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	<title>Archives des reconstruction - Le Journal De Mayotte</title>
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	<description>L&#039;information à Mayotte</description>
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	<title>Archives des reconstruction - Le Journal De Mayotte</title>
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		<title>« Les contrôles vont s&#8217;enchaîner » : pourquoi Mamoudzou veut reprendre la main sur les constructions en béton</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/07/24/les-controles-vont-senchainer-pourquoi-mamoudzou-veut-reprendre-la-main-sur-les-constructions-en-beton/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mathilde HANGARD]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 24 Jul 2026 02:30:56 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Economie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Face à la multiplication des constructions en béton réalisées par des particuliers, parfois réalisées sans permis de construire ou sans contrôle technique, la mairie de Mamoudzou veut créer une police intercommunale de l'urbanisme. Une décision qui intervient alors que le Conseil d'architecture, d'urbanisme et de l'environnement (CAUE) continue d’alerter sur la fragilité d'une partie du bâti dans un territoire où les séismes sont quotidiens.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/07/24/les-controles-vont-senchainer-pourquoi-mamoudzou-veut-reprendre-la-main-sur-les-constructions-en-beton/">« Les contrôles vont s&rsquo;enchaîner » : pourquoi Mamoudzou veut reprendre la main sur les constructions en béton</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">À Mamoudzou, dans les quartiers de Cavani, Mtsapéré, Kawéni, ou plus en hauteur de la ville, le paysage change à vue d&rsquo;œil. Les bâtiments en béton s&rsquo;élèvent toujours plus haut, les fers à béton dépassent des toitures dans l&rsquo;attente d&rsquo;un étage supplémentaire et certaines constructions sont figées, parfois occupées, les travaux non achevés. À Sada également, sur la côte ouest, les maisons gagnent les reliefs de façon vertigineuse. Après le passage du cyclone Chido le 14 décembre 2024, la reconstruction de Mayotte a encore accéléré cette verticalisation du bâti.<span class="Apple-converted-space"> </span></p>
<p style="text-align: justify;">Pourtant, sur une île où plusieurs séismes sont enregistrés chaque jour depuis la découverte du volcan sous-marin Fani Maoré en 2018, même s&rsquo;ils ne sont pas tous ressentis par la population, cette évolution interroge. Alors que deux séismes de magnitude 7,2 et 7,5 ont frappé le nord du Venezuela le 24 juin dernier, rappelant les conséquences que peut avoir un bâti vulnérable en zone sismique, à Mayotte, la mairie de Mamoudzou entend désormais reprendre la main. Son arme : une future police intercommunale chargée de contrôler les constructions.</p>
<h2 style="text-align: center;"><em><b>« Les contrôles vont s&rsquo;enchaîner »</b></em></h2>
<figure id="attachment_41407" aria-describedby="caption-attachment-41407" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_1630-scaled.jpg"><img fetchpriority="high" decoding="async" class="wp-image-41407 size-medium" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_1630-300x200.jpg" alt="Mayotte, reconstruction, habitation, logement, Chido, chantier, travaux," width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_1630-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_1630-1024x683.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_1630-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_1630-1536x1024.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_1630-2048x1365.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_1630-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_1630-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_1630-1068x712.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_1630-1920x1280.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_1630-1320x880.jpg 1320w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-41407" class="wp-caption-text">Sur les chantiers mahorais, le béton est devenu un matériau incontournable pour répondre à la demande de logements. Mais pour le CAUE, l’enjeu est surtout de garantir la qualité des travaux, le respect des règles d’urbanisme et la solidité des bâtiments. Mathilde Hangard / JDM.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Pendant des années, les constructions ont poussé plus vite que les moyens de contrôle. À mesure que la pression démographique augmentait et que les besoins en logements se faisaient plus pressants, les extensions se sont multipliées. Un étage aujourd&rsquo;hui, un autre demain, parfois sans permis de construire ou sans véritable suivi technique. Pour la municipalité de Mamoudzou, cette situation ne peut plus durer.</p>
<p style="text-align: justify;">Lors des Assises de la reconquête foncière, la création d&rsquo;une police intercommunale portée par la Communauté d&rsquo;agglomération Dembéni-Mamoudzou (CADEMA) a été retenue parmi les mesures destinées à reprendre le contrôle de l&rsquo;urbanisation.</p>
<p style="text-align: justify;">Le maire de Mamoudzou, interrogé par notre rédaction, en précise les missions : <em>« Lors des assises de la reconquête foncière, parmi les solutions qui avaient été adoptées c&rsquo;est la création d&rsquo;une police intercommunale gérée par la CADEMA et avec des missions liées à l&rsquo;urbanisme comme des contrôles des permis de construire et tout ce qui est lié à la propreté urbaine et à la salubrité publique de manière globale, ce sont les deux missions principales confiées cette police ». </em></p>
<p style="text-align: justify;">L&rsquo;objectif est clair : contrôler davantage les chantiers, vérifier le respect des autorisations d&rsquo;urbanisme et renforcer la police de l&rsquo;urbanisme sur un territoire où les constructions réalisées par des particuliers échappent encore régulièrement aux procédures administratives.</p>
<p style="text-align: justify;">Le maire annonce d&rsquo;ailleurs une montée en puissance rapide. <em>« On est en train de monter en compétences et les contrôles vont s&rsquo;enchaîner en conséquence ».</em> L&rsquo;annonce peut sembler technique. Son calendrier l&rsquo;est beaucoup moins. En plein cœur des vacances scolaires, à distance des grands rendez-vous politiques et alors que les regards commencent déjà à se tourner vers les prochaines élections présidentielles, la mairie de Mamoudzou choisit de remettre sur la table une question rarement abordée de front, celle du contrôle des constructions.</p>
<p style="text-align: justify;">Car derrière les permis de construire et les règles d&rsquo;urbanisme se cache une interrogation plus lourde : les bâtiments construits aujourd&rsquo;hui résisteront-ils aux catastrophes naturelles de demain, alors même que la reconstruction des dégâts laissés par le cyclone Chido est encore loin d&rsquo;être achevée ?</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Les alertes du CAUE depuis Chido</b></h2>
<figure id="attachment_23757" aria-describedby="caption-attachment-23757" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/WhatsApp-Image-2024-12-15-at-07.05.23.jpeg"><img decoding="async" class="size-medium wp-image-23757" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/WhatsApp-Image-2024-12-15-at-07.05.23-300x225.jpeg" alt="Mayotte, Chido, cyclone, dégâts, Salama Ramia, assurance" width="300" height="225" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/WhatsApp-Image-2024-12-15-at-07.05.23-300x225.jpeg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/WhatsApp-Image-2024-12-15-at-07.05.23-1024x768.jpeg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/WhatsApp-Image-2024-12-15-at-07.05.23-768x576.jpeg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/WhatsApp-Image-2024-12-15-at-07.05.23-150x113.jpeg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/WhatsApp-Image-2024-12-15-at-07.05.23-696x522.jpeg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/WhatsApp-Image-2024-12-15-at-07.05.23-1068x801.jpeg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/WhatsApp-Image-2024-12-15-at-07.05.23.jpeg 1280w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-23757" class="wp-caption-text">Le cyclone Chido, le 14 décembre 2024, a mis à nu les fragilités du bâti mahorais. Après la catastrophe, de nombreux habitants ont dû reconstruire rapidement, parfois en privilégiant des solutions en béton dont le CAUE questionne aujourd’hui l’adaptation au climat et aux contraintes du territoire.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Depuis le passage du cyclone Chido, les architectes du Conseil d&rsquo;architecture, d&rsquo;urbanisme et de l&rsquo;environnement (CAUE) sillonnent l&rsquo;île pour accompagner les habitants dans leurs projets de réparation et de reconstruction.</p>
<p style="text-align: justify;">Au cours de l’année 2025, dès le mois de janvier, plus de 210 demandes d&rsquo;accompagnement avaient été enregistrées : 91 dans la Communauté de Communes du Centre-Ouest (3CO), 36 dans la Communauté d&rsquo;agglomération du Grand Nord de Mayotte (CAGNM), 36 dans la Communauté d&rsquo;Agglomération Dembéni-Mamoudzou (CADEMA), 34 dans la Communauté de communes du Sud (CCSUD) et 20 dans la Communauté de Communes de Petite Terre (CCPT).</p>
<p style="text-align: justify;">À chaque visite, les architectes réalisent un diagnostic complet des habitations. Le constat est souvent le même.<span class="Apple-converted-space"> </span><em>« On va voir les habitations pour faire un diagnostic global de l&rsquo;habitation, on a remarqué que de nombreuses constructions étaient mal faites car les artisans sur les chantiers exécutent parfois mal les travaux, on voit apparaître sur les bâtiments des fissures et des infiltrations d&rsquo;eau, et donc que cela mettait en danger leurs occupants »</em>, explique encore aujourd’hui le CAUE, que nous avons interrogé.<span class="Apple-converted-space"> </span></p>
<p style="text-align: justify;">Les chiffres recueillis par l&rsquo;organisme confirment ces observations. Sur quarante maisons sinistrées étudiées après le cyclone Chido, 87,5 % présentent des fissures, 72,5 % des infiltrations dans les bétons et 55 % une mauvaise ventilation des espaces. Le cyclone a également provoqué un changement dans les pratiques de construction. Le CAUE rappelle que les dégâts provoqués par le cyclone sont avant tout liés à la vulnérabilité des charpentes et des couvertures existantes. Il précise que<em> « cette démarche a permis de constater que les dégâts causés par Chido résultent principalement de la mauvaise conception des charpentes et des couvertures qui se sont, pour beaucoup, arrachées ».</em></p>
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<div class="max-w-full min-w-0 [overflow-wrap:anywhere] whitespace-pre-wrap" style="text-align: justify;">Face à cette situation, les habitants ont principalement envisagé deux solutions :<em> « reconstruire leur toiture en pente ou la remplacer par des dalles en béton ».</em> Toutefois, le CAUE met en garde contre ce recours massif au béton, considéré comme une réponse <em>« inconsidérée »</em> au regard de la fragilité des constructions existantes et des contraintes climatiques locales, un an et demi après la catastrophe. En effet, les toitures jouent un rôle majeur dans le confort thermique des bâtiments, le rayonnement solaire représentant jusqu’à 70 % des apports thermiques. L&rsquo;utilisation peu adaptée du béton au climat peut ainsi entraîner l’apparition de nombreuses problématiques et pathologies.</div>
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<p style="text-align: justify;">Et pour les architectes, ces désordres ne relèvent pas uniquement du confort des habitants. Ils fragilisent également directement les bâtiments.<em> « Il y a des risques par rapport à la solidité du bâti »</em>, ajoute le CAUE. Mais lorsque les désordres restent limités, des solutions existent. <em>« Avec l&rsquo;aide d&rsquo;un bureau d&rsquo;étude d&rsquo;ingénierie, on a fait ces constats et on a mis en place un manuel de la réparation pour aider les habitants à consolider ou réparer ces défauts-là ».</em> En revanche, lorsque la structure même du bâtiment est atteinte, le recours à des bureaux d&rsquo;études spécialisés est fortement recommandé.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Construire sans permis, construire sans contrôle</b></h2>
<figure id="attachment_35811" aria-describedby="caption-attachment-35811" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/08/Ambdil-barriere.jpeg"><img decoding="async" class="size-medium wp-image-35811" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/08/Ambdil-barriere-300x200.jpeg" alt="reconstruction, refondation, Mayotte" width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/08/Ambdil-barriere-300x200.jpeg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/08/Ambdil-barriere-768x512.jpeg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/08/Ambdil-barriere-150x100.jpeg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/08/Ambdil-barriere-696x464.jpeg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/08/Ambdil-barriere.jpeg 800w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-35811" class="wp-caption-text">Face à la multiplication des constructions en béton et aux alertes sur la fragilité du bâti, le maire de Mamoudzou, Ambdilwahedou Soumaïla, mise sur une nouvelle police intercommunale de l’urbanisme.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Au fil des diagnostics, une autre réalité apparaît. De nombreuses constructions n&rsquo;ont jamais fait l&rsquo;objet d&rsquo;une autorisation d&rsquo;urbanisme. <em>« La plupart des habitations qu&rsquo;on a visitées, n&rsquo;avaient pas de permis de construire, donc ça n&rsquo;est pas passé par les services des mairies, ça n&rsquo;a pas été instruit »</em>, constate encore le CAUE.</p>
<p style="text-align: justify;">Pour les architectes, ce constat dépasse largement la seule question administrative. <em>« Il y a aussi un manque de connaissance de la population, il faut sensibiliser, éduquer, informer des règles qui sont devenues obligatoires depuis que Mayotte est un département français et qu&rsquo;il faut respecter »</em>, insiste le CAUE.<span class="Apple-converted-space"> </span></p>
<p style="text-align: justify;">Avant même de parler de béton, de fondations ou de toiture, encore faut-il savoir si le terrain est constructible. Le CAUE insiste sur cette étape essentielle. <em>« Donc il y a tout un travail de sensibilisation à faire auprès de la population et ça c&rsquo;est une aide pour la construction pour leur dire que dans telle zone, il ne faut pas construire. Après sur la construction elle-même, la forme qu&rsquo;elle va prendre, sur quel terrain, ça c&rsquo;est la deuxième étape. La première c&rsquo;est est-ce qu&rsquo;on peut construire ou non et où (&#8230;) et la deuxième étape, c&rsquo;est après, comment construire bien ». </em></p>
<p style="text-align: justify;">Les difficultés apparaissent particulièrement dans les secteurs de Mamoudzou, Dembéni et Sada.<em><span class="Apple-converted-space"> « </span>Quand c&rsquo;est fait par des promoteurs immobiliers, il y a peu de difficultés mais quand c&rsquo;est fait par des particuliers, il faut a minima contrôler les travaux (&#8230;) et que les travaux de la mairie fassent le rôle de la police de l&rsquo;urbanisme »</em>, insiste le CAUE.<span class="Apple-converted-space">  </span>Un constat qui rejoint directement la volonté affichée par la mairie de Mamoudzou de renforcer ses contrôles.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Une île qui vit avec les séismes</b></h2>
<figure id="attachment_1794" aria-describedby="caption-attachment-1794" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Capture-decran-2024-11-14-a-08.32.04.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-1794" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Capture-decran-2024-11-14-a-08.32.04-300x225.jpg" alt="Mayotte, volcan, REVOSIMA, surveillance, Fani Maoré, Dziani, ilots, capteurs, plateforme," width="300" height="225" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Capture-decran-2024-11-14-a-08.32.04-300x225.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Capture-decran-2024-11-14-a-08.32.04-768x577.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Capture-decran-2024-11-14-a-08.32.04-150x113.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Capture-decran-2024-11-14-a-08.32.04-696x523.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Capture-decran-2024-11-14-a-08.32.04.jpg 788w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-1794" class="wp-caption-text">Depuis la crise sismo-volcanique de 2018 et la découverte du volcan sous-marin Fani Maoré, Mayotte fait l’objet d’une surveillance scientifique accrue.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Le contexte géologique renforce encore les préoccupations. À Mayotte, la question du bâti ne peut pas être dissociée de celle du sous-sol. Depuis la crise sismo-volcanique apparue en 2018 et la découverte du volcan sous-marin Fani Maoré à l&rsquo;est de Petite-Terre, l&rsquo;île reste sous surveillance permanente.<span class="Apple-converted-space"> </span></p>
<p style="text-align: justify;">L&rsquo;éruption sous-marine de Fani Maoré n&rsquo;est aujourd&rsquo;hui plus considérée comme active. Selon le Réseau de surveillance volcanologique et sismologique de Mayotte (REVOSIMA), <em>« l’éruption de Fani Maore ne présente plus d’évolution avérée »</em>, en janvier 2021, les dernières preuves d&rsquo;une activité éruptive ayant été observées en octobre 2020.<span class="Apple-converted-space"> </span></p>
<p style="text-align: justify;">Néanmoins, l&rsquo;arrêt de l&rsquo;éruption n&rsquo;a pas signifié la fin de l&rsquo;activité géologique. Les instruments du REVOSIMA continuent d&rsquo;enregistrer plusieurs séismes chaque jour autour de Mayotte. Entre le 1er et le 30 juin 2026, 327 événements sismiques ont été détectés, soit une moyenne d&rsquo;environ 11 séismes par jour : 287 séismes volcano-tectoniques et 40 séismes longue période. L&rsquo;activité reste principalement concentrée entre 5 et 15 kilomètres à l&rsquo;est de Petite-Terre, à des profondeurs comprises entre 20 et 50 kilomètres.<span class="Apple-converted-space"> </span></p>
<p style="text-align: justify;">Depuis fin 2020, aucune déformation significative du sol n&rsquo;est enregistrée. Mais les scientifiques continuent de surveiller l&rsquo;évolution de la situation, notamment en raison d&rsquo;une activité sismique persistante et de la présence d&rsquo;émissions de fluides dans la zone dite du Fer à Cheval. En juin dernier, le REVOSIMA rappelait encore qu&rsquo;aucune hypothèse n’était totalement écartée concernant l&rsquo;évolution future de cette activité : arrêt définitif, reprise sur le même site ou reprise sur une autre zone.</p>
