Mar 2026 02:30:53 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Environnement]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[Climat]]></category>
		<category><![CDATA[Collectivités]]></category>
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		<category><![CDATA[élus]]></category>
		<category><![CDATA[Fani Maoré]]></category>
		<category><![CDATA[Gestion des risques]]></category>
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		<category><![CDATA[PCS]]></category>
		<category><![CDATA[préfecture de Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[Préparation aux crises]]></category>
		<category><![CDATA[Risques naturels]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>À 24 ans, Malika Boinali s’est spécialisée dans la gestion des catastrophes naturelles. Originaire de Mayotte, cette jeune professionnelle alerte sur le manque de préparation du territoire face aux cyclones, aux inondations et aux séismes.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/03/10/aucune-commune-nest-capable-de-tenir-72-heures-face-a-une-catastrophe-alerte-une-jeune-experte-mahoraise/">« Aucune commune n’est capable de tenir 72 heures face à une catastrophe », alerte une jeune experte mahoraise</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;" data-start="292" data-end="883">Originaire de Mangajou, dans la commune de Sada, Malika Boinali s’est spécialisée dans la gestion des catastrophes naturelles après des études de géographie au Centre universitaire de formation et de recherche (CUFR) de Mayotte, puis un master à Montpellier. Aujourd’hui employée par la Fédération nationale de la protection civile, la jeune professionnelle accompagne les collectivités mahoraises dans la mise en place de dispositifs de gestion de crise. À travers son parcours, elle livre un regard technique sur les fragilités d’un territoire particulièrement exposé aux risques naturels.</p>
<figure id="attachment_47908" aria-describedby="caption-attachment-47908" style="width: 220px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5676.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-47908" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5676-300x300.jpg" alt="Malika Boinali, Mayotte, gestion des risques, risques naturels, " width="220" height="220" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5676-300x300.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5676-1024x1024.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5676-150x150.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5676-768x768.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5676-696x696.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5676-1068x1068.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5676.jpg 1243w" sizes="auto, (max-width: 220px) 100vw, 220px" /></a><figcaption id="caption-attachment-47908" class="wp-caption-text">Malika Boinali est la première femme mahoraise à avoir intégré et validé un Master spécialisé dans la gestion des catastrophes et des risques naturels, dispensé par l&rsquo;université Paul-Valéry de Montpellier.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;" data-start="885" data-end="1356">Son témoignage intervient dans un contexte paradoxal. Alors que la saison cyclonique n’est pas encore achevée et plus de quatorze mois après le passage du cyclone Chido, aucun exercice de gestion de crise n’a été organisé à Mayotte. Aucune simulation à grande échelle n’a été organisée pour préparer le territoire à une éventuelle nouvelle catastrophe.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="885" data-end="1356">Interrogées sur l’état de préparation du département, ni les collectivités locales ni la préfecture<a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/02/18/mayotte-face-au-volcan-lalerte-sismique-en-panne-de-parole/"> n’ont répondu</a> à nos questions.</p>
<h4></h4>
<p style="text-align: justify;"><b>JDM : Vous avez 24 ans et vous travaillez déjà sur la gestion des catastrophes. Pourquoi avoir choisi ce domaine ? </b></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Malika Boinali</strong> : Je suis originaire du village de Mangajou dans la commune de Sada. J’ai passé mon bac ES (économique et sociale) à Mayotte puis j’ai fait une licence de géographie et d’aménagement du territoire à l&rsquo;Université de Dembéni. En licence, on avait quelques cours qui parlaient de la gestion des risques. En allant plus en profondeur dans l’aspect technique, cela m’a plu. Mais le vrai déclic est venu lors du stage que j’ai réalisé à la mairie de Bandrélé en fin de licence. J&rsquo;ai pu mettre le nez dans les plans communaux de sauvegarde. Et je me suis aperçue avec mon maître de stage qu’à Mayotte, on est en retard sur beaucoup de choses en matière de gestion de crise. C’était comme une évidence.</p>
<p style="text-align: justify;"><b>Vous dites que Mayotte est « en retard ». Qu&rsquo;entendez-vous concrètement ?</b></p>
<figure id="attachment_47218" aria-describedby="caption-attachment-47218" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/IMG_1880.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-47218" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/IMG_1880-300x200.jpg" alt="Mayotte, reconstruction, pluies, inondations, évacuation des eaux pluviales," width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/IMG_1880-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/IMG_1880-1024x683.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/IMG_1880-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/IMG_1880-1536x1024.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/IMG_1880-2048x1365.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/IMG_1880-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/IMG_1880-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/IMG_1880-1068x712.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/IMG_1880-1920x1280.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/IMG_1880-1320x880.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-47218" class="wp-caption-text">Alors que le maire de Mamoudzou promettait de faire du Boulevard Marcel Henri de Mamoudzou, les « Champs-Élysées de Mayotte », ce boulevard se transforme en véritables torrents à la moindre pluie.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">On est sur un territoire qui cumule énormément de risques naturels et technologiques. Mais on persiste à gérer les crises dans l’urgence, alors qu’il devrait y avoir beaucoup plus de prévention et de préparation. Les outils existent. Les plans communaux de sauvegarde (PCS) existent. Mais ils ne sont pas toujours actualisés ou opérationnels. Par exemple, dans le PCS de la ville Sada, j’ai vu qu’il était encore indiqué que la maire était Anchya Bamana, alors qu’elle n’est plus maire depuis 2020.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: justify;"><b>Vous avez étudié les inondations d’Acoua dans votre mémoire de master 1. Qu’avez-vous découvert en regardant de près la gestion de cette crise ?</b></p>
<p style="text-align: justify;">L’objectif de mon mémoire était de comprendre les mécanismes naturels qui favorisent les inondations, mais aussi de voir comment les collectivités territoriales et l’État mettent en place des mesures pour lutter contre ces risques. Et surtout, comment ils gèrent la situation une fois que l’inondation s’est produite.</p>
<p style="text-align: justify;">Lors de mon second stage de master 2 à la communauté d’agglomération du Grand Nord de Mayotte (CAGNM), j’ai constaté qu’Acoua était la seule commune de l’agglomération à ne pas disposer de poste de commandement municipal. C’est quand même triste. Cela veut dire qu’elle dépend énormément des communes alentours pour gérer une crise et que même après avoir mis ces sujets sur la table, travaillé sur la vulnérabilité de cette commune, elle n&rsquo;a pas appris de ses difficultés, pour être mieux préparée.</p>
<p style="text-align: justify;"><b>On parle souvent d’un manque de volonté politique à Mayotte sur ces sujets. Est-ce vraiment le cœur du problème ?</b></p>
<figure id="attachment_21686" aria-describedby="caption-attachment-21686" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Ordures-déchets-Kawéni-jeudi-13-octobre-1-1.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-21686 size-medium" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Ordures-déchets-Kawéni-jeudi-13-octobre-1-1-300x200.jpg" alt="Mayotte, déchets, Kawéni," width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Ordures-déchets-Kawéni-jeudi-13-octobre-1-1-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Ordures-déchets-Kawéni-jeudi-13-octobre-1-1-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Ordures-déchets-Kawéni-jeudi-13-octobre-1-1.jpg 680w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-21686" class="wp-caption-text">Les déchets s’accumulent dans les rues de beaucoup de communes de l&rsquo;île. Pour Malika Boinali, la gestion des déchets devrait être intégrée dans les plans communaux de sauvegarde et les dispositifs ORSEC.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">C&rsquo;est un tout. À mon sens, il y a d&rsquo;abord un manque de volonté politique, parce que la gestion des risques demande de mettre des moyens matériels et humains, de recruter des personnes et d’inscrire par exemple des techniciens dans cette dynamique commune.</p>
<p style="text-align: justify;">Il faut du courage pour tout cela et la plupart des élus ne veulent pas s&rsquo;engager dans cette démarche. Il y a aussi un manque de compétences et de connaissances de ces sujets, pour y penser, il faut les connaître, certains élus n&rsquo;avoueront jamais qu&rsquo;ils ont besoin d&rsquo;aide sur ces questions.</p>
<p style="text-align: justify;"><b>Vous parlez aussi d’un problème de coordination entre institutions. Que voulez-vous dire ?</b></p>
<p style="text-align: justify;">Les institutions publiques locales ne travaillent pas toujours ensemble, ou alors mal. Par exemple, certaines collectivités et la préfecture de Mayotte, ne s’entendent pas, donc cela ne fonctionne pas.</p>
<p style="text-align: justify;">Tant qu’on ne discutera pas autour de la table, de façon concrète, en reconnaissant que telle chose ne fonctionnait pas, mais qu&rsquo;aujourd’hui on a appris, et qu&rsquo;on peut l&rsquo;améliorer et s&rsquo;engager sur la durée, cela ne fonctionnera pas. Certains élus ne comprennent pas qu’on peut exiger des choses d’eux, alors entre institutions, on se rejette la balle sans faire avancer les choses.</p>
<p style="text-align: justify;"><b>Mayotte est exposée aux cyclones, aux inondations, aux glissements de terrain et aux séismes. Quel risque vous inquiète le plus aujourd’hui ?</b></p>
<p style="text-align: justify;">Je ne fais pas de hiérarchie des risques car chaque risque a ses spécificités et ses conséquences qui lui sont propres. À Mayotte, si les inondations sont souvent très localisées, les cyclones touchent souvent l&rsquo;ensemble de l&rsquo;île, mais on peut davantage les anticiper. Aussi, sur la question des déchets, on sait que les aléas climatiques tels que les fortes pluies, les orages ou les cyclones entraînent une augmentation des déchets. À mon avis, la gestion des déchets devrait donc être intégrée dans les plans communaux de sauvegarde et les dispositifs ORSEC, afin de prévoir efficacement leur traitement.</p>
<p style="text-align: justify;"><b>Pourtant, malgré l’activité sismique persistante autour du volcan sous-marin découvert en 2019, le sujet semble avoir disparu du débat public.</b></p>
