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	<title>Archives des reconstruction - Le Journal De Mayotte</title>
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	<description>L&#039;information à Mayotte</description>
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	<title>Archives des reconstruction - Le Journal De Mayotte</title>
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	<item>
		<title>À Mayotte, la crise du logement social dépasse la seule question des crédits publics</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/06/04/a-mayotte-la-crise-du-logement-social-depasse-la-seule-question-des-credits-publics/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mathilde HANGARD]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 04 Jun 2026 02:30:03 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[Social]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
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		<category><![CDATA[Département-Région]]></category>
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		<category><![CDATA[reconstruction]]></category>
		<category><![CDATA[Union sociale pour l’habitat]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>En déplacement à Mayotte jusqu'au 4 juin, des représentants du logement social ont alerté sur la baisse des crédits dans les Outre-mer. Mais les échanges menés sur le terrain montrent que la production de logements dépend aussi surtout largement de freins fonciers, économiques et institutionnels structurels.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/06/04/a-mayotte-la-crise-du-logement-social-depasse-la-seule-question-des-credits-publics/">À Mayotte, la crise du logement social dépasse la seule question des crédits publics</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">La question du logement à Mayotte est régulièrement abordée sous l’angle des financements publics. La baisse des crédits de la Ligne budgétaire unique (LBU), principal outil de financement du logement social dans les Outre-mer, constitue un sujet récurrent d’inquiétude pour les acteurs du secteur.</p>
<p style="text-align: justify;">Mais la visite menée du 31 mai au 4 juin par les représentants de l’Union sociale pour l’habitat (USH) et de l’AFPOLS (Association pour la Formation Professionnelle continue des Organismes de Logement Social), auprès des principaux acteurs du logement à Mayotte donne à voir une réalité plus complexe. Au fil des rencontres, un constat s’impose : les difficultés de production de logements ne relèvent pas uniquement d’une contrainte budgétaire, mais d’un ensemble de blocages structurels qui s’additionnent.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Une contrainte budgétaire réelle mais non exclusive<span class="Apple-converted-space"> </span></strong></h2>
<p style="text-align: justify;">Le sujet des financements a occupé une place centrale dans les échanges. Pour 2026, les crédits de la LBU à Mayotte sont évoqués autour de 46 millions d’euros, contre 51 millions en 2025. Dans un territoire où la demande de logements sociaux reste très élevée, cette baisse est perçue comme un signal défavorable par les acteurs du secteur. Les besoins sont alimentés par une croissance démographique rapide et une tension persistante sur le parc immobilier existant, aggravé par le passage du cyclone Chido, le 14 décembre 2024.</p>
<p style="text-align: justify;">Dans un précédent <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/05/04/logement-social-dans-les-outre-mer-la-baisse-des-credits-inquiete-fortement-les-acteurs/">article publié</a> le 4 mai 2026, les acteurs du secteur alertaient déjà sur une baisse des autorisations d’engagement des crédits du logement social dans les Outre-mer, estimée à environ 20 % sur deux exercices budgétaires. Cette trajectoire s’inscrit dans un contexte plus large de contrainte sur les finances publiques. Pour autant, aussi important soit-il, ce sujet budgétaire ne représente qu’un des paramètres de la problématique.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Le foncier, premier verrou structurel<span class="Apple-converted-space"> </span></strong></h2>
<figure id="attachment_23501" aria-describedby="caption-attachment-23501" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/Amenagement-Mayotte.jpeg"><img fetchpriority="high" decoding="async" class="size-medium wp-image-23501" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/Amenagement-Mayotte-300x225.jpeg" alt="Foncier, Chido, Mayotte, Assemblée nationale, DUP, expropriation" width="300" height="225" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/Amenagement-Mayotte-300x225.jpeg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/Amenagement-Mayotte-768x576.jpeg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/Amenagement-Mayotte-150x113.jpeg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/Amenagement-Mayotte-696x522.jpeg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/Amenagement-Mayotte.jpeg 800w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-23501" class="wp-caption-text">À Mayotte, la rareté du foncier constructible et l’importance de l’indivision successorale freinent fortement les projets de logements sociaux.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Le premier frein identifié concerne l’accès au foncier. À Mayotte, la disponibilité des terrains constructibles est fortement contrainte par une combinaison de rareté physique, d’insécurité juridique et de structures de propriété très éclatées. Une grande partie du foncier est en situation d’indivision, parfois depuis plusieurs générations, ce qui impose d’obtenir l’accord d’un nombre élevé d’ayants droit pour toute cession ou mise à disposition d’une parcelle. Dans certains cas, les héritiers sont dispersés, mal identifiés, voire en désaccord, ce qui bloque durablement toute opération d’aménagement.</p>
<p style="text-align: justify;">Au-delà de l’indivision successorale, le marché foncier est marqué par le poids de grandes familles détentrices de terres, souvent héritées ou acquises dans des conditions anciennes, parfois sans formalisation cadastrale complète. Ces détenteurs jouent un rôle déterminant dans la disponibilité du foncier urbanisable. Selon les secteurs, ils peuvent adopter des stratégies de rétention foncière, de mise en location informelle ou de revente à des niveaux de prix très élevés, sans toujours référence à des valeurs de marché stabilisées. Cette situation contribue à une forte inflation des prix du foncier dans certaines zones sous pression urbaine, notamment autour des pôles pourvoyeurs d&#8217;emplois et des axes structurants.</p>
<p style="text-align: justify;">À ces dynamiques s’ajoute la faiblesse relative de la sécurisation juridique des titres de propriété. Une partie du foncier reste insuffisamment titrée ou repose sur des situations coutumières ou informelles, ce qui complique les procédures d’acquisition publique. Les opérateurs, notamment les bailleurs sociaux et les aménageurs, se heurtent ainsi à des négociations longues, fragmentées et incertaines, où chaque blocage individuel peut retarder l’ensemble d’une opération.</p>
<p style="text-align: justify;">Dans ce contexte, les tentatives de portage foncier public, notamment via les établissements spécialisés, se heurtent à des logiques de détention patrimoniale très ancrées et à des attentes de valorisation élevées. L’écart entre les prix demandés par certains propriétaires et les capacités financières des acteurs publics contribue à ralentir fortement la production de logements et d’équipements. Le foncier devient ainsi un facteur central de tension, à la fois économique, sociale et institutionnelle, qui structure profondément les limites du développement urbain à Mayotte.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Une économie de la construction sous contrainte forte<span class="Apple-converted-space"> </span></strong></h2>
<figure id="attachment_23741" aria-describedby="caption-attachment-23741" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/Maison-devastee-chido-696x522-1.jpeg"><img decoding="async" class="size-medium wp-image-23741" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/Maison-devastee-chido-696x522-1-300x225.jpeg" alt="" width="300" height="225" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/Maison-devastee-chido-696x522-1-300x225.jpeg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/Maison-devastee-chido-696x522-1-150x113.jpeg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/Maison-devastee-chido-696x522-1.jpeg 696w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-23741" class="wp-caption-text">Le passage du cyclone Chido, le 14 décembre 2024, a aggravé la tension déjà forte sur le parc immobilier de Mayotte. Les dégâts subis par une partie du bâti ont renforcé la pression sur un marché du logement déjà saturé, où la demande sociale reste particulièrement élevée.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Le deuxième niveau de blocage concerne les conditions économiques et logistiques de la construction. Depuis le cyclone Chido, les professionnels du bâtiment constatent une hausse des coûts de plusieurs matériaux de construction, notamment l’acier et le béton. Cette évolution s’ajoute à une tendance structurelle liée à l’insularité du territoire.</p>
<p style="text-align: justify;">Mayotte dépend largement des importations pour son approvisionnement en matériaux de construction. Cette dépendance rend les coûts particulièrement sensibles aux fluctuations des prix internationaux et aux contraintes de transport maritime. Plusieurs acteurs locaux plaident justement pour un recours accru aux filières d’approvisionnement régionales dans le canal du Mozambique et l&rsquo;océan Indien, afin de réduire les délais d&rsquo;approvisionnement, et les coûts logistiques. Mais cette option reste encore à la marge.</p>
<p style="text-align: justify;">À ces difficultés s’ajoutent des contraintes de production : tension sur la main-d’œuvre qualifiée dans le secteur du BTP, manque d’entreprises capables de porter certains types de chantiers, et difficultés récurrentes de sécurisation des sites de construction, qui sont en Hexagone comme dans les territoires ultramarins parfois victimes de vols en raison de la hausse des coûts des matériaux et des outils. En somme, autant d&rsquo;éléments capables de ralentir l’exécution des projets, indépendamment des financements disponibles.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Une gouvernance multipolaire et partiellement fragmentée<span class="Apple-converted-space"> </span></strong></h2>
<figure id="attachment_52516" aria-describedby="caption-attachment-52516" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_6604.jpg"><img decoding="async" class="size-medium wp-image-52516" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_6604-300x225.jpg" alt="Mayotte, Union sociale pour l'habitat, logement social, " width="300" height="225" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_6604-300x225.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_6604-1024x768.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_6604-768x576.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_6604-1536x1152.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_6604-2048x1536.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_6604-150x113.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_6604-696x522.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_6604-1068x801.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_6604-1920x1440.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_6604-265x198.jpg 265w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_6604-500x375.jpg 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_6604-800x600.jpg 800w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_6604-1280x960.jpg 1280w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_6604-1320x990.jpg 1320w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-52516" class="wp-caption-text">Lucie Gauthérin, directrice du développement à l’AFPOLS, et Brayen Soorana, directeur Outre-mer de l’Union sociale pour l’habitat, lors de leur déplacement à Mayotte du 1er au 4 juin 2026.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Au-delà des contraintes économiques et foncières, les échanges ont également mis en évidence un troisième niveau de difficulté : celui de la gouvernance des politiques du logement à Mayotte. La production de logements sociaux mobilise une pluralité d’acteurs : l’État, les communes, les intercommunalités, les bailleurs sociaux, les aménageurs et différents opérateurs techniques. Cette organisation, nécessairement complexe, repose sur une coordination régulière entre des niveaux de décision multiples.</p>
<p style="text-align: justify;">Dans ce cadre, les représentants de l’Union sociale pour l’habitat (USH) et de l’AFPOLS ont rencontré l’ensemble des principaux partenaires institutionnels et techniques du territoire au cours de leur déplacement, notamment les services de l’État (DEETS, SGAR, DEALM), plusieurs collectivités locales dont la Communauté d’agglomération du Sud (CCSud) et la commune de Mamoudzou, ainsi que des acteurs économiques et professionnels tels que la Société immobilière de Mayotte (SIM), Action Logement, des architectes et des représentants d’organisations professionnelles comme le MEDEF et la CAPAM. Une institution n’apparaissait toutefois pas dans le programme de cette série de rencontres : le Département-Région de Mayotte.</p>
<p style="text-align: justify;">Interrogé sur ce point, le président de l&rsquo;Assemblé de Mayotte, Ben Issa Ousseni, indique ne pas avoir été informé de cette visite. Il ajoute que le Département n’a pas été associé à la séquence de rencontres et s&rsquo;interroge, de manière plus générale, sur la place parfois jugée moins centrale de l’institution dans les discussions relatives au logement social sur le territoire. Sans en tirer d’interprétation définitive, cet échange met en lumière la manière dont les politiques du logement à Mayotte se construisent à partir d’une architecture institutionnelle éclatée, où la répartition des rôles entre acteurs publics et opérateurs spécialisés ne suit pas toujours un schéma unifié.</p>
<p style="text-align: justify;">Dans ce contexte, la question du logement social à Mayotte ne se réduit ni à un enjeu de financement ni à une question de production. Elle renvoie surtout à la manière dont s’articule, concrètement, une action publique fragmentée entre de multiples institutions, et à sa capacité réelle à produire une stratégie commune pour l’intérêt général.<span class="Apple-converted-space"> </span></p>
<p style="text-align: justify;">Mathilde Hangard</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/06/04/a-mayotte-la-crise-du-logement-social-depasse-la-seule-question-des-credits-publics/">À Mayotte, la crise du logement social dépasse la seule question des crédits publics</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Action Logement Mayotte souhaite relancer l’intérêt autour du prêt à taux zéro après Chido</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/05/19/action-logement-mayotte-souhaite-relancer-linteret-autour-du-pret-a-taux-zero-apres-chido/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Shanyce MATHIAS ALI]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 19 May 2026 02:00:33 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Economie]]></category>