<p style="text-align: justify;">Cette réalité géologique donne une résonance particulière aux interrogations sur la qualité du bâti mahorais. Les deux puissants séismes de magnitude 7,2 et 7,5 qui ont frappé le nord du Venezuela le 24 juin 2026, ont rappelé une réalité connue des spécialistes : lors d&rsquo;un tremblement de terre, les dégâts ne dépendent pas uniquement de la puissance de la secousse, mais aussi de la vulnérabilité des bâtiments.</p>
<p style="text-align: justify;">À Mayotte, l&rsquo;enjeu n&rsquo;est pas de prédire ce qui pourrait s&rsquo;effondrer, mais d&rsquo;identifier les fragilités avant qu&rsquo;un événement majeur ne les mette à l&rsquo;épreuve. Les diagnostics réalisés par le CAUE ont déjà révélé des fissures, des infiltrations, des défauts de conception et de nombreuses constructions réalisées sans instruction préalable.<span class="Apple-converted-space"> </span></p>
<p style="text-align: justify;">C&rsquo;est ce constat qui pousse aujourd&rsquo;hui la mairie de Mamoudzou à renforcer la police de l&rsquo;urbanisme. Contrôler les constructions ne relève plus seulement du respect des règles administratives : il s&rsquo;agit aussi de réduire la vulnérabilité d&rsquo;un territoire exposé aux cyclones et à une activité sismo-volcanique toujours surveillée. Sur les hauteurs de Cavani, de Kawéni ou de Sada, derrière les façades de béton qui redessinent peu à peu le paysage mahorais, se joue désormais une question essentielle : comment continuer à construire, sans fabriquer davantage de risques pour demain ?<span class="Apple-converted-space"> </span></p>
<p>Mathilde Hangard<span class="Apple-converted-space"> </span></p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/07/24/les-controles-vont-senchainer-pourquoi-mamoudzou-veut-reprendre-la-main-sur-les-constructions-en-beton/">« Les contrôles vont s&rsquo;enchaîner » : pourquoi Mamoudzou veut reprendre la main sur les constructions en béton</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
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		<title>Reconstruction post-Chido : l&#8217;État débloque près de 281.000 euros pour trois chantiers à Mamoudzou</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/07/13/reconstruction-post-chido-letat-debloque-pres-de-281-000-euros-pour-trois-chantiers-a-mamoudzou/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Victor Diwisch]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 13 Jul 2026 02:15:25 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Economie]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
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		<category><![CDATA[Fonds de refondation de Mayotte post-Chido]]></category>
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		<category><![CDATA[Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[Police]]></category>
		<category><![CDATA[reconstruction]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L'école Boboka, le poste avancé de la police municipale de Passamaïnty et l'école Cavani Briqueterie : trois équipements publics de Mamoudzou bénéficieront de travaux de rénovation et de sécurisation financés en partie par l’État dans le cadre du Fonds de refondation de Mayotte post-Chido.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/07/13/reconstruction-post-chido-letat-debloque-pres-de-281-000-euros-pour-trois-chantiers-a-mamoudzou/">Reconstruction post-Chido : l&rsquo;État débloque près de 281.000 euros pour trois chantiers à Mamoudzou</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">La reconstruction des équipements publics endommagés par le cyclone Chido se poursuit à Mamoudzou. Trois arrêtés préfectoraux publiés au recueil des actes administratifs, ce jeudi 9 juillet, attribuent près de 281.000 euros de subventions de l&rsquo;État à la commune pour financer des opérations de rénovation et de sécurisation de deux écoles ainsi que du poste avancé de la police municipale de Passamaïnty.</p>
<p style="text-align: justify;">Ces aides s&rsquo;inscrivent dans le cadre du Fonds de refondation de Mayotte post-Chido (FRMC), créé pour accompagner les collectivités dans la remise en état de leurs équipements publics après le passage du cyclone le 14 décembre 2024. Les trois projets retenus bénéficient d&rsquo;un financement de l&rsquo;État couvrant entre 80 % et 83,6 % de leur coût hors taxes.</p>
<p style="text-align: justify;">Les arrêtés précisent que ces subventions sont attribuées sous réserve de la réalisation effective des opérations et dans la limite des dépenses réellement engagées par la commune. Les aides de l&rsquo;État ne peuvent ainsi excéder le montant des travaux effectivement réalisés.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>L&rsquo;école Boboka bénéficiera d&rsquo;une première enveloppe</strong></h2>
<figure id="attachment_23435" aria-describedby="caption-attachment-23435" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-23435" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/Fresque-ecole-chaises-300x200.jpeg" alt="" width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/Fresque-ecole-chaises-300x200.jpeg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/Fresque-ecole-chaises-768x512.jpeg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/Fresque-ecole-chaises-150x100.jpeg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/Fresque-ecole-chaises-696x464.jpeg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/Fresque-ecole-chaises.jpeg 800w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-23435" class="wp-caption-text">L&rsquo;école Boboka de Kawéni en janvier 2025, après le passage du cyclone Chido. (Illustration, Victor Diwisch / JDM).</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Premier projet concerné, l&rsquo;école élémentaire Boboka se voit attribuer une subvention de 110.849.42 euros destinée à des travaux de « rénovation et sécurisation post-Chido ». L&rsquo;État prendra en charge 83,6 % du coût réel de l&rsquo;opération, dans la limite de ce montant, le solde restant à la charge de la commune et de ses autres partenaires financiers.</p>
<p style="text-align: justify;">Le coût total prévisionnel de l&rsquo;opération s&rsquo;élève à 132.595 euros hors taxes. Le plan de financement prévoit une participation de l&rsquo;État de 110.849.42 euros (83,6 %) et un complément de 21.745.58 euros, principalement couvert par le Fonds de compensation pour la TVA (FCTVA), soit 16,4 % du coût de l&rsquo;opération.</p>
<p style="text-align: justify;">Cet établissement fait partie des écoles ayant nécessité des travaux de remise en état après le cyclone, alors que de nombreuses infrastructures scolaires de Mayotte avaient été fragilisées ou endommagées.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Un poste de police municipale à rénover à Passamaïnty</strong></h2>
<figure id="attachment_16112" aria-describedby="caption-attachment-16112" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-16112" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Police-Municipale-Passamainty-poste-inaugurationIMG_4661-jpg-300x225.webp" alt="" width="300" height="225" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Police-Municipale-Passamainty-poste-inaugurationIMG_4661-jpg-300x225.webp 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Police-Municipale-Passamainty-poste-inaugurationIMG_4661-jpg-1024x768.webp 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Police-Municipale-Passamainty-poste-inaugurationIMG_4661-jpg-768x576.webp 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Police-Municipale-Passamainty-poste-inaugurationIMG_4661-jpg-1536x1152.webp 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Police-Municipale-Passamainty-poste-inaugurationIMG_4661-jpg-150x113.webp 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Police-Municipale-Passamainty-poste-inaugurationIMG_4661-jpg-696x522.webp 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Police-Municipale-Passamainty-poste-inaugurationIMG_4661-jpg-1068x801.webp 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Police-Municipale-Passamainty-poste-inaugurationIMG_4661-jpg-1920x1440.webp 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Police-Municipale-Passamainty-poste-inaugurationIMG_4661-jpg-1320x990.webp 1320w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Police-Municipale-Passamainty-poste-inaugurationIMG_4661-jpg.webp 2048w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-16112" class="wp-caption-text">Le poste avancée de la police municipale de Passamaïnty en 2023, lors de son inauguration. (Illustration).</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Le deuxième arrêté concerne la réfection du bâtiment de la police municipale situé au poste avancé de Passamaïnty.</p>
<p style="text-align: justify;">Au titre du Fonds de refondation, la commune obtient une subvention de 113.356.72 euros, correspondant à 80 % du coût de l&rsquo;opération. Les travaux visent à remettre en état ce bâtiment communal afin de permettre la poursuite des missions de proximité assurées par la police municipale dans le village.</p>
<p style="text-align: justify;">Le coût total prévisionnel de cette opération est estimé à 141.695.90 euros hors taxes. La participation de l&rsquo;État est complétée par 23.238.12 euros au titre du Fonds de compensation pour la TVA et par 5.101.06 euros à la charge de la commune, représentant 3,6 % du coût total.</p>
<p style="text-align: justify;">Cette opération relève du Fonds d&rsquo;amorçage, destiné à financer rapidement des interventions sur des équipements publics stratégiques.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Une deuxième école concernée à Cavani</strong></h2>
<p style="text-align: justify;">Enfin, un troisième arrêté attribue 56.935.04 euros à la commune pour la rénovation, la sécurisation et la mise aux normes de l&rsquo;école élémentaire Cavani Briqueterie.</p>
<p style="text-align: justify;">Le coût total prévisionnel des travaux s&rsquo;élève à 68.107.37 euros hors taxes. L&rsquo;État finance 56.935.04 euros, soit 83,6 % de l&rsquo;opération, tandis que le solde, 11.172.33 euros (16,4 %), est assuré par le Fonds de compensation pour la TVA et les autres financements mobilisés par la collectivité.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Un an pour engager les opérations</strong></h2>
<figure id="attachment_50221" aria-describedby="caption-attachment-50221" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-50221" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/IMG_1078-300x200.jpg" alt="" width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/IMG_1078-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/IMG_1078-1024x683.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/IMG_1078-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/IMG_1078-1536x1024.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/IMG_1078-2048x1365.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/IMG_1078-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/IMG_1078-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/IMG_1078-1068x712.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/IMG_1078-1920x1280.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/IMG_1078-1320x880.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-50221" class="wp-caption-text">Les arrêtés prévoient un versement échelonné des subventions, au rythme de l&rsquo;avancement des travaux, le solde n&rsquo;étant versé qu&rsquo;après production des justificatifs attestant de leur réalisation. (Illustration).</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Ces conventions encadrent le versement des aides. Une avance pouvant atteindre 30 % de la subvention pourra être versée dès le démarrage des travaux sur présentation d&rsquo;un justificatif. Des acomptes seront ensuite possibles au fur et à mesure de l&rsquo;avancement du chantier, dans la limite de 80 % de la subvention, le solde étant versé après l&rsquo;achèvement des travaux et la production des justificatifs techniques et financiers.</p>
<p style="text-align: justify;">Les communes disposent par ailleurs d&rsquo;un délai d&rsquo;un an pour engager les opérations et de quatre ans pour les mener à leur terme, sous peine de voir la subvention devenir caduque.</p>
<p>V.D</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/07/13/reconstruction-post-chido-letat-debloque-pres-de-281-000-euros-pour-trois-chantiers-a-mamoudzou/">Reconstruction post-Chido : l&rsquo;État débloque près de 281.000 euros pour trois chantiers à Mamoudzou</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
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		<title>« Au-delà d&#8217;une compétition, c&#8217;est un projet de territoire » : le CROS défend la participation de Mayotte aux Jeux des Îles</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/07/09/au-dela-dune-competition-cest-un-projet-de-territoire-le-cros-defend-la-participation-de-mayotte-aux-jeux-des-iles/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Victor Diwisch]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 09 Jul 2026 02:30:56 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Economie]]></category>
		<category><![CDATA[Océan Indien]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Sport]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[athlètes]]></category>
		<category><![CDATA[Comores]]></category>
		<category><![CDATA[CROS]]></category>
		<category><![CDATA[jeunesse]]></category>
		<category><![CDATA[Jeux des îles]]></category>
		<category><![CDATA[Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[Moroni]]></category>
		<category><![CDATA[reconstruction]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lejournaldemayotte.yt/?p=55214</guid>

					<description><![CDATA[<p>Six mois après l'ouverture des concertations sur une éventuelle participation de Mayotte aux Jeux des Îles organisés aux Comores, le mouvement sportif sort du silence. Face aux réticences politiques et symboliques, le CROS défend un projet qui dépasse la seule compétition et revendique le sport comme un levier de reconstruction, de cohésion et d'avenir pour le territoire.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/07/09/au-dela-dune-competition-cest-un-projet-de-territoire-le-cros-defend-la-participation-de-mayotte-aux-jeux-des-iles/">« Au-delà d&rsquo;une compétition, c&rsquo;est un projet de territoire » : le CROS défend la participation de Mayotte aux Jeux des Îles</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><em>« Le mouvement sportif mahorais souhaite participer aux Jeux des Îles de l&rsquo;océan Indien 2027 »,</em> affirme le Comité régional olympique et sportif (CROS) de Mayotte dans un communiqué publié ce mercredi 8 juillet.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>« Face aux nombreuses prises de position exprimées ces dernières semaines, le président du CROS, Mohamed Boinariziki, a réuni les disciplines concernées lors du comité de pilotage des Jeux afin de réaffirmer officiellement la position du mouvement sportif mahorais ».</em></p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Une étape de progression, d&rsquo;expérience et de dépassement de soi pour toute une génération</strong></h2>
<figure id="attachment_55236" aria-describedby="caption-attachment-55236" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-55236" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/Mohamed-Boinariziki-CROS-Mayotte-300x225.jpg" alt="" width="300" height="225" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/Mohamed-Boinariziki-CROS-Mayotte-300x225.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/Mohamed-Boinariziki-CROS-Mayotte-768x576.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/Mohamed-Boinariziki-CROS-Mayotte-150x113.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/Mohamed-Boinariziki-CROS-Mayotte-696x522.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/Mohamed-Boinariziki-CROS-Mayotte-265x198.jpg 265w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/Mohamed-Boinariziki-CROS-Mayotte-500x375.jpg 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/Mohamed-Boinariziki-CROS-Mayotte-800x600.jpg 800w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/Mohamed-Boinariziki-CROS-Mayotte.jpg 1000w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-55236" class="wp-caption-text">Le président du CROS, Mohamed Boinariziki, le 26 avril 2025. (DR, CROS Mayotte).</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">En janvier dernier, le Département-Région <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/01/13/participation-de-mayotte-aux-prochains-jeux-des-iles-de-locean-indien-lassemblee-de-mayotte-lance-une-phase-de-concertation/">avait lancé une concertation sur la participation</a>, ou non, des athlètes mahorais aux prochains Jeux des Îles, prévus aux Comores en 2027. Les opposants redoutent une humiliation de Mayotte et de la France, en raison de l&rsquo;impossibilité d&rsquo;arborer le drapeau français et de faire jouer la Marseillaise. Les partisans d&rsquo;une participation mettent en avant l&rsquo;intérêt sportif de cette compétition, mais aussi l&rsquo;importance de maintenir Mayotte dans la dynamique régionale de la Commission de l&rsquo;océan Indien.</p>
<p style="text-align: justify;">Les pistes d&rsquo;une délégation sous bannière <em>« France de l&rsquo;océan Indien »</em> ou d&rsquo;une co-organisation avec les Comores n&rsquo;ont pas davantage fait consensus.</p>
<p style="text-align: justify;">À ce jour, le Département-Région n&rsquo;a toujours pas communiqué de position officielle sur la participation des sportifs mahorais aux Jeux des Îles 2027, malgré une concertation lancée en janvier dont les premiers échanges avaient laissé apparaître un avis globalement favorable, sous conditions.</p>
<p style="text-align: justify;">Six mois après le lancement de cette concertation, le CROS affirme que la volonté de participer est largement partagée par les acteurs du sport mahorais. <em>« Cette volonté est portée par les ligues, les clubs, les éducateurs, les dirigeants et les athlètes, notamment les plus grands sportifs mahorais qui connaissent l&rsquo;importance de cette compétition dans un parcours vers le haut niveau. Elle représente une étape de progression, d&rsquo;expérience et de dépassement de soi pour toute une génération ».</em></p>
<blockquote><p><em> « Quel projet aussi structurant proposons-nous aujourd&rsquo;hui à nos enfants ? »</em></p></blockquote>
<p style="text-align: justify;">Le comité rappelle que Mayotte construit <em>« un véritable projet sportif »</em> depuis près de vingt ans. Cette dynamique a permis de passer <em>« de trois médailles en 2007 à quarante en 2023 »</em>, illustrant, selon lui, <em>« le travail remarquable des clubs, des éducateurs, des bénévoles, des familles et des institutions »</em>. Au-delà des résultats, le CROS estime que <em>« le sport est devenu un levier d&rsquo;éducation, de santé, d&rsquo;insertion et de cohésion pour notre jeunesse ».</em></p>
