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	<title>Archives des histoire - Le Journal De Mayotte</title>
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	<description>L&#039;information à Mayotte</description>
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	<title>Archives des histoire - Le Journal De Mayotte</title>
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		<title>À Mamoudzou, une exposition pour remettre le mrengué au sein de son histoire</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/06/15/a-mamoudzou-une-exposition-pour-remettre-le-mrengue-au-sein-de-son-histoire/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Shanyce MATHIAS ALI]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 15 Jun 2026 01:30:55 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
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		<category><![CDATA[Tradition]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Du 12 au 14 juin, les Archives départementales de Mayotte ont ouvert une exposition consacrée au mrengué, un art martial traditionnel aujourd’hui souvent associé à des combats de rue, mais dont les organisateurs veulent surtout rappeler l’histoire, les règles et la place sociale dans les villages d’autrefois.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/06/15/a-mamoudzou-une-exposition-pour-remettre-le-mrengue-au-sein-de-son-histoire/">À Mamoudzou, une exposition pour remettre le mrengué au sein de son histoire</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">L’événement s’inscrit dans la Semaine internationale des archives, célébrée chaque année autour du 9 juin. Au sein de l&rsquo;hémicycle, des panneaux, une frise et une vidéo racontent une histoire plus large que celle des images actuelles. L’objectif est clair pour les organisateurs : replacer cette pratique dans son contexte, et rappeler ce qu’elle représentait autrefois. L’exposition avait déjà été présentée en avril, lors de la commémoration de l’abolition de l’esclavage et revient cette fois dans un format plus enrichi.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Une pratique encadrée, loin des images actuelles</strong></h2>
<p style="text-align: justify;" data-start="1298" data-end="1439">Pour les équipes des archives, le point de départ est simple. Il faut rappeler que le mrengué n’a pas toujours ressemblé à ce qui circule aujourd’hui. « <em>Ça nous a paru nécessaire parce que le mrengué a pris tellement d’ampleur durant le mois de ramadan, donc on a souhaité retracer son histoire</em> », explique Inssa de Nguizijou, du service communication des Archives départementales. Dans les souvenirs collectés, le mregué apparaît comme une pratique sociale bien organisée, portée par les adultes du village, avec des règles connues et un cadre précis.</p>
<figure id="attachment_53386" aria-describedby="caption-attachment-53386" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img fetchpriority="high" decoding="async" class="size-medium wp-image-53386" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_8403-2-300x224.jpg" alt="" width="300" height="224" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_8403-2-300x224.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_8403-2-1024x764.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_8403-2-768x573.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_8403-2-150x112.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_8403-2-485x360.jpg 485w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_8403-2-696x519.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_8403-2-1068x797.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_8403-2-265x198.jpg 265w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_8403-2-500x373.jpg 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_8403-2-800x597.jpg 800w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_8403-2.jpg 1179w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-53386" class="wp-caption-text">Siti Yahaya Boinaïdi, responsable du service des archives orales.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;" data-start="1298" data-end="1439">« <em>Une fois que l’espace de combat est clos, on arrête le combat, on ne se bat plus. Donc la poignée de main donnée par les adversaires à la fin du combat symbolise l’arrêt des hostilités</em> », raconte Siti Yahaya Bounaïdi, responsable du service des archives orales.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="1298" data-end="1439">Mais un décalage revient assez vite entre ce souvenir de la pratique traditionnelle et ce qui est observé aujourd’hui. Sur les réseaux sociaux, lors de certaines périodes comme le ramadan, à Mayotte, à La Réunion ainsi qu&rsquo;à l&rsquo;héxagone, le mrengué est représenté par des combats de rue parfois dramatique, sans le cadre  ni les règles  d&rsquo;autrefois.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="1298" data-end="1439">«<em> Les consignes qui soutenaient cette pratique autrefois se sont effilochées. Le mrengué répondait à quelque chose dans une société en particulier, celle-ci a évolué et les règles d&rsquo;avant  ne sont plus les mêmes</em> », constate-t-elle.</p>
<h2 style="text-align: center;" data-start="1298" data-end="1439"><strong>Une mémoire surtout orale</strong></h2>
