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	<title>Archives des reconstruction - Le Journal De Mayotte</title>
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	<description>L&#039;information à Mayotte</description>
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	<title>Archives des reconstruction - Le Journal De Mayotte</title>
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	<item>
		<title>La DEETS de Mayotte réinvestit ses locaux rénovés</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/05/05/la-deets-de-mayotte-reinvestit-ses-locaux-renoves/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Victor Diwisch]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 05 May 2026 02:15:53 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Economie]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[Chido]]></category>
		<category><![CDATA[Deets]]></category>
		<category><![CDATA[Mamoudzou]]></category>
		<category><![CDATA[reconstruction]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>À Mamoudzou, la DEETS a officiellement rouvert ses portes après plus d’un an de travaux, consécutifs au passage du cyclone Chido. Un retour chargé de symbole pour les agents et l’État à Mayotte, et déjà tourné vers les défis qui attendent sa nouvelle directrice, Nafissata Mouhoudhoire.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/05/05/la-deets-de-mayotte-reinvestit-ses-locaux-renoves/">La DEETS de Mayotte réinvestit ses locaux rénovés</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Bureaux défenestrés, mobilier à terre complètement détruit, infiltrations d’eau dans la majeure partie des salles : voilà ce qu’il restait des services de la Direction de l’économie, de l’emploi, du travail et des solidarités (DEETS) de Mayotte après le passage du cyclone Chido, le 14 décembre 2024.</p>
<figure id="attachment_50893" aria-describedby="caption-attachment-50893" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img fetchpriority="high" decoding="async" class="size-medium wp-image-50893" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/DEETS-5-300x209.png" alt="DEETS, inauguration, bâtiment, Chido, Etat, service, préfecture, Mamoudzou, Mayotte" width="300" height="209" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/DEETS-5-300x209.png 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/DEETS-5-150x105.png 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/DEETS-5-100x70.png 100w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/DEETS-5-200x140.png 200w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/DEETS-5.png 470w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-50893" class="wp-caption-text">Le bâtiment de la DEETS à Mamoudzou. (DR Préfecture).</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Un an et quatre mois plus tard, ce lundi 4 mai, l’inauguration des nouveaux locaux (ou plutôt des locaux réparés) a permis de tourner officiellement la page « Chido » pour les 70 personnes qui travaillent au sein de ce service de l’État à Mamoudzou (Ndlr, 30 agents sont également présents à Malamani), ainsi que pour sa nouvelle directrice, Nafissata Mouhoudhoire.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>« Délocalisés jusqu&rsquo;à présent à Kawéni, les agents avaient à cœur de retrouver leur bâtiment emblématique »</em>, souligne Nafissata Mouhoudhoire.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Une histoire récente mais riche, au rythme des évolutions du territoire</strong></h2>
<p style="text-align: justify;">Service déconcentré de l’État, la DEETS est notamment chargée de l’emploi, du travail et de la cohésion sociale. À Mayotte, elle joue un rôle central face aux enjeux de chômage, de précarité et de développement économique du territoire.</p>
<p style="text-align: justify;">Créée le 7 juillet 1987 à Dzaoudzi, sous le nom de Direction territoriale pour l&#8217;emploi (DTE), la DEETS n&rsquo;a rejoint Grande-Terre et Mamoudzou qu&rsquo;à partir du 16 décembre 2006, dans les locaux actuels, situés à quelques encablures de l’Hôtel de Ville, rue Foundi Moinecha Mognedaho. Depuis, le service et ses agents ont traversé plusieurs réformes de l’État et de la départementalisation du territoire, voyant leurs missions s’agrandir dans les années 2010, notamment aux domaines des finances, du travail et de la consommation, puis en 2021, lorsqu’elle a pris le nom de DEETS en intégrant les volets dédiés à la cohésion sociale et aux solidarités.</p>
<figure id="attachment_50892" aria-describedby="caption-attachment-50892" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><img decoding="async" class="size-medium wp-image-50892" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/DEETS-1-300x200.jpg" alt="DEETS, inauguration, bâtiment, Chido, Etat, service, préfecture, Mamoudzou, Mayotte" width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/DEETS-1-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/DEETS-1-1024x683.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/DEETS-1-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/DEETS-1-1536x1024.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/DEETS-1-2048x1365.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/DEETS-1-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/DEETS-1-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/DEETS-1-1068x712.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/DEETS-1-1920x1280.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/DEETS-1-1320x880.jpg 1320w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-50892" class="wp-caption-text">De Dzaoudzi en 1987 à Mamoudzou, Sitti Zoubert a effectué toute sa carrière à la DEETS, dont elle a accompagné les évolutions. (Léo Vignal / JDM).</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Une histoire récente mais riche, directement associée à son bâtiment. <em>« Ces bureaux marquent la continuité de la DEETS et permettent la transmission d’une histoire dont nous sommes tous les héritiers »</em>, remarque Sitti Zoubert, animatrice au sein de la DEETS, où elle a fait toute sa carrière depuis la mise en place de l’institution à Dzaoudzi. <em>« Ce bâtiment a été pensé pour accueillir le public dans les meilleures conditions et il est au cœur de nos missions. Le cyclone Chido a durement frappé Mayotte et n’a pas épargné nos locaux. Nos habitudes et nos repères ont été bouleversés, mais la force de nos équipes a permis d&rsquo;assurer la continuité du service public. Aujourd&rsquo;hui, nous ne célébrons pas seulement des murs réparés, mais tous les agents. Car une chose n’a pas changé : notre volonté de servir Mayotte et ses habitants »</em>, insiste-t-elle.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>« Le fait de retrouver ce bâtiment en état fonctionnel a une signification particulière : celle de la continuité »</em>, poursuit le préfet de Mayotte, François-Xavier Bieuville. <em>« Les Mahorais et les Mahoraises doivent avoir confiance en une chose : la force de l’État à Mayotte. J’en suis fier. Cela montre la capacité à faire preuve de résilience ».</em></p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Une première historique pour Nafissata Mouhoudhoire</strong></h2>
<figure id="attachment_50890" aria-describedby="caption-attachment-50890" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img decoding="async" class="size-medium wp-image-50890" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/DEETS-3-300x200.jpg" alt="DEETS, inauguration, bâtiment, Chido, Etat, service, préfecture, Mamoudzou, Mayotte" width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/DEETS-3-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/DEETS-3-1024x683.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/DEETS-3-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/DEETS-3-1536x1024.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/DEETS-3-2048x1365.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/DEETS-3-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/DEETS-3-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/DEETS-3-1068x712.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/DEETS-3-1920x1280.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/DEETS-3-1320x880.jpg 1320w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-50890" class="wp-caption-text">Le bâtiment de la DEETS avait été détruit par le cyclone Chido, mais il est aujourd’hui rénové et de nouveau opérationnel. Les agents, jusqu’ici délocalisés à Kawéni, vont pouvoir y faire leur retour. (Léo Vignal / JDM).</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Mais pour le préfet, au-delà du bâtiment, ce moment était aussi l’occasion de féliciter la nouvelle directrice, Nafissata Mouhoudhoire, première femme mahoraise à la tête d’un service déconcentré de l’État. Une <em>« fierté »</em>, là encore, pour François-Xavier Bieuville. <em>« Nafissata incarne elle aussi un symbole, celui des femmes mahoraises, et c’est pour moi le signe de la renaissance de ce territoire après Chido, et de son avenir ».</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>« Pendant mon séjour à Mayotte, je m’efforçais de faire en sorte que la société mahoraise entre de plus en plus dans le champ du droit et de la loi, que Mayotte se normalise </em>(ndlr : au sens législatif)<em> sans cesse pour être pleinement un département français. Et, au fond, le faire avec une représentante native permet d’aller plus loin, de briser les plafonds de verre. », </em>ajoute François-Xavier Bieuville, <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/04/23/francois-xavier-bieuville-passe-la-main-a-frederic-poisot-a-la-tete-de-la-prefecture-de-mayotte/">à quelques jours de son départ</a>.</p>
<figure id="attachment_50889" aria-describedby="caption-attachment-50889" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-50889" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/DEETS-4-300x200.jpg" alt="DEETS, inauguration, bâtiment, Chido, Etat, service, préfecture, Mamoudzou, Mayotte" width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/DEETS-4-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/DEETS-4-1024x683.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/DEETS-4-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/DEETS-4-1536x1024.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/DEETS-4-2048x1365.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/DEETS-4-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/DEETS-4-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/DEETS-4-1068x712.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/DEETS-4-1920x1280.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/DEETS-4-1320x880.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-50889" class="wp-caption-text">Nafissata Mouhoudhoire (à droite), nouvelle directrice de la DEETS, lors de l&rsquo;inauguration du bâtiment rénové. (Léo Vignal / JDM).</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;"><em>« Être à la tête de la DEETS, c&rsquo;est une fierté, un signal fort, mais c’est aussi une nomination qui m’engage »</em>, reconnaît Nafissata Mouhoudhoire. <em>« Beaucoup de chantiers sont devant nous, dont celui de la convergence sociale, et notamment l&rsquo;accompagnement des entreprises. Il faut aussi continuer nos efforts sur le dialogue social pour permettre de régler les conflits. Il y a des enjeux de développement économique à travers les filières d’avenir comme le BTP et le tourisme »</em>, poursuit la directrice. <em>« La DEETS est l’un des rares services à se situer à la croisée de toutes les politiques publiques. Il faut que les millions d’euros qui arrivent sur le territoire après Chido servent réellement Mayotte et la création d’emplois ».</em></p>
<p>Victor Diwisch</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/05/05/la-deets-de-mayotte-reinvestit-ses-locaux-renoves/">La DEETS de Mayotte réinvestit ses locaux rénovés</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Le futur du réseau électrique de Mayotte au coeur des débats</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/04/30/le-futur-du-reseau-electrique-de-mayotte-au-coeur-des-debats/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Shanyce MATHIAS ALI]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 30 Apr 2026 02:15:33 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Environnement]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[Département-Région de Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[EDF]]></category>
