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	<title>Archives des immigration clandestine - Le Journal De Mayotte</title>
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	<description>L&#039;information à Mayotte</description>
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	<title>Archives des immigration clandestine - Le Journal De Mayotte</title>
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	<item>
		<title>« Nous n&#8217;avons pas la capacité à intervenir de façon offensive », indique le préfet au lendemain de la collision avec un kwassa</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2025/07/17/nous-navons-pas-la-capacite-a-intervenir-de-facon-offensive-indique-le-prefet-au-lendemain-de-la-collision-avec-un-kwassa/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Victor Diwisch]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 17 Jul 2025 02:30:35 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Justice]]></category>
		<category><![CDATA[Océan Indien]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
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		<category><![CDATA[accident]]></category>
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		<category><![CDATA[Mayotte]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Au lendemain de la collision entre un kwassa-kwassa et un intercepteur de la police aux frontières, qui a coûté la vie à 2 personnes, vers 4 heure du matin au large de Sada, le préfet de Mayotte, François-Xavier Bieuville, et le procureur de la République, Guillaume Dupont, ont tenu une conférence de presse, ce 16 juillet, pour condamner l'attitude des filières clandestines, "premières responsables" de ce drame. Les investigations administratives et judiciaires sont toujours en cours pour déterminer les circonstances de l'accident.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2025/07/17/nous-navons-pas-la-capacite-a-intervenir-de-facon-offensive-indique-le-prefet-au-lendemain-de-la-collision-avec-un-kwassa/">« Nous n&rsquo;avons pas la capacité à intervenir de façon offensive », indique le préfet au lendemain de la collision avec un kwassa</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Vers 4 h du matin, mardi 15 juillet, un kwassa-kwassa en provenance d&rsquo;Anjouan, avec 19 personnes à son bord, se rapproche de Sada quand il est repéré par la police aux frontières. La rencontre entre les deux embarcations tourne au drame lorsque ces dernières entrent en collision, faisant chavirer le kwassa-kwassa et tomber à l&rsquo;eau les personnes à son bord : 17 individus sont secourus, 2 autres décèdent. Dans un communiqué de presse, diffusé dans la matinée, la préfecture indique que le kwassa-kwassa a effectué un refus d&rsquo;obtempérer, ce qui a provoqué la collision.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Les filières d&rsquo;immigration clandestine premières responsables</strong></h2>
<figure id="attachment_2837" aria-describedby="caption-attachment-2837" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img fetchpriority="high" decoding="async" class="size-medium wp-image-2837" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/kwassa-300x225.jpg" alt="" width="300" height="225" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/kwassa-300x225.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/kwassa-1024x768.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/kwassa-768x576.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/kwassa-150x113.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/kwassa-696x522.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/kwassa-1068x801.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/kwassa.jpg 1280w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-2837" class="wp-caption-text">Le bateau est parti d&rsquo;Anjouan avec 19 personnes à son bord (photo d&rsquo;illustration).</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Au lendemain de l&rsquo;accident, ce mercredi 16 juillet, lors d&rsquo;une conférence de presse, le préfet de Mayotte, François-Xavier Bieuville, et le procureur de la République, Guillaume Dupont, tempèrent cette information, et indiquent attendre le résultat des enquêtes en cours qui doivent déterminer les circonstances de l&rsquo;accrochage mortel.</p>
<p style="text-align: justify;">Hier toute la journée et durant la nuit, deux avions de surveillance maritime, un hélicoptère et des intercepteurs ont quadrillé la zone pour vérifier si d&rsquo;autres personnes étaient en situation de détresse, un dispositif qui a été levé ce mercredi, le préfet indiquant pouvoir considérer qu&rsquo;il n&rsquo;y a pas d&rsquo;autres victimes.</p>