<figure id="attachment_53384" aria-describedby="caption-attachment-53384" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><img decoding="async" class="wp-image-53384 size-medium" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_8370-300x225.jpg" alt="" width="300" height="225" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_8370-300x225.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_8370-1024x768.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_8370-768x576.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_8370-1536x1152.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_8370-2048x1536.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_8370-150x113.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_8370-696x522.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_8370-1068x801.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_8370-1920x1440.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_8370-265x198.jpg 265w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_8370-500x375.jpg 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_8370-800x600.jpg 800w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_8370-1280x960.jpg 1280w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_8370-1320x990.jpg 1320w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-53384" class="wp-caption-text">Une vidéo donnant la parole à différents acteurs de la culture mahoraise a aussi été présentée aux visiteurs.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Pour construire cette exposition, les équipes ont dû multiplier les sources, car la pratique  est peu documentée à l’écrit, tout repose essentiellement sur la mémoire orale. Celle-ci a été croisée avec d&rsquo;autres documents tels que des photographies, de la littérature administrative, ou encore des récits de voyageurs. Pour  tenter de combler les zones d’ombre.  « <em>On a également fait appel aux anciens qui ont connu la tradition, pour restituer vraiment les valeurs culturelles, comme le contrôle de soi ou encore la danse</em> », partage-t-il.</p>
<p style="text-align: justify;">Dans une société comme Mayotte, où les histoires et traditions se transmettent oralement. Ce travail de collecte est décrit comme indispensable, pour les archivistes du Département-Région. « <em>Nos archives, c’est la parole. Notre rôle justement est de récupérer cette parole et la conserver pour la transmettre aux nouvelles générations</em> ».</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong data-start="381" data-end="430">Une pratique à transmettre</strong></h2>
<p style="text-align: justify;">En effet, cette évolution de l&rsquo;art martial pose aussi la question de sa transmission auprès de la jeunesse mahoraise. C’est justement l’un des enjeux portés par l’exposition, qui cherche à montrer  ce que représentait cette pratique au-delà du simple affrontement. Pour Saindou Abdou, enseignant à l’école Longoni Bassin, ce genre d’événement permet aux élèves de mieux comprendre une partie de leur histoire. « <em>On a toujours une grand-mère ou un grand-père pour nous conter la vie d&rsquo;avant. Mais maintenant, comme on est mélangé à d&rsquo;autres cultures c&rsquo;est plus compliqué de suivre la tradition à l&rsquo;ancienne</em> ».</p>
<figure id="attachment_53387" aria-describedby="caption-attachment-53387" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img decoding="async" class="size-medium wp-image-53387" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_8388-2-2-300x225.jpg" alt="" width="300" height="225" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_8388-2-2-300x225.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_8388-2-2-1024x768.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_8388-2-2-768x576.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_8388-2-2-1536x1152.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_8388-2-2-2048x1536.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_8388-2-2-150x113.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_8388-2-2-696x522.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_8388-2-2-1068x801.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_8388-2-2-1920x1440.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_8388-2-2-265x198.jpg 265w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_8388-2-2-500x375.jpg 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_8388-2-2-800x600.jpg 800w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_8388-2-2-1280x960.jpg 1280w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_8388-2-2-1320x990.jpg 1320w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-53387" class="wp-caption-text">Les visiteurs ont également pu avoir accès à plusieurs documents des archives du Département-Région.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">La présentation a aussi permis de découvrir le fonctionnement de la société à cette époque. Halima Ramadani, venue la visiter pendant sa pause, explique qu’elle connaissait surtout cette pratique ancienne à travers quelques récits familiaux.</p>
<p style="text-align: justify;">« <em>C’est toujours intéressant d’en apprendre plus sur sa culture et l’histoire de son île. Pour moi c&rsquo;était juste des combats mais là avec cette présentation, j&rsquo;ai appris que c&rsquo;était aussi de la danse de la musique, des moments de partage avec les villages voisins</em> », confie-t-elle.</p>