		<category><![CDATA[EDM]]></category>
		<category><![CDATA[Énergie]]></category>
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		<category><![CDATA[Investissement]]></category>
		<category><![CDATA[reconstruction]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lejournaldemayotte.yt/?p=50695</guid>

					<description><![CDATA[<p>Réunis ce mercredi matin au lycée des Lumières à Mamoudzou, élus locaux, agents d’Électricité de Mayotte et acteurs du secteur énergétique ont débattu de l’avenir du réseau électrique mahorais, autour d’une question qui revient de plus en plus souvent  : faut-il intégrer EDM au groupe Electricité de France comme dans les autres départements français.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/04/30/le-futur-du-reseau-electrique-de-mayotte-au-coeur-des-debats/">Le futur du réseau électrique de Mayotte au coeur des débats</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Dans la salle, les échanges ont rapidement dépassé la question technique. Derrière le débat sur l’électricité, c’est plus largement celui du développement de Mayotte qui s’est invité dans les discussions. Reconstruction post-Chido, croissance démographique, besoins des entreprises&#8230; Pour plusieurs intervenants, le système énergétique actuel ne suit plus.</p>
<p style="text-align: justify;">Cette réunion publique avait donc pour objectif de présenter les conclusions d’une expertise réalisée pendant neuf mois par le cabinet Proneos pour le compte du Comité social et économique central d’Electricité de France (EDF). Une étude lancée à la demande de représentants syndicaux et de salariés d’Électricité de Mayotte (EDM), alors que la question de l’avenir de l’entreprise revient régulièrement dans le débat local.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>« Tout passe par l’électricité »</strong></h2>
<p style="text-align: justify;">«<em> L’avenir de Mayotte ne peut pas se faire sans électricité fiable</em> », a insisté Salim Nahouda, représentant syndical CGT à EDM et à l’initiative de cette rencontre. Engagé depuis trente ans sur l&rsquo;énergétique à Mayotte, il estime que l’électricité dépasse largement la seule question des coupures. Selon lui, le développement économique, l’accès à l’eau, la santé ou encore l’éducation dépendent directement de la capacité du territoire à disposer d’un réseau stable et suffisamment puissant. « <em>Tout passe par l’électricité</em> », résume-t-il.</p>
<figure id="attachment_33735" aria-describedby="caption-attachment-33735" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-33735" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/07/Nahouda-1-1-300x269.png" alt="" width="300" height="269" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/07/Nahouda-1-1-300x269.png 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/07/Nahouda-1-1-150x135.png 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/07/Nahouda-1-1.png 508w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-33735" class="wp-caption-text">Salim Nahouda, représentant syndical CGT à EDM.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Salim Nahouda évoque notamment les difficultés à développer localement certaines activités faute d’infrastructures suffisantes. « <em>La majorité de la pêche faite dans la zone part ailleurs. Si on avait suffisamment de moyens de production d&rsquo;électricité, on développerait les structures industrielles et ça permettrait de créer de l&#8217;emploi</em> », explique-t-il.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="2477" data-end="2749">Mais au-delà des investissements, le représentant syndical défend surtout une idée : mettre fin à ce qu’il considère comme une exception mahoraise. Aujourd’hui, contrairement aux autres départements d’Outre-mer, l’électricité de Mayotte est la seule à ne pas faire partie du groupement EDF. « <em>On ne peut pas rester à part</em> », insiste-t-il, appelant les responsables politiques locaux à porter une position commune auprès de l’État.</p>
<h2 style="text-align: center;" data-start="2477" data-end="2749"><strong>Près d’un milliard d’euros d’investissements</strong></h2>
<p style="text-align: justify;" data-start="3001" data-end="3385">Pendant la réunion, la question du coût pour les habitants a été abordée à plusieurs reprises. Les intervenants, favorables à l’intégration, assurent que le tarif de l’électricité ne changerait pas pour les usagers mahorais. Ils rappellent que les prix sont déjà encadrés par l’État à travers le système de péréquation tarifaire appliqué sur l’ensemble du territoire français. « <em>Ça sera du gain pour les usagers ! On ne comptera pas le même temps de coupure qu&rsquo;aujourd&rsquo;hui </em> », explique Salim Nahouda.</p>
<figure id="attachment_11036" aria-describedby="caption-attachment-11036" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-11036 size-medium" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/EDM-coupure-compteur-zoom-300x252.jpg" alt="" width="300" height="252" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/EDM-coupure-compteur-zoom-300x252.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/EDM-coupure-compteur-zoom-768x644.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/EDM-coupure-compteur-zoom-150x126.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/EDM-coupure-compteur-zoom-696x584.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/EDM-coupure-compteur-zoom.jpg 800w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-11036" class="wp-caption-text">Pour rappel, le réseau électrique local a été fortement endommagé par le passage du cyclone Chido.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;" data-start="4206" data-end="4518">L’enjeu financier a aussi occupé une grande partie des discussions. D&rsquo;après les chiffres présentés lors de la rencontre, près d’un milliard d’euros seraient nécessaires dans les années à venir pour moderniser le réseau local. Pour Kevin Guillas, expert du cabinet Proneos, EDM ne dispose pas aujourd’hui de la capacité financière suffisante pour porter seule cet investissement. « <em>EDF peut mettre cet argent sur la table</em> », affirme-t-il, rappelant que le groupe investit déjà massivement dans d’autres territoires ultramarins.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="4206" data-end="4518">Un discours partagé par Gwenaël Pagne, secrétaire du Comité social et économique central d’Electricité de France. « <em>Que ce soit le rachat des parts du Département, du fonds privé, ce n&rsquo;est pas une difficulté. C&rsquo;est estimé autour de 50 millions d&rsquo;euros, on est prêt à discuter des chiffres</em> ».</p>
<h2 style="text-align: center;" data-start="4206" data-end="4518"><strong>Gouvernance et garanties en discussion</strong></h2>
<figure id="attachment_50737" aria-describedby="caption-attachment-50737" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-50737" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/IMG_7062-2-300x225.jpg" alt="" width="300" height="225" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/IMG_7062-2-300x225.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/IMG_7062-2-1024x768.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/IMG_7062-2-768x576.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/IMG_7062-2-1536x1152.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/IMG_7062-2-2048x1536.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/IMG_7062-2-150x113.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/IMG_7062-2-696x522.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/IMG_7062-2-1068x801.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/IMG_7062-2-1920x1440.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/IMG_7062-2-265x198.jpg 265w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/IMG_7062-2-1320x990.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-50737" class="wp-caption-text">Le public était composé en grande partie d’agents d’EDM et d’acteurs de l’énergie.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">En effet, le sujet de la gouvernance reste toutefois sensible, le Département-Région de Mayotte, actionnaire majoritaire d’EDM avec 50%, devra jouer un rôle important dans les négociations.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="3584" data-end="4052">Présent lors de la rencontre Ali Omar, 3e vice-président en charge du Transport et de la Transition écologique, a rappelé que la collectivité n’était pas opposée au principe d’une intégration à Electricité de France, mais souhaite obtenir des garanties sur les futurs investissements énergétiques dans le territoire. «<em> Nous souhaitons garantir l’énergie dans tous les foyers de Mayotte</em> », a-t-il déclaré.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="3584" data-end="4052">Malgré un accueil globalement favorable dans la salle, certaines inquiétudes restent présentes parmi quelques agents et participants. Certains disent ne pas encore voir ce que cette intégration changerait concrètement pour eux en tant que salariés. D’autres craignent une perte de gestion locale au profit d’une organisation davantage pilotée depuis La Réunion, comme cela existe déjà dans certains services publics. Même si aucune décision n’a été prise à l’issue de cette réunion, le débat sur l’avenir énergétique de l&rsquo;île semble désormais pleinement relancé.</p>
<p data-start="3584" data-end="4052">Shanyce MATHIAS ALI.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/04/30/le-futur-du-reseau-electrique-de-mayotte-au-coeur-des-debats/">Le futur du réseau électrique de Mayotte au coeur des débats</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
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		<title>Six jeunes ultramarins plongés dans l’univers de la construction modulaire en Meuse</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/04/24/six-jeunes-ultramarins-plonges-dans-lunivers-de-la-construction-modulaire-en-meuse/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Shanyce MATHIAS ALI]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 24 Apr 2026 01:45:05 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Education]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[construction]]></category>
		<category><![CDATA[Forma'Cargo]]></category>
		<category><![CDATA[formation]]></category>
		<category><![CDATA[hors-site]]></category>
		<category><![CDATA[Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[Post-Chido]]></category>
		<category><![CDATA[reconstruction]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Alors que la construction modulaire est de plus en plus évoquée à Mayotte dans un contexte de reconstruction après le cyclone Chido, un jeune Mahorais a choisi de se former à cette méthode en métropole, avec l’idée, peut-être, de revenir travailler sur l’île.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/04/24/six-jeunes-ultramarins-plonges-dans-lunivers-de-la-construction-modulaire-en-meuse/">Six jeunes ultramarins plongés dans l’univers de la construction modulaire en Meuse</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Ils sont six au total, deux Réunionnais et quatre Mahorais, tous issus du RSMA de La Réunion, à avoir rejoint la Meuse, il y a quatre semaines pour suivre une formation de deux mois au sein de l’organisme Forma’Cargo. Celui-ci, est spécialisé dans la construction modulaire hors site, une technique qui consiste à fabriquer des bâtiments en usine avant de les installer sur place.</p>
<p style="text-align: justify;">Ils ont déjà terminé un premier bloc de formation consacré à la chaudronnerie et à la métallerie. « <em>On a appris la charpente, comment couper les conteneurs et souder. Là cette semaine, on est sur l’isolation</em> », raconte Annassi Mmadi, 22 ans, l&rsquo;un des quatre jeunes originaires de Mayotte qui découvre progressivement les différentes étapes du métier.</p>
<h2 style="text-align: center;" data-start="1407" data-end="1448"><strong data-start="1407" data-end="1448">Une formation fondée sur la pratique</strong></h2>
<p style="text-align: justify;">Ici, la formation repose presque entièrement sur la pratique. L&rsquo;objectif est d&rsquo;être au plus près des matériaux mais également de construire un véritable logement à la fin du parcours et non une simple maquette. « <em>Quand ils sortiront dans deux mois, ils auront construit un logement qui aura une utilité</em> », explique Eric Annezzer, fondateur de Forma’Cargo. L’entreprise, créée en 2021, propose la certification « Ouvrier de la construction modulaire Hors-site », reconnue par l’État et équivalente à un niveau CAP.</p>
