<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>Archives des Jeunesse mahoraise - Le Journal De Mayotte</title>
	<atom:link href="https://lejournaldemayotte.yt/tag/jeunesse-mahoraise/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>https://lejournaldemayotte.yt/tag/jeunesse-mahoraise/</link>
	<description>L&#039;information à Mayotte</description>
	<lastBuildDate>Mon, 22 Jun 2026 15:27:27 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr-FR</language>
	<sy:updatePeriod>
	hourly	</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>
	1	</sy:updateFrequency>
	<generator>https://wordpress.org/?v=7.0</generator>

<image>
	<url>https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/favicon-jdm-150x150.png</url>
	<title>Archives des Jeunesse mahoraise - Le Journal De Mayotte</title>
	<link>https://lejournaldemayotte.yt/tag/jeunesse-mahoraise/</link>
	<width>32</width>
	<height>32</height>
</image> 
	<item>
		<title>Abdou Mrendada : l’exception qui confirme que tout est possible</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/06/23/abdou-mrendada-lexception-qui-confirme-que-tout-est-possible/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Benoit Jaëglé]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 23 Jun 2026 02:15:43 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Education]]></category>
		<category><![CDATA[Portrait]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[éducation]]></category>
		<category><![CDATA[études supérieures]]></category>
		<category><![CDATA[Jeunesse mahoraise]]></category>
		<category><![CDATA[Koungou]]></category>
		<category><![CDATA[philosophie]]></category>
		<category><![CDATA[Réussite]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lejournaldemayotte.yt/?p=54033</guid>

					<description><![CDATA[<p>Abdou Mrendada, âgé de moins de 30 ans, pourrait être l’exception qui confirme la règle… Né en 1997 à Koungou dans une famille extrêmement modeste, il a réussi de brillantes études sans jamais redoubler jusqu’à devenir le plus jeune directeur de cabinet de l’île. Preuve que même si le système éducatif à Mayotte est en décalage avec les autres territoires de la République, avec persévérance et goût de l’effort on peut s’en sortir et réussir.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/06/23/abdou-mrendada-lexception-qui-confirme-que-tout-est-possible/">Abdou Mrendada : l’exception qui confirme que tout est possible</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Abdou Mrendada est le symbole de cette jeunesse mahoraise qui a compris que l’éducation est un moyen de s’élever et de sortir de sa condition, et que même si à Mayotte on n’a pas les mêmes armes qu’en métropole, il est possible de réussir. <em>« Mes parents vendaient des bananes… Illettrés, ils n’ont pas fait d’études et ne possèdent aucun diplôme. Les conditions de vie étaient difficiles à la maison : pas de TV, pas d’Internet&#8230; En tant qu’aîné de la famille et seul garçon j’avais l’obligation de réussir, je me devais de donner l’exemple »</em>, explique-t-il.</p>
<h2 style="font-weight: 400; text-align: center;"><em><strong>« Je me suis débrouillé tout seul »</strong></em></h2>
<figure id="attachment_23120" aria-describedby="caption-attachment-23120" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img decoding="async" class="size-medium wp-image-23120" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/college-Koungou2-300x156.jpg" alt="commune de Koungou, police municipale, sécurité" width="300" height="156" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/college-Koungou2-300x156.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/college-Koungou2-150x78.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/college-Koungou2.jpg 660w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-23120" class="wp-caption-text">Abdou a suivi ses années de collège à Koungou. (illustration)</figcaption></figure>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Après avoir effectué son école primaire et son collège à Koungou, Abdou a fait ses années de lycée à Chirongui. <em>« Au début de ma seconde j’étais au lycée de Kawéni mais à cette époque il y avait pas mal de problèmes avec des bandes… Mon père habitant à Malamani j’ai fait seul les démarches et utilisé son adresse pour m’inscrire au lycée de Chirongui où la situation était plus apaisée »</em>.</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Il faut dire qu’Abdou était motivé pour suivre ses études sereinement en évitant un maximum d’obstacles et en mettant toutes les chances de son côté, même au prix de nombreux efforts et sacrifices. <em>« Tous les jours je me levais à 4h, je prenais le premier bus vers 4h30 à Koungou… il nous déposait à la rocade de Mamoudzou vers 6h et là je reprenais un autre bus direction Chirongui où j’arrivais vers 6h50 juste avant le début des cours », </em>se souvient-il<em>. </em></p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Le soir, il fallait faire le même trajet mais cette fois-ci dans l’autre sens.