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	<title>Archives des rectorat - Le Journal De Mayotte</title>
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	<description>L&#039;information à Mayotte</description>
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	<title>Archives des rectorat - Le Journal De Mayotte</title>
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	<item>
		<title>Pour la prochaine rentrée scolaire Valérie Debuchy veut mettre la priorité sur la maternelle</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/04/29/pour-la-prochaine-rentree-scolaire-valerie-debuchy-veut-mettre-la-priorite-sur-la-maternelle/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Benoit Jaëglé]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 29 Apr 2026 02:00:43 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Education]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[Carte scolaire]]></category>
		<category><![CDATA[rectorat]]></category>
		<category><![CDATA[rentrée 2026]]></category>
		<category><![CDATA[Valérie Debuchy]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Alors que la FCPE et la FSU SNUipp Mayotte ont dénoncé dans un communiqué en début de semaine la fermeture de classes à la rentrée prochaine ainsi que la future carte scolaire, la rectrice, Valérie Debuchy, a tenu à clarifier les choses à l’occasion d’une conférence de presse tenue ce mardi.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/04/29/pour-la-prochaine-rentree-scolaire-valerie-debuchy-veut-mettre-la-priorite-sur-la-maternelle/">Pour la prochaine rentrée scolaire Valérie Debuchy veut mettre la priorité sur la maternelle</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">C’est dans son bureau au rectorat que Valérie Debuchy avait convié la presse ce mardi afin de présenter les priorités académiques pour la prochaine rentrée de septembre : équité, accrochage, inclusion, engagement, et gommer les inégalités de destin en parvenant à une équité de traitement de tous les élèves, telles sont les priorités du rectorat. <em>« Nous devons aller vers une école de l’excellence, émancipatrice et protectrice »</em>, a insisté Valérie Debuchy.</p>
<h2 style="font-weight: 400; text-align: center;"><strong>Les principaux axes de travail</strong></h2>
<figure id="attachment_46194" aria-describedby="caption-attachment-46194" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img fetchpriority="high" decoding="async" class="size-medium wp-image-46194" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/Photo-2-300x169.jpeg" alt="Mayotte, jeunes, violences, Kawéni," width="300" height="169" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/Photo-2-300x169.jpeg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/Photo-2-1024x576.jpeg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/Photo-2-768x432.jpeg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/Photo-2-1536x864.jpeg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/Photo-2-150x84.jpeg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/Photo-2-696x392.jpeg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/Photo-2-1068x601.jpeg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/Photo-2-1320x743.jpeg 1320w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/Photo-2.jpeg 1600w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-46194" class="wp-caption-text"><em>Un protocole de convergences des sanctions a été mis en place dans les établissements afin que les actes de violence et de délinquance ne restent pas impunis. (i</em>llustration)</figcaption></figure>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">La rectrice a tout d’abord mis en avant deux axes transversaux avec en premier lieu un climat scolaire apaisé. <em>« Nous avons mis en place un protocole de convergences des sanctions dans les établissements afin que les actes de violence et de délinquance ne restent pas impunis »</em>. Pour cela un travail de collaboration est fait avec les autorités compétentes comme la préfecture ou encore le parquet de Mamoudzou et le procureur de la République. Mais il s’agit aussi de faire de la prévention a ajouté la rectrice. <em>« C’est un travail en amont au quotidien afin de repérer les signaux faibles et accompagner les élèves. Il convient de lutter contre les violences mais aussi contre le harcèlement »</em>.</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Par ailleurs, en tant qu’ancienne sportive de haut niveau et professeure d’EPS, Valérie Debuchy a également à cœur de développer un deuxième axe centré celui-ci sur l’activité sportive. <em>« Nous allons mettre en place un projet de territoire pour la jeunesse mahoraise autour du sport et de la pratique sportive. Le sport peut être un levier déterminant pour la jeunesse… cela enseigne des valeurs comme le vivre-ensemble, ou bien fait ressortir des compétences. Il s’agit de révéler les potentialités des jeunes pour qu’ils deviennent de futurs citoyens éclairés »</em>, a-t-elle expliqué.</p>
<h2 style="font-weight: 400; text-align: center;"><strong><em>« Après le CP et le CE1, priorité pour la maternelle »</em></strong></h2>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Rappelant la nécessité de l’apprentissage et de l’acquisition des savoirs fondamentaux, la rectrice a indiqué qu’à la rentrée prochaine l’effort serait mis sur la maternelle et plus particulièrement sur la grande section. <em>« Après le CP et le CE1, priorité pour la maternelle et notamment la grande section ! Il faut que les élèves aient acquis les savoirs fondamentaux et les prérequis nécessaires pour rentrer en CP »</em>.</p>
<figure id="attachment_40590" aria-describedby="caption-attachment-40590" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><img decoding="async" class="size-medium wp-image-40590" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_1696-300x200.jpg" alt="Mayotte, Ongojou, école, enfants, élèves," width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_1696-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_1696-1024x683.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_1696-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_1696-1536x1024.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_1696-2048x1365.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_1696-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_1696-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_1696-1068x712.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_1696-1920x1280.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_1696-1320x880.jpg 1320w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-40590" class="wp-caption-text">La grande section de maternelle est la priorité pour la rectrice à la rentrée prochaine.</figcaption></figure>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Ce sont ainsi 90 ETP (équivalent temps plein) qui seront consacrés pour la grande section. <em>« 2, 3, voire 4 enseignants viendront en renfort dans les écoles afin de permettre un dédoublement des classes ou une prise en charge des élèves avec des groupes. 82 ETP seront consacrés au 1<sup>er</sup> degré et 84 pour le second degré »</em>, a-t-elle rappelé, et d’ajouter que 11 postes de coordonnateurs REP+ seront également créés. L’objectif <em>in fine</em> étant d’augmenter le niveau général et de faire progresser les élèves par l’apprentissage du vocabulaire, du lexique mais aussi de la lecture.</p>
<h2 style="font-weight: 400; text-align: center;"><strong>Pas de suppressions de postes</strong></h2>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Valérie Debuchy a tenu à mettre les choses au clair concernant certaines rumeurs qui circulent ici et là au sujet d’une diminution des effectifs d’enseignants : <em>« Il n’y aura pas de suppressions de postes. Il doit y avoir un rééquilibrage en fonction des besoins dans chaque commune. Il faut mettre des professeurs là où il y a le plus d’élèves et faire la balance afin qu’ils aient une scolarisation dans les meilleures conditions ». </em>Selon toute vraisemblance, il y aurait 43 fermetures de classe pour 51 ouvertures.</p>
<h2 style="font-weight: 400; text-align: center;"><strong>Poursuite des efforts dans les collèges et les lycées</strong></h2>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Les dispositifs comme « les groupes de compétences et de besoins » ainsi que « le collège en progrès » seront maintenus. <em>« Il faut que chaque élève avance selon son niveau et que cela reste conforme au programme scolaire »</em>. Concernant le dispositif « collège en progrès », il sera mis en place dans 4 établissements de Mayotte. <em>« Ils seront accompagnés dans tous les domaines : éducation, sécurité environnement, formation, … »</em>, assure la rectrice et de garantir que les moyens sur l’orientation après le collège seront augmentés. <em>« Souvent il n’y a pas de corrélation à la fin de la 3<sup>e</sup> entre le niveau et l’orientation&#8230; Nous devons travailler davantage sur l’orientation des élèves en fonction de l’appétence, du projet et l’offre de formations »</em>.</p>
<figure id="attachment_48810" aria-describedby="caption-attachment-48810" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img decoding="async" class="size-medium wp-image-48810" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5934-300x225.jpg" alt="Mayotte, lycée Bamana, Chido, reconstruction," width="300" height="225" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5934-300x225.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5934-1024x768.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5934-768x576.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5934-1536x1152.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5934-2048x1536.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5934-150x113.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5934-696x522.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5934-1068x801.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5934-1920x1440.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5934-265x198.jpg 265w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5934-1320x990.jpg 1320w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-48810" class="wp-caption-text">Une classe de « seconde de détermination » va voir le jour dans les lycées.(illustration)</figcaption></figure>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Pour cela une classe de « seconde de détermination » va voir le jour dans les lycées et 560 places seront ouvertes à la rentrée prochaine. <em>« Les élèves auront un an de plus pour s’orienter. Durant cette année ils auront des stages, de l’enseignement général et professionnel afin qu’ils puissent choisir à l’issue la voie générale ou technologique. Il faut que tout le monde soit bien à sa place »</em>. De plus, 5 classes à horaires aménagés, axées sur les maths et les sciences, seront créées dans 5 collèges de l’île. <em>« Nous devons encourager certains élèves vers la voie et les études scientifiques »</em>.</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Au lycée, la rectrice compte augmenter la capacité d’accueil pour la voie professionnelle en ouvrant plus de classes de CAP et en développant davantage l’apprentissage. En outre 6 lycées verront la création d’une option santé, avec 1h30 de cours par semaine en 1ere et 1h30 également en terminale, pour faciliter la poursuite d’études dans cette voie.</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Enfin Valérie Debuchy doit rencontrer ce mercredi les maires de l’île afin de clarifier et expliquer la prochaine carte scolaire tout en sachant que pour l’instant rien n’est vraiment arrêté puisqu’il faudra attendre le mois de juin avant d’avoir les chiffres des inscriptions des élèves par les mairies…</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">B.J.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/04/29/pour-la-prochaine-rentree-scolaire-valerie-debuchy-veut-mettre-la-priorite-sur-la-maternelle/">Pour la prochaine rentrée scolaire Valérie Debuchy veut mettre la priorité sur la maternelle</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>À Hamouro, une école qui cumule les difficultés, symbole d’un abandon institutionnel</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/04/24/a-hamouro-une-ecole-qui-cumule-les-difficultes-symbole-des-defaillances/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Victor Diwisch]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 24 Apr 2026 02:15:35 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Education]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[Bandrélé]]></category>
		<category><![CDATA[CGT Educ'action]]></category>
		<category><![CDATA[école]]></category>
		<category><![CDATA[Hamouro]]></category>
		<category><![CDATA[Insalubrité]]></category>
		<category><![CDATA[Manifestation]]></category>
		<category><![CDATA[Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[rectorat]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Insalubrité, accès à l’eau insuffisant, classes surchargées, manque de matériel, insécurité... À Hamouro, élèves et enseignants évoluent au quotidien dans des conditions particulièrement dégradées au sein de l’école maternelle et élémentaire du village.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/04/24/a-hamouro-une-ecole-qui-cumule-les-difficultes-symbole-des-defaillances/">À Hamouro, une école qui cumule les difficultés, symbole d’un abandon institutionnel</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Dans le cadre du mouvement de grève de trois jours lancé mardi 21 avril par plusieurs organisations syndicales de l’éducation, pour dénoncer la dégradation des conditions d’enseignement et le manque de moyens, la CGT Éduc’action Mayotte a organisé ce jeudi 23 avril une mobilisation dans le village de Hamouro, devant son école maternelle et élémentaire. Un établissement qui <em>« concentre de manière paroxystique »</em>, selon le syndicat, <em>« l’ensemble des problématiques qui gangrènent le premier degré sur notre territoire ».</em></p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Une école <em>« à l’abandon »</em></strong></h2>