		<category><![CDATA[Habitat]]></category>
		<category><![CDATA[Social]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[Action Logement Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[Aides]]></category>
		<category><![CDATA[logement]]></category>
		<category><![CDATA[Post-Chido]]></category>
		<category><![CDATA[Prêt à taux zéro]]></category>
		<category><![CDATA[reconstruction]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lejournaldemayotte.yt/?p=51562</guid>

					<description><![CDATA[<p>Plus d'un an après le passage du cyclone Chido, Action Logement a signé ce lundi à dans ses locaux à Mamoudzou son 100ème dossier de Prêt à taux zéro destiné aux habitants touchés par les dégâts.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/05/19/action-logement-mayotte-souhaite-relancer-linteret-autour-du-pret-a-taux-zero-apres-chido/">Action Logement Mayotte souhaite relancer l’intérêt autour du prêt à taux zéro après Chido</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">La matinée s’est déroulée autour d’un chiffre que les responsables d’Action Logement veulent mettre en avant. Cent dossiers signés depuis la mise en place du Prêt à taux zéro (PTZ) Chido, un prêt créé après le passage du cyclone pour aider les habitants à réparer ou reconstruire leur logement.</p>
<figure id="attachment_51578" aria-describedby="caption-attachment-51578" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-51578" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_7542-2-300x169.jpg" alt="" width="300" height="169" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_7542-2-300x169.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_7542-2-1024x576.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_7542-2-768x432.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_7542-2-1536x864.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_7542-2-2048x1152.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_7542-2-150x84.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_7542-2-696x392.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_7542-2-1068x601.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_7542-2-1920x1080.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_7542-2-500x281.jpg 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_7542-2-800x450.jpg 800w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_7542-2-1280x720.jpg 1280w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_7542-2-1320x743.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-51578" class="wp-caption-text">La centième bénéficiaire du dispositif, Mossinga Ali, a parlé d’« un jour exceptionnel ».</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Pour l’occasion, plusieurs représentants du groupe ont fait le déplacement sur le territoire, parmi eux Pierre-Yves Thoreau, directeur général adjoint d’Action Logement Services et gérant d’Action Logement Mayotte, ainsi qu&rsquo;Ibrahima Dia, directeur Outre-mer d’Action Logement.</p>
<p style="text-align: justify;">Le dispositif permet d’obtenir jusqu’à 50.000 euros sans intérêts, remboursables sur une vingtaine d&rsquo;années. Ce crédit est destiné uniquement à des projets liés à l’habitat, tels que le financement des travaux réalisés par une entreprise ou encore l&rsquo;achat de matériaux lorsque les réparations sont faites directement par des particuliers. « <em>C’est vraiment du taux zéro</em> », insiste Pierre-Yves Thoreau.</p>
<h2></h2>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Un dispositif encore peu connu</strong></h2>
<p style="text-align: justify;">Depuis sa mise en place, environ 300 dossiers ont été déposés auprès d’Action Logement Mayotte, mais seulement 100 ont abouti jusqu’ici. Certains n’ayant pas été validés en raison de difficultés financières ou de situations de surendettement du coté des demandeurs. « <em>On a un regard très social sur les dossiers, mais il faut quand même qu’on ait en face de nous un client qui ne soit pas en grande difficulté bancaire</em> », explique le gérant d’Action Logement Mayotte.</p>
<figure id="attachment_51580" aria-describedby="caption-attachment-51580" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-51580" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_7565-2-300x223.jpg" alt="" width="300" height="223" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_7565-2-300x223.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_7565-2-1024x761.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_7565-2-768x571.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_7565-2-150x111.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_7565-2-485x360.jpg 485w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_7565-2-696x517.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_7565-2-1068x794.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_7565-2-265x198.jpg 265w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_7565-2-500x372.jpg 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_7565-2-800x594.jpg 800w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_7565-2.jpg 1179w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-51580" class="wp-caption-text">Pierre-Yves Thoreau, directeur général adjoint d’Action Logement Services.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Les responsables de la structure ont aussi saisi l&rsquo;occasion pour répondre aux critiques autour du projet. D&rsquo;après leurs dires, beaucoup de Mahorais pensent encore que l&rsquo;aide ne fonctionne pas ou ignorent son existence. « <em>Il y a un déficit de communication. Les gens ne sont pas au courant que ce prêt existe</em> », indique Ibrahima Dia, directeur Outre-mer d’Action Logement. En attendant, le dispositif doit rester accessible jusqu’au 31 décembre 2027.</p>
<p style="text-align: justify;">Il rappelle également que l’aide à la reconstruction ne s’est pas limitée au PTZ. « <em>On a mis en place une aide d&rsquo;urgence juste après le cyclone et  on a aidé 3.000 familles mahoraises grâce à ces subventions</em> ». Ce prêt sans intérêts est donc la « deuxième phase» du soutien apporté au territoire. « <em>C&rsquo;était notre devoir d&rsquo;accompagner les Mahorais et de mettre en place cette aide</em> », confie Ibrahima Dia.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>La question du foncier toujours au centre</strong></h2>
<p style="text-align: justify;" data-start="261" data-end="452">Contrairement à de nombreux crédits immobiliers classiques, le Prêt à taux zéro peut être accordé même lorsque les habitants ne possèdent pas officiellement le terrain sur lequel ils vivent. Une dérogation importante dans un territoire où les questions foncières bloquent souvent l’accès au financement. Selon la structure, plusieurs dispositifs de vérification permettent malgré tout de confirmer que le logement concerné est bien la résidence principale des demandeurs.</p>
<figure id="attachment_51579" aria-describedby="caption-attachment-51579" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-51579" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_7564-2-300x223.jpg" alt="" width="300" height="223" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_7564-2-300x223.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_7564-2-1024x761.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_7564-2-768x571.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_7564-2-150x112.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_7564-2-485x360.jpg 485w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_7564-2-696x518.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_7564-2-265x198.jpg 265w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_7564-2-500x372.jpg 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_7564-2-800x595.jpg 800w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_7564-2.jpg 1049w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-51579" class="wp-caption-text">Ibrahima Dia, directeur Outre-Mer d&rsquo;Action Logement.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;" data-start="261" data-end="452">En parallèle, Action Logement explique travailler sur plusieurs niveaux en ce qui concerne le foncier à Mayotte. « <em>On travaille avec l&rsquo;Etat, les collectivités mais également avec des Mahorais qui ont du foncier et qui peuvent le mettre à notre disposition</em> », explique le directeur Outre-mer d’Action Logement. Dans ce contexte, cette flexibilité sur le foncier est présentée comme un levier essentiel pour ne pas bloquer les projets de reconstruction sur une île où le manque de logements est criant. D&rsquo;ailleurs pour renforcer ce travail, la signature d’une convention de partenariat autour de la régularisation foncière avec la communauté urbaine s&rsquo;est tenue dans la matinée.</p>
<h2 style="text-align: center;" data-start="261" data-end="452"><strong>Une maison reconstruite après le cyclone</strong></h2>
<p style="text-align: justify;" data-start="261" data-end="452">La journée s&rsquo;est poursuivie avec une visite à M&rsquo;Tsapéré (quartier Bonovo) d’une maison réhabilitée grâce au PTZ Chido, en présence d’une délégation du Fonds de Garantie de l’Accession Sociale.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="261" data-end="452">Sur place, André fait partie de ceux qui ont pu reconstruire leur logement grâce au soutien d’Action Logement après le passage du cyclone. Sa maison, anciennement en bois avec une toiture en tôle, a été largement détruite par la tempête. « <em>Quand le cyclone est passé, il a tout emporté, surtout la toiture</em> », raconte-t-il. La reconstruction, commencée en septembre dernier, s&rsquo;est terminée avec une maison en dur, composée de quatre pièces, deux chambres, un salon, une cuisine et une varangue.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="825" data-end="1038">Le coût total du projet est estimé à environ 150.000 euros par les propriétaires. Pour finaliser les travaux, l&rsquo;habitant indique avoir bénéficié d’un prêt complémentaire d’Action Logement d’environ 33.000 euros, destiné notamment aux finitions comme la peinture, le carrelage ou encore les menuiseries. « <em>Au début, ce n’était pas simple, on a dû s’adapter en cours de route</em> », explique-t-il.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="825" data-end="1038">Aujourd’hui, la famille a pu réintégrer son logement : « <em>On est rentrés dedans, et malgré les difficultés, on a réussi à aller jusqu’au bout</em> », confie-t-il.</p>
<p data-start="825" data-end="1038">Shanyce MATHIAS ALI.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/05/19/action-logement-mayotte-souhaite-relancer-linteret-autour-du-pret-a-taux-zero-apres-chido/">Action Logement Mayotte souhaite relancer l’intérêt autour du prêt à taux zéro après Chido</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
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		<title>Au Sénat, le général Facon esquisse moins la reconstruction de Mayotte qu’un diagnostic d’un territoire à reconstruire</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/05/18/au-senat-le-general-facon-esquisse-moins-la-reconstruction-de-mayotte-quun-diagnostic-dun-territoire-a-reconstruire/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mathilde HANGARD]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 18 May 2026 02:30:29 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[audition]]></category>
		<category><![CDATA[Cyclone Chido]]></category>
		<category><![CDATA[délégation sénatoriale aux outre-mer]]></category>
		<category><![CDATA[Général Facon]]></category>
		<category><![CDATA[loi du 11 août 2025 de programmation pour la refondation de Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[reconstruction]]></category>
		<category><![CDATA[Sénat]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lejournaldemayotte.yt/?p=51373</guid>

					<description><![CDATA[<p>Près d’un an et demi après le passage du cyclone Chido, l’audition du général Pascal Facon devant les sénateurs a davantage dressé le portrait d’un territoire structurellement en crise qu’un véritable bilan de la reconstruction. Entre un système de santé saturé, des écoles sous tension, les difficultés d'accéder au foncier, et une pauvreté massive, l’État semble vouloir désormais convaincre qu’il dispose enfin d'une stratégie pour développer et accompagner le département de Mayotte.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/05/18/au-senat-le-general-facon-esquisse-moins-la-reconstruction-de-mayotte-quun-diagnostic-dun-territoire-a-reconstruire/">Au Sénat, le général Facon esquisse moins la reconstruction de Mayotte qu’un diagnostic d’un territoire à reconstruire</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Le cyclone Chido a frappé Mayotte le 14 décembre 2024. Dix-sept mois plus tard, c’est pourtant moins la reconstruction de l&rsquo;île qu’une vaste présentation de ses fragilités structurelles qu’est venu dérouler le général Pascal Facon devant la délégation sénatoriale aux Outre-mer, le 12 mai 2026.</p>
<p style="text-align: justify;">Nommé par Emmanuel Macron à la tête de la mission de préfiguration chargée de la reconstruction et du développement de Mayotte, le général Facon a livré une audition dense, technique et méthodique, très attendue, plus d&rsquo;un an après sa<a href="https://lejournaldemayotte.yt/2025/02/27/le-general-facon-a-la-tete-de-la-reconstruction-de-mayotte-apres-le-cyclone-chido/"> prise de fonction</a><a href="https://lejournaldemayotte.yt/2025/02/27/le-general-facon-a-la-tete-de-la-reconstruction-de-mayotte-apres-le-cyclone-chido/">.</a> Durant plusieurs heures, l’exercice prend parfois la forme d’un état des lieux exhaustif : pénurie d’eau, saturation hospitalière, déficit de médecins, sous-dimensionnement des infrastructures scolaires, désordre foncier, évacuations sanitaires massives, ou encore fragilité du tissu économique&#8230;</p>
<p style="text-align: justify;">Mais au fil de l’audition, un certain déplacement du débat s’opère. La « reconstruction » post-Chido &#8211; pourtant non achevée ne serait-ce qu&rsquo;au regard des bâtiments publics encore très endommagés &#8211; s&rsquo;efface au profit de celle d’un territoire qui doit simultanément réparer les dégâts d&rsquo;un cyclone et combler des décennies de retard accumulé, depuis la départementalisation de 2011.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Un diagnostic structurel plus qu’un bilan post-cyclone<span class="Apple-converted-space"> </span></b></h2>