<p style="text-align: justify;">Il replace également cette prise de position dans le contexte de la reconstruction de Mayotte après le passage du cyclone Chido, qui a détruit ou gravement endommagé une grande partie des équipements sportifs. <em>« Plus que jamais, notre jeunesse a besoin d&rsquo;objectifs, de repères et de perspectives »</em>, affirme le comité, avant de poser cette question :<em> « Quel projet aussi structurant proposons-nous aujourd&rsquo;hui à nos enfants ? ».</em></p>
<p style="text-align: justify;">Le mouvement sportif estime qu&rsquo;<em>« à ce jour, aucune alternative n&rsquo;offre le même niveau de développement sportif, de coopération régionale et de mobilisation de notre territoire ». </em></p>
<figure id="attachment_55238" aria-describedby="caption-attachment-55238" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-55238" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/Jeunes-Jeux-des-Iles-Academie-Mayotte-300x300.jpg" alt="" width="300" height="300" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/Jeunes-Jeux-des-Iles-Academie-Mayotte-300x300.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/Jeunes-Jeux-des-Iles-Academie-Mayotte-1024x1024.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/Jeunes-Jeux-des-Iles-Academie-Mayotte-150x150.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/Jeunes-Jeux-des-Iles-Academie-Mayotte-768x768.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/Jeunes-Jeux-des-Iles-Academie-Mayotte-696x696.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/Jeunes-Jeux-des-Iles-Academie-Mayotte-1068x1068.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/Jeunes-Jeux-des-Iles-Academie-Mayotte-500x500.jpg 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/Jeunes-Jeux-des-Iles-Academie-Mayotte-800x800.jpg 800w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/Jeunes-Jeux-des-Iles-Academie-Mayotte-1280x1280.jpg 1280w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/Jeunes-Jeux-des-Iles-Academie-Mayotte-1320x1320.jpg 1320w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/Jeunes-Jeux-des-Iles-Academie-Mayotte.jpg 1440w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-55238" class="wp-caption-text">Les 120 jeunes athlètes de Mayotte qui ont participé aux compétitions des Jeux des Jeunes des Îles de l’océan Indien 2025, avant leur départ pour les Seychelles, en juillet 2025. (DR, Académie de Mayotte).</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Tout en disant entendre les inquiétudes liées à la sécurité des délégations, il assure que<em> « cette exigence est aussi la nôtre ». </em>Le CROS précise que le Conseil international des Jeux, le comité d&rsquo;organisation, les services de l&rsquo;État à Mayotte, l&rsquo;ambassade de France aux Comores et le CROS travaillent conjointement <em>« afin de réunir toutes les conditions nécessaires au bon déroulement de cette participation »</em>.</p>
<p style="text-align: justify;">Il indique également poursuivre, depuis décembre 2025, un travail avec les autorités concernées pour préparer cette échéance, tout en reconnaissant que <em>« le calendrier nous rappelle aujourd&rsquo;hui une réalité : nous accusons déjà un retard dans plusieurs étapes de préparation ».</em></p>
<p style="text-align: justify;">Au-delà de la compétition de 2027, le mouvement sportif appelle à une préparation plus ambitieuse des athlètes. <em>« Les regroupements réguliers, le suivi des sportifs, la détection des talents et la montée en compétence des encadrants doivent désormais s&rsquo;inscrire dans une véritable stratégie de performance à long terme, bien au-delà des seules échéances compétitives »</em>, estime-t-il.</p>
<p style="text-align: justify;">Cette vision s&rsquo;inscrit dans la perspective de l&rsquo;organisation des Jeux des Îles à Mayotte en 2035. Selon le CROS, ce rendez-vous constitue <em>« une vraie opportunité pour accélérer le développement du sport, renforcer nos infrastructures, professionnaliser davantage notre organisation et faire rayonner notre territoire dans l&rsquo;océan Indien ».</em></p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Une participation « dans le respect de la charte en vigueur »</strong></h2>
<p style="text-align: justify;">Enfin, le comité réaffirme que, si les Jeux se tiennent aux Comores en 2027, <em>« le mouvement sportif mahorais y participera avec responsabilité, dans le respect de la Charte actuellement en vigueur »</em>.</p>
<p style="text-align: justify;">Il assure qu&rsquo;en 2035, Mayotte accueillera à son tour <em>« l&rsquo;ensemble des délégations des îles membres, y compris les Comores, avec le même esprit d&rsquo;ouverture »</em>, rappelant que<em> « le sport possède cette force unique : il rassemble, il crée des liens et il ouvre des chemins là où d&rsquo;autres voient des frontières ».</em></p>
<p style="text-align: justify;">En conclusion, le CROS voit dans cette participation bien plus qu&rsquo;un simple rendez-vous sportif. <em>« Au-delà d&rsquo;une compétition, il s&rsquo;agit d&rsquo;un projet de territoire, d&rsquo;une ambition pour notre jeunesse et d&rsquo;un héritage que nous avons la responsabilité de transmettre. Ensemble, préparons nos sportifs, reconstruisons notre territoire et faisons des Jeux des Îles un formidable accélérateur de développement pour Mayotte ».</em></p>
<p>Victor Diwisch</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/07/09/au-dela-dune-competition-cest-un-projet-de-territoire-le-cros-defend-la-participation-de-mayotte-aux-jeux-des-iles/">« Au-delà d&rsquo;une compétition, c&rsquo;est un projet de territoire » : le CROS défend la participation de Mayotte aux Jeux des Îles</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
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		<item>
		<title>À La Réunion, plus de 120 jeunes et acteurs réunis pour penser la reconstruction de Mayotte</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/07/01/a-la-reunion-plus-de-120-jeunes-et-acteurs-reunis-pour-penser-la-reconstruction-de-mayotte/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Shanyce MATHIAS ALI]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 01 Jul 2026 01:30:29 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Education]]></category>
		<category><![CDATA[Emploi]]></category>
		<category><![CDATA[Formation]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[accompagnement]]></category>
		<category><![CDATA[Délégation de Mayotte à La Réunion]]></category>
		<category><![CDATA[Etudes supérieurs]]></category>
		<category><![CDATA[Institut du Design Climatique de l’Océan]]></category>
		<category><![CDATA[La Réunion]]></category>
		<category><![CDATA[Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[Mobilité]]></category>
		<category><![CDATA[reconstruction]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lejournaldemayotte.yt/?p=54666</guid>

					<description><![CDATA[<p>Le week-end dernier à Cambaie, un quartier de Saint-Paul à La Réunion, étudiants mahorais en mobilité, institutions, universités et acteurs économiques se sont réunis à l’occasion de la deuxième Journée Interculturelle Estudiantine, placée sous le thème : " Ensemble, bâtir Mayotte de demain - Etudiants d'aujourd'hui, talents de demain". L'événement a été organisé pour rapprocher les formations des besoins de compétences à Mayotte.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/07/01/a-la-reunion-plus-de-120-jeunes-et-acteurs-reunis-pour-penser-la-reconstruction-de-mayotte/">À La Réunion, plus de 120 jeunes et acteurs réunis pour penser la reconstruction de Mayotte</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Organisée par la Délégation de Mayotte à La Réunion (DMR) et l’Institut du Design Climatique de l’océan Indien, également engagé depuis le cyclone Chido sur des actions d’accompagnement et de formation. La deuxième Journée interculturelles estudiantine a rassemblé étudiants mahorais en mobilité, institutions, universités, entreprises et acteurs de l’accompagnement autour d’un même objectif : rapprocher les parcours de formation des réalités du territoire en pleine construction.</p>
<p style="text-align: justify;">Très vite, la question des besoins futurs de l&rsquo;île s&rsquo;est imposée dans les échanges. Bâtiment, eau, énergie, santé, éducation, numérique, environnement ou encore économie bleue sont revenus dans les échanges, avec toujours la même question de fond : quelles compétences il faudra vraiment pour répondre aux besoins de Mayotte dans les prochaines années.</p>
<h2 class="PDq2pG_selectionAnchorContainer" style="text-align: center;" data-section-id="qihci3" data-start="976" data-end="1035"><strong>Relier formation et réalités du terrain</strong></h2>
<p style="text-align: justify;">Sur place, plusieurs acteurs étaient mobilisés : les universités de Mayotte et de La Réunion, le CROUS Réunion-Mayotte, le GIP CARIF-OREF, ainsi que des représentants économiques et associatifs. Une présence large qui a permis d’aborder, dans la même journée, des questions très différentes mais toutes liées à la condition de vie étudiante : le logement, le coût de la vie, les démarches, les parcours ou encore les opportunités d’emploi.</p>
<figure id="attachment_54714" aria-describedby="caption-attachment-54714" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-54714" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_8731-2-300x199.jpg" alt="" width="300" height="199" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_8731-2-300x199.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_8731-2-1024x681.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_8731-2-768x511.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_8731-2-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_8731-2-696x463.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_8731-2-1068x710.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_8731-2-500x332.jpg 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_8731-2-800x532.jpg 800w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_8731-2.jpg 1179w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-54714" class="wp-caption-text">Les jeunes ont pu avoir des réponses par rapport à diverses difficultés de la vie étudiante. (CR : DMR)</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Une autre idée est revenue avec insistance : les étudiants ne doivent pas seulement être bénéficiaires de la reconstruction de Mayotte, ils doivent aussi en être les acteurs.</p>
<p style="text-align: justify;">« <em>Reconstruire l&rsquo;île ne consiste pas uniquement à rebâtir des infrastructures. Il faut aussi préparer les compétences qui permettront de faire fonctionner durablement les écoles, les services publics, les équipements de santé, les réseaux d’eau, ou encore les transports</em> », explique Marie Josée Karake, chargée marketing territorial à la DMR.</p>
<p style="text-align: justify;">Les jeunes de Mayotte sont ainsi invités à prendre part aux réflexions, aux décisions et aux opportunités liées à cette nouvelle étape du territoire. « <em>Figurez-vous que lorsque le président de l&rsquo;université a demandé : levez la main ceux qui ne souhaitent pas rentrer et reconstruire Mayotte. Aucun n&rsquo;a levé la main, tous veulent rentrer !</em> ».</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Mobilité et accompagnement des étudiants</strong></h2>
<p style="text-align: justify;">Sur le terrain, la DMR joue le rôle de relais entre les jeunes en mobilité, les institutions, les établissements de formation et les opportunités professionnelles, en complément des organismes spécialisés.  «<em> On est à la fois un lieu d’accueil, un facilitateur de parcours et un trait d’union entre Mayotte et La Réunion. On les aide à mieux comprendre leur nouvel environnement</em> », confie Marie José Karake.</p>
<figure id="attachment_54713" aria-describedby="caption-attachment-54713" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-54713" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_8729-2-300x200.jpg" alt="" width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_8729-2-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_8729-2-1024x683.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_8729-2-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_8729-2-1536x1024.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_8729-2-2048x1365.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_8729-2-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_8729-2-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_8729-2-1068x712.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_8729-2-1920x1280.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_8729-2-500x333.jpg 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_8729-2-800x533.jpg 800w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_8729-2-1280x853.jpg 1280w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_8729-2-1320x880.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-54713" class="wp-caption-text">À l’issue de la journée, quatre jeunes ont présenté une restitution collective à quatre voix, partageant ce qu’ils ont compris, entendu et ressenti au cours des échanges. (CR : DMR)</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Elle rappelle les difficultés rencontrées par les étudiants en mobilité. En effet, au-delà des études, beaucoup font face à des réalités quotidiennes lourdes parmi lesquelles l&rsquo;isolement et l&rsquo;éloignement familial.</p>
<p style="text-align: justify;">Selon elle, ces difficultés s’accumulent souvent et peuvent fragiliser des parcours pourtant prometteurs si elles ne sont pas prises en compte à temps. « <em>Il y a un véritable besoin d’accompagnement humain, de repères et de réseau. Et ils doivent aussi être rassurés, mais également responsabilisés </em>».</p>
<p class="PDq2pG_selectionAnchorContainer" style="text-align: justify;" data-start="1797" data-end="2197">Dans ce contexte, un besoin d’information est également nécessaire, car beaucoup d&rsquo;entre eux ne savent pas toujours vers qui se tourner, ni comment organiser leur installation. L’enjeu est donc de les aider à gagner progressivement en autonomie, sans réduire la mobilité à la seule obtention.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="1797" data-end="2197">Dans cette logique, la mobilité doit être comprise comme une circulation des compétences. Les jeunes partent se former, acquièrent des connaissances et des expériences ailleurs, puis peuvent les réinvestir à Mayotte. « <em>La mobilité ne doit pas être perçue comme une rupture avec Mayotte ni comme une fuite des talents</em> », insiste-t-elle.</p>
<h2 style="text-align: center;" data-start="1797" data-end="2197"><strong>Une coopération pour la formation et le territoire</strong></h2>
<p style="text-align: justify;">L&rsquo;événement s&rsquo;est conclu par la signature d&rsquo;un document de travail entre la Délégation de Mayotte à La Réunion et l’Université de Mayotte.</p>
<figure id="attachment_50979" aria-describedby="caption-attachment-50979" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-50979" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/2T8A9628-300x200.jpg" alt="" width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/2T8A9628-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/2T8A9628-1024x683.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/2T8A9628-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/2T8A9628-1536x1024.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/2T8A9628-2048x1365.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/2T8A9628-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/2T8A9628-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/2T8A9628-1068x712.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/2T8A9628-1920x1280.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/2T8A9628-1320x880.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-50979" class="wp-caption-text">Un document a été signé entre l&rsquo;Université de Mayotte et celle de La Réunion. Léo Vignal / JDM.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Il s’agit d’une convention-cadre stratégique visant à renforcer le suivi des étudiants en mobilité, via le tutorat et le mentorat, à rapprocher les formations des besoins du territoire et à faciliter l’insertion professionnelle ainsi que le retour des compétences sur l&rsquo;île.</p>
<p style="text-align: justify;">« <em>Renforcer les liens entre les deux territoires permettra de mieux préparer les mobilités, d’éviter les ruptures de parcours et de faciliter l’accès aux stages, à l’alternance, à l’emploi et aux expériences professionnelles</em> », partage la chargée marketing de la DMR.<span class="Apple-converted-space"> </span></p>
<p class="PDq2pG_selectionAnchorContainer" style="text-align: justify;" data-start="6164" data-end="6442">Au-delà des échanges, la journée a mis en lumière une réalité plus large : la reconstruction de Mayotte ne dépend pas seulement des infrastructures, mais aussi de la capacité à accompagner la génération future.</p>
<p data-start="6164" data-end="6442">Shanyce MATHIAS ALI.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/07/01/a-la-reunion-plus-de-120-jeunes-et-acteurs-reunis-pour-penser-la-reconstruction-de-mayotte/">À La Réunion, plus de 120 jeunes et acteurs réunis pour penser la reconstruction de Mayotte</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Trois communes mahoraises sur cinq ignorent toujours les recommandations de la CRC</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/06/26/trois-communes-mahoraises-sur-cinq-ignorent-toujours-les-recommandations-de-la-crc/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mathilde HANGARD]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 26 Jun 2026 02:30:51 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Economie]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[Chambre régionale des Comptes]]></category>
		<category><![CDATA[Chido]]></category>
		<category><![CDATA[Issilamou Hamada]]></category>
		<category><![CDATA[Kani Keli]]></category>
		<category><![CDATA[Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[recommandations]]></category>
		<category><![CDATA[reconstruction]]></category>
		<category><![CDATA[Tsingoni]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lejournaldemayotte.yt/?p=54271</guid>

					<description><![CDATA[<p>La Chambre régionale des comptes déplore le faible suivi de ses recommandations par les collectivités mahoraises. Plus d'un tiers des mesures préconisées n'ont pas été mises en œuvre.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/06/26/trois-communes-mahoraises-sur-cinq-ignorent-toujours-les-recommandations-de-la-crc/">Trois communes mahoraises sur cinq ignorent toujours les recommandations de la CRC</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Les rapports s&rsquo;accumulent, les recommandations aussi. Mais leur mise en œuvre reste un angle mort de l&rsquo;action publique locale. Dans une synthèse rendue publique le 19 juin dernier, la Chambre régionale des comptes (CRC) de Mayotte dresse un constat préoccupant : les collectivités contrôlées peinent encore à donner suite aux observations formulées par la juridiction financière. Plus inquiétant encore, plusieurs communes n&rsquo;ont même pas respecté leur obligation légale de rendre compte des mesures engagées.</p>