<figure id="attachment_50428" aria-describedby="caption-attachment-50428" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-50428" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/WhatsApp-Image-2026-04-23-at-14.05.26-300x225.jpeg" alt="Hamouro, école, CGT Educ'action, manifestation, insalubrité, Mayotte" width="300" height="225" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/WhatsApp-Image-2026-04-23-at-14.05.26-300x225.jpeg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/WhatsApp-Image-2026-04-23-at-14.05.26-1024x768.jpeg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/WhatsApp-Image-2026-04-23-at-14.05.26-768x576.jpeg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/WhatsApp-Image-2026-04-23-at-14.05.26-1536x1152.jpeg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/WhatsApp-Image-2026-04-23-at-14.05.26-150x113.jpeg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/WhatsApp-Image-2026-04-23-at-14.05.26-696x522.jpeg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/WhatsApp-Image-2026-04-23-at-14.05.26-1068x801.jpeg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/WhatsApp-Image-2026-04-23-at-14.05.26-265x198.jpeg 265w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/WhatsApp-Image-2026-04-23-at-14.05.26-1320x990.jpeg 1320w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/WhatsApp-Image-2026-04-23-at-14.05.26.jpeg 1600w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-50428" class="wp-caption-text">Avec 2 toilettes pour 400 élèves en primaire, et un accès à l&rsquo;eau insuffisant. L&rsquo;accueil des élèves se fait dans l&rsquo;insalubrité, déplorent les syndicats et les enseignants. VD / JDM.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;"><em>« Sécurité défaillante, intrusions répétées, manque criant d’hygiène et coupures d’eau récurrentes : tel est le quotidien des élèves, de la maternelle au CM2 »,</em> alerte le syndicat. <em>« L’enseignement se fait en rotation, dans des bâtiments insalubres et des espaces extérieurs aussi austères que dangereux. L’absence de livres et de matériel pédagogique de base achève de dresser le constat d’une école à l’abandon ».</em></p>
<p style="text-align: justify;">Un constat confirmé par les témoignages des enseignants présents ce jeudi, photos à l’appui sur leurs téléphones.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>« Aujourd’hui, l’école fonctionne parce que les enseignants s’adaptent, mais ces adaptations ont leurs limites »</em>, explique Manolo, instituteur. Le groupe scolaire accueille 430 élèves, de la maternelle à l’élémentaire, encadrés par 20 enseignants. Les classes, organisées en rotation, comptent en moyenne 29 élèves.</p>
<p style="text-align: justify;">Une surcharge qui tranche avec les objectifs des réseaux d’éducation prioritaire renforcés (REP+), où les effectifs en CP et CE1 sont censés être limités à une douzaine d’élèves. <em>« La plupart des enfants qui arrivent en primaire ne sont pas passés par la maternelle. Le niveau est bas, et il faudrait investir davantage à ce stade »</em>, ajoute-t-il.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Un accès à l’eau insuffisant, une atteinte à la santé et à la dignité</strong></h2>
<figure id="attachment_50427" aria-describedby="caption-attachment-50427" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-50427" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/WhatsApp-Image-2026-04-23-at-14.05.26-1-300x225.jpeg" alt="" width="300" height="225" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/WhatsApp-Image-2026-04-23-at-14.05.26-1-300x225.jpeg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/WhatsApp-Image-2026-04-23-at-14.05.26-1-1024x768.jpeg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/WhatsApp-Image-2026-04-23-at-14.05.26-1-768x576.jpeg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/WhatsApp-Image-2026-04-23-at-14.05.26-1-1536x1152.jpeg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/WhatsApp-Image-2026-04-23-at-14.05.26-1-150x113.jpeg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/WhatsApp-Image-2026-04-23-at-14.05.26-1-696x522.jpeg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/WhatsApp-Image-2026-04-23-at-14.05.26-1-1068x801.jpeg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/WhatsApp-Image-2026-04-23-at-14.05.26-1-265x198.jpeg 265w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/WhatsApp-Image-2026-04-23-at-14.05.26-1-1320x990.jpeg 1320w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/WhatsApp-Image-2026-04-23-at-14.05.26-1.jpeg 1600w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-50427" class="wp-caption-text">La mobilisation a rassemblé enseignants, enfants et parents, même si ces derniers ont hésité à venir en raison de la présence des forces de l&rsquo;ordre. VD / JDM.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Mais au-delà des conditions d’apprentissage, c’est surtout l’insalubrité qui alarme les enseignants. L’école n’est pas raccordée au « chemin » de l&rsquo;eau et subit les coupures. Elle ne dispose également que de deux toilettes pour environ 400 élèves du primaire.</p>
<p style="text-align: justify;">L’accès à l’eau repose sur des packs de bouteilles insuffisants et sur des cuves où l’eau stagne, favorisant la prolifération des moustiques. Une situation qui porte directement atteinte à la santé et à la dignité des enfants.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>« À Hamouro, la majorité des élèves vient de familles en grande difficulté, qui ne peuvent pas fournir de l&rsquo;eau dans des gourdes. Certains enfants, faute de mieux, boivent l’eau stagnante des cuves. D’autres utilisent des récipients destinés aux brosses de toilettes comme gamelles. Si l’école était raccordée à l’eau, on n’en serait pas là »</em>, déplore Manolo.</p>
<figure id="attachment_50422" aria-describedby="caption-attachment-50422" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-50422" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/WhatsApp-Image-2026-04-23-at-16.07.12-300x225.jpeg" alt="Hamouro, école, CGT Educ'action, manifestation, insalubrité, Mayotte" width="300" height="225" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/WhatsApp-Image-2026-04-23-at-16.07.12-300x225.jpeg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/WhatsApp-Image-2026-04-23-at-16.07.12-1024x768.jpeg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/WhatsApp-Image-2026-04-23-at-16.07.12-768x576.jpeg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/WhatsApp-Image-2026-04-23-at-16.07.12-1536x1152.jpeg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/WhatsApp-Image-2026-04-23-at-16.07.12-150x113.jpeg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/WhatsApp-Image-2026-04-23-at-16.07.12-696x522.jpeg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/WhatsApp-Image-2026-04-23-at-16.07.12-1068x801.jpeg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/WhatsApp-Image-2026-04-23-at-16.07.12-265x198.jpeg 265w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/WhatsApp-Image-2026-04-23-at-16.07.12-1320x990.jpeg 1320w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/WhatsApp-Image-2026-04-23-at-16.07.12.jpeg 1600w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-50422" class="wp-caption-text">Le centre du village de Hamouro. VD / JDM.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Si la préfecture fournit le petit-déjeuner et la municipalité le goûter, il arrive que certains élèves soient rackettés aux abords de l’établissement ou que les denrées soient mangées par les rats. Le village, majoritairement composé d’habitats précaires en tôle, est marqué par une forte pauvreté. Aucune infrastructure de loisirs n’est disponible pour les jeunes, qui ont dû <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2025/08/18/le-football-echappatoire-et-carcan-de-la-jeunesse-dhamouro/">aménager eux-mêmes un terrain de football</a>.</p>
<p style="text-align: justify;">Dans l&rsquo;établissement s’ajoutent également de nombreuses carences : absence d’alarmes incendie, extincteurs inaccessibles, fournitures scolaires livrées de manière incomplète, et flou autour des budgets dédiés aux transports scolaires.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Des parents d’élèves entre mobilisation et peur</strong></h2>
<p style="text-align: justify;">Du côté des parents, la mobilisation reste fragile. Plusieurs actions ont déjà été menées devant l’école, sans amélioration notable. Mais beaucoup hésitent à s’engager.</p>
<figure id="attachment_50423" aria-describedby="caption-attachment-50423" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-50423 size-medium" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/WhatsApp-Image-2026-04-23-at-14.05.29-1-300x225.jpeg" alt="Hamouro, école, CGT Educ'action, manifestation, insalubrité, Mayotte" width="300" height="225" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/WhatsApp-Image-2026-04-23-at-14.05.29-1-300x225.jpeg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/WhatsApp-Image-2026-04-23-at-14.05.29-1-1024x768.jpeg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/WhatsApp-Image-2026-04-23-at-14.05.29-1-768x576.jpeg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/WhatsApp-Image-2026-04-23-at-14.05.29-1-1536x1152.jpeg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/WhatsApp-Image-2026-04-23-at-14.05.29-1-150x113.jpeg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/WhatsApp-Image-2026-04-23-at-14.05.29-1-696x522.jpeg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/WhatsApp-Image-2026-04-23-at-14.05.29-1-1068x801.jpeg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/WhatsApp-Image-2026-04-23-at-14.05.29-1-265x198.jpeg 265w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/WhatsApp-Image-2026-04-23-at-14.05.29-1-1320x990.jpeg 1320w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/WhatsApp-Image-2026-04-23-at-14.05.29-1.jpeg 1600w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-50423" class="wp-caption-text">Parmi les revendications principales, figurent la sécurité et l&rsquo;hygiène. VD / JDM.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Selon les enseignants, une grande partie des parents est en situation irrégulière et craint les interpellations et expulsions vers les Comores. Ce jeudi, certains ont néanmoins participé au rassemblement, mais beaucoup ont préféré rester à distance en raison de la présence des forces de l’ordre.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>« La municipalité demande aux parents de s’impliquer dans la scolarité, mais envoie les forces de l’ordre et la PAF à la moindre manifestation »</em>, regrette un manifestant.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>« Les parents tentent de se défendre, mais ils risquent l’expulsion »</em>, témoigne une mère d’élève. <em>« La situation est plus que déplorable pour nos enfants, il n&rsquo;y a pas d&rsquo;eau et de propreté. Quand un enfant va aux toilettes l&rsquo;endroit est sale, les excréments se retrouvent sur ses mains et après il va prendre le gouter. Il n&rsquo;y a même pas de gel hydro alcoolique, il n&rsquo;y a rien, rien »</em>, s’indigne-t-elle. <em>« Il n&rsquo;y a même pas de couleurs, on dirait la prison de Majicavo avec les barbelés partout »</em>.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Un appel au dialogue</strong></h2>
<figure id="attachment_50426" aria-describedby="caption-attachment-50426" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-50426" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/WhatsApp-Image-2026-04-23-at-14.05.27-300x225.jpeg" alt="Hamouro, école, CGT Educ'action, manifestation, insalubrité, Mayotte" width="300" height="225" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/WhatsApp-Image-2026-04-23-at-14.05.27-300x225.jpeg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/WhatsApp-Image-2026-04-23-at-14.05.27-1024x768.jpeg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/WhatsApp-Image-2026-04-23-at-14.05.27-768x576.jpeg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/WhatsApp-Image-2026-04-23-at-14.05.27-1536x1152.jpeg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/WhatsApp-Image-2026-04-23-at-14.05.27-150x113.jpeg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/WhatsApp-Image-2026-04-23-at-14.05.27-696x522.jpeg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/WhatsApp-Image-2026-04-23-at-14.05.27-1068x801.jpeg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/WhatsApp-Image-2026-04-23-at-14.05.27-265x198.jpeg 265w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/WhatsApp-Image-2026-04-23-at-14.05.27-1320x990.jpeg 1320w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/WhatsApp-Image-2026-04-23-at-14.05.27.jpeg 1600w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-50426" class="wp-caption-text">L’école est entourée de barbelés pour limiter les intrusions extérieures. Mais selon les parents, aucun effort n’est réalisé pour rendre les lieux plus accueillants pour les élèves. VD / JDM.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;"><em>« Nous ne sommes pas contre la municipalité. Il faut trouver des solutions ensemble. Avec plus de communication, les choses peuvent avancer »</em>, estime Manolo. Il souligne toutefois que la nouvelle équipe municipale, installée en mars, a besoin de temps. Un prochain conseil d’école est prévu en mai. D’ici là, les échanges se poursuivent entre la direction de l’établissement et la mairie.</p>
<p style="text-align: justify;">Pour rappel, la gestion des écoles du premier degré relève de la municipalité pour tout ce qui concerne les bâtiments (construction, entretien, rénovation&#8230;), tandis que le rectorat est en charge de l’organisation pédagogique, de l’affectation des enseignants et de la carte scolaire.</p>
<p style="text-align: justify;">Contactés, ni le rectorat, ni la municipalité, n’ont apporté d&rsquo;explications sur la situation à Hamouro, à ce stade.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="45" data-end="443" data-is-last-node="" data-is-only-node="">Au-delà du cas de Hamouro, la CGT Éduc’action pointe du doigt une situation qu’elle juge généralisée à Mayotte. Le syndicat dénonce un système qui laisse perdurer des conditions d’accueil indignes pour les élèves et de travail dégradées pour les personnels, et appelle à des mesures urgentes, notamment en matière de sécurité, d’accès à l’eau, de rénovation des écoles et de moyens pédagogiques.</p>
