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	<title>Archives des Médecine traditionnelle - Le Journal De Mayotte</title>
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	<description>L&#039;information à Mayotte</description>
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	<title>Archives des Médecine traditionnelle - Le Journal De Mayotte</title>
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		<title>Avec « Yatru Malalao » la médecine traditionnelle mahoraise veut sortir de l’oral pour laisser des traces</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/09/14/avec-yatru-malalao-la-medecine-traditionnelle-mahoraise-veut-sortir-de-loral-pour-laisser-des-traces/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Shanyce MATHIAS ALI]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 14 Sep 2026 01:45:25 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Santé]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[CCEE Mayotte]]></category>
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		<category><![CDATA[Médecine traditionnelle]]></category>
		<category><![CDATA[Yatru Malalao]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les organisateurs du premier colloque « Yatru Malalao » ont présenté au Conseil de la Culture, de l'Environnement et de l'Education de Mayotte leur démarche pour préserver et transmettre les savoirs liés aux plantes et aux soins traditionnels pratiqués sur le territoire.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/09/14/avec-yatru-malalao-la-medecine-traditionnelle-mahoraise-veut-sortir-de-loral-pour-laisser-des-traces/">Avec « Yatru Malalao » la médecine traditionnelle mahoraise veut sortir de l’oral pour laisser des traces</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Les plantes, les soins et les fundi font partie d’un savoir transmis de génération en génération. Mais une grande partie de ces connaissances se transmet encore de bouche à oreille. Et c’est justement ce qui inquiète les organisateurs du premier colloque « Yatru Malalao », (<em>Nos médicaments</em>) : comment faire pour que ces savoirs ne disparaissent pas avec ceux qui les détiennent ?</p>
<p class="isSelectedEnd" style="text-align: justify;">« <em>Le but c’est d’avoir des références quand on parle de la médecine traditionnelle, et avoir une trace des </em><i>résultats </i> », explique Madi Vita, président du Conseil de la Culture, de l&rsquo;Environnement et de l&rsquo;Education de Mayotte (CCEEM) ce vendredi 11 septembre devant son auditoire.</p>
<p class="isSelectedEnd" style="text-align: justify;">Une question simple, mais qui touche directement à l’histoire de l’île : la tradition orale a longtemps été le principal moyen de transmission. Il y a donc peu de traces écrites permettant de retrouver précisément les usages, les plantes employées ou les résultats obtenus. Alors, pendant une journée, praticiens, chercheurs, professionnels de santé, enseignants, collectivités et acteurs de l’environnement vont se plonger dans cette thématique.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Un savoir qui n’a pas dispar</strong><strong>u</strong></h2>
<figure id="attachment_24161" aria-describedby="caption-attachment-24161" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img fetchpriority="high" decoding="async" class="size-medium wp-image-24161" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/IMG_1072-300x225.jpg" alt="Mayotte, CCEEM, Directeur," width="300" height="225" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/IMG_1072-300x225.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/IMG_1072-768x576.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/IMG_1072-150x113.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/IMG_1072-696x522.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/IMG_1072.jpg 1024w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-24161" class="wp-caption-text">Naïlane-Attoumane Attibou, Directeur du CCEEM</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Car contrairement aux idées reçues, la médecine traditionnelle reste bien présente dans le quotidien des mahorais. Naïlane-Attoumane Attibou, directeur du CCEEM, le constate notamment à travers les relations entre les fundis et l’hôpital. « <em>Les gens veulent d’abord tester le traitement traditionnel</em> , <em>puis ils vont à l&rsquo;hôpital et quand ils se sentent mieux ils retournement vers les fundis</em> », souligne-t-il.</p>
<p style="text-align: justify;">Le problème est que les deux mondes ne connaissent pas toujours leurs pratiques mutuelles. Certaines tisanes ou certains traitements peuvent interagir avec des médicaments conventionnels, tandis que des intoxications peuvent survenir lorsque des produits toxiques sont consommés. Pour les professionnels de santé, mieux connaître ce que les patients ont pris peut donc permettre de réagir plus rapidement.</p>