<figure id="attachment_48813" aria-describedby="caption-attachment-48813" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5913.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-48813 size-medium" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5913-300x225.jpg" alt="Mayotte, lycée Bamana, Chido, reconstruction," width="300" height="225" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5913-300x225.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5913-1024x768.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5913-768x576.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5913-1536x1152.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5913-2048x1536.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5913-150x112.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5913-696x522.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5913-1068x801.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5913-1920x1440.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5913-265x198.jpg 265w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5913-1320x990.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-48813" class="wp-caption-text">Plusieurs salles de cours du lycée Bamana à Mamoudzou, sévèrement endommagées par le cyclone, sont toujours figées dans cet état, en mai 2026. (Mathilde Hangard / JDM).</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Très vite, l’échange prend la forme d’un inventaire des caractéristiques de l&rsquo;île. Le général détaille les chiffres, les capacités, les seuils et les manques, d&rsquo;abord dans la santé, puis dans l&rsquo;éducation, puis sur l&rsquo;accès à l&rsquo;eau, où les contraintes sont toutes aussi lourdes les unes que les autres.</p>
<p style="text-align: justify;">L’intervention prend parfois un ton quasi administratif, voire scientifique, proche d’une mise à niveau destinée à Paris, comme si l’audition devait d’abord rappeler ce qu’est Mayotte avant même d’envisager ce qu’il faut y reconstruire. <i>« Notre objectif est d&rsquo;évaluer avec vous l&rsquo;efficacité de l&rsquo;action publique à Mayotte, alors que l&rsquo;impression générale sur le terrain est celle d’un essoufflement des politiques publiques ou alors d&rsquo;une mise en échec »</i>, avait pourtant rappelé, en préambule, la sénatrice réunionnaise Viviane Malet, en insistant sur le fait que <i>« la départementalisation n&rsquo;a pas été suffisamment anticipée »</i>.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Du long terme face à des urgences immédiates </strong></h2>
<figure id="attachment_51402" aria-describedby="caption-attachment-51402" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/Senatrice-RUN-audition-Facon-12-mai-2026.png"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-51402 size-medium" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/Senatrice-RUN-audition-Facon-12-mai-2026-300x148.png" alt="Mayotte, Sénat, général Facon, outre-mer, commission d'enquête, inégalités systémiques dans les outre-mer, Viviane Malet, sénatrice, " width="300" height="148" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/Senatrice-RUN-audition-Facon-12-mai-2026-300x148.png 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/Senatrice-RUN-audition-Facon-12-mai-2026-1024x504.png 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/Senatrice-RUN-audition-Facon-12-mai-2026-768x378.png 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/Senatrice-RUN-audition-Facon-12-mai-2026-1536x756.png 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/Senatrice-RUN-audition-Facon-12-mai-2026-150x74.png 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/Senatrice-RUN-audition-Facon-12-mai-2026-696x342.png 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/Senatrice-RUN-audition-Facon-12-mai-2026-1068x526.png 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/Senatrice-RUN-audition-Facon-12-mai-2026-1320x650.png 1320w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/Senatrice-RUN-audition-Facon-12-mai-2026.png 1701w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-51402" class="wp-caption-text">La sénatrice réunionnaise Viviane Malet a interrogé le général Facon sur l’efficacité des politiques publiques face aux fragilités persistantes de Mayotte, le 12 mai 2026. (Illustration / Capture d&rsquo;écran lors de l&rsquo;audition).</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">À plusieurs reprises, le général insiste sur la nécessité de <em>« structurer »</em> et <em>« planifier »</em> plutôt que de répondre uniquement dans l’urgence. Il évoque une stratégie quinquennale qu’il qualifie de <em>« boussole »</em>, qui devrait guider l’action publique jusqu’en 2031.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>« Je ne crois pas qu’on soit en échec »</em>, répond-t-il à la sénatrice, en estimant que la trajectoire engagée pour Mayotte, pourrait <em>« changer le quotidien »</em> des habitants. Mais cette projection dans le temps long interroge. Car dans l’intervalle, les infrastructures restent sous tension, et les besoins immédiats persistent. Derrière ce cadrage institutionnel, les chiffres rappellent la profondeur des inégalités. Selon l’Insee, près de 77 % de la population de Mayotte vivrait sous le seuil de pauvreté national.</p>
<figure id="attachment_13903" aria-describedby="caption-attachment-13903" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Pancarte-penurie-deau-jpeg.webp"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-13903 size-medium" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Pancarte-penurie-deau-jpeg-300x234.webp" alt="Mayotte, crise de l'eau, coupures d'eau, SMAE, " width="300" height="234" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Pancarte-penurie-deau-jpeg-300x234.webp 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Pancarte-penurie-deau-jpeg-768x599.webp 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Pancarte-penurie-deau-jpeg-150x117.webp 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Pancarte-penurie-deau-jpeg-696x543.webp 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Pancarte-penurie-deau-jpeg.webp 800w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-13903" class="wp-caption-text">En septembre 2023, une partie de la population participait à une manifestation pour dénoncer la crise de l&rsquo;eau sur l&rsquo;île. Depuis, celle-ci ne s&rsquo;est jamais arrêtée.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">En effet, sur le terrain les problématiques et les contraintes demeurent fortes. La crise de l’eau s&rsquo;est renforcée, les coupures d&rsquo;eau liées à la disponibilité de la ressource se sont multipliées sur l’île, auxquelles se sont ajoutées des interruptions techniques, provoquées par des pannes sur le réseau ou sur l’usine de dessalement existante en Petite-Terre.</p>
<p style="text-align: justify;">Dans la santé, le territoire dépend toujours fortement des évacuations sanitaires. Près de 1.700 évacuations sanitaires par an vers La Réunion ou l’Hexagone, un déficit persistant de professionnels de santé, autant hospitaliers que libéraux, des besoins<em> « indispensables »</em> en sages-femmes estimés autour de 140 pour un territoire enregistrant jusqu’à 10.500 accouchements annuels. Certaines spécialités restent peu ou pas disponibles, et le recours au Centre hospitalier de Mayotte (CHM), pour plus de 320.000 habitants (Insee), comme structure unique de référence hospitalière souligne la tension du système.</p>
<figure id="attachment_40590" aria-describedby="caption-attachment-40590" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_1696-scaled.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-40590 size-medium" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_1696-300x200.jpg" alt="Mayotte, Ongojou, école, enfants, élèves," width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_1696-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_1696-1024x683.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_1696-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_1696-1536x1024.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_1696-2048x1365.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_1696-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_1696-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_1696-1068x712.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_1696-1920x1280.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_1696-1320x880.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-40590" class="wp-caption-text">Ces élèves de l&rsquo;école de Ongojou sont en rotation permanente le matin ou l&rsquo;après-midi, depuis plusieurs années, bien avant le passage du cyclone Chido. (Mathilde Hangard / JDM).</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Dans l’éducation, les difficultés sont majeures : plus de 1.700 salles de classe nécessaires à terme, les rotations de classes se sont installées dans le temps. L’objectif annoncé par le général serait de parvenir à un retour à 24 heures de cours hebdomadaires pour tous les élèves à l’horizon 2031, soit près de vingt ans après les premières alertes sur la saturation du système scolaire.</p>
<p style="text-align: justify;">Un autre point structurant de l’audition concerne le foncier. Le général évoque environ 150.000 parcelles à titrer, qu’il décrit comme un <em>« éléphant dans le couloir ».  </em>L’objectif affiché est de sécuriser juridiquement les terrains afin de faciliter la construction d’infrastructures et le développement économique. Mais ce chantier, à forte dimension administrative et juridique, reste l’un des plus complexes et les plus sensibles du territoire.</p>
<figure id="attachment_49855" aria-describedby="caption-attachment-49855" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/2T8A6287-scaled.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-49855" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/2T8A6287-300x200.jpg" alt="" width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/2T8A6287-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/2T8A6287-1024x683.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/2T8A6287-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/2T8A6287-1536x1024.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/2T8A6287-2048x1365.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/2T8A6287-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/2T8A6287-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/2T8A6287-1068x712.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/2T8A6287-1920x1280.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/2T8A6287-1320x880.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-49855" class="wp-caption-text">En parallèle de la reconstruction de l’île, les opérations de décasage se sont poursuivies, notamment en 2026 avec le dispositif Kingia, visant à lutter contre l’immigration clandestine, l’insécurité et l’habitat insalubre. (Léo Vignal / JDM).</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Aussi, les dispositifs sociaux et sanitaires, dits <em>« d’aller-vers »</em> sont largement mis en avant par l’Agence régionale de santé (ARS) et le Centre hospitalier de Mayotte. Le général évoque alors 45.500 personnes rencontrées en un an, ayant permis 26.500 soins, ainsi que des programmes de renutrition infantile concernant plusieurs centaines d’enfants.</p>
<p style="text-align: justify;">Mais cette politique sanitaire se déploie dans un environnement institutionnel plus complexe, où coexistent également des politiques sécuritaires et migratoires renforcées depuis plusieurs années, notamment les opérations Wuambushu (2023), Place nette (2024) et Kinga (2026). Ces interventions, centrées sur la lutte contre l’habitat informel et l’immigration clandestine, touchent aussi des populations parmi les plus vulnérables. Le général lui-même évoque une société structurée autour de <em>« deux types de population »</em>, soulignant implicitement la fragmentation sociale du territoire.</p>
<p style="text-align: justify;">Tout au long de l&rsquo;audition, d&rsquo;autres projets de grande ampleur sont alors détaillés : une deuxième usine de dessalement à Ironi Bé, une troisième retenue colinaire à Ourovéni, un second site hospitalier, un futur aéroport dans le nord de l&rsquo;île, le développement de la filière du BTP et du tourisme, pour une île au potentiel touristique comme Mayotte, qualifié de <em>« vraie pépite méconnue »</em>, par le général.</p>
<p style="text-align: justify;">Mais ces annonces s’inscrivent dans une accumulation qui peut parfois donner le sentiment d’une redécouverte de problématiques pourtant anciennes. Et cette superposition des chantiers produit un effet paradoxal : plus la liste des projets s’allonge, plus la réponse publique semble parfois se diluer dans une logique d’inventaire, sans toujours hiérarchiser l’urgence immédiate.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Une refondation globale plus qu’une reconstruction<span class="Apple-converted-space"> </span></b></h2>
<p style="text-align: justify;">À mesure que les échanges progressent, une idée domine : Mayotte ne fait pas seulement l’objet d’une reconstruction post-cyclone, mais d’un processus de transformation structurelle beaucoup plus large. L’État s’appuie sur plusieurs instruments : une stratégie quinquennale, un établissement public de reconstruction et de développement, des financements nationaux et européens, et une programmation jusqu’en 2031.</p>
<p style="text-align: justify;">Le général insiste sur la nécessité de <em>« tenir le cap »</em> dans le temps long, estimant que la stratégie engagée doit permettre une transformation durable du territoire. Mais ce temps long contraste avec la réalité vécue sur l’île. Coupures d&rsquo;eau quotidiennes, accès à l&rsquo;eau inégal, difficultés d’accès aux soins, établissements scolaires saturés, habitations dégradées, déchets omniprésents, insécurité&#8230; dessinent un quotidien où l’urgence semble toujours dominante. L’audition du général démontre alors d&rsquo;un État en phase de structuration stratégique, mais encore confronté à la difficulté de traduire cette planification en améliorations rapides et tangibles.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Une fin de mission vers 2027 ?<span class="Apple-converted-space"> </span></b></h2>
<p style="text-align: justify;">Et sur la fin de la mission, le général est clair : <em>« Je ne sais pas. La date de fin de cette mission n’est pas fixée ». </em>Il précise cependant que la stratégie devra être révisée à deux reprises d’ici fin 2026, et n’exclut pas une fin de mission dans son format actuel au début de 2027. Il estime aussi que certains progrès sont déjà perceptibles : <em>« Mayotte a été reconstruite mieux qu’avant le cyclone dans un certain nombre de domaines ». </em></p>
<p style="text-align: justify;" data-start="0" data-end="281">Il reste une impression qui traverse toute l’audition : celle d’une reconstruction post-Chido qui glisse peu à peu vers un vaste chantier de rattrapage historique, dont les effets ne se mesureront qu’à long terme, alors que les urgences, elles, restent bien présentes au quotidien. Et c’est bien là toute la difficulté dite subtilement par le général aux sénateurs : des résultats concrets qui mettront du temps à se voir à Mayotte, dans un quotidien qui, lui, va rester sous tension encore plusieurs années.</p>
<p style="text-align: justify;">Mathilde Hangard</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/05/18/au-senat-le-general-facon-esquisse-moins-la-reconstruction-de-mayotte-quun-diagnostic-dun-territoire-a-reconstruire/">Au Sénat, le général Facon esquisse moins la reconstruction de Mayotte qu’un diagnostic d’un territoire à reconstruire</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