<figure id="attachment_50432" aria-describedby="caption-attachment-50432" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-50432 size-medium" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/IMG_6948-1-300x169.jpg" alt="" width="300" height="169" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/IMG_6948-1-300x169.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/IMG_6948-1-1024x576.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/IMG_6948-1-768x432.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/IMG_6948-1-1536x864.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/IMG_6948-1-150x84.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/IMG_6948-1-696x392.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/IMG_6948-1-1068x601.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/IMG_6948-1-1320x743.jpg 1320w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/IMG_6948-1.jpg 1600w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-50432" class="wp-caption-text">L&rsquo;objectif est qu&rsquo;à la fin de la formation, les jeunes aient construit un logement grandeur nature. Photographie / Forma&rsquo;Cargo.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Le programme d&rsquo;apprentissage se découpe en trois blocs, dans un premier temps le travail du métal, ensuite l’enveloppe du bâtiment, avec l’isolation et la toiture, puis les finitions comme l’électricité ou encore la plomberie. Une approche qui permet aux apprentis de toucher à plusieurs métiers en peu de temps, dans un secteur où les compétences sont recherchées.</p>
<p style="text-align: justify;">Si cette formation n’est pas directement liée à un projet précis à Mayotte, elle fait écho aux discussions actuelles sur l’île. Depuis le passage du cyclone Chido, la question de la reconstruction est au cœur des préoccupations et la construction modulaire est régulièrement présentée comme une solution plus rapide que les méthodes classiques. Un sujet qui continue toutefois de susciter des réserves chez une partie de la <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/04/17/la-construction-hors-site-cherche-encore-sa-place-dans-la-reconstruction-de-mayotte/">population</a>.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Un projet individuel tourné vers Mayotte</strong></h2>
<p style="text-align: justify;">Pour ces participants, ce travail représente surtout une opportunité d’entrer dans le secteur du bâtiment. « <em>Moi j’aimerais travailler dans le BTP, construire des maisons avec les constructions modulaires</em> », explique Annassi Mmadi, qui a découvert cette formation via le RSMA de La Réunion.</p>
<figure id="attachment_50419" aria-describedby="caption-attachment-50419" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-50419 size-medium" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/IMG_6952-300x225.jpg" alt="" width="300" height="225" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/IMG_6952-300x225.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/IMG_6952-1024x768.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/IMG_6952-768x576.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/IMG_6952-1536x1152.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/IMG_6952-150x113.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/IMG_6952-696x522.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/IMG_6952-1068x801.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/IMG_6952-265x198.jpg 265w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/IMG_6952-1320x990.jpg 1320w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/IMG_6952.jpg 1600w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-50419" class="wp-caption-text">Pour le jeune homme, cette méthode serait un atout pour l&rsquo;île et son développement. Photographie / Forma&rsquo;Cargo.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Au-delà de l&rsquo;ouverture professionnelle, pour ce jeune cette méthode peut représenter une opportunité pour le territoire. « <em>Faire des maisons en hors site c’est plus rentable, plus facile et c’est rapide </em>», estime-t-il, tout en reconnaissant que la confiance reste à construire auprès du public Mahorais. Pour cela, l&rsquo;apprenti estime qu&rsquo;il faudrait que les structures soient faites sur place par des artisans locaux. « <em>Il faut que ça soit fait par des mahorais pour des mahorais comme ça les habitants pourront venir dans les ateliers. Ils verront que tout est mis en oeuvre pour le confort et la sécurité des usagers</em> », suggère-t-il.</p>
<p style="text-align: justify;">D&rsquo;ailleurs, Annassi Mmadi envisage de revenir sur le territoire à l&rsquo;obtention de son diplôme, à condition de pouvoir y travailler. « <em>Je veux travailler à Mayotte s’il y a ce métier là-bas</em> », explique-t-il. En attendant, il commence déjà à se projeter, en échangeant avec son formateur qui dispose de contacts en métropole, à La Réunion ainsi qu&rsquo;à Mayotte, afin d’identifier d’éventuelles pistes d’emploi à la sortie.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Former aujourd’hui, structurer demain</strong></h2>
<figure id="attachment_50434" aria-describedby="caption-attachment-50434" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-50434 size-medium" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/bd62c51a-8e42-4ac7-a2c5-4e5abba73c56-300x225.jpg" alt="" width="300" height="225" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/bd62c51a-8e42-4ac7-a2c5-4e5abba73c56-300x225.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/bd62c51a-8e42-4ac7-a2c5-4e5abba73c56-1024x768.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/bd62c51a-8e42-4ac7-a2c5-4e5abba73c56-768x576.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/bd62c51a-8e42-4ac7-a2c5-4e5abba73c56-1536x1152.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/bd62c51a-8e42-4ac7-a2c5-4e5abba73c56-150x113.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/bd62c51a-8e42-4ac7-a2c5-4e5abba73c56-696x522.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/bd62c51a-8e42-4ac7-a2c5-4e5abba73c56-1068x801.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/bd62c51a-8e42-4ac7-a2c5-4e5abba73c56-265x198.jpg 265w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/bd62c51a-8e42-4ac7-a2c5-4e5abba73c56-1320x990.jpg 1320w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/bd62c51a-8e42-4ac7-a2c5-4e5abba73c56.jpg 1600w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-50434" class="wp-caption-text">Pour le fondateur, il s&rsquo;agit d&rsquo;une fierté de partager son savoir avec les jeunes ultramarins. Photographie / Forma&rsquo;Cargo.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Du côté de Forma’Cargo, la réflexion autour de Mayotte ne date pas de cette promotion. Eric Annezzer, explique avoir été sollicité par la préfecture après le passage du cyclone. Face à des volumes trop importants, il indique ne pas avoir été en capacité de répondre immédiatement, mais avoir proposé une autre approche. « <em>On s&rsquo;est porté volontaire pour gérer l&rsquo;après, en faisant en sorte que les jeunes participent à la reconstruction de leur île sur le long terme</em> », confie le fondateur.</p>
<p style="text-align: justify;">Dans cette continuité, des échanges sont en cours avec la délégation de Mayotte à Paris, notamment autour du développement de la filière. L’idée est d’accompagner des porteurs de projets Mahorais qui souhaiteraient se lancer dans la construction modulaire à Mayotte. « <em>C&rsquo;est notre métier depuis dix ans, donc nous sommes en capacité d&rsquo;accompagner un chef de projet. On a déjà formé la main d&rsquo;oeuvre nécessaire, donc s&rsquo;il faut accompagner, on le fera !</em> », affirme Eric Annezzer.</p>
<p style="text-align: justify;">Pour l’heure, les quatre Mahorais poursuivent leur formation en atelier, entre découpe, soudure et isolation. Et pour au moins l’un d’entre eux, la question du retour à Mayotte reste ouverte, dans un contexte où les besoins existent, mais où les perspectives restent encore à construire.</p>
<p>Shanyce MATHIAS ALI.</p>
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		<item>
		<title>La construction « hors site » cherche encore sa place dans la reconstruction de Mayotte</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/04/17/la-construction-hors-site-cherche-encore-sa-place-dans-la-reconstruction-de-mayotte/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Shanyce MATHIAS ALI]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 17 Apr 2026 01:15:18 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Economie]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[construction]]></category>
		<category><![CDATA[EPRD]]></category>
		<category><![CDATA[hors-site]]></category>
		<category><![CDATA[Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[Post-Chido]]></category>
		<category><![CDATA[pré-fabriqué]]></category>
		<category><![CDATA[reconstruction]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lejournaldemayotte.yt/?p=50027</guid>

					<description><![CDATA[<p>Réunis à la Technopole, acteurs publics et professionnels du BTP ont échangé sur une méthode de construction qui promet de réduire les délais, mais qui suscite encore des réserves sur son application concrète et sa perception sur le territoire.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/04/17/la-construction-hors-site-cherche-encore-sa-place-dans-la-reconstruction-de-mayotte/">La construction « hors site » cherche encore sa place dans la reconstruction de Mayotte</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Ce jeudi matin, à la technopole de Dembeni, la salle était bien remplie pour parler d’un sujet, très souvent associé à des bâtiments provisoires : la construction hors site. Derrière ce terme, il ne s’agit pourtant pas seulement de modules importés ou de structures temporaires en conteneur comme on peut souvent le voir sur l&rsquo;île, mais d’un mode de construction plus large, basé sur la préfabrication en atelier avant une installation sur le terrain.</p>
<p style="text-align: justify;">Organisée dans le cadre de la dynamique de reconstruction engagée à Mayotte, la rencontre a rassemblé des acteurs venus d’horizons différents : collectivités, services de l’État, ou encore professionnels du bâtiment. Tous confrontés, à leur niveau, à un même constat. Celui de construire vite, mais surtout construire mieux, dans un territoire où les besoins ne cessent d’augmenter.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Une méthode encore à définir collectivement</strong></h2>
<p style="text-align: justify;">« <em>La reconstruction, c’est une démarche collective</em> », rappelle Benoît Gars, directeur général de l’Établissement public de reconstruction et de développement de Mayotte (EPRD). L’établissement, explique-t-il, ne construit pas directement mais coordonne les projets et les acteurs impliqués dans l&rsquo;investissement. L’objectif de cette rencontre était donc de créer un espace d’échange pour identifier ce qui fonctionne, ce qui bloque et tenter de trouver des solutions communes.</p>
<figure id="attachment_50029" aria-describedby="caption-attachment-50029" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-50029 size-medium" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/IMG_6752-300x225.jpg" alt="" width="300" height="225" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/IMG_6752-300x225.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/IMG_6752-1024x768.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/IMG_6752-768x576.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/IMG_6752-1536x1152.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/IMG_6752-2048x1536.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/IMG_6752-150x113.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/IMG_6752-696x522.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/IMG_6752-1068x801.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/IMG_6752-1920x1440.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/IMG_6752-265x198.jpg 265w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/IMG_6752-1320x990.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-50029" class="wp-caption-text">Benoît Gars, directeur général de l’Établissement public de reconstruction et de développement de Mayotte (EPRD). Shanyce MATHIAS / JDM</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Le choix du thème n’est pas anodin, en effet, après le passage du cyclone Chido, le « pré-fabriqué »  a laissé une image négative. « <em>L’idée, c’est de montrer que le hors site, c&rsquo;est</em><em> des constructions pérennes, durables, qui ont déjà leur place sur le territoire</em> ».</p>
