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	<title>Archives des préfecture de Mayotte - Le Journal De Mayotte</title>
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	<description>L&#039;information à Mayotte</description>
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	<title>Archives des préfecture de Mayotte - Le Journal De Mayotte</title>
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		<title>« Kingia » : l&#8217;État lance une opération de grande ampleur pour « renforcer la sécurité »</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/04/08/kingia-letat-lance-une-operation-de-grande-ampleur-pour-renforcer-la-securite/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mathilde HANGARD]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 08 Apr 2026 02:15:35 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[Sécurité]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[Kingia]]></category>
		<category><![CDATA[lutte contre l'habitat insalubre]]></category>
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		<category><![CDATA[préfecture de Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[sécurité]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L’État engage une opération de grande ampleur visant à coordonner les forces de sécurité et les services locaux.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/04/08/kingia-letat-lance-une-operation-de-grande-ampleur-pour-renforcer-la-securite/">« Kingia » : l&rsquo;État lance une opération de grande ampleur pour « renforcer la sécurité »</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">La préfecture de Mayotte a annoncé, mardi 7 avril 2026, le lancement d’une opération de sécurité baptisée « Kingia ». Selon le communiqué officiel, elle a pour objectif de<em> « renforcer durablement la sécurité des Mahorais et préserver l&rsquo;ordre public sur l&rsquo;ensemble du territoire ».</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>« Dans la continuité des opérations de sécurité menées quotidiennement par les forces de l&rsquo;ordre, et à l&rsquo;instar des opérations « Wambushu » (2023) et « Place nette Mayotte » (2024), l&rsquo;État engage à Mayotte une opération d&rsquo;envergure baptisée « Kingia » destinée à renforcer durablement la sécurité des Mahorais et préserver l&rsquo;ordre public sur l&rsquo;ensemble du territoire »</em>, précise le communiqué.</p>
<p style="text-align: justify;">Le nom de l’opération, Kingia, signifie « protéger » en shimaoré. Elle s’inscrit <em>« dans une stratégie globale visant à garantir la sécurité quotidienne des Mahorais »</em> et cible particulièrement <em>« la lutte contre la délinquance, l&rsquo;économie informelle et l&rsquo;habitat insalubre ». </em></p>
<p style="text-align: justify;">Pilotée par la préfecture, cette opération mobilise <em>« dès à présent et pour plusieurs semaines, des moyens humains et matériels renforcés »</em> et implique <em>« une coordination accrue entre les forces de sécurité intérieure, les services de l&rsquo;État et les partenaires locaux ».</em></p>
<p style="text-align: justify;">Le préfet de Mayotte a convié<em> « les parlementaires mahorais, chacun des maires du territoire ainsi que le président de l&rsquo;Assemblée de Mayotte et les conseillers de l&rsquo;Assemblée de Mayotte à participer à une Conférence de sécurité le vendredi 10 avril prochain ».</em> Cette rencontre doit permettre de <em>« présenter les objectifs et modalités de l&rsquo;opération « Kingia », ainsi que de recueillir les contributions des décideurs locaux ». </em></p>
<p>Le communiqué souligne enfin que <em>« avec Kingia, l&rsquo;État réaffirme son engagement total aux côtés des Mahorais pour renforcer leur sécurité et améliorer durablement leur cadre de vie ». </em></p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/04/08/kingia-letat-lance-une-operation-de-grande-ampleur-pour-renforcer-la-securite/">« Kingia » : l&rsquo;État lance une opération de grande ampleur pour « renforcer la sécurité »</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>La préfecture de Mayotte annonce deux nouvelles nominations</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/03/11/la-prefecture-de-mayotte-annonce-deux-nouvelles-nominations/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mathilde HANGARD]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 11 Mar 2026 15:32:49 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[Affectations]]></category>
		<category><![CDATA[Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[Nominations]]></category>
		<category><![CDATA[préfecture de Mayotte]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lejournaldemayotte.yt/?p=48081</guid>

					<description><![CDATA[<p>La préfecture de Mayotte annonce deux nouvelles affectations. </p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/03/11/la-prefecture-de-mayotte-annonce-deux-nouvelles-nominations/">La préfecture de Mayotte annonce deux nouvelles nominations</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;" data-start="340" data-end="635">Dans un communiqué transmis dans l&rsquo;après-midi du 11 mars, la préfecture de Mayotte annonce la nomination de deux hauts fonctionnaires au sein de son cabinet, pour accompagner la gestion des enjeux administratifs et migratoires du territoire.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="482" data-end="939">La sous-préfecture et le cabinet du préfet seront désormais dirigés par Camille Dagorne, qui succède à Aurélien Diouf,<em> « appelé à de nouvelles fonctions »</em>. Elle occupait depuis septembre 2024 le poste de directrice de cabinet du préfet du Finistère. En 2022, elle avait été chargée de mission<em> « Cohésion sociale et jeunesse »</em> auprès du préfet de La Réunion, avant de devenir directrice de cabinet de la directrice générale des Outre-mer, ce qui lui confère une expérience des problématiques ultramarines.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="941" data-end="1204">Par ailleurs, Vincent Vallet, est nommé sous-préfet chargé de mission de lutte contre l’immigration clandestine auprès du préfet de Mayotte, succédant ainsi à Jérôme Malet.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>« Aucune commune n’est capable de tenir 72 heures face à une catastrophe », alerte une jeune experte mahoraise</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/03/10/aucune-commune-nest-capable-de-tenir-72-heures-face-a-une-catastrophe-alerte-une-jeune-experte-mahoraise/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mathilde HANGARD]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 10 Mar 2026 02:30:53 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Environnement]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[Climat]]></category>
		<category><![CDATA[Collectivités]]></category>
		<category><![CDATA[Cyclone]]></category>
		<category><![CDATA[élus]]></category>
		<category><![CDATA[Fani Maoré]]></category>
		<category><![CDATA[Gestion des risques]]></category>
		<category><![CDATA[Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[PCS]]></category>
		<category><![CDATA[préfecture de Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[Préparation aux crises]]></category>
		<category><![CDATA[Risques naturels]]></category>
		<category><![CDATA[Séisme]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lejournaldemayotte.yt/?p=47888</guid>

					<description><![CDATA[<p>À 24 ans, Malika Boinali s’est spécialisée dans la gestion des catastrophes naturelles. Originaire de Mayotte, cette jeune professionnelle alerte sur le manque de préparation du territoire face aux cyclones, aux inondations et aux séismes.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/03/10/aucune-commune-nest-capable-de-tenir-72-heures-face-a-une-catastrophe-alerte-une-jeune-experte-mahoraise/">« Aucune commune n’est capable de tenir 72 heures face à une catastrophe », alerte une jeune experte mahoraise</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;" data-start="292" data-end="883">Originaire de Mangajou, dans la commune de Sada, Malika Boinali s’est spécialisée dans la gestion des catastrophes naturelles après des études de géographie au Centre universitaire de formation et de recherche (CUFR) de Mayotte, puis un master à Montpellier. Aujourd’hui employée par la Fédération nationale de la protection civile, la jeune professionnelle accompagne les collectivités mahoraises dans la mise en place de dispositifs de gestion de crise. À travers son parcours, elle livre un regard technique sur les fragilités d’un territoire particulièrement exposé aux risques naturels.</p>
<figure id="attachment_47908" aria-describedby="caption-attachment-47908" style="width: 220px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5676.jpg"><img decoding="async" class="wp-image-47908" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5676-300x300.jpg" alt="Malika Boinali, Mayotte, gestion des risques, risques naturels, " width="220" height="220" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5676-300x300.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5676-1024x1024.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5676-150x150.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5676-768x768.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5676-696x696.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5676-1068x1068.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5676.jpg 1243w" sizes="(max-width: 220px) 100vw, 220px" /></a><figcaption id="caption-attachment-47908" class="wp-caption-text">Malika Boinali est la première femme mahoraise à avoir intégré et validé un Master spécialisé dans la gestion des catastrophes et des risques naturels, dispensé par l&rsquo;université Paul-Valéry de Montpellier.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;" data-start="885" data-end="1356">Son témoignage intervient dans un contexte paradoxal. Alors que la saison cyclonique n’est pas encore achevée et plus de quatorze mois après le passage du cyclone Chido, aucun exercice de gestion de crise n’a été organisé à Mayotte. Aucune simulation à grande échelle n’a été organisée pour préparer le territoire à une éventuelle nouvelle catastrophe.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="885" data-end="1356">Interrogées sur l’état de préparation du département, ni les collectivités locales ni la préfecture<a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/02/18/mayotte-face-au-volcan-lalerte-sismique-en-panne-de-parole/"> n’ont répondu</a> à nos questions.</p>