<figure id="attachment_32581" aria-describedby="caption-attachment-32581" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/07/ii-.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-32581" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/07/ii--300x225.jpg" alt="Mayotte, tsunami, volcan, sirène," width="300" height="225" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/07/ii--300x225.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/07/ii--768x576.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/07/ii--150x113.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/07/ii--696x522.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/07/ii-.jpg 1024w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-32581" class="wp-caption-text">Bien qu’une première sirène d’alerte tsunami ait été inaugurée à Dembéni en octobre 2020, les autorités restent depuis silencieuses sur le fonctionnement des autres dispositifs, qui n’est aujourd’hui pas clairement établi.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Oui. Les séismes, alors qu&rsquo;ils peuvent concerner toute une île, sont de nature plus discrets. Ils peuvent arriver du jour au lendemain. On ne peut pas les prédire. Et à Mayotte, aujourd’hui, on n’est pas à l’abri d’un séisme de forte magnitude. Et surtout, après Chido, beaucoup de personnes qui avaient des toits en tôle les ont remplacés par du béton.</p>
<p style="text-align: justify;">Mais les maisons ne sont pas forcément conçues pour supporter ce poids. Si des secousses sismiques se produisaient, cela pourrait avoir des répercussions très graves sur les habitations. Pour moi, Chido aurait pu être une opportunité. On aurait pu aller vers la population partout sur l&rsquo;île pour sensibiliser davantage aux risques et préparer les habitants à d&rsquo;autres crises. Mais aujourd’hui on vit encore au jour le jour. On est toujours en saison cyclonique et rien ne se passe.</p>
<p style="text-align: justify;"><b>Dans les doctrines de gestion de crise, une commune doit pouvoir tenir seule plusieurs jours. Où en est Mayotte sur ce point ?</b></p>
<p style="text-align: justify;">En théorie, une commune doit être capable de tenir au moins 72 heures avant l’arrivée de renforts extérieurs. Aujourd’hui, aucune commune mahoraise n’est capable de tenir 72h face à une catastrophe. La question est donc aussi de savoir dans quelle mesure les collectivités disposent réellement des moyens et de l’organisation nécessaire pour atteindre cet objectif.</p>
<p style="text-align: justify;"><b>Vous travaillez désormais avec les collectivités. Que peut-on améliorer concrètement ?</b></p>
<p style="text-align: justify;">Aujourd’hui je travaille pour la Fédération nationale de protection civile. Cela fait quatre mois. On accompagne les collectivités pour mettre en place des dispositifs de gestion de crise et organiser des formations pour les élus et les techniciens. L’objectif, c’est que ce qui s’est passé pendant le cyclone Chido ne se reproduise plus. Les risques, même si on ne les voit pas toujours, restent une menace quotidienne.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Un mot de la fin ? </strong></p>
<p style="text-align: justify;">Je ne perds pas espoir ! Il faut forcer les gens à s’y intéresser. Il faut avoir des personnes spécialisées dans la gestion des risques. L’idée est de créer un réseau de gestionnaires des risques à Mayotte, de réaliser des <em>benchmarks </em>(ndlr, repères) et d’installer un bureau d’étude local. Même si les élus ne viennent pas vers la population, nous pourrions aussi aller à eux, et permettre aux habitants de pouvoir obtenir des diagnostics de leurs logements.</p>
<p style="text-align: justify;">Après Chido, le sénateur Saïd Omar Oili s&rsquo;était battu pour demander la création d’une commission d’enquête pour améliorer la gestion des risques à l’échelle du territoire. C&rsquo;est vraiment dommage que cela n&rsquo;a pas abouti. Avant, les générations passées étaient fatalistes sur les risques naturels, les anciens disaient que c&rsquo;était la volonté divine, maintenant on a des outils en main, on peut apprendre à mieux connaître notre territoire et se préparer. C&rsquo;est notre devoir. Et heureusement que la population n’est pas procédurière, car elle pourrait porter plainte contre les responsables qui sont supposés nous mettre en sécurité face à cela.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: justify;">À seulement vingt-quatre ans, Malika Boinali s’affirme comme une voix scientifique et citoyenne précieuse à Mayotte. Elle dénonce les failles du territoire et réclame un changement urgent dans la gestion de l’intérêt général. Alors que les alertes des scientifiques se multiplient, le silence des autorités reste assourdissant. Entre priorités politiques à court terme et enjeux institutionnels, la préparation aux catastrophes a disparu du débat public, laissant un département enlisé dans ses propres retards.</p>
<p><strong>Propos recueillis par Mathilde Hangard</strong></p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/03/10/aucune-commune-nest-capable-de-tenir-72-heures-face-a-une-catastrophe-alerte-une-jeune-experte-mahoraise/">« Aucune commune n’est capable de tenir 72 heures face à une catastrophe », alerte une jeune experte mahoraise</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
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		<title>Mayotte face au volcan : l’alerte sismique en panne de parole</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/02/18/mayotte-face-au-volcan-lalerte-sismique-en-panne-de-parole/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mathilde HANGARD]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 18 Feb 2026 02:15:05 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Environnement]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[Fani Maoré]]></category>
		<category><![CDATA[Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[REVOSIMA]]></category>
		<category><![CDATA[Séisme]]></category>
		<category><![CDATA[Tsunami]]></category>
		<category><![CDATA[volcan]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>En janvier 2026, 252 séismes ont été enregistrés au large de Mayotte. Si la surveillance scientifique reste active, la préparation de la population face au risque sismique et au tsunami semble, elle, avoir disparu du débat public.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/02/18/mayotte-face-au-volcan-lalerte-sismique-en-panne-de-parole/">Mayotte face au volcan : l’alerte sismique en panne de parole</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Huit ans après le début de la crise sismo-volcanique à Mayotte, l’activité se poursuit sous l’océan Indien. Le volcan sous-marin Fani Maoré ne montre plus de signes éruptifs directs, mais les séismes et les émissions de gaz persistent. Les scientifiques continuent de surveiller la situation en permanence et de plaider en faveur d&rsquo;une prévention des risques. Du côté des autorités, en revanche, la communication sur les risques majeurs s’est considérablement raréfiée, notamment depuis le passage du cyclone Chido, le 14 décembre 2024.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>252 séismes enregistrés en un mois</b></h2>
<figure id="attachment_46360" aria-describedby="caption-attachment-46360" style="width: 257px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/Seisme.png"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-46360" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/Seisme-257x300.png" alt="Mayotte, séisme, volcan, " width="257" height="300" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/Seisme-257x300.png 257w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/Seisme-768x898.png 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/Seisme-150x175.png 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/Seisme-300x351.png 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/Seisme-696x814.png 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/Seisme.png 792w" sizes="auto, (max-width: 257px) 100vw, 257px" /></a><figcaption id="caption-attachment-46360" class="wp-caption-text">En moyenne, du 2 au 10 février 2026, environ 5 séismes ont été enregistrés par jour à Mayotte (carte/RENASS)</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Selon le bulletin mensuel du Réseau de surveillance volcanologique et sismologique de Mayotte (REVOSIMA), 252 séismes ont été détectés entre le 1er et le 31 janvier 2026. Ce chiffre est inférieur à celui du mois de décembre 2025, durant lequel 396 séismes avaient été recensés, mais il confirme la persistance de l’activité sismique entamée en mai 2018.</p>
<p style="text-align: justify;">Les événements enregistrés sont majoritairement de faible magnitude. Ils se répartissent entre séismes dits volcano-tectoniques, longue période et très longue période, des signaux généralement associés à des mouvements de fluides magmatiques ou hydrothermaux en profondeur. L’activité sismique reste concentrée à 5–15 kilomètres à l’Est de Petite-Terre, à des profondeurs comprises entre 20 et 50 kilomètres.</p>
<p style="text-align: justify;">Découvert en 2019, le volcan sous-marin Fani Maoré s’est édifié à environ 50 kilomètres à l’est de Mayotte, sur un plancher océanique situé à 3.500 mètres de profondeur. D’une hauteur estimée à plus de 800 mètres, il a produit, selon les estimations scientifiques, environ 6,55 km³ de lave depuis le début de son activité. Aucune évolution morphologique ou nouvelle coulée n’a été observée depuis début 2021. Pour autant, le REVOSIMA rappelle qu’aucune hypothèse n’est écartée quant à l’évolution future du phénomène.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Une surveillance scientifique maintenue 24 h/ 24</strong></h2>
<p style="text-align: justify;">Malgré l’absence d’éruption active, la surveillance se poursuit. <em>« Le REVOSIMA dispose aujourd’hui d’un dispositif opérationnel H24 »</em>, explique Aline Peltier, volcanologue à l’Institut de physique du globe de Paris et directrice de l’Observatoire volcanologique du Piton de la Fournaise.</p>
<figure id="attachment_1795" aria-describedby="caption-attachment-1795" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Capture-decran-2024-11-14-a-08.32.42.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-1795" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Capture-decran-2024-11-14-a-08.32.42-300x167.jpg" alt="Mayotte, volcan, REVOSIMA, surveillance, Fani Maoré, Dziani, ilots, capteurs, plateforme," width="300" height="167" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Capture-decran-2024-11-14-a-08.32.42-300x167.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Capture-decran-2024-11-14-a-08.32.42-1024x570.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Capture-decran-2024-11-14-a-08.32.42-768x427.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Capture-decran-2024-11-14-a-08.32.42-1536x854.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Capture-decran-2024-11-14-a-08.32.42-150x83.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Capture-decran-2024-11-14-a-08.32.42-696x387.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Capture-decran-2024-11-14-a-08.32.42-1068x594.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Capture-decran-2024-11-14-a-08.32.42-1320x734.jpg 1320w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Capture-decran-2024-11-14-a-08.32.42.jpg 1600w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-1795" class="wp-caption-text">Endommagée par le passage du cyclone Chido, la plateforme de surveillance du volcan, déployée sur le lac Dziani n&rsquo;a toujours pas été réparée.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">À terre, le réseau comprend neuf stations sismologiques, cinq stations GNSS, chargées de mesurer les déplacements de l’île, ainsi qu’une station de mesure des gaz dans le sol. En mer, un planeur sous-marin autonome, appelé « glider », permet de suivre les émissions de gaz dans la zone du Fer à Cheval, une structure volcanique située à l’aplomb de l’essaim sismique principal. Le cyclone Chido, qui a frappé Mayotte le 14 décembre 2024, a endommagé plusieurs équipements. Depuis, la majorité des stations ont été réparées. Au 9 février 2026, seules deux stations GNSS appartenant à des partenaires du REVOSIMA et une plateforme installée sur le lac Dziani, en Petite-Terre, ne sont pas encore opérationnelles, affirme la volcanologue.</p>
