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	<title>Archives des moto-taxi - Le Journal De Mayotte</title>
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	<description>L&#039;information à Mayotte</description>
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	<title>Archives des moto-taxi - Le Journal De Mayotte</title>
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	<item>
		<title>Nélius : infirmier congolais devenu moto-taxi par nécessité</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/09/07/nelius-infirmier-congolais-devenu-moto-taxi-par-necessite/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Léo VIGNAL]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 07 Sep 2026 02:00:42 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Portrait]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[moto-taxi]]></category>
		<category><![CDATA[RDC]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Ancien soignant ayant fui les horreurs de la guerre en République démocratique du Congo, Nélius, infirmier congolais devenu moto-taxi par nécessité survit aujourd'hui dans l'informalité du transport à deux-roues sur l'île aux parfums. Réfugié statutaire, il se retrouve pourtant piégé dans un vide juridique, naviguant au quotidien entre la peur des délinquants, les amendes de police et l'attente désespérée d'un titre de séjour qui tarde à venir.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/09/07/nelius-infirmier-congolais-devenu-moto-taxi-par-necessite/">Nélius : infirmier congolais devenu moto-taxi par nécessité</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Sur les routes sinueuses et embouteillées de Mayotte, le rugissement des moteurs de deux-roues est devenu la bande-son incontournable du quotidien. Face à la saturation des transports publics et à l&rsquo;explosion démographique, une économie parallèle s&rsquo;est imposée pour pallier les carences du territoire : les motos-taxis. Derrière le guidon de ces engins non homologués pour le transport de personnes, on retrouve souvent une jeunesse africaine immigrée, contrainte à l&rsquo;informalité pour ne pas sombrer. Parmi eux, Nélius* originaire du Congo. Pourtant, il y a deux ans, son quotidien n&rsquo;avait rien à voir avec le bitume mahorais.</p>
<h2 style="font-weight: 400; text-align: center;"><strong>Du bloc opératoire aux ruelles de Mamoudzou </strong></h2>
<figure id="attachment_55998" aria-describedby="caption-attachment-55998" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img fetchpriority="high" decoding="async" class="size-medium wp-image-55998" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/2T8A6608-300x200.jpg" alt="" width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/2T8A6608-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/2T8A6608-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/2T8A6608-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/2T8A6608-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/2T8A6608-500x333.jpg 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/2T8A6608.jpg 800w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-55998" class="wp-caption-text">Son seul jour de repos est le samedi. Léo Vignal / JDM</figcaption></figure>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Arrivé à Mayotte début décembre 2024 après avoir fui les combats qui ravagent l&rsquo;est du Congo, cet homme exerçait une profession essentielle dans son pays d&rsquo;origine. <em>« Chez moi, j&rsquo;étais infirmier diplômé »</em>, confie-t-il à voix basse. Une qualification qui fait cruellement défaut au Centre Hospitalier de Mayotte (CHM), constamment en quête de personnel soignant. Mais sans titre de séjour en règle, impossible de prétendre exercer son métier. Pour survivre, le soignant s&rsquo;est résigné à enfourcher une moto d&#8217;emprunt : <em>« Ce n&rsquo;est pas un vrai métier, c&rsquo;est juste un moyen de se débrouiller pour trouver de quoi manger »</em>.</p>
<h2 style="font-weight: 400; text-align: center;"><strong>L&rsquo;imbroglio administratif et le piège des amendes </strong></h2>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">La situation administrative de Nélius relève du casse-tête. <em>« J&rsquo;ai eu l&rsquo;accord pour ma protection de réfugié depuis le 17 mai 2025. Le problème, c&rsquo;est que je n&rsquo;ai toujours ni récépissé avec des dates de validité ni carte de séjour »</em>. Alors que la préfecture fait face à un engorgement massif de ses services, Nélius attend indéfiniment un rendez-vous. Sans document physique à présenter lors des contrôles, la précarité le rattrape au virage.</p>
<figure id="attachment_55997" aria-describedby="caption-attachment-55997" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><img decoding="async" class="size-medium wp-image-55997" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/2T8A6588-300x200.jpg" alt="" width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/2T8A6588-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/2T8A6588-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/2T8A6588-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/2T8A6588-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/2T8A6588-500x333.jpg 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/2T8A6588.jpg 800w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-55997" class="wp-caption-text">Lors de l&rsquo;opération Kingia, il s&rsquo;est fait arrêter au rond-point du Baobab. Léo Vignal / JDM</figcaption></figure>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Il y a quelques semaines, sa première interdiction de circuler s&rsquo;est soldée par un traumatisme financier. <em>« La police m&rsquo;a arrêté avec la moto. Ils m&rsquo;ont mis 500 euros d&rsquo;amende pour l&rsquo;activité de moto-taxi, plus 400 euros pour les frais de parking. 