<p style="text-align: justify;">« <em>L&rsquo;État condamne fermement l&rsquo;attitude des filières d&rsquo;immigration clandestine, qui sont les premières responsables de ce drame, que ce soit les personnes qui participent au départ des Comores ou à l&rsquo;arrivée à Mayotte »</em>, insiste François-Xavier Bieuville, « <em>une vie est une vie et on ne peut pas accepter que ces vies soient mises en danger de cette façon là ».</em></p>
<p style="text-align: justify;">« <em>Une enquête de flagrance a été ouverte pour homicide et blessure involontaire aggravée, pour aide à l&rsquo;immigration et entrée irrégulière sur le territoire »</em>, précise Guillaume Dupont, « <em>la peine encourue pour ces faits est de dix ans d&#8217;emprisonnement »</em>. Pour le moment, le parquet ne connaît pas les rôles des personnes à bord de l&#8217;embarcation qui a chaviré. Aucune d&rsquo;entre elle n&rsquo;a donc été interpellée en tant que « passeur ». Les auditions menées actuellement doivent permettre d&rsquo;éclaircir ce point.</p>
<p style="text-align: justify;">Les passagers rescapés sont pour le moment placés en observation médicale et interrogés dans le cadre des enquêtes, ils seront ensuite « <em>susceptibles d&rsquo;être reconduits dans leurs destinations d&rsquo;origine »</em>, indique le préfet.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>De nombreuses interceptions ces derniers jours</strong></h2>
<p style="text-align: justify;">« <em>Les passages de kwassa-kwassa sont nombreux ces derniers jours. En deux jours, le parquet a été saisi pour trois affaires de ce type et les pilotes ont été incarcérés à la prison de Majicavo », </em>souligne Guillaume Dupont. <em>« Plus tôt dans la nuit, avant l&rsquo;accident, deux kwassas ont été interceptés, il s&rsquo;agissait de la troisième opération du jour »</em>, remarque le préfet.</p>
<figure id="attachment_13961" aria-describedby="caption-attachment-13961" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><img decoding="async" class="size-medium wp-image-13961" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/PAF-jpeg-300x156.webp" alt="PAF, Mayotte, kwassa" width="300" height="156" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/PAF-jpeg-300x156.webp 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/PAF-jpeg-768x398.webp 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/PAF-jpeg-150x78.webp 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/PAF-jpeg-696x361.webp 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/PAF-jpeg.webp 800w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-13961" class="wp-caption-text">Selon les autorités, les comportements des passeurs sont de plus en plus agressifs, mettant en danger la vie d&rsquo;autrui.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">« <em>Nous observons des comportements de plus en plus agressifs de la part des kwassa et des passeurs qui n&rsquo;hésitent pas à percuter les bateaux de la gendarmerie et de la police, et nous pouvons donc considérer qu&rsquo;il s&rsquo;agissait de comportements volontaires et donc de refus d&rsquo;obtempérer, ce qui n&rsquo;a pas été déterminé, pour le moment, dans l&rsquo;accident de mardi », </em>poursuit François-Xavier Bieuville. « <em>Ce phénomène se développe, on le voit devant les tribunaux et le législateur a pris conscience de cela, la mise en danger de la vie d&rsquo;autrui est lourdement sanctionnée par la loi », </em>ajoute Guillaume Dupont.</p>
<p style="text-align: justify;">Le préfet a également indiqué que les capacités de détection et d&rsquo;anticipation ont été rétablies depuis le cyclone Chido, « <em>à travers cette triste affaire nous démontrons notre capacité d&rsquo;intervenir de nouveau à pleine compétence ».</em></p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Des opérations de recherche et de secours « non-offensive »</strong></h2>