<p>Victor Diwisch</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/04/24/a-hamouro-une-ecole-qui-cumule-les-difficultes-symbole-des-defaillances/">À Hamouro, une école qui cumule les difficultés, symbole d’un abandon institutionnel</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>« On ferme des classes mais on surcharge ailleurs », la colère des syndicats face au rectorat</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/04/22/on-ferme-des-classes-mais-on-surcharge-ailleurs-la-colere-des-syndicats-face-au-rectorat-de-lacademie/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Shanyce MATHIAS ALI]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 22 Apr 2026 02:00:47 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Education]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[Classes]]></category>
		<category><![CDATA[éducation]]></category>
		<category><![CDATA[grève]]></category>
		<category><![CDATA[Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[rectorat]]></category>
		<category><![CDATA[syndicat]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lejournaldemayotte.yt/?p=50261</guid>

					<description><![CDATA[<p>Plusieurs organisations syndicales ont lancé un mouvement de grève de trois jours pour dénoncer une dégradation des conditions d’enseignement et un manque de moyens.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/04/22/on-ferme-des-classes-mais-on-surcharge-ailleurs-la-colere-des-syndicats-face-au-rectorat-de-lacademie/">« On ferme des classes mais on surcharge ailleurs », la colère des syndicats face au rectorat</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Mardi 21 avril au matin, devant le rectorat de Mayotte, environ 200 personnes se sont rassemblées à l’appel de plusieurs syndicats de l’Éducation nationale pour dénoncer des suppressions de classes, ainsi que des postes en moins dans le premier degré. Mais plus largement, une situation qu’ils jugent de plus en plus difficile sur le terrain dans un territoire où de nombreux enfants restent encore non scolarisés.</p>
<p style="text-align: justify;">Sur les grilles de l’académie, les banderoles de la CFDT, de la FSU, de SUD et de l’UNSA donnent le ton. Dans la foule, des enseignants du premier degré, rejoints par des collègues du second. Tous partagent le même constat et le répètent tout au long de la matinée : la situation est<em> « inadmissible »</em>. Les manifestants dénoncent notamment la suppression d’environ 90 classes, alors même que les effectifs restent élevés dans de nombreux établissements.</p>
<p style="text-align: justify;">Après un premier rassemblement devant le rectorat, les grévistes ont pris la direction du centre de Mamoudzou. Le cortège s’est d’abord arrêté au rond-point Zakia Madi, avant de rejoindre la mairie.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Une mobilisation qui s’inscrit dans la durée</strong></h2>
<p style="text-align: justify;">Sur place, les témoignages d’enseignants illustrent les difficultés évoquées. Haykale Abdou Ali, enseignant dans le premier degré à Mamoudzou, dit ne pas comprendre ces décisions. <em>« Je trouve cette suppression de classe aberrante. Pour moi ce n’est pas la solution »</em>, explique-t-il.</p>
<figure id="attachment_50267" aria-describedby="caption-attachment-50267" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-50267" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/IMG_6828-2-300x225.jpg" alt="" width="300" height="225" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/IMG_6828-2-300x225.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/IMG_6828-2-1024x768.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/IMG_6828-2-768x576.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/IMG_6828-2-1536x1152.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/IMG_6828-2-2048x1536.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/IMG_6828-2-150x113.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/IMG_6828-2-696x522.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/IMG_6828-2-1068x801.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/IMG_6828-2-1920x1440.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/IMG_6828-2-265x198.jpg 265w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/IMG_6828-2-1320x990.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-50267" class="wp-caption-text">Selon les syndicats, environ 15.000 enfants seraient non scolarisés sur l’île.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Dans sa pratique quotidienne, il décrit aussi un manque de moyens concrets : « <em>Il m’arrive d’acheter du matériel à l’extérieur pour pouvoir mettre en place des activités avec les élèves</em> ». Enseignant depuis 2014, le jeune homme affirme n’avoir constaté aucune évolution concernant les établissements sur le territoire, malgré tout, il continue de s’investir. « <em>On s’investit comme on peut dans l’éducation des enfants, pour leur avenir. Je fais mon </em><i>maximum pour qu&rsquo;ils ne se rendent pas compte du manque de moyen</i> », confie l&rsquo;enseignant.</p>
<p style="text-align: justify;">Pour lui, la mobilisation sur trois jours est aussi importante en tant que parent. « <i>Je ne pourrais pas accepter qu&rsquo;il arrive la même chose à mes enfants </i> », ajoute-t-il.</p>
<h2 style="text-align: center;"><em><strong>« 70% des élèves ne maîtrisent pas le français »</strong></em></h2>
<p style="text-align: justify;">Rivomalala Rakotondravelo, secrétaire départemental de la FSU Mayotte, insiste sur les difficultés scolaires d’une grande partie des élèves. « <em>70 % des élèves ne maîtrisent pas le français. Il faut une politique qui tienne compte de cette situation</em> », explique-t-il. Le syndicat dénonce des fermetures de classes décidées sur la base de moyennes nationales, sans prise en compte du contexte local. « <em>On ferme des classes parce qu’on est à 20 ou 21 élèves, mais on les envoie dans d’autres classes surchargées</em> ».</p>
<figure id="attachment_50268" aria-describedby="caption-attachment-50268" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-50268 size-medium" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/IMG_6823-2-300x225.jpg" alt="" width="300" height="225" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/IMG_6823-2-300x225.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/IMG_6823-2-1024x768.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/IMG_6823-2-768x576.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/IMG_6823-2-1536x1152.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/IMG_6823-2-2048x1536.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/IMG_6823-2-150x113.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/IMG_6823-2-696x522.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/IMG_6823-2-1068x801.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/IMG_6823-2-1920x1440.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/IMG_6823-2-265x198.jpg 265w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/IMG_6823-2-1320x990.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-50268" class="wp-caption-text">Initialement, une délégation syndicale devait être reçue par la rectrice.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Selon lui, les enseignants ne peuvent pas compenser seuls ces difficultés, notamment en l’absence de moyens spécialisés. La question de l’attractivité du territoire a également été posée : « <em>60 % des collègues du premier degré demandent à partir à La Réunion chaque année</em> », souligne-t-il, appelant à des mesures pour stabiliser les équipes. Des revendications portées depuis plusieurs années par les syndicats, raison pour laquelle la mobilisation a été étendue à  trois jours, contre une seule journée habituellement.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Un manque de moyens dénoncé à tous les niveaux</strong></h2>
<figure id="attachment_50269" aria-describedby="caption-attachment-50269" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-50269" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/IMG_6861-2-300x225.jpg" alt="" width="300" height="225" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/IMG_6861-2-300x225.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/IMG_6861-2-1024x768.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/IMG_6861-2-768x576.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/IMG_6861-2-1536x1152.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/IMG_6861-2-2048x1536.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/IMG_6861-2-150x113.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/IMG_6861-2-696x522.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/IMG_6861-2-1068x801.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/IMG_6861-2-1920x1440.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/IMG_6861-2-265x198.jpg 265w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/IMG_6861-2-1320x990.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-50269" class="wp-caption-text">Les manifestants sont aussi descendus dans les rues du chef-lieu pour montrer leur mécontentement.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Même constat du côté de la CGT Éduc’action, qui pointe des déséquilibres dans les effectifs selon les niveaux. « <em>Pour la rentrée 2026, il faut un nombre conséquent de créations de classes en maternelle pour accueillir des élèves qui, la plupart du temps ne sont pas scolarisés à ce niveau-là</em> », partage Bruno Dezile, secrétaire départemental de la CGT Éduc’action. Il évoque aussi des situations de<em> « rotations »</em>, avec des classes où les élèves ne viennent que quelques jours par semaine. « <em>Ce n’est pas acceptable</em> », tranche-t-il, en soulignant les conséquences sur les parcours scolaires.</p>
<p style="text-align: justify;">En plus des effectifs, les syndicats dénoncent un manque global de moyens matériels, à cela s&rsquo;ajoutent des problèmes plus concrets dans certains établissements. « <em>Ce qui est le plus alarmant, c’est l’hygiène et la sécurité dans les écoles, c&rsquo;est vraiment déplorable</em> <em>d&rsquo;apprendre dans ces conditions</em> », dénonce Bruno Dezile.</p>
<p style="text-align: justify;">Dans ce contexte de mobilisation, les échanges avec l’institution restent difficiles. Initialement, une réunion était prévue à 14h entre la rectrice de l&rsquo;académie, Valérie Debuchy, et les syndicats, mais elle n’a finalement pas pu se tenir. D&rsquo;après Rivomalala Rakotondravelo, la rectrice souhaitait limiter la délégation à cinq personnes, tandis que les syndicats en comptaient neuf. Aucun accord n’ayant été trouvé sur ce point, la rencontre a alors été annulée.</p>
<p style="text-align: justify;">À propos de la réunion programmée jeudi avec le président du Département-Région, Ben Issa Ousseni, le préfet du département, François-Xavier Bieuville, ainsi que les élus locaux, les syndicats n’ont pas encore pris de décision. Ils hésitent entre y prendre part ou la boycotter.</p>
<p>Shanyce MATHIAS ALI.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/04/22/on-ferme-des-classes-mais-on-surcharge-ailleurs-la-colere-des-syndicats-face-au-rectorat-de-lacademie/">« On ferme des classes mais on surcharge ailleurs », la colère des syndicats face au rectorat</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
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		<title>Palmes académiques après le cyclone Chido : des distinctions qui interrogent</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/04/09/palmes-academiques-apres-le-cyclone-chido-des-distinctions-qui-interrogent/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mathilde HANGARD]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 09 Apr 2026 07:45:38 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Education]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[Cyclone Chido]]></category>
		<category><![CDATA[Décret]]></category>
		<category><![CDATA[Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[Palmes académiques]]></category>
		<category><![CDATA[rectorat]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lejournaldemayotte.yt/?p=49627</guid>

					<description><![CDATA[<p>Plus d'un an après la catastrophe, le décret du 24 décembre 2025 suscite critiques et incompréhensions sur l’île. </p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/04/09/palmes-academiques-apres-le-cyclone-chido-des-distinctions-qui-interrogent/">Palmes académiques après le cyclone Chido : des distinctions qui interrogent</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Le cyclone Chido a frappé Mayotte le 14 décembre 2024, causant des dégâts sans précédent sur le territoire, notamment dans les établissements scolaires. Dix jours après le premier anniversaire de l’événement, le décret du 24 décembre 2025 attribuant des Palmes académiques à plusieurs acteurs de la gestion de crise suscite des réactions contrastées.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Une reconnaissance officielle contestée</b></h2>
<p style="text-align: justify;">Publié le 24 décembre 2025 par le ministère de l’Éducation nationale, le décret distingue plusieurs personnes aux grades de commandeur, officier et chevalier pour leur engagement dans la gestion de la crise. Cette reconnaissance vise à saluer les efforts déployés dans un contexte d’urgence marqué par des destructions importantes et une désorganisation durable du système éducatif.</p>
<p style="text-align: justify;">Toutefois, à Mayotte, la composition de cette liste est contestée par certains acteurs de terrain. Plusieurs estiment que des personnes distinguées n’étaient pas présentes sur le territoire au moment du cyclone, survenu le 14 décembre 2024, ou ne se sont impliquées que tardivement. À l’inverse, des personnels éducatifs ayant participé directement aux opérations de remise en état — nettoyage des établissements, accueil des élèves, organisation de la reprise — ne figurent pas parmi les bénéficiaires. Ces critiques ne remettent pas nécessairement en cause le principe des distinctions, mais interrogent les critères ayant présidé à leur attribution.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Un malaise plus large dans un contexte encore dégradé</b></h2>