<p style="text-align: justify;">Au-delà de cette exposition, les acteurs culturels du département entendent poursuivre ce travail de transmission de la mémoire et de la culture mahoraise à travers différents dispositifs, via les Archives départementales, ainsi que le musée de Mayotte (MuMA). L’idée est de rendre ces ressources plus accessibles à la population.</p>
<p data-start="1298" data-end="1439">Shanyce MATHIAS ALI.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/06/15/a-mamoudzou-une-exposition-pour-remettre-le-mrengue-au-sein-de-son-histoire/">À Mamoudzou, une exposition pour remettre le mrengué au sein de son histoire</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Esclavage et héritages culturels : bâtir une mémoire et un patrimoine collectifs pour l’avenir</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/04/28/esclavage-et-heritages-culturels-batir-une-memoire-et-un-patrimoine-collectifs-pour-lavenir/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Victor Diwisch]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 28 Apr 2026 02:15:21 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Education]]></category>
		<category><![CDATA[Océan Indien]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[Conférence]]></category>
		<category><![CDATA[culture]]></category>
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		<category><![CDATA[FATMA]]></category>
		<category><![CDATA[histoire]]></category>
		<category><![CDATA[Mayotte]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>À l’occasion du Festival des arts traditionnels de Mayotte, une conférence a ravivé les mémoires de l’esclavage et de l’engagisme sur l’île. Entre héritage historique, enjeux de patrimonialisation et absence dans les programmes scolaires, la question de la transmission aux jeunes générations reste entière, dans un contexte social de plus en plus tendu.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/04/28/esclavage-et-heritages-culturels-batir-une-memoire-et-un-patrimoine-collectifs-pour-lavenir/">Esclavage et héritages culturels : bâtir une mémoire et un patrimoine collectifs pour l’avenir</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><span style="font-weight: 400;">La 18ᵉ édition du Festival des arts traditionnels de Mayotte (FATMA), portée par le Département-Région et son Office culturel départemental dans le cadre des commémorations de l’abolition de l’esclavage à Mayotte, a débuté le samedi 25 avril au matin par une conférence intitulée : <em>« Esclavage et mémoire collective à Mayotte »</em>, organisée dans l’hémicycle Younoussa Bamana.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-weight: 400;">Animée par le docteur Abdou Salami Baco, cette matinée a d’abord permis de replonger au cœur de la réalité des plantations agricoles et sucrières dès 1841, avec l’arrivée des colons français sur l’île, grâce à l’intervention de Siti Yahaya Boinaïdi, responsable des archives orales aux Archives départementales de Mayotte.</span></p>
<figure id="attachment_50541" aria-describedby="caption-attachment-50541" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-50541" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/WhatsApp-Image-2026-04-27-at-09.56.58-1-300x225.jpeg" alt="Siti Yahaya Boinaïdi, responsable des archives orales aux Archives départementales de Mayotte." width="300" height="225" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/WhatsApp-Image-2026-04-27-at-09.56.58-1-300x225.jpeg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/WhatsApp-Image-2026-04-27-at-09.56.58-1-1024x768.jpeg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/WhatsApp-Image-2026-04-27-at-09.56.58-1-768x576.jpeg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/WhatsApp-Image-2026-04-27-at-09.56.58-1-1536x1152.jpeg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/WhatsApp-Image-2026-04-27-at-09.56.58-1-2048x1536.jpeg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/WhatsApp-Image-2026-04-27-at-09.56.58-1-150x113.jpeg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/WhatsApp-Image-2026-04-27-at-09.56.58-1-696x522.jpeg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/WhatsApp-Image-2026-04-27-at-09.56.58-1-1068x801.jpeg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/WhatsApp-Image-2026-04-27-at-09.56.58-1-1920x1440.jpeg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/WhatsApp-Image-2026-04-27-at-09.56.58-1-265x198.jpeg 265w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/WhatsApp-Image-2026-04-27-at-09.56.58-1-1320x990.jpeg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-50541" class="wp-caption-text">La stèle sur l&rsquo;abolition de l&rsquo;esclavage à Mayotte dans le jardin du Département-Région.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-weight: 400;">Elle a ensuite mis en lumière les enjeux du patrimoine culturel mahorais dans un territoire marqué par la succession de différentes « missions civilisationnelles », ayant tour à tour façonné Mayotte en colonie puis en espace au statut évolutif, traversé par d’importants mouvements de population. Une réflexion illustrée par la question soulevée par le directeur de la Culture, Mohamed M’trengoueni : quels éléments ont été laissés de côté, et lesquels ont été préservés ?</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-weight: 400;">Enfin, le docteur en sciences du langage, Mlaili Condro, et l’historien et archiviste, Inssa De N’Guizijou, ont mis en lumière le vocabulaire du quotidien — mots et expressions — qui portent encore les traces, souvent méconnues par la population, de la société coloniale et esclavagiste et qui forment une partie de la mémoire collective mahoraise actuelle.