<p style="text-align: justify;">« <em>La doctrine d&rsquo;intervention du droit de la mer est une doctrine de <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2025/04/11/le-rideau-de-fer-sous-la-surveillance-constante-de-la-police-aux-frontieres/">recherche et de secours</a>, nous n&rsquo;avons pas une capacité à intervenir de façon offensive. L&rsquo;intervention d&rsquo;hier a été réalisée avec cette doctrine, et elle restera la même »</em>, relève François-Xavier Bieuville questionné sur le possible changement d&rsquo;approche des intercepteurs à l&rsquo;égard des kwassa-kwassa pour éviter de tels accidents. « <em>On distingue les personnes qui sont sur le kwassa du passeur. Ce dernier doit être intercepté, mais les passagers doivent être secourus pour être extraits de cette circonstance du danger qui est le passage lui-même. C&rsquo;est donc une opération de recherche et de secours et non une offensive ». </em>Le préfet note tout de même que l&rsquo;enquête doit permettre de vérifier si cette approche de recherche et de secours a été respectée ou non<em>.</em></p>
<figure id="attachment_26472" aria-describedby="caption-attachment-26472" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img decoding="async" class="size-medium wp-image-26472" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/IMG_2323-300x225.jpg" alt="Manuel Valls, Mayotte, Visite officielle, îlot Mtsamboro," width="300" height="225" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/IMG_2323-300x225.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/IMG_2323-1024x768.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/IMG_2323-768x576.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/IMG_2323-1536x1152.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/IMG_2323-2048x1536.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/IMG_2323-150x113.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/IMG_2323-696x522.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/IMG_2323-1068x801.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/IMG_2323-1920x1440.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/IMG_2323-1320x990.jpg 1320w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-26472" class="wp-caption-text">Les agents de la policière aux frontières disposeront prochainement d&rsquo;un ponton sur l&rsquo;îlot Mtsamboro dans le cadre de l&rsquo;opération « Mur de fer ». Un dispositif qui peut prévenir les accidents, estime le préfet.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Le préfet a terminé la conférence de presse en évoquant l&rsquo;opération « Mur de fer », lancée par Emmanuel Macron le 21 avril dernier lors de sa visite sur le territoire. « <em>Le Mur de fer va nous permettre une meilleure anticipation, c&rsquo;est-à-dire une meilleure capacité à voir plus loin pour détecter plus tôt et intervenir plus vite. Donc si un navire qui n&rsquo;est pas dans nos eaux territoriales voit un intercepteur, cela peut le dissuader de faire demi-tour. Mais si ce bateau persiste à rentrer sur le territoire, nous pouvons arriver sur zone plus rapidement. Avec ce travail d&rsquo;anticipation et de détection on multiplie les chances d&rsquo;éviter les accidents ».</em></p>
<p>Victor Diwisch</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2025/07/17/nous-navons-pas-la-capacite-a-intervenir-de-facon-offensive-indique-le-prefet-au-lendemain-de-la-collision-avec-un-kwassa/">« Nous n&rsquo;avons pas la capacité à intervenir de façon offensive », indique le préfet au lendemain de la collision avec un kwassa</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>La préfecture et l&#8217;autorité judiciaire unies dans la lutte contre l&#8217;immigration clandestine</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2025/05/22/la-prefecture-et-lautorite-judiciaire-unis-dans-la-lutte-contre-limmigration-clandestine/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Victor Diwisch]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 22 May 2025 02:30:39 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Océan Indien]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[autorité judiciaire]]></category>
		<category><![CDATA[immigration clandestine]]></category>
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		<category><![CDATA[migrants]]></category>
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		<category><![CDATA[procureur]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Un boutre de plusieurs mètres de hauteur a été détruit, ce mercredi 21 mai, au port de Longoni. La destruction de ce bateau, utilisé par une filière de passeurs pour rejoindre Mayotte au départ de la Tanzanie, marque la fin de la première opération de lutte contre “l’immigration clandestine”, réalisée conjointement entre la préfecture et l’autorité judiciaire en France. Une coopération qui s’inscrit dans le plan Uhura wa Shaba, présenté par le président de la République en avril dernier.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2025/05/22/la-prefecture-et-lautorite-judiciaire-unis-dans-la-lutte-contre-limmigration-clandestine/">La préfecture et l&rsquo;autorité judiciaire unies dans la lutte contre l&rsquo;immigration clandestine</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><span style="font-weight: 400;">Sans forcer, la pince de la pelleteuse fait voler en éclats le bois sec, abimé par le soleil et le sel, d’un boutre, sur le quai du port de Longoni. En quelques secondes, dans un bruit de craquement, la cabine du bateau, de plusieurs mètres de hauteur, est démantelée, laissant apparaître les quelques affaires entassées à l’intérieur dans un nuage de poussière.</span></p>