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		<title>La DEETS de Mayotte réinvestit ses locaux rénovés</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/05/05/la-deets-de-mayotte-reinvestit-ses-locaux-renoves/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Victor Diwisch]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 05 May 2026 02:15:53 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Economie]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[Chido]]></category>
		<category><![CDATA[Deets]]></category>
		<category><![CDATA[Mamoudzou]]></category>
		<category><![CDATA[reconstruction]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lejournaldemayotte.yt/?p=50860</guid>

					<description><![CDATA[<p>À Mamoudzou, la DEETS a officiellement rouvert ses portes après plus d’un an de travaux, consécutifs au passage du cyclone Chido. Un retour chargé de symbole pour les agents et l’État à Mayotte, et déjà tourné vers les défis qui attendent sa nouvelle directrice, Nafissata Mouhoudhoire.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/05/05/la-deets-de-mayotte-reinvestit-ses-locaux-renoves/">La DEETS de Mayotte réinvestit ses locaux rénovés</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Bureaux défenestrés, mobilier à terre complètement détruit, infiltrations d’eau dans la majeure partie des salles : voilà ce qu’il restait des services de la Direction de l’économie, de l’emploi, du travail et des solidarités (DEETS) de Mayotte après le passage du cyclone Chido, le 14 décembre 2024.</p>
<figure id="attachment_50893" aria-describedby="caption-attachment-50893" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-50893" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/DEETS-5-300x209.png" alt="DEETS, inauguration, bâtiment, Chido, Etat, service, préfecture, Mamoudzou, Mayotte" width="300" height="209" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/DEETS-5-300x209.png 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/DEETS-5-150x105.png 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/DEETS-5-100x70.png 100w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/DEETS-5-200x140.png 200w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/DEETS-5.png 470w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-50893" class="wp-caption-text">Le bâtiment de la DEETS à Mamoudzou. (DR Préfecture).</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Un an et quatre mois plus tard, ce lundi 4 mai, l’inauguration des nouveaux locaux (ou plutôt des locaux réparés) a permis de tourner officiellement la page « Chido » pour les 70 personnes qui travaillent au sein de ce service de l’État à Mamoudzou (Ndlr, 30 agents sont également présents à Malamani), ainsi que pour sa nouvelle directrice, Nafissata Mouhoudhoire.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>« Délocalisés jusqu&rsquo;à présent à Kawéni, les agents avaient à cœur de retrouver leur bâtiment emblématique »</em>, souligne Nafissata Mouhoudhoire.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Une histoire récente mais riche, au rythme des évolutions du territoire</strong></h2>
<p style="text-align: justify;">Service déconcentré de l’État, la DEETS est notamment chargée de l’emploi, du travail et de la cohésion sociale. À Mayotte, elle joue un rôle central face aux enjeux de chômage, de précarité et de développement économique du territoire.</p>
<p style="text-align: justify;">Créée le 7 juillet 1987 à Dzaoudzi, sous le nom de Direction territoriale pour l&#8217;emploi (DTE), la DEETS n&rsquo;a rejoint Grande-Terre et Mamoudzou qu&rsquo;à partir du 16 décembre 2006, dans les locaux actuels, situés à quelques encablures de l’Hôtel de Ville, rue Foundi Moinecha Mognedaho. Depuis, le service et ses agents ont traversé plusieurs réformes de l’État et de la départementalisation du territoire, voyant leurs missions s’agrandir dans les années 2010, notamment aux domaines des finances, du travail et de la consommation, puis en 2021, lorsqu’elle a pris le nom de DEETS en intégrant les volets dédiés à la cohésion sociale et aux solidarités.</p>
<figure id="attachment_50892" aria-describedby="caption-attachment-50892" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-50892" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/DEETS-1-300x200.jpg" alt="DEETS, inauguration, bâtiment, Chido, Etat, service, préfecture, Mamoudzou, Mayotte" width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/DEETS-1-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/DEETS-1-1024x683.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/DEETS-1-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/DEETS-1-1536x1024.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/DEETS-1-2048x1365.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/DEETS-1-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/DEETS-1-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/DEETS-1-1068x712.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/DEETS-1-1920x1280.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/DEETS-1-1320x880.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-50892" class="wp-caption-text">De Dzaoudzi en 1987 à Mamoudzou, Sitti Zoubert a effectué toute sa carrière à la DEETS, dont elle a accompagné les évolutions. (Léo Vignal / JDM).</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Une histoire récente mais riche, directement associée à son bâtiment. <em>« Ces bureaux marquent la continuité de la DEETS et permettent la transmission d’une histoire dont nous sommes tous les héritiers »</em>, remarque Sitti Zoubert, animatrice au sein de la DEETS, où elle a fait toute sa carrière depuis la mise en place de l’institution à Dzaoudzi. <em>« Ce bâtiment a été pensé pour accueillir le public dans les meilleures conditions et il est au cœur de nos missions. Le cyclone Chido a durement frappé Mayotte et n’a pas épargné nos locaux. Nos habitudes et nos repères ont été bouleversés, mais la force de nos équipes a permis d&rsquo;assurer la continuité du service public. Aujourd&rsquo;hui, nous ne célébrons pas seulement des murs réparés, mais tous les agents. Car une chose n’a pas changé : notre volonté de servir Mayotte et ses habitants »</em>, insiste-t-elle.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>« Le fait de retrouver ce bâtiment en état fonctionnel a une signification particulière : celle de la continuité »</em>, poursuit le préfet de Mayotte, François-Xavier Bieuville. <em>« Les Mahorais et les Mahoraises doivent avoir confiance en une chose : la force de l’État à Mayotte. J’en suis fier. Cela montre la capacité à faire preuve de résilience ».</em></p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Une première historique pour Nafissata Mouhoudhoire</strong></h2>
<figure id="attachment_50890" aria-describedby="caption-attachment-50890" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-50890" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/DEETS-3-300x200.jpg" alt="DEETS, inauguration, bâtiment, Chido, Etat, service, préfecture, Mamoudzou, Mayotte" width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/DEETS-3-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/DEETS-3-1024x683.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/DEETS-3-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/DEETS-3-1536x1024.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/DEETS-3-2048x1365.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/DEETS-3-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/DEETS-3-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/DEETS-3-1068x712.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/DEETS-3-1920x1280.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/DEETS-3-1320x880.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-50890" class="wp-caption-text">Le bâtiment de la DEETS avait été détruit par le cyclone Chido, mais il est aujourd’hui rénové et de nouveau opérationnel. Les agents, jusqu’ici délocalisés à Kawéni, vont pouvoir y faire leur retour. (Léo Vignal / JDM).</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Mais pour le préfet, au-delà du bâtiment, ce moment était aussi l’occasion de féliciter la nouvelle directrice, Nafissata Mouhoudhoire, première femme mahoraise à la tête d’un service déconcentré de l’État. Une <em>« fierté »</em>, là encore, pour François-Xavier Bieuville. <em>« Nafissata incarne elle aussi un symbole, celui des femmes mahoraises, et c’est pour moi le signe de la renaissance de ce territoire après Chido, et de son avenir ».</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>« Pendant mon séjour à Mayotte, je m’efforçais de faire en sorte que la société mahoraise entre de plus en plus dans le champ du droit et de la loi, que Mayotte se normalise </em>(ndlr : au sens législatif)<em> sans cesse pour être pleinement un département français. Et, au fond, le faire avec une représentante native permet d’aller plus loin, de briser les plafonds de verre. », </em>ajoute François-Xavier Bieuville, <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/04/23/francois-xavier-bieuville-passe-la-main-a-frederic-poisot-a-la-tete-de-la-prefecture-de-mayotte/">à quelques jours de son départ</a>.</p>
<figure id="attachment_50889" aria-describedby="caption-attachment-50889" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-50889" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/DEETS-4-300x200.jpg" alt="DEETS, inauguration, bâtiment, Chido, Etat, service, préfecture, Mamoudzou, Mayotte" width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/DEETS-4-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/DEETS-4-1024x683.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/DEETS-4-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/DEETS-4-1536x1024.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/DEETS-4-2048x1365.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/DEETS-4-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/DEETS-4-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/DEETS-4-1068x712.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/DEETS-4-1920x1280.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/DEETS-4-1320x880.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-50889" class="wp-caption-text">Nafissata Mouhoudhoire (à droite), nouvelle directrice de la DEETS, lors de l&rsquo;inauguration du bâtiment rénové. (Léo Vignal / JDM).</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;"><em>« Être à la tête de la DEETS, c&rsquo;est une fierté, un signal fort, mais c’est aussi une nomination qui m’engage »</em>, reconnaît Nafissata Mouhoudhoire. <em>« Beaucoup de chantiers sont devant nous, dont celui de la convergence sociale, et notamment l&rsquo;accompagnement des entreprises. Il faut aussi continuer nos efforts sur le dialogue social pour permettre de régler les conflits. Il y a des enjeux de développement économique à travers les filières d’avenir comme le BTP et le tourisme »</em>, poursuit la directrice. <em>« La DEETS est l’un des rares services à se situer à la croisée de toutes les politiques publiques. Il faut que les millions d’euros qui arrivent sur le territoire après Chido servent réellement Mayotte et la création d’emplois ».</em></p>
<p>Victor Diwisch</p>
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		<title>Le futur du réseau électrique de Mayotte au coeur des débats</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/04/30/le-futur-du-reseau-electrique-de-mayotte-au-coeur-des-debats/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Shanyce MATHIAS ALI]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 30 Apr 2026 02:15:33 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Environnement]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[Département-Région de Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[EDF]]></category>
		<category><![CDATA[EDM]]></category>
		<category><![CDATA[Énergie]]></category>
		<category><![CDATA[Intégration]]></category>
		<category><![CDATA[Investissement]]></category>
		<category><![CDATA[reconstruction]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lejournaldemayotte.yt/?p=50695</guid>

					<description><![CDATA[<p>Réunis ce mercredi matin au lycée des Lumières à Mamoudzou, élus locaux, agents d’Électricité de Mayotte et acteurs du secteur énergétique ont débattu de l’avenir du réseau électrique mahorais, autour d’une question qui revient de plus en plus souvent  : faut-il intégrer EDM au groupe Electricité de France comme dans les autres départements français.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/04/30/le-futur-du-reseau-electrique-de-mayotte-au-coeur-des-debats/">Le futur du réseau électrique de Mayotte au coeur des débats</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Dans la salle, les échanges ont rapidement dépassé la question technique. Derrière le débat sur l’électricité, c’est plus largement celui du développement de Mayotte qui s’est invité dans les discussions. Reconstruction post-Chido, croissance démographique, besoins des entreprises&#8230; Pour plusieurs intervenants, le système énergétique actuel ne suit plus.</p>
<p style="text-align: justify;">Cette réunion publique avait donc pour objectif de présenter les conclusions d’une expertise réalisée pendant neuf mois par le cabinet Proneos pour le compte du Comité social et économique central d’Electricité de France (EDF). Une étude lancée à la demande de représentants syndicaux et de salariés d’Électricité de Mayotte (EDM), alors que la question de l’avenir de l’entreprise revient régulièrement dans le débat local.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>« Tout passe par l’électricité »</strong></h2>
<p style="text-align: justify;">«<em> L’avenir de Mayotte ne peut pas se faire sans électricité fiable</em> », a insisté Salim Nahouda, représentant syndical CGT à EDM et à l’initiative de cette rencontre. Engagé depuis trente ans sur l&rsquo;énergétique à Mayotte, il estime que l’électricité dépasse largement la seule question des coupures. Selon lui, le développement économique, l’accès à l’eau, la santé ou encore l’éducation dépendent directement de la capacité du territoire à disposer d’un réseau stable et suffisamment puissant. « <em>Tout passe par l’électricité</em> », résume-t-il.</p>
<figure id="attachment_33735" aria-describedby="caption-attachment-33735" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-33735" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/07/Nahouda-1-1-300x269.png" alt="" width="300" height="269" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/07/Nahouda-1-1-300x269.png 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/07/Nahouda-1-1-150x135.png 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/07/Nahouda-1-1.png 508w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-33735" class="wp-caption-text">Salim Nahouda, représentant syndical CGT à EDM.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Salim Nahouda évoque notamment les difficultés à développer localement certaines activités faute d’infrastructures suffisantes. « <em>La majorité de la pêche faite dans la zone part ailleurs. Si on avait suffisamment de moyens de production d&rsquo;électricité, on développerait les structures industrielles et ça permettrait de créer de l&#8217;emploi</em> », explique-t-il.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="2477" data-end="2749">Mais au-delà des investissements, le représentant syndical défend surtout une idée : mettre fin à ce qu’il considère comme une exception mahoraise. Aujourd’hui, contrairement aux autres départements d’Outre-mer, l’électricité de Mayotte est la seule à ne pas faire partie du groupement EDF. « <em>On ne peut pas rester à part</em> », insiste-t-il, appelant les responsables politiques locaux à porter une position commune auprès de l’État.</p>