<p style="text-align: justify;">Selon la scientifique, les dernières campagnes scientifiques récentes n’ont pas mis en évidence de nouveaux sites majeurs d’émission de fluides en dehors de la zone du Fer à Cheval. Les émissions de gaz y restent cependant actives et font l’objet d’un suivi régulier.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Un silence institutionnel sur la préparation aux risques</strong></h2>
<figure id="attachment_46347" aria-describedby="caption-attachment-46347" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/Mahamoudou-Grand-Cadi-.png"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-46347" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/Mahamoudou-Grand-Cadi--300x200.png" alt="Mayotte, Grand Cadi," width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/Mahamoudou-Grand-Cadi--300x200.png 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/Mahamoudou-Grand-Cadi--1024x684.png 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/Mahamoudou-Grand-Cadi--768x513.png 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/Mahamoudou-Grand-Cadi--1536x1025.png 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/Mahamoudou-Grand-Cadi--2048x1367.png 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/Mahamoudou-Grand-Cadi--150x100.png 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/Mahamoudou-Grand-Cadi--696x465.png 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/Mahamoudou-Grand-Cadi--1068x713.png 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/Mahamoudou-Grand-Cadi--1920x1282.png 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/Mahamoudou-Grand-Cadi--1320x881.png 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-46347" class="wp-caption-text">En 2022, le Grand Cadi de Mayotte s&rsquo;exprimait au sujet du volcan dans le cadre d&rsquo;une campagne de communication « #OnSeraPrêts », diffusée par la préfecture de Mayotte.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;" data-start="217" data-end="591">Après avoir fait l’objet d’une communication officielle, notamment en 2022, dans le cadre de la campagne<em> « #OnSeraPrêts »</em> relayée par la préfecture de Mayotte, le volcan Fani Maoré semble avoir disparu du discours public. Si la surveillance scientifique se poursuit, la communication institutionnelle sur les risques sismiques et de tsunami s’est progressivement estompée.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="593" data-end="1216">En <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2025/07/08/apres-chido-mayotte-sous-la-double-menace-sismique-et-tsunamique/">juillet 2025</a>, les scientifiques du BRGM et du REVOSIMA rappelaient pourtant que <em>« le risque d’un tsunami à Mayotte n’est pas à exclure »</em>. Depuis, aucune prise de parole publique d’ampleur n’a été enregistrée. Les outils de prévention existent : un site internet de la préfecture détaille les consignes à suivre en cas de séisme ou de tsunami. Mais les documents mis à disposition datent pour l’essentiel de 2021 à 2023, sans actualisation récente ni campagne visible de sensibilisation de la population. Aucun exercice de préparation à une crise sismique ou cyclonique n’a, par ailleurs, été annoncé, y compris après le cyclone Chido. Ce qui est d&rsquo;autant plus surprenant que lors de la venue de la ministre des Outre-mer à Mayotte en décembre dernier, Naïma Moutchou avait annoncé qu&rsquo;elle demanderait au préfet de mettre en place une campagne de prévention afin de préparer la population à ces risques justement.</p>
<figure id="attachment_32581" aria-describedby="caption-attachment-32581" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/07/ii-.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-32581" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/07/ii--300x225.jpg" alt="Mayotte, tsunami, volcan, sirène," width="300" height="225" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/07/ii--300x225.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/07/ii--768x576.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/07/ii--150x113.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/07/ii--696x522.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/07/ii-.jpg 1024w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-32581" class="wp-caption-text">La première sirène d’alerte tsunami avait pourtant été inaugurée en octobre 2020 à Dembéni. Depuis, plusieurs dispositifs avaient été installés, sans que leur fonctionnement effectif ne soit aujourd’hui clairement établi.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;" data-start="1218" data-end="1666">Interrogée sur l’état de préparation du territoire, notamment sur le nombre et l’opérationnalité des alarmes tsunami, ainsi que sur l’éventuelle organisation d’exercices, la préfecture n’a apporté à ce jour aucune réponse à nos questions.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="1218" data-end="1666">Dans le même temps, l’attention collective reste majoritairement concentrée sur le risque cyclonique. Or, les scientifiques rappellent que la menace principale pour Mayotte demeure celle d’un séisme majeur et, potentiellement, d’un tsunami, compte tenu de la configuration géologique de l’île et de la proximité de zones sismiques actives. À mesure que les crises naturelles se succèdent, la question de la préparation concrète de la population face à ces risques persistants reste, elle, sans réponse.</p>
<p style="text-align: justify;">Mathilde Hangard</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/02/18/mayotte-face-au-volcan-lalerte-sismique-en-panne-de-parole/">Mayotte face au volcan : l’alerte sismique en panne de parole</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
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		<title>Sous Mayotte, le volcan ne dort pas</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2025/12/17/sous-mayotte-le-volcan-ne-dort-pas/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mathilde HANGARD]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 17 Dec 2025 02:00:30 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Environnement]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[Fani Maoré]]></category>
		<category><![CDATA[Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[REVOSIMA]]></category>
		<category><![CDATA[Séisme]]></category>
		<category><![CDATA[volcan]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lejournaldemayotte.yt/?p=43538</guid>

					<description><![CDATA[<p>176 séismes en un mois, aucun panache de lave… et pourtant le cœur magmatique de l’île continue de battre.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2025/12/17/sous-mayotte-le-volcan-ne-dort-pas/">Sous Mayotte, le volcan ne dort pas</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">En novembre 2025, Mayotte n’a pas tremblé comme en 2018. Aucun grondement, aucune fissure, aucune coulée de lave. Mais sous l’océan, à l’Est de Petite-Terre, la Terre parle. Les instruments du Réseau de surveillance volcanologique et sismologique de Mayotte (REVOSIMA) ont enregistré une activité volcanique soutenue, faite de secousses discrètes et de gaz qui remontent vers la surface. Le volcan Fani Maoré est peut-être silencieux, mais il est loin d’être éteint.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>176 secousses, à 50 kilomètres sous nos pieds</strong></h2>
<figure id="attachment_38470" aria-describedby="caption-attachment-38470" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/10/Marion-Dufresne-4.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-38470" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/10/Marion-Dufresne-4-300x200.jpg" alt="Marion Dufresne, Fani Maoré, Revosima, étudiants, océanographie, sciences, Mayotte" width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/10/Marion-Dufresne-4-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/10/Marion-Dufresne-4-1024x682.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/10/Marion-Dufresne-4-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/10/Marion-Dufresne-4-1536x1024.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/10/Marion-Dufresne-4-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/10/Marion-Dufresne-4-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/10/Marion-Dufresne-4-1068x712.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/10/Marion-Dufresne-4-1920x1280.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/10/Marion-Dufresne-4-1320x880.jpg 1320w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/10/Marion-Dufresne-4.jpg 2000w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-38470" class="wp-caption-text">Une maquette de Mayotte et des fonds marins adjacents, avec le Fani Maoré en rouge. Les séismes enregistrés en novembre se concentrent entre 20 et 50 km de profondeur, bien en dessous des structures superficielles de l’île, signe d’un système magmatique encore en réorganisation lente plutôt que d’une intrusion brutale.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Les chiffres sont sans appel : 176 séismes d’origine volcanique, 73 séismes de longue période et un événement très longue période ont été détectés en novembre 2025 par le REVOSIMA. Une activité bien réelle, concentrée entre 5 et 15 kilomètres à l’Est de Petite-Terre, à des profondeurs impressionnantes, entre 20 et 50 kilomètres.</p>
<p style="text-align: justify;">Rien de comparable avec la crise de 2018-2019, lorsque les secousses faisaient vibrer les maisons et fissuraient les murs. Mais cette sismicité n’a rien d’anodin. Les séismes dits « longue période » sont souvent liés à des mouvements de fluides magmatiques. Autrement dit, même sans éruptions, le système volcanique reste en mouvement.</p>
<p style="text-align: justify;">Depuis la fin de l’année 2020, les stations GPS ne montrent plus de déformation claire de l’île. Mayotte ne s’enfonce plus, ne glisse plus vers l’est. En surface, tout semble figé. En profondeur, en revanche, la mécanique continue de fonctionner.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Fani Maoré : le géant silencieux</strong></h2>
<figure id="attachment_27506" aria-describedby="caption-attachment-27506" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/volcan-.jpeg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-27506" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/volcan--300x171.jpeg" alt="Mayotte, volcan, Fani Maoré, BRGM, REVOSIMA, IFREMER," width="300" height="171" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/volcan--300x171.jpeg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/volcan--150x86.jpeg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/volcan-.jpeg 664w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-27506" class="wp-caption-text">Si Fani Maoré n’émet plus de lave depuis fin 2020, son volume colossal et la persistance de la sismicité régionale font de ce volcan l’un des marqueurs majeurs du volcanisme mahorais contemporain, dont l’évolution reste ouverte (photographie d&rsquo;illustration/MAYOBS – IPGP/CNRS/Ifremer/BRGM)</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Découvert en 2019 à près de 3.500 mètres de profondeur, le volcan sous-marin Fani Maoré a bouleversé la compréhension du volcanisme à Mayotte. En quelques mois, il a édifié un édifice haut de plus de 800 mètres, et rejeté un volume de lave estimé à 6,55 km³, un chiffre hors norme à l’échelle mondiale !</p>
<p style="text-align: justify;">La dernière preuve directe d’une émission de lave remonte à octobre 2020. Depuis, aucune nouvelle coulée n’a été observée, malgré des campagnes océanographiques régulières. Pour les scientifiques, l’éruption est probablement arrêtée depuis fin 2020.</p>
<p style="text-align: justify;">Probablement. Car dans ce dossier, rien n’est jamais totalement fermé.<em> « Aucune hypothèse n’est écartée »,</em> rappellent les chercheurs : ni une reprise sur le même site, ni l’ouverture d’un nouveau point éruptif ailleurs le long de la chaîne volcanique sous-marine qui s’étire à l’est de Mayotte. La sismicité persistante en est le rappel permanent.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Au « Fer à Cheval », la respiration du magma</strong></h2>