<p style="text-align: justify;">Ces tensions interviennent alors que les conséquences du cyclone restent visibles plus d’un an après les faits. De nombreux établissements scolaires sont encore partiellement détruits ou fonctionnent dans des conditions dégradées, compliquant le retour à une situation normale pour les élèves et les enseignants. Ce climat alimente un sentiment d’invisibilisation d’une partie des personnels de terrain, dont l’engagement est jugé essentiel dans la gestion immédiate de la crise comme dans la reprise progressive des activités.</p>
<p style="text-align: justify;">Au-delà de la polémique, cette situation met en lumière des interrogations récurrentes sur la prise en compte des réalités locales dans les territoires ultramarins. Pour certains, elle révèle un décalage persistant entre les décisions administratives et les dynamiques de terrain, dans un contexte où les attentes en matière de reconnaissance et d’équité restent particulièrement fortes sur l&rsquo;île.</p>
<p style="text-align: justify;">Mathilde Hangard</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/04/09/palmes-academiques-apres-le-cyclone-chido-des-distinctions-qui-interrogent/">Palmes académiques après le cyclone Chido : des distinctions qui interrogent</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
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		<title>La Ville de Mamoudzou et le Rectorat ont inauguré le gymnase Jack Passe à Kaweni</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/04/02/la-ville-de-mamoudzou-et-le-rectorat-ont-inaugure-le-gymnase-jack-passe-a-kaweni/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[LEJDM]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 02 Apr 2026 02:00:56 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Education]]></category>
		<category><![CDATA[Sport]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[gymnase Jack Passe]]></category>
		<category><![CDATA[inauguration]]></category>
		<category><![CDATA[Kawéni]]></category>
		<category><![CDATA[rectorat]]></category>
		<category><![CDATA[Ville de Mamoudzou]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lejournaldemayotte.yt/?p=49260</guid>

					<description><![CDATA[<p>Ce mercredi 1er avril, le maire de Mamoudzou, Ambdilwahedou Soumaïla, et la rectrice Valérie Debuchy étaient présents pour cette inauguration. Ce gymnase va permettre à l’ensemble des élèves de Kawéni de profiter de nombreuses installations et équipement sportifs.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/04/02/la-ville-de-mamoudzou-et-le-rectorat-ont-inaugure-le-gymnase-jack-passe-a-kaweni/">La Ville de Mamoudzou et le Rectorat ont inauguré le gymnase Jack Passe à Kaweni</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<figure id="attachment_49279" aria-describedby="caption-attachment-49279" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-49279" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/POSSIBLE-UNE-1-300x200.jpg" alt="" width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/POSSIBLE-UNE-1-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/POSSIBLE-UNE-1-1024x683.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/POSSIBLE-UNE-1-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/POSSIBLE-UNE-1-1536x1024.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/POSSIBLE-UNE-1-2048x1365.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/POSSIBLE-UNE-1-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/POSSIBLE-UNE-1-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/POSSIBLE-UNE-1-1068x712.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/POSSIBLE-UNE-1-1920x1280.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/POSSIBLE-UNE-1-1320x880.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-49279" class="wp-caption-text">Logo d&rsquo;entrée du gymnase Jack Passe.</figcaption></figure>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Avec plus d’une dizaine de sports représentés et près de 3 ans de travaux, le gymnase de Kawéni est enfin prêt à accueillir les premiers élèves. Lors de son discours, l’édile a rendu hommage à Jack Passe, ancien professeur de sport et fondateur de la célèbre course de pneus, qui donne aujourd&rsquo;hui son nom au nouveau gymnase.</p>
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<figure id="attachment_49281" aria-describedby="caption-attachment-49281" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-49281" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/PHOTO-1-300x200.jpg" alt="" width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/PHOTO-1-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/PHOTO-1-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/PHOTO-1-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/PHOTO-1-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/PHOTO-1.jpg 800w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-49281" class="wp-caption-text">Des jeunes de Kawéni inaugurent le gymnase Jack Passe.</figcaption></figure>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Pour ce projet de construction à plus de 15 millions d’euros, deux agences d’architecture ont été sélectionnées. Pendant plusieurs mois, l’association WENKA a fait le lien entre les entreprises mandatées et les jeunes des bangas de Kawéni pour les former aux métiers du bâtiment. Conçu pour répondre aux besoins du climat mahorais, ce lieu peut fonctionner en autosuffisance.</p>
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<figure id="attachment_49282" aria-describedby="caption-attachment-49282" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-49282" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/PHOTO-2-300x200.jpg" alt="" width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/PHOTO-2-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/PHOTO-2-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/PHOTO-2-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/PHOTO-2-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/PHOTO-2.jpg 800w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-49282" class="wp-caption-text">La cour principale du complexe sportif Jack Passe.</figcaption></figure>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Une cuve d&rsquo;environ 100 m3, située sous la cour principale, permet de récupérer l’eau de pluie pour être réutilisée pour l’arrosage des plantes et les chasses d’eau. Les toitures sont également faites avec des panneaux solaires pour chauffer l’eau des douches et des robinets. Se rapprochant plus du complexe sportif que du simple gymnase, les terrains sont conçus pour accueillir certaines compétitions régionales.</p>
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<figure id="attachment_49283" aria-describedby="caption-attachment-49283" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-49283" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/PHOTO-3-300x200.jpg" alt="" width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/PHOTO-3-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/PHOTO-3-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/PHOTO-3-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/PHOTO-3-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/PHOTO-3.jpg 800w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-49283" class="wp-caption-text">Les écoliers peuvent aussi pratiquer des arts martiaux et de la boxe sur le tatami du complexe sportif.</figcaption></figure>
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<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Seul petit défaut si l’on peut en trouver : l’absence de tribunes, prévues sur le projet de départ mais trop coûteuses sur la facture finale. Les élèves, collégiens et lycéens de Kawéni, vont ainsi pouvoir profiter d’un complexe sportif de grand standing et dernier cri.</p>
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<figure id="attachment_49284" aria-describedby="caption-attachment-49284" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-49284" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/PHOTO-4-300x200.jpg" alt="" width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/PHOTO-4-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/PHOTO-4-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/PHOTO-4-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/PHOTO-4-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/PHOTO-4.jpg 800w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-49284" class="wp-caption-text">Le maire de Mamoudzou, Ambdilwahedou Soumaïla, a rendu hommage à Jack Passe lors de son discours.</figcaption></figure>
<figure id="attachment_49285" aria-describedby="caption-attachment-49285" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-49285" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/gymnase-J-PASSE-300x225.jpg" alt="" width="300" height="225" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/gymnase-J-PASSE-300x225.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/gymnase-J-PASSE-768x576.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/gymnase-J-PASSE-150x113.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/gymnase-J-PASSE-696x522.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/gymnase-J-PASSE-265x198.jpg 265w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/gymnase-J-PASSE.jpg 800w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-49285" class="wp-caption-text">Un mur d&rsquo;escalade est mis à disposition des collégiens et des lycéens de Kaweni.</figcaption></figure>
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<p>Léo Vignal</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/04/02/la-ville-de-mamoudzou-et-le-rectorat-ont-inaugure-le-gymnase-jack-passe-a-kaweni/">La Ville de Mamoudzou et le Rectorat ont inauguré le gymnase Jack Passe à Kaweni</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
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		<title>Lycée Bamana : après Chido, un établissement qui tient mais où le sport est sacrifié</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/03/24/lycee-bamana-apres-chido-un-etablissement-qui-tient-mais-ou-le-sport-est-sacrifie/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mathilde HANGARD]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 24 Mar 2026 02:30:41 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Education]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[Éducation nationale]]></category>
		<category><![CDATA[Éducation physique et sportive]]></category>
		<category><![CDATA[enseignants]]></category>
		<category><![CDATA[EPS]]></category>
		<category><![CDATA[Lycée Younoussa Bamana]]></category>
		<category><![CDATA[Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[rectorat]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lejournaldemayotte.yt/?p=48785</guid>

					<description><![CDATA[<p>Entre bâtiments abîmés, infiltrations d’eau et manque d’infrastructures, le lycée Bamana tente de maintenir le cap. Si les cours ont repris à plein régime, la réalité du terrain révèle des inégalités fortes, notamment pour les disciplines comme l’EPS, devenues presque impossibles à enseigner.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/03/24/lycee-bamana-apres-chido-un-etablissement-qui-tient-mais-ou-le-sport-est-sacrifie/">Lycée Bamana : après Chido, un établissement qui tient mais où le sport est sacrifié</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Ce lundi 23 mars 2026, la pluie tombe sans discontinuer sur le lycée Younoussa Bamana, à Mamoudzou. Dans les allées escarpées de l’établissement, l’eau ruisselle, transforme les passages en chemins boueux et complique les déplacements. Ici, chaque montée, chaque escalier rappelle que venir étudier ou travailler relève parfois du parcours du combattant.</p>
<p style="text-align: justify;">Le rectorat et le proviseur nous ont autorisé l’accès, sans toutefois souhaiter s’exprimer. Guidée par François Nouchet, enseignant en économie-gestion et représentant syndical, la visite révèle un établissement à deux visages. <em>« Il faut être sportif pour venir travailler à Bamana, ça monte »</em>, glisse-t-il avec un sourire en nous montrant chaque recoin du lycée. Une remarque presque ironique, tant le sport est aujourd’hui l’une des disciplines les plus sacrifiées.</p>
<p style="text-align: justify;">Avec plus de 2.800 élèves, le lycée fonctionne désormais « à plein régime ». Autrement dit, les rotations imposées après le cyclone Chido, survenu le 14 décembre 2024, ont disparu, mais la pression est constante. <em>« C’est l’usine ici »</em>, résume-t-il.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Des conditions de travail encore précaires</b></h2>
<figure id="attachment_48816" aria-describedby="caption-attachment-48816" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5898-scaled.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-48816 size-medium" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5898-300x225.jpg" alt="Mayotte, lycée Bamana, Chido, reconstruction," width="300" height="225" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5898-300x225.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5898-1024x768.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5898-768x576.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5898-1536x1152.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5898-2048x1536.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5898-150x112.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5898-696x522.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5898-1068x801.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5898-1920x1440.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5898-265x198.jpg 265w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5898-1320x990.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-48816" class="wp-caption-text">Ce vaste chantier, censé accueillir une salle des professeurs, une infirmerie et plusieurs bureaux administratifs, demeure inachevé en ce 23 mars 2026.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Les bâtiments portent encore les stigmates de la catastrophe. Certaines salles ont été remplacées par des modulaires, installés notamment sur l’ancien terrain de sport. Mais ces solutions d’urgence montrent déjà leurs limites.</p>