<p style="text-align: justify;">Pourtant, certaines opérations intègrent déjà ce type de méthode. En 2014, des classes ont été livrées au collège de Doujani après 9 mois de chantier grâce à la construction hors-site. Des chantiers portés par le Département devraient aussi en bénéficier, comme celui du MUMA, un musée de Mayotte situé à Dzaoudzi. Et pour les équipements publics, comme les écoles, rien n’est exclu. « <em>Si certains veulent aller vers ce type de construction, c’est possible, à condition de bien définir les paramètres, notamment sur l’usage de matériaux locaux et l’implication du tissu économique</em> », précise Benoît Gars.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Une autre façon de construire</strong></h2>
<p style="text-align: justify;">Pour les professionnels du secteur, l’intérêt est avant tout concret. Céline Beaujolin, déléguée générale de l’association Filière Hors Site France, insiste sur la qualité et la fiabilité de ce procédé, qui repose sur une forte anticipation des projets. « <em>On ne repart pas de zéro à chaque fois, on utilise des éléments déjà éprouvés, ce qui permet de mieux maîtriser la construction</em> », explique-t-elle.</p>
<figure id="attachment_50030" aria-describedby="caption-attachment-50030" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-50030" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/IMG_6756-2-300x225.jpg" alt="" width="300" height="225" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/IMG_6756-2-300x225.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/IMG_6756-2-1024x768.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/IMG_6756-2-768x576.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/IMG_6756-2-1536x1152.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/IMG_6756-2-2048x1536.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/IMG_6756-2-150x113.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/IMG_6756-2-696x522.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/IMG_6756-2-1068x801.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/IMG_6756-2-1920x1440.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/IMG_6756-2-265x198.jpg 265w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/IMG_6756-2-1320x990.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-50030" class="wp-caption-text">Le dernier étage de la Technopole de Dembeni est en hors site. Shanyce MATHIAS / JDM</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Mais au-delà de la technique, elle évoque surtout un enjeu humain : « <em>il faut retrouver de la compétence à tous les niveaux, chez les ouvriers, les architectes, les maîtres d’ouvrage</em> ». Dans un territoire marqué par des contraintes de main-d’œuvre, de transport ou de délais, elle estime que le hors site peut apporter des réponses, à condition de l’adapter au contexte local. Dans la pratique<em data-start="596" data-end="738">, </em>certains artisans locaux expliquent également utiliser cette pratique à plus petite échelle, avec des résultats d&rsquo;ores-et-déjà jugés satisfaisants.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Entre espoirs et réserves sur le terrain</strong></h2>
<p style="text-align: justify;">Sur le terrain, le sujet est toutefois abordé avec plus de prudence. Pour Moussa Attoumani, directeur de la maîtrise d’ouvrage à la Société Immobilière de Mayotte (SIM), si le hors site peut être un levier, il ne règle néanmoins pas tout. « <em>Un chantier qui doit durer deux ans peut en prendre cinq, et ce n’est bon pour personne</em> », partage-t-il. Dans ce contexte, la préfabrication peut permettre de gagner du temps, mais il parle plutôt d’un « raccourci » que d’une transformation complète des pratiques. Le hors site total, selon lui, reste encore loin pour Mayotte.</p>
<figure id="attachment_50031" aria-describedby="caption-attachment-50031" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-50031" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/IMG_6742-2-300x225.jpg" alt="" width="300" height="225" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/IMG_6742-2-300x225.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/IMG_6742-2-1024x768.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/IMG_6742-2-768x576.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/IMG_6742-2-1536x1152.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/IMG_6742-2-2048x1536.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/IMG_6742-2-150x113.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/IMG_6742-2-696x522.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/IMG_6742-2-1068x801.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/IMG_6742-2-1920x1440.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/IMG_6742-2-265x198.jpg 265w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/IMG_6742-2-1320x990.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-50031" class="wp-caption-text">Plusieurs acteurs du bâtiment et du logement étaient présents. Shanyce MATHIAS / JDM</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Il insiste aussi sur un point souvent mal compris, cette pratique ne se limite pas au modulaire. « <em>Ça peut être des façades, des éléments en bois, des structures préparées en atelier et posées ensuite</em> ». Une approche déjà utilisée, parfois sans être identifiée comme telle, mais qui nécessite encore de structurer une véritable filière locale, avec des espaces pour les acteurs qui voudraient se lancer.</p>
<p style="text-align: justify;">Même prudence du côté de Dominique Tessier, directeur du Conseil d&rsquo;architecture, d&rsquo;<span tabindex="0" role="tooltip"><span class="c5aZPb" tabindex="0" role="button" data-enable-toggle-animation="true" data-extra-container-classes="ZLo7Eb" data-hover-hide-delay="1000" data-hover-open-delay="500" data-send-open-event="true" data-theme="0" data-width="250" data-ved="2ahUKEwi--PDdwPKTAxW2VUEAHZPLGQAQmpgGegQIHxAE"><span class="JPfdse" data-bubble-link="" data-segment-text="urbanisme">urbanisme</span></span></span> et de l&rsquo;environnement (CAUE), qui replace le débat dans un cadre plus large. « <em>Le hors site, ce n’est pas une solution, c’est une méthode</em> », insiste-t-il. Le directeur du CAUE dit comprendre les réticences d’une partie de la population face aux constructions préfabriquées, souvent associées à des bâtiments temporaires ou de moindre qualité. « <em>Il y a un risque de rejet si on ne fait pas attention</em> », prévient-il, appelant à ne pas opposer les méthodes mais à trouver un équilibre entre pratiques traditionnelles et nouvelles approches, à condition que la qualité soit au rendez-vous.</p>
<p>Shanyce MATHIAS ALI.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/04/17/la-construction-hors-site-cherche-encore-sa-place-dans-la-reconstruction-de-mayotte/">La construction « hors site » cherche encore sa place dans la reconstruction de Mayotte</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>À Mayotte, le président du conseil de l&#8217;Ordre des architectes dénonce une reconstruction trop lente et déconnectée du terrain</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/02/26/a-mayotte-les-architectes-denoncent-une-reconstruction-trop-lente-et-deconnectee-du-terrain/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mathilde HANGARD]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 26 Feb 2026 02:15:55 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[Conseil national de l'ordre des architectes]]></category>
		<category><![CDATA[Cyclone Chido]]></category>
		<category><![CDATA[Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[reconstruction]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lejournaldemayotte.yt/?p=47184</guid>

					<description><![CDATA[<p>Quatorze mois après le cyclone Chido, Christophe Millet est à Mayotte pour appeler l’État à faire confiance aux acteurs locaux et à remettre le logement au cœur de la reconstruction.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/02/26/a-mayotte-les-architectes-denoncent-une-reconstruction-trop-lente-et-deconnectee-du-terrain/">À Mayotte, le président du conseil de l&rsquo;Ordre des architectes dénonce une reconstruction trop lente et déconnectée du terrain</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">En déplacement à La Réunion et à Mayotte, du 23 au 27 février 2026, le président du Conseil national de l’Ordre des architectes, Christophe Millet, interrogé par notre rédaction, dresse un constat sévère de la reconstruction de l’île après le cyclone Chido, survenu le 14 décembre 2024. Il appelle à rompre avec une approche descendante et à confier aux acteurs mahorais un rôle central dans la refondation du territoire.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Une reconstruction encore prisonnière de l’urgence</b></h2>
<figure id="attachment_41691" aria-describedby="caption-attachment-41691" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/Un-passant-devant-lecole-T32-de-Combani-scaled.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-41691 size-medium" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/Un-passant-devant-lecole-T32-de-Combani-300x200.jpg" alt="Mayotte, Combani, école T32," width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/Un-passant-devant-lecole-T32-de-Combani-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/Un-passant-devant-lecole-T32-de-Combani-1024x683.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/Un-passant-devant-lecole-T32-de-Combani-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/Un-passant-devant-lecole-T32-de-Combani-1536x1024.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/Un-passant-devant-lecole-T32-de-Combani-2048x1365.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/Un-passant-devant-lecole-T32-de-Combani-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/Un-passant-devant-lecole-T32-de-Combani-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/Un-passant-devant-lecole-T32-de-Combani-1068x712.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/Un-passant-devant-lecole-T32-de-Combani-1920x1280.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/Un-passant-devant-lecole-T32-de-Combani-1320x880.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-41691" class="wp-caption-text">Écoles, équipements publics, logements : à Mayotte, de nombreux bâtiments restent fragilisés ou provisoirement réparés.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Le cyclone Chido a laissé derrière lui un territoire exsangue. Des milliers de logements endommagés, des écoles détruites ou fragilisées, des quartiers entiers exposés aux risques naturels. Pourtant, quatorze mois après la catastrophe, la reconstruction peine à s’enclencher réellement. <em>« Il manque de volonté de l’État d’avancer sur le sujet mahorais »</em>, tranche Christophe Millet.</p>
<p style="text-align: justify;">Certes, un établissement public chargé de coordonner les travaux de reconstruction a été créé, chapeauté par le général Facon. Mais le calendrier interroge. <em>« J’entends encore parler d’urgence alors qu’en un an et demi, les choses n’ont pas avancé »</em>. Pour le président du Conseil national de l’Ordre des architectes, cette urgence prolongée sert parfois de justification à des décisions prises sans concertation locale.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>« Sous couvert d’urgence, on impose des principes de reconstruction qui ne sont pas initiés par les Mahorais eux-mêmes, mais importés, notamment pour les écoles ou les logements. À mon sens, c’est un échec »</em>, affirme-t-il. Une critique qui renvoie à un sentiment partagé sur l’île : celui d’une reconstruction pensée depuis l’extérieur, sans récit commun ni vision à long terme.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Des solutions locales insuffisamment mobilisées</b></h2>