<figure id="attachment_43556" aria-describedby="caption-attachment-43556" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/magma-scaled.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-43556" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/magma-300x169.jpg" alt="Volcan, magma, REVOSIMA, " width="300" height="169" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/magma-300x169.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/magma-1024x576.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/magma-768x432.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/magma-1536x864.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/magma-2048x1152.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/magma-150x84.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/magma-696x392.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/magma-1068x601.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/magma-1920x1080.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/magma-1320x743.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-43556" class="wp-caption-text">Dans la zone du « Fer à Cheval », les émissions de CO₂ d’origine mantellique atteignent des hauteurs inédites dans la colonne d’eau, offrant aux scientifiques un indicateur précieux de l’activité profonde, même en l’absence d’éruption.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Et si la lave ne coule plus, les gaz, eux, continuent de s’échapper. Dans la zone du « Fer à Cheval », située au cœur de la zone sismique la plus active, le fond marin est percé de véritables cheminées invisibles. Sur 23 sites d’émission identifiés depuis 2019, 17 sont encore actifs.</p>
<p style="text-align: justify;">Les panaches de gaz, essentiellement du dioxyde de carbone d’origine mantellique, remontent désormais jusqu’à 125 à 150 mètres sous la surface. Une hauteur jamais atteinte depuis le début de la crise, alors qu’ils s’arrêtaient auparavant vers 400 mètres de profondeur.</p>
<p style="text-align: justify;">Ces émissions sont surveillées par des sonars, des prélèvements de gaz, et un planeur sous-marin autonome qui patrouille la zone et mesure en continu les anomalies chimiques. En novembre, ses données confirment une chose essentielle : le dégazage est stable, intense et profondément enraciné, sans signe d’un nouveau site majeur hors de la zone connue.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Un volcan discret, mais bien vivant</strong></h2>
<p style="text-align: justify;">En novembre 2025, aucun danger immédiat ne menace la population, selon le REVOSIMA. Mais la leçon de ces sept dernières années est claire : le volcanisme mahorais ne se mesure pas seulement à ce qui se voit. Sous Mayotte, la Terre continue de respirer lentement, silencieusement. Et c’est précisément ce silence que les scientifiques écoutent, jour après jour, pour tenter d’anticiper ce que l’océan, un jour, pourrait à nouveau révéler.</p>
<p>Mathilde Hangard</p>
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		<title>Fani Maoré : les signaux discrets d’un volcan toujours actif</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2025/11/19/fani-maore-les-signaux-discrets-dun-volcan-toujours-actif/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mathilde HANGARD]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 19 Nov 2025 02:00:29 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Environnement]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[Fani Maoré]]></category>
		<category><![CDATA[Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[REVOSIMA]]></category>
		<category><![CDATA[Séisme]]></category>
		<category><![CDATA[Volcan sous-marin]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lejournaldemayotte.yt/?p=41466</guid>

					<description><![CDATA[<p>Les instruments du REVOSIMA traquent en continu les secousses, déformations et anomalies géophysiques liées au volcanisme sous-marin, révélant en octobre 2025 un système toujours agité malgré un calme apparent en surface.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;" data-start="488" data-end="934">Six ans après la mise en évidence du volcan sous-marin de Fani Maoré, Mayotte vit toujours au rythme d’un phénomène géologique dont l’ampleur a surpris la communauté scientifique. Chaque mois, le Réseau de surveillance volcanologique et sismologique de Mayotte (REVOSIMA) publie son état des lieux. Celui d’octobre 2025 décrit un mois <em>« calme en apparence »</em>, mais traversé de signaux subtils confirmant que la structure profonde continue de bouger.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="936" data-end="1538">Les stations GPS disposées autour du territoire enregistrent une déformation lente et persistante. L’île s’enfonce toujours imperceptiblement tout en glissant vers l’est. Ces variations, de l’ordre de quelques millièmes de degré sur les instruments, témoignent d’un système magmatique qui poursuit sa réorganisation depuis l’évacuation massive de lave liée à l’épisode éruptif de 2018-2021. Les scientifiques parlent d’une <em>« respiration »</em> du sous-sol, un ajustement profond qui ne présente pas de signe de recharge brutale mais qui montre bien que le réservoir n’a pas retrouvé un état totalement stable.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="1540" data-end="1800">Les mesures de CO₂ réalisées à Mamoudzou et Pamandzi vont dans le même sens. Elles ne montrent aucune anomalie, aucun dégagement soudain susceptible de signaler une intrusion rapide de magma. La surface reste calme, mais le volcanisme ne cesse pas pour autant.</p>
<h2 style="text-align: center;" data-start="1540" data-end="1800"><strong>Une activité sismique discrète mais toujours présente </strong></h2>
<figure id="attachment_9110" aria-describedby="caption-attachment-9110" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Sismometre-de-fonds-de-mer-OBS.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-9110" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Sismometre-de-fonds-de-mer-OBS-300x217.jpg" alt="" width="300" height="217" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Sismometre-de-fonds-de-mer-OBS-300x217.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Sismometre-de-fonds-de-mer-OBS-150x109.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Sismometre-de-fonds-de-mer-OBS-696x504.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Sismometre-de-fonds-de-mer-OBS.jpg 750w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-9110" class="wp-caption-text">En février 2019, un sismomètre de fond de mer (OBS) est largué au-dessus du volcan sous-marin de Mayotte. Chaque mois, le REVOSIMA collecte et analyse ces données pour suivre l’activité du volcan et les mouvements subtils du sous-sol.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;" data-start="1861" data-end="2295">Le mois d’octobre a également été marqué par une activité sismique faible, très loin des essaims qui avaient secoué l’île il y a quelques années, notamment en 2018. La plupart des secousses enregistrées relèvent du bruit de fond ou de petits événements sans conséquences. Seul un séisme de magnitude significative a été détecté, au large de Madagascar, sans impacts directs sur Mayotte.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="2297" data-end="2719">Pour autant, ce calme relatif ne doit pas être interprété comme une extinction du phénomène, rappellent les scientifiques. Les stations captent toujours des signaux à longue période, caractéristiques de mouvements lents de fluides en profondeur. <em>« L’absence de sismicité forte n’équivaut pas à une absence d’activité volcanique »</em>, rappelle le REVOSIMA, insistant sur l’importance des signaux ténus qui, cumulés, racontent l’évolution complexe du système.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="2721" data-end="2911">En effet, l&rsquo;île vit dans un régime de sismicité diffuse, beaucoup moins spectaculaire mais riche d’informations. Elle témoigne d’un phénomène toujours en cours, inscrit dans la longue durée.</p>
<h2 style="text-align: center;" data-start="2918" data-end="3007"><strong data-start="2921" data-end="3007">Sous l’île, les variations du champ électromagnétique racontent une autre histoire</strong></h2>
<figure id="attachment_41476" aria-describedby="caption-attachment-41476" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/Capture-decran-2025-11-18-a-11.00.21-scaled.png"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-41476" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/Capture-decran-2025-11-18-a-11.00.21-300x84.png" alt="Mayotte, séisme, volcan, Fani Maoré, RENASS, REVOSIMA, " width="300" height="84" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/Capture-decran-2025-11-18-a-11.00.21-300x84.png 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/Capture-decran-2025-11-18-a-11.00.21-1024x286.png 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/Capture-decran-2025-11-18-a-11.00.21-768x215.png 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/Capture-decran-2025-11-18-a-11.00.21-1536x430.png 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/Capture-decran-2025-11-18-a-11.00.21-2048x573.png 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/Capture-decran-2025-11-18-a-11.00.21-150x42.png 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/Capture-decran-2025-11-18-a-11.00.21-696x195.png 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/Capture-decran-2025-11-18-a-11.00.21-1068x299.png 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/Capture-decran-2025-11-18-a-11.00.21-1920x537.png 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/Capture-decran-2025-11-18-a-11.00.21-1320x369.png 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-41476" class="wp-caption-text">Samedi 15 novembre 2025, deux petites secousses ont été enregistrées près de Mamoudzou via le Réseau National de Surveillance Sismique (RENASS) : un séisme de magnitude 1,8 à 07h51 et 1,3 une minute plus tôt, rappelant que le sous-sol de Mayotte reste actif.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;" data-start="3009" data-end="3438">Au-delà des secousses et des déformations, une autre technologie scrute ce qui se trame sous Mayotte : la magnétotellurique. Cette méthode mesure les variations naturelles des champs électrique et magnétique de la Terre pour dresser une image du sous-sol. Elle permet de repérer les zones où le courant passe plus facilement.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="98" data-end="401">Trois stations permanentes enregistrent ces signaux : à Moya, au Mont Combani et sur le terrain de l’aéroport de Dzaoudzi. Leur fonctionnement reste fragile, car il dépend beaucoup de l’humidité du sol, de la qualité des électrodes et du bruit électromagnétique environnant, souvent élevé à Mayotte.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="403" data-end="744">En octobre, la station de Combani est tombée en panne. Cette défaillance a bloqué le traitement des données de la station de l’aéroport, qui en dépend pour fonctionner. Le REVOSIMA annonce donc ne pas pouvoir publier le bulletin magnétotellurique du mois : les informations seront rattrapées en novembre, une fois les données récupérées. Seule la station de Moya est restée pleinement opérationnelle, et ses mesures montrent un sous-sol stable, sans anomalies notables dans les modèles mensuels de résistivité.</p>
<h2 style="text-align: center;" data-start="81" data-end="114"><strong data-start="81" data-end="114">Un volcan discret mais vivant</strong></h2>