<p style="text-align: justify;">L’enjeu est aussi de reconnaître ceux qui détiennent ces connaissances. « <em>Les fundi arrivent à bout de souffle</em> », observe Salimata Ahamadi, présidente de la commission de développement culturel du CCEEM. Elle raconte avoir voulu lancer ce projet en partant d’un constat : « <em>aujourd&rsquo;hui, notre génération utilise ces plantes un peu par mimétisme</em> », sans forcément savoir si elle sera capable de transmettre ces connaissances à la suivante.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>De la forêt à l’hôpital</strong></h2>
<figure id="attachment_19617" aria-describedby="caption-attachment-19617" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><img decoding="async" class="size-medium wp-image-19617" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/CHM-3-300x187.jpg" alt="Grève, manifestation, syndicats, éducation, professeurs, Rectorat, Mayotte" width="300" height="187" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/CHM-3-300x187.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/CHM-3-150x94.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/CHM-3-696x434.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/CHM-3.jpg 750w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-19617" class="wp-caption-text">D&rsquo;ailleurs, le CHM est l&rsquo;un des grands partenaires de l&rsquo;événement.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Le sujet ne s’arrête pas aux soins, il concerne aussi l&rsquo;environnement et les plantes elles-mêmes. Certaines sont aujourd’hui vendues sur les marchés, avec des récoltes réalisées directement dans les espaces naturels de « <em>manière abusive</em> », sans compter certaines pratiques qui se font directement dans les forêts pour la médecine spirituelle, très souvent les pratiquants abandonnent leurs déchets sur place. Pour les organisateurs, il faut donc trouver un équilibre entre la transmission des pratiques, leur utilisation et la protection des ressources naturels qui nous entourent.</p>
<p style="text-align: justify;">« <em>En shimaoré, on dit que :</em> <em>Les médicaments ne s’achètent pas</em> », rappelle Naïlane-Attoumane Attibou, en évoquant une expression locale.</p>
<p style="text-align: justify;">Pour palier cette problématique, des pépiniéristes seront donc associés au colloque, avec l’idée de développer davantage la production de plantes médicinales et d’éviter que toutes soient prélevées dans la forêt. « <em>Par exemple, donner des plantes aux gens pour qu&rsquo;ils puissent aller les planter chez eux au lieu d&rsquo;aller se servir dans la forêt</em> », ajoute-t-il.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Un premier rendez-vous, pas une fin</strong></h2>
<p class="isSelectedEnd" style="text-align: justify;">Le jeudi 17 septembre prochain, trois tables rondes permettront de faire le point sur les connaissances actuelles, puis sur leur préservation et leur transmission, avant d’aborder leur valorisation. Des ateliers participatifs, des exposants et une démonstration de l’association Kinga Folk de Labattoir sur la médecine spirituelle viendront compléter cette journée.</p>
<p style="text-align: justify;">En attendant le jour J, le projet a déjà commencé sur le terrain : « <em>b</em><i data-path-to-node="16" data-index-in-node="49">eaucoup de fundis ne sont pas en capacité de se déplacer, donc nous avons été à leur rencontre pour réaliser des reportages qui seront diffusés le jour du colloque</i> », précise Salimata Ahamadi.</p>
<figure id="attachment_58289" aria-describedby="caption-attachment-58289" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img decoding="async" class="size-medium wp-image-58289" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_0417-300x169.jpg" alt="" width="300" height="169" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_0417-300x169.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_0417-1024x576.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_0417-768x432.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_0417-1536x864.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_0417-2048x1152.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_0417-150x84.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_0417-696x392.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_0417-1068x601.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_0417-1920x1080.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_0417-500x281.jpg 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_0417-800x450.jpg 800w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_0417-1280x720.jpg 1280w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_0417-1320x743.jpg 1320w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-58289" class="wp-caption-text">Salimata Ahamadi, présidente de la commission de développement culturel du CCEEM.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Des visites sont sont donc organisées avant et après l&rsquo;événement, notamment : à M’Bouini chez un tradi-praticien local spécialisé dans la physiothérapie ainsi que les massages thérapeutiques, au parc forestier de Coconi pour une observation botanique, à Hamouro chez une masseuse, ou encore à Bambo Ouest auprès d’élèves qui travaillent sur les plantes médicinales.</p>