<figure id="attachment_32524" aria-describedby="caption-attachment-32524" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/07/IMG_1012-scaled.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-32524 size-medium" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/07/IMG_1012-300x200.jpg" alt="Mayotte, BTP, reconstruction, travaux." width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/07/IMG_1012-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/07/IMG_1012-1024x683.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/07/IMG_1012-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/07/IMG_1012-1536x1024.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/07/IMG_1012-2048x1365.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/07/IMG_1012-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/07/IMG_1012-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/07/IMG_1012-1068x712.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/07/IMG_1012-1920x1280.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/07/IMG_1012-1320x880.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-32524" class="wp-caption-text">« Chacun construit dans son coin et cela manque de cap clair pour l&rsquo;ensemble de l&rsquo;île », alerte Vincent Liétar.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Au fil de ses rencontres avec les élus et les acteurs de l’architecture et du logement, Christophe Millet insiste sur un point : les solutions existent, mais elles sont insuffisamment mobilisées. À commencer par la question foncière, centrale à Mayotte. <em>« L’Ordre des architectes ne suffira pas à régler la problématique du foncier, </em>reconnaît-il<em>. Mais si l’on associe les notaires, les avocats, les géomètres et les architectes, nous avons la capacité d’apporter des réponses très concrètes ». </em></p>
<p style="text-align: justify;">Il plaide pour une reconstruction du cadastre et une régularisation administrative des constructions existantes, qu’elles soient aux normes ou non. <em>« L’État doit pouvoir nous faire confiance pour nous associer à ce travail, afin d’avoir enfin une connaissance précise de ce qui a été construit et reconstruit à Mayotte »</em>. L’Ordre national a déjà proposé ce type de dispositif, via des architectes commis d’office, lors des deux derniers décrets Mayotte, sans succès.</p>
<p style="text-align: justify;">Sur les matériaux, le discours se veut réaliste. <em>« On ne reconstruira pas Mayotte sans importer des matériaux »</em>, admet-il. Mais cette dépendance ne doit pas être totale.<em> « Tout ce qui concerne l’enveloppe du bâtiment peut aujourd’hui s’appuyer sur des filières locales, notamment la pierre ou le bois ».</em> Un enjeu stratégique dans un contexte de dérèglement climatique. <em>« Mayotte doit s’inscrire dans une forme de résilience climatique. D’autres événements climatiques surviendront. L’île doit pouvoir se reconstruire par elle-même ». </em></p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Le logement, grand oublié de la reconstruction</b></h2>
<figure id="attachment_41411" aria-describedby="caption-attachment-41411" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/MAGNE-HABITAT-scaled.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-41411" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/MAGNE-HABITAT-300x200.jpg" alt="Mayotte, habitation," width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/MAGNE-HABITAT-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/MAGNE-HABITAT-1024x683.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/MAGNE-HABITAT-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/MAGNE-HABITAT-1536x1024.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/MAGNE-HABITAT-2048x1365.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/MAGNE-HABITAT-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/MAGNE-HABITAT-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/MAGNE-HABITAT-1068x712.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/MAGNE-HABITAT-1920x1280.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/MAGNE-HABITAT-1320x880.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-41411" class="wp-caption-text">À Mayotte, les logements oscillent entre constructions en tôle et bâtiments partiellement en dur, souvent en béton, mais rarement achevés, traduisant l’urgence et la précarité persistante de l’habitat.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">C’est sur la question du logement que le désaccord avec l’État apparaît le plus nettement. <em>« Le domaine qui intéresse le plus l’Ordre des architectes et le moins l’État, c’est le logement »,</em> affirme Christophe Millet. Les politiques publiques privilégient les équipements et les infrastructures, laissant l’habitat au second plan, alors même qu’il constitue le cœur de la vie quotidienne et l’un des principaux facteurs de stabilité sociale.</p>
<p style="text-align: justify;">Pour y remédier, le président du Conseil national de l’Ordre des architectes défend la création d’un Conseil régional de l’Ordre de plein exercice à Mayotte. <em>« Il faut une représentation implantée in situ, avec cette idée que le logement doit être au cœur des politiques publiques. C’est là que les gens passent leur vie ».</em> Selon lui, une telle implantation permettrait aussi de sortir d’un débat<em> « parisien »</em> pour favoriser un débat véritablement mahorais, porté par les professionnels du territoire.</p>
<p style="text-align: justify;">Ce besoin d’ancrage local est également souligné par une architecte métropolitaine en déplacement à Mayotte. Forte de son expérience en métropole, elle met en garde contre les modèles transposés sans adaptation. <em>« En métropole, dans certaines régions, quand on construit cinquante logements, la moitié doivent être sociaux »</em>, explique-t-elle. Mais cet équilibre repose aujourd’hui sur un montage économique fragile.<em> « Avec la crise, les promoteurs n’arrivent plus à vendre. Pour qu’un immeuble se fasse, il faut que le bailleur social achète tout ou une partie du programme. Sinon, le projet ne sort pas »</em>.</p>
<p style="text-align: justify;">À Mayotte, selon elle, la question du logement social ne peut être dissociée des usages et des modes de vie. <em>« Est-ce que les gens sont prêts à habiter dans des logements bétonnés plutôt que dans des cases ? C’est le travail de l’architecte d’aller demander ce que veulent les habitants. On ne peut pas délocaliser un art de vivre »</em>. Les formes d’habitat interrogent directement l’organisation des logements : <em>« Dort-on tous ensemble ? Combien de places faut-il prévoir ? »</em></p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Entreprises locales, aménagement et culture urbaine</b></h2>
<figure id="attachment_47218" aria-describedby="caption-attachment-47218" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/IMG_1880.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-47218" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/IMG_1880-300x200.jpg" alt="Mayotte, reconstruction, pluies, inondations, évacuation des eaux pluviales," width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/IMG_1880-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/IMG_1880-1024x683.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/IMG_1880-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/IMG_1880-1536x1024.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/IMG_1880-2048x1365.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/IMG_1880-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/IMG_1880-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/IMG_1880-1068x712.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/IMG_1880-1920x1280.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/IMG_1880-1320x880.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-47218" class="wp-caption-text">Assainissement, évacuation des eaux pluviales et réseaux électriques restent des points critiques de la reconstruction.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Par ailleurs, au-delà des formes architecturales, certains professionnels alertent sur l’absence de vision globale et de structuration des moyens existants. Pour Vincent Liétar, architecte présent sur l’île depuis 1981, la reconstruction souffre d’un déficit de connaissance du tissu économique local. <em>« Aujourd’hui, à Mayotte, il y a un panel d’entreprises sur-sollicitées – Colas, Vinci, GTA – face à d’autres entreprises qui travaillent dans leur coin. Mais on ne connaît même pas le nombre d’entreprises réellement disponibles pour la reconstruction, ni leurs compétences »</em>.</p>
<p style="text-align: justify;">Une situation qui interroge, plus d’un an après le passage du cyclone. <em>« Est-ce qu’on a seulement un répertoire des entreprises locales, des outils disponibles sur l’île ? Pour commencer, il faudrait déjà savoir avec qui on peut travailler et quelles sont les compétences des artisans ».</em> Selon lui, le problème dépasse la seule construction. <em>« Le sujet est plus dans l’aménagement que dans la construction de l&rsquo;île, notamment en ce qui concerne l&rsquo;assainissement, l&rsquo;évacuation des eaux pluviales et le réseau électrique »,</em> souligne-t-il.</p>
<p style="text-align: justify;">Il rappelle que <em>« dans les années 1980-1990, on construisait mille cases par an avec quatre cents artisans répertoriés par la SIM »</em>. Aujourd’hui, observe-t-il,<em> « on voit apparaître de gros pâtés de maisons, sans cohérence. Il manque à Mayotte une culture urbanistique et de construction ».</em></p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Écrire enfin un projet mahorais pour l’après-cyclone</b></h2>
<figure id="attachment_47266" aria-describedby="caption-attachment-47266" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/Millet-pt-ordre-architectes.jpeg"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-47266 size-medium" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/Millet-pt-ordre-architectes-300x238.jpeg" alt="" width="300" height="238" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/Millet-pt-ordre-architectes-300x238.jpeg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/Millet-pt-ordre-architectes-1024x814.jpeg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/Millet-pt-ordre-architectes-768x611.jpeg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/Millet-pt-ordre-architectes-1536x1221.jpeg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/Millet-pt-ordre-architectes-150x119.jpeg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/Millet-pt-ordre-architectes-696x553.jpeg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/Millet-pt-ordre-architectes-1068x849.jpeg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/Millet-pt-ordre-architectes-1320x1049.jpeg 1320w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/Millet-pt-ordre-architectes.jpeg 1580w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-47266" class="wp-caption-text">Christophe Millet appelle à la création d’un Ordre régional des architectes à Mayotte</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Ce mercredi 25 février 2026, à l’issue de son entretien avec le préfet de Mayotte, Christophe Millet a qualifié l’échange d’ <em>« extrêmement constructif »</em>. Il souligne la sensibilité du préfet <em>« à la question du patrimoine »</em> et estime pouvoir compter sur son soutien pour la création d’un Ordre régional des architectes, ainsi que pour un travail plus étroit avec l’établissement public de reconstruction et la Mission interministérielle pour la reconstruction (MIR). <em>« L’architecture est le premier facteur d’accélération de la reconstruction »</em>, a-t-il insisté, tout en reconnaissant les contraintes de délais évoquées par le représentant de l’État.</p>
<p style="text-align: justify;">Car selon lui,<em> « la reconstruction de Mayotte ne sera jamais terminée ».</em> L’enjeu réside dans la méthode inscrite « dans le temps long », <em>capable de « s’adapter aux changements climatiques »</em> et<em> « aux attentes de la population ». </em>L’objectif, selon lui, est clair : <em>« Avoir un paysage urbain et paysager mahorais qui soit l’expression d’une culture mahoraise »</em>. Un récit que, de l’avis du président de l’Ordre, seuls les Mahorais peuvent écrire.</p>