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-weight: 400;">Ces interventions ont ouvert de nombreuses pistes de réflexion, tant sur l’histoire que sur l’identité et la culture de Mayotte, tout en soulignant la nécessité de rendre ces savoirs accessibles à tous, à travers la création de lieux, de monuments et de temps dédiés, afin de mieux comprendre, mais aussi interroger, son propre passé. À l’issue de ces échanges, une question essentielle a émergé : comment transmettre cette histoire aux jeunes générations ? Une attente qui, en 2026, demeure toujours sans réponse claire, alors même que les jeunes ont besoin de connaître leur histoire pour construire leur identité et bâtir la société de demain avec toutes les cartes en main.</span></p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Après l’esclavage, l’engagisme</strong></h2>
<figure id="attachment_2222" aria-describedby="caption-attachment-2222" style="width: 288px" class="wp-caption alignright"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-2222" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/usine-sucriere-288x300.png" alt="" width="288" height="300" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/usine-sucriere-288x300.png 288w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/usine-sucriere-150x156.png 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/usine-sucriere-300x312.png 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/usine-sucriere.png 490w" sizes="auto, (max-width: 288px) 100vw, 288px" /><figcaption id="caption-attachment-2222" class="wp-caption-text">Les vestiges de l&rsquo;usine sucrière d&rsquo;Hajangoua.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-weight: 400;">L’esclavage est aboli à Mayotte en 1846, dans une société alors structurée en trois grandes catégories : les élites aristocratiques, les hommes libres et les esclaves. <em>« Ces derniers, majoritairement originaires du Mozambique et de la côte Est de l’Afrique, représentaient plus de 2.300 individus sur une population totale estimée à environ 5.200 habitants »</em>, souligne Siti Yahaya Boinaïdi.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-weight: 400;">Toutefois, cette abolition suscite de fortes tensions. Les propriétaires d’esclaves menacent de quitter l’île en emportant leur main-d’œuvre, faisant peser un risque majeur sur une économie largement fondée sur les plantations, notamment sucrières. Pour éviter une déstabilisation, l’administration coloniale met en place un nouveau dispositif : les esclaves sont affranchis mais doivent accepter des contrats de travail de trois à cinq ans dans les exploitations, présentés comme une étape vers une liberté complète. Officiellement, il s’agit d’employer des travailleurs libres. En réalité, ce système — qui marque les débuts de <em>« l’engagisme »</em> — prolonge des formes de dépendance : face au manque de main-d’œuvre, certains travailleurs sont recrutés parmi d’anciens esclaves, parfois issus de circuits clandestins ou de territoires où la traite est encore pratiquée.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-weight: 400;"><em>« Malgré cela, le manque de main-d’œuvre se fait sentir et Mayotte signe un partenariat avec Anjouan pour faire venir des hommes travailler dans les plantations. Malgré les lois et l’abolition de l’esclavage, beaucoup de personnes arrivent à Dzaoudzi où elles signent des contrats mentionnant leur identité, leur travail, leur logement et leur rémunération avant d’être envoyées en Grande-Terre. Certains obtiennent même un lopin de terre »</em>, poursuit la responsable des archives orales.</span></p>
<figure id="attachment_50542" aria-describedby="caption-attachment-50542" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-50542" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/WhatsApp-Image-2026-04-27-at-10.05.04-300x225.jpeg" alt="" width="300" height="225" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/WhatsApp-Image-2026-04-27-at-10.05.04-300x225.jpeg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/WhatsApp-Image-2026-04-27-at-10.05.04-1024x768.jpeg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/WhatsApp-Image-2026-04-27-at-10.05.04-768x576.jpeg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/WhatsApp-Image-2026-04-27-at-10.05.04-1536x1152.jpeg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/WhatsApp-Image-2026-04-27-at-10.05.04-2048x1536.jpeg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/WhatsApp-Image-2026-04-27-at-10.05.04-150x113.jpeg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/WhatsApp-Image-2026-04-27-at-10.05.04-696x522.jpeg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/WhatsApp-Image-2026-04-27-at-10.05.04-1068x801.jpeg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/WhatsApp-Image-2026-04-27-at-10.05.04-1920x1440.jpeg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/WhatsApp-Image-2026-04-27-at-10.05.04-265x198.jpeg 265w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/WhatsApp-Image-2026-04-27-at-10.05.04-1320x990.jpeg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-50542" class="wp-caption-text">Après l’installation de l’islam au VIIe siècle, l’arrivée des Malgaches puis des Européens, de quelle manière composons-nous avec tous ces héritages pour mieux vivre ?, interroge Mohamed M’trengoueni.