<h2 style="text-align: center;" data-start="2477" data-end="2749"><strong>Près d’un milliard d’euros d’investissements</strong></h2>
<p style="text-align: justify;" data-start="3001" data-end="3385">Pendant la réunion, la question du coût pour les habitants a été abordée à plusieurs reprises. Les intervenants, favorables à l’intégration, assurent que le tarif de l’électricité ne changerait pas pour les usagers mahorais. Ils rappellent que les prix sont déjà encadrés par l’État à travers le système de péréquation tarifaire appliqué sur l’ensemble du territoire français. « <em>Ça sera du gain pour les usagers ! On ne comptera pas le même temps de coupure qu&rsquo;aujourd&rsquo;hui </em> », explique Salim Nahouda.</p>
<figure id="attachment_11036" aria-describedby="caption-attachment-11036" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-11036 size-medium" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/EDM-coupure-compteur-zoom-300x252.jpg" alt="" width="300" height="252" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/EDM-coupure-compteur-zoom-300x252.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/EDM-coupure-compteur-zoom-768x644.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/EDM-coupure-compteur-zoom-150x126.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/EDM-coupure-compteur-zoom-696x584.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/EDM-coupure-compteur-zoom.jpg 800w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-11036" class="wp-caption-text">Pour rappel, le réseau électrique local a été fortement endommagé par le passage du cyclone Chido.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;" data-start="4206" data-end="4518">L’enjeu financier a aussi occupé une grande partie des discussions. D&rsquo;après les chiffres présentés lors de la rencontre, près d’un milliard d’euros seraient nécessaires dans les années à venir pour moderniser le réseau local. Pour Kevin Guillas, expert du cabinet Proneos, EDM ne dispose pas aujourd’hui de la capacité financière suffisante pour porter seule cet investissement. « <em>EDF peut mettre cet argent sur la table</em> », affirme-t-il, rappelant que le groupe investit déjà massivement dans d’autres territoires ultramarins.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="4206" data-end="4518">Un discours partagé par Gwenaël Pagne, secrétaire du Comité social et économique central d’Electricité de France. « <em>Que ce soit le rachat des parts du Département, du fonds privé, ce n&rsquo;est pas une difficulté. C&rsquo;est estimé autour de 50 millions d&rsquo;euros, on est prêt à discuter des chiffres</em> ».</p>
<h2 style="text-align: center;" data-start="4206" data-end="4518"><strong>Gouvernance et garanties en discussion</strong></h2>
<figure id="attachment_50737" aria-describedby="caption-attachment-50737" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-50737" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/IMG_7062-2-300x225.jpg" alt="" width="300" height="225" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/IMG_7062-2-300x225.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/IMG_7062-2-1024x768.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/IMG_7062-2-768x576.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/IMG_7062-2-1536x1152.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/IMG_7062-2-2048x1536.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/IMG_7062-2-150x113.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/IMG_7062-2-696x522.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/IMG_7062-2-1068x801.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/IMG_7062-2-1920x1440.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/IMG_7062-2-265x198.jpg 265w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/IMG_7062-2-1320x990.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-50737" class="wp-caption-text">Le public était composé en grande partie d’agents d’EDM et d’acteurs de l’énergie.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">En effet, le sujet de la gouvernance reste toutefois sensible, le Département-Région de Mayotte, actionnaire majoritaire d’EDM avec 50%, devra jouer un rôle important dans les négociations.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="3584" data-end="4052">Présent lors de la rencontre Ali Omar, 3e vice-président en charge du Transport et de la Transition écologique, a rappelé que la collectivité n’était pas opposée au principe d’une intégration à Electricité de France, mais souhaite obtenir des garanties sur les futurs investissements énergétiques dans le territoire. «<em> Nous souhaitons garantir l’énergie dans tous les foyers de Mayotte</em> », a-t-il déclaré.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="3584" data-end="4052">Malgré un accueil globalement favorable dans la salle, certaines inquiétudes restent présentes parmi quelques agents et participants. Certains disent ne pas encore voir ce que cette intégration changerait concrètement pour eux en tant que salariés. D’autres craignent une perte de gestion locale au profit d’une organisation davantage pilotée depuis La Réunion, comme cela existe déjà dans certains services publics. Même si aucune décision n’a été prise à l’issue de cette réunion, le débat sur l’avenir énergétique de l&rsquo;île semble désormais pleinement relancé.</p>
<p data-start="3584" data-end="4052">Shanyce MATHIAS ALI.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/04/30/le-futur-du-reseau-electrique-de-mayotte-au-coeur-des-debats/">Le futur du réseau électrique de Mayotte au coeur des débats</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
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		<title>Six jeunes ultramarins plongés dans l’univers de la construction modulaire en Meuse</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/04/24/six-jeunes-ultramarins-plonges-dans-lunivers-de-la-construction-modulaire-en-meuse/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Shanyce MATHIAS ALI]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 24 Apr 2026 01:45:05 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Education]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[construction]]></category>
		<category><![CDATA[Forma'Cargo]]></category>
		<category><![CDATA[formation]]></category>
		<category><![CDATA[hors-site]]></category>
		<category><![CDATA[Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[Post-Chido]]></category>
		<category><![CDATA[reconstruction]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Alors que la construction modulaire est de plus en plus évoquée à Mayotte dans un contexte de reconstruction après le cyclone Chido, un jeune Mahorais a choisi de se former à cette méthode en métropole, avec l’idée, peut-être, de revenir travailler sur l’île.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/04/24/six-jeunes-ultramarins-plonges-dans-lunivers-de-la-construction-modulaire-en-meuse/">Six jeunes ultramarins plongés dans l’univers de la construction modulaire en Meuse</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Ils sont six au total, deux Réunionnais et quatre Mahorais, tous issus du RSMA de La Réunion, à avoir rejoint la Meuse, il y a quatre semaines pour suivre une formation de deux mois au sein de l’organisme Forma’Cargo. Celui-ci, est spécialisé dans la construction modulaire hors site, une technique qui consiste à fabriquer des bâtiments en usine avant de les installer sur place.</p>
<p style="text-align: justify;">Ils ont déjà terminé un premier bloc de formation consacré à la chaudronnerie et à la métallerie. « <em>On a appris la charpente, comment couper les conteneurs et souder. Là cette semaine, on est sur l’isolation</em> », raconte Annassi Mmadi, 22 ans, l&rsquo;un des quatre jeunes originaires de Mayotte qui découvre progressivement les différentes étapes du métier.</p>
<h2 style="text-align: center;" data-start="1407" data-end="1448"><strong data-start="1407" data-end="1448">Une formation fondée sur la pratique</strong></h2>
<p style="text-align: justify;">Ici, la formation repose presque entièrement sur la pratique. L&rsquo;objectif est d&rsquo;être au plus près des matériaux mais également de construire un véritable logement à la fin du parcours et non une simple maquette. « <em>Quand ils sortiront dans deux mois, ils auront construit un logement qui aura une utilité</em> », explique Eric Annezzer, fondateur de Forma’Cargo. L’entreprise, créée en 2021, propose la certification « Ouvrier de la construction modulaire Hors-site », reconnue par l’État et équivalente à un niveau CAP.</p>
<figure id="attachment_50432" aria-describedby="caption-attachment-50432" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-50432 size-medium" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/IMG_6948-1-300x169.jpg" alt="" width="300" height="169" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/IMG_6948-1-300x169.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/IMG_6948-1-1024x576.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/IMG_6948-1-768x432.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/IMG_6948-1-1536x864.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/IMG_6948-1-150x84.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/IMG_6948-1-696x392.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/IMG_6948-1-1068x601.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/IMG_6948-1-1320x743.jpg 1320w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/IMG_6948-1.jpg 1600w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-50432" class="wp-caption-text">L&rsquo;objectif est qu&rsquo;à la fin de la formation, les jeunes aient construit un logement grandeur nature. Photographie / Forma&rsquo;Cargo.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Le programme d&rsquo;apprentissage se découpe en trois blocs, dans un premier temps le travail du métal, ensuite l’enveloppe du bâtiment, avec l’isolation et la toiture, puis les finitions comme l’électricité ou encore la plomberie. Une approche qui permet aux apprentis de toucher à plusieurs métiers en peu de temps, dans un secteur où les compétences sont recherchées.</p>
<p style="text-align: justify;">Si cette formation n’est pas directement liée à un projet précis à Mayotte, elle fait écho aux discussions actuelles sur l’île. Depuis le passage du cyclone Chido, la question de la reconstruction est au cœur des préoccupations et la construction modulaire est régulièrement présentée comme une solution plus rapide que les méthodes classiques. Un sujet qui continue toutefois de susciter des réserves chez une partie de la <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/04/17/la-construction-hors-site-cherche-encore-sa-place-dans-la-reconstruction-de-mayotte/">population</a>.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Un projet individuel tourné vers Mayotte</strong></h2>
<p style="text-align: justify;">Pour ces participants, ce travail représente surtout une opportunité d’entrer dans le secteur du bâtiment. « <em>Moi j’aimerais travailler dans le BTP, construire des maisons avec les constructions modulaires</em> », explique Annassi Mmadi, qui a découvert cette formation via le RSMA de La Réunion.</p>
<figure id="attachment_50419" aria-describedby="caption-attachment-50419" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-50419 size-medium" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/IMG_6952-300x225.jpg" alt="" width="300" height="225" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/IMG_6952-300x225.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/IMG_6952-1024x768.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/IMG_6952-768x576.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/IMG_6952-1536x1152.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/IMG_6952-150x113.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/IMG_6952-696x522.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/IMG_6952-1068x801.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/IMG_6952-265x198.jpg 265w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/IMG_6952-1320x990.jpg 1320w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/IMG_6952.jpg 1600w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-50419" class="wp-caption-text">Pour le jeune homme, cette méthode serait un atout pour l&rsquo;île et son développement. Photographie / Forma&rsquo;Cargo.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Au-delà de l&rsquo;ouverture professionnelle, pour ce jeune cette méthode peut représenter une opportunité pour le territoire. « <em>Faire des maisons en hors site c’est plus rentable, plus facile et c’est rapide </em>», estime-t-il, tout en reconnaissant que la confiance reste à construire auprès du public Mahorais. Pour cela, l&rsquo;apprenti estime qu&rsquo;il faudrait que les structures soient faites sur place par des artisans locaux. « <em>Il faut que ça soit fait par des mahorais pour des mahorais comme ça les habitants pourront venir dans les ateliers. Ils verront que tout est mis en oeuvre pour le confort et la sécurité des usagers</em> », suggère-t-il.</p>
<p style="text-align: justify;">D&rsquo;ailleurs, Annassi Mmadi envisage de revenir sur le territoire à l&rsquo;obtention de son diplôme, à condition de pouvoir y travailler. « <em>Je veux travailler à Mayotte s’il y a ce métier là-bas</em> », explique-t-il. En attendant, il commence déjà à se projeter, en échangeant avec son formateur qui dispose de contacts en métropole, à La Réunion ainsi qu&rsquo;à Mayotte, afin d’identifier d’éventuelles pistes d’emploi à la sortie.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Former aujourd’hui, structurer demain</strong></h2>
