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	<title>Archives des Port de plaisance - Le Journal De Mayotte</title>
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	<description>L&#039;information à Mayotte</description>
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	<title>Archives des Port de plaisance - Le Journal De Mayotte</title>
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	<item>
		<title>« On va venir à cinquante bateaux et bloquer l’île » : les prestataires nautiques de Mayotte au bord de l’explosion</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Mathilde HANGARD]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 08 Sep 2026 02:00:19 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Economie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Près de deux ans après Chido, les prestataires nautiques de Mayotte travaillent toujours dans des conditions dangereuses et épuisantes. Pour rejoindre leurs bateaux, certains prennent le kayak. Pour charger leurs glacières, ils escaladent un mur. Pour nettoyer leurs embarcations, ils utilisent de l’eau de mer. Et pendant ce temps, sur le port de Mamoudzou, le tourisme prépare ses vitrines.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/09/08/on-va-venir-a-cinquante-bateaux-et-bloquer-lile-les-prestataires-nautiques-de-mayotte-au-bord-de-lexplosion/">« On va venir à cinquante bateaux et bloquer l’île » : les prestataires nautiques de Mayotte au bord de l’explosion</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Il est environ 6h45 lorsque les prestataires nautiques arrivent au port de plaisance de Mamoudzou. Ils se retrouvent devant l&rsquo;établissement du camion blanc. Pas de ponton digne de ce nom pour les accueillir. Pas de parcours sécurisé pour rejoindre leurs embarcations. Près de deux ans après le passage du cyclone Chido, le 14 décembre 2024, le décor reste marqué par les dégâts et les installations provisoires. Leur quotidien, lui, ne l’est pas.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Les prestataires commencent leur journée en kayak</b></h2>
<figure id="attachment_57960" aria-describedby="caption-attachment-57960" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2792-scaled.jpg"><img fetchpriority="high" decoding="async" class="size-medium wp-image-57960" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2792-300x200.jpg" alt="Mayotte, prestataire nautique, port de plaisance, port," width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2792-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2792-1024x683.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2792-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2792-1536x1024.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2792-2048x1365.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2792-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2792-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2792-1068x712.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2792-1920x1280.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2792-500x333.jpg 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2792-800x533.jpg 800w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2792-1280x853.jpg 1280w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2792-1320x880.jpg 1320w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-57960" class="wp-caption-text">Chaque matin, les professionnels du milieu nautique descendent une digue écroulée à pieds pour rejoindre leurs embarcations à la nage ou en kayak. Mathilde Hangard / JDM</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Tôt le matin, au port de plaisance de Mamoudzou, rejoindre son bateau relève d’un véritable parcours d’obstacles. Pour les professionnels qui y travaillent, le décor est devenu difficilement tenable. <em>« Le matin, déjà quand on arrive au port, c’est l’asile. Il y a des fous, non mais sérieux, des gens qui hurlent, qui se baladent tout nus, et nous on doit traverser cette zone et commencer la journée dans une galère logistique »</em>, lâche Max, de Mayotte Découverte.</p>
<p style="text-align: justify;">Ce matin-là, son bateau est amarré sur un corps-mort, au large du port. Pour y accéder, pas de ponton. Il faut s’aventurer sur une passerelle en béton ravagée par le cyclone. Le grillage est tordu, les ferrailles dépassent, des morceaux de béton menacent encore de tomber. Au sol, du verre, des écailles de poisson, des déchets. Par endroits, l’odeur d’urine et d’excréments de chats prend le dessus. Difficile d’imaginer ici un accès destiné à des professionnels de la mer, encore moins à des touristes.</p>
<p style="text-align: justify;">Au bout de ce qui ressemble davantage à une digue en miettes qu’à un accès au port, trois kayaks sont attachés par des chaînes. Certains sont particulièrement endommagés. C’est avec l’un d’eux que Max doit gagner son bateau. Faute d’accès praticable, il n’a pas vraiment d’autre choix que de pagayer.</p>
<p style="text-align: justify;">Encore faut-il pouvoir garder son kayak. Le vol est devenu une autre composante du métier.<em> « C’est le 6ème kayak qu’on se fait voler, donc on les attache, mais parfois les jeunes coupent même les chaînes (…) On se fait dépouiller (…) Un bateau a déjà été volé, on l’a retrouvé à Nosy Be, à Madagascar ». </em></p>