<p style="text-align: justify;">Mathilde Hangard</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/02/26/a-mayotte-les-architectes-denoncent-une-reconstruction-trop-lente-et-deconnectee-du-terrain/">À Mayotte, le président du conseil de l&rsquo;Ordre des architectes dénonce une reconstruction trop lente et déconnectée du terrain</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
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		<title>Le président du Conseil national de l’Ordre des architectes en visite à Mayotte</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/02/24/le-president-du-conseil-national-de-lordre-des-architectes-en-visite-a-mayotte/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mathilde HANGARD]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 24 Feb 2026 15:06:05 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Fil info]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Architecture]]></category>
		<category><![CDATA[Chido]]></category>
		<category><![CDATA[Christophe Millet]]></category>
		<category><![CDATA[Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[Ordre des architectes]]></category>
		<category><![CDATA[reconstruction]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lejournaldemayotte.yt/?p=47167</guid>

					<description><![CDATA[<p>Christophe Millet sera à Mayotte du 25 au 27 février pour échanger sur la reconstruction et le développement local.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/02/24/le-president-du-conseil-national-de-lordre-des-architectes-en-visite-a-mayotte/">Le président du Conseil national de l’Ordre des architectes en visite à Mayotte</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Christophe Millet, président du Conseil national de l’Ordre des architectes (CNOA), sera en déplacement à Mayotte du 25 au 27 février 2026. La visite vise à aborder les enjeux de reconstruction, de réhabilitation urbaine et de structuration des filières locales sur l’île.</p>
<p style="text-align: justify;">Ce déplacement<em> « revêt une importance particulière avec l’enjeu de préfiguration d’un Conseil de l&rsquo;Ordre des architectes de plein exercice »</em>, souligne le CNOA. Plusieurs rencontres sont prévues avec les élus et acteurs locaux.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/02/24/le-president-du-conseil-national-de-lordre-des-architectes-en-visite-a-mayotte/">Le président du Conseil national de l’Ordre des architectes en visite à Mayotte</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
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		<item>
		<title>À N&#8217;Gouja, le Jardin Maoré accélère sa reconstruction</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/02/19/a-ngouja-le-jardin-maore-accelere-sa-reconstruction/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mathilde HANGARD]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 19 Feb 2026 02:30:14 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Environnement]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[Chido]]></category>
		<category><![CDATA[Le Jardin Maoré]]></category>
		<category><![CDATA[Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[N'Gouja]]></category>
		<category><![CDATA[reconstruction]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lejournaldemayotte.yt/?p=46816</guid>

					<description><![CDATA[<p>À N'gouja, sur l’une des plages de sable blanc de Mayotte, un hôtel renaît après avoir été rasé. Conteneurs, pieux, bois, panneaux solaires : le chantier du Jardin Maoré raconte une autre manière de bâtir sous les tropiques.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/02/19/a-ngouja-le-jardin-maore-accelere-sa-reconstruction/">À N&rsquo;Gouja, le Jardin Maoré accélère sa reconstruction</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Pendant qu’une pluie tropicale transforme le sol en boue gluante, Julien Segara détaille des plans, des pieux et des charpentes métalliques. À N&rsquo;gouja, dans le sud de Mayotte, l’extension et la réhabilitation de l’Hôtel du Jardin Maoré avancent lentement, mais sûrement. Après le passage dévastateur du cyclone Chido, l&rsquo;ancien site hôtelier a été entièrement rasé pour mieux se reconstruire : plus résilient et plus écologique. Un chantier hors normes, sur un territoire où chaque vis, chaque poutre, chaque décision peut prendre des mois à aboutir.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Un hôtel à l’écart de l&rsquo;île</b></h2>
<figure id="attachment_46833" aria-describedby="caption-attachment-46833" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/ancien-hotel.png"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-46833" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/ancien-hotel-300x200.png" alt="Mayotte, Jardin Maoré, travaux, hôtel, " width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/ancien-hotel-300x200.png 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/ancien-hotel-150x100.png 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/ancien-hotel-696x463.png 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/ancien-hotel.png 709w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-46833" class="wp-caption-text">L&rsquo;ancien site hôtelier a été entièrement rasé après le passage du cyclone.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Pour rejoindre le Jardin Maoré, auparavant, il fallait emprunter une piste caillouteuse, non goudronnée, franchir une simple chaîne gardée de manière aléatoire, puis longer un pont pour accéder au cœur du site. À gauche, sous une grande paillote, se trouvaient la direction, un snack, une petite boutique, le restaurant et, plus loin, des bungalows traditionnels coiffés de toits végétaux. Ces bungalows avaient près de quarante-cinq ans.</p>
<p style="text-align: justify;">Le décor, idyllique, semblait hors du temps. Mais les structures, elles, ne l’étaient plus. Le 14 décembre 2024, le cyclone Chido frappe Mayotte. Le restaurant est gravement endommagé, les bungalows aussi. <em>« La structure a été rasée. Les bungalows, aussi »</em>, raconte Julien Segara, aujourd’hui responsable des travaux de l’extension et de la réhabilitation de l’hôtel. <em>« À l’origine, on devait en conserver une partie. Mais Chido a tellement fait bouger les structures qu’on a pris la décision de tout raser pour repartir sur des bases sûres, aux normes actuelles, capables de résister à des intempéries, des séismes ou des cyclones ». </em></p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Raser pour mieux reconstruire</strong></h2>
<figure id="attachment_46819" aria-describedby="caption-attachment-46819" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/4-cailloux-jardin-maore-scaled.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-46819 size-medium" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/4-cailloux-jardin-maore-300x200.jpg" alt="Jardin Maoré, NGouja, travaux, hôtel," width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/4-cailloux-jardin-maore-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/4-cailloux-jardin-maore-1024x683.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/4-cailloux-jardin-maore-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/4-cailloux-jardin-maore-1536x1024.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/4-cailloux-jardin-maore-2048x1365.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/4-cailloux-jardin-maore-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/4-cailloux-jardin-maore-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/4-cailloux-jardin-maore-1068x712.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/4-cailloux-jardin-maore-1920x1280.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/4-cailloux-jardin-maore-1320x880.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-46819" class="wp-caption-text">Grâce aux gravats des destructions, une nouvelle route a pu être tracée.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Julien Segara arrive au Jardin Maoré en 2023. Ancien moniteur de plongée, puis plombier, il rejoint d’abord le site pour aider au démarrage des travaux. Il devient chef de la maintenance pendant un an, avant d’être nommé responsable travaux.</p>
<p style="text-align: justify;">La démolition de l’ancien hôtel débute au mois d&rsquo;août 2025. Deux mois et demi seront nécessaires pour venir à bout du restaurant et des seize bungalows traditionnels. Mais ici, pas question de tout jeter.<em> « On a réussi à faire une opération zéro »</em>, explique Julien. Les gravats issus du broyage des bungalows ont été réutilisés pour refaire entièrement la route d’accès, désormais lisse et entièrement praticable.</p>
<p style="text-align: justify;">Dans une zone classée, sauvage, sans réseaux d’eaux usées alentour, le chantier se veut discret. <em>« Tous les nouveaux bâtiments sont posés sur des structures métalliques, elles-mêmes installées sur des pieux enfoncés dans le sol. Cela nous permet de ne pas toucher au terrain, de respecter ses courbes, de ne pas terrasser ».</em> Une contrainte technique, mais aussi un choix environnemental assumé.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Construire autrement sous les tropiques</strong></h2>
<figure id="attachment_46836" aria-describedby="caption-attachment-46836" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/IMG_2025.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-46836" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/IMG_2025-300x200.jpg" alt="Mayotte, Jardin Maoré, travaux, hôtel," width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/IMG_2025-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/IMG_2025-1024x683.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/IMG_2025-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/IMG_2025-1536x1024.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/IMG_2025-2048x1365.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/IMG_2025-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/IMG_2025-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/IMG_2025-1068x712.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/IMG_2025-1920x1280.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/IMG_2025-1320x880.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-46836" class="wp-caption-text">Ces conteneurs qui contiennent du matériel seront à leur tour exploités et réhabilités pour devenir des chambres-terrasses.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">À droite du site historique, une première partie est déjà sortie de terre : des chambres installées dans des conteneurs maritimes réhabilités, et un grand bâtiment en bois qui accueille aujourd’hui le restaurant, lequel redeviendra un snack à la fin du chantier.</p>
<p style="text-align: justify;">À terme, l’hôtel comptera vingt-et-un bungalows neufs, un bâtiment principal avec restaurant « haut de gamme », cuisine professionnelle, boutique et locaux administratifs. L’offre sera volontairement plurielle. <em>« Le restaurant se projette dans quelque chose de plus haut de gamme, mais le snack restera accessible. L’idée, c’est d’en avoir pour tous les budgets ». </em></p>
<p style="text-align: justify;">Les contraintes sont immenses. Tout ou presque arrive de métropole : bois, acier, équipements techniques. Les conteneurs partent généralement du Havre, traversent les mers pendant près de trois mois, avant d’atteindre le port de Longoni. <em>« Le plus compliqué, ce n’est pas le voyage, c&rsquo;est après, à la sortie du port. C’est extrêmement cher. Le poste logistique est énorme ». </em>À cela s’ajoutent la saison des pluies, la boue, l’impossibilité de décharger certains matériaux sous l’eau, et les délais parfois interminables entre décision et mise en œuvre.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Après Chido, la preuve par le cyclone</strong></h2>