<em> « Après 8h de cours je reprenais le bus, j’arrivais chez moi à Koungou sur les coups de 20h. C’était compliqué, fatiguant, épuisant, j’étais KO ! Je mangeais et après je faisais mes devoirs et le lendemain je recommençais. Je n’avais pas le choix, pour réussir à Mayotte, il faut mettre les bouchées doubles »</em>.</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Abdou a adopté ce rythme de vie pendant trois ans, de la seconde à la terminale, et a eu son bac L avec mention « assez bien » (AB). <em>« Durant tout ce temps je me suis débrouillé tout seul, je n’avais personne pour m’accompagner dans mes devoirs à la maison. Mes parents n’ont pas pu bénéficier d’un système éducatif… Aussi ma mère se battait pour payer mes études jusqu’à réussir à me trouver un smartphone ».</em></p>
<h2 style="font-weight: 400; text-align: center;"><strong><em>« Rien de grand ne s&rsquo;est jamais accompli dans le monde sans passion »</em></strong></h2>
<figure id="attachment_54035" aria-describedby="caption-attachment-54035" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><img fetchpriority="high" decoding="async" class="size-medium wp-image-54035" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/images-300x300.jpeg" alt="" width="300" height="300" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/images-300x299.jpeg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/images-150x149.jpeg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/images.jpeg 419w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-54035" class="wp-caption-text">Le philosophe Hegel a nourri la pensée d&rsquo;Abdou (illustration/ source : German Culture)</figcaption></figure>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">En 2015, une fois son bac en poche, Abdou a poursuivi ses études en licence de philosophie à l’université d’Aix-Marseille. <em>« Plus jeune je rêvais d’intégrer le GIGN, </em>sourit-il<em>. J’allais souvent chez ma voisine pour regarder des séries TV avec le FBI… »</em>. Mais la vie en a visiblement décidé autrement et l’a orienté, dans un premier temps, vers la philosophie. <em>« C’est mon professeur de philosophie en terminale au lycée de Chirongui, Hamidani-Attoumani AMBRIRIKI, qui m’a donné envie de poursuivre dans cette voie. Il était docteur en philosophie, le premier Mahorais docteur en philosophie ! Cela m’a frappé d’emblée ! Je me suis dit : je veux devenir comme lui ! »</em>, raconte le jeune homme.</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Une fois arrivé à Aix, après un parcours non moins éprouvant (1<sup>er</sup> voyage en avion et en métropole, changement de climat…), Abdou a dû s’adapter à son nouvel environnement. <em>« C’était la première fois que je quittais Mayotte… J’ai choisi Aix car je savais qu’il y avait une importante communauté comorienne. Je me suis dit que ce serait plus facile pour moi d’avoir de l’aide et m’adapter à cette vie nouvelle »</em>. Une fois inscrit en licence de philosophie, Abdou constate qu’il est l’unique Mahorais. <em>« J’étais seul, il y avait que des mzungu ! »,</em> dit-il en plaisantant. <em>« Toutefois je voulais devenir philosophe, j’avais l’ambition de réussir, de faire quelque chose de grand, prouver que tout est possible même quand on vient de Koungou. Comme disait le philosophe Hegel : Rien de grand ne s&rsquo;est jamais accompli dans le monde sans passion »</em>.</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Durant les vacances, Abdou ne rentrait pas dans son île natale mais restait en métropole, à Aix, où il faisait des petits boulots pour payer ses études. <em>« Je n’avais pas d’autre choix que de réussir. Je n’étais pas dans les mêmes conditions qu’un étudiant originaire de métropole… Aussi, je finançais mes études en travaillant dans un hôpital psychiatrique. J’accompagnais notamment les personnes malades dépendantes à la drogue et à l’alcool »</em>, se remémore-t-il.</p>
<h2 style="font-weight: 400; text-align: center;"><strong>Professeur de philosophie puis directeur de cabinet</strong></h2>
<figure id="attachment_46240" aria-describedby="caption-attachment-46240" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img decoding="async" class="size-medium wp-image-46240" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/IMG_1828-300x200.jpg" alt="" width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/IMG_1828-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/IMG_1828-1024x683.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/IMG_1828-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/IMG_1828-1536x1024.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/IMG_1828-2048x1365.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/IMG_1828-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/IMG_1828-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/IMG_1828-1068x712.