<p style="text-align: justify;">Cette première édition ne marque qu&rsquo;une étape de départ, les organisateurs projettent déjà un travail sur plusieurs années pour structurer un groupement de tradipraticiens et déployer un plan de sauvegarde de la pharmacopée mahoraise. Avec l&rsquo;idée de soumettre les remèdes locaux à des évaluations scientifiques pour envisager leur intégration dans le circuit de soins classique. « <em>Il y a des enjeux économiques importants parce que si l&rsquo;île arrive à developper des compétences là-dessus, ça permettrait de les valoriser</em> », confie Naïlane-Attoumane Attibou.</p>
<p>Shanyce MATHIAS ALI.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/09/14/avec-yatru-malalao-la-medecine-traditionnelle-mahoraise-veut-sortir-de-loral-pour-laisser-des-traces/">Avec « Yatru Malalao » la médecine traditionnelle mahoraise veut sortir de l’oral pour laisser des traces</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>L’Université de Mayotte part sur le terrain pour comprendre les pratiques de soins traditionnels</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/09/14/luniversite-de-mayotte-part-sur-le-terrain-pour-comprendre-les-pratiques-de-soins-traditionnels/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Shanyce MATHIAS ALI]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 14 Sep 2026 01:15:36 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Education]]></category>
		<category><![CDATA[Santé]]></category>
		<category><![CDATA[Sciences]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[Médecine traditionnelle]]></category>
		<category><![CDATA[PR2M]]></category>
		<category><![CDATA[Recherche]]></category>
		<category><![CDATA[université de Mayotte]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Co-organisatrice du colloque « Yatru Malalao », l’Université de Mayotte a présenté, lors de la conférence de presse organisée ce vendredi dans les locaux du CCEM, plusieurs projets autour de la recherche, de la médecine traditionnelle et de la transmission des savoirs sur l’île.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/09/14/luniversite-de-mayotte-part-sur-le-terrain-pour-comprendre-les-pratiques-de-soins-traditionnels/">L’Université de Mayotte part sur le terrain pour comprendre les pratiques de soins traditionnels</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Pour comprendre comment on se soigne à Mayotte, les chercheurs vont directement sur le terrain. Patients, praticiens, fundis : ils rencontrent ceux qui sont au cœur de ces pratiques, recueillent leurs témoignages et observent leur manière de faire. Un travail mené dans le cadre du projet PR2M porté par l’Université de Mayotte.</p>
<p class="isSelectedEnd" style="text-align: justify;">Le programme est né à partir du contexte sanitaire particulier de notre île, retenu en juin 2024, à la suite d’un appel à projets du ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, dans le cadre de la troisième vague du programme Science avec et pour la société (SAPS). Cette sélection a permis de financer le développement du PR2M, mais aussi d’obtenir le label SAPS pour l’Université de Mayotte pendant trois ans.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Trois axes pour comprendre les pratiques de soins </strong></h2>
<figure id="attachment_58313" aria-describedby="caption-attachment-58313" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-58313" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_0414-300x169.jpg" alt="" width="300" height="169" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_0414-300x169.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_0414-1024x576.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_0414-768x432.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_0414-1536x864.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_0414-2048x1152.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_0414-150x84.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_0414-696x392.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_0414-1068x601.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_0414-1920x1080.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_0414-500x281.jpg 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_0414-800x450.jpg 800w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_0414-1280x720.jpg 1280w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_0414-1320x743.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-58313" class="wp-caption-text">Badrati Bacar, chargée de projet SAPS à l’Université de Mayotte.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Le PR2M rassemble plusieurs disciplines : médecine, sociologie, anthropologie de la santé, psychologie, sciences de l’éducation, linguistique, communication scientifique et communication publique.</p>
