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	<title>Archives des Histoire de Mayotte - Le Journal De Mayotte</title>
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	<description>L&#039;information à Mayotte</description>
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	<title>Archives des Histoire de Mayotte - Le Journal De Mayotte</title>
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	<item>
		<title>L’archéologie comme porte d’entrée vers l’histoire de Mayotte pour les collégiens</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/06/12/larcheologie-comme-porte-dentree-vers-lhistoire-de-mayotte-pour-les-collegiens/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Shanyce MATHIAS ALI]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 12 Jun 2026 01:30:49 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Education]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>À l’occasion des Journées européennes de l’archéologie, des élèves du collège Bouéni M’titi découvrent depuis mercredi 10 juin les coulisses de cette discipline et transmettent à leur tour ce qu’ils ont appris autour du patrimoine et de l’histoire de Mayotte.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/06/12/larcheologie-comme-porte-dentree-vers-lhistoire-de-mayotte-pour-les-collegiens/">L’archéologie comme porte d’entrée vers l’histoire de Mayotte pour les collégiens</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Cette fois, ce ne sont pas des archéologues ou des médiateurs qui expliquent l’histoire : ce sont des élèves qui prennent la parole devant leurs camarades. Pendant plusieurs jours, des collégiens formés par le Musée de Mayotte (MuMa) ont appris à présenter des ateliers autour de l’archéologie, une manière pour eux de découvrir un métier mais aussi de mieux comprendre l’histoire du territoire où ils vivent.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Des élèves au cœur de la transmission</strong></h2>
<figure id="attachment_53271" aria-describedby="caption-attachment-53271" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img fetchpriority="high" decoding="async" class="size-medium wp-image-53271" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/2T8A3987-300x200.jpeg" alt="" width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/2T8A3987-300x200.jpeg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/2T8A3987-1024x683.jpeg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/2T8A3987-768x512.jpeg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/2T8A3987-1536x1024.jpeg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/2T8A3987-2048x1365.jpeg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/2T8A3987-150x100.jpeg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/2T8A3987-696x464.jpeg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/2T8A3987-1068x712.jpeg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/2T8A3987-1920x1280.jpeg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/2T8A3987-500x333.jpeg 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/2T8A3987-800x533.jpeg 800w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/2T8A3987-1280x853.jpeg 1280w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/2T8A3987-1320x880.jpeg 1320w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-53271" class="wp-caption-text">Les élèves se sont servis de différents objets anciens pour retracer l’histoire des civilisations de l’île. Léo Vignal / JDM.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Pour Urchelin Onhima, professeur d’histoire-géographie au collège Bouéni M&rsquo;Titi, l’objectif de cette initiative est avant tout de faire découvrir aux jeunes une autre façon de regarder l’histoire, ainsi que de nouveaux métiers. « <em>L’idée, c’est de présenter le métier de l’archéologie aux élèves, et aussi de leur montrer qu’il existe aussi d’autres perspectives pour les études supérieures</em> », explique-t-il.</p>
<p style="text-align: justify;">Mais derrière cette découverte professionnelle, il y&rsquo;a également une volonté de transmettre une histoire locale. Les ateliers s’appuient sur des éléments liés aux recherches menées à Mayotte, comme l’étude des céramiques, les techniques d’identification des objets ou encore les méthodes utilisées lors des fouilles.</p>
<p style="text-align: justify;">« <em>L’histoire est une longue rédaction et dans cette longue rédaction il y a plusieurs disciplines qui s’ajoutent, dont l’archéologie</em> », souligne l’enseignant. Faire participer les élèves permet donc de leur montrer que le passé ne se trouve pas uniquement dans les livres : il existe aussi dans les traces laissées par les populations qui ont vécu avant eux.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Le musée entre transmission et contraintes</strong></h2>
<p style="text-align: justify;">Nathalie Vlody, chargée du développement des publics et de l’animation du patrimoine culturel immatériel au Musée de Mayotte, insiste sur l’importance de ce travail auprès des jeunes. « <em>Nous sommes dans la transmission et nous avons fait un choix assumé de viser  les publics scolaires, parce que demain ce sont eux qui vont transmettre. Ce sont eux plus tard qui vont s&rsquo;occuper du MuMa »</em>.</p>