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/IMG_1828-1920x1280.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/IMG_1828-1320x880.jpg 1320w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-46240" class="wp-caption-text">Abdou a enseigné la philosophie durant 2 ans au lycée des Lumières à Kawéni.</figcaption></figure>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Lauréat d’une licence de philosophie, le Mahorais se destine à être enseignant. Pour cela il s’inscrit à l’École Supérieure du Professorat et de l’Éducation (ESPE), devenue par la suite l’INSPE (Institut National Supérieur du Professorat et de l’Éducation), où il obtient son master du premier coup. <em>« J’ai suivi cette formation pour être professeur avec une spécialité ingénierie de la formation mais je n’ai pas passé le concours »</em>, précise-t-il. Abdou décide alors de rentrer à Mayotte, nous sommes en 2020. Il postule pour devenir professeur contractuel. <em>« J’ai enseigné la philosophie pendant 2 ans au lycée de Kaweni. J’étais le plus jeune prof de l’établissement »</em>.</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">C’est un <em>« concours de circonstances »</em>, comme il dit, qui le fera démissionner de son poste de professeur pour s’investir dans sa commune natale. <em>« En 2021 il y a eu l’incendie de l’Hôtel de ville à Koungou… il y avait une rupture des liens avec la jeunesse, elle saccageait tout. J’ai alors proposé un projet au maire de l’époque : « les assises de la jeunesse » afin de recréer du lien entre la municipalité et les jeunes. Visiblement ça lui a plu puisque peu de temps après il a fait appel à moi en me proposant de devenir son directeur de cabinet. Je suis devenu alors le plus jeune « dircab » de l’île »</em>.</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Ne se reposant pas sur ses lauriers et poursuivant sa philosophie de : on n’a rien sans rien, le Kounguai décide de reprendre ses études et d’intégrer l’École des directeurs de cabinet. <em>« J’ai souhaité aller plus loin, comprendre les choses, j’avais besoin de formation… J’ai alors déposé un dossier pour faire l’École des directeurs de cabinet et j’ai été accepté »</em>. Une surcharge de travail en plus pour le jeune « dircab » puisqu’il suivait ses cours en distantiel les week-ends.</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;"><em>« C’était compliqué car cela s’ajoutait en plus de mon travail. Je devais quand même continuer à gérer les urgences au sein de la mairie, sans compter qu’il y avait le décalage horaire… C’était des semaines très denses »</em>, raconte Abdou. Mais une fois de plus, il fait un parcours sans fautes puisqu’il réussit ses examens et obtient son diplôme de directeur de cabinet. <em>« J’ai encore dû travailler double pour réussir, au prix de nombreux sacrifices, mais ça a payé ! Je suis le premier à l’avoir eu en étant originaire de Koungou »</em>.</p>
<h2 style="font-weight: 400; text-align: center;"><strong>Mettre plus de moyens pour accompagner la jeunesse mahoraise</strong></h2>
<figure id="attachment_54036" aria-describedby="caption-attachment-54036" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-54036 size-medium" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/Abdou-Mrendada-remise-diplome-dircab-300x249.jpg" alt="" width="300" height="249" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/Abdou-Mrendada-remise-diplome-dircab-300x249.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/Abdou-Mrendada-remise-diplome-dircab-768x638.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/Abdou-Mrendada-remise-diplome-dircab-150x125.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/Abdou-Mrendada-remise-diplome-dircab-696x578.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/Abdou-Mrendada-remise-diplome-dircab-500x415.jpg 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/Abdou-Mrendada-remise-diplome-dircab-800x664.jpg 800w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/Abdou-Mrendada-remise-diplome-dircab.jpg 903w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-54036" class="wp-caption-text">Abdou a été le plus jeune directeur de cabinet de l&rsquo;île, à seulement 25 ans. Ici lors de la cérémonie de remise de son diplôme à Paris.</figcaption></figure>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Malgré son brillant parcours, Abdou reste lucide concernant les conditions d’enseignement sur notre territoire et porte un regard parfois critique. <em>« C’est plus difficile ici… A Mayotte on n’a pas le choix, on n’a pas les mêmes conditions qu’en métropole. Pour moi, l’égalité des chances à Mayotte est discutable, moi je n’y crois pas ! »</em>, soutient-il.