900 euros au total ! J&rsquo;ai dû emprunter de l&rsquo;argent à plusieurs camarades, 100 euros par ci, 200 euros par là. Aujourd&rsquo;hui, je continue de rouler la peur au ventre, uniquement pour rembourser cette dette, car si on me saisit à nouveau la moto, je n&rsquo;aurai plus aucun moyen de m&rsquo;en sortir »</em>, raconte-t-il.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h2 style="font-weight: 400; text-align: center;"><strong>Viser la métropole pour échapper à la violence </strong></h2>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">À cette précarité administrative s&rsquo;ajoute l&rsquo;insécurité chronique qui gangrène le département. Victime d&rsquo;agressions par le passé — on lui a déjà volé un téléphone et une première moto sous la menace d’une machette —, Nélius avoue vivre dans un état d&rsquo;angoisse permanent. <em>« Quand je marche sur la route, j&rsquo;ai toujours peur de croiser des délinquants. Quand j&rsquo;ai été m&rsquo;expliquer au commissariat après mon agression, on m&rsquo;a répondu que c&rsquo;était de ma faute parce que je suis venu ici et que les délinquants sont chez eux »</em>.</p>
<figure id="attachment_26032" aria-describedby="caption-attachment-26032" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img decoding="async" class="size-medium wp-image-26032" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/Titre-carte-sejour-300x189.jpg" alt="Titres de séjour, Mayotte, conseil d'Etat" width="300" height="189" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/Titre-carte-sejour-300x189.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/Titre-carte-sejour-150x94.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/Titre-carte-sejour.jpg 464w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-26032" class="wp-caption-text"><em>La toute première chose dont a besoin Nélius, ce sont des papiers</em>.(illustration)</figcaption></figure>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Rêvant d&rsquo;un avenir apaisé où il pourrait enfin enfiler de nouveau sa blouse blanche, Nélius regarde désormais vers l&rsquo;Hexagone, persuadé que la métropole lui offrira la sécurité et la dignité que Mayotte semble lui refuser. <em>« La toute première chose dont j&rsquo;ai besoin, ce sont mes papiers. Les documents ouvrent la porte au travail légal. Une fois que j&rsquo;aurai mon titre de séjour, je pourrai enfin laisser cette moto au garage et construire une vie stable, sans enfreindre la loi »</em>.</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">En attendant le précieux sésame préfectoral, Nélius continue de sillonner l&rsquo;île, le casque vissé sur la tête et l&rsquo;espoir chevillé au corps.</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">*le prénom a été modifié</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Léo Vignal</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/09/07/nelius-infirmier-congolais-devenu-moto-taxi-par-necessite/">Nélius : infirmier congolais devenu moto-taxi par nécessité</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Kingia : le préfet et le procureur de la République dressent le bilan à mi-parcours</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/04/30/kingia-le-prefet-et-le-procureur-de-la-republique-dressent-le-bilan-a-mi-parcours/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Victor Diwisch]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 30 Apr 2026 02:30:47 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Economie]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[bilan]]></category>
		<category><![CDATA[CODAF]]></category>
		<category><![CDATA[économie informelle]]></category>
		<category><![CDATA[François-Xavier Bieuville]]></category>
		<category><![CDATA[Guillaume Dupont]]></category>
		<category><![CDATA[Kingia]]></category>
		<category><![CDATA[Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[moto-taxi]]></category>
		<category><![CDATA[Opération]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>En marge d’une opération de contrôle des taxis-motos à Mamoudzou, ce 29 avril, le préfet François-Xavier Bieuville et le procureur Guillaume Dupont ont dévoilé les premiers résultats de l’opération Kingia, près d'un mois après son lancement.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/04/30/kingia-le-prefet-et-le-procureur-de-la-republique-dressent-le-bilan-a-mi-parcours/">Kingia : le préfet et le procureur de la République dressent le bilan à mi-parcours</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Dépité, debout à côté d’un feu de signalisation, un homme d’une trentaine d’années tient dans ses bras deux casques de moto, regardant son scooter se faire embarquer par la police, au carrefour situé devant le magasin Baobab à Mamoudzou. <em>« Ils m’ont pris pour un moto-taxi alors que je transportais simplement un ami. Je ne comprends pas pourquoi ils me prennent mon scooter »</em>, confie-t-il, inquiet.</p>