<h4></h4>
<p style="text-align: justify;"><b>JDM : Vous avez 24 ans et vous travaillez déjà sur la gestion des catastrophes. Pourquoi avoir choisi ce domaine ? </b></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Malika Boinali</strong> : Je suis originaire du village de Mangajou dans la commune de Sada. J’ai passé mon bac ES (économique et sociale) à Mayotte puis j’ai fait une licence de géographie et d’aménagement du territoire à l&rsquo;Université de Dembéni. En licence, on avait quelques cours qui parlaient de la gestion des risques. En allant plus en profondeur dans l’aspect technique, cela m’a plu. Mais le vrai déclic est venu lors du stage que j’ai réalisé à la mairie de Bandrélé en fin de licence. J&rsquo;ai pu mettre le nez dans les plans communaux de sauvegarde. Et je me suis aperçue avec mon maître de stage qu’à Mayotte, on est en retard sur beaucoup de choses en matière de gestion de crise. C’était comme une évidence.</p>
<p style="text-align: justify;"><b>Vous dites que Mayotte est « en retard ». Qu&rsquo;entendez-vous concrètement ?</b></p>
<figure id="attachment_47218" aria-describedby="caption-attachment-47218" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/IMG_1880.jpg"><img fetchpriority="high" decoding="async" class="size-medium wp-image-47218" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/IMG_1880-300x200.jpg" alt="Mayotte, reconstruction, pluies, inondations, évacuation des eaux pluviales," width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/IMG_1880-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/IMG_1880-1024x683.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/IMG_1880-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/IMG_1880-1536x1024.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/IMG_1880-2048x1365.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/IMG_1880-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/IMG_1880-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/IMG_1880-1068x712.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/IMG_1880-1920x1280.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/IMG_1880-1320x880.jpg 1320w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-47218" class="wp-caption-text">Alors que le maire de Mamoudzou promettait de faire du Boulevard Marcel Henri de Mamoudzou, les « Champs-Élysées de Mayotte », ce boulevard se transforme en véritables torrents à la moindre pluie.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">On est sur un territoire qui cumule énormément de risques naturels et technologiques. Mais on persiste à gérer les crises dans l’urgence, alors qu’il devrait y avoir beaucoup plus de prévention et de préparation. Les outils existent. Les plans communaux de sauvegarde (PCS) existent. Mais ils ne sont pas toujours actualisés ou opérationnels. Par exemple, dans le PCS de la ville Sada, j’ai vu qu’il était encore indiqué que la maire était Anchya Bamana, alors qu’elle n’est plus maire depuis 2020.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: justify;"><b>Vous avez étudié les inondations d’Acoua dans votre mémoire de master 1. Qu’avez-vous découvert en regardant de près la gestion de cette crise ?</b></p>
<p style="text-align: justify;">L’objectif de mon mémoire était de comprendre les mécanismes naturels qui favorisent les inondations, mais aussi de voir comment les collectivités territoriales et l’État mettent en place des mesures pour lutter contre ces risques. Et surtout, comment ils gèrent la situation une fois que l’inondation s’est produite.</p>
<p style="text-align: justify;">Lors de mon second stage de master 2 à la communauté d’agglomération du Grand Nord de Mayotte (CAGNM), j’ai constaté qu’Acoua était la seule commune de l’agglomération à ne pas disposer de poste de commandement municipal. C’est quand même triste. Cela veut dire qu’elle dépend énormément des communes alentours pour gérer une crise et que même après avoir mis ces sujets sur la table, travaillé sur la vulnérabilité de cette commune, elle n&rsquo;a pas appris de ses difficultés, pour être mieux préparée.</p>
<p style="text-align: justify;"><b>On parle souvent d’un manque de volonté politique à Mayotte sur ces sujets. Est-ce vraiment le cœur du problème ?</b></p>
<figure id="attachment_21686" aria-describedby="caption-attachment-21686" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Ordures-déchets-Kawéni-jeudi-13-octobre-1-1.jpg"><img decoding="async" class="wp-image-21686 size-medium" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Ordures-déchets-Kawéni-jeudi-13-octobre-1-1-300x200.jpg" alt="Mayotte, déchets, Kawéni," width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Ordures-déchets-Kawéni-jeudi-13-octobre-1-1-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Ordures-déchets-Kawéni-jeudi-13-octobre-1-1-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Ordures-déchets-Kawéni-jeudi-13-octobre-1-1.jpg 680w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-21686" class="wp-caption-text">Les déchets s’accumulent dans les rues de beaucoup de communes de l&rsquo;île. Pour Malika Boinali, la gestion des déchets devrait être intégrée dans les plans communaux de sauvegarde et les dispositifs ORSEC.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">C&rsquo;est un tout. À mon sens, il y a d&rsquo;abord un manque de volonté politique, parce que la gestion des risques demande de mettre des moyens matériels et humains, de recruter des personnes et d’inscrire par exemple des techniciens dans cette dynamique commune.</p>
<p style="text-align: justify;">Il faut du courage pour tout cela et la plupart des élus ne veulent pas s&rsquo;engager dans cette démarche. Il y a aussi un manque de compétences et de connaissances de ces sujets, pour y penser, il faut les connaître, certains élus n&rsquo;avoueront jamais qu&rsquo;ils ont besoin d&rsquo;aide sur ces questions.</p>
<p style="text-align: justify;"><b>Vous parlez aussi d’un problème de coordination entre institutions. Que voulez-vous dire ?</b></p>
<p style="text-align: justify;">Les institutions publiques locales ne travaillent pas toujours ensemble, ou alors mal. Par exemple, certaines collectivités et la préfecture de Mayotte, ne s’entendent pas, donc cela ne fonctionne pas.</p>
<p style="text-align: justify;">Tant qu’on ne discutera pas autour de la table, de façon concrète, en reconnaissant que telle chose ne fonctionnait pas, mais qu&rsquo;aujourd’hui on a appris, et qu&rsquo;on peut l&rsquo;améliorer et s&rsquo;engager sur la durée, cela ne fonctionnera pas. Certains élus ne comprennent pas qu’on peut exiger des choses d’eux, alors entre institutions, on se rejette la balle sans faire avancer les choses.</p>
<p style="text-align: justify;"><b>Mayotte est exposée aux cyclones, aux inondations, aux glissements de terrain et aux séismes. Quel risque vous inquiète le plus aujourd’hui ?</b></p>
<p style="text-align: justify;">Je ne fais pas de hiérarchie des risques car chaque risque a ses spécificités et ses conséquences qui lui sont propres. À Mayotte, si les inondations sont souvent très localisées, les cyclones touchent souvent l&rsquo;ensemble de l&rsquo;île, mais on peut davantage les anticiper. Aussi, sur la question des déchets, on sait que les aléas climatiques tels que les fortes pluies, les orages ou les cyclones entraînent une augmentation des déchets. À mon avis, la gestion des déchets devrait donc être intégrée dans les plans communaux de sauvegarde et les dispositifs ORSEC, afin de prévoir efficacement leur traitement.</p>
<p style="text-align: justify;"><b>Pourtant, malgré l’activité sismique persistante autour du volcan sous-marin découvert en 2019, le sujet semble avoir disparu du débat public.</b></p>
<figure id="attachment_32581" aria-describedby="caption-attachment-32581" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/07/ii-.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-32581" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/07/ii--300x225.jpg" alt="Mayotte, tsunami, volcan, sirène," width="300" height="225" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/07/ii--300x225.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/07/ii--768x576.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/07/ii--150x113.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/07/ii--696x522.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/07/ii-.jpg 1024w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-32581" class="wp-caption-text">Bien qu’une première sirène d’alerte tsunami ait été inaugurée à Dembéni en octobre 2020, les autorités restent depuis silencieuses sur le fonctionnement des autres dispositifs, qui n’est aujourd’hui pas clairement établi.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Oui. Les séismes, alors qu&rsquo;ils peuvent concerner toute une île, sont de nature plus discrets. Ils peuvent arriver du jour au lendemain. On ne peut pas les prédire. Et à Mayotte, aujourd’hui, on n’est pas à l’abri d’un séisme de forte magnitude. Et surtout, après Chido, beaucoup de personnes qui avaient des toits en tôle les ont remplacés par du béton.</p>