<figure id="attachment_29414" aria-describedby="caption-attachment-29414" style="width: 210px" class="wp-caption alignleft"><img loading="lazy" decoding="async" class=" wp-image-29414" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/05/Boutre-300x200.jpg" alt="Lutte contre l'immigration clandestine, préfet, François Xavier Bieuville, procureur, Guillaume Dupont, boutre" width="210" height="140" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/05/Boutre-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/05/Boutre-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/05/Boutre-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/05/Boutre-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/05/Boutre.jpg 800w" sizes="auto, (max-width: 210px) 100vw, 210px" /><figcaption id="caption-attachment-29414" class="wp-caption-text">Guillaume Dupont, procureur de la République et François-Xavier Bieuville, préfet de Mayotte, devant la destruction du boutre</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-weight: 400;">Au pied de la carcasse qui se délite peu à peu, le préfet François-Xavier Bieuville et le procureur de la République, Guillaume Dupont, posent pour la photo. La destruction de ce bateau marque la dernière étape de l’opération conjointe menée par l’autorité administrative : la préfecture, et l’autorité judiciaire, qui a permis d’arrêter l’embarcation en provenance de Tanzanie.</span></p>
<h2></h2>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Une première entre la préfecture et l&rsquo;autorité judiciaire</strong></h2>
<p style="text-align: justify;"><i><span style="font-weight: 400;">« C’est la première fois dans le pays que la Marine nationale, que l’ensemble des services de police et que l’autorité judiciaire participent à une opération de lutte contre l’immigration clandestine</span></i><span style="font-weight: 400;">”, insiste François-Xavier Bieuville, qui précise que l’opération a été coordonnée à l’échelle régionale et sous la supervision du préfet de zone basé à La Réunion. Habituellement, les opérations conjointes concernent la lutte contre les « grands trafics mondiaux »,  dont le trafic de stupéfiants, cette opération illustre donc une volonté de s’attaquer davantage à la lutte contre « l’immigration clandestine ».</span></p>
<p style="text-align: justify;"><i><span style="font-weight: 400;">« Dès son arrivée à Mayotte, le procureur de la République s’est joint à notre autorité pour poursuivre cette opération »</span></i><span style="font-weight: 400;">, s’est réjouit le préfet qui compte perpétuer la mise en place de tels dispositifs. « </span><i><span style="font-weight: 400;">Dans ce partenariat il y a la sanction et c’est justement le rôle de l’autorité judiciaire. L’objectif est de demander la sanction des passeurs</span></i><span style="font-weight: 400;">, </span><i><span style="font-weight: 400;">on parle de traite des êtres humains, les mots sont forts</span></i><span style="font-weight: 400;">”, a ajouté Guillaume Dupont. « </span><i><span style="font-weight: 400;">Dans un contexte où la population mahoraise à soif de justice et veut que l’immigration clandestine soit une lutte permanente, nos deux autorités sont de concert sur ce sujet là ».</span></i></p>
<figure id="attachment_29422" aria-describedby="caption-attachment-29422" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-29422" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/05/DSC_0018-300x200.jpg" alt="Lutte contre l'immigration clandestine, préfet, François Xavier Bieuville, procureur, Guillaume Dupont, boutre" width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/05/DSC_0018-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/05/DSC_0018-1024x683.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/05/DSC_0018-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/05/DSC_0018-1536x1024.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/05/DSC_0018-2048x1365.