</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Il en veut pour preuve la fragilité sociale de nombreuses familles mahoraises, des classes surchargées, l’absence d’accueil périscolaire et de moyens pour accompagner la jeunesse, ou encore des méthodes d’enseignement inadaptées au territoire. <em>« Le niveau est très hétérogène ici à Mayotte. La fragilité sociale est omniprésente. Pour la plupart des élèves il n’y a pas de continuité éducative à la maison, c’est un véritable handicap, les conditions sont extrêmement fragiles. Le cyclone Chido a été un révélateur et n’a fait qu’aggraver les choses. Pour s’en sortir il ne faut pas travailler deux fois plus mais au moins quatre fois plus ! »</em>, martèle le Kounguai.</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Il déplore ainsi l’absence d’accompagnement des familles et des élèves qui pourrait selon lui résoudre bien des problèmes. <em>« Je pense qu’il est nécessaire de s’adapter pour amener les élèves à la réussite. Cela passe par de l’innovation pédagogique, par une autre méthodologie. L’enseignement à Mayotte est différent de celui que l’on peut avoir à Paris ou à Lyon par exemple. Pour moi, les méthodes de la métropole sont difficilement applicables ici »</em>.</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">En outre, il plaide pour une collaboration renforcée entre les municipalités et le Rectorat afin d’encadrer les élèves après les cours notamment. <em>« Il faut mettre plus de moyens pour accompagner la jeunesse en généralisant par exemple l’aide aux devoirs et en recrutant des éducateurs pour suivre et rassurer les familles. Il faut apprendre dès le plus jeune âge le goût du travail, de l’effort, le sens du sacrifice pour réussir. Les jeunes n’ont pas les mêmes chances à la maison, ils n’ont d’autres choix que de s’accrocher aux études pour s’en sortir »</em>.</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Abdou souhaiterait également voir se mettre en place un petit déjeuner gratuit chaque matin dans les établissements scolaires. Une idée que l’ancien recteur, Jacques Mikulovic, avait déjà posé sur la table. <em>« Les élèves se lèvent très tôt, ils arrivent à l’école le matin le ventre vide. Pas étonnant qu’à la mi-journée ils dorment ! »</em>, déplore le Mahorais.</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Enfin selon lui, il faudrait mettre l’accent sur l’école primaire. <em>« Il faut donner des réponses pour encourager les études, cela peut passer par exemple par la distribution de kits scolaires. Beaucoup de familles n’ont pas accès à Internet et ont encore moins les moyens d’acheter des tablettes… Leur priorité c’est de manger en achetant notamment des cartons de poulet ! Il faut changer les choses, ouvrir les esprits, combler les manques, proposer des alternatives aux jeunes. En somme, offrir des rêves, un idéal »</em>.</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">B.J.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/06/23/abdou-mrendada-lexception-qui-confirme-que-tout-est-possible/">Abdou Mrendada : l’exception qui confirme que tout est possible</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Mlezi Maore et la Jeune Chambre Economique de Mayotte s’engagent pour la jeunesse mahoraise</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2025/11/03/mlezi-maore-et-la-jeune-chambre-economique-de-mayotte-sengagent-pour-la-jeunesse-mahoraise/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Benoit Jaëglé]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 03 Nov 2025 14:11:51 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Fil info]]></category>
		<category><![CDATA[Social]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[actions de formation]]></category>
		<category><![CDATA[Jeune Chambre Économique de Mayotte (JCE)]]></category>
		<category><![CDATA[Jeunesse mahoraise]]></category>
		<category><![CDATA[Mlezi Maore]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lejournaldemayotte.yt/?p=40536</guid>

					<description><![CDATA[<p>Vendredi dernier, Mlezi Maore et la Jeune Chambre Économique de Mayotte (JCE) ont signé une convention de partenariat marquant une nouvelle étape en faveur de la jeunesse mahoraise. Cette collaboration s’inscrit dans un projet de rapprochement entre les deux structures afin de favoriser le développement psychosocial et citoyen des jeunes, à travers des actions de [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2025/11/03/mlezi-maore-et-la-jeune-chambre-economique-de-mayotte-sengagent-pour-la-jeunesse-mahoraise/">Mlezi Maore et la Jeune Chambre Economique de Mayotte s’engagent pour la jeunesse mahoraise</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Vendredi dernier, Mlezi Maore et la Jeune Chambre Économique de Mayotte (JCE) ont signé une convention de partenariat marquant une nouvelle étape en faveur de la jeunesse mahoraise.</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Cette collaboration s’inscrit dans un projet de rapprochement entre les deux structures afin de favoriser le développement psychosocial et citoyen des jeunes, à travers des actions de formation, de sensibilisation et d’accompagnement menées conjointement.