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-weight: 400;">Mais dans les plantations, les conditions de vie et de travail sont similaires à celles de l’esclavage. Aux champs de 5 h à 19 h, sans interruption, la cadence est infernale. Le droit de pause est ignoré, voire interdit, les jours de repos aussi, et le salaire est souvent impayé. Les maltraitances sont nombreuses, l’accès aux soins rendu impossible ; des meurtres et des châtiments corporels ont lieu à l’abri des regards.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-weight: 400;">Cet épisode est marqué par la révolte des travailleurs en 1856, menée par Bakari Koussou, ancien proche du sultan Andriantsoly et esclavagiste lui-même. Capturé avec d’autres insurgés, il est tué sur la place publique à Dzaoudzi, sous les yeux de la population. Son histoire reste peu présente dans l’espace public, où aucun monument ni aucune plaque ne l’honore.</span></p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Patrimonialiser le patrimoine, un retard à combler</strong></h2>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-weight: 400;"><em>« Pourquoi ne fait-on rien pour valoriser le patrimoine ? »</em>, interroge Mohamed M’trengoueni, se demandant si les chaînes de l’esclavage sont <em>« complètement cassées »</em>.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-weight: 400;"><em>« Après l’installation de l’islam au VIIe siècle, l’arrivée des Malgaches puis des Européens, de quelle manière composons-nous avec tous ces héritages pour mieux vivre ? Mayotte et ses habitants se sont approprié ces cultures, en rejetant certaines et en empruntant d’autres. Mais leur mise en patrimoine est un processus scientifique et de transmission aux générations futures. Et si elles n’ont pas accès à ces informations, on aura du mal à les préserver »</em>, souligne-t-il. <em>« Il faut créer des lieux d’activités autour de cette histoire, des lieux de mémoire. Et pas juste des lieux sans intérêt, mais se demander : qu’est-ce que je veux en faire ? ».</em></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-weight: 400;">Les derniers témoignages de l’engagisme ont été enregistrés par les Archives départementales auprès des derniers travailleurs. Ils sont d’autant plus précieux que les usines sucrières ont été détruites entre les années 1990 et 2000 pour construire des habitations. Certains sites, comme à Hajangoua, Dzoumogné, Soulou ou Kawéni, ont été abandonnés à la fin du XIXe siècle, après le passage d’un cyclone. Chido est venu accentuer les dégâts. Aujourd’hui, les intercommunalités sont chargées du développement touristique de ces vestiges.</span></p>
<figure id="attachment_47216" aria-describedby="caption-attachment-47216" style="width: 225px" class="wp-caption alignright"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-47216" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/sucre-225x300.jpg" alt="Mayotte, patrimoine, restauration, machinerie usine sucrière," width="225" height="300" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/sucre-225x300.jpg 225w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/sucre-768x1024.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/sucre-1152x1536.jpg 1152w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/sucre-1536x2048.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/sucre-150x200.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/sucre-300x400.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/sucre-696x928.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/sucre-1068x1424.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/sucre-1320x1760.jpg 1320w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/sucre.jpg 1920w" sizes="auto, (max-width: 225px) 100vw, 225px" /><figcaption id="caption-attachment-47216" class="wp-caption-text">Dans l&rsquo;océan Indien, c&rsquo;est la machinerie de l’ancienne usine sucrière de Longoni de Mayotte qui a été choisie par le public pour bénéficier d&rsquo;une restauration lors de la 5e édition du Plus Grand Musée de France.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-weight: 400;">La 3CO et le Pôle d’Excellence Rurale ont récemment permis à plusieurs éléments de l’ancienne usine de Longoni d’être sélectionnés lors de la cinquième édition du <em>Plus Grand Musée de France</em>, u</span>n concours visant à financer la restauration du patrimoine. L’usine d’Hajangoua avait, elle, bénéficié de 46.000 euros via le Loto du patrimoine en octobre 2022, sans être visitable aujourd’hui. Plus récemment, un ancien chemin de fer lié à l’usine de Dzoumogné a été découvert, tandis que la CRPA (Commission régionale du patrimoine et de l&rsquo;architecture) de Mayotte œuvre à la valorisation de ces vestiges. Mais cela semble encore bien insuffisant.</p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-weight: 400;">Au-delà du patrimoine matériel, c’est aussi l’immatériel qui est en jeu, à commencer par les langues. <em>« Des mots résidus de l’esclavage et de l’engagisme qui échappent à l’oubli et qui, réappropriés, prennent sens aujourd’hui »</em>, observe Mlaili Condro. Des termes comme « mshambara », devenu synonyme d’esclave, ou « gnon », issu du français, témoignent de cette mémoire toujours présente. <em>« L’histoire s’échappe par les mots, et il est intéressant d’en comprendre les réalités »</em>, souligne Inssa De N’Guizijou.</span></p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>L&rsquo;histoire de Mayotte toujours absente des programmes scolaires</strong></h2>