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/05/DSC_0018-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/05/DSC_0018-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/05/DSC_0018-1068x712.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/05/DSC_0018-1920x1280.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/05/DSC_0018-1320x880.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-29422" class="wp-caption-text">Le préfet François-Xavier Bieuville a insisté sur le fait que cette opération conjointe sur la LIC est une première en France</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-weight: 400;">Un rapprochement des autorités qui s’inscrit dans le lancement du plan Uhura Wa Shabat (« mur de fer » en mahorais), annoncé par le président de la République lors de sa visite le 21 avril dernier et qui a pour objectif de passer de 25.000 retours à la frontière à 35.000. Une volonté qui nécessite des moyens renforcés pour l’autorité administrative afin d’augmenter le nombre d’interpellations, mais aussi l’implication de l’autorité judiciaire pour judiciariser les situations irrégulières, poursuivre les passeurs et ordonner la saisie des bateaux. « </span><i><span style="font-weight: 400;">Je suis arrivé il y a un mois et demi, le constat est clair, l’immigration clandestine provient de filières organisées et donc c’est de notre responsabilité, de la Justice de l’Etat, d’affirmer la sévérité »,</span></i><span style="font-weight: 400;"> continue Guillaume Dupont. « </span><i><span style="font-weight: 400;">En tant que procureur de la République je demanderai au tribunal, la plus grande fermeté par rapport aux personnes qui soudoient l’humanité et les personnes en souffrance, la fermeté sera au rendez-vous ».</span></i></p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Les passeurs en détention provisoire, la majorité des personnes expulsées</strong></h2>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-weight: 400;">Dans le cas du boutre arraisonné, Guillaume Dupont a précisé que moins d’une dizaine de passeurs ont été placés en détention provisoire, qu’un juge d’instruction a été saisi, et que le but est désormais de déterminer les responsabilités de chacun. Du côté des personnes transportées dans le bateau, 70 ont été interpellées. Certaines sont toujours au Centre de rétention administrative (CRA) et <em>« une bonne partie »</em> ont été reconduits, a expliqué François-Xavier Bieuville.</span></p>
<figure id="attachment_24326" aria-describedby="caption-attachment-24326" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-24326" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/Ts2-3-300x200.jpg" alt="campement, Tsoundzou, exilés" width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/Ts2-3-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/Ts2-3-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/Ts2-3-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/Ts2-3-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/Ts2-3.jpg 800w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-24326" class="wp-caption-text">Depuis le 28 février dernier, des centaines de personnes ont été installées par la préfecture dans un camp à Tsoundzou, en proie à divers formes de violences</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-weight: 400;">« <em>Ces</em></span><em><span style="font-weight: 400;"> opérations ont des effets directs sur l’entrée irrégulière sur le territoire national.</span></em><i><span style="font-weight: 400;"> La bonne nouvelle c’est qu’on réussit à empêcher un certain nombre de personnes qui sont dans de très grandes difficultés, dans des situations de violences, de se retrouver à Mayotte, parce que les violences qu’elles rencontreront ici seront tout aussi importantes »</span></i><span style="font-weight: 400;">, souligne le préfet, laissant entendre que Mayotte ne dispose pas de moyens ni d&rsquo;une volonté suffisante pour accueillir ces personnes dont la plupart voient l’île française comme un moyen d&rsquo;accéder à de meilleures conditions de vie et à une certaine sécurité.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-weight: 400;">Depuis le début de l’année, des personnes arrivées à Mayotte depuis les Comores, mais surtout depuis le continent africain, subissent — dans l’attente de l’obtention d’un titre de séjour ou d’une avancée dans leur demande d’asile — des conditions de vie parfois indignes, comme dans <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2025/03/07/apres-le-college-de-kwale-et-la-rue-les-exiles-installes-au-milieu-de-la-foret-a-tsoundzou-2/">le camp situé à la sortie de Tsoundzou II</a>. Selon des sources sur place, des viols ont eu lieu sur plusieurs femmes au sein du camp, et les attaques de jeunes des quartiers avoisinants sont nombreuses. Et si la préfecture fait des efforts pour trouver des logements aux personnes vulnérables, comme les enfants ou les femmes, la situation n’est pas tenable.</span></p>