<figure id="attachment_50434" aria-describedby="caption-attachment-50434" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-50434 size-medium" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/bd62c51a-8e42-4ac7-a2c5-4e5abba73c56-300x225.jpg" alt="" width="300" height="225" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/bd62c51a-8e42-4ac7-a2c5-4e5abba73c56-300x225.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/bd62c51a-8e42-4ac7-a2c5-4e5abba73c56-1024x768.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/bd62c51a-8e42-4ac7-a2c5-4e5abba73c56-768x576.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/bd62c51a-8e42-4ac7-a2c5-4e5abba73c56-1536x1152.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/bd62c51a-8e42-4ac7-a2c5-4e5abba73c56-150x113.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/bd62c51a-8e42-4ac7-a2c5-4e5abba73c56-696x522.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/bd62c51a-8e42-4ac7-a2c5-4e5abba73c56-1068x801.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/bd62c51a-8e42-4ac7-a2c5-4e5abba73c56-265x198.jpg 265w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/bd62c51a-8e42-4ac7-a2c5-4e5abba73c56-1320x990.jpg 1320w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/bd62c51a-8e42-4ac7-a2c5-4e5abba73c56.jpg 1600w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-50434" class="wp-caption-text">Pour le fondateur, il s&rsquo;agit d&rsquo;une fierté de partager son savoir avec les jeunes ultramarins. Photographie / Forma&rsquo;Cargo.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Du côté de Forma’Cargo, la réflexion autour de Mayotte ne date pas de cette promotion. Eric Annezzer, explique avoir été sollicité par la préfecture après le passage du cyclone. Face à des volumes trop importants, il indique ne pas avoir été en capacité de répondre immédiatement, mais avoir proposé une autre approche. « <em>On s&rsquo;est porté volontaire pour gérer l&rsquo;après, en faisant en sorte que les jeunes participent à la reconstruction de leur île sur le long terme</em> », confie le fondateur.</p>
<p style="text-align: justify;">Dans cette continuité, des échanges sont en cours avec la délégation de Mayotte à Paris, notamment autour du développement de la filière. L’idée est d’accompagner des porteurs de projets Mahorais qui souhaiteraient se lancer dans la construction modulaire à Mayotte. « <em>C&rsquo;est notre métier depuis dix ans, donc nous sommes en capacité d&rsquo;accompagner un chef de projet. On a déjà formé la main d&rsquo;oeuvre nécessaire, donc s&rsquo;il faut accompagner, on le fera !</em> », affirme Eric Annezzer.</p>
<p style="text-align: justify;">Pour l’heure, les quatre Mahorais poursuivent leur formation en atelier, entre découpe, soudure et isolation. Et pour au moins l’un d’entre eux, la question du retour à Mayotte reste ouverte, dans un contexte où les besoins existent, mais où les perspectives restent encore à construire.</p>
<p>Shanyce MATHIAS ALI.</p>
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		<item>
		<title>La construction « hors site » cherche encore sa place dans la reconstruction de Mayotte</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/04/17/la-construction-hors-site-cherche-encore-sa-place-dans-la-reconstruction-de-mayotte/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Shanyce MATHIAS ALI]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 17 Apr 2026 01:15:18 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Economie]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[construction]]></category>
		<category><![CDATA[EPRD]]></category>
		<category><![CDATA[hors-site]]></category>
		<category><![CDATA[Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[Post-Chido]]></category>
		<category><![CDATA[pré-fabriqué]]></category>
		<category><![CDATA[reconstruction]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lejournaldemayotte.yt/?p=50027</guid>

					<description><![CDATA[<p>Réunis à la Technopole, acteurs publics et professionnels du BTP ont échangé sur une méthode de construction qui promet de réduire les délais, mais qui suscite encore des réserves sur son application concrète et sa perception sur le territoire.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/04/17/la-construction-hors-site-cherche-encore-sa-place-dans-la-reconstruction-de-mayotte/">La construction « hors site » cherche encore sa place dans la reconstruction de Mayotte</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Ce jeudi matin, à la technopole de Dembeni, la salle était bien remplie pour parler d’un sujet, très souvent associé à des bâtiments provisoires : la construction hors site. Derrière ce terme, il ne s’agit pourtant pas seulement de modules importés ou de structures temporaires en conteneur comme on peut souvent le voir sur l&rsquo;île, mais d’un mode de construction plus large, basé sur la préfabrication en atelier avant une installation sur le terrain.</p>
<p style="text-align: justify;">Organisée dans le cadre de la dynamique de reconstruction engagée à Mayotte, la rencontre a rassemblé des acteurs venus d’horizons différents : collectivités, services de l’État, ou encore professionnels du bâtiment. Tous confrontés, à leur niveau, à un même constat. Celui de construire vite, mais surtout construire mieux, dans un territoire où les besoins ne cessent d’augmenter.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Une méthode encore à définir collectivement</strong></h2>
<p style="text-align: justify;">« <em>La reconstruction, c’est une démarche collective</em> », rappelle Benoît Gars, directeur général de l’Établissement public de reconstruction et de développement de Mayotte (EPRD). L’établissement, explique-t-il, ne construit pas directement mais coordonne les projets et les acteurs impliqués dans l&rsquo;investissement. L’objectif de cette rencontre était donc de créer un espace d’échange pour identifier ce qui fonctionne, ce qui bloque et tenter de trouver des solutions communes.</p>
<figure id="attachment_50029" aria-describedby="caption-attachment-50029" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-50029 size-medium" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/IMG_6752-300x225.jpg" alt="" width="300" height="225" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/IMG_6752-300x225.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/IMG_6752-1024x768.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/IMG_6752-768x576.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/IMG_6752-1536x1152.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/IMG_6752-2048x1536.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/IMG_6752-150x113.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/IMG_6752-696x522.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/IMG_6752-1068x801.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/IMG_6752-1920x1440.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/IMG_6752-265x198.jpg 265w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/IMG_6752-1320x990.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-50029" class="wp-caption-text">Benoît Gars, directeur général de l’Établissement public de reconstruction et de développement de Mayotte (EPRD). Shanyce MATHIAS / JDM</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Le choix du thème n’est pas anodin, en effet, après le passage du cyclone Chido, le « pré-fabriqué »  a laissé une image négative. « <em>L’idée, c’est de montrer que le hors site, c&rsquo;est</em><em> des constructions pérennes, durables, qui ont déjà leur place sur le territoire</em> ».</p>
<p style="text-align: justify;">Pourtant, certaines opérations intègrent déjà ce type de méthode. En 2014, des classes ont été livrées au collège de Doujani après 9 mois de chantier grâce à la construction hors-site. Des chantiers portés par le Département devraient aussi en bénéficier, comme celui du MUMA, un musée de Mayotte situé à Dzaoudzi. Et pour les équipements publics, comme les écoles, rien n’est exclu. « <em>Si certains veulent aller vers ce type de construction, c’est possible, à condition de bien définir les paramètres, notamment sur l’usage de matériaux locaux et l’implication du tissu économique</em> », précise Benoît Gars.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Une autre façon de construire</strong></h2>
<p style="text-align: justify;">Pour les professionnels du secteur, l’intérêt est avant tout concret. Céline Beaujolin, déléguée générale de l’association Filière Hors Site France, insiste sur la qualité et la fiabilité de ce procédé, qui repose sur une forte anticipation des projets. « <em>On ne repart pas de zéro à chaque fois, on utilise des éléments déjà éprouvés, ce qui permet de mieux maîtriser la construction</em> », explique-t-elle.</p>
<figure id="attachment_50030" aria-describedby="caption-attachment-50030" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-50030" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/IMG_6756-2-300x225.jpg" alt="" width="300" height="225" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/IMG_6756-2-300x225.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/IMG_6756-2-1024x768.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/IMG_6756-2-768x576.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/IMG_6756-2-1536x1152.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/IMG_6756-2-2048x1536.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/IMG_6756-2-150x113.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/IMG_6756-2-696x522.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/IMG_6756-2-1068x801.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/IMG_6756-2-1920x1440.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/IMG_6756-2-265x198.jpg 265w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/IMG_6756-2-1320x990.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-50030" class="wp-caption-text">Le dernier étage de la Technopole de Dembeni est en hors site. Shanyce MATHIAS / JDM</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Mais au-delà de la technique, elle évoque surtout un enjeu humain : « <em>il faut retrouver de la compétence à tous les niveaux, chez les ouvriers, les architectes, les maîtres d’ouvrage</em> ». Dans un territoire marqué par des contraintes de main-d’œuvre, de transport ou de délais, elle estime que le hors site peut apporter des réponses, à condition de l’adapter au contexte local. Dans la pratique<em data-start="596" data-end="738">, </em>certains artisans locaux expliquent également utiliser cette pratique à plus petite échelle, avec des résultats d&rsquo;ores-et-déjà jugés satisfaisants.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Entre espoirs et réserves sur le terrain</strong></h2>
<p style="text-align: justify;">Sur le terrain, le sujet est toutefois abordé avec plus de prudence. Pour Moussa Attoumani, directeur de la maîtrise d’ouvrage à la Société Immobilière de Mayotte (SIM), si le hors site peut être un levier, il ne règle néanmoins pas tout. « <em>Un chantier qui doit durer deux ans peut en prendre cinq, et ce n’est bon pour personne</em> », partage-t-il. Dans ce contexte, la préfabrication peut permettre de gagner du temps, mais il parle plutôt d’un « raccourci » que d’une transformation complète des pratiques. Le hors site total, selon lui, reste encore loin pour Mayotte.</p>
<figure id="attachment_50031" aria-describedby="caption-attachment-50031" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-50031" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/IMG_6742-2-300x225.jpg" alt="" width="300" height="225" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/IMG_6742-2-300x225.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/IMG_6742-2-1024x768.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/IMG_6742-2-768x576.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/IMG_6742-2-1536x1152.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/IMG_6742-2-2048x1536.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/IMG_6742-2-150x113.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/IMG_6742-2-696x522.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/IMG_6742-2-1068x801.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/IMG_6742-2-1920x1440.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/IMG_6742-2-265x198.jpg 265w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/IMG_6742-2-1320x990.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-50031" class="wp-caption-text">Plusieurs acteurs du bâtiment et du logement étaient présents. Shanyce MATHIAS / JDM</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Il insiste aussi sur un point souvent mal compris, cette pratique ne se limite pas au modulaire. « <em>Ça peut être des façades, des éléments en bois, des structures préparées en atelier et posées ensuite</em> ». Une approche déjà utilisée, parfois sans être identifiée comme telle, mais qui nécessite encore de structurer une véritable filière locale, avec des espaces pour les acteurs qui voudraient se lancer.</p>
<p style="text-align: justify;">Même prudence du côté de Dominique Tessier, directeur du Conseil d&rsquo;architecture, d&rsquo;<span tabindex="0" role="tooltip"><span class="c5aZPb" tabindex="0" role="button" data-enable-toggle-animation="true" data-extra-container-classes="ZLo7Eb" data-hover-hide-delay="1000" data-hover-open-delay="500" data-send-open-event="true" data-theme="0" data-width="250" data-ved="2ahUKEwi--PDdwPKTAxW2VUEAHZPLGQAQmpgGegQIHxAE"><span class="JPfdse" data-bubble-link="" data-segment-text="urbanisme">urbanisme</span></span></span> et de l&rsquo;environnement (CAUE), qui replace le débat dans un cadre plus large. « <em>Le hors site, ce n’est pas une solution, c’est une méthode</em> », insiste-t-il. Le directeur du CAUE dit comprendre les réticences d’une partie de la population face aux constructions préfabriquées, souvent associées à des bâtiments temporaires ou de moindre qualité. « <em>Il y a un risque de rejet si on ne fait pas attention</em> », prévient-il, appelant à ne pas opposer les méthodes mais à trouver un équilibre entre pratiques traditionnelles et nouvelles approches, à condition que la qualité soit au rendez-vous.</p>
<p>Shanyce MATHIAS ALI.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/04/17/la-construction-hors-site-cherche-encore-sa-place-dans-la-reconstruction-de-mayotte/">La construction « hors site » cherche encore sa place dans la reconstruction de Mayotte</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>À Mayotte, le président du conseil de l&#8217;Ordre des architectes dénonce une reconstruction trop lente et déconnectée du terrain</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/02/26/a-mayotte-les-architectes-denoncent-une-reconstruction-trop-lente-et-deconnectee-du-terrain/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mathilde HANGARD]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 26 Feb 2026 02:15:55 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[Conseil national de l'ordre des architectes]]></category>
		<category><![CDATA[Cyclone Chido]]></category>
		<category><![CDATA[Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[reconstruction]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lejournaldemayotte.yt/?p=47184</guid>

					<description><![CDATA[<p>Quatorze mois après le cyclone Chido, Christophe Millet est à Mayotte pour appeler l’État à faire confiance aux acteurs locaux et à remettre le logement au cœur de la reconstruction.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/02/26/a-mayotte-les-architectes-denoncent-une-reconstruction-trop-lente-et-deconnectee-du-terrain/">À Mayotte, le président du conseil de l&rsquo;Ordre des architectes dénonce une reconstruction trop lente et déconnectée du terrain</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">En déplacement à La Réunion et à Mayotte, du 23 au 27 février 2026, le président du Conseil national de l’Ordre des architectes, Christophe Millet, interrogé par notre rédaction, dresse un constat sévère de la reconstruction de l’île après le cyclone Chido, survenu le 14 décembre 2024. Il appelle à rompre avec une approche descendante et à confier aux acteurs mahorais un rôle central dans la refondation du territoire.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Une reconstruction encore prisonnière de l’urgence</b></h2>