</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Ce partenariat incarne une conviction partagée : former, inspirer et responsabiliser la jeunesse pour qu’elle participe au développement de Mayotte.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2025/11/03/mlezi-maore-et-la-jeune-chambre-economique-de-mayotte-sengagent-pour-la-jeunesse-mahoraise/">Mlezi Maore et la Jeune Chambre Economique de Mayotte s’engagent pour la jeunesse mahoraise</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Le Conseil municipal des jeunes de Sada en voyage d’échanges à Dar Es Salaam</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2025/10/22/le-conseil-municipal-des-jeunes-de-sada-en-voyage-dechanges-a-dar-es-salaam/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Shanyce MATHIAS ALI]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 22 Oct 2025 02:00:41 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Education]]></category>
		<category><![CDATA[International]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[échanges]]></category>
		<category><![CDATA[Jeunesse mahoraise]]></category>
		<category><![CDATA[Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[Partage]]></category>
		<category><![CDATA[Traditions]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lejournaldemayotte.yt/?p=39563</guid>

					<description><![CDATA[<p>Une délégation du Conseil municipal des jeunes de Sada s’est rendue à Dar Es Salaam la semaine dernière, dans le cadre d’un programme d’échanges soutenu par la Commune, le Réseau Lahiki et l’Alliance Française. Objectif : renforcer la coopération éducative et culturelle entre Mayotte et la Tanzanie.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2025/10/22/le-conseil-municipal-des-jeunes-de-sada-en-voyage-dechanges-a-dar-es-salaam/">Le Conseil municipal des jeunes de Sada en voyage d’échanges à Dar Es Salaam</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;" data-start="335" data-end="720">La semaine dernière, une délégation mahoraise s’est rendue en Tanzanie pour renforcer la coopération culturelle et éducative entre les deux territoires. Porté par la Commune de Sada et le Réseau Lahiki, et soutenu par l’Alliance Française de Dar Es Salaam, ce projet illustre la volonté de Mayotte d’ouvrir davantage ses horizons régionaux et de créer des liens durables avec ses voisins. Plusieurs temps forts ont marqué le séjour des jeunes du Conseil Municipal de Sada, en présence du maire de la commune Houssamoudine Abdallah.</p>
<figure id="attachment_39564" aria-describedby="caption-attachment-39564" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-39564" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/10/IMG_1542-300x228.jpg" alt="" width="300" height="228" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/10/IMG_1542-300x228.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/10/IMG_1542-1024x778.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/10/IMG_1542-768x584.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/10/IMG_1542-150x114.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/10/IMG_1542-696x529.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/10/IMG_1542-1068x812.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/10/IMG_1542.jpg 1158w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-39564" class="wp-caption-text">Les jeunes du Conseil Municipal de Sada à l’école Française de Dar Es Salaam. (Photo : Abdou-Roihmane Zoubert)</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;" data-start="841" data-end="1242">Pour débuter leur séjour, la délégation a été reçue à la Résidence de France par Madame l’Ambassadrice Anne-Sophie Avé, le conseiller de coopération et d&rsquo;action culturelle (COCAC), ainsi que l’attaché culturel et des sports. Les jeunes ont découvert le rôle d’une ambassade et pu échanger sur le parcours inspirant des diplomates français en poste à l’étranger. Après cette introduction, les jeunes ambassadeurs mahorais ont ensuite visité les locaux de l’Alliance Française de Dar Es Salaam et participé à une initiation de quatre heures au kiswahili. « <em>Les jeunes ont montré un réel intérêt et une belle curiosité pour cette langue régionale</em> », raconte Abdou-Roihmane Zoubert, chargé de développement culturel à l’Alliance Française de Dar Es Salaam.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="841" data-end="1242">Dans la continuité de cette ouverture culturelle et éducative, les jeunes du Conseil Municipal de Sada ont été accueillis par l’Aga Khan Schools. Au programme : immersion et découverte du système éducatif tanzanien à travers la visite des sections maternelle, primaire et secondaire. <em>« Ils ont notamment vécu des échanges enrichissants avec les élèves de l’école Aga Khan, où ils ont pu enseigner le français à leurs homologues tout en apprenant l’anglais en retour », </em>ajoute Abdou-Roihmane Zoubert. Selon lui, cette expérience leur a permis <em>« d’ouvrir leur regard sur d’autres perspectives, d’autres façons d’apprendre et de s’exprimer, tout en renforçant leurs compétences linguistiques »</em>.</p>