<figure id="attachment_13595" aria-describedby="caption-attachment-13595" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-13595" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Ecole-classe-tableau-illettrisme-heure-pendule-2-300x208.jpg" alt="Gabriel Attal, Education nationale, Pacte, Mayotte, abaya" width="300" height="208" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Ecole-classe-tableau-illettrisme-heure-pendule-2-300x208.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Ecole-classe-tableau-illettrisme-heure-pendule-2-150x104.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Ecole-classe-tableau-illettrisme-heure-pendule-2-218x150.jpg 218w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Ecole-classe-tableau-illettrisme-heure-pendule-2-696x483.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Ecole-classe-tableau-illettrisme-heure-pendule-2.jpg 750w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-13595" class="wp-caption-text">Malgré une forte demande des élèves, l&rsquo;histoire de Mayotte n&rsquo;est pas dans les programmes scolaires.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-weight: 400;">Mais comment sensibiliser les plus jeunes à cet héritage alors que les programmes scolaires ne comportent aucun enseignement sur l’histoire de Mayotte ? questionnent plusieurs personnes dans la salle, dont une élève du lycée des Lumières. <em>« D’un point de vue pratique, les enseignants ne vont pas utiliser du temps scolaire pour un enseignement non évalué à la fin de l’année »</em>, répond l’historien. <em>« Le rectorat avait tenté l’expérience en maternelle, notamment via les langues, mais cela n’a pas été poursuivi et a été envisagé sur le temps périscolaire ».</em></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-weight: 400;">En réalité, la volonté semble faire défaut. </span>Pourtant, chaque langue contribue à sa manière à la construction des identités.<em> « C’est à nous de changer, de sauver nous-mêmes notre culture »</em>, interpelle Mlaili Condro. <em>« On ne peut pas connaître l’histoire de l’autre si on ne connaît pas sa propre histoire ».</em></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-weight: 400;">Victor Diwisch</span></p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/04/28/esclavage-et-heritages-culturels-batir-une-memoire-et-un-patrimoine-collectifs-pour-lavenir/">Esclavage et héritages culturels : bâtir une mémoire et un patrimoine collectifs pour l’avenir</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
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		<title>« Kaweni Ya Zamani », l’art au service de la mémoire et de la jeunesse</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2025/05/19/kaweni-ya-zamani-lart-au-service-de-la-memoire-et-de-la-jeunesse/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Victor Diwisch]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 19 May 2025 02:00:45 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Education]]></category>
		<category><![CDATA[Loisirs]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[Art]]></category>
		<category><![CDATA[fresque murale]]></category>
		<category><![CDATA[histoire]]></category>
		<category><![CDATA[jeunesse]]></category>
		<category><![CDATA[Kawéni]]></category>
		<category><![CDATA[mémoire]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Pour raconter l’histoire et préserver la mémoire et le patrimoine de Kawéni et de ses habitants, des artistes et des jeunes du village ont réalisé des fresques et un podcast sur le “Kawéni d’antan”. Un projet, inauguré ce vendredi 16 mai, qui s’inscrit dans le programme du renouvellement urbain du quartier porté par la Ville de Mamoudzou et qui, en plus de construire des ponts entre les générations, permet aux jeunes de révéler leurs talents artistiques.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2025/05/19/kaweni-ya-zamani-lart-au-service-de-la-memoire-et-de-la-jeunesse/">« Kaweni Ya Zamani », l’art au service de la mémoire et de la jeunesse</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><span style="font-weight: 400;">Course de pneus, corde a sauté, équilibre sur plots, billes…, les jeux d’antan sont mis à l’honneur sur la fresque d’une dizaine de mètres qui longe l’école maternelle Kawéni T6. L&rsquo;œuvre, réalisée par l&rsquo;artiste Denis Balthazar n’est pas encore totalement terminée, mais permet déjà à certains habitants de se plonger dans les souvenirs d’enfance, et à d’autres de découvrir des pratiques parfois disparues.</span></p>