<figure id="attachment_41691" aria-describedby="caption-attachment-41691" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/Un-passant-devant-lecole-T32-de-Combani-scaled.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-41691 size-medium" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/Un-passant-devant-lecole-T32-de-Combani-300x200.jpg" alt="Mayotte, Combani, école T32," width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/Un-passant-devant-lecole-T32-de-Combani-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/Un-passant-devant-lecole-T32-de-Combani-1024x683.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/Un-passant-devant-lecole-T32-de-Combani-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/Un-passant-devant-lecole-T32-de-Combani-1536x1024.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/Un-passant-devant-lecole-T32-de-Combani-2048x1365.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/Un-passant-devant-lecole-T32-de-Combani-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/Un-passant-devant-lecole-T32-de-Combani-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/Un-passant-devant-lecole-T32-de-Combani-1068x712.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/Un-passant-devant-lecole-T32-de-Combani-1920x1280.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/Un-passant-devant-lecole-T32-de-Combani-1320x880.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-41691" class="wp-caption-text">Écoles, équipements publics, logements : à Mayotte, de nombreux bâtiments restent fragilisés ou provisoirement réparés.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Le cyclone Chido a laissé derrière lui un territoire exsangue. Des milliers de logements endommagés, des écoles détruites ou fragilisées, des quartiers entiers exposés aux risques naturels. Pourtant, quatorze mois après la catastrophe, la reconstruction peine à s’enclencher réellement. <em>« Il manque de volonté de l’État d’avancer sur le sujet mahorais »</em>, tranche Christophe Millet.</p>
<p style="text-align: justify;">Certes, un établissement public chargé de coordonner les travaux de reconstruction a été créé, chapeauté par le général Facon. Mais le calendrier interroge. <em>« J’entends encore parler d’urgence alors qu’en un an et demi, les choses n’ont pas avancé »</em>. Pour le président du Conseil national de l’Ordre des architectes, cette urgence prolongée sert parfois de justification à des décisions prises sans concertation locale.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>« Sous couvert d’urgence, on impose des principes de reconstruction qui ne sont pas initiés par les Mahorais eux-mêmes, mais importés, notamment pour les écoles ou les logements. À mon sens, c’est un échec »</em>, affirme-t-il. Une critique qui renvoie à un sentiment partagé sur l’île : celui d’une reconstruction pensée depuis l’extérieur, sans récit commun ni vision à long terme.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Des solutions locales insuffisamment mobilisées</b></h2>
<figure id="attachment_32524" aria-describedby="caption-attachment-32524" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/07/IMG_1012-scaled.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-32524 size-medium" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/07/IMG_1012-300x200.jpg" alt="Mayotte, BTP, reconstruction, travaux." width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/07/IMG_1012-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/07/IMG_1012-1024x683.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/07/IMG_1012-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/07/IMG_1012-1536x1024.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/07/IMG_1012-2048x1365.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/07/IMG_1012-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/07/IMG_1012-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/07/IMG_1012-1068x712.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/07/IMG_1012-1920x1280.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/07/IMG_1012-1320x880.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-32524" class="wp-caption-text">« Chacun construit dans son coin et cela manque de cap clair pour l&rsquo;ensemble de l&rsquo;île », alerte Vincent Liétar.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Au fil de ses rencontres avec les élus et les acteurs de l’architecture et du logement, Christophe Millet insiste sur un point : les solutions existent, mais elles sont insuffisamment mobilisées. À commencer par la question foncière, centrale à Mayotte. <em>« L’Ordre des architectes ne suffira pas à régler la problématique du foncier, </em>reconnaît-il<em>. Mais si l’on associe les notaires, les avocats, les géomètres et les architectes, nous avons la capacité d’apporter des réponses très concrètes ». </em></p>
<p style="text-align: justify;">Il plaide pour une reconstruction du cadastre et une régularisation administrative des constructions existantes, qu’elles soient aux normes ou non. <em>« L’État doit pouvoir nous faire confiance pour nous associer à ce travail, afin d’avoir enfin une connaissance précise de ce qui a été construit et reconstruit à Mayotte »</em>. L’Ordre national a déjà proposé ce type de dispositif, via des architectes commis d’office, lors des deux derniers décrets Mayotte, sans succès.</p>
<p style="text-align: justify;">Sur les matériaux, le discours se veut réaliste. <em>« On ne reconstruira pas Mayotte sans importer des matériaux »</em>, admet-il. Mais cette dépendance ne doit pas être totale.<em> « Tout ce qui concerne l’enveloppe du bâtiment peut aujourd’hui s’appuyer sur des filières locales, notamment la pierre ou le bois ».</em> Un enjeu stratégique dans un contexte de dérèglement climatique. <em>« Mayotte doit s’inscrire dans une forme de résilience climatique. D’autres événements climatiques surviendront. L’île doit pouvoir se reconstruire par elle-même ». </em></p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Le logement, grand oublié de la reconstruction</b></h2>
<figure id="attachment_41411" aria-describedby="caption-attachment-41411" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/MAGNE-HABITAT-scaled.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-41411" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/MAGNE-HABITAT-300x200.jpg" alt="Mayotte, habitation," width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/MAGNE-HABITAT-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/MAGNE-HABITAT-1024x683.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/MAGNE-HABITAT-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/MAGNE-HABITAT-1536x1024.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/MAGNE-HABITAT-2048x1365.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/MAGNE-HABITAT-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/MAGNE-HABITAT-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/MAGNE-HABITAT-1068x712.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/MAGNE-HABITAT-1920x1280.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/MAGNE-HABITAT-1320x880.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-41411" class="wp-caption-text">À Mayotte, les logements oscillent entre constructions en tôle et bâtiments partiellement en dur, souvent en béton, mais rarement achevés, traduisant l’urgence et la précarité persistante de l’habitat.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">C’est sur la question du logement que le désaccord avec l’État apparaît le plus nettement. <em>« Le domaine qui intéresse le plus l’Ordre des architectes et le moins l’État, c’est le logement »,</em> affirme Christophe Millet. Les politiques publiques privilégient les équipements et les infrastructures, laissant l’habitat au second plan, alors même qu’il constitue le cœur de la vie quotidienne et l’un des principaux facteurs de stabilité sociale.</p>
<p style="text-align: justify;">Pour y remédier, le président du Conseil national de l’Ordre des architectes défend la création d’un Conseil régional de l’Ordre de plein exercice à Mayotte. <em>« Il faut une représentation implantée in situ, avec cette idée que le logement doit être au cœur des politiques publiques. C’est là que les gens passent leur vie ».</em> Selon lui, une telle implantation permettrait aussi de sortir d’un débat<em> « parisien »</em> pour favoriser un débat véritablement mahorais, porté par les professionnels du territoire.</p>
<p style="text-align: justify;">Ce besoin d’ancrage local est également souligné par une architecte métropolitaine en déplacement à Mayotte. Forte de son expérience en métropole, elle met en garde contre les modèles transposés sans adaptation. <em>« En métropole, dans certaines régions, quand on construit cinquante logements, la moitié doivent être sociaux »</em>, explique-t-elle. Mais cet équilibre repose aujourd’hui sur un montage économique fragile.<em> « Avec la crise, les promoteurs n’arrivent plus à vendre. Pour qu’un immeuble se fasse, il faut que le bailleur social achète tout ou une partie du programme. Sinon, le projet ne sort pas »</em>.</p>
<p style="text-align: justify;">À Mayotte, selon elle, la question du logement social ne peut être dissociée des usages et des modes de vie. <em>« Est-ce que les gens sont prêts à habiter dans des logements bétonnés plutôt que dans des cases ? C’est le travail de l’architecte d’aller demander ce que veulent les habitants. On ne peut pas délocaliser un art de vivre »</em>. Les formes d’habitat interrogent directement l’organisation des logements : <em>« Dort-on tous ensemble ? Combien de places faut-il prévoir ? »</em></p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Entreprises locales, aménagement et culture urbaine</b></h2>
<figure id="attachment_47218" aria-describedby="caption-attachment-47218" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/IMG_1880.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-47218" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/IMG_1880-300x200.jpg" alt="Mayotte, reconstruction, pluies, inondations, évacuation des eaux pluviales," width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/IMG_1880-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/IMG_1880-1024x683.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/IMG_1880-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/IMG_1880-1536x1024.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/IMG_1880-2048x1365.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/IMG_1880-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/IMG_1880-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/IMG_1880-1068x712.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/IMG_1880-1920x1280.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/IMG_1880-1320x880.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-47218" class="wp-caption-text">Assainissement, évacuation des eaux pluviales et réseaux électriques restent des points critiques de la reconstruction.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Par ailleurs, au-delà des formes architecturales, certains professionnels alertent sur l’absence de vision globale et de structuration des moyens existants. Pour Vincent Liétar, architecte présent sur l’île depuis 1981, la reconstruction souffre d’un déficit de connaissance du tissu économique local. <em>« Aujourd’hui, à Mayotte, il y a un panel d’entreprises sur-sollicitées – Colas, Vinci, GTA – face à d’autres entreprises qui travaillent dans leur coin. Mais on ne connaît même pas le nombre d’entreprises réellement disponibles pour la reconstruction, ni leurs compétences »</em>.</p>
<p style="text-align: justify;">Une situation qui interroge, plus d’un an après le passage du cyclone. <em>« Est-ce qu’on a seulement un répertoire des entreprises locales, des outils disponibles sur l’île ? Pour commencer, il faudrait déjà savoir avec qui on peut travailler et quelles sont les compétences des artisans ».</em> Selon lui, le problème dépasse la seule construction. <em>« Le sujet est plus dans l’aménagement que dans la construction de l&rsquo;île, notamment en ce qui concerne l&rsquo;assainissement, l&rsquo;évacuation des eaux pluviales et le réseau électrique »,</em> souligne-t-il.</p>
<p style="text-align: justify;">Il rappelle que <em>« dans les années 1980-1990, on construisait mille cases par an avec quatre cents artisans répertoriés par la SIM »</em>. Aujourd’hui, observe-t-il,<em> « on voit apparaître de gros pâtés de maisons, sans cohérence. Il manque à Mayotte une culture urbanistique et de construction ».</em></p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Écrire enfin un projet mahorais pour l’après-cyclone</b></h2>
<figure id="attachment_47266" aria-describedby="caption-attachment-47266" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/Millet-pt-ordre-architectes.jpeg"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-47266 size-medium" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/Millet-pt-ordre-architectes-300x238.jpeg" alt="" width="300" height="238" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/Millet-pt-ordre-architectes-300x238.jpeg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/Millet-pt-ordre-architectes-1024x814.jpeg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/Millet-pt-ordre-architectes-768x611.jpeg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/Millet-pt-ordre-architectes-1536x1221.jpeg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/Millet-pt-ordre-architectes-150x119.jpeg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/Millet-pt-ordre-architectes-696x553.jpeg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/Millet-pt-ordre-architectes-1068x849.jpeg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/Millet-pt-ordre-architectes-1320x1049.jpeg 1320w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/Millet-pt-ordre-architectes.jpeg 1580w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-47266" class="wp-caption-text">Christophe Millet appelle à la création d’un Ordre régional des architectes à Mayotte</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Ce mercredi 25 février 2026, à l’issue de son entretien avec le préfet de Mayotte, Christophe Millet a qualifié l’échange d’ <em>« extrêmement constructif »</em>. Il souligne la sensibilité du préfet <em>« à la question du patrimoine »</em> et estime pouvoir compter sur son soutien pour la création d’un Ordre régional des architectes, ainsi que pour un travail plus étroit avec l’établissement public de reconstruction et la Mission interministérielle pour la reconstruction (MIR). <em>« L’architecture est le premier facteur d’accélération de la reconstruction »</em>, a-t-il insisté, tout en reconnaissant les contraintes de délais évoquées par le représentant de l’État.</p>
<p style="text-align: justify;">Car selon lui,<em> « la reconstruction de Mayotte ne sera jamais terminée ».</em> L’enjeu réside dans la méthode inscrite « dans le temps long », <em>capable de « s’adapter aux changements climatiques »</em> et<em> « aux attentes de la population ». </em>L’objectif, selon lui, est clair : <em>« Avoir un paysage urbain et paysager mahorais qui soit l’expression d’une culture mahoraise »</em>. Un récit que, de l’avis du président de l’Ordre, seuls les Mahorais peuvent écrire.</p>