<figure id="attachment_50744" aria-describedby="caption-attachment-50744" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-50744" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/2T8A8758-300x200.jpg" alt="Kingia, contrôle, scooter, moto, moto-taxi, amende, économie informelle, mabawa, police, préfet, procureur, Mayotte" width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/2T8A8758-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/2T8A8758-1024x683.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/2T8A8758-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/2T8A8758-1536x1024.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/2T8A8758-2048x1365.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/2T8A8758-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/2T8A8758-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/2T8A8758-1068x712.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/2T8A8758-1920x1280.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/2T8A8758-1320x880.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-50744" class="wp-caption-text">Plusieurs scooters ont été saisis dans le cadre de l’opération et pourraient être restitués à leurs propriétaires, en fonction des suites judiciaires engagées. (Léo Vignal / JDM).</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">En plus de perdre son moyen de déplacement, il devra s’acquitter d’une amende de 500 euros, ainsi que des frais de mise en fourrière, qui augmentent progressivement avec le temps, pour pouvoir récupérer son véhicule, sous réserve des suites judiciaires engagées.</p>
<p style="text-align: justify;">Comme lui, une vingtaine de conducteurs de deux-roues ont été interpellés par les forces de l’ordre dans le cadre d’une opération menée par les Comités opérationnels départementaux anti-fraude (CODAF) et de l’opération Kingia ce mercredi 29 avril en fin d’après-midi. Les procès-verbaux dressés à leur encontre comportent trois infractions principales : défaut de BSR (brevet de sécurité routière) ou de permis de conduire, activité illégale de moto-taxi et travail dissimulé.</p>
<p style="text-align: justify;">Pour tenter de repérer les motos-taxis, les forces de l’ordre ciblent <em>« les motos sur lesquelles se trouvent deux personnes</em>. <em>Une fois sur le bas-côté, nous procédons à un interrogatoire. Souvent, les individus affirment être de la même famille, mais lorsqu’on leur demande le nom de l’autre, ils ne savent pas répondre. Les récits ne sont pas concordants, ce qui permet de caractériser le travail illégal »</em>, explique un membre de la gendarmerie. Si les forces de l’ordre estiment que l’activité illégale est suffisamment caractérisée pour engager une procédure, le scooter est alors saisi.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>53 interpellations, 1.700 reconduites à la frontière</strong></h2>
<figure id="attachment_50745" aria-describedby="caption-attachment-50745" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-50745" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/2T8A8737-300x200.jpg" alt="Kingia, contrôle, scooter, moto, moto-taxi, amende, économie informelle, mabawa, police, préfet, procureur, Mayotte" width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/2T8A8737-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/2T8A8737-1024x683.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/2T8A8737-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/2T8A8737-1536x1024.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/2T8A8737-2048x1365.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/2T8A8737-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/2T8A8737-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/2T8A8737-1068x712.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/2T8A8737-1920x1280.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/2T8A8737-1320x880.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-50745" class="wp-caption-text">L’objectif est de mettre fin à une économie informelle qui pénalise ceux qui respectent la réglementation. (Léo Vignal / JDM).</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Une opération saluée par le préfet de Mayotte, François-Xavier Bieuville, et le procureur de la République, Guillaume Dupont, présents sur place. Elle a également permis d’établir un premier bilan de l’opération Kingia, près d’un mois après son lancement officiel, le 7 avril dernier.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>« En à peine un mois, nous comptons déjà 53 interpellations de cibles prioritaires. Le ministre de l’Intérieur nous avait fixé un objectif de 70 sur l’ensemble de l’opération. Nous avons donc dépassé cette trajectoire et espérons atteindre une centaine d’interpellations au total »</em>, indique le préfet. Il rappelle que les <em>« cibles prioritaires »</em> sont déterminées par le procureur, en fonction du degré d’implication des individus dans des réseaux ou organisations délictuelles et criminelles.</p>
<figure id="attachment_50008" aria-describedby="caption-attachment-50008" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-50008" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/Kiyama-9-300x200.jpg" alt="Combani, décasage, Kiyama, Kingia, chantier, Mayotte, préfet, Tsingoni" width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/Kiyama-9-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/Kiyama-9-1024x683.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/Kiyama-9-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/Kiyama-9-1536x1024.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/Kiyama-9-2048x1365.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/Kiyama-9-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/Kiyama-9-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/Kiyama-9-1068x712.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/Kiyama-9-1920x1280.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/Kiyama-9-1320x880.