<p style="text-align: justify;">Mais les maisons ne sont pas forcément conçues pour supporter ce poids. Si des secousses sismiques se produisaient, cela pourrait avoir des répercussions très graves sur les habitations. Pour moi, Chido aurait pu être une opportunité. On aurait pu aller vers la population partout sur l&rsquo;île pour sensibiliser davantage aux risques et préparer les habitants à d&rsquo;autres crises. Mais aujourd’hui on vit encore au jour le jour. On est toujours en saison cyclonique et rien ne se passe.</p>
<p style="text-align: justify;"><b>Dans les doctrines de gestion de crise, une commune doit pouvoir tenir seule plusieurs jours. Où en est Mayotte sur ce point ?</b></p>
<p style="text-align: justify;">En théorie, une commune doit être capable de tenir au moins 72 heures avant l’arrivée de renforts extérieurs. Aujourd’hui, aucune commune mahoraise n’est capable de tenir 72h face à une catastrophe. La question est donc aussi de savoir dans quelle mesure les collectivités disposent réellement des moyens et de l’organisation nécessaire pour atteindre cet objectif.</p>
<p style="text-align: justify;"><b>Vous travaillez désormais avec les collectivités. Que peut-on améliorer concrètement ?</b></p>
<p style="text-align: justify;">Aujourd’hui je travaille pour la Fédération nationale de protection civile. Cela fait quatre mois. On accompagne les collectivités pour mettre en place des dispositifs de gestion de crise et organiser des formations pour les élus et les techniciens. L’objectif, c’est que ce qui s’est passé pendant le cyclone Chido ne se reproduise plus. Les risques, même si on ne les voit pas toujours, restent une menace quotidienne.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Un mot de la fin ? </strong></p>
<p style="text-align: justify;">Je ne perds pas espoir ! Il faut forcer les gens à s’y intéresser. Il faut avoir des personnes spécialisées dans la gestion des risques. L’idée est de créer un réseau de gestionnaires des risques à Mayotte, de réaliser des <em>benchmarks </em>(ndlr, repères) et d’installer un bureau d’étude local. Même si les élus ne viennent pas vers la population, nous pourrions aussi aller à eux, et permettre aux habitants de pouvoir obtenir des diagnostics de leurs logements.</p>
<p style="text-align: justify;">Après Chido, le sénateur Saïd Omar Oili s&rsquo;était battu pour demander la création d’une commission d’enquête pour améliorer la gestion des risques à l’échelle du territoire. C&rsquo;est vraiment dommage que cela n&rsquo;a pas abouti. Avant, les générations passées étaient fatalistes sur les risques naturels, les anciens disaient que c&rsquo;était la volonté divine, maintenant on a des outils en main, on peut apprendre à mieux connaître notre territoire et se préparer. C&rsquo;est notre devoir. Et heureusement que la population n’est pas procédurière, car elle pourrait porter plainte contre les responsables qui sont supposés nous mettre en sécurité face à cela.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: justify;">À seulement vingt-quatre ans, Malika Boinali s’affirme comme une voix scientifique et citoyenne précieuse à Mayotte. Elle dénonce les failles du territoire et réclame un changement urgent dans la gestion de l’intérêt général. Alors que les alertes des scientifiques se multiplient, le silence des autorités reste assourdissant. Entre priorités politiques à court terme et enjeux institutionnels, la préparation aux catastrophes a disparu du débat public, laissant un département enlisé dans ses propres retards.</p>
<p><strong>Propos recueillis par Mathilde Hangard</strong></p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/03/10/aucune-commune-nest-capable-de-tenir-72-heures-face-a-une-catastrophe-alerte-une-jeune-experte-mahoraise/">« Aucune commune n’est capable de tenir 72 heures face à une catastrophe », alerte une jeune experte mahoraise</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
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		<title>Fani Maoré : des centaines de séismes enregistrés sans être ressentis</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/01/15/fani-maore-des-centaines-de-seismes-enregistres-sans-etre-ressentis/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mathilde HANGARD]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 15 Jan 2026 02:00:32 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Environnement]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[Alarme tsunami]]></category>
		<category><![CDATA[BRGM]]></category>
		<category><![CDATA[Fani Maoré]]></category>
		<category><![CDATA[Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[préfecture de Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[REVOSIMA]]></category>
		<category><![CDATA[volcan]]></category>
		<category><![CDATA[Volcan sous-marin]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>En décembre 2025, plus de 750 séismes ont été enregistrés sous Mayotte, sans qu’aucune secousse ne soit ressentie. Dans un territoire déjà fragilisé par le passage du cyclone Chido un an plus tôt, cette activité profonde rappelle la vigilance nécessaire face à un volcan sous-marin encore actif.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/01/15/fani-maore-des-centaines-de-seismes-enregistres-sans-etre-ressentis/">Fani Maoré : des centaines de séismes enregistrés sans être ressentis</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">À Mayotte, l’environnement ne se limite pas à ce que l’on voit. Il plonge sous l’océan, traverse la croûte terrestre et s’exprime parfois à des dizaines de kilomètres sous nos pieds. L&rsquo;île n’a pas tremblé à la surface en décembre 2025, mais son sous-sol a parlé.</p>
<p style="text-align: justify;">Entre le 1er et le 31 décembre 2025, le REVOSIMA a enregistré 396 séismes volcano-tectoniques, 353 séismes de longue période et 4 séismes très longue période, concentrés entre 5 et 15 km à l’est de Petite-Terre et à des profondeurs comprises entre 20 et 50 km. Au total, près de 750 événements invisibles pour la population ont été détectés, soulignant que le risque naturel reste actif dans un territoire encore marqué par la reconstruction post-Chido.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Quand la sismicité fait l’actualité… sans faire trembler l’île</strong></h2>
<figure id="attachment_42285" aria-describedby="caption-attachment-42285" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/Vahibe-1.jpeg"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-42285 size-medium" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/Vahibe-1-300x225.jpeg" alt="Vahibé 1, école, Chido, destruction, Mayotte" width="300" height="225" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/Vahibe-1-300x225.jpeg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/Vahibe-1-1024x768.jpeg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/Vahibe-1-768x576.jpeg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/Vahibe-1-1536x1152.jpeg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/Vahibe-1-150x113.jpeg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/Vahibe-1-696x522.jpeg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/Vahibe-1-1068x801.jpeg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/Vahibe-1-265x198.jpeg 265w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/Vahibe-1-1320x990.jpeg 1320w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/Vahibe-1.jpeg 1600w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-42285" class="wp-caption-text">Chido a dévasté routes, bâtiments et infrastructures, laissant la population encore plus exposée à d&rsquo;autres catastrophes naturelles.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;" data-start="1466" data-end="1843">La plupart des séismes se sont produits entre le 11 et le 20 décembre, au sein d’une succession d’essaims de longue période suffisamment marquée pour justifier un communiqué spécifique du REVOSIMA le 18 décembre dernier. Ce type de sismicité, associé à des mouvements de fluides magmatiques ou à des rééquilibrages de pression en profondeur, est désormais familier aux volcanologues.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="1845" data-end="2215">Malgré l’intensité de la séquence, aucune migration vers la surface n’a été observée. Les événements sont restés en profondeur, de faible magnitude et localisés dans des zones déjà identifiées depuis plusieurs années. Pour les habitants, cela s’est traduit par une réalité simple : aucune secousse n’a été ressentie, mais le volcan continue de bouger sous leurs pieds.</p>
<h2 style="text-align: center;" data-start="2729" data-end="2788"><strong>Janvier 2026 : retour à un calme relatif </strong></h2>
<figure id="attachment_9110" aria-describedby="caption-attachment-9110" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Sismometre-de-fonds-de-mer-OBS.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-9110" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Sismometre-de-fonds-de-mer-OBS-300x217.jpg" alt="" width="300" height="217" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Sismometre-de-fonds-de-mer-OBS-300x217.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Sismometre-de-fonds-de-mer-OBS-150x109.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Sismometre-de-fonds-de-mer-OBS-696x504.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Sismometre-de-fonds-de-mer-OBS.jpg 750w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-9110" class="wp-caption-text">Les chercheurs poursuivent le suivi des émissions de fluides magmatiques et des mouvements sous-marins du volcan, rappelant que l’absence de secousses ressenties ne signifie pas un système éteint.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;" data-start="2288" data-end="2604">Le bulletin préliminaire du 13 janvier 2026 montre un retour à une activité plus diffuse. Ce jour-là, aucun séisme longue ou très longue période n’a été enregistré, et seulement huit séismes volcano-tectoniques ont été détectés, tous non ressentis. Le dernier événement perçu par la population remonte à juin 2025.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="2606" data-end="3053">Ce calme apparent ne signifie pas que le système est éteint. La sismicité semble fonctionner par phases, alternant agitation profonde et accalmie relative. Les données de déformation du sol restent stables, sans gonflement ni affaissement, et les émissions de CO₂ à terre demeurent faibles. En mer, dans la zone du « Fer à Cheval », les émissions de fluides magmatiques persistent sans anomalies nouvelles, témoignant d’un système vivant mais discret.</p>