<figure id="attachment_57961" aria-describedby="caption-attachment-57961" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2796-scaled.jpg"><img decoding="async" class="size-medium wp-image-57961" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2796-300x200.jpg" alt="Mayotte, prestataire nautique, port de plaisance, port," width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2796-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2796-1024x683.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2796-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2796-1536x1024.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2796-2048x1366.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2796-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2796-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2796-1068x712.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2796-1920x1280.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2796-500x333.jpg 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2796-800x533.jpg 800w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2796-1280x853.jpg 1280w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2796-1320x880.jpg 1320w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-57961" class="wp-caption-text">Deux skippers s&rsquo;élancent en kayak dans la baie de Mamoudzou pour rejoindre leurs navires respectifs. Mathilde Hangard / JDM</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Pour mettre son kayak à l’eau, Max doit franchir ce qui reste de la passerelle détruite par le cyclone. Il descend les blocs de béton pieds nus, les vagues venant frapper à quelques centimètres de ses pieds. Il manque de tomber. <em>« C’est un peu l’enfer ». </em>Mais ce matin-là, la mer est levée. La houle rend la descente du kayak particulièrement périlleuse. Impossible pour Max de gagner seul son bateau. À la sortie de la digue, un autre prestataire propose finalement de venir le chercher.</p>
<p style="text-align: justify;">Entre les blocs de béton et les pierres au ras de l&rsquo;eau, la manœuvre est millimétrée.<em> « Attention, vas-y avance… c’est bon, stop »</em>, lance Max. <em>« Vas-y, saute »</em>, lui répond son ami. Quelques secondes plus tard, Max est à bord. Direction son navire. Mais à peine arrivé, un autre problème l’attend. Le bateau porte lui aussi les traces d’un quotidien devenu difficile à contrôler. <em>« Le bateau est dégueulasse ce matin. Tous les jours, des gamins montent dessus, on se fait tout dépouiller, les trousses de secours, les cordes, les bâches, c’est n’importe quoi ». </em></p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Depuis Chido, le port de Mamoudzou est à l’abandon<span class="Apple-converted-space"> </span></b></h2>
<figure id="attachment_57962" aria-describedby="caption-attachment-57962" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2799-scaled.jpg"><img decoding="async" class="size-medium wp-image-57962" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2799-300x200.jpg" alt="Mayotte, prestataire nautique, port de plaisance, port," width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2799-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2799-1024x683.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2799-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2799-1536x1024.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2799-2048x1365.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2799-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2799-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2799-1068x712.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2799-1920x1280.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2799-500x333.jpg 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2799-800x533.jpg 800w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2799-1280x853.jpg 1280w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2799-1320x880.jpg 1320w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-57962" class="wp-caption-text">Des morceaux de ponton éparpillés dans le port de plaisance de Mamoudzou. Mathilde Hangard / JDM</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Dans le port de plaisance de Mamoudzou, les stigmates du cyclone Chido restent particulièrement visibles. Des morceaux de ponton sont disséminés dans le lagon, des épaves sont encore visibles, des blocs de béton cassés gisent sur le bord, des déchets en tout genre et des objets coupants entourent cet ancien lieu. Un semblant de ponton, proche de l&rsquo;Office de tourisme, permet désormais d’embarquer et de débarquer ponctuellement les clients mais les professionnels ne peuvent pas y stationner durablement leurs bateaux.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>« On n’a pas le droit et c’est trop dangereux car c’est un petit ponton, pas solide, au moindre coup de vent, c’est terminé, nos bateaux seraient abîmés. Donc on les attache à des corps morts mais c’est l’enfer tous les jours les manœuvres ». </em></p>
<figure id="attachment_57964" aria-describedby="caption-attachment-57964" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2802-scaled.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-57964" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2802-300x200.jpg" alt="Mayotte, prestataire nautique, port de plaisance, port," width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2802-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2802-1024x683.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2802-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2802-1536x1024.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2802-2048x1366.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2802-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2802-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2802-1068x712.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2802-1920x1280.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2802-500x333.jpg 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2802-800x533.jpg 800w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2802-1280x853.jpg 1280w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2802-1320x880.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-57964" class="wp-caption-text">Une épave gisant dans le lagon dans la baie de Mamoudzou. Mathilde Hangard / JDM</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Du côté des prestataires, une  histoire circule. L’entreprise chargée des travaux serait prête à intervenir et attendrait simplement le bon de commande. « <i>Aux manettes, il y a le Département-Région et rien ne se passe (&#8230;) on a eu une réunion avec le Département il y a trois mois et depuis rien, on nous balade »,</i> affirment les professionnels nautiques. Impossible, pour eux, de savoir pourquoi. Ce qu’ils constatent, en revanche, c’est que le temps passe, que leur activité, elle, continue, et que la situation du port de plaisance s’enlise sans perspective favorable.</p>