<figure id="attachment_38956" aria-describedby="caption-attachment-38956" style="width: 225px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/10/Village-risques-naturels.jpeg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-38956" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/10/Village-risques-naturels-225x300.jpeg" alt="" width="225" height="300" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/10/Village-risques-naturels-225x300.jpeg 225w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/10/Village-risques-naturels-768x1024.jpeg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/10/Village-risques-naturels-150x200.jpeg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/10/Village-risques-naturels-300x400.jpeg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/10/Village-risques-naturels-696x928.jpeg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/10/Village-risques-naturels.jpeg 960w" sizes="auto, (max-width: 225px) 100vw, 225px" /></a><figcaption id="caption-attachment-38956" class="wp-caption-text">La surveillance volcanique s’accompagne aussi de sensibilisation et d’éducation auprès des jeunes.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;" data-start="116" data-end="428">À la fin du mois d’octobre, les chercheurs décrivent un volcan qui ne présente pas de danger immédiat pour la population, mais qui continue de bouger en profondeur. Les déformations restent faibles, les émissions de gaz sont stables, la sismicité est modérée et les mesures électromagnétiques ne montrent rien d’inquiétant.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="430" data-end="847" data-is-last-node="" data-is-only-node="">Mais tout n’est pas figé. Le système évolue lentement, presque en silence, comme un moteur à bas régime. Mayotte se relève à peine du cyclone Chido, rappel que même rares, les phénomènes extrêmes existent. Le risque principal reste souterrain : un séisme majeur pourrait bouleverser l’île en un instant. La surveillance continue, jour après jour, pour suivre ce volcan discret mais actif et guider une reconstruction adaptée aux risques naturels.</p>
<p data-start="4966" data-end="5378">Mathilde Hangard</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2025/11/19/fani-maore-les-signaux-discrets-dun-volcan-toujours-actif/">Fani Maoré : les signaux discrets d’un volcan toujours actif</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
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		<title>« Nous avons un volcan exceptionnel », des étudiants de Mayotte à bord du Marion Dufresne pour observer le Fani Maoré</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2025/10/08/nous-avons-un-volcan-exceptionnel-des-etudiants-de-mayotte-a-bord-du-marion-dufresne-pour-observer-le-fani-maore/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Victor Diwisch]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 08 Oct 2025 02:30:05 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Education]]></category>
		<category><![CDATA[Environnement]]></category>
		<category><![CDATA[Océan Indien]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[Fani Maoré]]></category>
		<category><![CDATA[Marion Dufresne]]></category>
		<category><![CDATA[Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[Séisme]]></category>
		<category><![CDATA[université de Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[volcan]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lejournaldemayotte.yt/?p=38417</guid>

					<description><![CDATA[<p>Quatre étudiants de Mayotte participent à la 33ᵉ campagne scientifique MAYOBS du REVOSIMA, à bord du navire Marion Dufresne. Depuis 2019, la mission scrute le volcan sous-marin Fani Maoré, à l’origine de séismes fréquents sur le territoire, en collectant des données sur le fond marin et la colonne d’eau. Une immersion unique qui leur permet de découvrir concrètement le travail des chercheurs et l’importance de mieux comprendre l’activité volcanique de l’archipel.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2025/10/08/nous-avons-un-volcan-exceptionnel-des-etudiants-de-mayotte-a-bord-du-marion-dufresne-pour-observer-le-fani-maore/">« Nous avons un volcan exceptionnel », des étudiants de Mayotte à bord du Marion Dufresne pour observer le Fani Maoré</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">« <em>Ça va de mieux en mieux, mais au début, j’avais le mal de mer  »</em>, confie Aboubacar Abeine, le sourire aux lèvres. Étudiant en troisième année de licence Histoire-Géographie Aménagement du Territoire à l’Université de Mayotte, ce jeune homme de 22 ans fait partie des quatre étudiants de l&rsquo;île embarqués à bord du navire océanographique <em>Marion Dufresne</em> pour participer à la 33ᵉ campagne scientifique MAYOBS, coordonnée par le REVOSIMA, le réseau de surveillance volcanologique et sismologique de Mayotte.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Prélèvement du fond marin, mesure des paramètres de l&rsquo;eau, un suivi en direct</strong></h2>
<figure id="attachment_38468" aria-describedby="caption-attachment-38468" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-38468" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/10/Marion-Dufresne-2-300x200.jpg" alt="" width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/10/Marion-Dufresne-2-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/10/Marion-Dufresne-2-1024x682.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/10/Marion-Dufresne-2-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/10/Marion-Dufresne-2-1536x1024.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/10/Marion-Dufresne-2-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/10/Marion-Dufresne-2-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/10/Marion-Dufresne-2-1068x712.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/10/Marion-Dufresne-2-1920x1280.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/10/Marion-Dufresne-2-1320x880.jpg 1320w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/10/Marion-Dufresne-2.jpg 2000w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-38468" class="wp-caption-text">Faymida Mouhoussouni, originaire de Kani-Bé et Aboubacar Abeine de Mtsahara, 22 ans tous les deux.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;" data-start="646" data-end="1191">Depuis mai 2019, cette mission étudie l’activité volcanique et sismique autour de l’archipel, en se concentrant particulièrement sur le volcan sous-marin Fani Maoré, situé à une trentaine de kilomètres de Petite-Terre. À bord du Marion Dufresne, navire polyvalent à la fois ravitailleur pour les îles subantarctiques françaises et plateforme scientifique pour des campagnes océanographiques, plus d’une trentaine de chercheurs récoltent des données sur le fond marin et la colonne d’eau. Cette année, la mission se concentre dans la zone du « Fer à Cheval », entre Petite-Terre et le volcan. Une tâche ardue puisque certains instruments de relèves sont situés entre 1.500 et 3.500 mètres de profondeur.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="1193" data-end="1754">Ce dimanche 5 octobre, place de la République à Mamoudzou, à l’occasion de la journée nationale de la résilience, l’équipage a fait escale pour présenter l’avancée des recherches et sensibiliser le grand public. Ce bref retour sur terre fait du bien à Aboubacar, mais le jeune homme, qui rêve de devenir cartographe après ses études, apprend beaucoup à bord et attend déjà avec impatience de retrouver le navire pour poursuivre sa mission.</p>
<figure id="attachment_38466" aria-describedby="caption-attachment-38466" style="width: 225px" class="wp-caption alignright"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-38466" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/10/Marion-Dufresnes-225x300.jpg" alt="Marion Dufresne, Fani Maoré, Revosima, étudiants, océanographie, sciences, Mayotte" width="225" height="300" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/10/Marion-Dufresnes-225x300.jpg 225w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/10/Marion-Dufresnes-768x1024.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/10/Marion-Dufresnes-150x200.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/10/Marion-Dufresnes-300x400.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/10/Marion-Dufresnes-696x928.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/10/Marion-Dufresnes.jpg 960w" sizes="auto, (max-width: 225px) 100vw, 225px" /><figcaption id="caption-attachment-38466" class="wp-caption-text">La CTD Rosette, la sonde qui permet de recueillir des échantillons d&rsquo;eau et de mesurer leurs paramètres sur différentes profondeurs.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;" data-start="903" data-end="1449">« <em data-start="1451" data-end="1745">À l’intérieur du navire, tout est bien organisé. La journée est divisée en tranches horaires de quatre heures et les scientifiques se relaient pour récolter les données. J’ai pu participer à plusieurs opérations, comme le dragage ou la CTD Rosette, pour prélever la colonne d’eau sur la profondeur »</em>, explique-t-il.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="903" data-end="1449">Le dragage permet de récupérer des organismes et des sédiments du fond marin afin de les étudier, tandis que la « <em>CTD »</em>, une grande sonde plongée dans la mer, fixée à un cadre en métal appelé « <em>Rosette », </em>permet de recueillir des échantillons d’eau à différentes profondeurs tout en enregistrant des paramètres physico-chimiques comme la température et la salinité. Ces données sont essentielles pour suivre l’activité volcanique et sismique ainsi que pour comprendre l’environnement marin autour du volcan et notamment le gaz qui s&rsquo;en échappe.</p>
<h2 style="text-align: center;" data-start="903" data-end="1449"><strong>« Les gens ne doivent pas avoir peur de se lancer dans la science »</strong></h2>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-weight: 400;">« <em>Quand je suis arrivée sur le bateau je me demandais comment ils font pour obtenir toutes ces données précises ? Comment font-ils par exemple pour mesurer le relief de la mer ? Je suis fascinée par tous ces instruments », </em>raconte Faymida Mouhoussouni, 22 ans, originaire de Kani-Bé, étudiant en 3ème année de licence en Sciences de la Vie.</span></p>
<figure id="attachment_38463" aria-describedby="caption-attachment-38463" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-38463" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/10/Marion-Dufresnes-2-300x169.jpg" alt="Marion Dufresne, Fani Maoré, Revosima, étudiants, océanographie, sciences, Mayotte" width="300" height="169" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/10/Marion-Dufresnes-2-300x169.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/10/Marion-Dufresnes-2-1024x576.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/10/Marion-Dufresnes-2-768x432.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/10/Marion-Dufresnes-2-150x84.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/10/Marion-Dufresnes-2-696x392.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/10/Marion-Dufresnes-2-1068x601.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/10/Marion-Dufresnes-2.jpg 1280w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-38463" class="wp-caption-text">L&rsquo;intérieur du Marion Dufresne qui peut accueillir plus d&rsquo;une centaine de personnes sur 9 ponts différents. Les étudiants vivent sur le bateau toute la durée de la mission, jusqu&rsquo;au 15 octobre.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;" data-start="2763" data-end="3328"><em data-start="2763" data-end="3103">« Souvent à Mayotte quand je dis que je m&rsquo;intéresse à la science, on me signale que c’est contraire à la religion. Mais les gens ne doivent pas avoir peur de se lancer dans la science, ce n’est pas du tout contraire. La science permet de dire comment les choses fonctionnent, ça ne dit pas que c’est Dieu ou ce n’est pas Dieu »</em>, insiste Faymida, qui rappelle qu&rsquo;à Mayotte une légende locale explique l&rsquo;activité sismique par la présence d&rsquo;une vache sous la surface qui, en bougeant ses longues cornes, provoquerait des secousses à travers l&rsquo;archipel.</p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-weight: 400;">« <em>Après mes études mon but est de travailler dans l’enseignement pour donner envie aux élèves de se lancer dans la science, pour transmettre cette envie aux plus jeunes »</em>, poursuit la jeune femme. « <em>Nous avons un volcan exceptionnel à Mayotte !</em>« .</span></p>