<p style="text-align: justify;">Dans plusieurs classes, l’eau s’infiltre à la moindre pluie. <em>« Venez voir, on est obligés d’éponger »</em>, confie un enseignant. Un autre ajoute : <em>« Les élèves ont les pieds dans l’eau, leurs sacs aussi, les élèves, levez vos pieds, regardez l&rsquo;eau »</em>, nous indique-t-on. Une situation qui perturbe directement les cours.</p>
<figure id="attachment_48813" aria-describedby="caption-attachment-48813" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5913.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-48813" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5913-300x225.jpg" alt="Mayotte, lycée Bamana, Chido, reconstruction," width="300" height="225" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5913-300x225.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5913-1024x768.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5913-768x576.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5913-1536x1152.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5913-2048x1536.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5913-150x112.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5913-696x522.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5913-1068x801.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5913-1920x1440.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5913-265x198.jpg 265w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5913-1320x990.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-48813" class="wp-caption-text">Les salles de cours, sévèrement endommagées par le cyclone, restent dans cet état au 23 mars 2026.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Les retards de chantier aggravent le sentiment d’improvisation. La nouvelle salle des professeurs, attendue pour début mars 2026, est encore loin d’être achevée. Toiture incomplète, ouvriers toujours à l’œuvre : le calendrier s’étire. Même constat à la cantine. Depuis le cyclone, les repas chauds ont disparu.<em> « Avant, on cuisinait sur place. Maintenant, on reçoit des plats livrés »</em>, explique une agente. Au menu quotidien : salade, pain, dessert. <em>« J’aimerais qu’on refasse des plats chauds, mais les travaux ne sont pas faits ». </em></p>
<p style="text-align: justify;">Dans les salles de classe, les difficultés techniques s’accumulent. Ventilation en panne, climatisation inexistante, matériel défectueux. <em>« Sur six salles, cinq sont inutilisables au niveau informatique »</em>, rapporte un enseignant.</p>
<p style="text-align: justify;">Dans l&rsquo;établissement, une seule salle, « la 106 », équipée de climatisation, est devenue la plus convoitée. Malgré tout, certains relativisent. <em>« On travaille dans des conditions meilleures qu’après le cyclone. On a l’eau et l’électricité, c’est déjà ça »</em>, confie un professeur, en faisant la part des choses.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Des élèves entre résignation et adaptation</b></h2>
<figure id="attachment_48808" aria-describedby="caption-attachment-48808" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5885-scaled.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-48808" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5885-300x225.jpg" alt="Mayotte, lycée Bamana, Chido, reconstruction," width="300" height="225" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5885-300x225.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5885-1024x768.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5885-768x576.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5885-1536x1152.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5885-2048x1536.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5885-150x113.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5885-696x522.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5885-1068x801.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5885-1920x1440.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5885-265x198.jpg 265w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5885-1320x990.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-48808" class="wp-caption-text">Dans les salles modulaires, les élèves suivent parfois les cours les pieds dans l’eau.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Pour les élèves, les difficultés ne datent pas uniquement du cyclone. Le manque d’infrastructures est un problème ancien.<em> « On n’a pas d’abris, le préau est plein, on nous dit de bouger mais on ne sait pas où se poser »</em>, expliquent plusieurs lycéens. <em>« On n&rsquo;a pas le droit de rester dans les escaliers »</em>, avoue un élève, <em>« mais il n&rsquo;y a pas assez de bancs »</em>, ajoute-t-il.</p>
<p style="text-align: justify;">D’autres évoquent le manque de places au CDI ou les cours manqués en raison des intempéries et des transports compliqués. « On rate des cours tous les jours s’il pleut comme ça comme aujourd’hui », reconnaît une élève de terminale.<em> « Et après on perd du temps, il faut faire tout le tour par les escaliers, pour aller d&rsquo;une salle à l&rsquo;autre »</em>, se désole un autre élève. <em>« Il fait trop chaud, il n&rsquo;y a pas de clim »</em>, lâche enfin un élève de seconde.</p>
<figure id="attachment_48810" aria-describedby="caption-attachment-48810" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5934.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-48810" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5934-300x225.jpg" alt="Mayotte, lycée Bamana, Chido, reconstruction," width="300" height="225" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5934-300x225.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5934-1024x768.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5934-768x576.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5934-1536x1152.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5934-2048x1536.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5934-150x113.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5934-696x522.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5934-1068x801.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5934-1920x1440.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5934-265x198.jpg 265w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5934-1320x990.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-48810" class="wp-caption-text">Le préau, aujourd’hui saturé d’élèves, se transforme en point de congestion, particulièrement sous la pluie.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Les sanitaires restent un point noir. Toilettes <em>« rarement ouvertes »</em> d&rsquo;après les élèves, problèmes d’hygiène, installations dégradées : les constats sont unanimes. Pourtant, une amélioration est soulignée : la sécurité au sein du lycée. <em>« C’est mieux qu’avant »</em>, affirment plusieurs élèves. La présence policière régulière aurait apaisé les tensions aux abords de l’établissement, confirment certains enseignants.</p>
<p style="text-align: justify;">Malgré tout, l’attachement au lycée demeure. Michela, élève de seconde, résume :<em> « C’est bien d’être à Bamana. Et c’est mieux après Chido, on a cours tous les jours maintenant ». </em></p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Le sport, une matière sacrifiée </b></h2>
<figure id="attachment_48807" aria-describedby="caption-attachment-48807" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5881-scaled.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-48807 size-medium" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5881-300x235.jpg" alt="Mayotte, lycée Bamana, Chido, reconstruction," width="300" height="235" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5881-300x235.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5881-1024x803.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5881-768x602.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5881-1536x1205.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5881-2048x1607.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5881-150x118.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5881-696x546.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5881-1068x838.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5881-1920x1506.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5881-1320x1036.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-48807" class="wp-caption-text">Les modulaires, installés sur l’ancien terrain de sport, privent les profs d’EPS de leur espace, s’inondent à la moindre pluie et, selon le personnel, révèlent de sérieuses lacunes dans la gestion des chantiers.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Mais c’est l’éducation physique et sportive qui cristallise le plus de difficultés. Le cyclone a endommagé de nombreuses salles du lycée. Pour y remédier, des salles modulaires ont été installées sur le terrain de sport, au détriment de l’éducation physique et sportive. Depuis, enseigner cette matière relève de l’improvisation permanente. <em>« C’est la galère totale »</em>, confie un enseignant à Mayotte depuis plus de quinze ans. Une collègue précise : <em>« On a une seule salle, sans climatisation, sans vestiaires, sans douches. Les élèves se changent où ils peuvent ». </em></p>
<p style="text-align: justify;">Pour les activités extérieures, les enseignants doivent se déplacer hors du lycée. Mais là encore, les contraintes sont nombreuses : tensions entre villages, distances à parcourir à pied, manque d’infrastructures adaptées.</p>
<figure id="attachment_48811" aria-describedby="caption-attachment-48811" style="width: 225px" class="wp-caption alignright"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5936-scaled.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-48811" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5936-225x300.jpg" alt="Mayotte, lycée Bamana, Chido, reconstruction," width="225" height="300" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5936-225x300.jpg 225w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5936-768x1024.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5936-1152x1536.jpg 1152w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5936-1536x2048.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5936-150x200.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5936-300x400.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5936-696x928.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5936-1068x1424.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5936-scaled.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5936-1320x1760.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 225px) 100vw, 225px" /></a><figcaption id="caption-attachment-48811" class="wp-caption-text">Les profs d&rsquo;EPS doivent se partager cette seule classe pour dispenser leurs cours.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;"><em>« On ne peut pas emmener toute une classe au stade de Cavani ou de Baobab, certains élèves ne peuvent pas s’y rendre »</em>, explique un professeur. Résultat : des cours d’EPS réduits à des activités en intérieur, parfois dans des lieux inadaptés. <em>« Je fais du tennis de table dans le réfectoire »</em>, raconte une enseignante.</p>
<p style="text-align: justify;">Les conditions climatiques aggravent la situation. Chaleur intense, pluie tropicale, absence de points d’eau&#8230; difficile d’imaginer une pratique sportive normale. <em>« Faire du sport dans ces conditions, sous plus de 30 degrés, puis enchaîner les cours, sans se doucher, c’est pas imaginable »</em>, résume encore un professeur. Tous les enseignants d’EPS sont unanimes : leur discipline est devenue « le parent pauvre ». <em>« On peut tous vous dire la même chose, notre matière est reléguée au second plan ou même au dernier plan, on ne peut pas faire cours correctement, on s&rsquo;adapte en personne mais jusqu&rsquo;à quand ? »</em>, disent-ils unanimement.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Une communauté éducative soudée malgré tout</b></h2>
<p style="text-align: justify;">En dépit de ces difficultés, un élément revient dans tous les témoignages : l’ambiance.<em> « Il y a une très bonne équipe »</em>, confie une professeure de français arrivée en août dernier. <em>« Les élèves sont motivés ». </em>Même constat chez ses collègues. <em>« Les élèves sont très gentils, c’est pour ça que je reste »</em>, explique une enseignante d’EPS. Un professeur d’histoire-géographie, arrivé récemment, abonde : <em>« C’est vraiment super d’enseigner ici ». </em></p>
<p style="text-align: justify;">Au lycée Bamana, le lien entre élèves et personnels fait tenir l’ensemble. Une solidarité qui pallie ce que l’institution ne fournit plus. Car derrière cette cohésion, le décor est tout autre : bâtiments détruits, équipements dégradés, infrastructures en suspens. <em>« On répète, on répare, puis on recommence »</em>, résume, sous couvert d’anonymat, un membre du personnel. Les questions, elles, demeurent. Que deviendront les locaux ? Les installations sportives seront-elles reconstruites ? Pourquoi du matériel parfois récent est-il laissé à l’abandon ? Car le lycée fonctionne encore, mais à quel prix : celui d’un service public maintenu tant bien que mal.</p>
<p>Mathilde Hangard</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/03/24/lycee-bamana-apres-chido-un-etablissement-qui-tient-mais-ou-le-sport-est-sacrifie/">Lycée Bamana : après Chido, un établissement qui tient mais où le sport est sacrifié</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Éducation : À Mayotte, l’égalité des chances reste un défi pour les jeunes</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/03/05/education-a-mayotte-legalite-des-chances-reste-un-defi-pour-les-jeunes/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Shanyce MATHIAS ALI]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 05 Mar 2026 02:15:11 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Education]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[Difficultés]]></category>