<h2 style="text-align: center;" data-start="3123" data-end="3485"><strong>Un volcan sous haute attention scientifique</strong></h2>
<figure id="attachment_32581" aria-describedby="caption-attachment-32581" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/07/ii-.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-32581" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/07/ii--300x225.jpg" alt="Mayotte, tsunami, volcan, sirène," width="300" height="225" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/07/ii--300x225.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/07/ii--768x576.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/07/ii--150x113.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/07/ii--696x522.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/07/ii-.jpg 1024w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-32581" class="wp-caption-text">La première sirène d’alerte tsunami avait été inaugurée en octobre 2020 à Dembéni. Depuis, certains dispositifs existent, mais personne ne sait s’ils sont pleinement opérationnels (photographie d’archives).</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Bien que silencieux en surface, Fani Maoré reste étroitement surveillé. Depuis la fin probable de l’éruption en janvier 2021, le système magmatique continue de générer des séismes, des flux de fluides et des réajustements de pression en profondeur. Le REVOSIMA suit en permanence ces signaux grâce à ses réseaux sismiques terrestres et sous-marins, aux stations GPS, aux mesures géochimiques et aux campagnes océanographiques qui cartographient le volcan et les panaches de fluides du Fer à Cheval.</p>
<p style="text-align: justify;">La vigilance est d’autant plus nécessaire que Mayotte demeure particulièrement vulnérable après le passage du cyclone Chido, qui a dévasté routes, bâtiments et infrastructures. La population n’est pas préparée à un tsunami généré par un événement volcanique, et les sirènes ou plans d’évacuation n’ont pas été testés récemment pour ce type de scénario. À ce sujet, nous avons contacté la préfecture de Mayotte pour connaître l’état des sirènes d’alerte tsunami, le nombre de dispositifs fonctionnels et la tenue éventuelle d’exercices, mais nous n’avons pas obtenu de réponse.</p>
<p style="text-align: justify;">Dans le monde, des situations comparables existent : Kick’em Jenny, aux Antilles, est un volcan sous-marin capable de générer des tsunamis locaux en cas d’éruption, même si aucun événement majeur n’a encore été observé. Santorin, en Grèce, a vu des effondrements de caldeira et des séismes sous-marins produire des vagues dangereuses pour les côtes proches. L’éruption du Laki en Islande en 1783, avec des volumes de lave comparables à ceux de Fani Maoré, a quant à elle eu des conséquences environnementales et sociales majeures.</p>
<p style="text-align: justify;">À Mayotte, aucun scénario n’est écarté. Même sans coulées de lave, les fluides magmatiques continuent de remonter, rappelant que sous le canal du Mozambique, le volcan peut agir d&rsquo;une minute à l&rsquo;autre.</p>
<p>Mathilde Hangard</p>
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		<title>Récif Hélicoptères perd sa licence : le ciel mahorais se réorganise</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/01/09/recif-helicopteres-perd-sa-licence-le-ciel-mahorais-se-reorganise/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mathilde HANGARD]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 09 Jan 2026 02:15:03 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Tourisme]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[Arrêté]]></category>
		<category><![CDATA[Aviation civile]]></category>
		<category><![CDATA[Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[préfecture de Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[Récif Hélicoptères]]></category>
		<category><![CDATA[Transporteur aérien]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La société Récif Hélicoptères, habituée à survoler le lagon de Mayotte, doit désormais poser ses rotors. Sa licence d’exploitation a été officiellement retirée, mettant fin à quatre années de vols réguliers… et de petites turbulences administratives.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Depuis le 5 janvier 2026, Récif Hélicoptères n’est plus autorisée à transporter passagers ou marchandises dans le ciel de Mayotte. L’arrêté n°26/DSAC-OI/002, publié par la Direction de la sécurité de l’aviation civile océan Indien, officialise le retrait de sa licence, et abroge la suspension provisoire décidée en 2021.</p>
<h2 style="text-align: center;" data-start="1116" data-end="1159"><strong>Une décision administrative claire</strong></h2>
<figure id="attachment_44469" aria-describedby="caption-attachment-44469" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/helico-scaled.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-44469" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/helico-300x200.jpg" alt="Mayotte, Récif Hélicoptères, aérien, hélicoptère," width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/helico-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/helico-1024x683.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/helico-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/helico-1536x1024.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/helico-2048x1365.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/helico-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/helico-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/helico-1068x712.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/helico-1920x1280.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/helico-1320x880.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-44469" class="wp-caption-text">En mai 2021, Récif Hélicoptères avait obtenu sa licence d’exploitation et pouvait transporter légalement passagers et marchandises (photographie d&rsquo;illustration)</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;" data-start="1160" data-end="1479">En mai 2021, Récif Hélicoptères avait obtenu sa licence d’exploitation, qui lui permettait de transporter légalement des passagers et du fret dans l’océan Indien. Cette autorisation constituait une étape clé pour l’entreprise, qui pouvait ainsi opérer dans le respect des règles européennes et nationales.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="1160" data-end="1479">Mais le 15 décembre 2025, la société a vu son certificat de transporteur aérien retiré. Pour rendre cette décision officielle, l’arrêté du 5 janvier 2026 a formalisé le retrait de la licence et abrogé l’arrêté de suspension temporaire datant de décembre 2021. Concrètement, cela signifie que Récif Hélicoptères n’a plus le droit d’exploiter ses hélicoptères à des fins commerciales. Tous les vols nécessitant la licence doivent cesser immédiatement, mettant fin à quatre années d’activité réglementée.</p>
<figure id="attachment_20234" aria-describedby="caption-attachment-20234" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/312213218_588409963040857_6957897095804338281_n-scaled-1.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-20234" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/312213218_588409963040857_6957897095804338281_n-scaled-1-300x169.jpg" alt="Mayotte, aérien, hélicoptère, hélilagon, " width="300" height="169" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/312213218_588409963040857_6957897095804338281_n-scaled-1-300x169.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/312213218_588409963040857_6957897095804338281_n-scaled-1-1024x576.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/312213218_588409963040857_6957897095804338281_n-scaled-1-768x432.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/312213218_588409963040857_6957897095804338281_n-scaled-1-1536x864.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/312213218_588409963040857_6957897095804338281_n-scaled-1-2048x1152.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/312213218_588409963040857_6957897095804338281_n-scaled-1-150x84.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/312213218_588409963040857_6957897095804338281_n-scaled-1-696x392.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/312213218_588409963040857_6957897095804338281_n-scaled-1-1068x601.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/312213218_588409963040857_6957897095804338281_n-scaled-1-1920x1080.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/312213218_588409963040857_6957897095804338281_n-scaled-1-1320x743.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-20234" class="wp-caption-text">Depuis le retrait de Récif Hélicoptères, les circuits touristiques sont notamment assurés par un autre prestataire, la société Helilagon.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;" data-start="1160" data-end="1479">Avant cette décision, la société proposait différents circuits touristiques permettant de découvrir Mayotte depuis le ciel, chacun avec sa durée et son tarif. Le plus court, <em>« Le Shipanga »</em>, durait quinze minutes et survolait Petite-Terre et la passe en S, offrant aux passagers une vue sur les plages de Moya et le Lac Dziani, pour un tarif de 125 euros par personne. Le vol <em>« Le Tsoholé »</em> s’étendait sur trente minutes au-dessus de la passe en S et de la barrière de corail, permettant de découvrir le Mont Choungui, le Mont Bénara et l’îlot Bandrélé, pour 249 euros.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="1160" data-end="1479">Pour ceux qui souhaitaient un panorama plus complet, <em>« Le Kuba »</em>, d’une durée de quarante minutes, survolait les plages de Moya, le Grand Récif du Nord, l’îlot Mtsamboro et Choizil, avant de revenir sur Pamandzi, pour 329 euros. Enfin, <em>« L’Hippocampe »</em> proposait une expérience à 360° sur l’ensemble de l’île, du Nord au Sud, incluant Petite-Terre, le Grand Récif du Nord, les îlots Mtsamboro et Choizil, la baie d’Acoua et la passe en S, pour un tarif de 379 euros par personne.</p>