<p style="text-align: justify;" data-start="3330" data-end="3830">Malgré leur observation directe de l’activité volcanique à bord du navire, Aboubacar et Faymida confient qu’ils ne craignent pas les séismes. « <em data-start="3455" data-end="3568">Depuis qu’on est tout petit on voit des fissures sur les maisons, sur les bâtiments, comme au Lycée du Nord »</em>, se rappelle Aboubacar.</p>
<figure id="attachment_38470" aria-describedby="caption-attachment-38470" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-38470" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/10/Marion-Dufresne-4-300x200.jpg" alt="Marion Dufresne, Fani Maoré, Revosima, étudiants, océanographie, sciences, Mayotte" width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/10/Marion-Dufresne-4-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/10/Marion-Dufresne-4-1024x682.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/10/Marion-Dufresne-4-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/10/Marion-Dufresne-4-1536x1024.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/10/Marion-Dufresne-4-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/10/Marion-Dufresne-4-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/10/Marion-Dufresne-4-1068x712.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/10/Marion-Dufresne-4-1920x1280.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/10/Marion-Dufresne-4-1320x880.jpg 1320w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/10/Marion-Dufresne-4.jpg 2000w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-38470" class="wp-caption-text">Une maquette de Mayotte et des fonds marins adjacents, avec le Fani Maoré en rouge.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;" data-start="3330" data-end="3830">« <em data-start="3593" data-end="3687">C’est sûr qu’on y pense, car on n’a pas de maisons construites pour résister aux fortes secousses »</em>, répond Faymida, « <em>mais à Mayotte on n’est pas exposé aux mêmes gros séismes qui peuvent arriver au Japon, donc ça va »</em>, constate-t-elle.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="3330" data-end="3830">En effet, l&rsquo;île n’est pas située sur une zone de subduction majeure, ce qui limite la magnitude des séismes. Le principal danger reste le volcan sous-marin récemment formé, découvert en 2018, la possibilité de tsunamis locaux en cas de glissement de terrain sous-marin, et donc aussi éventuellement l&rsquo;émanation de gaz. Un dernier point qui retient toute l&rsquo;attention des chercheurs.</p>
<h2 style="text-align: center;" data-start="3330" data-end="3830"><strong>Une mission pour surveiller les émanations de gaz</strong></h2>
<p style="text-align: justify;" data-start="110" data-end="587"><em data-start="110" data-end="458">« Le gaz s’échappe de zones de stockage du magma situées entre 15 et 50 km de profondeur à Mayotte, c’est en quelque sorte la respiration du volcan. On cherche à surveiller si cette respiration s’emballe. En 2018, il n’y avait pas de panage de CO₂ sur la zone du Fer à Cheval, désormais il y en a. On est passé de deux à 23 sites actifs en 2024 »</em>, détaille Jean-Christophe Komorowski, responsable scientifique des Observatoires volcanologiques et sismologiques au REVOSIMA. « <em data-start="589" data-end="806">Contrairement aux émanations de gaz terrestres, qui peuvent être dangereuses, ces gaz sous-marins restent pour le moment stables et faibles. Nous sommes bien en dessous des situations qui seraient problématiques »</em>, précise-t-il.</p>
<figure id="attachment_38472" aria-describedby="caption-attachment-38472" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-38472" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/10/Marion-Dufresne-300x200.jpg" alt="Marion Dufresne, Fani Maoré, Revosima, étudiants, océanographie, sciences, Mayotte" width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/10/Marion-Dufresne-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/10/Marion-Dufresne-1024x682.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/10/Marion-Dufresne-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/10/Marion-Dufresne-1536x1024.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/10/Marion-Dufresne-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/10/Marion-Dufresne-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/10/Marion-Dufresne-1068x712.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/10/Marion-Dufresne-1920x1280.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/10/Marion-Dufresne-1320x880.jpg 1320w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/10/Marion-Dufresne.jpg 2000w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-38472" class="wp-caption-text">Isabelle Thinon, chercheuse au Bureau de Recherches Géologiques et Minières (BRGM) qui a joué un rôle clé dans la découverte du Fani-Maoré et Jean-Christophe Komorowski, responsable scientifique des Observatoires volcanologiques et sismologiques au REVOSIMA.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;" data-start="825" data-end="1369">Concernant les séismes, il souligne l’importance des témoignages de la population en cas de secousses, qui permettent de mieux comprendre et suivre le phénomène via le site <a href="https://www.franceseisme.fr/formulaire/index.php?IdSei=0">France Séisme</a>. Les instruments endommagés par le cyclone Chido – séismomètres, capteurs de déformation, GPS et stations sur les îlots – sont actuellement en cours de réparation, de même que la plateforme du lac Dziani. « <em data-start="1221" data-end="1353">Malgré les dégâts, nous n’avons jamais perdu le signal sur l’activité sismique. Le glider </em>(robot d&rsquo;exploration)<em data-start="1221" data-end="1353"> a été placé en profondeur et protégé »</em>, ajoute-t-il.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="79" data-end="400">Pour les scientifiques et les quatre étudiants, Faymida, Tristan, Philippe et Aboubacar, la mission, commencée le 25 septembre dernier, se poursuivra jusqu’au 15 octobre. Une vidéo récapitulative de leur expérience sera publiée après leur retour, pour permettre de découvrir leur immersion à bord du <em>Marion Dufresne</em>.</p>
<p data-start="79" data-end="400">Victor Diwisch</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2025/10/08/nous-avons-un-volcan-exceptionnel-des-etudiants-de-mayotte-a-bord-du-marion-dufresne-pour-observer-le-fani-maore/">« Nous avons un volcan exceptionnel », des étudiants de Mayotte à bord du Marion Dufresne pour observer le Fani Maoré</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
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		<item>
		<title>Alerte Tsunami aux Marquises : la hauteur de vague réévaluée jusqu’à 4  mètres</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2025/07/30/alerte-tsunami-aux-marquises-la-hauteur-de-vague-reevaluee-jusqua-26-m/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mathilde HANGARD]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 30 Jul 2025 10:00:01 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Fil info]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Alerte tsunami]]></category>
		<category><![CDATA[Marquises]]></category>
		<category><![CDATA[Polynésie française]]></category>
		<category><![CDATA[Séisme]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lejournaldemayotte.yt/?p=34169</guid>

					<description><![CDATA[<p>Une onde océanique réévaluée à 2,6 m menace les côtes de Hiva Oa, Nuku Hiva et Ua Huka dans la nuit du mercredi 30 juillet 2025. </p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2025/07/30/alerte-tsunami-aux-marquises-la-hauteur-de-vague-reevaluee-jusqua-26-m/">Alerte Tsunami aux Marquises : la hauteur de vague réévaluée jusqu’à 4  mètres</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Après un séisme de magnitude 8,7 – 8,8 au large du Kamtchatka, les autorités françaises ont réévalué à la hausse l’impact potentiel du tsunami sur l’archipel des Marquises, avec des vagues désormais estimées entre 1,1  m à 4 mètres sur certaines îles, notamment Nuku Hiva.</p>
<h2 style="text-align: center;" data-start="717" data-end="805"><strong data-start="721" data-end="803"> Une estimation revue à la hausse : 2,6 m à 4 m sur trois îles principales</strong></h2>
<p style="text-align: justify;" data-start="806" data-end="1260">Le Haut‑Commissariat de la République en Polynésie française et le Laboratoire de géophysique ont confirmé qu’une <em>« onde océanique »</em> est attendue aux Marquises dans la nuit du 30 juillet 2025, avec une hauteur maximale prévue de 2,20 m à 2,60 m sur les îles de Ua Huka et Hiva Oa, et jusqu&rsquo;à 4 mètres à Nuku Hiva.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="806" data-end="1260">Initialement, l’amplitude était annoncée à 2,20 m ; la réévaluation à 2,60  mètres et 4 mètres souligne l’aggravation du risque estimé en quelques heures. <em>«  Il y a une inquiétude, d’autant que l’impact est prévu sur l’archipel des Marquises (&#8230;) dans deux à trois heures  »,</em> a déclaré sur BFMTV le ministre des Outre-mer français, Manuel Valls. Sur X, quelques minutes plus tôt, ses services avaient appelé <em>« au respect des consignes de sécurité : préparez-vous à évacuer, protégez les biens qui pourraient être touchés, restez informés via les canaux officiels ».</em></p>
<h2 style="text-align: center;" data-start="1262" data-end="1321"><strong data-start="1266" data-end="1319">Mesures d’évacuation et comportement à adopter</strong></h2>
<p style="text-align: justify;" data-start="1322" data-end="1835">Les sirènes d’alerte ont retenti à 23 h en heure locale à Ua Huka, Nuku Hiva et Hiva Oa, pour alerter les populations deux heures avant l’impact estimé vers 1 h du matin. Les habitants ont été invités à se diriger à pied vers les hauteurs, en emportant eau, vivres et lampe de poche, ainsi qu&rsquo;à ne pas prendre leur voiture.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="1322" data-end="1835">Les plaisanciers, quant à eux, doivent s&rsquo;appareiller vers des zones de plus de 1 000 m de fond avec 48 h d’autonomie, ou rejoindre la terre ferme en coordination avec les autorités locales.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="1872" data-end="2128">À Mayotte, durement frappée par le cyclone Chido le 14 décembre 2024, et exposée à des risques géologiques liés à l’activité du volcan sous-marin Fani Maoré, la vulnérabilité de ce territoire face aux catastrophes naturelles est bien réelle. Dans ce contexte, une solidarité s’exprime envers les habitants des Marquises et de l’ensemble de la Polynésie française.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="1872" data-end="2128">En fin de journée, dans un message publié sur le réseau social X, le Président Emmanuel Macron a déclaré : <em>« Un tsunami arrive en Polynésie française. Tous les services de l’État sont mobilisés pour protéger nos concitoyens. J’en appelle à la vigilance : suivez les consignes des autorités locales. Tout mon soutien aux Marquisiens et à l’ensemble de nos compatriotes du Pacifique ».</em></p>
<p data-start="1872" data-end="2128">Mathilde Hangard</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2025/07/30/alerte-tsunami-aux-marquises-la-hauteur-de-vague-reevaluee-jusqua-26-m/">Alerte Tsunami aux Marquises : la hauteur de vague réévaluée jusqu’à 4  mètres</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Mayotte : le sénateur Oili dénonce un plan de refondation « vague et irréaliste » face aux risques naturels</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2025/07/25/mayotte-le-senateur-oili-denonce-un-plan-de-refondation-vague-et-irrealiste-face-aux-risques-naturels/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mathilde HANGARD]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 25 Jul 2025 02:00:46 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[Cyclone]]></category>
		<category><![CDATA[Fani Maoré]]></category>
		<category><![CDATA[Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[Risques naturels]]></category>
		<category><![CDATA[Saïd Omar Oili]]></category>
		<category><![CDATA[Séisme]]></category>
		<category><![CDATA[Sénateur]]></category>