<figure id="attachment_44276" aria-describedby="caption-attachment-44276" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><img decoding="async" class="size-medium wp-image-44276" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/IMG_3399-300x225.jpg" alt="" width="300" height="225" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/IMG_3399-300x225.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/IMG_3399-1024x768.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/IMG_3399-768x576.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/IMG_3399-1536x1152.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/IMG_3399-2048x1536.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/IMG_3399-150x113.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/IMG_3399-696x522.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/IMG_3399-1068x801.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/IMG_3399-1920x1440.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/IMG_3399-265x198.jpg 265w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/IMG_3399-1320x990.jpg 1320w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-44276" class="wp-caption-text">Le Musée de Mayotte est fermé depuis 2020 pour travaux. Shanyce Mathias / JDM.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Elle replace aussi ce travail dans un contexte particulier pour l&rsquo;établissement. Le MuMa ne peut pas accueillir le public dans ses espaces habituels depuis quelques années, ce qui oblige les équipes à adapter leurs actions. L’objectif affiché reste néanmoins une réouverture à l’horizon 2028, en attendant les équipes continuent de maintenir une présence sur le terrain.</p>
<p style="text-align: justify;">En effet, dans cette période, le musée ne s’arrête pas pour autant. Des actions sont toujours menées auprès des plus jeunes, avec des interventions, des ateliers et des partenariats avec les établissements scolaires. L’idée est de continuer à faciliter l&rsquo;accès à  l’histoire et au patrimoine de Mayotte malgré l’absence d’accueil dans les locaux traditionnels et le manque de ressources humaines.</p>
<p style="text-align: justify;">« <em>Si on ne partage pas notre histoire avec nos enfants, celle-ci va s’éteindre. Mayotte est une petite île, mais elle est très riche historiquement, avec plusieurs civilisations qui l&rsquo;ont façonnée</em> », rappelle Nathalie Vlody. Selon elle, il est essentiel de donner aux jeunes les clés pour comprendre d’où ils viennent et leur permettre de devenir à leur tour des acteurs de la transmission.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Des élèves qui découvrent leur propre histoire</strong></h2>
<figure id="attachment_53269" aria-describedby="caption-attachment-53269" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img decoding="async" class="size-medium wp-image-53269" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/2T8A3965-300x200.jpeg" alt="" width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/2T8A3965-300x200.jpeg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/2T8A3965-1024x683.jpeg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/2T8A3965-768x512.jpeg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/2T8A3965-1536x1024.jpeg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/2T8A3965-2048x1365.jpeg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/2T8A3965-150x100.jpeg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/2T8A3965-696x464.jpeg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/2T8A3965-1068x712.jpeg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/2T8A3965-1920x1280.jpeg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/2T8A3965-500x333.jpeg 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/2T8A3965-800x533.jpeg 800w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/2T8A3965-1280x853.jpeg 1280w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/2T8A3965-1320x880.jpeg 1320w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-53269" class="wp-caption-text">Les jeunes ont montré de l&rsquo;intérêt pour les différentes activités.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Les élèves qui participent au projet semblent eux aussi mesurer l’importance de cette découverte. Pour l’une d’entre eux, qui souhaite travailler plus tard dans un musée, cette expérience est une première approche du métier. « <em>Cette formation d&rsquo;une semaine avec l&rsquo;archéologue était passionnante. Le fait d&rsquo;avoir animé les ateliers c&rsquo;est un peu un premier pas dans le métier de médiateur culturel de musée</em> », confie-t-elle.</p>
<p style="text-align: justify;">Un sentiment partagé par son camarade, qui dit avoir découvert une richesse historique qu’il ne connaissait pas, à travers les différents ateliers. « O<em>n ne savait même pas qu’il y avait un musée ici à Mayotte, ou qu’à Dzaoudzi il y avait des sites historiques</em> », témoigne-t-il.</p>