<p style="text-align: justify;">Les équipements les plus élémentaires font eux aussi défaut. Un taquet aurait été cassé après avoir été percuté par une barge et, selon les professionnels du nautisme, n’aurait toujours pas été réparé plusieurs semaines plus tard.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>En Petite-Terre, l&rsquo;épreuve du plein </strong></h2>
<figure id="attachment_57966" aria-describedby="caption-attachment-57966" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2805-scaled.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-57966" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2805-300x200.jpg" alt="Mayotte, prestataire nautique, port de plaisance, port," width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2805-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2805-1024x683.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2805-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2805-1536x1024.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2805-2048x1365.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2805-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2805-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2805-1068x712.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2805-1920x1280.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2805-500x333.jpg 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2805-800x533.jpg 800w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2805-1280x853.jpg 1280w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2805-1320x880.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-57966" class="wp-caption-text">Ce ponton, situé à Dzaoudzi, réservé aux autorités maritimes et interdit d’accès aux prestataires nautiques, aurait été façonné à l&rsquo;aide d&rsquo;anciens morceaux du port de plaisance de Mamoudzou, d&rsquo;après les professionnels de la mer. Mathilde Hangard / JDM</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Et alors qu’à terre, les infrastructures manquent cruellement, la journée en mer de Max ne fait que commencer. Il met le cap sur Petite-Terre pour prendre du carburant et récupérer des clients, avant de revenir vers Grande-Terre pour compléter son embarcation. À chaque traversée, il faut jongler avec les horaires, les clients, la météo, les marées et l’état des accès. Depuis le passage du cyclone, chaque journée commence et se termine par les mêmes bricolages, les mêmes manœuvres et les mêmes risques.</p>
<p style="text-align: justify;">À Dzaoudzi, l’absence d’un accès adapté pour le ravitaillement en carburant oblige les professionnels à positionner leur bateau contre un long mur très haut pour faire le plein, avec parfois de longues heures d’attente. <em>« On peut attendre très longtemps pour faire le plein. Le soir, quand tu rentres de ta journée en mer et que tu as deux intercepteurs qui ont mille litres à faire, t’en peux plus ». </em>La marée complique encore les opérations : <em>« En dessous de 1m20, tu peux pas faire le plein ». </em><i></i></p>
<figure id="attachment_57968" aria-describedby="caption-attachment-57968" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2807.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-57968" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2807-300x200.jpg" alt="Mayotte, prestataire nautique, port de plaisance, port," width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2807-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2807-1024x683.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2807-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2807-1536x1024.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2807-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2807-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2807-1068x712.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2807-1920x1280.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2807-500x333.jpg 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2807-800x533.jpg 800w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2807-1280x854.jpg 1280w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2807-1320x880.jpg 1320w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2807.jpg 1984w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-57968" class="wp-caption-text">Une gâchette de carburant pendue pour le ravitaillement d&rsquo;un bateau. Mathilde Hangard / JDM</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Même le nettoyage des embarcations relève du système D : faute d’accès à l’eau douce, les prestataires utilisent de l’eau de mer, à coups de seaux.<em> « C’est juste pas correct, on n’a pas d’accès à de l’eau douce, donc pour nettoyer le bateau, on est obligés d’utiliser de l’eau de mer »</em>, explique le marin, en lançant des seaux d’eau sur son embarcation. Et la fatigue finit par peser : <em>« </em><i>Le soir, on n’en peut plus avec le kayak. S’il fait chaud, t’es en plein cagnard sur le kayak, t’es épuisé, et quand il y a une pluie battante, non c’est plus possible ». </i>Puis vient le constat, presque résigné : <em>« C’est pas satisfaisant, ni pour nous, ni pour les clients ». </em><i></i></p>
<h2 style="text-align: center;"><b>À Dzaoudzi, charger une glacière suppose d’escalader un mur</b><b></b></h2>