<p style="text-align: justify;">Le document, qui porte sur les suites données en 2025 à des rapports d&rsquo;observations définitives présentés en 2024, met en lumière une difficulté persistante : transformer les constats des magistrats financiers en réformes concrètes de la gestion publique locale.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Tsingoni, Kani-Kéli et Chirongui aux abonnés absents</strong></h2>
<figure id="attachment_35101" aria-describedby="caption-attachment-35101" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/08/jj.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-35101" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/08/jj-300x200.jpg" alt="Mayotte, Kani-Kéli, mairie, CRC, rapport, déficit," width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/08/jj-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/08/jj-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/08/jj.jpg 540w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-35101" class="wp-caption-text">La commune de Kani-Kéli fait partie des trois communes n&rsquo;ayant pas répondu aux sollicitations relancées de la CRC.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Le mécanisme est pourtant bien établi. Lorsqu&rsquo;une collectivité fait l&rsquo;objet d&rsquo;un contrôle de gestion, la Chambre régionale des comptes formule des recommandations destinées à corriger des dysfonctionnements ou à améliorer les pratiques administratives. Un an plus tard, l&rsquo;exécutif local doit présenter devant son assemblée délibérante un rapport détaillant les actions entreprises et transmettre ce document à la juridiction.</p>
<p style="text-align: justify;">En théorie, cette étape constitue la dernière pièce du dispositif de contrôle. En pratique, elle reste largement incomplète à Mayotte. La CRC indique que cinq collectivités étaient concernées par cette obligation en 2025. Seules deux ont transmis un rapport conforme.</p>
<p><em>« Les communes de Tsingoni, Kani-Kéli et Chirongui n&rsquo;ont pas transmis de rapport malgré les courriers de rappel adressés par la chambre »</em>, souligne le rapport.</p>
<p style="text-align: justify;">L&rsquo;absence de réponse ne relève pas d&rsquo;un simple oubli administratif. Pour la juridiction financière, elle empêche toute évaluation sérieuse des suites réellement données aux recommandations formulées lors des contrôles. À ce titre, <em>« le suivi de plus de deux tiers des recommandations émises en 2024 échappe ainsi à la chambre »</em>, regrette l&rsquo;institution.</p>
<p style="text-align: justify;">Le constat est d&rsquo;autant plus notable que certaines de ces collectivités avaient fait l&rsquo;objet d&rsquo;observations portant sur des domaines essentiels de la gestion locale, comme les finances, l&rsquo;organisation interne, la commande publique ou encore l&rsquo;application de compétences dans le domaine scolaire.</p>
<p style="text-align: justify;">Si la Chambre reconnaît que le cyclone Chido, qui a frappé Mayotte le 14 décembre 2024, a fortement perturbé le fonctionnement des administrations pendant plusieurs mois, elle précise néanmoins que cet événement ne saurait expliquer à lui seul la faiblesse du taux de réponse observé cette année. Selon elle, cette situation s&rsquo;inscrit dans une tendance plus ancienne.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Des recommandations souvent ignorées</strong></h2>
<figure id="attachment_54292" aria-describedby="caption-attachment-54292" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/Capture-decran-2026-06-24-a-13.50.28.png"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-54292" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/Capture-decran-2026-06-24-a-13.50.28-300x196.png" alt="Mayotte, communes, CRC, rapport, communes, " width="300" height="196" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/Capture-decran-2026-06-24-a-13.50.28-300x196.png 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/Capture-decran-2026-06-24-a-13.50.28-1024x669.png 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/Capture-decran-2026-06-24-a-13.50.28-768x502.png 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/Capture-decran-2026-06-24-a-13.50.28-1536x1003.png 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/Capture-decran-2026-06-24-a-13.50.28-150x98.png 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/Capture-decran-2026-06-24-a-13.50.28-696x455.png 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/Capture-decran-2026-06-24-a-13.50.28-1068x697.png 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/Capture-decran-2026-06-24-a-13.50.28-741x486.png 741w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/Capture-decran-2026-06-24-a-13.50.28-500x327.png 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/Capture-decran-2026-06-24-a-13.50.28-800x522.png 800w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/Capture-decran-2026-06-24-a-13.50.28-1280x836.png 1280w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/Capture-decran-2026-06-24-a-13.50.28-1320x862.png 1320w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/Capture-decran-2026-06-24-a-13.50.28.png 1810w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-54292" class="wp-caption-text">Tableau récapitulatif des procédures engagées par les communes concernées. Source / CRC.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Pour les collectivités qui ont effectivement répondu, le bilan reste contrasté. La CRC a analysé 39 recommandations. C&rsquo;est nettement moins que lors de la campagne précédente, où 70 recommandations avaient été examinées. Elles concernaient principalement quatre domaines : la comptabilité, les achats publics, les relations avec les tiers et la gouvernance des collectivités.</p>
<p style="text-align: justify;">Près de sept recommandations sur dix relevaient de la <em>« régularité »</em>, c&rsquo;est-à-dire du respect des règles juridiques et administratives. Les autres visaient davantage l&rsquo;amélioration des performances et de la qualité de gestion.</p>
<p style="text-align: justify;">Au terme de son analyse, la juridiction constate que <em>« 36 % de ses recommandations n&rsquo;ont pas été mises en œuvre par les collectivités qui ont transmis un rapport de suivi ». </em>Le chiffre peut sembler moins sévère que celui relevé en 2024, où la moitié des recommandations étaient restées sans suite concrète. Mais il reste élevé pour une institution dont les observations sont censées contribuer à l&rsquo;amélioration de l&rsquo;action publique.</p>
<p style="text-align: justify;">Malgré cela, dans son rapport, la Chambre invite à une lecture nuancée de ces résultats. Certaines recommandations nécessitent des démarches longues ou l&rsquo;intervention de partenaires extérieurs. Le délai légal d&rsquo;un an ne permet pas toujours d&rsquo;en mesurer pleinement les effets. Bien qu&rsquo;il n&rsquo;en reste pas moins qu&rsquo;une part importante des mesures préconisées n&rsquo;a donné lieu à aucun résultat tangible.</p>
<p style="text-align: justify;">Les difficultés sont d&rsquo;ailleurs particulièrement visibles dans le domaine de la gouvernance et de l&rsquo;organisation interne, où les recommandations demeurent majoritairement non appliquées. Dans les secteurs des achats publics et de la situation financière, aucune recommandation n&rsquo;a même été considérée comme totalement mise en œuvre.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>La comptabilité, les marchés publics et les écoles : les principales failles </b></h2>
<figure id="attachment_41691" aria-describedby="caption-attachment-41691" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/Un-passant-devant-lecole-T32-de-Combani-scaled.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-41691" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/Un-passant-devant-lecole-T32-de-Combani-300x200.jpg" alt="Mayotte, Combani, école T32," width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/Un-passant-devant-lecole-T32-de-Combani-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/Un-passant-devant-lecole-T32-de-Combani-1024x683.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/Un-passant-devant-lecole-T32-de-Combani-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/Un-passant-devant-lecole-T32-de-Combani-1536x1024.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/Un-passant-devant-lecole-T32-de-Combani-2048x1365.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/Un-passant-devant-lecole-T32-de-Combani-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/Un-passant-devant-lecole-T32-de-Combani-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/Un-passant-devant-lecole-T32-de-Combani-1068x712.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/Un-passant-devant-lecole-T32-de-Combani-1920x1280.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/Un-passant-devant-lecole-T32-de-Combani-1320x880.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-41691" class="wp-caption-text">Les communes, comme Tsingoni, sont invitées à mieux recenser les enfants soumis à l’obligation scolaire et à renforcer le contrôle des inscriptions, certains dispositifs de suivi ne permettant pas toujours de s’assurer que tous les enfants sont effectivement scolarisés. Mathilde Hangard / JDM.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Les recommandations adressées aux collectivités couvrent des sujets très concrets. Dans le domaine comptable, la Chambre demande notamment une meilleure tenue de la comptabilité d&rsquo;engagement, un suivi plus rigoureux des recettes et de la trésorerie, ainsi qu&rsquo;une amélioration du rattachement des charges et des produits.</p>
<p style="text-align: justify;">Pour les marchés publics, les magistrats financiers insistent sur le respect du code de la commande publique et sur la publication des données essentielles relatives aux contrats passés par les collectivités. D&rsquo;autres recommandations concernent la gestion des ressources humaines. Elles portent notamment sur l&rsquo;élaboration de lignes directrices de gestion, l&rsquo;adoption de règlements intérieurs ou encore la tenue d&rsquo;un tableau actualisé des emplois.</p>
<p style="text-align: justify;">Enfin, plusieurs observations s&rsquo;inscrivent dans le cadre du contrôle des compétences scolaires exercées par les communes. La Chambre recommande notamment l&rsquo;établissement de listes exhaustives des enfants soumis à l&rsquo;obligation scolaire et le respect des règles encadrant les inscriptions dans les écoles.</p>
<p style="text-align: justify;">Tout autant de sujets majeurs, qui touchent directement à la qualité du service public rendu à la population de l&rsquo;île, toujours en phase de reconstruction post-cyclone, où de nombreuses écoles ne sont encore pas reconstruites après le passage du cyclone.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>La CRC hausse le ton par des « contrôles flash » </b></h2>
<figure id="attachment_44330" aria-describedby="caption-attachment-44330" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/IMG_3396-scaled.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-44330" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/IMG_3396-300x225.jpg" alt="Mayotte, Pamandzi, mairie, " width="300" height="225" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/IMG_3396-300x225.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/IMG_3396-1024x768.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/IMG_3396-768x576.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/IMG_3396-1536x1152.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/IMG_3396-2048x1536.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/IMG_3396-150x113.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/IMG_3396-696x522.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/IMG_3396-1068x801.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/IMG_3396-1920x1440.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/IMG_3396-265x198.jpg 265w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/IMG_3396-1320x990.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-44330" class="wp-caption-text">À Pamandzi, un contrôle « flash » de la CRC avait révélé une application partielle des recommandations, poussant l’institution à renforcer ses vérifications directes.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Face au manque de réponses de certaines collectivités, la Chambre régionale des comptes entend désormais vérifier elle-même l&rsquo;application de ses recommandations.</p>
<p style="text-align: justify;">En 2025, elle avait ainsi mené un audit flash <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/04/03/pamandzi-des-progres-financiers-mais-des-retards-persistants-dans-les-ecoles-selon-la-cour-des-comptes/">auprès de la commune de Pamandzi</a>, qui n&rsquo;avait pas présenté le rapport de suivi pourtant prévu par les textes après un précédent contrôle portant notamment sur la compétence scolaire et la situation financière. L&rsquo;objectif était de mesurer directement l&rsquo;état d&rsquo;avancement des mesures recommandées par la juridiction. Le bilan s&rsquo;était révélé contrasté puisque deux recommandations avaient été entièrement mises en œuvre, six seulement partiellement et deux n&rsquo;avaient fait l&rsquo;objet d&rsquo;aucun début d&rsquo;application.</p>
<p style="text-align: justify;">Ce contrôle a conduit la CRC à formuler sept nouvelles recommandations dans les domaines de la comptabilité, des ressources humaines et des relations avec les tiers.</p>
<p style="text-align: justify;">Ainsi, pour Tsingoni, Kani-Kéli et Chirongui, sans toutefois annoncer des sanctions à l&rsquo;encontre de ces communes qui n&rsquo;ont pas répondu à ses sollicitations, la Chambre prévient qu&rsquo;elle pourrait recourir plus fréquemment à ce type de contrôle. Dans sa conclusion, elle indique notamment qu&rsquo;elle <em>« envisage à nouveau de diligenter des contrôles flash auprès des communes n&rsquo;ayant pas transmis de rapport au sujet de la mise en œuvre des recommandations afin d&rsquo;assurer pleinement sa mission de suivi ». </em></p>
<p style="text-align: justify;">Concrètement, si les collectivités ne rendent pas compte elles-mêmes des suites données aux observations de la juridiction, la Chambre pourrait aller les vérifier directement sur le terrain à travers de nouveaux audits.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Quelques avancées à M&rsquo;Tsangamouji et à Mamoudzou<span class="Apple-converted-space"> </span></b></h2>
<p class="PDq2pG_selectionAnchorContainer" style="text-align: justify;" data-start="52" data-end="153">Le rapport relève néanmoins quelques progrès dans deux communes ayant transmis un suivi à la CRC. Comme à M&rsquo;Tsangamouji, où la commune a mis en place un plan pluriannuel d&rsquo;investissement et adopté un règlement intérieur encadrant le fonctionnement des services municipaux. Mais également, à Mamoudzou, où la CRC note la mise en place d&rsquo;un outil de suivi de la trésorerie.</p>
<p class="PDq2pG_selectionAnchorContainer" style="text-align: justify;" data-start="52" data-end="153">La commune a également revu les modalités de versement et de contrôle des subventions accordées aux associations dans le cadre du dispositif <em>« parents relais ».</em> Elle a par ailleurs engagé des actions pour améliorer le respect des règles de la commande publique.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="665" data-end="937" data-is-last-node="" data-is-only-node="">Des avancées ponctuelles qui ne suffisent malgré tout pas à effacer le constat général dressé par la Chambre. Celle-ci rappelle que <em>« la part de recommandations non mises en œuvre et l&rsquo;absence de transmission d&rsquo;un rapport de suivi par une majorité de communes interrogent ». </em>Une déclaration qui souligne l&rsquo;écart persistant entre les observations formulées lors des contrôles et leur traduction concrète dans la gestion quotidienne des collectivités sur le 101ème département français.</p>
<p data-start="665" data-end="937" data-is-last-node="" data-is-only-node="">Mathilde Hangard</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/06/26/trois-communes-mahoraises-sur-cinq-ignorent-toujours-les-recommandations-de-la-crc/">Trois communes mahoraises sur cinq ignorent toujours les recommandations de la CRC</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Inégalités dans les Outre-mer : la compensation ne suffit plus sans développement économique</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/06/12/inegalites-dans-les-outre-mer-la-compensation-ne-suffit-plus-sans-developpement-economique/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Victor Diwisch]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 12 Jun 2026 02:15:54 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Economie]]></category>
		<category><![CDATA[Education]]></category>
		<category><![CDATA[Environnement]]></category>
		<category><![CDATA[Océan Indien]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
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		<category><![CDATA[Ministre des outre-mer]]></category>
		<category><![CDATA[Naïma Moutchou]]></category>
		<category><![CDATA[OUtre-mer]]></category>
		<category><![CDATA[reconstruction]]></category>
		<category><![CDATA[Sénat]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lejournaldemayotte.yt/?p=53214</guid>

					<description><![CDATA[<p>Au Sénat, la ministre des Outre-mer a plaidé pour un renforcement du développement économique dans les territoires ultramarins, en complément des mécanismes de solidarité publique. Une orientation qui, à Mayotte, se heurte à un taux de pauvreté élevé, un fort chômage et une économie locale fragile, dans un contexte post-Chido encore tendu.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/06/12/inegalites-dans-les-outre-mer-la-compensation-ne-suffit-plus-sans-developpement-economique/">Inégalités dans les Outre-mer : la compensation ne suffit plus sans développement économique</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Alors que la commission d&rsquo;enquête sénatoriale sur les inégalités systémiques dans les Outre-mer doit rendre ses conclusions le 30 juin prochain, l&rsquo;audition de la ministre des Outre-mer, Naïma Moutchou, est venue clore plusieurs mois de travaux consacrés aux écarts persistants entre les territoires ultramarins et l&rsquo;Hexagone en matière d&#8217;emploi, de revenus, de santé, d&rsquo;éducation ou encore de logement.</p>