<figure id="attachment_29079" aria-describedby="caption-attachment-29079" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-29079" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/05/Fresque-2-300x200.jpg" alt="Art, fresque murale, jeunesse, histoire, mémoire, Kawéni" width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/05/Fresque-2-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/05/Fresque-2-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/05/Fresque-2-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/05/Fresque-2-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/05/Fresque-2.jpg 800w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-29079" class="wp-caption-text">Plantes médicinales, usine sucrière, rivières, jeux d&rsquo;antan et vêtements traditionnels, les fresques représentent 5 éléments qui forgent l&rsquo;identité de Kawéni</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-weight: 400;">Juste à côté, une autre fresque colorée, peinte par l’artiste Baba Mbaye, est un véritable herbier à ciel ouvert. Tamarin d’Inde, barabahi blanc, fougère, patte de lézard ou bien patate à durand, de nombreuses plantes médicinales sont représentées aux côtés de textes contant leurs vertus et leurs histoires. </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-weight: 400;">L&rsquo;objectif de ces deux peintures murales, qui s&rsquo;inscrivent dans le projet « Kaweni Ya Zamani » (Kawéni d&rsquo;antan), est de mettre en avant les pratiques d&rsquo;antan des habitants de Kawéni, pour transmettre cette culture et cette mémoire aux nouvelles générations. A ces deux premières fresques vont s’ajouter trois autres dessins sur le thème de l’ancienne usine sucrière, les rivières et les vêtements traditionnels. Élaborées puis réalisées avec des jeunes de la commune, ces œuvres permettent de créer des vocations et du lien social. De la construction de la mémoire collective à l&rsquo;apprentissage de savoirs artistiques en passant par le développement personnel, la fresque « Kaweni Ya Zawani » répond à tous ces différents enjeux.</span></p>
<figure id="attachment_29084" aria-describedby="caption-attachment-29084" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-29084" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/05/fresque-7-300x200.jpg" alt="Art, fresque murale, jeunesse, histoire, mémoire, Kawéni" width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/05/fresque-7-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/05/fresque-7-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/05/fresque-7-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/05/fresque-7-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/05/fresque-7.jpg 800w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-29084" class="wp-caption-text">Les dessins ont été réalisés directement par les jeunes de Kawéni</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;"><i><span style="font-weight: 400;">« Tout le quartier de Kawéni est en rénovation et l’idée de ce projet est que la mémoire et le patrimoine du quartier soient préservés, transmis »</span></i><span style="font-weight: 400;">, explique l&rsquo;artiste plasticienne Nathalie Muchamad, directrice artistique du projet, au moment du vernissage à la MJC de Kawéni, vendredi 16 mai. « <em>Le but est aussi </em></span><em><span style="font-weight: 400;">de construire du lien social et grâce au travail mené avec la jeunesse on arrive à inscrire le projet dans son quartier</span></em><i><span style="font-weight: 400;">.</span></i> <i><span style="font-weight: 400;">Depuis qu’on a commencé on a de bons retours de la part de la population ».</span></i></p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Soutenir la jeunesse talentueuse</strong></h2>
<p style="text-align: justify;">« <em>C&rsquo;était vraiment important d&rsquo;impliquer les élèves dans le projet pour pas qu&rsquo;ils soient seulement spectateurs. Du premier degré jusqu&rsquo;au lycée, les jeunes ont été impliqués grâce à leurs professeurs, c&rsquo;est bien pour transmettre l&rsquo;histoire du quartier mais aussi pour véhiculer des valeurs comme le respect », </em>insiste Colette Cabort, inspectrice de l&rsquo;Éducation nationale à la circonscription de Mamoudzou Nord.</p>
<figure id="attachment_29083" aria-describedby="caption-attachment-29083" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-29083" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/05/fresque-6-300x200.jpg" alt="Art, fresque murale, jeunesse, histoire, mémoire, Kawéni" width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/05/fresque-6-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/05/fresque-6-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/05/fresque-6-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/05/fresque-6-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/05/fresque-6.jpg 800w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-29083" class="wp-caption-text">La fresque sur les jeux d&rsquo;antan représente de nombreuses activités de l&rsquo;époque comme la corde à sauté, la course de pneu, le jeu de billes&#8230;</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">« <em>On a travaillé avec des jeunes du lycée des Lumières, des collégiens, des petits enfants »</em>, explique Baba Mbaye qui a composé la fresque sur le thème des plantes médicinales. « <em>On voulait leur rappeler qu&rsquo;au moins une fois dans leur vie ils ont été soignés par leurs grands-parents à l&rsquo;aide de plantes médicinales, qu&rsquo;ils ne connaissaient pas. Certains jeunes du lycée des Lumières ont beaucoup de talents, ils sont voués à être de très bons artistes, je leur donne des conseils mais aussi de la liberté notamment sur les choix des couleurs », </em>ajoute l&rsquo;artiste, également professeur d&rsquo;arts plastiques au collège de Kawéni 1. « <em>Les élèves qui ont quelque chose dans l&rsquo;âme, les mains, la tête on les détecte très vite. Ils travaillent tout seul et on voit les efforts et la qualité, et à partir de là se nouent des relations presque paternelles, on les aide et on les intègre dans les projets hors de l&rsquo;école », </em>continue Baba Mbaye. « <em>C&rsquo;est difficile au départ de se lancer dans l&rsquo;art, mais quand on s&rsquo;implique et avec de la persévérance ça peut aboutir à quelque chose de concret ».</em></p>