		<category><![CDATA[éducation]]></category>
		<category><![CDATA[Gilles Halbout]]></category>
		<category><![CDATA[inégalités]]></category>
		<category><![CDATA[Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[OUtre-mer]]></category>
		<category><![CDATA[rectorat]]></category>
		<category><![CDATA[Sénat]]></category>
		<category><![CDATA[violences]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lejournaldemayotte.yt/?p=47641</guid>

					<description><![CDATA[<p>Auditionnés le 23 février 2026 par une commission d’enquête sénatoriale, responsables éducatifs et élus mahorais ont confronté leurs constats sur un système scolaire sous tension, marqué par le retard institutionnel, le manque de places et des parcours d’élèves souvent empêchés.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/03/05/education-a-mayotte-legalite-des-chances-reste-un-defi-pour-les-jeunes/">Éducation : À Mayotte, l’égalité des chances reste un défi pour les jeunes</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Lundi dernier, une table ronde s&rsquo;est tenue au Sénat sur l’égalité des chances dans le système éducatif ultramarin. Elle a réuni Gilles Halbout, ancien recteur de l’académie de Mayotte (2020-2022), Laurent Linguet, président de l’université de Guyane ainsi que plusieurs acteurs politiques et éducatifs.</p>
<p style="text-align: justify;">Le constat est sans appel , le taux de jeunes ultramarins qui ne sont ni en études, ni en emploi, ni en formation, explose. Les niveaux d’illettrisme et de décrochage scolaire sont particulièrement élevés, avec une situation spécifique à Mayotte où tous les élèves ne peuvent être scolarisés de façon continue.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Un retard institutionnel et des défis structurels</strong></h2>
<p style="text-align: justify;">Lors de l&rsquo;audition, Gilles Halbout a souligné les spécificités du territoire. « <em>Mayotte est un territoire qui nous préoccupe. Le premier point important, c’est le décalage institutionnel</em>  », a-t-il expliqué. Département depuis 2011 seulement, l’île a dû rattraper un retard historique dans l’organisation scolaire.</p>
<figure id="attachment_19619" aria-describedby="caption-attachment-19619" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-19619" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Halbout-fermeture-école-300x252.jpg" alt="Mayotte, Gilles Halbout, écoles" width="300" height="252" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Halbout-fermeture-école-300x252.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Halbout-fermeture-école-768x644.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Halbout-fermeture-école-150x126.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Halbout-fermeture-école-696x584.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Halbout-fermeture-école.jpg 800w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-19619" class="wp-caption-text">Gilles Halbout a été recteur à Mayotte de 2020 à 2022.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;" data-start="204" data-end="788">Il souligne qu’à son arrivée, le fonctionnement du rectorat n’était pas encore pleinement stabilisé. Depuis, l’université de Mayotte a été créée, avec des formations adaptées aux besoins locaux, incluant des licences d’accès aux études de santé, des classes préparatoires et des BTS. Selon lui, ces mesures visent à offrir des chances égales aux jeunes de l’île, tout en reconnaissant les difficultés persistantes. «<em> Malgré tout ça, Mayotte rencontre toujours des difficultés et on ne saurait pas autour de cette table s’il n’y en avait pas </em>», a confié l&rsquo;ancien recteur de Mayotte.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="1993" data-end="2523">Les chiffres énoncés parlent d’eux-mêmes, environ 10.000 enfants ne sont pas scolarisés, principalement en maternelle et 77 % de la population vit sous le seuil de pauvreté. Les évaluations menées à l’arrivée de Gilles Halbout en 2020 montrait que 40 % des élèves étaient en grande difficulté en compréhension de mots, contre 7 % au niveau national. Pour répondre à ces inégalités, l’école prioritaire a été mise en place avec des dispositifs adaptés aux 15 % des collèges les plus en difficulté et un suivi renforcé des élèves.</p>
<h2 style="text-align: center;" data-start="1993" data-end="2523"><strong>Les langues régionales et l’impact de l’immigration</strong></h2>
<p style="text-align: justify;">Présent en tant que commissaire, le sénateur Thani Mohamed Soilihi a insisté sur deux facteurs clés pour la réussite scolaire. Le premier est la langue maternelle, le Shimaoré ou le Kibushi, sont souvent perçues comme un obstacle alors que ce sont des richesses pour le territoire et peuvent aider à créer du lien avec les autres pays de la région notamment ceux parlant Swahili. « <em>Il y&rsquo;a un besoin de structuration, pour que cette richesse puisse être perçue telle quelle et non comme une faiblesse</em> », a confié le sénateur mahorais. L&rsquo;ancien recteur aussi confirme cette approche. En effet, selon lui, apprendre ces langues permet aux enseignants de mieux comprendre les difficultés des élèves et de créer un lien entre la langue maternelle et le français, notamment en petite section et en CP.</p>
<figure id="attachment_28855" aria-describedby="caption-attachment-28855" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-28855" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/05/thani-300x193.jpg" alt="Mayotte, Thani Mohamed Soilihi, Sénat, insécurité, budget 2026" width="300" height="193" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/05/thani-300x193.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/05/thani-768x495.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/05/thani-150x97.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/05/thani-696x449.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/05/thani.jpg 1010w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-28855" class="wp-caption-text">Lors de la table ronde, le sénateur Thani Mohamed Soilihi a insisté sur la place du Shimaoré dans l&rsquo;éducation.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;" data-start="3142" data-end="3589">Le second facteur est l’immigration, qui impacte la scolarisation. « <em>Chaque rentrée, on a ce qu’on appelle les “kwasas scolaires</em>”, <em>des milliers de gamins supplémentaires qui arrivent, et ça bouleverse l’organisation »</em>. Pour répondre à cette situation, des classes itinérantes ont été mises en place, mais elles n’offrent que 10 heures de cours théoriques par semaine, insuffisantes pour assurer une continuité scolaire complète, d&rsquo;après Said Omar Oili.</p>
<h2 style="text-align: center;" data-start="3142" data-end="3589"><strong>Parcoursup et ambitions des jeunes</strong></h2>
<p style="text-align: justify;">Gilles Halbout et le président de l’université de Guyane ont également détaillé la mobilité des étudiants ultramarins après le bac. À Mayotte, 76 % des élèves formulent des vœux sur Parcoursup pour quitter le territoire, souvent vers l’Hexagone alors que 52 % d’entre eux choisissent des BTS locaux, en forte surreprésentation par rapport à la moyenne nationale qui est à 19%. «<em> Parcoursup a donné de l’ambition à ces jeunes qui ne connaissaient pas ces possibilités. Certains suivent aujourd’hui des études dans les meilleures écoles de France et je m&rsquo;en réjouis</em> », a indiqué l&rsquo;ancien recteur. Cependant, l’offre locale et dans les Outre-mer reste tout de même limitée, certaines filières comme les IEP (Institut d&rsquo;Études Politiques) ou ENS (École Normale Supérieure) ne sont pas implantées.</p>
<figure id="attachment_46194" aria-describedby="caption-attachment-46194" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-46194" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/Photo-2-300x169.jpeg" alt="Mayotte, jeunes, violences, Kawéni," width="300" height="169" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/Photo-2-300x169.jpeg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/Photo-2-1024x576.jpeg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/Photo-2-768x432.jpeg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/Photo-2-1536x864.jpeg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/Photo-2-150x84.jpeg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/Photo-2-696x392.jpeg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/Photo-2-1068x601.jpeg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/Photo-2-1320x743.jpeg 1320w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/Photo-2.jpeg 1600w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-46194" class="wp-caption-text">Jeunes aux visages masqués lançant des pierres et des bâtons lors d&rsquo;affrontements entre jeunes dans le quartier de Kawéni à Mamoudzou au mois de novembre 2025.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;" data-start="4634" data-end="5147">En parallèle, les infrastructures continuent de peser sur l’éducation. Le sénateur Saïd Omar Oili a dénoncé le manque de salles, de cantines et d’enseignants. <em>« À Mayotte, plus de 10.000 enfants ne sont pas scolarisés. Beaucoup doivent se lever très tôt pour parcourir des kilomètres. Et quand ils arrivent, il n’y a pas de cantine »</em>.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="4634" data-end="5147">La violence dans certains établissements constitue aussi un obstacle à la réussite scolaire, obligeant à renforcer la sécurité dans les collèges et lycées notamment avec des barbelés. « <em>Quand un élève va à l&rsquo;école avec la boule au ventre par peur de se faire agresser, il ne peut pas apprendre</em> », a insisté Gilles Halbout.</p>
<p data-start="4634" data-end="5147">Shanyce MATHIAS ALI.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/03/05/education-a-mayotte-legalite-des-chances-reste-un-defi-pour-les-jeunes/">Éducation : À Mayotte, l’égalité des chances reste un défi pour les jeunes</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
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		<title>Le Département–Région de Mayotte se mobilise dans la préservation et la valorisation des langues de Mayotte</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/02/19/le-departement-region-de-mayotte-se-mobilise-dans-la-preservation-et-la-valorisation-des-langues-de-mayotte/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Benoit Jaëglé]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 19 Feb 2026 08:10:18 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Education]]></category>
		<category><![CDATA[Fil info]]></category>
		<category><![CDATA[Océan Indien]]></category>
		<category><![CDATA[Département-Région de Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[Journée Internationale des Langues Maternelles]]></category>
		<category><![CDATA[Maro Voanio]]></category>
		<category><![CDATA[préfecture]]></category>
		<category><![CDATA[rectorat]]></category>
		<category><![CDATA[Shime]]></category>
		<category><![CDATA[université de Mayotte]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>À l’occasion de la Journée Internationale des Langues Maternelles, le Département–Région de Mayotte organise, en partenariat avec l’Université de Mayotte, la Préfecture, le Rectorat ainsi que les associations culturelles Shime et Maro Voanio, une journée dédiée à la promotion, à la transmission et au développement des langues mahoraises ce samedi 21 février 2026 à l’Université [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/02/19/le-departement-region-de-mayotte-se-mobilise-dans-la-preservation-et-la-valorisation-des-langues-de-mayotte/">Le Département–Région de Mayotte se mobilise dans la préservation et la valorisation des langues de Mayotte</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">À l’occasion de la Journée Internationale des Langues Maternelles, le Département–Région de Mayotte organise, en partenariat avec l’Université de Mayotte, la Préfecture, le Rectorat ainsi que les associations culturelles Shime et Maro Voanio, une journée dédiée à la promotion, à la transmission et au développement des langues mahoraises ce samedi 21 février 2026 à l’Université de Mayotte, à Dembéni.</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Placée sous le thème <em>« Vers une nouvelle dynamique de développement des langues mahoraises : entre outillage, intelligence numérique et enseignement »</em>, cette rencontre institutionnelle et académique s’inscrit dans une volonté affirmée de structurer une dynamique durable en faveur des langues régionales de Mayotte, en articulant politiques publiques, recherche universitaire, innovation numérique et engagement des acteurs culturels du territoire.</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">La matinée sera marquée par des allocutions officielles et par la signature d’une lettre de mission relative à l’enseignement des langues régionales, traduisant concrètement l’ambition collective de renforcer leur place dans les dispositifs éducatifs.</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Les échanges se poursuivront sous la forme de tables rondes et d’ateliers thématiques consacrés aux outils et aux méthodes favorisant la transmission des langues mahoraises, à leur enseignement, ainsi qu’aux perspectives offertes par le numérique et l’intelligence artificielle pour leur sauvegarde, leur structuration et leur diffusion.</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">&#8211; Atelier 1 &#8211; Outils et techniques de transmission et d’enseignement des langues mahoraises : orthographe et lexique</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">&#8211; Atelier 2 &#8211; Atelier d’écriture : « Fumbo na himbo » – Écrire et produire en langues mahoraises</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">La participation aux ateliers est soumise à une inscription préalable. Les personnes souhaitant y prendre part sont invitées à adresser un courriel à l’adresse shimemayotte@gmail.com en précisant leur nom, leur prénom, leur profession ainsi que l’atelier choisi.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/02/19/le-departement-region-de-mayotte-se-mobilise-dans-la-preservation-et-la-valorisation-des-langues-de-mayotte/">Le Département–Région de Mayotte se mobilise dans la préservation et la valorisation des langues de Mayotte</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