<p style="text-align: justify;">Pour ces collégiens, l’archéologie devient alors une porte d’entrée vers une meilleure connaissance de leur propre territoire. Plusieurs évoquent aussi l’envie de voir davantage l’histoire de Mayotte abordée à l’école et d’avoir un lieu permettant de mieux conserver et partager cette mémoire.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Une ouverture pour  le grand public à Dzaoudzi</strong></h2>
<p style="text-align: justify;">En attendant, les Journées européennes de l’archéologie se poursuivent ce week-end avec une ouverture au grand public samedi et dimanche dans les jardins de la résidence des gouverneurs à Dzaoudzi. Les visiteurs pourront retrouver les ateliers animés par les élèves, accompagnés par les médiateurs du musée, ainsi qu’une conférence proposée par Maxime Moulin, régisseur au Musée de Mayotte, autour des méthodes de l’archéologie, des fouilles et de l’évolution des fortifications à travers le temps.</p>
<p>Shanyce MATHIAS ALI.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/06/12/larcheologie-comme-porte-dentree-vers-lhistoire-de-mayotte-pour-les-collegiens/">L’archéologie comme porte d’entrée vers l’histoire de Mayotte pour les collégiens</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>La gestion des archives publiques au cœur d’une semaine de rencontres</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/06/11/la-gestion-des-archives-publiques-au-coeur-dune-semaine-de-rencontres/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Shanyce MATHIAS ALI]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 11 Jun 2026 01:30:03 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Océan Indien]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[Archives]]></category>
		<category><![CDATA[Conservation]]></category>
		<category><![CDATA[Histoire de Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[mémoire]]></category>
		<category><![CDATA[Sauvegarde]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>À l’occasion de la Semaine internationale des archives, les Archives départementales de Mayotte organisent plusieurs rendez-vous jusqu'au 14 juin 2026 pour sensibiliser les professionnels et le grand public à la conservation des documents qui racontent l’histoire de l’île.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/06/11/la-gestion-des-archives-publiques-au-coeur-dune-semaine-de-rencontres/">La gestion des archives publiques au cœur d’une semaine de rencontres</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Derrière les dossiers administratifs, les vieux documents et les collections conservées dans les magasins des archives, c’est une partie de la mémoire de Mayotte qui se cache. Pour la Semaine internationale des archives, les Archives départementales invitent le public à découvrir leur travail.</p>
<p style="text-align: justify;">La première journée, le 9 juin, était consacrée aux directeurs du Département-Région. Ce mercredi, c&rsquo;était une matinée professionnelle qui a réuni les archivistes, les référents archives des collectivités, les agents du Département-Région et les services de l’État autour d’un même sujet : mieux gérer et mieux préserver les archives publiques.</p>
<p style="text-align: justify;">Les référents archives présents lors de cette journée ont pu échanger sur les bonnes pratiques, les règles à respecter et les responsabilités liées à la gestion des documents publics. « <em>On leur rappelle la législation, on leur rappelle leur responsabilité</em> », précise Maxence Habran, conservateur du patrimoine et directeur des Archives départementales de Mayotte. Car les archives ne sont pas seulement des papiers à ranger, elles permettent notamment de retracer des actions administratives.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Des archives papiers aux archives numériques</strong></h2>
<figure id="attachment_53159" aria-describedby="caption-attachment-53159" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-53159" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_8330-2-300x225.jpg" alt="" width="300" height="225" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_8330-2-300x225.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_8330-2-1024x768.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_8330-2-768x576.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_8330-2-1536x1152.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_8330-2-2048x1536.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_8330-2-150x113.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_8330-2-696x522.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_8330-2-1068x801.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_8330-2-1920x1440.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_8330-2-265x198.jpg 265w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_8330-2-500x375.jpg 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_8330-2-800x600.jpg 800w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_8330-2-1280x960.jpg 1280w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_8330-2-1320x990.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-53159" class="wp-caption-text">Maxence Habran, conservateur du patrimoine et directeur des Archives départementales de Mayotte.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Le travail des archives évolue aussi avec les nouvelles technologies. Aujourd’hui, les documents ne sont plus forcément créés sur papier. Certains sont directement numériques dès leur création. « <em>Les archives sont aussi une administration qui vit avec son temps</em> ». Depuis plusieurs années, ils travaillent sur les questions d’archivage numérique et de numérisation des documents anciens.</p>