<figure id="attachment_57971" aria-describedby="caption-attachment-57971" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2822.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-57971" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2822-300x200.jpg" alt="Mayotte, prestataire nautique, port de plaisance, port," width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2822-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2822-1024x683.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2822-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2822-1536x1024.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2822-2048x1366.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2822-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2822-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2822-1068x712.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2822-1920x1280.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2822-500x333.jpg 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2822-800x533.jpg 800w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2822-1280x854.jpg 1280w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2822-1320x880.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-57971" class="wp-caption-text">Max escalade un mur à Dzaoudzi pour récupérer les glacières de restauration avant d&rsquo;accueillir ses clients. Mathilde Hangard / JDM</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Vers 7h20, Max rejoint l’école de voile de Dzaoudzi, l&rsquo;ACHM. D’autres professionnels sont déjà là. Pour récupérer les glacières contenant nourriture et boissons, les bateaux doivent s’amarrer le long du fameux mur. Les amarres sont tendues. Le mur est haut. Sa surface est couverte de coquilles d’huîtres. Il faut grimper sur plusieurs mètres. Puis redescendre avec les glacières livrées par un autre prestataire.</p>
<p style="text-align: justify;">Une scène qui pourrait presque sembler irréelle si elle ne représentait pas une partie du quotidien des professionnels. <em>« C’est juste super dangereux, un marin s’est ouvert le tibia comme cela, un autre s’est blessé en tombant c’est l’enfer ». </em>Max plaisante sur ses capacités d’escalade.<em> « Je suis un chimpanzé »</em>, lâche-t-il en substance.</p>
<p style="text-align: justify;">Mais derrière l&rsquo;humour, les blessures sont bien réelles. En contrebas, la petite zone d&rsquo;accostage concentre du verre, des morceaux de métal, des déchets et des objets coupants. Pour des professionnels qui doivent embarquer des touristes plusieurs fois par jour, la situation paraît difficilement tenable. <em>« Beaucoup de marins ont été blessés, un s&rsquo;est ouvert le tibia, l&rsquo;autre est tombé, bref c&rsquo;est n&rsquo;importe quoi »</em>, commente un autre prestataire nautique.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>À l’arrivée des touristes, la carte postale efface l’envers du décor</strong></h2>
<figure id="attachment_57975" aria-describedby="caption-attachment-57975" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2832-scaled.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-57975 size-medium" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2832-300x200.jpg" alt="Mayotte, prestataire nautique, port de plaisance, port," width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2832-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2832-1024x683.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2832-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2832-1536x1024.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2832-2048x1365.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2832-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2832-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2832-1068x712.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2832-1920x1280.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2832-500x333.jpg 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2832-800x533.jpg 800w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2832-1280x853.jpg 1280w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2832-1320x880.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-57975" class="wp-caption-text">Sur un étroit et glissant ponton, des premiers clients en Petite-Terre embarquent pour une sortie en mer. Mathilde Hangard / JDM</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Un peu avant 7h45, les premiers clients petits-terriens arrivent. Nouvelle manœuvre. Il faut les faire monter à bord sans glisser. <em>« Attention, tenez-vous à moi ! »</em>, lance un prestataire. <em>« La manœuvre pour faire monter les gens est dangereuse, le ponton glisse avec la vase »</em>, ajoute-t-il.</p>
<p style="text-align: justify;">Quelques minutes plus tard, le ton change. <em>« Bonjour, bienvenue à bord ».  </em>Pour les clients, la journée commence. Le lagon apparaît. Les dauphins, les tortues, les paysages, les eaux turquoise. Mayotte vend alors exactement ce qu&rsquo;elle a de plus précieux : son environnement marin. Max espère leur faire découvrir des pépanocéphales ce matin. La mer s&rsquo;offre soudainement à perte de vue, et le contraste est particulièrement brutal.</p>
<p style="text-align: justify;">Car derrière cette carte postale, il y a encore la rude logistique du matin, les blocs de béton, les vols, le mur à escalader, les glacières à porter, l&rsquo;eau de mer pour nettoyer et les manœuvres dangereuses. <em>« Faut pas penser à ce soir, refaire tout ça dans le sens inverse, car sinon tu fais plus ce métier, on le fait encore car c&rsquo;est un métier passion, mais c&rsquo;est chaud ». </em></p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Bientôt deux ans de promesses et toujours pas de ponton </strong></h2>
<p style="text-align: justify;">Ce ras-le-bol ne date pas d’hier. En juin dernier, les opérateurs nautiques avaient même envisagé de perturber temporairement la circulation entre Grande-Terre et Petite-Terre pour réclamer des infrastructures adaptées. Leur demande reste la même. Pouvoir travailler, embarquer et débarquer leurs clients dans des conditions dignes et sécurisées.</p>
<p style="text-align: justify;">Depuis des mois, les professionnels disent avoir entendu les mêmes engagements, comme sécuriser l’embarquement des passagers, lutter contre les vols et les dégradations, et surtout reconstruire à Mamoudzou un véritable ponton, comme celui d&rsquo;avant, détruit par Chido. Mais sur le terrain, ils disent surtout avoir été écoutés sans être vraiment compris. Et l’attente mêlée à un silence, nourrit désormais un profond sentiment d’abandon. <em>« On a le sentiment d’avoir été menés en bateau, sans mauvais jeu de mots, et abandonnés complètement ». </em><i></i></p>
<p style="text-align: justify;">Les professionnels affirment par ailleurs que certains éléments de l’ancien ponton de Mamoudzou auraient été déplacés vers Petite-Terre et seraient désormais utilisés notamment par les forces de l’ordre ou pour d’autres besoins privés.</p>