<figure id="attachment_10636" aria-describedby="caption-attachment-10636" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-10636" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_1299-300x191.jpg" alt="" width="300" height="191" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_1299-300x191.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_1299-150x95.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_1299-696x442.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_1299.jpg 702w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-10636" class="wp-caption-text">Pour lutter contre les passeurs, une plus grande coopération régionale et internationale est nécessaire, sur le plan diplomatique mais aussi juridique</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-weight: 400;">Et pour empêcher davantage les passeurs de se rendre à Mayotte, le préfet et le procureur ont insisté sur le besoin d’une plus large coopération régionale et internationale. <em>« On est en relation avec l’ensemble de nos voisins, qu’ils soient africains ou insulaires proches et c’est dans ce dialogue international qui relève de l’autorité présidentielle que ces relations doivent être construites et développées”</em>, note François-Xavier Bieuville. « </span><i><span style="font-weight: 400;">Au niveau judiciaire, la coopération internationale va également se développer »,</span></i><span style="font-weight: 400;"> relève Guillaume Dupont.</span><i><span style="font-weight: 400;"> “Actuellement une réflexion est menée sous l’impulsion du parquet général de la cour d’appel de Saint-Denis de La Réunion, qui souhaite développer davantage ces liens. L’entraide pénale internationale aura toute sa force dans la lutte contre l’immigration clandestine à Mayotte ».</span></i></p>
<p style="text-align: justify;">Victor Diwisch</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2025/05/22/la-prefecture-et-lautorite-judiciaire-unis-dans-la-lutte-contre-limmigration-clandestine/">La préfecture et l&rsquo;autorité judiciaire unies dans la lutte contre l&rsquo;immigration clandestine</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
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		<title>Valls à Mtsamboro : La reconquête de l’îlot entre souveraineté agricole et tensions sociales</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2025/04/10/valls-a-mtsamboro-la-reconquete-de-lilot-entre-souverainete-agricole-et-tensions-sociales/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Mathilde HANGARD]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 10 Apr 2025 02:15:07 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Environnement]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
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		<category><![CDATA[Visite officielle]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le projet "Shisiwa Mtsamboro" porté par l’État et les autorités locales pour restaurer l’agriculture traditionnelle et renforcer la lutte contre l’immigration clandestine suscite de vives tensions sur le terrain, entre habitants, autorités et services de l’État.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2025/04/10/valls-a-mtsamboro-la-reconquete-de-lilot-entre-souverainete-agricole-et-tensions-sociales/">Valls à Mtsamboro : La reconquête de l’îlot entre souveraineté agricole et tensions sociales</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p class="p2" style="text-align: justify;">Cette deuxième journée de visite officielle de Manuel Valls, ministre des Outre-mer, a commencé sur des chapeaux de roues. « <em>Il faut avoir le pied marin », </em>s&rsquo;est exclamé le Ministre des Outre-mer à peine débarqué au port de Longoni pour débuter cette journée qui s&rsquo;annonçait entre terre et mer.</p>