<figure id="attachment_46838" aria-describedby="caption-attachment-46838" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/IMG_2019.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-46838" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/IMG_2019-300x200.jpg" alt="Mayotte, Jardin Maoré, travaux, hôtel," width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/IMG_2019-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/IMG_2019-1024x683.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/IMG_2019-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/IMG_2019-1536x1024.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/IMG_2019-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/IMG_2019-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/IMG_2019-1068x712.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/IMG_2019-1320x880.jpg 1320w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/IMG_2019.jpg 1701w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-46838" class="wp-caption-text">Pendant le cyclone, cette partie de l&rsquo;hôtel a résisté à la force des vents de Chido, une prouesse technique prometteuse pour la suite des travaux.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Lorsque le cyclone Chido frappe Mayotte, Julien est chez lui. Le lendemain, il revient sur le site. L’urgence est immédiate : dégager les arbres, sécuriser, nettoyer. <em>« On n&rsquo;a pas eu le temps de se poser trop de questions, on s&rsquo;est mis au travail immédiatement », </em>se souvient-il. Le Jardin Maoré devient alors un refuge improvisé. Grâce à une connexion Starlink et à un groupe électrogène, le site est l’un des rares points du sud de l’île à disposer d’électricité et d’Internet. <em>« Les gens ont afflué de partout. Il y avait de la panique. Les gens étaient à bout. On a vu des comportements de survie très forts ». </em></p>
<p style="text-align: justify;">Mais une chose frappe l’équipe : les nouvelles constructions n’ont pas bougé.<em> « Zéro dégât ici. À part un cocotier tombé, tout est resté intact »</em>. La démonstration est là : les choix techniques et environnementaux fonctionnent.</p>
<p style="text-align: justify;">Aujourd’hui, le chantier se poursuit, Julien le reconnaît sans détour. <em>« Quand je suis arrivé, je pensais démarrer les travaux. Trois ans après, on est encore au tout début mais ça avance.</em> <em>C’est un projet magnifique. Ce n’est pas un gros bloc de béton. C’est un endroit où on est heureux de travailler ». </em>À N&rsquo;Gouja, loin de l’urbanisation et des rejets polluants, l’hôtel mise aussi sur le solaire, le traitement naturel des eaux usées, et des chauffe-eau solaires.</p>
<p style="text-align: justify;">Le Jardin Maoré ne se contente pas de renaître. Il expérimente, à son échelle, ce que pourrait être l’hôtellerie de demain dans les territoires ultramarins : résiliente, ancrée, et pensée pour durer en harmonie avec le vivant.</p>
<p>Mathilde Hangard</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/02/19/a-ngouja-le-jardin-maore-accelere-sa-reconstruction/">À N&rsquo;Gouja, le Jardin Maoré accélère sa reconstruction</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Après le cyclone Chido, l’économie mahoraise encore exsangue</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/02/17/apres-le-cyclone-chido-leconomie-mahoraise-encore-exsangue/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Shanyce MATHIAS ALI]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 17 Feb 2026 02:00:25 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Economie]]></category>
		<category><![CDATA[Entreprise]]></category>
		<category><![CDATA[Environnement]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[Chido]]></category>
		<category><![CDATA[économie]]></category>
		<category><![CDATA[Fragilités]]></category>
		<category><![CDATA[IEDOM]]></category>
		<category><![CDATA[Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[Post-Chido]]></category>
		<category><![CDATA[reconstruction]]></category>
		<category><![CDATA[refondation]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lejournaldemayotte.yt/?p=46726</guid>

					<description><![CDATA[<p>Dans une étude publiée ce mois-ci, l’Institut d’émission des départements d’outre-mer dresse un état des lieux de la situation des entreprises mahoraises avant et après le cyclone Chido. L’institut souligne que, malgré une reprise rapide grâce à la reconstruction et aux aides d’urgence, des fragilités structurelles persistent.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/02/17/apres-le-cyclone-chido-leconomie-mahoraise-encore-exsangue/">Après le cyclone Chido, l’économie mahoraise encore exsangue</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Plus d&rsquo;un an après le passage du cyclone Chido, l’économie mahoraise donne l’image d’un territoire en mouvement. Les chantiers de reconstruction se multiplient, certaines entreprises ont repris leur activité et les principaux indicateurs économiques affichent des niveaux élevés. Les aides d’urgence et les dispositifs de soutien ont permis de soutenir cette reprise, mais derrière cette dynamique apparente, la situation reste fragile. Selon l’Institut d’émission des départements d’outre-mer (IEDOM), elle repose davantage sur la gestion de l’urgence que sur une relance économique solide et durable.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Une reprise portée par la reconstruction</strong></h2>
<p style="text-align: justify;" data-start="3792" data-end="4178">L’économie mahoraise montre des signes de redémarrage, dans son analyse, l’IEDOM observe un net rebond de l’activité, soutenu principalement par les travaux de reconstruction. Le BTP, les services liés aux réparations et l’ensemble des activités connexes ont constitué le moteur de cette reprise.</p>
<figure id="attachment_33044" aria-describedby="caption-attachment-33044" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-33044" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/07/Chantier-ETB-3-300x200.jpg" alt="Ecoquartier, Tsararano, Démbeni, logement, Mayotte" width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/07/Chantier-ETB-3-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/07/Chantier-ETB-3-768x511.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/07/Chantier-ETB-3-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/07/Chantier-ETB-3-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/07/Chantier-ETB-3.jpg 1000w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-33044" class="wp-caption-text">De nombreux chantiers sont en cours à Mayotte, pour reconstruire les infrastructures endommagées ou en créer de nouvelles.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;" data-start="3792" data-end="4178">L’indicateur du climat des affaires (ICA) s’établit à un niveau bien haut. Derrière ce chiffre, un constat, les chefs d’entreprise interrogés anticipent une amélioration de leur activité. Mais l’Institut nuance immédiatement cette lecture. Cette dynamique repose avant tout sur la remise en état des infrastructures et le remplacement d’équipements détruits. Autrement dit, l’investissement constaté relève davantage de la réparation que d’un véritable développement économique.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="3792" data-end="4178">Le redémarrage s’est également appuyé sur un soutien public massif, en effet, selon l&rsquo;IEDOM, 22,2 millions d’euros ont été versés à 4.476 entreprises au titre des aides d’urgence. Plus de 1.500 demandes d’activité partielle ont été validées, représentant 7,2 millions d’heures chômées. Ces mesures ont donc contribué à limiter l’impact immédiat du cyclone et à maintenir l’activité économique.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="3792" data-end="4178">Mais l’Institut invite à ne pas crier victoire trop vite. La dynamique actuelle reste largement liée aux aides exceptionnelles et aux chantiers de reconstruction, qui ne dureront pas indéfiniment. Cela ne signifie pas encore que l’économie mahoraise est repartie sur des bases solides.</p>
<h2 style="text-align: center;" data-start="3792" data-end="4178"><strong>Des fragilités toujours présentes </strong></h2>
<p style="text-align: justify;">Derrière les indicateurs de reprise, l’Institut d’émission des départements d’outre-mer dresse un tableau plus contrasté. En effet, l&rsquo;économie de l&rsquo;île présentait déjà des tensions avant la catastrophe. Les entreprises avaient davantage recours aux crédits d’exploitation et de trésorerie, tandis que de nombreuses factures clients restaient impayées. Dans le même temps, le nombre de sociétés en difficulté pour régler leurs propres dettes avait aussi augmenté.</p>
<figure id="attachment_6789" aria-describedby="caption-attachment-6789" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-6789" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Commerce-boulangerie-300x196.jpeg" alt="CSSM; indépendants, retraites, Mayotte, urssaf" width="300" height="196" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Commerce-boulangerie-300x196.jpeg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Commerce-boulangerie-768x501.jpeg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Commerce-boulangerie-150x98.jpeg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Commerce-boulangerie-696x454.jpeg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Commerce-boulangerie.jpeg 800w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-6789" class="wp-caption-text">Les petites entreprises restent les plus vulnérables, tandis que, selon l’IEDOM, la majorité du tissu entrepreneurial présente encore une solidité financière globale.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;" data-start="606" data-end="905">Après Chido, ces fragilités ne se sont pas envolées, selon l’IEDOM, 25 % des entreprises affichent encore une trésorerie négative, tandis que plus de 70 % des dirigeants redoutent un recul de leur santé financière dans les prochains mois et près d’un tiers s’inquiète d’un éventuel défaut de paiement si les mesures exceptionnelles venaient à s’arrêter. L&rsquo;Institut attire également l’attention sur la forte dépendance à la commande publique. En effet, près de 7 entreprises sur 10 tirent leur activité de marchés publics, ce qui rend leur trésorerie particulièrement vulnérable.</p>
<h2></h2>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Entre reconstruction et relance durable</strong></h2>
<p style="text-align: justify;">Face à ces constats, l&rsquo;Institut d’émission des départements d’outre-mer distingue deux temporalités. Premièrement, la loi d’urgence, adoptée juste après la catastrophe, qui a permis de limiter l’impact immédiat et d’éviter une vague massive de cessations d’activité, elle joue un rôle de bouclier pour l’économie locale. Puis la loi de refondation, quant à elle, ambitionne de transformer en profondeur le cadre économique du territoire : modernisation des infrastructures, renforcement de la résilience face aux risques climatiques, amélioration des capacités structurelles&#8230; constituent des objectifs de long terme.</p>
<figure id="attachment_20516" aria-describedby="caption-attachment-20516" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-20516" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Hélico-Longoni-porte-container-copie-300x213.jpg" alt="" width="300" height="213" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Hélico-Longoni-porte-container-copie-300x213.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Hélico-Longoni-porte-container-copie-150x107.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Hélico-Longoni-porte-container-copie-696x495.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Hélico-Longoni-porte-container-copie.jpg 750w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-20516" class="wp-caption-text">Le port de Longoni, axe central pour la reconstruction et l’approvisionnement des entreprises après le cyclone Chido.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">L’Institut rappelle toutefois que certaines évolutions, comme la progression des charges sociales, pourraient peser sur des entreprises dont la situation financière reste fragile. À court terme, les dispositifs assurent surtout un apport de liquidités, mais la solidité financière des entreprises à moyen terme reste incertaine.</p>
<p style="text-align: justify;">L’économie mahoraise affiche quelques signes de reprise, mais pour l’IEDOM, cette dynamique reste portée par la reconstruction et des mesures exceptionnelles. Le vrai défi pour le territoire reste désormais de transformer cette reprise portée par la reconstruction et les mesures exceptionnelles en un modèle économique durable.</p>
<p style="text-align: justify;">Shanyce MATHIAS ALI.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/02/17/apres-le-cyclone-chido-leconomie-mahoraise-encore-exsangue/">Après le cyclone Chido, l’économie mahoraise encore exsangue</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