<figure id="attachment_53311" aria-describedby="caption-attachment-53311" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-53311" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/Senat-Moutchou-300x167.png" alt="" width="300" height="167" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/Senat-Moutchou-300x167.png 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/Senat-Moutchou-1024x570.png 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/Senat-Moutchou-768x427.png 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/Senat-Moutchou-150x83.png 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/Senat-Moutchou-696x387.png 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/Senat-Moutchou-1068x594.png 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/Senat-Moutchou-500x278.png 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/Senat-Moutchou-800x445.png 800w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/Senat-Moutchou-1280x712.png 1280w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/Senat-Moutchou-1320x735.png 1320w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/Senat-Moutchou.png 1522w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-53311" class="wp-caption-text">La commission d’enquête sénatoriale sur les inégalités systémiques dans les Outre-mer doit rendre ses conclusions le 30 juin prochain. (Capture d&rsquo;écran).</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Pour la présidente de la commission, la sénatrice Viviane Malet, l&rsquo;objectif est de comprendre <em>« les raisons, la persistance voire l&rsquo;aggravation des inégalités »</em> et d&rsquo;identifier les causes profondes de ces fractures. Des situations qui, selon elle, <em>« ne seraient pas tolérées dans l&rsquo;Hexagone »</em> mais restent le quotidien de nombreux ultramarins.</p>
<p style="text-align: justify;">Face aux sénateurs, Naïma Moutchou a rappelé que les Outre-mer ne constituaient pas un ensemble homogène, tout en soulignant la persistance d’inégalités structurelles liées à un ensemble de facteurs : éloignement, insularité, contraintes économiques, vulnérabilité climatique ou encore héritages historiques.</p>
<p style="text-align: justify;">Dans ce contexte, la vie chère reste une préoccupation majeure. Les niveaux de prix y sont supérieurs à ceux de l’Hexagone, avec des écarts compris entre 9 et 16 % selon les territoires, et pouvant dépasser 30 % pour les produits alimentaires. Ces inégalités se retrouvent également dans l’accès aux services essentiels, qu’il s’agisse de la santé, du logement, de la mobilité, du numérique ou encore de l’éducation.</p>
<p style="text-align: justify;">Parmi les situations les plus marquées figure Mayotte, où le taux de pauvreté atteint 77 % de la population et où le chômage avoisine les 40 %.<em> « Ces chiffres parlent d’eux-mêmes »,</em> a reconnu la ministre.</p>
<p style="text-align: justify;">Ces constats ont ensuite servi de toile de fond aux échanges avec les sénateurs mahorais, Thani Mohamed Soilihi et Saïd Omar Oili, qui ont interrogé la ministre sur plusieurs sujets directement liés à la situation de l&rsquo;île, du logement social aux contrats aidés, en passant par la gestion des déchets post-Chido, la reconstruction des écoles ou encore les retraites.</p>
<p style="text-align: justify;">Pour Naïma Moutchou, la réponse aux inégalités ne peut toutefois pas reposer uniquement sur les mécanismes de solidarité ou de compensation de l&rsquo;État. <em>« Il manque l&rsquo;autre jambe : le développement économique »</em>, a-t-elle insisté.<em> « On peut passer notre temps à venir compenser mais il faut donner la capacité aux territoires de répondre eux-mêmes aux besoins de leur population ».</em></p>
<p style="text-align: justify;">La ministre a ainsi défendu une future feuille de route économique pour les Outre-mer, l&rsquo;opération <em>« Choose Outre-mer »</em> destinée à attirer investisseurs et porteurs de projets, ainsi qu&rsquo;une loi d&rsquo;orientation et de programmation pour inscrire l&rsquo;action publique dans le temps long.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Les inquiétudes sur le logement et les contrats aidés</strong></h2>
<figure id="attachment_53312" aria-describedby="caption-attachment-53312" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-53312" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/Thani--300x170.png" alt="" width="300" height="170" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/Thani--300x170.png 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/Thani--768x435.png 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/Thani--150x85.png 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/Thani--696x394.png 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/Thani--500x283.png 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/Thani-.png 781w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-53312" class="wp-caption-text">Le sénateur de Mayotte, Thani Mohamed Soilihi, a alerté sur le risque d’alourdir la situation des Outre-mer, notamment en cas de remise en cause de la LBU et des contrats aidés. (Capture d&rsquo;écran).</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Le sénateur Thani Mohamed Soilihi a alerté la ministre sur deux dispositifs jugés essentiels à Mayotte et plus largement dans les Outre-mer : la Ligne budgétaire unique (LBU), principal outil de financement du logement social dans les territoires ultramarins et dont un gel est redouté, ainsi que les Parcours emploi compétences (PEC), ces contrats aidés largement utilisés dans les collectivités, les écoles et les associations, mais dont la baisse des crédits alloués suscite des inquiétudes.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>« Pour nous, ce sont des dispositifs existentiels »</em>, a martelé le sénateur. <em>« En attendant le grand soir</em>,<em> n&rsquo;alourdissez pas la situation ».</em></p>
<p style="text-align: justify;">Concernant la LBU, Naïma Moutchou a fait savoir que l&rsquo;État restait mobilisé. Elle a évoqué plus de 600 millions d&rsquo;euros engagés dans les DROM, la construction de 25.000 logements sur les trois prochaines années ainsi que le maintien des dispositifs de défiscalisation.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>« Nous actionnons tous les leviers possibles pour répondre à la demande de logements dans les territoires »,</em> a-t-elle souligné, rappelant que Mayotte représente à elle seule environ un tiers des crédits de la LBU engagés et bénéficie d&rsquo;efforts spécifiques dans le cadre de la reconstruction post-Chido.</p>
<p style="text-align: justify;">Sur les contrats aidés, la ministre a reconnu qu&rsquo;ils ne constituaient pas une solution durable à l&#8217;emploi, tout en mettant en garde contre une suppression brutale. <em>« On ne peut pas débrancher comme ça »</em>, a-t-elle estimé, soulignant les conséquences immédiates que cela pourrait avoir sur l&#8217;emploi local ou encore sur le fonctionnement des établissements scolaires.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Ne pas laisser le sujet des déchêts « dériver »</strong></h2>
<figure id="attachment_53310" aria-describedby="caption-attachment-53310" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-53310" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/Said-Omar-Oili--300x161.png" alt="" width="300" height="161" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/Said-Omar-Oili--300x161.png 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/Said-Omar-Oili--768x412.png 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/Said-Omar-Oili--150x80.png 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/Said-Omar-Oili--696x373.png 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/Said-Omar-Oili--500x268.png 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/Said-Omar-Oili--800x429.png 800w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/Said-Omar-Oili-.png 832w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-53310" class="wp-caption-text">Gestion des déchets, reconstruction, attractivité : Saïd Omar Oili a insisté sur la nécessité de poser des bases solides pour permettre le développement économique souhaité. (Capture d&rsquo;écran).</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Après Thani Mohamed Soilihi, le sénateur Saïd Omar Oili a à son tour interpellé la ministre, en se concentrant sur la situation particulièrement préoccupante dans laquelle se trouvel le territoire, et a interrogé la ministre pour savoir comment <em>« débloquer »</em> <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2025/12/15/naima-moutchou-a-mayotte-pour-voir-de-ses-propres-yeux-les-points-de-blocage-a-la-reconstruction/">les « <em>points de blocage »</em> qu’elle était venue observer</a> lors de sa visite le 14 décembre 2025.</p>
<p style="text-align: justify;">Le sénateur a notamment alerté sur la gestion des déchets post-cyclone. Plus d&rsquo;un an après Chido, il a rappelé que des milliers de tonnes de déchets restent encore à traiter sur l&rsquo;île, tout en soulignant l&rsquo;accumulation de déchets plastiques liée aux importations massives d&rsquo;eau en bouteille pendant la crise de l&rsquo;eau. <em>« Ce sont 23 millions de bouteilles en plastique qui sont arrivées sur l&rsquo;île en 2024, et 29 millions en 2025, soit 53 millions de bouteilles en deux ans ce qui équivaut à 165 bouteilles par habitant en deux ans ». </em></p>
<p><em>« Comment faire venir des investisseurs ou des touristes à Mayotte lorsqu&rsquo;ils découvrent ces montagnes de déchets ? »</em>, a-t-il interrogé. Il a aussi estimé que la lutte contre la pauvreté n&rsquo;était <em>« pas un acte de charité mais un acte de justice ».</em></p>
<p style="text-align: justify;">Naïma Moutchou a affirmé partager les constats dressés sur Mayotte et sur la question des déchets, elle a admis l&rsquo;existence de nombreux blocages logistiques et organisationnels, aggravés par le cyclone Chido. Elle a annoncé la poursuite des opérations de traitement et rappelé la mobilisation financière de l&rsquo;État à travers les fonds d&rsquo;urgence et de reconstruction.</p>
<figure id="attachment_26323" aria-describedby="caption-attachment-26323" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-26323" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/Dechets-2-300x200.jpg" alt="Manuel Valls, déchets, Chido, visite officielle, SIDEVAM, Chanoor Cassam" width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/Dechets-2-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/Dechets-2-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/Dechets-2-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/Dechets-2-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/Dechets-2.jpg 800w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-26323" class="wp-caption-text">Le terre-plein de M&rsquo;tsapéré en avril 2025.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;"><em>« Toutes les opérations se poursuivent en ce moment, avec en priorité le terre-plein de M&rsquo;tsapéré. Selon le bilan d&rsquo;avril, 100 % des pneus ont été traités, 100 % du bois, 91 % des déchets métalliques et 40 % des déchets électriques et électroniques »,</em> a détaillé Naïma Moutchou. <em>« La clé de la réussite c&rsquo;est aussi la mobilisation du SIDEVAM et dans la capacité des acteurs à se mobiliser régulièrement. On doit entretenir une dynamique pour ne pas laisser le sujet dériver. Il y a aussi un refus de tri de la part des éco-organismes, il faut leur rappeler leurs responsabilités ».</em></p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Construction des écoles : la « peur » d&rsquo;une « nouvelle vague migratoire comorienne »</strong></h2>
<p style="text-align: justify;">Sur la question de l&rsquo;éducation, Naïma Moutchou a indiqué avoir demandé au ministre de l&rsquo;Éducation nationale de se rendre à Mayotte afin de rencontrer les élus et les acteurs du terrain. La ministre a également évoqué l&rsquo;idée d&rsquo;un <em>« Forum de l&rsquo;école »</em> pour mieux identifier les attentes locales et les freins à la reconstruction du système éducatif.</p>
<figure id="attachment_49325" aria-describedby="caption-attachment-49325" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-49325" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/WhatsApp-Image-2026-04-02-at-15.55.12-1-300x225.jpeg" alt="Pamandzi, école, mairie, Mayotte" width="300" height="225" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/WhatsApp-Image-2026-04-02-at-15.55.12-1-300x225.jpeg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/WhatsApp-Image-2026-04-02-at-15.55.12-1-1024x768.jpeg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/WhatsApp-Image-2026-04-02-at-15.55.12-1-768x576.jpeg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/WhatsApp-Image-2026-04-02-at-15.55.12-1-150x113.jpeg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/WhatsApp-Image-2026-04-02-at-15.55.12-1-696x522.jpeg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/WhatsApp-Image-2026-04-02-at-15.55.12-1-1068x801.jpeg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/WhatsApp-Image-2026-04-02-at-15.55.12-1-265x198.jpeg 265w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/WhatsApp-Image-2026-04-02-at-15.55.12-1.jpeg 1280w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-49325" class="wp-caption-text">Un an et demi après le passage du cyclone Chido, certaines infrastructures publiques, dont l’école élémentaire Pamandzi 1 en Petite-Terre, demeurent dégradées, comme figées depuis la catastrophe. Mathilde Hangard / JDM.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Elle a rappelé la création d&rsquo;un établissement public et la signature de conventions destinées à accompagner les communes dans la reconstruction des établissements scolaires. À ce jour, six communes ont adhéré au dispositif.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>« Certains élus n&rsquo;ont pas envie de construire des écoles car ils craignent un effet attractif auprès du public comorien. Ils ont peur qu&rsquo;en construisant davantage d&rsquo;écoles, cela entraîne une nouvelle vague migratoire comorienne »</em>, a expliqué la ministre, qui a affirmé agir sur les<em> « flux migratoires » </em>pour rassurer les élus et la population.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>« Il faut des classes pour tous les enfants à Mayotte et il faut sortir des rotations, même si elles permettent aujourd&rsquo;hui d&rsquo;avoir un enseignement de qualité. La situation n&rsquo;est pas idéale, mais les heures sont préservées », </em>a tout de même assuré Naïma Moutchou.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>« Tous les constats que vous avez faits, je les partage. Je sais ce qui ne va pas. La question est : comment, ensemble, avec les élus, les collectivités et les parlementaires, nous arrivons à accélérer la reconstruction et la refondation que nous devons aux Mahorais ? », </em>interroge Saïd Omar Oili</p>
<p style="text-align: justify;">Il a également interpellé la ministre sur la question des retraites à Mayotte. Le sénateur a souligné ce qu&rsquo;il considère comme une anomalie : malgré une caisse de retraite excédentaire, les pensions versées aux Mahorais demeurent parmi les plus faibles de la République.</p>
<p style="text-align: justify;">En réponse, Naïma Moutchou a indiqué que ce dossier s&rsquo;inscrivait dans le cadre des convergences sociales actuellement en cours. <em>« C&rsquo;est un sujet. Il fait partie des dispositifs de convergence sociale en cours. Le travail de convergence sur les retraites est engagé avec le ministre du Travail »</em>, a-t-elle assuré, annonçant également l&rsquo;organisation prochaine d&rsquo;une réunion consacrée à ce dossier.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>« Quelques mois utiles avant l&rsquo;éléction présidentielle »</strong></h2>
<figure id="attachment_43446" aria-describedby="caption-attachment-43446" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-43446" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/naima-moutchou-1-300x200.jpg" alt="" width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/naima-moutchou-1-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/naima-moutchou-1-1024x683.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/naima-moutchou-1-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/naima-moutchou-1-1536x1024.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/naima-moutchou-1-2048x1365.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/naima-moutchou-1-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/naima-moutchou-1-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/naima-moutchou-1-1068x712.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/naima-moutchou-1-1920x1280.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/naima-moutchou-1-1320x880.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-43446" class="wp-caption-text">La ministre des Outre-mer Naima Moutchou lors de sa visite à Mayotte en décembre dernier.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Si cette audition a permis d&rsquo;apporter quelques éléments de réponse sur les difficultés rencontrées à Mayotte et la reconstruction en cours, elle a surtout mis en lumière l&rsquo;ampleur du défi que représente la réduction des inégalités dans les Outre-mer.</p>
<p style="text-align: justify;">Pour Naïma Moutchou, la réponse passe autant par le rattrapage des retards accumulés que par le développement économique des territoires afin de leur permettre de créer davantage d&rsquo;activités, d&#8217;emplois et de richesses.</p>
<p style="text-align: justify;">Une ambition qui se heurte toutefois à un calendrier politique de plus en plus contraint.<em> « J&rsquo;ai quelques mois utiles devant moi avant l&rsquo;élection présidentielle »</em>, a reconnu la ministre. <em>« A cela s&rsquo;ajoutent les contraintes budgétaires, donc on a quelques mois devant nous pour faire des choses. Je ne promets pas la grande révolution, mais une succession de petits matins »</em>, a-t-elle déclaré, misant notamment sur une feuille de route économique<em> « très concrète ».</em></p>
<p style="text-align: justify;">Naïma Moutchou a également réaffirmé sa conviction qu&rsquo;une loi d&rsquo;orientation et de programmation pour les Outre-mer serait nécessaire afin d&rsquo;inscrire l&rsquo;action publique dans la durée.<em> « Il faut mettre cela dans l&rsquo;atmosphère pour la suite »</em>, a-t-elle glissé aux sénateurs.</p>
<p style="text-align: justify;">Une perspective qui souligne une réalité bien connue des élus ultramarins. Malgré des diagnostics désormais largement établis et des pistes de solutions régulièrement avancées, il leur faudra sans doute convaincre une nouvelle fois le prochain exécutif de faire des Outre-mer une priorité politique afin de transformer les constats en résultats tangibles.</p>
<p>Victor Diwisch</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/06/12/inegalites-dans-les-outre-mer-la-compensation-ne-suffit-plus-sans-developpement-economique/">Inégalités dans les Outre-mer : la compensation ne suffit plus sans développement économique</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