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-50008" class="wp-caption-text">Un décasage dans un quartier de Combani, le 15 avril dernier, dans le cadre de Kingia. (Victor Diwisch / JDM).</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Parmi les actions menées, le préfet évoque 50 opérations CODAF, notamment contre des marchands de sommeil à Dzaoudzi-Labattoir, des contrôles de commerces en bord de route, ainsi que des opérations ciblant les motos-taxis qu’il qualifie de <em>« taxis mabawas »</em>. <em>« Plusieurs dizaines d’infractions ont été constatées en cette fin d’après-midi. Elles feront l’objet de procédures avant d’être transmises à la justice, notamment dans le cadre de saisies de scooters »</em>, précise-t-il. <em>« L’objectif est de mettre fin à une économie informelle qui pénalise ceux qui respectent la réglementation, en particulier les taxis. La plupart du temps, derrière cette économie se trouvent des personnes en situation irrégulière. L’objectif est donc double »</em>, ajoute-t-il.</p>
<p style="text-align: justify;">Au-delà des interpellations de cibles prioritaires et des opérations CODAF, <em>« plus de 1.700 personnes ont été reconduites à la frontière et trois opérations ELAN de <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/04/16/operation-kingia-a-combani-un-decasage-marque-par-une-nuit-de-violences/">décasage</a> ont été menées depuis le début de Kingia »</em>, poursuit le préfet, qui indique <em>« en avoir d’autres en préparation dans les semaines à venir, notamment à la demande de plusieurs maires, dont celui de Ouangani »</em>.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>237 réponses pénales, 87 déferrements, la justice au rendez-vous</strong></h2>
<figure id="attachment_50746" aria-describedby="caption-attachment-50746" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-50746" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/2T8A8678-300x200.jpg" alt="Kingia, contrôle, scooter, moto, moto-taxi, amende, économie informelle, mabawa, police, préfet, procureur, Mayotte" width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/2T8A8678-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/2T8A8678-1024x683.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/2T8A8678-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/2T8A8678-1536x1024.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/2T8A8678-2048x1365.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/2T8A8678-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/2T8A8678-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/2T8A8678-1068x712.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/2T8A8678-1920x1280.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/2T8A8678-1320x880.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-50746" class="wp-caption-text">Le procureur de la République, Guillaume Dupont. (Léo Vignal / JDM).</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">De son côté, Guillaume Dupont insiste sur l’activité du parquet, qui a <em>« absorbé les objectifs fixés par les services de l’État, avec plus de 248 gardes à vue depuis le début de Kingia</em>.<em> Parmi celles-ci, 237 ont donné lieu à une réponse pénale, dont 87 déferrements, avec 60 % en comparution immédiate »</em>, précise-t-il. <em>« Une journée, nous avons enregistré jusqu’à 16 déferrements, alors qu’habituellement nous en traitons entre cinq et sept »</em>, illustre le procureur, qui conclut : <em>« le parquet a été au rendez-vous de l’opération Kingia, et il reste encore un mois de travail »</em>.</p>
<p style="text-align: justify;">Interrogés sur la pérennité de ces efforts, tant sur le plan opérationnel que judiciaire, les deux responsables se veulent rassurants. Le préfet souligne qu’après les opérations Wuambushu et Place Nette, <em>« une tendance durable à la baisse de la délinquance »</em> a été observée.<em> « On constate une amélioration globale de la sécurité à Mayotte, avec un effet de pacification et de retour progressif de l’ordre public pour les Mahorais. Un effet qui s’inscrit dans la durée »</em>, affirme-t-il. Des propos qui ne sont pas toujours partagés par la population, <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/04/15/a-vahibe-un-choc-dinsecurite-provoque-par-les-heurts-entre-forces-de-lordre-et-delinquants/">notamment à Vahibé</a>, et qui ne peuvent être effectivement vérifiés. De nombreux épisodes de violence comme à <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/02/05/a-tsoundzou-vivre-la-violence-au-quotidien-sans-espoir-de-repit/">Tsoundzou</a> récemment, ou bien à <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2025/11/17/a-mangajou-une-nuit-de-violences-declenche-colere-et-barrages/">Mangajou</a> en novembre 2025 illustrent encore les forts problèmes de délinquance dans l&rsquo;île.</p>
<p style="text-align: justify;">Guillaume Dupont rappelle de son côté que la justice reste mobilisée : <em>« La même politique pénale de fermeté, avec une réponse lisible et claire, continuera d’être appliquée après l’opération Kingia ». </em>Une réponse judiciaire qui risque toutefois de se heurter rapidement à la question de la surpopulation carcérale du Centre pénitentiaire de Majicavo, qui demeure à ce jour le seul établissement pénitentiaire de Mayotte.</p>
<p>Victor Diwisch</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/04/30/kingia-le-prefet-et-le-procureur-de-la-republique-dressent-le-bilan-a-mi-parcours/">Kingia : le préfet et le procureur de la République dressent le bilan à mi-parcours</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
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