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		<title>Likoli Dago accompagne la reconstruction post-cyclone Chido</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/02/11/likoli-dago-accompagne-la-reconstruction-post-cyclone-chido/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Shanyce MATHIAS ALI]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 11 Feb 2026 10:02:53 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Environnement]]></category>
		<category><![CDATA[Fil info]]></category>
		<category><![CDATA[Formation]]></category>
		<category><![CDATA[aide]]></category>
		<category><![CDATA[formation]]></category>
		<category><![CDATA[Likoli Dago]]></category>
		<category><![CDATA[Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[Post-Chido]]></category>
		<category><![CDATA[reconstruction]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L’association propose aux habitants de Mayotte des outils, ateliers et conseils gratuits pour réparer et sécuriser leurs habitations.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;" data-start="237" data-end="711">Likoli Dago se mobilise pour soutenir les habitants touchés par le cyclone Chido. Elle met à disposition un service de prêt d’outils gratuit, accessible à tous, particuliers comme professionnels, pour faciliter les travaux de réparation et de sécurisation des habitations.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="237" data-end="711"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-46439 alignleft" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/7-212x300.png" alt="" width="212" height="300" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/7-212x300.png 212w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/7-150x212.png 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/7-300x425.png 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/7.png 452w" sizes="auto, (max-width: 212px) 100vw, 212px" />Les outils sont disponibles à la bibliothèque de Chiconi, le lundi et mardi de 8h30 à 17h ainsi que sur le parvis de la MJC de Mgombani le mercredi et jeudi aux mêmes horaires.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="713" data-end="1057">L’association propose également des ateliers et formations gratuits encadrés par des professionnels de la construction, visant à renforcer les bonnes pratiques para-cycloniques. Une attention particulière est portée à la valorisation des savoir-faire locaux, notamment le travail du bois, dans une démarche de reconstruction durable.</p>
<p style="text-align: justify;">Pour bénéficier des services ou s’inscrire aux formations, les habitants peuvent contacter la structure au +262 639 06 44 62 ou par mail à <a href="mailto:contact@likolidago.fr">contact@likolidago.fr</a></p>
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		<title>Un an après Chido, la Sim encore en reconstruction garde son cap</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/02/10/un-an-apres-chido-la-sim-encore-en-reconstruction-garde-son-cap/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Shanyce MATHIAS ALI]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 10 Feb 2026 02:30:44 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Environnement]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[construction]]></category>
		<category><![CDATA[La SIM]]></category>
		<category><![CDATA[Logements étudiants]]></category>
		<category><![CDATA[reconstruction]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Lors du cyclone Chido, près de la moitié du parc de la Société immobilière de Mayotte a été touchée. Les réparations avancent, sans freiner les projets de construction, assure son directeur général Ahmed Ali Mondroha.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Le 14 décembre 2024, le cyclone Chido frappe Mayotte. Pour la Société immobilière de Mayotte (SIM), le bilan est lourd : sur les 3.400 logements que compte son parc, environ 1.600 sont endommagés. « <em>Presque la moitié de notre parc a été touchée</em> », résume Ahmed Ali Mondroha, directeur général de la Sim.</p>
<p style="text-align: justify;">Tous les logements n’ont pas subi les mêmes dégâts, environ 900 ont été légèrement impactés, surtout par des infiltrations. Trois cents ont été sérieusement touchés, et autant gravement, avec des toitures arrachées ou des charpentes devenues inutilisables. Dans certains cas, les familles ont dû être relogées, et dans d’autres, des bâches ont été posées en attendant les travaux.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Reconstruction et nouvelles constructions : un double défi</strong></h2>
<p style="text-align: justify;" data-start="274" data-end="888">Plus d’un an après le passage de Chido, le chantier est encore loin d’être terminé, mais il avance. Selon Ahmed Ali Mondroha, au 31 décembre 2025, près de 1.200 habitats avaient été engagés en travaux. Parmi eux, 600 étaient déjà réparés et remis en exploitation. « <em>Il nous reste environ 300 à 400 logements à engager, et environ 1.000 à livrer </em>», précise le directeur de la Sim. Les travaux varient en fonction de l’état des logements, certains étaient légèrement touchés, d’autres sérieusement endommagés, nécessitant parfois  des interventions plus longues pour sécuriser les immeubles.</p>
<figure id="attachment_33044" aria-describedby="caption-attachment-33044" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-33044" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/07/Chantier-ETB-3-300x200.jpg" alt="Ecoquartier, Tsararano, Démbeni, logement, Mayotte" width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/07/Chantier-ETB-3-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/07/Chantier-ETB-3-768x511.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/07/Chantier-ETB-3-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/07/Chantier-ETB-3-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/07/Chantier-ETB-3.jpg 1000w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-33044" class="wp-caption-text">Les chantiers sont parfois ralentis par le manque de matériaux.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;" data-start="890" data-end="1397">L’objectif de la Société Immobilière de Mayotte est d’achever l’ensemble des travaux de reconstruction d’ici la fin de l’année 2026, sauf imprévu. Ce calendrier, étalé sur deux ans, est imposé non seulement par l’ampleur des dégâts, mais aussi par les contraintes locales. En effet, à Mayotte, même quand les financements sont disponibles, les matériaux et la disponibilité des entreprises ne suivent pas toujours immédiatement, ce qui ralentit certaines opérations et oblige à planifier les travaux avec soin. « <em>Des fois il n&rsquo;y a pas assez de matériaux à Mayotte, même s’il y a des fournisseurs ici, souvent il faut attendre .On passe commande, eux commandent derrière, mais ils n&rsquo;ont pas tout le stock qu’il faut à l’instant T </em>».</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Finances et moyens humains</strong></h2>
<p style="text-align: justify;">Pour faire face, la Sim a dû s’adapter en interne, les équipes en charge du patrimoine et celles de la construction neuve ont été regroupées pour piloter la reconstruction. Trois ingénieurs ont également été envoyés en renfort depuis la métropole par le groupe CDC Habitat, maison mère de la société.</p>
<figure id="attachment_46260" aria-describedby="caption-attachment-46260" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-46260" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/Ahmed-Ali--300x225.jpg" alt="" width="300" height="225" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/Ahmed-Ali--300x225.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/Ahmed-Ali--1024x768.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/Ahmed-Ali--768x576.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/Ahmed-Ali--1536x1152.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/Ahmed-Ali--2048x1536.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/Ahmed-Ali--150x113.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/Ahmed-Ali--696x522.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/Ahmed-Ali--1068x801.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/Ahmed-Ali--1920x1440.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/Ahmed-Ali--265x198.jpg 265w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/Ahmed-Ali--1320x990.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-46260" class="wp-caption-text">La Sim a dû déployer d&rsquo;énormes moyens financiers et humains.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;" data-start="2669" data-end="3397">Côté finances, la facture est lourde, les travaux seuls représentent environ 52 millions d’euros. À cela s’ajoutent les pertes de loyers liées aux logements temporairement inhabitables, estimées à 8 millions d’euros, ainsi que des coûts comptables liés aux équipements détruits, pour près de 12 millions. Au total, l’impact du cyclone s’élève à environ 72 millions d’euros. Pour y faire face, la SIM a bénéficié de 41 millions d’euros de prêts « CatNat » via la Banque des territoires, de 20 millions d’euros d’indemnisation de son assureur, ainsi que d’une augmentation de capital d’environ 10 millions d’euros. «<em> On a réussi à boucler le financement, mais ça reste une opération exceptionnelle pour nous</em> », souligne le directeur général.</p>
<h2 style="text-align: center;" data-start="2669" data-end="3397"><strong>Doubler le parc, innover et accompagner les locataires</strong></h2>
<p style="text-align: justify;" data-start="3468" data-end="3978">Malgré les difficultés, la structure maintient ses ambitions, avec un parc de 3.400 logements fin 2025. L’objectif est de livrer en moyenne 400 logements par an pendant dix ans. À ce rythme, le parc dépasserait les 7.000 logements. « <em>On ferait plus que doubler notre parc actuel</em> ». Parmi les projets à venir figurent des logements étudiants à Dembeni, dans les environs de l’université, ainsi que de nouveaux logements dans la périphérie de Mamoudzou pour les personnes travaillant dans le chef-lieu et dans plusieurs communes comme Sada, Tsingoni ou le nord de l’île, là où la demande est très forte.</p>
<figure id="attachment_19880" aria-describedby="caption-attachment-19880" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-19880" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Immeuble-Juwa-location-très-sociale-300x225.jpg" alt="CDC Habitat, Croix Rouge, USHOM, Mayotte, Outre-mer" width="300" height="225" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Immeuble-Juwa-location-très-sociale-300x225.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Immeuble-Juwa-location-très-sociale-768x576.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Immeuble-Juwa-location-très-sociale-150x113.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Immeuble-Juwa-location-très-sociale-696x522.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Immeuble-Juwa-location-très-sociale.jpg 800w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-19880" class="wp-caption-text">La Sim compte faire son maximum pour répondre aux besoins de logements sociaux sur l&rsquo;île.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;" data-start="3468" data-end="3978">La Sim mise aussi sur de nouveaux modes de construction pour maîtriser les coûts tels que la construction hors site, des matériaux alternatifs, ou encore l&rsquo;économie circulaire. Sur certains chantiers, la terre issue des terrassements est transformée en briques réutilisées localement. D’autres projets intègrent la récupération des eaux de pluie, des jardins partagés ou encore des panneaux photovoltaïques pour réduire les factures d’énergie des locataires. Une opération à Labattoir a même obtenu une certification environnementale, encore rare sur le territoire.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="4514" data-end="5108">Sur le terrain, la situation reste parfois tendue&#8230; infiltrations persistantes, logements encore en travaux, coupures d’eau, les locataires n&rsquo;hésitent pas à exprimer leur fatigue. <em>«</em> <em>On comprend leur exaspération</em> », reconnaît Ahmed Ali Mondroha. Des solutions temporaires sont alors mises en place dans ce genre de situation, comme des cuves d’eau ou des remises de loyers allant jusqu’à 100 % pour les logements les plus touchés par le cyclone. « <em>On ne pouvait pas tout réparer en six mois. Mais on fait au mieux, et surtout, on avance</em> <em>! »</em>, assure-t-il.</p>
<p data-start="4514" data-end="5108">Shanyce MATHIAS ALI.</p>
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