<h2 style="text-align: center;"><em><strong>« Les trois-quarts des pilotes sont en burn-out »</strong></em></h2>
<figure id="attachment_57977" aria-describedby="caption-attachment-57977" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2816-scaled.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-57977" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2816-300x200.jpg" alt="Mayotte, prestataire nautique, port de plaisance, port," width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2816-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2816-1024x683.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2816-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2816-1536x1024.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2816-2048x1365.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2816-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2816-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2816-1068x712.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2816-1920x1280.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2816-500x333.jpg 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2816-800x533.jpg 800w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2816-1280x853.jpg 1280w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2816-1320x880.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-57977" class="wp-caption-text">Certains prestataires envisagent un nouveau blocage pour protester contre une situation figée depuis deux ans. Mathilde Hangard / JDM</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">À force de composer chaque jour avec ces conditions, l’épuisement gagne les professionnels. <em>« Les trois-quarts des pilotes sont en burn-out car les conditions sont super difficiles »</em>, témoigne l’un d’eux.</p>
<p style="text-align: justify;">La journée commence à 7h45 avec les premiers clients jusqu&rsquo;à 16h, mais une fois les sorties en mer terminées, la journée est loin d’être finie pour ces professionnels. Il faut nettoyer le bateau, restituer les glacières, escalader le mur, faire le plein, revenir au port, amarrer le bateau, puis revenir par ses propres moyens sur la terre ferme.<em> « C&rsquo;est épuisant ».  </em><i></i></p>
<p style="text-align: justify;">Entre-temps, les pilotes assurent bien plus que la navigation. Ils recherchent et observent les mammifères marins, sensibilisent les visiteurs, assurent les embarquements et débarquements, servent les repas et transportent les glacières jusqu’aux îlots. Le tout sous le soleil et la chaleur, avec des opérations qui deviennent parfois ubuesques. « <i>On est des marins, donc on est exposés au soleil, à la chaleur, et quand tu prends des dizaines de seaux d’eau de mer pour nettoyer le bateau car pas d’eau douce, que tu rentres en kayak pour atteindre la digue et laisser ton bateau, que ton kayak est plein d’appâts ou de pisse, que tu manques de tomber en rentrant sur une digue pleine de vase, cassée, avec des objets coupants, c&rsquo;est un sketch, on est morts le soir franchement »</i>, raconte encore l&rsquo;un d&rsquo;eux. <i></i></p>
<figure id="attachment_57978" aria-describedby="caption-attachment-57978" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2811.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-57978" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2811-300x200.jpg" alt="Mayotte, prestataire nautique, port de plaisance, port," width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2811-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2811-1024x683.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2811-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2811-1536x1024.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2811-2048x1366.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2811-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2811-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2811-1068x712.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2811-1920x1280.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2811-500x333.jpg 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2811-800x533.jpg 800w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2811-1280x854.jpg 1280w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2811-1320x880.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-57978" class="wp-caption-text">À Dzaoudzi, l’ancien ponton, déjà présent avant le passage de Chido, est aujourd’hui laissé à l’abandon, au milieu d’une baie qui reste jonchée d’épaves et de déchets en tout genre. Mathilde Hangard / JDM</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Et pendant que ces professionnels tentent tant bien que mal de poursuivre leur activité, les chapiteaux du tourisme commencent à s’installer à quelques mètres de là.</p>
<p style="text-align: justify;">Le Salon du Tourisme et des Loisirs de Mayotte doit se tenir les 11, 12 et 13 septembre prochains, place de la République à Mamoudzou. Présenté par l’AaDTM comme un rendez-vous destiné à valoriser les richesses touristiques de l’île, il met cette année l’accent sur le bien-être, la nature et la redécouverte du territoire. Le montage a commencé dès le 7 septembre. Des dizaines d&rsquo;exposants sont annoncés et, sur le papier, tout y est. L&rsquo;île, ses loisirs, son lagon, ses sorties nature et ses établissements hôteliers.</p>
<p style="text-align: justify;">Mais à quelques mètres de cette vitrine touristique, ceux qui tiennent à bout de bras cette attractivité économique, pourtant défendue par le Département-Région de Mayotte et la Ville de Mamoudzou, continuent d’escalader des murs, de s’amarrer avec des moyens de fortune et de nettoyer leurs bateaux à l’eau de mer, dans un décor ravagé au point mort depuis deux ans.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Un prochain blocage du port de plaisance en préparation </strong></h2>