<p style="text-align: justify;">Mathilde Hangard</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/02/26/a-mayotte-les-architectes-denoncent-une-reconstruction-trop-lente-et-deconnectee-du-terrain/">À Mayotte, le président du conseil de l&rsquo;Ordre des architectes dénonce une reconstruction trop lente et déconnectée du terrain</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
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		<title>Le président du Conseil national de l’Ordre des architectes en visite à Mayotte</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/02/24/le-president-du-conseil-national-de-lordre-des-architectes-en-visite-a-mayotte/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mathilde HANGARD]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 24 Feb 2026 15:06:05 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Fil info]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Architecture]]></category>
		<category><![CDATA[Chido]]></category>
		<category><![CDATA[Christophe Millet]]></category>
		<category><![CDATA[Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[Ordre des architectes]]></category>
		<category><![CDATA[reconstruction]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lejournaldemayotte.yt/?p=47167</guid>

					<description><![CDATA[<p>Christophe Millet sera à Mayotte du 25 au 27 février pour échanger sur la reconstruction et le développement local.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/02/24/le-president-du-conseil-national-de-lordre-des-architectes-en-visite-a-mayotte/">Le président du Conseil national de l’Ordre des architectes en visite à Mayotte</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Christophe Millet, président du Conseil national de l’Ordre des architectes (CNOA), sera en déplacement à Mayotte du 25 au 27 février 2026. La visite vise à aborder les enjeux de reconstruction, de réhabilitation urbaine et de structuration des filières locales sur l’île.</p>
<p style="text-align: justify;">Ce déplacement<em> « revêt une importance particulière avec l’enjeu de préfiguration d’un Conseil de l&rsquo;Ordre des architectes de plein exercice »</em>, souligne le CNOA. Plusieurs rencontres sont prévues avec les élus et acteurs locaux.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/02/24/le-president-du-conseil-national-de-lordre-des-architectes-en-visite-a-mayotte/">Le président du Conseil national de l’Ordre des architectes en visite à Mayotte</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
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		<item>
		<title>À N&#8217;Gouja, le Jardin Maoré accélère sa reconstruction</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/02/19/a-ngouja-le-jardin-maore-accelere-sa-reconstruction/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mathilde HANGARD]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 19 Feb 2026 02:30:14 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Environnement]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[Chido]]></category>
		<category><![CDATA[Le Jardin Maoré]]></category>
		<category><![CDATA[Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[N'Gouja]]></category>
		<category><![CDATA[reconstruction]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lejournaldemayotte.yt/?p=46816</guid>

					<description><![CDATA[<p>À N'gouja, sur l’une des plages de sable blanc de Mayotte, un hôtel renaît après avoir été rasé. Conteneurs, pieux, bois, panneaux solaires : le chantier du Jardin Maoré raconte une autre manière de bâtir sous les tropiques.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/02/19/a-ngouja-le-jardin-maore-accelere-sa-reconstruction/">À N&rsquo;Gouja, le Jardin Maoré accélère sa reconstruction</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Pendant qu’une pluie tropicale transforme le sol en boue gluante, Julien Segara détaille des plans, des pieux et des charpentes métalliques. À N&rsquo;gouja, dans le sud de Mayotte, l’extension et la réhabilitation de l’Hôtel du Jardin Maoré avancent lentement, mais sûrement. Après le passage dévastateur du cyclone Chido, l&rsquo;ancien site hôtelier a été entièrement rasé pour mieux se reconstruire : plus résilient et plus écologique. Un chantier hors normes, sur un territoire où chaque vis, chaque poutre, chaque décision peut prendre des mois à aboutir.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Un hôtel à l’écart de l&rsquo;île</b></h2>
<figure id="attachment_46833" aria-describedby="caption-attachment-46833" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/ancien-hotel.png"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-46833" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/ancien-hotel-300x200.png" alt="Mayotte, Jardin Maoré, travaux, hôtel, " width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/ancien-hotel-300x200.png 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/ancien-hotel-150x100.png 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/ancien-hotel-696x463.png 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/ancien-hotel.png 709w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-46833" class="wp-caption-text">L&rsquo;ancien site hôtelier a été entièrement rasé après le passage du cyclone.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Pour rejoindre le Jardin Maoré, auparavant, il fallait emprunter une piste caillouteuse, non goudronnée, franchir une simple chaîne gardée de manière aléatoire, puis longer un pont pour accéder au cœur du site. À gauche, sous une grande paillote, se trouvaient la direction, un snack, une petite boutique, le restaurant et, plus loin, des bungalows traditionnels coiffés de toits végétaux. Ces bungalows avaient près de quarante-cinq ans.</p>
<p style="text-align: justify;">Le décor, idyllique, semblait hors du temps. Mais les structures, elles, ne l’étaient plus. Le 14 décembre 2024, le cyclone Chido frappe Mayotte. Le restaurant est gravement endommagé, les bungalows aussi. <em>« La structure a été rasée. Les bungalows, aussi »</em>, raconte Julien Segara, aujourd’hui responsable des travaux de l’extension et de la réhabilitation de l’hôtel. <em>« À l’origine, on devait en conserver une partie. Mais Chido a tellement fait bouger les structures qu’on a pris la décision de tout raser pour repartir sur des bases sûres, aux normes actuelles, capables de résister à des intempéries, des séismes ou des cyclones ». </em></p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Raser pour mieux reconstruire</strong></h2>
<figure id="attachment_46819" aria-describedby="caption-attachment-46819" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/4-cailloux-jardin-maore-scaled.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-46819 size-medium" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/4-cailloux-jardin-maore-300x200.jpg" alt="Jardin Maoré, NGouja, travaux, hôtel," width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/4-cailloux-jardin-maore-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/4-cailloux-jardin-maore-1024x683.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/4-cailloux-jardin-maore-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/4-cailloux-jardin-maore-1536x1024.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/4-cailloux-jardin-maore-2048x1365.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/4-cailloux-jardin-maore-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/4-cailloux-jardin-maore-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/4-cailloux-jardin-maore-1068x712.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/4-cailloux-jardin-maore-1920x1280.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/4-cailloux-jardin-maore-1320x880.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-46819" class="wp-caption-text">Grâce aux gravats des destructions, une nouvelle route a pu être tracée.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Julien Segara arrive au Jardin Maoré en 2023. Ancien moniteur de plongée, puis plombier, il rejoint d’abord le site pour aider au démarrage des travaux. Il devient chef de la maintenance pendant un an, avant d’être nommé responsable travaux.</p>
<p style="text-align: justify;">La démolition de l’ancien hôtel débute au mois d&rsquo;août 2025. Deux mois et demi seront nécessaires pour venir à bout du restaurant et des seize bungalows traditionnels. Mais ici, pas question de tout jeter.<em> « On a réussi à faire une opération zéro »</em>, explique Julien. Les gravats issus du broyage des bungalows ont été réutilisés pour refaire entièrement la route d’accès, désormais lisse et entièrement praticable.</p>
<p style="text-align: justify;">Dans une zone classée, sauvage, sans réseaux d’eaux usées alentour, le chantier se veut discret. <em>« Tous les nouveaux bâtiments sont posés sur des structures métalliques, elles-mêmes installées sur des pieux enfoncés dans le sol. Cela nous permet de ne pas toucher au terrain, de respecter ses courbes, de ne pas terrasser ».</em> Une contrainte technique, mais aussi un choix environnemental assumé.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Construire autrement sous les tropiques</strong></h2>
<figure id="attachment_46836" aria-describedby="caption-attachment-46836" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/IMG_2025.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-46836" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/IMG_2025-300x200.jpg" alt="Mayotte, Jardin Maoré, travaux, hôtel," width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/IMG_2025-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/IMG_2025-1024x683.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/IMG_2025-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/IMG_2025-1536x1024.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/IMG_2025-2048x1365.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/IMG_2025-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/IMG_2025-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/IMG_2025-1068x712.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/IMG_2025-1920x1280.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/IMG_2025-1320x880.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-46836" class="wp-caption-text">Ces conteneurs qui contiennent du matériel seront à leur tour exploités et réhabilités pour devenir des chambres-terrasses.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">À droite du site historique, une première partie est déjà sortie de terre : des chambres installées dans des conteneurs maritimes réhabilités, et un grand bâtiment en bois qui accueille aujourd’hui le restaurant, lequel redeviendra un snack à la fin du chantier.</p>
<p style="text-align: justify;">À terme, l’hôtel comptera vingt-et-un bungalows neufs, un bâtiment principal avec restaurant « haut de gamme », cuisine professionnelle, boutique et locaux administratifs. L’offre sera volontairement plurielle. <em>« Le restaurant se projette dans quelque chose de plus haut de gamme, mais le snack restera accessible. L’idée, c’est d’en avoir pour tous les budgets ». </em></p>
<p style="text-align: justify;">Les contraintes sont immenses. Tout ou presque arrive de métropole : bois, acier, équipements techniques. Les conteneurs partent généralement du Havre, traversent les mers pendant près de trois mois, avant d’atteindre le port de Longoni. <em>« Le plus compliqué, ce n’est pas le voyage, c&rsquo;est après, à la sortie du port. C’est extrêmement cher. Le poste logistique est énorme ». </em>À cela s’ajoutent la saison des pluies, la boue, l’impossibilité de décharger certains matériaux sous l’eau, et les délais parfois interminables entre décision et mise en œuvre.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Après Chido, la preuve par le cyclone</strong></h2>
<figure id="attachment_46838" aria-describedby="caption-attachment-46838" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/IMG_2019.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-46838" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/IMG_2019-300x200.jpg" alt="Mayotte, Jardin Maoré, travaux, hôtel," width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/IMG_2019-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/IMG_2019-1024x683.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/IMG_2019-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/IMG_2019-1536x1024.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/IMG_2019-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/IMG_2019-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/IMG_2019-1068x712.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/IMG_2019-1320x880.jpg 1320w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/IMG_2019.jpg 1701w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-46838" class="wp-caption-text">Pendant le cyclone, cette partie de l&rsquo;hôtel a résisté à la force des vents de Chido, une prouesse technique prometteuse pour la suite des travaux.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Lorsque le cyclone Chido frappe Mayotte, Julien est chez lui. Le lendemain, il revient sur le site. L’urgence est immédiate : dégager les arbres, sécuriser, nettoyer. <em>« On n&rsquo;a pas eu le temps de se poser trop de questions, on s&rsquo;est mis au travail immédiatement », </em>se souvient-il. Le Jardin Maoré devient alors un refuge improvisé. Grâce à une connexion Starlink et à un groupe électrogène, le site est l’un des rares points du sud de l’île à disposer d’électricité et d’Internet. <em>« Les gens ont afflué de partout. Il y avait de la panique. Les gens étaient à bout. On a vu des comportements de survie très forts ». </em></p>
<p style="text-align: justify;">Mais une chose frappe l’équipe : les nouvelles constructions n’ont pas bougé.<em> « Zéro dégât ici. À part un cocotier tombé, tout est resté intact »</em>. La démonstration est là : les choix techniques et environnementaux fonctionnent.</p>
<p style="text-align: justify;">Aujourd’hui, le chantier se poursuit, Julien le reconnaît sans détour. <em>« Quand je suis arrivé, je pensais démarrer les travaux. Trois ans après, on est encore au tout début mais ça avance.</em> <em>C’est un projet magnifique. Ce n’est pas un gros bloc de béton. C’est un endroit où on est heureux de travailler ». </em>À N&rsquo;Gouja, loin de l’urbanisation et des rejets polluants, l’hôtel mise aussi sur le solaire, le traitement naturel des eaux usées, et des chauffe-eau solaires.</p>
<p style="text-align: justify;">Le Jardin Maoré ne se contente pas de renaître. Il expérimente, à son échelle, ce que pourrait être l’hôtellerie de demain dans les territoires ultramarins : résiliente, ancrée, et pensée pour durer en harmonie avec le vivant.</p>
<p>Mathilde Hangard</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/02/19/a-ngouja-le-jardin-maore-accelere-sa-reconstruction/">À N&rsquo;Gouja, le Jardin Maoré accélère sa reconstruction</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
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