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		<title>À Mayotte, la crise du logement social dépasse la seule question des crédits publics</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/06/04/a-mayotte-la-crise-du-logement-social-depasse-la-seule-question-des-credits-publics/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mathilde HANGARD]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 04 Jun 2026 02:30:03 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[Social]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[Département-Région]]></category>
		<category><![CDATA[Foncier]]></category>
		<category><![CDATA[Habitat]]></category>
		<category><![CDATA[logement]]></category>
		<category><![CDATA[Logement social]]></category>
		<category><![CDATA[Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[préfecture de Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[reconstruction]]></category>
		<category><![CDATA[Union sociale pour l’habitat]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lejournaldemayotte.yt/?p=52506</guid>

					<description><![CDATA[<p>En déplacement à Mayotte jusqu'au 4 juin, des représentants du logement social ont alerté sur la baisse des crédits dans les Outre-mer. Mais les échanges menés sur le terrain montrent que la production de logements dépend aussi surtout largement de freins fonciers, économiques et institutionnels structurels.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/06/04/a-mayotte-la-crise-du-logement-social-depasse-la-seule-question-des-credits-publics/">À Mayotte, la crise du logement social dépasse la seule question des crédits publics</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">La question du logement à Mayotte est régulièrement abordée sous l’angle des financements publics. La baisse des crédits de la Ligne budgétaire unique (LBU), principal outil de financement du logement social dans les Outre-mer, constitue un sujet récurrent d’inquiétude pour les acteurs du secteur.</p>
<p style="text-align: justify;">Mais la visite menée du 31 mai au 4 juin par les représentants de l’Union sociale pour l’habitat (USH) et de l’AFPOLS (Association pour la Formation Professionnelle continue des Organismes de Logement Social), auprès des principaux acteurs du logement à Mayotte donne à voir une réalité plus complexe. Au fil des rencontres, un constat s’impose : les difficultés de production de logements ne relèvent pas uniquement d’une contrainte budgétaire, mais d’un ensemble de blocages structurels qui s’additionnent.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Une contrainte budgétaire réelle mais non exclusive<span class="Apple-converted-space"> </span></strong></h2>
<p style="text-align: justify;">Le sujet des financements a occupé une place centrale dans les échanges. Pour 2026, les crédits de la LBU à Mayotte sont évoqués autour de 46 millions d’euros, contre 51 millions en 2025. Dans un territoire où la demande de logements sociaux reste très élevée, cette baisse est perçue comme un signal défavorable par les acteurs du secteur. Les besoins sont alimentés par une croissance démographique rapide et une tension persistante sur le parc immobilier existant, aggravé par le passage du cyclone Chido, le 14 décembre 2024.</p>
<p style="text-align: justify;">Dans un précédent <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/05/04/logement-social-dans-les-outre-mer-la-baisse-des-credits-inquiete-fortement-les-acteurs/">article publié</a> le 4 mai 2026, les acteurs du secteur alertaient déjà sur une baisse des autorisations d’engagement des crédits du logement social dans les Outre-mer, estimée à environ 20 % sur deux exercices budgétaires. Cette trajectoire s’inscrit dans un contexte plus large de contrainte sur les finances publiques. Pour autant, aussi important soit-il, ce sujet budgétaire ne représente qu’un des paramètres de la problématique.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Le foncier, premier verrou structurel<span class="Apple-converted-space"> </span></strong></h2>
<figure id="attachment_23501" aria-describedby="caption-attachment-23501" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/Amenagement-Mayotte.jpeg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-23501" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/Amenagement-Mayotte-300x225.jpeg" alt="Foncier, Chido, Mayotte, Assemblée nationale, DUP, expropriation" width="300" height="225" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/Amenagement-Mayotte-300x225.jpeg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/Amenagement-Mayotte-768x576.jpeg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/Amenagement-Mayotte-150x113.jpeg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/Amenagement-Mayotte-696x522.jpeg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/Amenagement-Mayotte.jpeg 800w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-23501" class="wp-caption-text">À Mayotte, la rareté du foncier constructible et l’importance de l’indivision successorale freinent fortement les projets de logements sociaux.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Le premier frein identifié concerne l’accès au foncier. À Mayotte, la disponibilité des terrains constructibles est fortement contrainte par une combinaison de rareté physique, d’insécurité juridique et de structures de propriété très éclatées. Une grande partie du foncier est en situation d’indivision, parfois depuis plusieurs générations, ce qui impose d’obtenir l’accord d’un nombre élevé d’ayants droit pour toute cession ou mise à disposition d’une parcelle. Dans certains cas, les héritiers sont dispersés, mal identifiés, voire en désaccord, ce qui bloque durablement toute opération d’aménagement.</p>
<p style="text-align: justify;">Au-delà de l’indivision successorale, le marché foncier est marqué par le poids de grandes familles détentrices de terres, souvent héritées ou acquises dans des conditions anciennes, parfois sans formalisation cadastrale complète. Ces détenteurs jouent un rôle déterminant dans la disponibilité du foncier urbanisable. Selon les secteurs, ils peuvent adopter des stratégies de rétention foncière, de mise en location informelle ou de revente à des niveaux de prix très élevés, sans toujours référence à des valeurs de marché stabilisées. Cette situation contribue à une forte inflation des prix du foncier dans certaines zones sous pression urbaine, notamment autour des pôles pourvoyeurs d&#8217;emplois et des axes structurants.</p>
<p style="text-align: justify;">À ces dynamiques s’ajoute la faiblesse relative de la sécurisation juridique des titres de propriété. Une partie du foncier reste insuffisamment titrée ou repose sur des situations coutumières ou informelles, ce qui complique les procédures d’acquisition publique. Les opérateurs, notamment les bailleurs sociaux et les aménageurs, se heurtent ainsi à des négociations longues, fragmentées et incertaines, où chaque blocage individuel peut retarder l’ensemble d’une opération.</p>
<p style="text-align: justify;">Dans ce contexte, les tentatives de portage foncier public, notamment via les établissements spécialisés, se heurtent à des logiques de détention patrimoniale très ancrées et à des attentes de valorisation élevées. L’écart entre les prix demandés par certains propriétaires et les capacités financières des acteurs publics contribue à ralentir fortement la production de logements et d’équipements. Le foncier devient ainsi un facteur central de tension, à la fois économique, sociale et institutionnelle, qui structure profondément les limites du développement urbain à Mayotte.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Une économie de la construction sous contrainte forte<span class="Apple-converted-space"> </span></strong></h2>
<figure id="attachment_23741" aria-describedby="caption-attachment-23741" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/Maison-devastee-chido-696x522-1.jpeg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-23741" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/Maison-devastee-chido-696x522-1-300x225.jpeg" alt="" width="300" height="225" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/Maison-devastee-chido-696x522-1-300x225.jpeg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/Maison-devastee-chido-696x522-1-150x113.jpeg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/Maison-devastee-chido-696x522-1.jpeg 696w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-23741" class="wp-caption-text">Le passage du cyclone Chido, le 14 décembre 2024, a aggravé la tension déjà forte sur le parc immobilier de Mayotte. Les dégâts subis par une partie du bâti ont renforcé la pression sur un marché du logement déjà saturé, où la demande sociale reste particulièrement élevée.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Le deuxième niveau de blocage concerne les conditions économiques et logistiques de la construction. Depuis le cyclone Chido, les professionnels du bâtiment constatent une hausse des coûts de plusieurs matériaux de construction, notamment l’acier et le béton. Cette évolution s’ajoute à une tendance structurelle liée à l’insularité du territoire.</p>
<p style="text-align: justify;">Mayotte dépend largement des importations pour son approvisionnement en matériaux de construction. Cette dépendance rend les coûts particulièrement sensibles aux fluctuations des prix internationaux et aux contraintes de transport maritime. Plusieurs acteurs locaux plaident justement pour un recours accru aux filières d’approvisionnement régionales dans le canal du Mozambique et l&rsquo;océan Indien, afin de réduire les délais d&rsquo;approvisionnement, et les coûts logistiques. Mais cette option reste encore à la marge.</p>
<p style="text-align: justify;">À ces difficultés s’ajoutent des contraintes de production : tension sur la main-d’œuvre qualifiée dans le secteur du BTP, manque d’entreprises capables de porter certains types de chantiers, et difficultés récurrentes de sécurisation des sites de construction, qui sont en Hexagone comme dans les territoires ultramarins parfois victimes de vols en raison de la hausse des coûts des matériaux et des outils. En somme, autant d&rsquo;éléments capables de ralentir l’exécution des projets, indépendamment des financements disponibles.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Une gouvernance multipolaire et partiellement fragmentée<span class="Apple-converted-space"> </span></strong></h2>
<figure id="attachment_52516" aria-describedby="caption-attachment-52516" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_6604.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-52516" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_6604-300x225.jpg" alt="Mayotte, Union sociale pour l'habitat, logement social, " width="300" height="225" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_6604-300x225.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_6604-1024x768.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_6604-768x576.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_6604-1536x1152.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_6604-2048x1536.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_6604-150x113.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_6604-696x522.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_6604-1068x801.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_6604-1920x1440.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_6604-265x198.jpg 265w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_6604-500x375.jpg 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_6604-800x600.jpg 800w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_6604-1280x960.jpg 1280w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_6604-1320x990.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-52516" class="wp-caption-text">Lucie Gauthérin, directrice du développement à l’AFPOLS, et Brayen Soorana, directeur Outre-mer de l’Union sociale pour l’habitat, lors de leur déplacement à Mayotte du 1er au 4 juin 2026.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Au-delà des contraintes économiques et foncières, les échanges ont également mis en évidence un troisième niveau de difficulté : celui de la gouvernance des politiques du logement à Mayotte. La production de logements sociaux mobilise une pluralité d’acteurs : l’État, les communes, les intercommunalités, les bailleurs sociaux, les aménageurs et différents opérateurs techniques. Cette organisation, nécessairement complexe, repose sur une coordination régulière entre des niveaux de décision multiples.</p>
<p style="text-align: justify;">Dans ce cadre, les représentants de l’Union sociale pour l’habitat (USH) et de l’AFPOLS ont rencontré l’ensemble des principaux partenaires institutionnels et techniques du territoire au cours de leur déplacement, notamment les services de l’État (DEETS, SGAR, DEALM), plusieurs collectivités locales dont la Communauté d’agglomération du Sud (CCSud) et la commune de Mamoudzou, ainsi que des acteurs économiques et professionnels tels que la Société immobilière de Mayotte (SIM), Action Logement, des architectes et des représentants d’organisations professionnelles comme le MEDEF et la CAPAM. Une institution n’apparaissait toutefois pas dans le programme de cette série de rencontres : le Département-Région de Mayotte.</p>
<p style="text-align: justify;">Interrogé sur ce point, le président de l&rsquo;Assemblé de Mayotte, Ben Issa Ousseni, indique ne pas avoir été informé de cette visite. Il ajoute que le Département n’a pas été associé à la séquence de rencontres et s&rsquo;interroge, de manière plus générale, sur la place parfois jugée moins centrale de l’institution dans les discussions relatives au logement social sur le territoire. Sans en tirer d’interprétation définitive, cet échange met en lumière la manière dont les politiques du logement à Mayotte se construisent à partir d’une architecture institutionnelle éclatée, où la répartition des rôles entre acteurs publics et opérateurs spécialisés ne suit pas toujours un schéma unifié.</p>
<p style="text-align: justify;">Dans ce contexte, la question du logement social à Mayotte ne se réduit ni à un enjeu de financement ni à une question de production. Elle renvoie surtout à la manière dont s’articule, concrètement, une action publique fragmentée entre de multiples institutions, et à sa capacité réelle à produire une stratégie commune pour l’intérêt général.<span class="Apple-converted-space"> </span></p>
<p style="text-align: justify;">Mathilde Hangard</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/06/04/a-mayotte-la-crise-du-logement-social-depasse-la-seule-question-des-credits-publics/">À Mayotte, la crise du logement social dépasse la seule question des crédits publics</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
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		<title>Action Logement Mayotte souhaite relancer l’intérêt autour du prêt à taux zéro après Chido</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/05/19/action-logement-mayotte-souhaite-relancer-linteret-autour-du-pret-a-taux-zero-apres-chido/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Shanyce MATHIAS ALI]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 19 May 2026 02:00:33 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Economie]]></category>
		<category><![CDATA[Habitat]]></category>
		<category><![CDATA[Social]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[Action Logement Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[Aides]]></category>
		<category><![CDATA[logement]]></category>
		<category><![CDATA[Post-Chido]]></category>
		<category><![CDATA[Prêt à taux zéro]]></category>
		<category><![CDATA[reconstruction]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lejournaldemayotte.yt/?p=51562</guid>

					<description><![CDATA[<p>Plus d'un an après le passage du cyclone Chido, Action Logement a signé ce lundi à dans ses locaux à Mamoudzou son 100ème dossier de Prêt à taux zéro destiné aux habitants touchés par les dégâts.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/05/19/action-logement-mayotte-souhaite-relancer-linteret-autour-du-pret-a-taux-zero-apres-chido/">Action Logement Mayotte souhaite relancer l’intérêt autour du prêt à taux zéro après Chido</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">La matinée s’est déroulée autour d’un chiffre que les responsables d’Action Logement veulent mettre en avant. Cent dossiers signés depuis la mise en place du Prêt à taux zéro (PTZ) Chido, un prêt créé après le passage du cyclone pour aider les habitants à réparer ou reconstruire leur logement.</p>
<figure id="attachment_51578" aria-describedby="caption-attachment-51578" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-51578" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_7542-2-300x169.jpg" alt="" width="300" height="169" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_7542-2-300x169.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_7542-2-1024x576.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_7542-2-768x432.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_7542-2-1536x864.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_7542-2-2048x1152.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_7542-2-150x84.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_7542-2-696x392.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_7542-2-1068x601.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_7542-2-1920x1080.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_7542-2-500x281.jpg 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_7542-2-800x450.jpg 800w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_7542-2-1280x720.jpg 1280w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_7542-2-1320x743.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-51578" class="wp-caption-text">La centième bénéficiaire du dispositif, Mossinga Ali, a parlé d’« un jour exceptionnel ».</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Pour l’occasion, plusieurs représentants du groupe ont fait le déplacement sur le territoire, parmi eux Pierre-Yves Thoreau, directeur général adjoint d’Action Logement Services et gérant d’Action Logement Mayotte, ainsi qu&rsquo;Ibrahima Dia, directeur Outre-mer d’Action Logement.</p>
<p style="text-align: justify;">Le dispositif permet d’obtenir jusqu’à 50.000 euros sans intérêts, remboursables sur une vingtaine d&rsquo;années. Ce crédit est destiné uniquement à des projets liés à l’habitat, tels que le financement des travaux réalisés par une entreprise ou encore l&rsquo;achat de matériaux lorsque les réparations sont faites directement par des particuliers. « <em>C’est vraiment du taux zéro</em> », insiste Pierre-Yves Thoreau.</p>
<h2></h2>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Un dispositif encore peu connu</strong></h2>