<p style="text-align: justify;"><i></i>Cette fois, la menace des professionnels de la mer est clairement formulée.<em> « Bientôt on va être obligés de montrer les crocs de plus en plus fort. À un moment on va venir jusqu’à cinquante bateaux et on va bloquer l’île »</em>, affirme un prestataire. Ces marins assurent vouloir rester soudés. Leur colère dépasse désormais la seule question du port. Elle concerne leur sécurité, celle de leurs clients et, plus largement, l’image d’une île qui veut faire du tourisme un moteur de son économie. <em>« C’est pour le bien de Mayotte, on essaie d’être soudés et unis. Comment une île aussi belle et son lagon peut être encore comme ça deux ans après Chido, c’est pas possible ? »</em>, commente un marin abasourdi. <i></i></p>
<p style="text-align: justify;"><em>« Je ne comprends pas, vraiment, comment c&rsquo;est possible de laisser ça à l&rsquo;abandon, à Mayotte, alors que cette île est entourée d&rsquo;eau, le lagon c&rsquo;est tout ce qu&rsquo;elle a quoi, j&rsquo;hallucine », </em>surenréchit une dame de passage venue déposer sa fille pour une sortie bateau. Le lagon, lui, est toujours là. Les dauphins, les tortues et la barrière de corail aussi. Reste à savoir combien de temps ceux qui les font découvrir accepteront encore de tenir.  Car cette fois, les professionnels le préviennent. Le prochain rendez-vous ne se jouera pas autour d’une table, mais sur l’eau.</p>
<p>Mathilde Hangard</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/09/08/on-va-venir-a-cinquante-bateaux-et-bloquer-lile-les-prestataires-nautiques-de-mayotte-au-bord-de-lexplosion/">« On va venir à cinquante bateaux et bloquer l’île » : les prestataires nautiques de Mayotte au bord de l’explosion</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>« Le but, c’est le sport féminin » : les rameuses entrent dans la course de pirogues à Mamoudzou</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/09/03/le-but-cest-le-sport-feminin-les-rameuses-entrent-dans-la-course-de-pirogues-a-mamoudzou/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mathilde HANGARD]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 03 Sep 2026 02:00:06 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[Course de pirogues]]></category>
		<category><![CDATA[Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[Port de plaisance]]></category>
		<category><![CDATA[Sport féminin]]></category>
		<category><![CDATA[Ville de Mamoudzou]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lejournaldemayotte.yt/?p=57718</guid>

					<description><![CDATA[<p>La cinquième course de pirogues de Mamoudzou se déroulera le dimanche 4 octobre dans la baie, au quai Colas.  Cette édition met en avant une nouveauté : une course réservée aux femmes, aux côtés des épreuves Jeunes, Mixtes et Entreprises. </p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/09/03/le-but-cest-le-sport-feminin-les-rameuses-entrent-dans-la-course-de-pirogues-a-mamoudzou/">« Le but, c’est le sport féminin » : les rameuses entrent dans la course de pirogues à Mamoudzou</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Ce mercredi 2 septembre, la Ville de Mamoudzou a présenté la cinquième édition de sa course de pirogues. Le départ sera donné dimanche 4 octobre prochain, à 8 heures au quai Colas. Jeunes, femmes, équipages mixtes et entreprises se succéderont sur le lagon, avec jusqu’à 30 équipes par catégorie. Une édition placée sous le signe de la Coupe du monde 2026, mais surtout marquée par l’arrivée d’une épreuve féminine.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Quatre catégories, quatre parcours</b></h2>
<figure id="attachment_57736" aria-describedby="caption-attachment-57736" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_7451.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-57736" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_7451-300x225.jpg" alt="Mayotte, port de plaisance, office de tourisme, quai Colas, bateau, préfet, Zélée, " width="300" height="225" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_7451-300x225.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_7451-1024x768.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_7451-768x576.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_7451-1536x1152.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_7451-2048x1536.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_7451-150x112.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_7451-696x522.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_7451-1068x801.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_7451-1920x1440.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_7451-265x198.jpg 265w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_7451-500x375.jpg 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_7451-800x600.jpg 800w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_7451-1280x960.jpg 1280w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_7451-1320x990.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-57736" class="wp-caption-text">Derrière l’Office de tourisme de Mamoudzou, le quai Colas accueillera la départ et l’arrivée des courses. Mathilde Hangard / JDM.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Quatre catégories sont prévues : les Jeunes, de 14 à 17 ans ; les Femmes, à partir de 18 ans ; les Mixtes, à partir de 18 ans ; et les Entreprises, pour des participants de 18 ans et plus appartenant à leur entreprise.</p>
<p style="text-align: justify;">Jusqu’à 30 équipes pourront prendre part à chacune des courses. Chaque équipage sera composé de quatre rameurs au maximum : trois titulaires et un remplaçant. Les titulaires embarqueront pour le départ, tandis que le remplaçant pourra être sollicité en cas d’absence ou d’incapacité de l’un des titulaires. Les pirogues seront amarrées en ligne en mer, à quelques dizaines de mètres du quai Colas. Les courses se dérouleront sur des distances différentes selon les catégories.</p>
<p style="text-align: justify;">Les Jeunes parcourront 600 mètres et devront contourner une bouée. Le parcours des Femmes sera de deux kilomètres, avec une bouée également. Les catégories Mixtes et Entreprises s’élanceront sur trois kilomètres et devront contourner deux bouées avant de revenir à la ligne d’arrivée, au niveau de la ligne de départ. La première course sera celle des Jeunes, à 8 heures. Suivront les Femmes, les Mixtes et les Entreprises.</p>