<p style="text-align: justify;">D&rsquo;ailleurs, le premier axe s’intéresse aux différentes manières de se soigner sur le territoire. <a href="https://lejournaldemayotte.yt/?p=58272&amp;preview=true">Plantes médicinales</a>, textes religieux, pratiques liées aux esprits, la médecine traditionnelle prend plusieurs formes que l’Université de Mayotte cherche à mieux comprendre et documenter.</p>
<p style="text-align: justify;">Pour mener à bien ce travail, l’établissement s’appuie sur une chercheuse en anthropologie, accompagnée par un docteur en sciences de l’anthropologie. L’équipe va sur le terrain, rencontre des patients, des praticiens, des fundis et des soignants. « <em>Le but c’est de mener des entretiens et des observations au vu notamment de créer un guide en trilingue qui sera distribué au soignants aux patients, mais aussi à toute personne intéressée </em>», explique Badrati Bacar, chargée de projet SAPS à l’Université de Mayotte.</p>
<p style="text-align: justify;">Et les recherches portent déjà leurs premiers fruits, d&rsquo;après elle,  l’équipe a déjà réalisé ce qu’on appelle dans le domaine scientifique un « <em>book review »</em>, autour de la possession par les esprits, qui a été soumis à une revue européenne reconnue.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Le MUMA pour garder les traces</strong></h2>
<figure id="attachment_44276" aria-describedby="caption-attachment-44276" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-44276" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/IMG_3399-300x225.jpg" alt="" width="300" height="225" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/IMG_3399-300x225.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/IMG_3399-1024x768.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/IMG_3399-768x576.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/IMG_3399-1536x1152.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/IMG_3399-2048x1536.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/IMG_3399-150x113.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/IMG_3399-696x522.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/IMG_3399-1068x801.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/IMG_3399-1920x1440.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/IMG_3399-265x198.jpg 265w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/IMG_3399-1320x990.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-44276" class="wp-caption-text">La médecine va rejoindre le musée de Mayotte. Shanyce Mathias / JDM.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Mais le projet ne compte pas rester uniquement dans les travaux des chercheurs ou sur le terrain. L’Université de Mayotte travaille également  avec le musée de Mayotte (MUMA), sur la création d’une collection permanente consacrée aux objets liés à la médecine.</p>
<p style="text-align: justify;">Parmi ces objets des outils de médecines anciennement utilisés par le docteur Martial Henry, considéré comme le premier médecin de l&rsquo;île. À cette collection pourraient également s’ajouter un herbier consacré aux plantes médicinales, mais aussi des vidéos et d&rsquo;autres supports permettant de retracer les parcours des praticiens et des fundis.</p>
<p style="text-align: justify;">« <em>L’idée en fait c’est vraiment de mettre en valeur les différentes pratiques thérapeutiques qui existent sur l’île et aussi de manière générale, la médecine traditionnelle</em> », confie la chargée de projet SAPS à l’Université de Mayotte.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Un livre de 40 ans de recherches bientôt traduit</strong></h2>
<p style="text-align: justify;">Pendant quarante ans, de 1975 à 2015, l’anthropologue canadien Michael Lambek a étudié Mayotte, ses transformations sociales, mais aussi les différentes façons de comprendre la maladie et les pratiques thérapeutiques sur l’île. Mais l&rsquo;ouvrage n’est pour l’instant disponible qu’en anglais.</p>
<p style="text-align: justify;">« <em>Notre projet à nous c’est de le traduire en français qu’il soit accessible à toute la population</em> ». Le livre doit ensuite être publié en collaboration avec le Collège de France, imprimé et diffusé à Mayotte, mais aussi au-delà de l’île, notamment auprès de la délégation mahoraise à Paris.</p>
<p class="PDq2pG_selectionAnchorContainer" style="text-align: justify;">Pour l’Université, le colloque sera donc l’occasion de faire connaître ces différents projets, et l’établissement prépare déjà la suite. Parmi lesquels figurent notamment la création d’une université d’été et d’un diplôme universitaire consacré à la médecine traditionnelle.</p>
<p>Shanyce MATHIAS ALI.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/09/14/luniversite-de-mayotte-part-sur-le-terrain-pour-comprendre-les-pratiques-de-soins-traditionnels/">L’Université de Mayotte part sur le terrain pour comprendre les pratiques de soins traditionnels</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
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