		<category><![CDATA[Stratégie quinquennale]]></category>
		<category><![CDATA[Tsunami]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lejournaldemayotte.yt/?p=33952</guid>

					<description><![CDATA[<p>Le sénateur Saïd Omar Oili dénonce l’impréparation du Gouvernement face aux risques naturels à Mayotte et promet une contre-analyse d’ici fin août.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2025/07/25/mayotte-le-senateur-oili-denonce-un-plan-de-refondation-vague-et-irrealiste-face-aux-risques-naturels/">Mayotte : le sénateur Oili dénonce un plan de refondation « vague et irréaliste » face aux risques naturels</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;" data-start="781" data-end="1585">Le sénateur Saïd Omar Oili <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2025/07/20/said-omar-oili-pas-convaincu-par-le-rapport-sur-la-strategie-quinquennale-de-refondation-de-mayotte/">poursuit sa critique</a> de la stratégie quinquennale pour la reconstruction et le développement de Mayotte, présentée au Comité interministériel des Outre-mer le 9 juillet. Dans un communiqué transmis à la presse, jeudi 24 juillet 2025, il annonce la transmission d’une contribution écrite au ministre des Outre-mer, Manuel Valls, d’ici la fin du mois d&rsquo;août 2025. Le parlementaire entend y prioriser les politiques publiques majeures pour l’avenir de l’île.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="781" data-end="1585">Première cible : la gestion des risques naturels, qu’il juge mal cadrée, imprécise et insuffisamment financée. Il estime que ce chapitre, pourtant crucial notamment après le passage du cyclone Chido, <em>« doit être revu en définissant des priorités, en précisant les acteurs et les moyens humains avec un calendrier réaliste pour atteindre des objectifs précis et quantifiables. »</em></p>
<h2 style="text-align: center;" data-start="1592" data-end="1663"><strong data-start="1596" data-end="1663">Un plan jugé déconnecté du terrain et élaboré sans concertation</strong></h2>
<figure id="attachment_23933" aria-describedby="caption-attachment-23933" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/Paysage-devaste-.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-23933" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/Paysage-devaste--300x225.jpg" alt="Mayotte, nature dévastée, Cyclone Chido, environnement, arbres cassés, dégâts," width="300" height="225" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/Paysage-devaste--300x225.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/Paysage-devaste--1024x768.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/Paysage-devaste--768x576.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/Paysage-devaste--150x113.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/Paysage-devaste--696x522.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/Paysage-devaste--1068x801.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/Paysage-devaste-.jpg 1280w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-23933" class="wp-caption-text">Le sénateur Oili réclame une évaluation indépendante de la gestion de la crise Chido (photographie/DR)</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;" data-start="1665" data-end="2103">Dans ce communiqué, Saïd Omar Oili revient d’abord sur les conditions de présentation de la stratégie quinquennale pour la reconstruction et le développement de Mayotte 2026-2031, soumise, d&rsquo;après lui, <em>« sans concertation préalable avec les élus »,</em> bien qu’il s’agisse selon lui d’<em>« une feuille de route pour la mise en œuvre de la loi de programmation et de refondation de Mayotte ».</em></p>
<p style="text-align: justify;" data-start="2105" data-end="2633">Le sénateur indique qu’il transmettra d’ici fin août prochain, au ministre des Outre-mer, une analyse détaillée, précisant :<em> « Ma contribution va prioriser les politiques publiques majeures pour le développement et la refondation de Mayotte. »</em> Il déplore en particulier le traitement réservé à la politique de prévention des risques : <em>« Le contenu du rapport est loin d’être satisfaisant dans le domaine des risques naturels »</em>, écrit-il, évoquant une stratégie trop générale, des objectifs mal définis, et une absence de moyens identifiés.</p>
<h2 style="text-align: center;" data-start="2640" data-end="2717"><strong data-start="2644" data-end="2717">Des objectifs flous et une gouvernance incertaine</strong></h2>
<figure id="attachment_21822" aria-describedby="caption-attachment-21822" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Verdon-kwassa-PAF.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-21822" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Verdon-kwassa-PAF-300x180.jpg" alt="" width="300" height="180" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Verdon-kwassa-PAF-300x180.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Verdon-kwassa-PAF-150x90.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Verdon-kwassa-PAF-696x418.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Verdon-kwassa-PAF.jpg 750w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-21822" class="wp-caption-text">La politique sécuritaire de l’État à Mayotte contre l&rsquo;immigration est également <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2025/07/17/mayotte-une-strategie-quinquennale-ambitieuse-face-aux-limites-persistantes-de-la-lutte-contre-limmigration-clandestine/">remise en cause</a> par le sénateur, qui appelle à une approche plus équilibrée.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;" data-start="2719" data-end="3260">Dans la fiche d’analyse transmise en complément du communiqué, le sénateur examine la section 3.1.1 de la stratégie quinquennale, intitulée <em data-start="2840" data-end="2891">« Protéger les Mahorais face aux aléas naturels »</em>. Il critique d’abord le cadre d’ensemble du plan : <em>« Cet intitulé ne semble pas approprié : il aurait été plus logique de partir d’un bilan de l’existant dans ce domaine ».</em> Il pointe également l’absence de mention du volcan sous-marin Fani Maoré, alors que le risque sismo-volcanique est mentionné ailleurs, notamment pour justifier la construction d’une piste longue.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="3262" data-end="3563">La critique se concentre aussi sur les insuffisances opérationnelles : <em>« Faut-il en conclure que les moyens humains destinés à ces objectifs sont insuffisants ? »</em> interroge-t-il, en référence à un groupe de travail entre la Préfecture et la DEAL, et à la mention d’un renforcement temporaire du Service Interministériel de Défense et de Protection Civiles de la Préfecture (SIDPC).</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="3565" data-end="4102">D&rsquo;après lui, l&rsquo;objectif 11, tel que formulé dans le document, est jugé trop vague : <em>« Sa rédaction s’apparente plus à des enjeux qu’à des objectifs précis et quantifiables »,</em> met-il en avant. Il en déduit que les effets attendus sont <em>« trop vagues</em> » et que le <em>« déroulement prévisionnel »</em> proposé dès 2025 présente une série d’actions <em>« très foisonnante avec une absence de priorités »</em>. Plus inquiétant, il note <em>« une absence de clarification de la gouvernance »</em> et s’interroge sur l&rsquo;existence d&rsquo;un référent opérationnel : <em>« Qui a en charge l’animation et la mise en œuvre au niveau local ? »</em></p>
<h2 style="text-align: center;" data-start="4109" data-end="4206"><strong data-start="4113" data-end="4206">Un doute croissant sur la sincérité de l’État</strong></h2>
<figure id="attachment_27506" aria-describedby="caption-attachment-27506" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/volcan-.jpeg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-27506" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/volcan--300x171.jpeg" alt="Mayotte, volcan, Fani Maoré, BRGM, REVOSIMA, IFREMER," width="300" height="171" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/volcan--300x171.jpeg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/volcan--150x86.jpeg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/volcan-.jpeg 664w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-27506" class="wp-caption-text">Alors que le volcan « Fani Maoré », à l&rsquo;Est de Petite-Terre provoque une dizaine de secousses sismiques par jour à Mayotte, la stratégie gouvernementale ne prévoit pas la création d’un observatoire local, regrette le sénateur.<br />(photographie d&rsquo;illustration/MAYOBS – IPGP/CNRS/Ifremer/BRGM)</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;" data-start="4208" data-end="4601">Dans son communiqué, le sénateur rappelle plusieurs amendements qu’il avait portés dans le cadre de la loi de refondation pour la reconstruction de Mayotte. L’un visait à instaurer un observatoire sismo-volcanique pour Fani Maoré. Adopté à l’Assemblée nationale, il a été supprimé en commission mixte paritaire (CMP). Pour Saïd Omar Oili, cela <em>« fait douter de la volonté d’un renforcement des moyens locaux dans le domaine des risques naturels ».</em></p>
<p style="text-align: justify;" data-start="4603" data-end="4844">Il souligne aussi que la surveillance des phénomènes volcaniques reste assurée par l’Observatoire du Piton de la Fournaise, basé sur l&rsquo;île de La Réunion, ce qui <em>« donne un argument supplémentaire (&#8230;) pour la création de cet observatoire »</em> directement à Mayotte.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="4846" data-end="5109">Deux autres amendements avaient pourtant été retenus : l’un sur un bilan des dispositifs ORSEC <em>« au plus tard au 1er mars 2026 »</em>, non mentionné dans le rapport, l’autre sur <em>« la création d’une réserve de moyens destinée à la sauvegarde et au soutien des populations ». </em>Le sénateur évoque enfin l’annonce d’un retour d&rsquo;expérience sur le cyclone Chido, prévue pour septembre 2025, mais regrette que sa méthodologie ne soit pas précisée : <em>« Ce RETEX constitue une pièce importante à cette évaluation de la gestion de crise de Chido. Toutefois, en raison de son origine, l’administration, ne peut être considérée comme objective, n’ayant pas la démarche du contradictoire instaurée par une commission d’enquête ».</em></p>
<p style="text-align: justify;" data-start="5565" data-end="5818">Pour Saïd Omar Oili, ce chapitre crucial<em> « doit être revu »</em> en profondeur. Il en fait le point de départ de sa future contribution, en cours d’élaboration, et ambitionne d’ouvrir un débat de fond sur l’avenir institutionnel et opérationnel de l’île.</p>
<p data-start="5565" data-end="5818">Mathilde Hangard</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2025/07/25/mayotte-le-senateur-oili-denonce-un-plan-de-refondation-vague-et-irrealiste-face-aux-risques-naturels/">Mayotte : le sénateur Oili dénonce un plan de refondation « vague et irréaliste » face aux risques naturels</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
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		<title>Refonder Mayotte : entre mémoire du cyclone Chido et vigilance sismo-volcanique</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2025/07/22/refonder-mayotte-entre-memoire-du-cyclone-chido-et-vigilance-sismo-volcanique/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mathilde HANGARD]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 22 Jul 2025 02:30:32 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Environnement]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[BRGM]]></category>
		<category><![CDATA[Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[REVOSIMA]]></category>
		<category><![CDATA[Risques naturels]]></category>
		<category><![CDATA[Séisme]]></category>
		<category><![CDATA[Stratégie quinquennale]]></category>
		<category><![CDATA[Tsunami]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lejournaldemayotte.yt/?p=33384</guid>