<h2 style="text-align: center;" data-start="1481" data-end="1712"><strong>Un cadre strict mais essentiel </strong></h2>
<p style="text-align: justify;" data-start="1481" data-end="1712">Le retrait de licence repose sur un ensemble de textes européens et français qui encadrent très précisément l’exploitation commerciale aérienne. Ces règles concernent autant la sécurité des appareils que la qualification des pilotes et la fiabilité administrative et financière de l’entreprise.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="1481" data-end="1712">Dans ce contexte, la licence d’exploitation n’est pas un simple papier : c’est la preuve que l’opérateur respecte toutes les obligations légales pour transporter des passagers et du fret. Même dans un territoire insulaire comme Mayotte, ces obligations s’appliquent pleinement et sans exception. La décision de retirer la licence montre que l’administration veille à ce que la sécurité reste la priorité absolue, et que tout exploitant doit se conformer strictement aux exigences nationales et européennes.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Les conséquences pour le trafic aérien mahorais</b></h2>
<figure id="attachment_44473" aria-describedby="caption-attachment-44473" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/helico2-scaled.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-44473" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/helico2-300x168.jpg" alt="Mayotte, Récif Hélicoptères, aérien, hélicoptère," width="300" height="168" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/helico2-300x168.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/helico2-1024x575.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/helico2-768x431.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/helico2-1536x862.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/helico2-2048x1150.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/helico2-150x84.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/helico2-696x391.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/helico2-1068x600.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/helico2-1920x1078.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/helico2-1320x741.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-44473" class="wp-caption-text">La décision implique l’arrêt immédiat des vols commerciaux de Récif Hélicoptères, réduisant les options de transport aérien pour les Mahorais souhaitant survoler Mayotte ou d&rsquo;autres territoires de l&rsquo;océan Indien (photographie d&rsquo;illustration)</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Le directeur de la sécurité de l’aviation civile océan Indien est chargé de faire appliquer l’arrêté, qui sera publié dans le recueil des actes administratifs de la préfecture. Pour Récif Hélicoptères, cela implique l’arrêt immédiat de toutes ses activités de transport aérien nécessitant la licence. Pour les Mahorais, cela peut se traduire par une réorganisation des vols commerciaux et une réduction des options disponibles pour certains trajets ou missions spécifiques.</p>
<p style="text-align: justify;">Au‑delà de l’impact opérationnel, cette décision souligne que voler légalement ne se limite pas à la compétence des pilotes ou à l’état des appareils. Chaque opérateur doit se conformer à un cadre administratif strict. Le retrait de la licence de Récif Hélicoptères illustre ainsi que la sécurité aérienne et le respect des régulations sont des impératifs incontournables, et que la moindre irrégularité peut entraîner des conséquences immédiates.</p>
<p>Mathilde Hangard</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/01/09/recif-helicopteres-perd-sa-licence-le-ciel-mahorais-se-reorganise/">Récif Hélicoptères perd sa licence : le ciel mahorais se réorganise</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
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		<title>Après l’intrusion chez le préfet, la piste psychiatrique</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2025/12/31/apres-lintrusion-chez-le-prefet-la-piste-psychiatrique/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mathilde HANGARD]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 31 Dec 2025 12:08:04 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Fil info]]></category>
		<category><![CDATA[Sécurité]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Domicile]]></category>
		<category><![CDATA[Intrusion]]></category>
		<category><![CDATA[Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[préfecture de Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[préfet]]></category>
		<category><![CDATA[Procureur de la République]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le suspect de la tentative d’intrusion au domicile du préfet de Mayotte a été hospitalisé d’office pour troubles psychiatriques, alors que l’enquête se poursuit.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2025/12/31/apres-lintrusion-chez-le-prefet-la-piste-psychiatrique/">Après l’intrusion chez le préfet, la piste psychiatrique</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Deux jours après la<a href="https://lejournaldemayotte.yt/2025/12/30/un-individu-arme-dune-barre-de-fer-interpelle-apres-une-tentative-dintrusion-au-domicile-du-prefet/"> tentative d’intrusion</a> au domicile du préfet de Mayotte, l’enquête éclaire désormais le profil du suspect. Si l’affaire avait provoqué une vive émotion politique, il apparaît aujourd’hui que l’homme présente des troubles psychiatriques, indépendants des faits constatés.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Une garde à vue interrompue et une hospitalisation d’office</b></h2>
<p style="text-align: justify;" data-start="881" data-end="1334">Interpellé dans la nuit du 28 au 29 décembre après avoir tenté de forcer le portail de la résidence officielle du préfet à l’aide d’une barre de fer, le suspect a été placé en garde à vue pour <em>« dégradations d’un bien d’utilité publique »</em>. Le procureur de la République de Mayotte précise dans un communiqué du 30 décembre que<em> « les constatations matérielles opérées par la gendarmerie nationale mettaient en évidence des légères éraflures sur le portail ».</em></p>
<p style="text-align: justify;" data-start="1336" data-end="1806">Mais la procédure judiciaire a rapidement été suspendue. Le procureur explique que le mis en cause<em> « tenait des propos incohérents »</em> et a fait l’objet <em>« d’une hospitalisation d’office en raison de l’incompatibilité de son état psychique avec la garde à vue »</em>. L’examen psychiatrique diligenté dans ce cadre a conclu <em>« à l’altération de son discernement ».</em> L’homme, de nationalité rwandaise, est par ailleurs inconnu de la justice et en situation irrégulière sur le territoire.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Une affaire judiciaire toujours ouverte, au-delà du choc politique</b></h2>
<p style="text-align: justify;" data-start="1862" data-end="2396">Si l’intrusion a été stoppée avant toute effraction et sans blessé, la préfecture avait qualifié l’épisode de <em>« menace directe visant le représentant de l’État ».</em> François-Xavier Bieuville avait condamné <em>« avec la plus grande fermeté cette tentative d’agression et de déstabilisation »</em>, provoquant de nombreuses réactions d’élus locaux et de membres du gouvernement. La ministre des Outre-mer, Naïma Moutchou, avait souligné :<em> « S’en prendre à lui, comme à tout préfet, c’est franchir une ligne rouge en attaquant la République elle-même ». </em></p>
<p style="text-align: justify;" data-start="2398" data-end="2741">Le parquet de Mamoudzou rappelle néanmoins que<em> « les investigations se poursuivent sous l’autorité du procureur de la République »</em>. Sur le plan pénal, le suspect encourt une peine théorique de cinq ans d’emprisonnement et 75 000 euros d’amende, même si l’altération de son discernement constitue un élément central pour la suite de la procédure.</p>
<p>Mathilde Hangard</p>
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		<title>Une affaire de corruption ébranle la préfecture</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2025/12/31/une-affaire-de-corruption-ebranle-la-prefecture/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mathilde HANGARD]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 31 Dec 2025 02:00:35 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[Corruption passive]]></category>
		<category><![CDATA[Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[Parquet de Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[préfecture de Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[Procureur de la République]]></category>
		<category><![CDATA[Tribunal judiciaire]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lejournaldemayotte.yt/?p=44012</guid>