<figure id="attachment_29085" aria-describedby="caption-attachment-29085" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-29085" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/05/fresque-8-e1747549937799-300x235.jpeg" alt="Art, fresque murale, jeunesse, histoire, mémoire, Kawéni" width="300" height="235" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/05/fresque-8-e1747549937799-300x235.jpeg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/05/fresque-8-e1747549937799-768x602.jpeg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/05/fresque-8-e1747549937799-150x118.jpeg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/05/fresque-8-e1747549937799-696x546.jpeg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/05/fresque-8-e1747549937799.jpeg 960w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-29085" class="wp-caption-text">Les jeunes qui réalisent la fresque « jeux d&rsquo;antan », Moussa Moustoilib, Bourhane El Farouk, Mahamed Ali, Mohamed Maoujidou et Chamsidine Nael, ont remporté le concours de Halo&rsquo; Move pour leur œuvre artistique sur la mobilité</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;"><em>« Il faut continuer à les encourager à se lancer dans l&rsquo;art »,</em> renchérit Denis Balthazar, artiste plasticien qui s&rsquo;est penché sur la thématique des jeux d&rsquo;antan<em>. </em>« <em>Au début du projet on s&rsquo;est réunis pour faire un test avec les élèves, on leur a proposé des thèmes et ils ont choisi le jeu qu&rsquo;ils voulaient représenter. Ils reproduisent ensuite leurs croquis sur le mur. Moi j</em><em>&lsquo;interviens uniquement sur les difficultés techniques »</em>, raconte l&rsquo;artiste. « <em>On a tout un groupe de jeunes qui aiment le dessin, c&rsquo;est leur passion, ils font déjà des expositions, ils ont du talent », </em>relève Denis Balthazar en faisant notamment référence à cinq jeunes, Moussa Moustoilib, Bourhane El Farouk, Mahamed Ali, Mohamed Maoujidou et Chamsidine Nael, qui ont remporté, également ce vendredi 16, le concours de Halo&rsquo; Move sur la mobilité à Mayotte, grâce à leur réalisation.</p>
<p style="text-align: justify;">La fresque n&rsquo;est pas encore totalement terminée en raison des différentes situations des jeunes artistes qui ne sont pas tous les jours disponibles. « <em>On tient à ce que les jeunes finissent le projet, si on arrête avant la fin, cela n&rsquo;a pas le même impact pour eux ».</em></p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Un podcast témoin du passé de Kawéni</strong></h2>
<figure id="attachment_29081" aria-describedby="caption-attachment-29081" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-29081" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/05/fresque-4-300x200.jpg" alt="Art, fresque murale, jeunesse, histoire, mémoire, Kawéni" width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/05/fresque-4-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/05/fresque-4-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/05/fresque-4-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/05/fresque-4-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/05/fresque-4.jpg 800w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-29081" class="wp-caption-text">An-ichati Ahamadi (au centre) et les jeunes du Comité des jeunes de Kawéni ont réalisé un podcast en interrogeant les doyens de la commune</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">En plus des fresques, le Comité des jeunes de Kawéni a réalisé un podcast en recueillant les témoignages des doyens de Kawéni, qui ont pu observer le développement rapide de la commune depuis ces dernières années.</p>
<p style="text-align: justify;">« <em>Il n&rsquo;y avait que 4 fontaines à eau et il fallait aller à Dzoumogné, Tsoundzou, Passamaïnty pour laver les vêtements », </em>note une dame interrogée par les jeunes, dans un extrait diffusé lors du vernissage. « <em>Kawéni c&rsquo;est mieux maintenant, avant c&rsquo;était difficile, aujourd&rsquo;hui il y a les magasins et l&rsquo;eau, c&rsquo;est comme la capitale ».</em></p>
<p style="text-align: justify;">« <em>C&rsquo;était très important pour nous de savoir comment était la vie avant. On ne savait pas du tout qu&rsquo;elle était aussi différente qu&rsquo;actuellement », </em>confie An-ichati Ahamadi, 17 ans, élève au lycée des Lumières. « <em>Ils nous ont dit qu&rsquo;avant Kawéni c&rsquo;était tout petit qu&rsquo;il y avait la forêt et moi en grandissant je pensais que c&rsquo;était toujours grand comme aujourd&rsquo;hui. Certaines personnes nous ont dit qu&rsquo;elles préféraient leur vie d&rsquo;avant, malgré le fait qu&rsquo;elles n&rsquo;avaient pas de travail », </em>continue la lycéenne, heureuse de pouvoir s&rsquo;identifier davantage à l&rsquo;endroit où elle habite. Les différents épisodes du podcast seront diffusés sur le site internet de la Ville de Mamoudzou.</p>
<p style="text-align: justify;">Victor Diwisch</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2025/05/19/kaweni-ya-zamani-lart-au-service-de-la-memoire-et-de-la-jeunesse/">« Kaweni Ya Zamani », l’art au service de la mémoire et de la jeunesse</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
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