<h3 style="text-align: center;" data-start="841" data-end="1242"><strong>Clôture du séjour : traditions et échanges à l’école Française</strong></h3>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">C’est dans un mélange de couleurs, de sons et de rythmes que s’est achevée l’aventure tanzanienne des jeunes du Conseil Municipal de Sada, venus à Dar Es Salaam pour une immersion dans le quotidien d’une école internationale. Vêtus de leurs tenues traditionnelles mahoraises, ils ont été accueillis par Robert Ortuño, proviseur du lycée international Français, et Mélanie Renaud son assistante. Les jeunes Sadois ont pu observer les méthodes d’enseignement ainsi que les activités mises en place pour les plus petits avant de se diriger vers le collège et le lycée.</p>
<figure id="attachment_39591" aria-describedby="caption-attachment-39591" style="width: 225px" class="wp-caption alignright"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-39591" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/10/1760604650126-225x300.jpeg" alt="" width="225" height="300" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/10/1760604650126-225x300.jpeg 225w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/10/1760604650126-768x1024.jpeg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/10/1760604650126-1152x1536.jpeg 1152w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/10/1760604650126-150x200.jpeg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/10/1760604650126-300x400.jpeg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/10/1760604650126-696x928.jpeg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/10/1760604650126-1068x1423.jpeg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/10/1760604650126.jpeg 1280w" sizes="auto, (max-width: 225px) 100vw, 225px" /><figcaption id="caption-attachment-39591" class="wp-caption-text">C’est dans un mélange de couleurs, de sons et de rythmes que s’est achevée l’aventure tanzanienne des jeunes du Conseil Municipal de Sada (photo : Abdou-Roihmane Zoubert)</figcaption></figure>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Plus tard, les jeunes du Conseil Municipal de Sada ont célébré la culture de l’île au rythme de danses traditionnelles telles que le Debaa et le Mawlid, accompagnés de récits de poèmes en français et en shimaoré. « <em>La représentation des danses et de la littérature mahoraises a été un grand moment de fierté. Ils ont eu la chance de faire rayonner l’identité culturelle de Mayotte au-delà de nos frontières</em> », explique le chargé de développement culturel à l’Alliance Française.</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Un défilé final a permis de mettre en valeur les tenues traditionnelles, transformant la cour de l’école en scène de podium. L’échange ne s’est pas limité à la scène : ils ont également rencontré le Conseil de Vie Collégien et le Conseil de Vie Lycéen, deux instances représentatives des élèves, avec lesquelles ils ont partagé pratiques artistiques et moments festifs. La matinée s’est achevée par une expérience pratique et formatrice : un exercice de sécurité incendie, organisé dans le cadre de la journée internationale de la résilience.</p>
<p class="zGBULqTWTsTzJDrMwaVmtLLczrhEefbykw inline t-24 v-align-middle break-words" style="text-align: justify;">Abdou-Roihmane Zoubert a tenu a souligné que <span style="text-align: justify;">« <em>Les jeunes ont vécu cette expérience avec beaucoup d’émotion et de fierté. Pour beaucoup, c’était leur premier déplacement à l’étranger, et ils ont pris conscience de la richesse de leur culture, mais aussi de la nécessité de s’ouvrir au monde</em> ». Certains d’entre eux ont même exprimé le souhait de poursuivre des carrières à dimension régionale ou diplomatique. « <em>Cette expérience doit leur rappeler que tout est possible lorsqu’on s’engage et qu’on reste curieux et ouvert aux autres. Si moi, Mahorais, j’ai été capable, eux aussi le sont. Ils ont l’envie et la motivation, il faut continuer dans ce sens</em> », conclut-il.</span></p>
<p style="text-align: justify;">Ce projet s’inscrit dans une dynamique de coopération régionale, au service de la jeunesse, de la culture et de l’éducation, et fait suite à la visite récente du Président de l’Université de Mayotte, Abal-Kassim Cheik Ahamed, à Dar Es Salaam.</p>
<p>Shanyce Mathias Ali</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2025/10/22/le-conseil-municipal-des-jeunes-de-sada-en-voyage-dechanges-a-dar-es-salaam/">Le Conseil municipal des jeunes de Sada en voyage d’échanges à Dar Es Salaam</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
	</channel>
</rss>