<p style="text-align: justify;">Chaque épreuve sera chronométrée. Les records communiqués par la Ville sont de 6 minutes 25 secondes pour la catégorie des Jeunes, établi en 2022 ; 34 minutes 50 secondes pour les Femmes, en 2024 ; 26 minutes 10 secondes pour les Mixtes, en 2023 ; et 30 minutes 19 secondes pour les Entreprises.</p>
<h2 style="text-align: center;"><em><strong>« Le but, c’est le sport féminin » </strong></em></h2>
<figure id="attachment_57735" aria-describedby="caption-attachment-57735" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2738-scaled.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-57735" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2738-300x200.jpg" alt="Mayotte, course de pirogues, Mamoudzou, Hôtel de Ville, " width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2738-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2738-1024x683.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2738-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2738-1536x1024.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2738-2048x1366.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2738-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2738-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2738-1068x712.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2738-1920x1280.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2738-500x333.jpg 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2738-800x533.jpg 800w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2738-1280x853.jpg 1280w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2738-1320x880.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-57735" class="wp-caption-text">Dans le public, une spectatrice appelle les femmes à participer à la course de pirogues. Mathilde Hangard / JDM.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">C’est la nouveauté mise en avant lors de la présentation : une course réservée aux femmes. <em>« Le but, c’est le sport féminin »</em>, insiste Jacqueline Augustin, directrice générale des services adjointe en charge des services à la population. La course des Femmes est ouverte aux participantes de 18 ans et plus. Elles parcourront deux kilomètres et devront contourner une bouée avant de revenir au point de départ.</p>
<p style="text-align: justify;">Le tarif d’inscription est fixé à quinze euros par équipe. La participation des Jeunes, pour eux, est gratuite. Pour les autres catégories, les tarifs sont de soixante euros par équipe pour les Mixtes et cent-vingt euros pour les Entreprises.</p>
<p style="text-align: justify;">La gratuité accordée aux 14-17 ans répond également à une volonté affichée d&rsquo;encourager leur participation. <em>« Nous voulons encourager la participation des jeunes c’est pour cela que cette année ce sera gratuit pour eux »</em>, explique Ridjali Toiyifou, adjoint au maire en charge du développement et de l’Excellence sportive.</p>
<p style="text-align: justify;">Les équipages ont jusqu’au 28 septembre 2026 à midi pour s’inscrire. Les dossiers sont à retirer à l’Hôtel de ville de Mamoudzou ou à télécharger sur le site internet de la Ville. Le paiement s’effectuera auprès du service des finances.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Une course pour plusieurs générations</strong></h2>
<figure id="attachment_54524" aria-describedby="caption-attachment-54524" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/Mtsamboro-260626-4-scaled.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-54524" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/Mtsamboro-260626-4-300x200.jpg" alt="Mtsamboro, pirogues, tradition, artisanat, découverte, lagon, ADINM, Mayotte" width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/Mtsamboro-260626-4-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/Mtsamboro-260626-4-1024x683.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/Mtsamboro-260626-4-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/Mtsamboro-260626-4-1536x1024.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/Mtsamboro-260626-4-2048x1365.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/Mtsamboro-260626-4-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/Mtsamboro-260626-4-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/Mtsamboro-260626-4-1068x712.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/Mtsamboro-260626-4-1920x1280.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/Mtsamboro-260626-4-500x333.jpg 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/Mtsamboro-260626-4-800x533.jpg 800w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/Mtsamboro-260626-4-1280x853.jpg 1280w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/Mtsamboro-260626-4-1320x880.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-54524" class="wp-caption-text">À Mayotte, la pirogue traditionnelle demeure un marqueur fort du patrimoine maritime, dont la pratique se perpétue aujourd’hui à travers les usages, les savoir-faire et les rendez-vous sportifs qui la mettent à l’honneur.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">L’idée est de réunir plusieurs publics autour de la même manifestation : les jeunes, les femmes, les associations, les équipages mixtes et les entreprises. Jacqueline Augustin rappelle que <em>« le sport à la Ville de Mamoudzou c’est un sport d’excellence mais aussi un sport pour tous ». </em></p>
<p style="text-align: justify;">La course de pirogues constitue pour elle un symbole historique. <em>« Aujourd’hui on fait vraiment un appel aux jeunes, la pirogue c’est le patrimoine de notre ville, on a besoin que les jeunes s’impliquent dans les sports d’eau »</em>, dit-elle. Ridjali Toiyifou présente de son côté la manifestation comme <em>« un rendez-vous incontournable dans notre agenda sportif et événementiel »</em>, destiné à mettre à l’honneur le patrimoine maritime. Partage, convivialité et dépassement de soi sont les mots d’ordre avancés pour cette édition.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>La Coupe du monde de football sur le lagon</strong></h2>
