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	<title>Archives des RDC - Le Journal De Mayotte</title>
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	<description>L&#039;information à Mayotte</description>
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	<title>Archives des RDC - Le Journal De Mayotte</title>
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	<item>
		<title>Nélius : infirmier congolais devenu moto-taxi par nécessité</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/09/07/nelius-infirmier-congolais-devenu-moto-taxi-par-necessite/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Léo VIGNAL]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 07 Sep 2026 02:00:42 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Portrait]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[moto-taxi]]></category>
		<category><![CDATA[RDC]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Ancien soignant ayant fui les horreurs de la guerre en République démocratique du Congo, Nélius, infirmier congolais devenu moto-taxi par nécessité survit aujourd'hui dans l'informalité du transport à deux-roues sur l'île aux parfums. Réfugié statutaire, il se retrouve pourtant piégé dans un vide juridique, naviguant au quotidien entre la peur des délinquants, les amendes de police et l'attente désespérée d'un titre de séjour qui tarde à venir.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/09/07/nelius-infirmier-congolais-devenu-moto-taxi-par-necessite/">Nélius : infirmier congolais devenu moto-taxi par nécessité</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Sur les routes sinueuses et embouteillées de Mayotte, le rugissement des moteurs de deux-roues est devenu la bande-son incontournable du quotidien. Face à la saturation des transports publics et à l&rsquo;explosion démographique, une économie parallèle s&rsquo;est imposée pour pallier les carences du territoire : les motos-taxis. Derrière le guidon de ces engins non homologués pour le transport de personnes, on retrouve souvent une jeunesse africaine immigrée, contrainte à l&rsquo;informalité pour ne pas sombrer. Parmi eux, Nélius* originaire du Congo. Pourtant, il y a deux ans, son quotidien n&rsquo;avait rien à voir avec le bitume mahorais.</p>
<h2 style="font-weight: 400; text-align: center;"><strong>Du bloc opératoire aux ruelles de Mamoudzou </strong></h2>
<figure id="attachment_55998" aria-describedby="caption-attachment-55998" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img fetchpriority="high" decoding="async" class="size-medium wp-image-55998" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/2T8A6608-300x200.jpg" alt="" width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/2T8A6608-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/2T8A6608-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/2T8A6608-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/2T8A6608-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/2T8A6608-500x333.jpg 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/2T8A6608.jpg 800w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-55998" class="wp-caption-text">Son seul jour de repos est le samedi. Léo Vignal / JDM</figcaption></figure>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Arrivé à Mayotte début décembre 2024 après avoir fui les combats qui ravagent l&rsquo;est du Congo, cet homme exerçait une profession essentielle dans son pays d&rsquo;origine. <em>« Chez moi, j&rsquo;étais infirmier diplômé »</em>, confie-t-il à voix basse. Une qualification qui fait cruellement défaut au Centre Hospitalier de Mayotte (CHM), constamment en quête de personnel soignant. Mais sans titre de séjour en règle, impossible de prétendre exercer son métier. Pour survivre, le soignant s&rsquo;est résigné à enfourcher une moto d&#8217;emprunt : <em>« Ce n&rsquo;est pas un vrai métier, c&rsquo;est juste un moyen de se débrouiller pour trouver de quoi manger »</em>.</p>
<h2 style="font-weight: 400; text-align: center;"><strong>L&rsquo;imbroglio administratif et le piège des amendes </strong></h2>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">La situation administrative de Nélius relève du casse-tête. <em>« J&rsquo;ai eu l&rsquo;accord pour ma protection de réfugié depuis le 17 mai 2025. Le problème, c&rsquo;est que je n&rsquo;ai toujours ni récépissé avec des dates de validité ni carte de séjour »</em>. Alors que la préfecture fait face à un engorgement massif de ses services, Nélius attend indéfiniment un rendez-vous. Sans document physique à présenter lors des contrôles, la précarité le rattrape au virage.</p>
<figure id="attachment_55997" aria-describedby="caption-attachment-55997" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><img decoding="async" class="size-medium wp-image-55997" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/2T8A6588-300x200.jpg" alt="" width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/2T8A6588-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/2T8A6588-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/2T8A6588-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/2T8A6588-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/2T8A6588-500x333.jpg 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/2T8A6588.jpg 800w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-55997" class="wp-caption-text">Lors de l&rsquo;opération Kingia, il s&rsquo;est fait arrêter au rond-point du Baobab. Léo Vignal / JDM</figcaption></figure>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Il y a quelques semaines, sa première interdiction de circuler s&rsquo;est soldée par un traumatisme financier. <em>« La police m&rsquo;a arrêté avec la moto. Ils m&rsquo;ont mis 500 euros d&rsquo;amende pour l&rsquo;activité de moto-taxi, plus 400 euros pour les frais de parking. 