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		<title>QPV : « Un oubli » qui ravive les fractures de l’école à Mayotte</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/02/09/qpv-un-oubli-qui-ravive-les-fractures-de-lecole-a-mayotte/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mathilde HANGARD]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 09 Feb 2026 02:15:15 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Education]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[établissements scolaires]]></category>
		<category><![CDATA[Lycée Bamana]]></category>
		<category><![CDATA[Lycée de la Cité du Nord]]></category>
		<category><![CDATA[Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[QPV]]></category>
		<category><![CDATA[Quartier prioritaire de la politique de la ville]]></category>
		<category><![CDATA[rectorat]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lejournaldemayotte.yt/?p=46119</guid>

					<description><![CDATA[<p>La publication, la semaine dernière, d’une liste des quartiers prioritaires de la politique de la ville excluant du dispositif deux lycées de l'île a provoqué une vive inquiétude.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/02/09/qpv-un-oubli-qui-ravive-les-fractures-de-lecole-a-mayotte/">QPV : « Un oubli » qui ravive les fractures de l’école à Mayotte</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Pendant plusieurs jours, les personnels de deux lycées de Mayotte ont cru leur établissement exclu du classement en « quartiers prioritaires de la politique de la ville » (QPV), pourtant généralisé à l’ensemble du territoire par décret. Si la situation a été corrigée vendredi 6 février au soir, l’épisode a agi comme un révélateur : celui d’une école sous tension permanente, où chaque décision administrative, réelle ou supposée, peut faire vaciller un équilibre déjà précaire.</p>
<h2 style="text-align: center;"><em><strong>« On ne comprend pas »</strong></em></h2>
<figure id="attachment_34873" aria-describedby="caption-attachment-34873" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/08/Borne-1.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-34873 size-medium" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/08/Borne-1-300x200.jpg" alt="Rentrée scolaire, Elisabeth Borne, MGombani, Mayotte" width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/08/Borne-1-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/08/Borne-1-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/08/Borne-1-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/08/Borne-1-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/08/Borne-1.jpg 1000w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-34873" class="wp-caption-text">Suite à l’adoption de la loi du 11 août 2025, Élisabeth Borne, alors en déplacement à Mayotte, avait indiqué que toutes les communes du territoire étaient désormais classées en quartiers prioritaires de la politique de la ville (QPV).</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Vendredi 6 février 2026, en début d’après-midi, François Nouchet, professeur au lycée Younoussa Bamana à Mamoudzou, référent des professeurs contractuels et délégué syndical du SNALC à Mayotte, est l’un des premiers à donner l’alerte. À la lecture de la liste des établissements scolaires classés en quartiers prioritaires de la politique de la ville, publiée dans la semaine, son lycée n’y figure pas. <em>« On ne comprend pas ! », </em>nous a-t-il dit<em>.</em></p>
<p style="text-align: justify;">Très vite, l’inquiétude se transforme en colère. <em>« Sans aucune explication, c’est le flou total. Les collègues sont en colère, enseignants comme personnels éducatifs »</em>, témoigne-t-il. Dans le lycée, la nouvelle circule de bouche-à-oreille auprès du personnel, professeurs, surveillants, secrétaires. Le lycée Bamana, l’un des plus importants de l’île, serait exclu du dispositif.</p>
<p style="text-align: justify;">L’annonce fait d’autant plus l’effet d’un choc qu’elle semble contredire une déclaration de l&rsquo;ancienne ministre de l’Éducation nationale, Élisabeth Borne, en août dernier. Le 18 août 2025, lors d’une visite officielle à Mayotte, elle avait affirmé que l’ensemble des établissements scolaires de l’académie seraient classés en quartiers prioritaires, au regard des difficultés sociales et éducatives propres au territoire, exacerbées huit mois après le passage du cyclone Chido.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Un sentiment d’injustice</b></h2>
<figure id="attachment_31690" aria-describedby="caption-attachment-31690" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/06/Cite-du-Nord-.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-31690" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/06/Cite-du-Nord--300x170.jpg" alt="Lycée cité du Nord, Acoua, Mayotte," width="300" height="170" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/06/Cite-du-Nord--300x170.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/06/Cite-du-Nord--768x435.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/06/Cite-du-Nord--150x85.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/06/Cite-du-Nord--696x394.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/06/Cite-du-Nord-.jpg 921w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-31690" class="wp-caption-text">Le lycée polyvalent de la Cité du Nord à Mtsangadoua, également oublié dans la liste des quartiers prioritaires.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">À Bamana, l’exclusion supposée est jugée absurde. Certes, l’établissement est situé à Mamoudzou, dans une zone administrativement considérée comme plus favorisée. Mais la réalité de sa population scolaire raconte une autre histoire.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>« Le lycée Bamana reçoit les élèves des collèges de Mgombani, Doujani, Passamaïnty, Vahibé, Tsoundzou II, Majikavo, Kwalé. On accueille tout le monde »</em>, explique François Nouchet. Près de 2.560 élèves y sont scolarisés. <em>« Le lycée Bamana avale tout, prend tout, à la différence d’autres établissements plus sectorisés ». </em></p>
<p style="text-align: justify;">À cette pression démographique s’ajoutent des difficultés sécuritaires quotidiennes. <em>« Les policiers sont là tous les jours. Ils fouillent les élèves à l’entrée ou pendant les récréations, surveillent les abords de l’établissement. C’est notre réalité quotidienne »</em>, poursuit-il. La comparaison avec d’autres établissements alimente la colère. Le lycée de Sada, le lycée polyvalent (LPO) de Kawéni ou encore le lycée de Pamandzi figurent bien sur la liste publiée. <em>« On ne comprend pas sur quels critères on aurait été écarté »</em>, s&rsquo;interroge l’enseignant.</p>
<p style="text-align: justify;">Même désarroi au lycée de la Cité du Nord, à Mtsangadoua. <em>« Personne ne sait vraiment ce qui s’est passé »</em>, confie une représentante syndicale de Sud Éducation. Selon elle, le proviseur lui-même n’aurait reçu que des informations partielles. Le village de Mtsangadoua ne figurerait plus dans les quartiers prioritaires, entraînant mécaniquement l’exclusion du lycée. <em>« Cela ressemble à une erreur ou à une décision prise sans réelle connaissance du terrain ».</em></p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Un classement aux effets très concrets</b></h2>
<figure id="attachment_5159" aria-describedby="caption-attachment-5159" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Lycee-Bamana-jpg.webp"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-5159 size-medium" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Lycee-Bamana-jpg-300x203.webp" alt="" width="300" height="203" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Lycee-Bamana-jpg-300x203.webp 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Lycee-Bamana-jpg-150x101.webp 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Lycee-Bamana-jpg-696x470.webp 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Lycee-Bamana-jpg.webp 750w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-5159" class="wp-caption-text">Être classé en QPV permet aux personnels d’obtenir des points ou bonifications pour les mutations, et à l’établissement de bénéficier de ressources supplémentaires et de financements pour son fonctionnement.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">À Mayotte, le classement en « quartiers prioritaires de la politique de la ville » n’a rien d’un symbole. Il conditionne l’attribution de moyens essentiels, dans un département confronté à une explosion démographique scolaire et à une pauvreté massive.</p>
<p style="text-align: justify;">Depuis un décret du 30 décembre 2025, l’ensemble du territoire de Mayotte, soit dix-sept communes, est officiellement classé en « quartiers prioritaires ». Ce classement ouvre droit à des dispositifs renforcés pour les élèves, à des dotations matérielles supplémentaires pour les établissements et à des avantages pour les enseignants, notamment 400 points supplémentaires pour les demandes de mutation.</p>
<p style="text-align: justify;">Dans les lycées concernés, les besoins sont pourtant évidents. À Bamana, les infrastructures portent encore les stigmates du cyclone Chido.<em> « Beaucoup de salles sont hors service. Même celles qui ont été réparées sont inondées quand il pleut »</em>, décrit François Nouchet. Les équipements informatiques sont défaillants, le réseau instable. À l’accueil, le téléphone fixe est hors service. <em>« Le matériel a été détruit par le cyclone et le lycée n’a pas les moyens de le remplacer »</em>. La situation du réfectoire cristallise les frustrations. <em>« Il est quasiment hors service. Les élèves mangent uniquement des plats froids livrés chaque jour. Nos élèves méritent des repas dignes »</em>, insiste l’enseignant.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Une tension exacerbée par le calendrier</b></h2>
<p style="text-align: justify;">L’annonce intervient dans un moment déjà sensible. Les épreuves du bac blanc doivent débuter cette semaine, à partir de ce lundi 9 février. À Bamana, la perspective d’un mouvement social est rapidement évoquée. <em>« Si rien ne change, l’établissement pourrait fermer et le personnel se mettrait en grève »</em>, avertit François Nouchet.</p>
<p style="text-align: justify;">Au-delà de la question du classement, un sentiment plus profond s’exprime : celui d’un manque de considération institutionnelle. <em>« On a parfois l’impression que les décisions tombent sans explications, sans prise en compte de la réalité du terrain »</em>, confie une enseignante.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Une clarification bienvenue</b></h2>
<p style="text-align: justify;">Vendredi 6 février, en fin de journée, un courriel du rectorat est finalement venu lever l’ambiguïté. Dans ce message adressé aux personnels, l’administration précise que <em>« l’ensemble des établissements scolaires de l’académie de Mayotte est bien intégré au dispositif des quartiers prioritaires de la politique de la ville »</em>, confirmant ainsi que le lycée Bamana, à Mamoudzou, et le lycée de la Cité du Nord, à Mtsangadoua, relèvent bien du classement en QPV.</p>
<p style="text-align: justify;">La clarification est accueillie favorablement par les équipes concernées, qui y voient la confirmation d’un principe déjà acté par le décret du 30 décembre 2025 classant l’intégralité du territoire mahorais en « quartiers prioritaires ». Ce « faux oubli » n’aura donc pas débouché sur le scandale redouté, mais il aura mis en lumière les fragilités de la communication institutionnelle dans un contexte scolaire déjà fortement sous tension.<span class="Apple-converted-space"> </span></p>
<p style="text-align: justify;">Mathilde Hangard</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/02/09/qpv-un-oubli-qui-ravive-les-fractures-de-lecole-a-mayotte/">QPV : « Un oubli » qui ravive les fractures de l’école à Mayotte</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
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		<title>Plus d’une centaine de personnels de l’Éducation mobilisés face à la précarisation du système scolaire</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/02/04/plus-dune-centaine-de-personnels-de-leducation-mobilises-face-a-la-precarisation-du-systeme-scolaire/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Victor Diwisch]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 04 Feb 2026 02:30:09 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Education]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[éducation]]></category>
		<category><![CDATA[grève]]></category>
		<category><![CDATA[Manifestation]]></category>
		<category><![CDATA[Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[Professeurs]]></category>
		<category><![CDATA[rectorat]]></category>
		<category><![CDATA[syndicats]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lejournaldemayotte.yt/?p=45894</guid>

					<description><![CDATA[<p>Plus d’une centaine de personnels de l’éducation ont manifesté ce mardi devant l’Académie de Mayotte notamment pour dénoncer le décret n° 2024-641, qui impacte les arrêts maladie, et qui vient s'ajouter aux difficultés persistantes dans les écoles.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/02/04/plus-dune-centaine-de-personnels-de-leducation-mobilises-face-a-la-precarisation-du-systeme-scolaire/">Plus d’une centaine de personnels de l’Éducation mobilisés face à la précarisation du système scolaire</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;" data-start="207" data-end="606">Ils étaient plus d’une centaine d’enseignants et de professeurs à converger ce mardi 3 février au matin sur le parvis de l’Académie de Mayotte, répondant à l’appel des syndicats. Sous un soleil de plomb, SNUipp‑FSU, CFDT Académie de Mayotte, FSU Mayotte, SUD Éducation Mayotte, UNSA Éducation, CGT Éduc’action et d’autres organisations étaient présentes pour faire <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/02/03/face-a-une-ecole-sacrifiee-les-personnels-de-leducation-nationale-en-greve/">entendre la voix des personnels</a>.</p>