					<description><![CDATA[<p>Un agent de la préfecture de Mayotte a été placé en détention provisoire dans une enquête pour corruption passive. L’affaire rappelle, avec gravité mais sans réelle surprise, que l’administration n’est pas toujours imperméable aux tentations.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2025/12/31/une-affaire-de-corruption-ebranle-la-prefecture/">Une affaire de corruption ébranle la préfecture</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Trois mises en examen, une incarcération et de nombreuses zones d’ombre : à Mayotte, une affaire de corruption passive impliquant un agent de la préfecture vient perturber le fonctionnement feutré de l’État local. Si les faits restent à préciser, l’enquête éclaire les fragilités d’un territoire sous pression, où l’administration concentre pouvoirs, attentes et pressions.</p>
<h2 style="text-align: center;" data-start="980" data-end="1032"><strong>Une enquête judiciaire aux contours encore flous</strong></h2>
<p style="text-align: justify;" data-start="1034" data-end="1378">L’affaire prend officiellement corps le 29 novembre dernier, avec l’ouverture par le parquet de Mamoudzou, d’une information judiciaire pour corruption passive. Depuis, trois personnes ont été mises en examen, parmi lesquelles un agent de la préfecture de Mayotte, placé en détention provisoire. Les deux autres mis en cause demeurent libres à ce stade.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="1380" data-end="1735">Peu d’éléments ont filtré sur la nature exacte des faits reprochés : ni les avantages supposément consentis, ni les décisions administratives en cause n’ont été rendus publics. Une discrétion conforme aux usages judiciaires, mais qui alimente les interrogations dans un territoire où l’administration joue un rôle central dans la vie quotidienne.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="1737" data-end="2012">Sollicités par notre rédaction, la préfecture et le parquet de Mamoudzou n’ont pas souhaité commenter l’affaire, la première expliquant que le dossier relevait exclusivement de la justice, le second n’ayant pas répondu à nos demandes d’éclaircissements.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Quand l’autorité publique se négocie</b></h2>
<p style="text-align: justify;">La corruption passive, en droit pénal, ne relève pas d’un simple écart de conduite. Elle désigne les situations dans lesquelles un agent public sollicite ou accepte un avantage, comme un don, une promesse ou un bénéfice, en contrepartie d’un acte, d’une abstention ou de l’usage de son influence dans l’exercice de ses fonctions. Autrement dit, lorsque la décision administrative devient monnayable.</p>
<p style="text-align: justify;">Les sanctions encourues sont lourdes : jusqu’à dix ans de prison et un million d’euros d’amende. La loi prévoit toutefois une atténuation possible si l’auteur ou le complice signale les faits suffisamment tôt pour en permettre l’interruption ou l’identification d’autres protagonistes. Une porte de sortie que le droit ouvre à ceux qui décident de coopérer, même tardivement.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Mayotte, sous pression administrative permanente</b></h2>
<p style="text-align: justify;">Cette affaire survient dans un contexte particulièrement sensible. À Mayotte, l’administration de l’État est en première ligne sur des sujets hautement inflammables : immigration, titres de séjour, logement, prestations sociales. Chaque décision prise derrière un guichet peut avoir des conséquences immédiates et profondes sur des parcours de vie déjà fragiles.</p>
<p style="text-align: justify;">Dans ce paysage tendu, le moindre soupçon de passe-droit prend une dimension politique. Sans préjuger de l’issue judiciaire, l’affaire rappelle que l’État, même incarné par des procédures et des cachets officiels, reste composé d’êtres humains. Et parfois, de leurs failles. À la justice désormais de démêler les responsabilités, pendant que l’administration tente de rappeler qu’un tampon préfectoral n’a, en principe, pas de prix, même sur le 101ème département français.</p>
<p>Mathilde Hangard</p>
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		<title>À Mayotte, des étudiants sans papiers coincés entre cours et contrôles</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2025/12/19/a-mayotte-des-etudiants-sans-papiers-coinces-entre-cours-et-controles/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mathilde HANGARD]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 19 Dec 2025 02:15:59 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Education]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[ANEF]]></category>
		<category><![CDATA[barge]]></category>
		<category><![CDATA[Contrôles]]></category>
		<category><![CDATA[Lutte contre l'immigration clandestine]]></category>
		<category><![CDATA[Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[PAF]]></category>
		<category><![CDATA[Précarité étudiante]]></category>
		<category><![CDATA[préfecture de Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[titre de séjour]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lejournaldemayotte.yt/?p=43680</guid>

					<description><![CDATA[<p>Il a 18 ans, il est brillant… et pourtant, malgré une attestation officielle de dépôt de demande sur le site de l’ANEF, il continue à être interpellé et envoyé au centre de rétention.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2025/12/19/a-mayotte-des-etudiants-sans-papiers-coinces-entre-cours-et-controles/">À Mayotte, des étudiants sans papiers coincés entre cours et contrôles</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">À Mayotte, des étudiants majeurs, scolarisés mais sans titre de séjour, vivent un paradoxe cruel : ils sont parmi les meilleurs de leur classe, mais chaque trajet vers l’école peut tourner au cauchemar administratif. Même avec une attestation de l&rsquo;Administration numérique pour les étrangers en France (ANEF) censée les protéger, certains se retrouvent encore au centre de rétention. Nous avons rencontré l’un d’eux, que nous appellerons <em>« l’étudiant de Petite-Terre »,</em> pour préserver son anonymat.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Quand aller en cours devient un parcours du combattant</b></h2>
<figure id="attachment_43692" aria-describedby="caption-attachment-43692" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/BARGE-2-scaled.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-43692" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/BARGE-2-300x200.jpg" alt="Mayotte, barge, contrôles, " width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/BARGE-2-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/BARGE-2-1024x683.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/BARGE-2-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/BARGE-2-1536x1024.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/BARGE-2-2048x1365.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/BARGE-2-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/BARGE-2-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/BARGE-2-1068x712.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/BARGE-2-1920x1280.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/BARGE-2-1320x880.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-43692" class="wp-caption-text">Contrôles d’identité aux abords des transports à Mayotte. Pour de nombreux étudiants majeurs sans titre de séjour, ces vérifications répétées transforment chaque déplacement scolaire en risque d’interpellation ou de placement en centre de rétention.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;"><em>« Au début de l’année 2024, je pouvais traverser facilement, il n’y avait pas de gêne, je pouvais aller à l’école. Mais depuis le passage du cyclone Chido, tout est plus compliqué »,</em> raconte notre étudiant, la voix ponctuée d’un mélange de résignation et de frustration. Né aux Comores et installé à Mayotte depuis 2017, il vit à Labattoir avec sa mère. Depuis qu’il a 18 ans, chaque sortie devient une épreuve : <em>« Quand on est majeur et sans papiers, c’est compliqué ».</em></p>
<p style="text-align: justify;">Il poursuit : <em>« Le matin, à la barge de 5h ou 6h, pour aller étudier, on nous arrête. Soit j’arrive à passer, soit j’ai une garde à vue, soit je vais au CRA… je suis un peu traumatisé. Quand je sors de chez moi et que je vois les agents, je fais demi-tour, je ne vais pas étudier juste pour éviter les contrôles ». </em></p>
<p style="text-align: justify;">Le paradoxe est cruel. Brillant, ambitieux, il est pourtant réduit à la débrouille pour pouvoir suivre sa scolarité. <em>« Je fais partie des meilleurs éléments de ma classe »</em>, dit-il. Ses professeurs confirment : son absence se fait sentir dans le groupe, tant son rôle est central.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Des interpellations répétées malgré une attestation officielle</b></h2>
<p style="text-align: justify;">Depuis mars 2025, il est régulièrement interpellé à Mamoudzou, Dzaoudzi ou autour de l’ancien hôpital de Dzaoudzi. <em>« Ils savent que j’ai le droit à un titre de séjour, c’est juste que je n’arrive pas à obtenir un rendez-vous à la préfecture, au bureau de l’immigration »,</em> explique-t-il. Ces interpellations répétées sont non seulement humiliantes, mais elles compromettent aussi sa scolarité et sa santé mentale.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>« Ce qui me cause de la souffrance, c’est comment on nous traite. Même si on coopère, on nous traite comme des criminels, psychologiquement tu te retrouves à te faire dépouiller, c’est dégradant »</em>, confie-t-il.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Une scolarité fragilisée et des ambitions freinées</b></h2>