<p style="text-align: justify;">Après avoir visité le port de Longoni et le périmètre de décasage du quartier Hacomba à Dzoumogné dans le cadre de l&rsquo;opération Wuambushu, Manuel Valls est arrivé en bateau aux abords de l’îlot Mtsamboro, sans débarquer, pour une visite axée sur la création d’une base militaire navale avancée. Étape clé du programme autour de l’îlot M’Tsamboro, pour mener à bien une opération de reconquête agricole et sécuritaire « <em>Shisiwa Mtsamboro ».</em> Ce projet vise à restaurer la souveraineté de l&rsquo;État sur cet îlot, en faisant d&rsquo;une pierre sécuritaire, deux coups culturels et environnementaux : d&rsquo;une part, en rétablissant les cultures traditionnelles et d&rsquo;autre part, en améliorant les dispositifs de lutte contre « l’immigration clandestine ».</p>
<h2 class="p4" style="text-align: center;"><strong><span class="s4">Un projet ambitieux de reconquête agricole et sécuritaire</span></strong></h2>
<figure id="attachment_2596" aria-describedby="caption-attachment-2596" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Tobe-temoin.jpeg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-2596" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Tobe-temoin-300x268.jpeg" alt="Mayotte, tobé, Mtsamboro, " width="300" height="268" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Tobe-temoin-300x268.jpeg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Tobe-temoin-768x685.jpeg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Tobe-temoin-150x134.jpeg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Tobe-temoin-696x621.jpeg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Tobe-temoin.jpeg 800w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-2596" class="wp-caption-text">Le tobé témoin avant le passage du cyclone Chido qui l&rsquo;a en partie détruit</figcaption></figure>
<p class="p2" style="text-align: justify;"><span class="s1">L’opération « <em>Shisiwa Mtsamboro »,</em> lancée par la préfecture de Mayotte, s’inscrit dans un projet global de réhabilitation de l’îlot Mtsamboro, zone convoitée pour son potentiel agricole et pour sa proximité avec les Comores, notamment Anjouan. La terre de cet îlot et son taux d&rsquo;ensoleillement, lui valent notamment une réputation sans égal pour ses oranges, considérées comme les meilleures de Mayotte. Cependant, l’arrivée quasi quotidienne de migrants en situation irrégulière, majoritairement venus des Comores, a progressivement changé l&rsquo;équilibre </span>écosystémique <span class="s1">de l&rsquo;îlot. L&rsquo;installation de constructions illégales, comme des « bangas » ou des tentes de passage, et la plantation de bananiers, ont provoqué une déforestation progressive du lieu et ont altéré le potentiel agricole de l&rsquo;îlot. </span></p>
<p class="p2" style="text-align: justify;"><span class="s1">Lancé en 2022 par les autorités, le projet de restauration de l’îlot Mtsamboro, a pour objectif de lui redonner une vocation agricole, en éliminant les constructions non autorisées et en réintroduisant des cultures durables. Le retour aux « tobés », ces constructions traditionnelles en bois destinées aux agriculteurs, fait partie intégrante de cette vision de renouveau. Le maire de Mtsamboro, Laïthidine Ben Saïd, a insisté sur la nécessité de reconstruire ces structures, tout en préservant les pratiques agricoles historiques qui ont forgé l’identité de l’île. « <em>Le but c’est de mettre en place un chapelet de tobés tout au long de l’îlot pour y assoir une souveraineté agricole et environnementale », </em>a déclaré un représentant du projet.</span></p>
<h2 class="p4" style="text-align: center;"><strong><span class="s4">Le ponton une infrastructure « stratégique »  </span></strong></h2>
<figure id="attachment_21251" aria-describedby="caption-attachment-21251" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Intercepteur.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-21251" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Intercepteur-300x170.jpg" alt="LIC, Immigration clandestine, Mayotte" width="300" height="170" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Intercepteur-300x170.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Intercepteur-150x85.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Intercepteur-696x394.