900 euros au total ! J&rsquo;ai dû emprunter de l&rsquo;argent à plusieurs camarades, 100 euros par ci, 200 euros par là. Aujourd&rsquo;hui, je continue de rouler la peur au ventre, uniquement pour rembourser cette dette, car si on me saisit à nouveau la moto, je n&rsquo;aurai plus aucun moyen de m&rsquo;en sortir »</em>, raconte-t-il.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h2 style="font-weight: 400; text-align: center;"><strong>Viser la métropole pour échapper à la violence </strong></h2>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">À cette précarité administrative s&rsquo;ajoute l&rsquo;insécurité chronique qui gangrène le département. Victime d&rsquo;agressions par le passé — on lui a déjà volé un téléphone et une première moto sous la menace d’une machette —, Nélius avoue vivre dans un état d&rsquo;angoisse permanent. <em>« Quand je marche sur la route, j&rsquo;ai toujours peur de croiser des délinquants. Quand j&rsquo;ai été m&rsquo;expliquer au commissariat après mon agression, on m&rsquo;a répondu que c&rsquo;était de ma faute parce que je suis venu ici et que les délinquants sont chez eux »</em>.</p>
<figure id="attachment_26032" aria-describedby="caption-attachment-26032" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img decoding="async" class="size-medium wp-image-26032" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/Titre-carte-sejour-300x189.jpg" alt="Titres de séjour, Mayotte, conseil d'Etat" width="300" height="189" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/Titre-carte-sejour-300x189.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/Titre-carte-sejour-150x94.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/Titre-carte-sejour.jpg 464w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-26032" class="wp-caption-text"><em>La toute première chose dont a besoin Nélius, ce sont des papiers</em>.(illustration)</figcaption></figure>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Rêvant d&rsquo;un avenir apaisé où il pourrait enfin enfiler de nouveau sa blouse blanche, Nélius regarde désormais vers l&rsquo;Hexagone, persuadé que la métropole lui offrira la sécurité et la dignité que Mayotte semble lui refuser. <em>« La toute première chose dont j&rsquo;ai besoin, ce sont mes papiers. Les documents ouvrent la porte au travail légal. Une fois que j&rsquo;aurai mon titre de séjour, je pourrai enfin laisser cette moto au garage et construire une vie stable, sans enfreindre la loi »</em>.</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">En attendant le précieux sésame préfectoral, Nélius continue de sillonner l&rsquo;île, le casque vissé sur la tête et l&rsquo;espoir chevillé au corps.</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">*le prénom a été modifié</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Léo Vignal</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/09/07/nelius-infirmier-congolais-devenu-moto-taxi-par-necessite/">Nélius : infirmier congolais devenu moto-taxi par nécessité</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>À Mamoudzou, le CHM se prépare à l’éventualité d’un cas d’Ebola</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/05/27/a-mamoudzou-le-chm-se-prepare-a-leventualite-dun-cas-debola/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mathilde HANGARD]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 27 May 2026 02:30:43 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Océan Indien]]></category>
		<category><![CDATA[Outre-Mer]]></category>
		<category><![CDATA[Santé]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[CHM]]></category>
		<category><![CDATA[Ebola]]></category>
		<category><![CDATA[épidémie]]></category>
		<category><![CDATA[Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[RDC]]></category>
		<category><![CDATA[urgences]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Alors qu’un foyer épidémique d’Ebola a été signalé dans l’est de la République démocratique du Congo le 15 mai dernier, le centre hospitalier de Mayotte (CHM) anticipe un éventuel cas importé. Dans un territoire sous forte pression sanitaire, l’unique hôpital de l’île renforce ses protocoles, malgré des moyens contraints.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/05/27/a-mamoudzou-le-chm-se-prepare-a-leventualite-dun-cas-debola/">À Mamoudzou, le CHM se prépare à l’éventualité d’un cas d’Ebola</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">À Mamoudzou, le centre hospitalier de Mayotte (CHM) concentre l’ensemble de l’offre de soins hospitaliers de l’île. Dans cet établissement public, le seul du département, les couloirs des urgences restent animés en continu. Bips de monitorage, allées et venues du personnel, afflux régulier de patients : le site fonctionne sans interruption.</p>
<p style="text-align: justify;">L’hôpital, qui prend en charge une population estimée à plus de 345.000 habitants (Insee), est également la plus grande maternité de France. Il repose sur environ plus de 3.400 personnels, mais reste confronté à des difficultés de recrutement médical et à une activité soutenue. Malgré des investissements et une modernisation progressive de certains équipements, les équipes décrivent un établissement qui fonctionne souvent en conditions dégradées.</p>
<p style="text-align: justify;">Les traces du cyclone Chido, survenu le 14 décembre 2024, sont encore visibles, notamment à l&rsquo;extérieur du site où certaines façades sont abîmées, quelques fenêtres endommagées, et des infiltrations constatées dans plusieurs services. À cela s’ajoute une pression sur les capacités d’accueil, notamment en période de crise sanitaire ou d’épidémie saisonnière, comme avec le paludisme.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Une capacité hospitalière robuste malgré un état de contrainte permanent</b></h2>