<figure id="attachment_30808" aria-describedby="caption-attachment-30808" style="width: 274px" class="wp-caption alignright"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/06/Bamana-3-696x464-1.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-30808 " src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/06/Bamana-3-696x464-1-300x107.jpg" alt="Mayotte, école, classe, " width="274" height="97" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/06/Bamana-3-696x464-1-300x107.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/06/Bamana-3-696x464-1-150x53.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/06/Bamana-3-696x464-1.jpg 696w" sizes="auto, (max-width: 274px) 100vw, 274px" /></a><figcaption id="caption-attachment-30808" class="wp-caption-text">Les absences répétées d’étudiants sans papiers, contraints d’éviter les contrôles, perturbent leur scolarité malgré leur investissement et leur niveau scolaire.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Malgré ces obstacles, l’étudiant poursuit son BTS au Lycée des Lumières en deuxième année. Mais chaque interpellation, chaque absence forcée pèse lourdement. <em>« Aujourd’hui, je vois carrément l’échec de ma vie devant moi »</em>, admet-il, l’air grave. Les cours manqués, il les rattrape grâce aux vidéos et liens transmis par ses professeurs. Une débrouille quotidienne qui témoigne de sa motivation, mais aussi de la précarité dans laquelle il se trouve.</p>
<p style="text-align: justify;">Sa vie professionnelle est également entravée. Il devait effectuer un stage chez Carrefour, qui voulait l’embaucher et envisager un partenariat avec La Réunion. Impossible sans papiers. En janvier 2026, il commencera un stage dans les PMU sur la gestion des petites et moyennes entreprises et la gestion des risques. Mais là encore, l’absence de titre de séjour complique les démarches administratives. <em>« Quand on part en stage, c’est compliqué pour nous, sans pièce d’identité ou de titre de séjour »</em>, explique-t-il.</p>
<p style="text-align: justify;">L’étudiant nourrit pourtant de grands projets. <em>« J&rsquo;ai beaucoup d&rsquo;idées, j&rsquo;aimerais créer ma propre entreprise plus tard. J’ai analysé tous les statuts, mais je ne peux pas le faire tant que je n’ai pas mes papiers ».</em> Le contraste est frappant : un jeune capable de gérer des projets complexes, mais bloqué par un simple rendez-vous administratif.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Des arnaques et une administration difficilement accessible</b></h2>
<figure id="attachment_43696" aria-describedby="caption-attachment-43696" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/ANEF.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-43696" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/ANEF-300x173.jpg" alt="Mayotte, ANEF, ministère de l'intérieur, " width="300" height="173" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/ANEF-300x173.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/ANEF-1024x589.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/ANEF-768x442.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/ANEF-150x86.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/ANEF-696x400.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/ANEF-1068x614.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/ANEF.jpg 1200w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-43696" class="wp-caption-text">Alors qu&rsquo;il pourrait disposer d&rsquo;un titre de séjour, cet étudiant s&rsquo;est vu refuser sa demande sans raisons.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">La précarité administrative crée aussi des vulnérabilités. <em>« Je me suis fait arnaquer deux fois. J’ai payé des gens qui se sont fait passer pour des cyber pour obtenir un rendez-vous, et rien n’a été fait »</em>, raconte-t-il. Les sites officiels comme l’ANEF sont saturés ou restreints à certains profils, familiaux notamment, comme des personnes ayant des enfants français, ou sur le point de se marier à une personne de nationalité française. Pour les étudiants comme lui, le système reste inaccessible.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>« Depuis l’année dernière, on ne peut rien y faire. Les rendez-vous ne sont pas ouverts, mais ils continuent de contrôler les gens et d’être sévères, ce n&rsquo;est pas logique »</em>, résume-t-il, amer. Il décrit avec précision la situation de certains de ses amis : les interpellations dans les bus scolaires, l’impossibilité de déposer une demande, la frustration des enseignants et la solitude face à l’administration. <em>« J&rsquo;ai des amis qui vivent au Sud de Mayotte et quand ils prennent le bus, la police vient faire des contrôles jusque dans les bus ». </em></p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Une administration muette face aux difficultés</b></h2>
<p style="text-align: justify;">Contactée le 17 décembre 2025, la préfecture a choisi de ne pas répondre à nos questions sur les fondements juridiques de ces interpellations, l’impact sur la scolarité et les solutions concrètes pour obtenir un rendez-vous. Cette absence de réponse accentue le sentiment de découragement des étudiants concernés.</p>
<p style="text-align: justify;">Pour l’étudiant, la frustration est quotidienne : <em>« Je passe mes journées à me poser des questions matin et soir, je ne sais pas comment je vais faire »</em>, confie-t-il.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>La voix des droits humains</b></h2>
<p style="text-align: justify;" data-start="71" data-end="485">Il avait pourtant déposé une demande de régularisation sur le site de l’ANEF et disposait d’une attestation officielle censée le protéger.<em> « En théorie, ce document doit faire foi lors des contrôles et empêcher tout placement en centre de rétention administrative »,</em> rappelle le référent de la Ligue des droits de l’homme à Mayotte. Mais la clôture automatique de son dossier a rendu l’attestation caduque.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="487" data-end="962">Sur le terrain, l’écart entre le droit et la pratique est saisissant. Ce dysfonctionnement administratif, loin d’être isolé, entraîne des conséquences lourdes : interruptions de scolarité, fragilisation psychologique et incertitude quant à l’avenir professionnel. Le parcours de cet étudiant illustre une problématique plus large : comment permettre aux jeunes de Mayotte de contribuer pleinement à la reconstruction de l’île sans se perdre dans les méandres administratifs ?</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="964" data-end="1199" data-is-last-node="" data-is-only-node="">Pour l’heure, la question reste ouverte. Chaque matin, des dizaines d’étudiants se voient refuser le passage lors des contrôles, contraints de rebrousser chemin, leurs projets suspendus à un rendez-vous administratif qui tarde à venir.</p>
<p style="text-align: justify;">Mathilde Hangard</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2025/12/19/a-mayotte-des-etudiants-sans-papiers-coinces-entre-cours-et-controles/">À Mayotte, des étudiants sans papiers coincés entre cours et contrôles</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
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		<title>Associations et écoles invitées à agir contre toutes les formes de haine</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2025/12/11/associations-et-ecoles-invitees-a-agir-contre-toutes-les-formes-de-haine/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Shanyce MATHIAS ALI]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 11 Dec 2025 01:01:43 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Education]]></category>
		<category><![CDATA[Fil info]]></category>
		<category><![CDATA[antisémitisme]]></category>
		<category><![CDATA[Discrimination]]></category>
		<category><![CDATA[Inclusion]]></category>
		<category><![CDATA[LGBT+]]></category>
		<category><![CDATA[préfecture de Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[Racisme]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lejournaldemayotte.yt/?p=43196</guid>

					<description><![CDATA[<p>Les associations, écoles et structures locales sont invitées à proposer des actions concrètes pour sensibiliser, éduquer et renforcer la cohésion sociale, avec un focus sur les jeunes.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2025/12/11/associations-et-ecoles-invitees-a-agir-contre-toutes-les-formes-de-haine/">Associations et écoles invitées à agir contre toutes les formes de haine</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Mayotte se mobilise contre toutes les formes de haine avec un nouvel appel à projets pour 2026. La préfecture de Mayotte lance un défi aux associations, écoles et structures locales : proposer des actions concrètes pour combattre le racisme, l’antisémitisme, les discriminations liées à l’origine et la haine anti-LGBT+.<span class="Apple-converted-space"> </span></p>
<p style="text-align: justify;">À travers des actions telles que la sensibilisation dans les villages, l&rsquo;éducation aux médias, la lutte contre le cyberharcèlement ou encore les marches des fiertés. Les initiatives doivent avoir un vrai impact sur le terrain et parler à tous, surtout aux jeunes. L’idée est claire : faire bouger les lignes et renforcer la cohésion à Mayotte tout en promouvant l’égalité femmes-hommes.</p>
<p style="text-align: justify;">Pour tenter sa chance, il faut envoyer son dossier avant le 30 janvier 2026 à la déléguée à la politique de la ville ou à la DRDFE. Les projets retenus devront être réalisés dans l’année et porter haut les valeurs républicaines.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2025/12/11/associations-et-ecoles-invitees-a-agir-contre-toutes-les-formes-de-haine/">Associations et écoles invitées à agir contre toutes les formes de haine</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