<p style="text-align: justify;">Depuis sa mise en place, environ 300 dossiers ont été déposés auprès d’Action Logement Mayotte, mais seulement 100 ont abouti jusqu’ici. Certains n’ayant pas été validés en raison de difficultés financières ou de situations de surendettement du coté des demandeurs. « <em>On a un regard très social sur les dossiers, mais il faut quand même qu’on ait en face de nous un client qui ne soit pas en grande difficulté bancaire</em> », explique le gérant d’Action Logement Mayotte.</p>
<figure id="attachment_51580" aria-describedby="caption-attachment-51580" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-51580" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_7565-2-300x223.jpg" alt="" width="300" height="223" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_7565-2-300x223.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_7565-2-1024x761.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_7565-2-768x571.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_7565-2-150x111.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_7565-2-485x360.jpg 485w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_7565-2-696x517.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_7565-2-1068x794.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_7565-2-265x198.jpg 265w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_7565-2-500x372.jpg 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_7565-2-800x594.jpg 800w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_7565-2.jpg 1179w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-51580" class="wp-caption-text">Pierre-Yves Thoreau, directeur général adjoint d’Action Logement Services.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Les responsables de la structure ont aussi saisi l&rsquo;occasion pour répondre aux critiques autour du projet. D&rsquo;après leurs dires, beaucoup de Mahorais pensent encore que l&rsquo;aide ne fonctionne pas ou ignorent son existence. « <em>Il y a un déficit de communication. Les gens ne sont pas au courant que ce prêt existe</em> », indique Ibrahima Dia, directeur Outre-mer d’Action Logement. En attendant, le dispositif doit rester accessible jusqu’au 31 décembre 2027.</p>
<p style="text-align: justify;">Il rappelle également que l’aide à la reconstruction ne s’est pas limitée au PTZ. « <em>On a mis en place une aide d&rsquo;urgence juste après le cyclone et  on a aidé 3.000 familles mahoraises grâce à ces subventions</em> ». Ce prêt sans intérêts est donc la « deuxième phase» du soutien apporté au territoire. « <em>C&rsquo;était notre devoir d&rsquo;accompagner les Mahorais et de mettre en place cette aide</em> », confie Ibrahima Dia.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>La question du foncier toujours au centre</strong></h2>
<p style="text-align: justify;" data-start="261" data-end="452">Contrairement à de nombreux crédits immobiliers classiques, le Prêt à taux zéro peut être accordé même lorsque les habitants ne possèdent pas officiellement le terrain sur lequel ils vivent. Une dérogation importante dans un territoire où les questions foncières bloquent souvent l’accès au financement. Selon la structure, plusieurs dispositifs de vérification permettent malgré tout de confirmer que le logement concerné est bien la résidence principale des demandeurs.</p>
<figure id="attachment_51579" aria-describedby="caption-attachment-51579" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-51579" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_7564-2-300x223.jpg" alt="" width="300" height="223" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_7564-2-300x223.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_7564-2-1024x761.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_7564-2-768x571.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_7564-2-150x112.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_7564-2-485x360.jpg 485w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_7564-2-696x518.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_7564-2-265x198.jpg 265w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_7564-2-500x372.jpg 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_7564-2-800x595.jpg 800w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_7564-2.jpg 1049w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-51579" class="wp-caption-text">Ibrahima Dia, directeur Outre-Mer d&rsquo;Action Logement.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;" data-start="261" data-end="452">En parallèle, Action Logement explique travailler sur plusieurs niveaux en ce qui concerne le foncier à Mayotte. « <em>On travaille avec l&rsquo;Etat, les collectivités mais également avec des Mahorais qui ont du foncier et qui peuvent le mettre à notre disposition</em> », explique le directeur Outre-mer d’Action Logement. Dans ce contexte, cette flexibilité sur le foncier est présentée comme un levier essentiel pour ne pas bloquer les projets de reconstruction sur une île où le manque de logements est criant. D&rsquo;ailleurs pour renforcer ce travail, la signature d’une convention de partenariat autour de la régularisation foncière avec la communauté urbaine s&rsquo;est tenue dans la matinée.</p>
<h2 style="text-align: center;" data-start="261" data-end="452"><strong>Une maison reconstruite après le cyclone</strong></h2>
<p style="text-align: justify;" data-start="261" data-end="452">La journée s&rsquo;est poursuivie avec une visite à M&rsquo;Tsapéré (quartier Bonovo) d’une maison réhabilitée grâce au PTZ Chido, en présence d’une délégation du Fonds de Garantie de l’Accession Sociale.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="261" data-end="452">Sur place, André fait partie de ceux qui ont pu reconstruire leur logement grâce au soutien d’Action Logement après le passage du cyclone. Sa maison, anciennement en bois avec une toiture en tôle, a été largement détruite par la tempête. « <em>Quand le cyclone est passé, il a tout emporté, surtout la toiture</em> », raconte-t-il. La reconstruction, commencée en septembre dernier, s&rsquo;est terminée avec une maison en dur, composée de quatre pièces, deux chambres, un salon, une cuisine et une varangue.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="825" data-end="1038">Le coût total du projet est estimé à environ 150.000 euros par les propriétaires. Pour finaliser les travaux, l&rsquo;habitant indique avoir bénéficié d’un prêt complémentaire d’Action Logement d’environ 33.000 euros, destiné notamment aux finitions comme la peinture, le carrelage ou encore les menuiseries. « <em>Au début, ce n’était pas simple, on a dû s’adapter en cours de route</em> », explique-t-il.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="825" data-end="1038">Aujourd’hui, la famille a pu réintégrer son logement : « <em>On est rentrés dedans, et malgré les difficultés, on a réussi à aller jusqu’au bout</em> », confie-t-il.</p>
<p data-start="825" data-end="1038">Shanyce MATHIAS ALI.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/05/19/action-logement-mayotte-souhaite-relancer-linteret-autour-du-pret-a-taux-zero-apres-chido/">Action Logement Mayotte souhaite relancer l’intérêt autour du prêt à taux zéro après Chido</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
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		<item>
		<title>Au Sénat, le général Facon esquisse moins la reconstruction de Mayotte qu’un diagnostic d’un territoire à reconstruire</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/05/18/au-senat-le-general-facon-esquisse-moins-la-reconstruction-de-mayotte-quun-diagnostic-dun-territoire-a-reconstruire/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mathilde HANGARD]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 18 May 2026 02:30:29 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[audition]]></category>
		<category><![CDATA[Cyclone Chido]]></category>
		<category><![CDATA[délégation sénatoriale aux outre-mer]]></category>
		<category><![CDATA[Général Facon]]></category>
		<category><![CDATA[loi du 11 août 2025 de programmation pour la refondation de Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[reconstruction]]></category>
		<category><![CDATA[Sénat]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lejournaldemayotte.yt/?p=51373</guid>

					<description><![CDATA[<p>Près d’un an et demi après le passage du cyclone Chido, l’audition du général Pascal Facon devant les sénateurs a davantage dressé le portrait d’un territoire structurellement en crise qu’un véritable bilan de la reconstruction. Entre un système de santé saturé, des écoles sous tension, les difficultés d'accéder au foncier, et une pauvreté massive, l’État semble vouloir désormais convaincre qu’il dispose enfin d'une stratégie pour développer et accompagner le département de Mayotte.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/05/18/au-senat-le-general-facon-esquisse-moins-la-reconstruction-de-mayotte-quun-diagnostic-dun-territoire-a-reconstruire/">Au Sénat, le général Facon esquisse moins la reconstruction de Mayotte qu’un diagnostic d’un territoire à reconstruire</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Le cyclone Chido a frappé Mayotte le 14 décembre 2024. Dix-sept mois plus tard, c’est pourtant moins la reconstruction de l&rsquo;île qu’une vaste présentation de ses fragilités structurelles qu’est venu dérouler le général Pascal Facon devant la délégation sénatoriale aux Outre-mer, le 12 mai 2026.</p>
<p style="text-align: justify;">Nommé par Emmanuel Macron à la tête de la mission de préfiguration chargée de la reconstruction et du développement de Mayotte, le général Facon a livré une audition dense, technique et méthodique, très attendue, plus d&rsquo;un an après sa<a href="https://lejournaldemayotte.yt/2025/02/27/le-general-facon-a-la-tete-de-la-reconstruction-de-mayotte-apres-le-cyclone-chido/"> prise de fonction</a><a href="https://lejournaldemayotte.yt/2025/02/27/le-general-facon-a-la-tete-de-la-reconstruction-de-mayotte-apres-le-cyclone-chido/">.</a> Durant plusieurs heures, l’exercice prend parfois la forme d’un état des lieux exhaustif : pénurie d’eau, saturation hospitalière, déficit de médecins, sous-dimensionnement des infrastructures scolaires, désordre foncier, évacuations sanitaires massives, ou encore fragilité du tissu économique&#8230;</p>
<p style="text-align: justify;">Mais au fil de l’audition, un certain déplacement du débat s’opère. La « reconstruction » post-Chido &#8211; pourtant non achevée ne serait-ce qu&rsquo;au regard des bâtiments publics encore très endommagés &#8211; s&rsquo;efface au profit de celle d’un territoire qui doit simultanément réparer les dégâts d&rsquo;un cyclone et combler des décennies de retard accumulé, depuis la départementalisation de 2011.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Un diagnostic structurel plus qu’un bilan post-cyclone<span class="Apple-converted-space"> </span></b></h2>
<figure id="attachment_48813" aria-describedby="caption-attachment-48813" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5913.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-48813 size-medium" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5913-300x225.jpg" alt="Mayotte, lycée Bamana, Chido, reconstruction," width="300" height="225" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5913-300x225.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5913-1024x768.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5913-768x576.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5913-1536x1152.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5913-2048x1536.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5913-150x112.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5913-696x522.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5913-1068x801.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5913-1920x1440.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5913-265x198.jpg 265w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5913-1320x990.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-48813" class="wp-caption-text">Plusieurs salles de cours du lycée Bamana à Mamoudzou, sévèrement endommagées par le cyclone, sont toujours figées dans cet état, en mai 2026. (Mathilde Hangard / JDM).</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Très vite, l’échange prend la forme d’un inventaire des caractéristiques de l&rsquo;île. Le général détaille les chiffres, les capacités, les seuils et les manques, d&rsquo;abord dans la santé, puis dans l&rsquo;éducation, puis sur l&rsquo;accès à l&rsquo;eau, où les contraintes sont toutes aussi lourdes les unes que les autres.</p>
<p style="text-align: justify;">L’intervention prend parfois un ton quasi administratif, voire scientifique, proche d’une mise à niveau destinée à Paris, comme si l’audition devait d’abord rappeler ce qu’est Mayotte avant même d’envisager ce qu’il faut y reconstruire. <i>« Notre objectif est d&rsquo;évaluer avec vous l&rsquo;efficacité de l&rsquo;action publique à Mayotte, alors que l&rsquo;impression générale sur le terrain est celle d’un essoufflement des politiques publiques ou alors d&rsquo;une mise en échec »</i>, avait pourtant rappelé, en préambule, la sénatrice réunionnaise Viviane Malet, en insistant sur le fait que <i>« la départementalisation n&rsquo;a pas été suffisamment anticipée »</i>.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Du long terme face à des urgences immédiates </strong></h2>
<figure id="attachment_51402" aria-describedby="caption-attachment-51402" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/Senatrice-RUN-audition-Facon-12-mai-2026.png"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-51402 size-medium" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/Senatrice-RUN-audition-Facon-12-mai-2026-300x148.png" alt="Mayotte, Sénat, général Facon, outre-mer, commission d'enquête, inégalités systémiques dans les outre-mer, Viviane Malet, sénatrice, " width="300" height="148" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/Senatrice-RUN-audition-Facon-12-mai-2026-300x148.png 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/Senatrice-RUN-audition-Facon-12-mai-2026-1024x504.png 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/Senatrice-RUN-audition-Facon-12-mai-2026-768x378.png 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/Senatrice-RUN-audition-Facon-12-mai-2026-1536x756.png 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/Senatrice-RUN-audition-Facon-12-mai-2026-150x74.png 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/Senatrice-RUN-audition-Facon-12-mai-2026-696x342.png 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/Senatrice-RUN-audition-Facon-12-mai-2026-1068x526.png 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/Senatrice-RUN-audition-Facon-12-mai-2026-1320x650.png 1320w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/Senatrice-RUN-audition-Facon-12-mai-2026.png 1701w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-51402" class="wp-caption-text">La sénatrice réunionnaise Viviane Malet a interrogé le général Facon sur l’efficacité des politiques publiques face aux fragilités persistantes de Mayotte, le 12 mai 2026. (Illustration / Capture d&rsquo;écran lors de l&rsquo;audition).</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">À plusieurs reprises, le général insiste sur la nécessité de <em>« structurer »</em> et <em>« planifier »</em> plutôt que de répondre uniquement dans l’urgence. Il évoque une stratégie quinquennale qu’il qualifie de <em>« boussole »</em>, qui devrait guider l’action publique jusqu’en 2031.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>« Je ne crois pas qu’on soit en échec »</em>, répond-t-il à la sénatrice, en estimant que la trajectoire engagée pour Mayotte, pourrait <em>« changer le quotidien »</em> des habitants. Mais cette projection dans le temps long interroge. Car dans l’intervalle, les infrastructures restent sous tension, et les besoins immédiats persistent. Derrière ce cadrage institutionnel, les chiffres rappellent la profondeur des inégalités. Selon l’Insee, près de 77 % de la population de Mayotte vivrait sous le seuil de pauvreté national.</p>
<figure id="attachment_13903" aria-describedby="caption-attachment-13903" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Pancarte-penurie-deau-jpeg.webp"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-13903 size-medium" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Pancarte-penurie-deau-jpeg-300x234.webp" alt="Mayotte, crise de l'eau, coupures d'eau, SMAE, " width="300" height="234" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Pancarte-penurie-deau-jpeg-300x234.webp 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Pancarte-penurie-deau-jpeg-768x599.webp 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Pancarte-penurie-deau-jpeg-150x117.webp 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Pancarte-penurie-deau-jpeg-696x543.webp 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Pancarte-penurie-deau-jpeg.webp 800w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-13903" class="wp-caption-text">En septembre 2023, une partie de la population participait à une manifestation pour dénoncer la crise de l&rsquo;eau sur l&rsquo;île. Depuis, celle-ci ne s&rsquo;est jamais arrêtée.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">En effet, sur le terrain les problématiques et les contraintes demeurent fortes. La crise de l’eau s&rsquo;est renforcée, les coupures d&rsquo;eau liées à la disponibilité de la ressource se sont multipliées sur l’île, auxquelles se sont ajoutées des interruptions techniques, provoquées par des pannes sur le réseau ou sur l’usine de dessalement existante en Petite-Terre.</p>
<p style="text-align: justify;">Dans la santé, le territoire dépend toujours fortement des évacuations sanitaires. Près de 1.700 évacuations sanitaires par an vers La Réunion ou l’Hexagone, un déficit persistant de professionnels de santé, autant hospitaliers que libéraux, des besoins<em> « indispensables »</em> en sages-femmes estimés autour de 140 pour un territoire enregistrant jusqu’à 10.500 accouchements annuels. Certaines spécialités restent peu ou pas disponibles, et le recours au Centre hospitalier de Mayotte (CHM), pour plus de 320.000 habitants (Insee), comme structure unique de référence hospitalière souligne la tension du système.</p>