<figure id="attachment_52090" aria-describedby="caption-attachment-52090" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6511-scaled.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-52090" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6511-300x225.jpg" alt="Mayotte, CHM, entrée, public," width="300" height="225" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6511-300x225.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6511-1024x768.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6511-768x576.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6511-1536x1152.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6511-2048x1536.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6511-150x112.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6511-696x522.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6511-1068x801.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6511-1920x1440.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6511-265x198.jpg 265w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6511-500x375.jpg 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6511-800x600.jpg 800w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6511-1280x960.jpg 1280w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6511-1320x990.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-52090" class="wp-caption-text">Devant l&rsquo;hôpital, les patients affluent comme habituellement. À l&rsquo;intérieur, une véritable « machine de guerre » sanitaire se déploie pour répéter les protocoles de prise en charge de la maladie Ebola.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Dans ce contexte, l’hypothèse d’un cas d’Ebola interroge directement la capacité de réponse du système hospitalier de l&rsquo;île. Le CHM ne dispose que de trois chambres d’isolement destinées aux pathologies infectieuses les plus sensibles. Une contrainte structurelle qui limite la prise en charge de maladies hautement contagieuses nécessitant des dispositifs lourds et des circuits strictement séparés.</p>
<p style="text-align: justify;">Mais dans les couloirs du CHM, le personnel est sur le pont et les protocoles sont répétés quotidiennement pour faire face à un éventuel cas. Près de 36 médecins urgentistes et 4 infectiologues sont notamment en poste pour répondre à l&rsquo;éventualité de cette crise. À ce sujet, la direction de l’hôpital insiste sur l’anticipation. <em>« Cette dernière semaine a servi à répéter les gestes et les connaissances de tous nos médecins et personnels paramédicaux »</em>, explique le docteur Xavier Hubert, chef du service des urgences et du SMUR, et référent médical de crise Ebola au CHM.</p>
<p style="text-align: justify;">Aux urgences, une tente spécifique a été installée devant l’entrée du service dans la cour extérieure. Elle doit permettre d’isoler un patient suspect dans les quinze premières minutes après son arrivée, avant son orientation vers un circuit dédié sous haute surveillance. <em>« On a une tente prévue devant les urgences pour accueillir un patient suspect »</em>, précise le médecin. À l&rsquo;intérieur des murs de l&rsquo;hôpital, le protocole prévoit une prise en charge strictement isolée afin de protéger les soignants et limiter tout risque de transmission, grâce à trois chambres d&rsquo;isolement, notamment une principale servant à isoler un patient potentiellement considéré comme étant dans un état grave.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>« Le protocole permet d’isoler le patient et de protéger les soignants »</em>, ajoute le docteur Hubert, qui rappelle que les dispositifs ont été renforcés à plusieurs reprises lors de précédentes alertes sanitaires. À ce stade, le risque d&rsquo;importation du virus sur l&rsquo;île mahoraise est toutefois évalué comme <em>« faible »</em> pour le territoire, commente l&rsquo;urgentiste.</p>
<p style="text-align: justify;">La fragilité du système hospitalier est surtout liée à son environnement global. À Mayotte, plus de 70 % de la population vit sous le seuil de pauvreté, et les conditions de logement restent souvent marquées par la promiscuité et des difficultés d’accès à l’eau. Ces facteurs sont régulièrement identifiés comme aggravants en cas de crise sanitaire.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Une île sous pression sanitaire et des relais extérieurs nécessaires</b></h2>
<figure id="attachment_52091" aria-describedby="caption-attachment-52091" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6512.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-52091" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6512-300x225.jpg" alt="Mayotte, CHM, maman, enfant," width="300" height="225" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6512-300x225.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6512-1024x768.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6512-768x576.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6512-1536x1152.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6512-2048x1536.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6512-150x113.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6512-696x522.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6512-1068x801.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6512-1920x1440.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6512-265x198.jpg 265w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6512-500x375.jpg 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6512-800x600.jpg 800w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6512-1280x960.jpg 1280w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6512-1320x990.