					<description><![CDATA[<p>Alors que la reconstruction post-cyclone s’amorce, Mayotte s’engage dans une stratégie quinquennale pour réduire sa vulnérabilité aux risques naturels, dans un contexte de menace persistante liée à l’activité sismique et volcanique.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2025/07/22/refonder-mayotte-entre-memoire-du-cyclone-chido-et-vigilance-sismo-volcanique/">Refonder Mayotte : entre mémoire du cyclone Chido et vigilance sismo-volcanique</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;" data-start="616" data-end="1213">La <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2025/07/10/la-refondation-de-mayotte-principal-enjeu-du-3e-comite-interministeriel-des-outre-mer/">stratégie quinquennale 2026-2031</a> du Gouvernement pour la refondation de Mayotte intègre un pilier essentiel : la protection des Mahorais face aux aléas naturels. Si le cyclone Chido, survenu le 14 décembre 2024, a mis en lumière la fragilité des infrastructures face aux phénomènes météorologiques extrêmes, il a également ravivé les inquiétudes concernant le risque sismique et tsunamique qui plane sur l’île depuis 2018. C’est dans ce contexte que les autorités entendent renforcer la connaissance des aléas, adapter l’aménagement du territoire et développer une culture du risque global à l’échelle du département.</p>
<h2 style="text-align: center;" data-start="1220" data-end="1324"><strong>Connaître, surveiller, anticiper : une vigilance renforcée face aux menaces sismo-volcaniques</strong></h2>
<p style="text-align: justify;" data-start="1326" data-end="1578">La stratégie gouvernementale prévoit, dès cette année, une série d’actions pour améliorer la connaissance et la surveillance des risques naturels. À horizon 2025-2031, l’objectif est ainsi énoncé : «<em> Surveillance et connaissance des aléas susceptibles de se produire sur le territoire ».</em></p>
<figure id="attachment_27506" aria-describedby="caption-attachment-27506" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/volcan-.jpeg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-27506" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/volcan--300x171.jpeg" alt="Mayotte, volcan, Fani Maoré, BRGM, REVOSIMA, IFREMER," width="300" height="171" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/volcan--300x171.jpeg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/volcan--150x86.jpeg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/volcan-.jpeg 664w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-27506" class="wp-caption-text">Le volcan « Fani Maoré », à l&rsquo;Est de Petite-Terre provoque une dizaine de secousses sismiques par jour à Mayotte (photographie d&rsquo;illustration/MAYOBS – IPGP/CNRS/Ifremer/BRGM)</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;" data-start="1580" data-end="2049">Depuis 2018, Mayotte fait face à une <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2025/07/08/apres-chido-mayotte-sous-la-double-menace-sismique-et-tsunamique/">activité sismo-volcanique inédite</a>. Comme l’indiquent les scientifiques du REVOSIMA : <em>« Depuis le mois de mai 2018, une activité sismo-volcanique affecte l’île de Mayotte. Cette activité est liée à une éruption volcanique sous-marine qui a eu lieu à 50 km à l’Est de Mayotte et dont l’activité a pris fin le 4 décembre 2020 ».</em> Cette éruption a donné naissance au volcan sous-marin Fani Maoré, surveillé étroitement depuis 2019.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="2051" data-end="2394">Mais la menace reste active : <em>« Aujourd’hui, s’il n’y a plus d’émission de lave, l’activité sismique est toujours présente mais plus faible qu’en 2018 avec une moyenne de 10 à 15 séismes de faible magnitude par jour »</em>, précise le REVOSIMA. Deux nouveaux séismes ont été ressentis et enregistrés en avril et juin 2025, rappelant la persistance du phénomène.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="2396" data-end="2785">Dès cette année 2025, la stratégie étatique prévoit donc : la clarification des modalités de l’alerte montante concernant les phénomènes sismo-volcaniques surveillés par le REVOSIMA, le début de mise en œuvre du projet MARMOR (2026–2029), et la vérification du mécanisme d’alerte tsunami. À l’horizon 2029, la mise en fonctionnement des installations prévues dans le projet MARMOR est attendue.</p>
<h2 style="text-align: center;" data-start="2792" data-end="2887"><strong>Réduire la vulnérabilité par l’aménagement, la construction et la résilience côtière</strong></h2>
<figure id="attachment_4790" aria-describedby="caption-attachment-4790" style="width: 171px" class="wp-caption alignright"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/College-Doujani-inonde-jpg.webp"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-4790" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/College-Doujani-inonde-jpg-171x300.webp" alt="Education nationale, FSU, Sgen, CFDT, Mayotte" width="171" height="300" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/College-Doujani-inonde-jpg-171x300.webp 171w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/College-Doujani-inonde-jpg-584x1024.webp 584w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/College-Doujani-inonde-jpg-768x1346.webp 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/College-Doujani-inonde-jpg-150x263.webp 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/College-Doujani-inonde-jpg-300x526.webp 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/College-Doujani-inonde-jpg-696x1220.webp 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/College-Doujani-inonde-jpg.webp 832w" sizes="auto, (max-width: 171px) 100vw, 171px" /></a><figcaption id="caption-attachment-4790" class="wp-caption-text">Régulièrement, les bâtiments du département sont inondés en cas de fortes pluies ou de grandes marées, comme lors de pluies diluviennes au collège de Doujani au mois de janvier 2024</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;" data-start="2889" data-end="3413">Outre la surveillance, la stratégie repose sur un ensemble de mesures visant à limiter l’exposition des biens et des personnes. La priorité est donnée aux plans de prévention des risques naturels (PPRN), qui doivent être élaborés ou révisés dans l’ensemble des communes. La stratégie précise que tous les PPRN devront être élaborés et révisés. Par ailleurs, la <em>« carte effets de sites concernant l’aléa sismique est en cours de réalisation par le BRGM ».</em> Les plans de prévention des risques littoraux (PPRL) sont également revus. Après l’abandon d’un PPRL unique en 2024, l’État a décidé de les prescrire à l’échelle des EPCI, excluant la compétence du recul du trait de côte, désormais transférée aux communes.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="3681" data-end="4181">La stratégie mentionne également des mesures d’adaptation à l’érosion pour le département, notamment en Petite-Terre, ainsi que le retrait des embâcles dans les cours d’eau avant la prochaine saison des pluies en 2025, dans le cadre de la compétence GEMAPI. Ces travaux sont déployés par les cinq EPCI, avec des recrutements d’animateurs, d’AMO et de structures d’appui pour la mise en œuvre des PAPI.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="3681" data-end="4181">Enfin, des textes réglementaires doivent renforcer la résistance des constructions, notamment face au <em>« risque de vents cycloniques dans la conception et la construction des bâtiments situés à Mayotte. » </em></p>
<h2 style="text-align: center;" data-start="4457" data-end="4541"><strong>Préparer les crises et développer une culture du risque sur le territoire</strong></h2>
<p style="text-align: justify;" data-start="4543" data-end="5027">La stratégie met aussi l’accent sur la mise à jour complète du dispositif ORSEC de la Préfecture, incluant des volets pour chaque aléa identifié : séisme, volcan, tsunami, feux de forêts, inondations&#8230; L’analyse post-cyclonique sera intégrée : <em data-start="4781" data-end="4928">« RETEX Chido… analyse et conclusions remises fin septembre 2025 pour une prise en compte des recommandations dans le plan ORSEC Cyclone révisé », énonce la stratégie quinquennale. </em>Des plans intercommunaux de sauvegarde (PICS) seront également élaborés à l’échelle des EPCI.</p>
<figure id="attachment_32395" aria-describedby="caption-attachment-32395" style="width: 225px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/07/C1F55FC8-23FE-4F45-BAE3-EE1A5EFFBAB8.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-32395 size-medium" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/07/C1F55FC8-23FE-4F45-BAE3-EE1A5EFFBAB8-225x300.jpg" alt="Mayotte, Chido, cyclone, établissement scolaire, école," width="225" height="300" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/07/C1F55FC8-23FE-4F45-BAE3-EE1A5EFFBAB8-225x300.jpg 225w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/07/C1F55FC8-23FE-4F45-BAE3-EE1A5EFFBAB8-150x200.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/07/C1F55FC8-23FE-4F45-BAE3-EE1A5EFFBAB8-300x400.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/07/C1F55FC8-23FE-4F45-BAE3-EE1A5EFFBAB8-696x928.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/07/C1F55FC8-23FE-4F45-BAE3-EE1A5EFFBAB8.jpg 720w" sizes="auto, (max-width: 225px) 100vw, 225px" /></a><figcaption id="caption-attachment-32395" class="wp-caption-text">Cette image poignante, d&rsquo;une école en ruines après le passage du cyclone Chido, illustre la vulnérabilité des infrastructures et rappelle la nécessité de plans d’aménagement adaptés aux aléas naturels.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;" data-start="5029" data-end="5506">Sur le volet sensibilisation, l’enjeu est de taille. La stratégie nationale souligne : <em data-start="5116" data-end="5340">« Compte tenu de l’importance des risques à Mayotte et des spécificités de la population, les modalités de sensibilisation doivent être adaptées. Les actions prévoyant des relations directes, sur site, sont à privilégier »</em>. Une formation obligatoire pour les agents publics sera disponible fin 2025 et des dispositifs similaires seront étendus aux acteurs privés.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="5508" data-end="6174">Enfin, la question du risque tsunami, bien réel mais difficile à anticiper, demeure une préoccupation centrale : <em data-start="5625" data-end="5844">« Le risque d’un tsunami à Mayotte n’est pas à exclure… La sismicité récurrente pourrait fragiliser les flancs sous-marins à l’est de l’île de Petite-Terre et donc déclencher des glissements sous-marins tsunamigènes », rappelait le REVOSIMA</em>. Si des modélisations ont permis, via le projet EVACTSU, de définir des itinéraires d’évacuation et des zones refuges, les scientifiques rappellent : <em data-start="5999" data-end="6173">« La question de l’alerte est compliquée car pour pouvoir alerter, il faut pouvoir anticiper l’événement. Or dans le cas d’un séisme, il n’est pas possible de l’anticiper »</em>.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="6201" data-end="6853">Dans un territoire encore meurtri par le cyclone Chido, la refondation de Mayotte ne peut faire l’économie d’une prise en compte approfondie des risques naturels. <em data-start="6364" data-end="6527">« Anticiper les futures crises en améliorant la résilience des réseaux, en construisant et en tenant compte des aléas naturels, en relocalisant certains bâtiments »</em>, fait l&rsquo;objet d&rsquo;une priorité indiquée dans la stratégie quinquennale. La réussite repose désormais sur la coordination entre l’État, les collectivités, les chercheurs, les opérateurs techniques et la population. Sur cette île vulnérable, la mer, la terre et le ciel peuvent tour à tour devenir des menaces. Mieux les comprendre et mieux s’y préparer est une nécessité.</p>
<p data-start="6201" data-end="6853">Mathilde Hangard</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2025/07/22/refonder-mayotte-entre-memoire-du-cyclone-chido-et-vigilance-sismo-volcanique/">Refonder Mayotte : entre mémoire du cyclone Chido et vigilance sismo-volcanique</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
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