<h2 style="text-align: center;" data-start="207" data-end="606"><strong>« J&rsquo;hésite à m&rsquo;absenter même quand je suis malade »</strong></h2>
<figure id="attachment_45919" aria-describedby="caption-attachment-45919" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-45919" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/greve-professeurs-5-300x225.jpeg" alt="Grève, manifestation, syndicats, éducation, professeurs, Rectorat, Mayotte" width="300" height="225" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/greve-professeurs-5-300x225.jpeg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/greve-professeurs-5-1024x768.jpeg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/greve-professeurs-5-768x576.jpeg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/greve-professeurs-5-1536x1152.jpeg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/greve-professeurs-5-150x113.jpeg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/greve-professeurs-5-696x522.jpeg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/greve-professeurs-5-1068x801.jpeg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/greve-professeurs-5-265x198.jpeg 265w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/greve-professeurs-5-1320x990.jpeg 1320w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/greve-professeurs-5.jpeg 1600w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-45919" class="wp-caption-text">L’appel à la mobilisation était commun à l’ensemble des DROM, confrontés à des inégalités croissantes avec la métropole, soulignent les manifestants.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;" data-start="608" data-end="973">« <em>Depuis le décret, j’hésite à m’absenter même quand je suis malade</em> », confie un enseignant d’une école primaire de Dembéni. « <em>La semaine dernière, j’avais mal au dos et des difficultés à marcher, mais je suis quand même allé travailler. Je n’ai pas envie de voir mon salaire amputé ! Imaginez s’il fallait s’absenter pendant plusieurs semaines, voire des mois…</em> ».</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="975" data-end="1515">«<em> Cela fait maintenant cinq ans que je travaille à Mayotte et la situation se dégrade d’année en année</em> », témoigne une enseignante du collège Zakia Madi, à Dembéni. « <em>Manque de personnel, manque de moyens, retards de paie… cela dure depuis des années. Il faut rappeler que nous sommes des agents de l’État !</em> », ajoute-t-elle. « <em>Le cyclone Chido a mis en lumière ce qui ne va pas à Mayotte, mais maintenant il faut continuer la lutte. Les choses ne se règleront pas toutes seules ».</em></p>
<p style="text-align: justify;" data-start="1517" data-end="2671">Au cœur des revendications, le décret n° 2024-641 du 27 juin 2024, qui modifie le régime des congés pour raison de santé des fonctionnaires et agents contractuels, notamment pour les arrêts maladie de longue durée. Il requalifie la prime de vie chère en indemnité, ce qui la rend partiellement ou totalement supprimable lors de certains congés, notamment en cas de congé de longue maladie.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="1517" data-end="2671">Certains professeurs partis en congé maladie prolongé se sont vu réclamer jusqu’à 8.000 euros de remboursement rétroactif, correspondant à des sommes déjà perçues avant l’application du décret. Les personnels parlent d’une « triple peine » : diminution du salaire pendant l’arrêt maladie, charges quotidiennes élevées dans un territoire où le coût de la vie est structurellement plus important, et remboursements rétroactifs venant aggraver leur situation financière.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="1517" data-end="2671">Selon les syndicats, cette mesure transforme la maladie en sanction financière, rompt le principe d’égalité avec les collègues de l’Hexagone et accroît la précarité des agents au moment où ils sont les plus vulnérables. La situation est encore compliquée par le manque d’offre de soins à Mayotte : de nombreux actes médicaux doivent être réalisés hors du territoire, générant frais de transport, d’hébergement et avances de frais pas toujours remboursés.</p>
<figure id="attachment_19617" aria-describedby="caption-attachment-19617" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-19617" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/CHM-3-300x187.jpg" alt="Grève, manifestation, syndicats, éducation, professeurs, Rectorat, Mayotte" width="300" height="187" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/CHM-3-300x187.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/CHM-3-150x94.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/CHM-3-696x434.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/CHM-3.jpg 750w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-19617" class="wp-caption-text">Avec un accès aux soins toujours difficile sur le territoire, l&rsquo;application du décrêt positionne les enseignants dans une situation délicate.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;" data-start="2673" data-end="3338">À cela s’ajoute la question du logement, un enjeu ancien et sensible à Mayotte. Certains agents peuvent bénéficier d’une prise en charge partielle de leur loyer, mais uniquement sous conditions : absence de logement de service, affectation depuis un autre territoire et plafonds de remboursement stricts. Ces aides restent limitées et souvent insuffisantes face aux loyers élevés du territoire. Pour les syndicats, le cumul des difficultés — baisse des indemnités en arrêt maladie, coût de la vie élevé et aides au logement partielles — place de nombreux agents dans une précarité renforcée, malgré leur engagement quotidien au service de l’éducation.</p>
<h2 style="text-align: center;" data-start="2673" data-end="3338"><strong>Restaurer des conditions de travail décentes et l&rsquo;égalité</strong></h2>
<figure id="attachment_45917" aria-describedby="caption-attachment-45917" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-45917" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/Greve-Professeurs-300x225.jpeg" alt="Grève, manifestation, syndicats, éducation, professeurs, Rectorat, Mayotte" width="300" height="225" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/Greve-Professeurs-300x225.jpeg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/Greve-Professeurs-1024x768.jpeg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/Greve-Professeurs-768x576.jpeg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/Greve-Professeurs-1536x1152.jpeg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/Greve-Professeurs-150x113.jpeg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/Greve-Professeurs-696x522.jpeg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/Greve-Professeurs-1068x801.jpeg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/Greve-Professeurs-265x198.jpeg 265w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/Greve-Professeurs-1320x990.jpeg 1320w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/Greve-Professeurs.jpeg 1600w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-45917" class="wp-caption-text">Les syndicats regrettent ne pas pouvoir pleinement communiquer avec le Rectorat.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;" data-start="254" data-end="741">Les syndicats soulignent également d’autres revendications majeures : le démantèlement des RASED, l’épuisement et la précarisation des enseignants et AESH, souvent sous‑formés et confrontés à des classes surchargées. Ils dénoncent aussi le caractère unique de Mayotte où les CDD sont conditionnés à la durée du titre de séjour, alors que partout ailleurs, c’est la durée du contrat qui détermine celle du titre de séjour.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="743" data-end="1239">Parmi les autres demandes portées par les personnels : une augmentation de la majoration de traitement d’au moins 20 points, la « déconjugalisation » de l’ISG (Indemnité de Sujétion Géographique), un accès à l’aide au logement pour tous, un plan de titularisation des agents non titulaires et un dispositif de substitution de l’ITR (Indemnité temporaire retraite) étendu à l’ensemble des personnels. Ces mesures sont considérées comme indispensables pour restaurer des conditions de travail décentes et l’égalité avec les agents de l’Hexagone.</p>
<h2 style="text-align: center;" data-start="2673" data-end="3338"><strong>Le rectorat soutient la revendication, d&rsquo;après le SNUipp-FSU</strong></h2>
<figure id="attachment_44662" aria-describedby="caption-attachment-44662" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-44662" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/Kwale-6-300x200.jpg" alt="Rentrée, scolaire, 2026, Mayotte, Kwalé" width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/Kwale-6-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/Kwale-6-1024x683.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/Kwale-6-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/Kwale-6-1536x1024.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/Kwale-6-2048x1366.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/Kwale-6-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/Kwale-6-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/Kwale-6-1068x712.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/Kwale-6-1920x1280.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/Kwale-6-1320x880.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-44662" class="wp-caption-text">La rectrice Valérie Debuchy lors de la rentrée de janvier dernier.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;" data-start="3340" data-end="3905">Du côté du Rectorat, les réponses se font attendre. Les syndicats dénoncent une communication rare, voire inexistante, qui alimente frustrations et tensions. Après plusieurs minutes d’attente, la rectrice Valérie Debuchy a accepté de recevoir deux membres du SNUipp-FSU, principal syndicat à l’origine de la mobilisation. Mais cette rencontre n’a pas apaisé les tensions, les autres syndicats ont regretté de ne pas avoir pu participer aux discussions et craignent que leurs revendications spécifiques soient oubliées dans le rapport destiné au niveau national.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="3907" data-end="4175">« <em>C’est une frustration très forte</em> », insiste Jean-François Pollozec, secrétaire général de l’UNSA. « <em>Nos demandes d’audience restent lettre morte. Cette stratégie permet à la rectrice d’être numériquement supérieure et d’éviter d’affronter différents arguments</em> ».</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="4177" data-end="4553">Alors que le cortège avait enfin pris son chemin pour faire entendre sa voix dans les rues de Mamoudzou, les représentants syndicaux ont attendu la fin de la réunion avec la rectrice. « <em>La rectrice soutient notre revendication et comprend la démarche »</em>, relate Samir Ben Saïd, du SNUipp-FSU. « <em>Elle est même d’accord sur le fait qu’il faudrait supprimer le décret directement ».</em></p>
<p style="text-align: justify;" data-start="4555" data-end="5586">Les échanges ont également porté sur les conditions de travail et le bâti scolaire, avec une demande de plan annuel, voire pluriannuel, pour la reconstruction des établissements du premier degré. L’objectif : permettre à l’EPRD de reprendre la main sur le bâti scolaire, à condition que les mairies signent les conventions nécessaires. Cette prise en charge pourrait accélérer et faciliter le financement des travaux, mais elle soulève un point de blocage : certaines modalités financières liées aux communes compliquent la mise en œuvre.</p>
<figure id="attachment_40588" aria-describedby="caption-attachment-40588" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-40588" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_1689-300x200.jpg" alt="Mayotte, Ongojou, école," width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_1689-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_1689-1024x683.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_1689-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_1689-1536x1024.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_1689-2048x1365.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_1689-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_1689-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_1689-1068x712.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_1689-1920x1280.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_1689-1320x880.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-40588" class="wp-caption-text">L&rsquo;école maternelle d&rsquo;Ongojou.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;" data-start="4555" data-end="5586">En effet les mairies peuvent bénéficier d’un mécanisme de compensation de taxe (FCTVA), qui représente une ressource importante pour financer des travaux scolaires. Si la responsabilité des travaux est transférée à un établissement public, les communes perdent une partie de cette capacité de financement, ce qui limite leurs marges de manœuvre. « <em>Nous sommes à un moment où il faut penser des solutions pour l’intérêt général et non pour ses propres intérets</em> », conclut le syndicaliste.</p>
<p data-start="4555" data-end="5586">Victor Diwisch</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/02/04/plus-dune-centaine-de-personnels-de-leducation-mobilises-face-a-la-precarisation-du-systeme-scolaire/">Plus d’une centaine de personnels de l’Éducation mobilisés face à la précarisation du système scolaire</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
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