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-52091" class="wp-caption-text">« Oui ça m&rsquo;inquiète pour mon enfant mais j&rsquo;ai confiance », confie une maman à propos de l&rsquo;arrivée potentielle de la maladie sur le territoire.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Face aux limites de ses capacités internes, le CHM s’appuie régulièrement sur des renforts extérieurs, notamment le centre hospitalier universitaire (CHU) de La Réunion. Ce recours avait déjà été particulièrement mobilisé lors de la crise du Covid-19, lorsque plusieurs centaines de patients avaient été évacués par avion sanitaire afin de désengorger les services hospitaliers mahorais, à l&rsquo;occasion d&rsquo;un pont sanitaire aérien.</p>
<p style="text-align: justify;">Cette dépendance à des structures extérieures illustre un fonctionnement sous contrainte, où la gestion des crises repose sur des ajustements rapides et des transferts de patients. Dans le cas d’une maladie comme Ebola, cette organisation pourrait être sollicitée en cas de saturation des capacités locales.<em> « Les plans de montée en charge du CHM sont prêts (&#8230;) On a des dispositifs de recours à des renforts prévus avec la réserve sanitaire, mais aussi des établissements hospitaliers partenaires de La Réunion »,</em> rappelle le médecin.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Tsoundzou, un camp de fortune au cœur des enjeux sanitaires</b></h2>
<figure id="attachment_52053" aria-describedby="caption-attachment-52053" style="width: 200px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/Camp-de-Tsoundzou-1.jpeg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-52053" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/Camp-de-Tsoundzou-1-200x300.jpeg" alt="Mayotte, camp de Tsoundzou, Ebola, risque, " width="200" height="300" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/Camp-de-Tsoundzou-1-200x300.jpeg 200w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/Camp-de-Tsoundzou-1-682x1024.jpeg 682w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/Camp-de-Tsoundzou-1-768x1152.jpeg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/Camp-de-Tsoundzou-1-1024x1536.jpeg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/Camp-de-Tsoundzou-1-1365x2048.jpeg 1365w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/Camp-de-Tsoundzou-1-150x225.jpeg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/Camp-de-Tsoundzou-1-300x450.jpeg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/Camp-de-Tsoundzou-1-696x1044.jpeg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/Camp-de-Tsoundzou-1-1068x1603.jpeg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/Camp-de-Tsoundzou-1-500x750.jpeg 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/Camp-de-Tsoundzou-1-800x1200.jpeg 800w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/Camp-de-Tsoundzou-1-1280x1921.jpeg 1280w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/Camp-de-Tsoundzou-1-1320x1981.jpeg 1320w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/Camp-de-Tsoundzou-1.jpeg 1706w" sizes="auto, (max-width: 200px) 100vw, 200px" /></a><figcaption id="caption-attachment-52053" class="wp-caption-text">Dans le camp de Tsoundzou, certains réfugiés ont déjà été confrontés, directement ou indirectement, au virus Ebola et redoutent son arrivée sur l’île, tout en restant prudents face aux informations sanitaires concernant une éventuelle épidémie.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Au-delà du centre hospitalier, les autorités sanitaires prennent également en compte les conditions de vie sur le territoire. À Tsoundzou, sur la commune de Mamoudzou, un vaste camp de fortune s’est progressivement installé. Plusieurs centaines de personnes y vivent dans des abris de bâches et de tôles, dans des conditions de forte densité. Les habitants sont notamment originaires de la région des Grands Lacs, mais aussi du Soudan, de la Somalie ou d’Afghanistan. Beaucoup ont rejoint Mayotte après des parcours migratoires longs et fragmentés.</p>
<p style="text-align: justify;">Dans le camp, les allées sont étroites, la poussière omniprésente et la chaleur difficilement soutenable. Une rampe d’accès à l’eau structure certaines zones du site, mais les conditions de vie restent précaires. C’est dans ce contexte que la question sanitaire prend une dimension particulière.<em> « Chez nous, on connaît Ebola… on en a déjà entendu parler au pays. Mais ici, on espère surtout que ça ne va pas arriver »</em>, confie un homme d&rsquo;origine congolaise, réfugié dans le camp.</p>
<p style="text-align: justify;">Entre alertes internationales et contraintes locales, le CHM s’inscrit dans une logique d’anticipation. <em>« Pour une fois on se prépare avant que la crise arrive »</em>, confie une infirmière polyvalente du CHM, confiante sur les dispositifs mis en place. Les protocoles sont testés chaque jour, les équipes formées, et les circuits d’isolement testés. Mais les moyens restent contraints par la structure même du système hospitalier insulaire. <em>« Le risque est jugé faible pour le territoire de Mayotte, mais cela nécessite évidemment de rester en alerte »</em>, résume encore le docteur Xavier Hubert.</p>
<p style="text-align: justify;">Mathilde Hangard</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/05/27/a-mamoudzou-le-chm-se-prepare-a-leventualite-dun-cas-debola/">À Mamoudzou, le CHM se prépare à l’éventualité d’un cas d’Ebola</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
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