<figure id="attachment_40590" aria-describedby="caption-attachment-40590" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_1696-scaled.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-40590 size-medium" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_1696-300x200.jpg" alt="Mayotte, Ongojou, école, enfants, élèves," width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_1696-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_1696-1024x683.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_1696-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_1696-1536x1024.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_1696-2048x1365.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_1696-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_1696-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_1696-1068x712.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_1696-1920x1280.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_1696-1320x880.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-40590" class="wp-caption-text">Ces élèves de l&rsquo;école de Ongojou sont en rotation permanente le matin ou l&rsquo;après-midi, depuis plusieurs années, bien avant le passage du cyclone Chido. (Mathilde Hangard / JDM).</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Dans l’éducation, les difficultés sont majeures : plus de 1.700 salles de classe nécessaires à terme, les rotations de classes se sont installées dans le temps. L’objectif annoncé par le général serait de parvenir à un retour à 24 heures de cours hebdomadaires pour tous les élèves à l’horizon 2031, soit près de vingt ans après les premières alertes sur la saturation du système scolaire.</p>
<p style="text-align: justify;">Un autre point structurant de l’audition concerne le foncier. Le général évoque environ 150.000 parcelles à titrer, qu’il décrit comme un <em>« éléphant dans le couloir ».  </em>L’objectif affiché est de sécuriser juridiquement les terrains afin de faciliter la construction d’infrastructures et le développement économique. Mais ce chantier, à forte dimension administrative et juridique, reste l’un des plus complexes et les plus sensibles du territoire.</p>
<figure id="attachment_49855" aria-describedby="caption-attachment-49855" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/2T8A6287-scaled.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-49855" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/2T8A6287-300x200.jpg" alt="" width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/2T8A6287-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/2T8A6287-1024x683.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/2T8A6287-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/2T8A6287-1536x1024.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/2T8A6287-2048x1365.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/2T8A6287-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/2T8A6287-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/2T8A6287-1068x712.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/2T8A6287-1920x1280.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/2T8A6287-1320x880.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-49855" class="wp-caption-text">En parallèle de la reconstruction de l’île, les opérations de décasage se sont poursuivies, notamment en 2026 avec le dispositif Kingia, visant à lutter contre l’immigration clandestine, l’insécurité et l’habitat insalubre. (Léo Vignal / JDM).</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Aussi, les dispositifs sociaux et sanitaires, dits <em>« d’aller-vers »</em> sont largement mis en avant par l’Agence régionale de santé (ARS) et le Centre hospitalier de Mayotte. Le général évoque alors 45.500 personnes rencontrées en un an, ayant permis 26.500 soins, ainsi que des programmes de renutrition infantile concernant plusieurs centaines d’enfants.</p>
<p style="text-align: justify;">Mais cette politique sanitaire se déploie dans un environnement institutionnel plus complexe, où coexistent également des politiques sécuritaires et migratoires renforcées depuis plusieurs années, notamment les opérations Wuambushu (2023), Place nette (2024) et Kinga (2026). Ces interventions, centrées sur la lutte contre l’habitat informel et l’immigration clandestine, touchent aussi des populations parmi les plus vulnérables. Le général lui-même évoque une société structurée autour de <em>« deux types de population »</em>, soulignant implicitement la fragmentation sociale du territoire.</p>
<p style="text-align: justify;">Tout au long de l&rsquo;audition, d&rsquo;autres projets de grande ampleur sont alors détaillés : une deuxième usine de dessalement à Ironi Bé, une troisième retenue colinaire à Ourovéni, un second site hospitalier, un futur aéroport dans le nord de l&rsquo;île, le développement de la filière du BTP et du tourisme, pour une île au potentiel touristique comme Mayotte, qualifié de <em>« vraie pépite méconnue »</em>, par le général.</p>
<p style="text-align: justify;">Mais ces annonces s’inscrivent dans une accumulation qui peut parfois donner le sentiment d’une redécouverte de problématiques pourtant anciennes. Et cette superposition des chantiers produit un effet paradoxal : plus la liste des projets s’allonge, plus la réponse publique semble parfois se diluer dans une logique d’inventaire, sans toujours hiérarchiser l’urgence immédiate.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Une refondation globale plus qu’une reconstruction<span class="Apple-converted-space"> </span></b></h2>
<p style="text-align: justify;">À mesure que les échanges progressent, une idée domine : Mayotte ne fait pas seulement l’objet d’une reconstruction post-cyclone, mais d’un processus de transformation structurelle beaucoup plus large. L’État s’appuie sur plusieurs instruments : une stratégie quinquennale, un établissement public de reconstruction et de développement, des financements nationaux et européens, et une programmation jusqu’en 2031.</p>
<p style="text-align: justify;">Le général insiste sur la nécessité de <em>« tenir le cap »</em> dans le temps long, estimant que la stratégie engagée doit permettre une transformation durable du territoire. Mais ce temps long contraste avec la réalité vécue sur l’île. Coupures d&rsquo;eau quotidiennes, accès à l&rsquo;eau inégal, difficultés d’accès aux soins, établissements scolaires saturés, habitations dégradées, déchets omniprésents, insécurité&#8230; dessinent un quotidien où l’urgence semble toujours dominante. L’audition du général démontre alors d&rsquo;un État en phase de structuration stratégique, mais encore confronté à la difficulté de traduire cette planification en améliorations rapides et tangibles.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Une fin de mission vers 2027 ?<span class="Apple-converted-space"> </span></b></h2>
<p style="text-align: justify;">Et sur la fin de la mission, le général est clair : <em>« Je ne sais pas. La date de fin de cette mission n’est pas fixée ». </em>Il précise cependant que la stratégie devra être révisée à deux reprises d’ici fin 2026, et n’exclut pas une fin de mission dans son format actuel au début de 2027. Il estime aussi que certains progrès sont déjà perceptibles : <em>« Mayotte a été reconstruite mieux qu’avant le cyclone dans un certain nombre de domaines ». </em></p>
<p style="text-align: justify;" data-start="0" data-end="281">Il reste une impression qui traverse toute l’audition : celle d’une reconstruction post-Chido qui glisse peu à peu vers un vaste chantier de rattrapage historique, dont les effets ne se mesureront qu’à long terme, alors que les urgences, elles, restent bien présentes au quotidien. Et c’est bien là toute la difficulté dite subtilement par le général aux sénateurs : des résultats concrets qui mettront du temps à se voir à Mayotte, dans un quotidien qui, lui, va rester sous tension encore plusieurs années.</p>
<p style="text-align: justify;">Mathilde Hangard</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/05/18/au-senat-le-general-facon-esquisse-moins-la-reconstruction-de-mayotte-quun-diagnostic-dun-territoire-a-reconstruire/">Au Sénat, le général Facon esquisse moins la reconstruction de Mayotte qu’un diagnostic d’un territoire à reconstruire</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>La DEETS de Mayotte réinvestit ses locaux rénovés</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/05/05/la-deets-de-mayotte-reinvestit-ses-locaux-renoves/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Victor Diwisch]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 05 May 2026 02:15:53 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Economie]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[Chido]]></category>
		<category><![CDATA[Deets]]></category>
		<category><![CDATA[Mamoudzou]]></category>
		<category><![CDATA[reconstruction]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lejournaldemayotte.yt/?p=50860</guid>

					<description><![CDATA[<p>À Mamoudzou, la DEETS a officiellement rouvert ses portes après plus d’un an de travaux, consécutifs au passage du cyclone Chido. Un retour chargé de symbole pour les agents et l’État à Mayotte, et déjà tourné vers les défis qui attendent sa nouvelle directrice, Nafissata Mouhoudhoire.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/05/05/la-deets-de-mayotte-reinvestit-ses-locaux-renoves/">La DEETS de Mayotte réinvestit ses locaux rénovés</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Bureaux défenestrés, mobilier à terre complètement détruit, infiltrations d’eau dans la majeure partie des salles : voilà ce qu’il restait des services de la Direction de l’économie, de l’emploi, du travail et des solidarités (DEETS) de Mayotte après le passage du cyclone Chido, le 14 décembre 2024.</p>
<figure id="attachment_50893" aria-describedby="caption-attachment-50893" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-50893" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/DEETS-5-300x209.png" alt="DEETS, inauguration, bâtiment, Chido, Etat, service, préfecture, Mamoudzou, Mayotte" width="300" height="209" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/DEETS-5-300x209.png 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/DEETS-5-150x105.png 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/DEETS-5-100x70.png 100w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/DEETS-5-200x140.png 200w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/DEETS-5.png 470w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-50893" class="wp-caption-text">Le bâtiment de la DEETS à Mamoudzou. (DR Préfecture).</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Un an et quatre mois plus tard, ce lundi 4 mai, l’inauguration des nouveaux locaux (ou plutôt des locaux réparés) a permis de tourner officiellement la page « Chido » pour les 70 personnes qui travaillent au sein de ce service de l’État à Mamoudzou (Ndlr, 30 agents sont également présents à Malamani), ainsi que pour sa nouvelle directrice, Nafissata Mouhoudhoire.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>« Délocalisés jusqu&rsquo;à présent à Kawéni, les agents avaient à cœur de retrouver leur bâtiment emblématique »</em>, souligne Nafissata Mouhoudhoire.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Une histoire récente mais riche, au rythme des évolutions du territoire</strong></h2>
<p style="text-align: justify;">Service déconcentré de l’État, la DEETS est notamment chargée de l’emploi, du travail et de la cohésion sociale. À Mayotte, elle joue un rôle central face aux enjeux de chômage, de précarité et de développement économique du territoire.</p>
<p style="text-align: justify;">Créée le 7 juillet 1987 à Dzaoudzi, sous le nom de Direction territoriale pour l&#8217;emploi (DTE), la DEETS n&rsquo;a rejoint Grande-Terre et Mamoudzou qu&rsquo;à partir du 16 décembre 2006, dans les locaux actuels, situés à quelques encablures de l’Hôtel de Ville, rue Foundi Moinecha Mognedaho. Depuis, le service et ses agents ont traversé plusieurs réformes de l’État et de la départementalisation du territoire, voyant leurs missions s’agrandir dans les années 2010, notamment aux domaines des finances, du travail et de la consommation, puis en 2021, lorsqu’elle a pris le nom de DEETS en intégrant les volets dédiés à la cohésion sociale et aux solidarités.</p>
<figure id="attachment_50892" aria-describedby="caption-attachment-50892" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-50892" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/DEETS-1-300x200.jpg" alt="DEETS, inauguration, bâtiment, Chido, Etat, service, préfecture, Mamoudzou, Mayotte" width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/DEETS-1-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/DEETS-1-1024x683.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/DEETS-1-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/DEETS-1-1536x1024.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/DEETS-1-2048x1365.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/DEETS-1-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/DEETS-1-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/DEETS-1-1068x712.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/DEETS-1-1920x1280.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/DEETS-1-1320x880.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-50892" class="wp-caption-text">De Dzaoudzi en 1987 à Mamoudzou, Sitti Zoubert a effectué toute sa carrière à la DEETS, dont elle a accompagné les évolutions. (Léo Vignal / JDM).</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Une histoire récente mais riche, directement associée à son bâtiment. <em>« Ces bureaux marquent la continuité de la DEETS et permettent la transmission d’une histoire dont nous sommes tous les héritiers »</em>, remarque Sitti Zoubert, animatrice au sein de la DEETS, où elle a fait toute sa carrière depuis la mise en place de l’institution à Dzaoudzi. <em>« Ce bâtiment a été pensé pour accueillir le public dans les meilleures conditions et il est au cœur de nos missions. Le cyclone Chido a durement frappé Mayotte et n’a pas épargné nos locaux. Nos habitudes et nos repères ont été bouleversés, mais la force de nos équipes a permis d&rsquo;assurer la continuité du service public. Aujourd&rsquo;hui, nous ne célébrons pas seulement des murs réparés, mais tous les agents. Car une chose n’a pas changé : notre volonté de servir Mayotte et ses habitants »</em>, insiste-t-elle.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>« Le fait de retrouver ce bâtiment en état fonctionnel a une signification particulière : celle de la continuité »</em>, poursuit le préfet de Mayotte, François-Xavier Bieuville. <em>« Les Mahorais et les Mahoraises doivent avoir confiance en une chose : la force de l’État à Mayotte. J’en suis fier. Cela montre la capacité à faire preuve de résilience ».</em></p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Une première historique pour Nafissata Mouhoudhoire</strong></h2>
<figure id="attachment_50890" aria-describedby="caption-attachment-50890" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-50890" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/DEETS-3-300x200.jpg" alt="DEETS, inauguration, bâtiment, Chido, Etat, service, préfecture, Mamoudzou, Mayotte" width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/DEETS-3-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/DEETS-3-1024x683.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/DEETS-3-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/DEETS-3-1536x1024.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/DEETS-3-2048x1365.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/DEETS-3-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/DEETS-3-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/DEETS-3-1068x712.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/DEETS-3-1920x1280.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/DEETS-3-1320x880.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-50890" class="wp-caption-text">Le bâtiment de la DEETS avait été détruit par le cyclone Chido, mais il est aujourd’hui rénové et de nouveau opérationnel. Les agents, jusqu’ici délocalisés à Kawéni, vont pouvoir y faire leur retour. (Léo Vignal / JDM).</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Mais pour le préfet, au-delà du bâtiment, ce moment était aussi l’occasion de féliciter la nouvelle directrice, Nafissata Mouhoudhoire, première femme mahoraise à la tête d’un service déconcentré de l’État. Une <em>« fierté »</em>, là encore, pour François-Xavier Bieuville. <em>« Nafissata incarne elle aussi un symbole, celui des femmes mahoraises, et c’est pour moi le signe de la renaissance de ce territoire après Chido, et de son avenir ».</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>« Pendant mon séjour à Mayotte, je m’efforçais de faire en sorte que la société mahoraise entre de plus en plus dans le champ du droit et de la loi, que Mayotte se normalise </em>(ndlr : au sens législatif)<em> sans cesse pour être pleinement un département français. Et, au fond, le faire avec une représentante native permet d’aller plus loin, de briser les plafonds de verre. », </em>ajoute François-Xavier Bieuville, <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/04/23/francois-xavier-bieuville-passe-la-main-a-frederic-poisot-a-la-tete-de-la-prefecture-de-mayotte/">à quelques jours de son départ</a>.</p>
<figure id="attachment_50889" aria-describedby="caption-attachment-50889" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-50889" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/DEETS-4-300x200.jpg" alt="DEETS, inauguration, bâtiment, Chido, Etat, service, préfecture, Mamoudzou, Mayotte" width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/DEETS-4-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/DEETS-4-1024x683.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/DEETS-4-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/DEETS-4-1536x1024.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/DEETS-4-2048x1365.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/DEETS-4-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/DEETS-4-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/DEETS-4-1068x712.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/DEETS-4-1920x1280.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/DEETS-4-1320x880.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-50889" class="wp-caption-text">Nafissata Mouhoudhoire (à droite), nouvelle directrice de la DEETS, lors de l&rsquo;inauguration du bâtiment rénové. (Léo Vignal / JDM).</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;"><em>« Être à la tête de la DEETS, c&rsquo;est une fierté, un signal fort, mais c’est aussi une nomination qui m’engage »</em>, reconnaît Nafissata Mouhoudhoire. <em>« Beaucoup de chantiers sont devant nous, dont celui de la convergence sociale, et notamment l&rsquo;accompagnement des entreprises. Il faut aussi continuer nos efforts sur le dialogue social pour permettre de régler les conflits. Il y a des enjeux de développement économique à travers les filières d’avenir comme le BTP et le tourisme »</em>, poursuit la directrice. <em>« La DEETS est l’un des rares services à se situer à la croisée de toutes les politiques publiques. Il faut que les millions d’euros qui arrivent sur le territoire après Chido servent réellement Mayotte et la création d’emplois ».</em></p>
<p>Victor Diwisch</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/05/05/la-deets-de-mayotte-reinvestit-ses-locaux-renoves/">La DEETS de Mayotte réinvestit ses locaux rénovés</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
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