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		<title>À Mangajou, une nuit de violences déclenche colère et barrages</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2025/11/17/a-mangajou-une-nuit-de-violences-declenche-colere-et-barrages/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mathilde HANGARD]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 17 Nov 2025 07:27:17 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Sécurité]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[gendarmerie de mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[insécurité]]></category>
		<category><![CDATA[jeunes]]></category>
		<category><![CDATA[Mairie de Sada]]></category>
		<category><![CDATA[Mangajou]]></category>
		<category><![CDATA[Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[préfecture de Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[Sada]]></category>
		<category><![CDATA[Soula Saïd-Souffou]]></category>
		<category><![CDATA[violences]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Une trentaine de jeunes ont semé le chaos dans le village, poussant les habitants à bloquer les routes pour réclamer plus de sécurité.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2025/11/17/a-mangajou-une-nuit-de-violences-declenche-colere-et-barrages/">À Mangajou, une nuit de violences déclenche colère et barrages</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Mangajou s’est réveillé sous tension, ce lundi 17 novembre. Des véhicules brûlés, des biens dégradés et des barrages improvisés sur les routes : les habitants ont voulu exprimer leur ras-le-bol face à des violences qui se répètent depuis plusieurs semaines. Ce nouvel épisode, à quelques centaines de mètres seulement de la brigade de gendarmerie de Sada, a marqué les esprits et renforcé la colère des villageois.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>« Encore une fois, Mangajou a vécu une nuit de terreur »,</em> résume le Soula Saïd-Souffou, conseiller départemental de Sada–Chirongui. Pour lui, il est temps que l’État et la commune prennent des mesures concrètes.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Chaos et véhicules en feu </strong></h2>
<figure id="attachment_41405" aria-describedby="caption-attachment-41405" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_1603-scaled.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-41405" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_1603-300x200.jpg" alt="Mayotte, gendarmerie," width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_1603-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_1603-1024x683.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_1603-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_1603-1536x1024.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_1603-2048x1365.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_1603-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_1603-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_1603-1068x712.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_1603-1920x1280.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_1603-1320x880.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-41405" class="wp-caption-text">Les forces de l&rsquo;ordre ont « dispersé » les jeunes. À ce stade, aucune interpellation n&rsquo;a été réalisée.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Selon la gendarmerie de Mayotte, les événements ont débuté peu avant 21h30, dimanche 16 novembre, lorsqu’une trentaine de jeunes originaires de Sada se sont dirigés vers Mangajou. Sur le chemin, ils ont agressé des passants, mis le feu à quatre véhicules et dégradé d’autres biens. Des villageois ont tenté de s’interposer, entraînant des échanges au cours desquels quelques coups avec des armes blanches ont été portés. Les blessures constatées restent superficielles et certaines victimes ont été transportées au centre médical de référence (CMR) de Kahani.</p>
<p style="text-align: justify;">Pour <em>« disperser les jeunes »</em>, les forces de gendarmerie ont été déployées en nombre. L’opération a duré jusqu’à 1h du matin, les adolescents ayant érigé des obstacles sur les axes routiers, transformés en barrages. La gendarmerie souligne que, parallèlement à l’action de dispersion, elle suit de près la partie judiciaire : des plaintes ont été déposées concernant les blessures et les dégradations, et des investigations sont en cours pour identifier les auteurs.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>« Nous allons porter une attention très particulière à la situation dans les jours et semaines à venir »</em>, assure le commandant Bidet. Une délégation de la Préfecture de Mayotte s’est rendue sur place lundi matin pour constater la situation.</p>
<h2 style="text-align: center;" data-start="228" data-end="269"><strong data-start="231" data-end="269">Les habitants hissent des barrages</strong></h2>
<figure id="attachment_36779" aria-describedby="caption-attachment-36779" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/09/AP-CD-septembre-2.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-36779" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/09/AP-CD-septembre-2-300x200.jpg" alt="Assemblée plénière, Conseil départemental, Mayotte." width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/09/AP-CD-septembre-2-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/09/AP-CD-septembre-2-1024x682.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/09/AP-CD-septembre-2-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/09/AP-CD-septembre-2-1536x1024.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/09/AP-CD-septembre-2-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/09/AP-CD-septembre-2-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/09/AP-CD-septembre-2-1068x712.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/09/AP-CD-septembre-2-1920x1280.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/09/AP-CD-septembre-2-1320x880.jpg 1320w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/09/AP-CD-septembre-2.jpg 2000w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-36779" class="wp-caption-text">Soula Saïd-Souffou, conseiller départemental de Sada-Chirongui, parle d&rsquo;une situation « intolérable ».</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;" data-start="271" data-end="930">Du côté des élus locaux, la situation est jugée<em> « intolérable »</em>. Dans un communiqué, le Soula Saïd-Souffou, conseiller départemental de Sada–Chirongui, appelle à un changement radical de doctrine face aux violences : <em>« Il faut cesser de chercher des justifications indécentes à la violence de ces groupes et agir enfin »,</em> insiste-t-il. Il demande également aux autorités communales et à l’État d’ <em>« interpeller ces criminels et les remettre sans délai à la disposition de la justice »</em>. L’élu assure par ailleurs son soutien aux habitants qui ont dressé des barrages :<em> « La population ne fait que défendre son droit fondamental à la sécurité ». </em></p>
<figure id="attachment_41454" aria-describedby="caption-attachment-41454" style="width: 206px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/Capture-decran-2025-11-18-a-08.39.25.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-41454" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/Capture-decran-2025-11-18-a-08.39.25-206x300.jpg" alt="Mayotte, Sada, violences, barrages," width="206" height="300" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/Capture-decran-2025-11-18-a-08.39.25-206x300.jpg 206w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/Capture-decran-2025-11-18-a-08.39.25-702x1024.jpg 702w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/Capture-decran-2025-11-18-a-08.39.25-768x1121.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/Capture-decran-2025-11-18-a-08.39.25-150x219.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/Capture-decran-2025-11-18-a-08.39.25-300x438.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/Capture-decran-2025-11-18-a-08.39.25-696x1016.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/Capture-decran-2025-11-18-a-08.39.25.jpg 818w" sizes="auto, (max-width: 206px) 100vw, 206px" /></a><figcaption id="caption-attachment-41454" class="wp-caption-text">Les habitants ont hissé des barrages en guise de protestation.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;" data-start="932" data-end="1434">Ce lundi matin, le programme de la journée illustre la volonté des autorités de reprendre le contrôle. À 9h, la mairie de Sada confirmait que la situation restait <em>« toujours très tendue »</em>, au point de devoir reporter sa communication officielle. Une heure plus tard, à 10h, une réunion était en cours entre la mairie, la préfecture, des représentants des forces de l’ordre et la population. Objectif : sécuriser le village, apaiser les tensions et coordonner la suite de l’enquête judiciaire.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="932" data-end="1434">Les barrages dressés par les habitants reflètent une colère persistante face à l’insécurité et rappellent la période de <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2024/01/30/insecurite-les-gens-meurent-et-on-ne-peut-pas-les-secourir/">janvier</a> et février 2024, lorsque des blocages similaires avaient paralysé l’île pendant plusieurs semaines, alors que la population exigeait des réponses concrètes pour retrouver la sécurité.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="932" data-end="1434">Mathilde Hangard</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2025/11/17/a-mangajou-une-nuit-de-violences-declenche-colere-et-barrages/">À Mangajou, une nuit de violences déclenche colère et barrages</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
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