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Intercepteur.jpg 750w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-21251" class="wp-caption-text">L&rsquo;enjeu est que Mtsamboro se positionne comme « un poste avancé du rideau de fer », a précisé le maire de la municipalité, Laithidine Ben Saïd</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Mais derrière cette restauration écologique, le projet revêt surtout un intérêt « stratégique », pour reprendre la formulation du ministre des Outre-mer, dans la lutte contre « l&rsquo;immigration clandestine » à Mayotte. <span class="s1">En raison de sa position géographique, l’îlot est une zone privilégiée pour l&rsquo;arrivée des kwassas vers le 101ème département français, ces embarcations de fortune qui font la navette entre Mayotte et les Comores. Le gouvernement souhaite ainsi construire un ponton sur l&rsquo;îlot pour les autorités mobilisées dans la lutte contre « l&rsquo;immigration clandestine ». </span><span class="s1">Ce dispositif fait partie d’une initiative plus large, comme souhaitée par l&rsquo;ancien ministre de l&rsquo;intérieur, Gérald Darmanin, pour renforcer le « rideau de fer maritime » autour de Mayotte pour limiter les flux migratoires. Le ponton des agents de la police aux frontières devrait être construit sur une plage donnant vers Mayotte. « <em>Le ponton sera installé sur une zone à l&rsquo;abris du vent,</em></span><em> sur pieux, pour s’adapter aux marées</em><span class="Apple-converted-space"><em> et servir aux équipages »,</em> a commenté un représentant du projet. </span><span class="s1">Au total, entre le tobé et le ponton, les travaux de restauration de l&rsquo;îlot sont estimés à deux millions d’euros.  </span></p>
<h2 class="p4" style="text-align: center;"><strong><span class="s4">Des tensions sociales : entre héritage et modernité</span></strong></h2>
<figure id="attachment_26471" aria-describedby="caption-attachment-26471" style="width: 225px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/IMG_2333-scaled.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-26471" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/IMG_2333-225x300.jpg" alt="Manuel Valls, Mayotte, Visite officielle, îlot Mtsamboro," width="225" height="300" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/IMG_2333-225x300.jpg 225w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/IMG_2333-768x1024.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/IMG_2333-1152x1536.jpg 1152w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/IMG_2333-1536x2048.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/IMG_2333-150x200.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/IMG_2333-300x400.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/IMG_2333-696x928.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/IMG_2333-1068x1424.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/IMG_2333-scaled.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/IMG_2333-1320x1760.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 225px) 100vw, 225px" /></a><figcaption id="caption-attachment-26471" class="wp-caption-text">Pour ce projet, aucun calendrier n&rsquo;a été transmis. La mairie de Mtsamboro devra trouver des fonds pour financer cette opération et pourra compter sur le soutien de l&rsquo;État, a expliqué la préfecture du département</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;"><span class="s1">Néanmoins, l&rsquo;opération « <em>Shisiwa Mtsamboro</em> » n’est pas sans soulever des tensions parmi les habitants de l’îlot et de la commune de Mtsamboro. D&rsquo;abord, au sujet de la localisation du futur ponton. Certains habitants de Mtsamboro pointent le fait que le ponton, situé sur le côté opposé de l’île par rapport aux arrivées de migrants, pourrait compliquer les interventions des autorités.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span class="s1">De plus, l&rsquo;expression de « reprise en main », utilisé par les autorités pour décrire l’opération, continue d&rsquo;hérisser les poils de certains habitants qui revendiquent un droit de regard sur l’avenir de leur îlot. Pour ces derniers, l’îlot Mtsamboro n’est pas seulement un territoire agricole ou un espace touristique, c’est surtout un héritage familial, une terre sacrée qu’ils occupent depuis des générations. L</span><span class="s1">’idée de reconstruire des tobés « modernes », loin de répondre à l’attente des habitants qui souhaitent préserver l’authenticité de l’îlot, avait suscité quelques vives contestations. La confusion entre le « tobé » traditionnel, symbole d’un mode de vie rural, et ces nouvelles constructions perçues comme une forme de « logement de campement », sont encore au cœur des débats.</span></p>
<p>Mathilde Hangard</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2025/04/10/valls-a-mtsamboro-la-reconquete-de-lilot-entre-souverainete-agricole-et-tensions-sociales/">Valls à Mtsamboro : La reconquête de l’îlot entre souveraineté agricole et tensions sociales</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
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