<p style="text-align: justify;">La cinquième édition aura aussi son thème : la Coupe du monde de football 2026. Ahmada Mohamed Tostao, directeur de l’Excellence sportive et Vie associative, explique que les équipes pourront s’inscrire via le portail internet de la mairie et qu’elles seront invitées à choisir une tenue représentant une équipe.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>« Cette année on aura comme thème la coupe du monde 2026, on va demander aux équipes qui vont s’inscrire de choisir une tenue d’une équipe »</em>, explique-t-il. Chaque équipage représentera, après un tirage au sort organisé par la municipalité, un pays qualifié pour la compétition. Une représentation, uniquement symbolique, sans critère de nationalité, d’origine ou de résidence.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Le quai Colas comme tribune</strong></h2>
<p style="text-align: justify;">La course se regardera depuis la terre ferme. La Ville prévoit des barrières tout le long du quai Colas afin que la population puisse suivre la manifestation. <em>« Tout le long du quai Colas, il y aura des barrières pour que la population puisse voir la manifestation, c’est là qu’on prévoit l’accueil des participants »</em>, indique Ahmada Mohamed Tostao.</p>
<p style="text-align: justify;">L’accès public se fera depuis le parking du marché couvert de Mamoudzou, côté quai Colas. Pour se garer, la Ville conseille la place Zakia Madi, la place Mariage et le taxi Sud. La sécurité sera assurée en mer et à terre. La Police nationale, les Sauveteurs en Mer (SNSM), les sapeurs-pompiers (SDIS), la Croix-Rouge et des clubs de canoë-kayak seront mobilisés. Plusieurs autres embarcations et jet-skis encadreront les parcours pour assurer la sécurité des participants.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Un nettoyage annoncé autour de la course</strong></h2>
<p style="text-align: justify;">L’environnement occupera également une place autour de la manifestation. Une vingtaine de stands d’associations environnementales sont annoncés. Un stand d’un foundi qui prépare les pirogues sera également présent. Des clubs de kayak participeront au nettoyage de cette partie du lagon. La Ville indique que la zone du quai Colas a été nettoyée.</p>
<p style="text-align: justify;">Ahmada Mohamed Tostao précise : <em>« L’année dernière on a enlevé les débris, la SNSM et le Sdis travaillent avec nous, le jour J ce lieu va être propre (…) on a nettoyé la zone (…) des équipes pour la protection de l’environnement seront là, des clubs de kayaks ». </em>Jacqueline Augustin présente cette dimension comme un « double message » : <em>« Ce n’est pas seulement une course sportive c’est une course pour la protection de l’environnement, les clubs nettoient cette partie du lagon, c’est le double message ». </em></p>
<p style="text-align: justify;">Reste aussi une réalité concrète, après le nettoyage de la zone et le passage des équipes, des spectateurs et des stands, il faudra que la manifestation ne génère pas de nouveaux déchets.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Et le port de plaisance ?</b></h2>
<figure id="attachment_57740" aria-describedby="caption-attachment-57740" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/port.jpeg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-57740" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/port-300x225.jpeg" alt="Mayotte, port de plaisance, Mamoudzou, " width="300" height="225" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/port-300x225.jpeg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/port-1024x768.jpeg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/port-768x576.jpeg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/port-1536x1152.jpeg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/port-150x113.jpeg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/port-696x522.jpeg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/port-1068x801.jpeg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/port-265x198.jpeg 265w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/port-500x375.jpeg 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/port-800x600.jpeg 800w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/port-1280x960.jpeg 1280w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/port-1320x990.jpeg 1320w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/port.jpeg 1600w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-57740" class="wp-caption-text">Le port de Mamoudzou porte encore les traces d’un entretien à l’arrêt. Le ponton n’a pas été refait et les dégâts ont été accentués par le passage du cyclone Chido. DR / JDM.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">La conférence de presse du 2 septembre portait sur la course. Elle n’a pas apporté d’élément nouveau sur le chantier du port de plaisance, laissé à l’abandon à Mamoudzou. La question reste pourtant posée, précisément parce que la course se déroule sur ce même secteur du front de mer, au moment où la Ville parle de patrimoine maritime, de lagon et d’environnement.</p>
<p style="text-align: justify;">Pendant une matinée, le quai Colas sera animé par les pirogues, les rameurs, les associations et le public. Les femmes auront leur course, les jeunes leur épreuve, les équipes mixtes et les entreprises leur parcours. La manifestation fera vivre le site le temps d’une journée. Mais au-delà de cette journée sportive et culturelle, demeure une question plus large : quel avenir pour cet espace maritime de Mamoudzou, et notamment pour le chantier du port de plaisance ?</p>
<p style="text-align: justify;">Mathilde Hangard</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/09/03/le-but-cest-le-sport-feminin-les-rameuses-entrent-dans-la-course-de-pirogues-a-mamoudzou/">« Le but, c’est le sport féminin » : les rameuses entrent dans la course de pirogues à Mamoudzou</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
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