<p style="text-align: justify;">Mais tout numériser n’est pas l’objectif, en effet, le directeur rappelle que les fonds représentent des volumes très importants. « <em>L’intégralité des documents, ça représente plusieurs dizaines de millions de documents, voire une centaine, ne serait-ce qu’à Mayotte</em> », explique-t-il.</p>
<p style="text-align: justify;">L’idée est donc de faire des choix, certains documents très consultés pourront être numérisés pour limiter leur manipulation et les préserver. À terme, les Archives départementales de Mayotte souhaitent pouvoir diffuser certains documents en ligne afin de faciliter l’accès aux usagers.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Protéger les documents : un défi</strong></h2>
<p style="text-align: justify;">La conservation des archives reste un défi quotidien. Les documents doivent être stockés dans de bonnes conditions, avec des espaces adaptés, des rangements appropriés et une attention particulière portée aux risques comme l’humidité et les intempéries.</p>
<p style="text-align: justify;">« <em>Si vous laissez vos documents par terre, si vous ne les mettez pas dans des rayonnages, si vous ne les identifiez pas forcément, si vous avez un dégât des eaux dans votre bâtiment comme ça a été le cas pendant Chido, vous allez avoir des dégâts qui peuvent être monstrueux</em> », alerte Maxence Habran.</p>
<p style="text-align: justify;">À Mayotte, cet enjeu est encore plus important car l&rsquo;île a déjà connu des pertes importantes d’archives au cours de son histoire administrative. Lors du transfert de la préfecture de Dzaoudzi à Moroni à la fin des années 1950, puis au moment de l’indépendance des Comores, où une grande partie des archives a été détruite pour effacer le passé colonial. D’autres pertes ont aussi eu lieu lors de mouvements sociaux, notamment en 1992 avec l’incendie du service des domaines de l’État.</p>
<h2 style="text-align: center;"><em><strong>« On garde la mémoire »</strong></em></h2>
<figure id="attachment_44276" aria-describedby="caption-attachment-44276" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-44276" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/IMG_3399-300x225.jpg" alt="" width="300" height="225" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/IMG_3399-300x225.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/IMG_3399-1024x768.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/IMG_3399-768x576.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/IMG_3399-1536x1152.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/IMG_3399-2048x1536.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/IMG_3399-150x113.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/IMG_3399-696x522.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/IMG_3399-1068x801.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/IMG_3399-1920x1440.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/IMG_3399-265x198.jpg 265w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/IMG_3399-1320x990.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-44276" class="wp-caption-text">Le musée de Mayotte, MUMA, est le seul de l&rsquo;île.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Pour les professionnels qui travaillent avec des collections et des documents au quotidien, cette sensibilisation est essentielle. « <em>Ça nous permet d&rsquo;améliorer nos pratiques au niveau professionnel</em> », explique Achoura Boinaidi, chef de service de conservation et recherche au musée de Mayotte (MuMa). Dans les services, de nombreux documents sont produits chaque jour et il faut savoir lesquels conserver, comment les classer et comment les protéger.</p>
<p style="text-align: justify;">Parmi les difficultés rencontrées, elle cite notamment le manque d’espaces adaptés. La conférence lui a donc permis de découvrir des outils et des méthodes pour améliorer la gestion des documents.</p>
<p>Comme l’explique la cheffe de service, l’enjeu dépasse le simple rangement. « <em>Pour Mayotte, c’est important de sauvegarder ces archives parce que c’est une mémoire</em> ». Une mémoire du présent qui deviendra, dans quelques années, une partie de l’histoire du territoire.</p>
<p style="text-align: justify;">Shanyce MATHIAS ALI.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/06/11/la-gestion-des-archives-publiques-au-coeur-dune-semaine-de-rencontres/">La gestion des archives publiques au cœur d’une semaine de rencontres</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
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		<title>Zéna M’déré, une figure de résistance toujours célébrée à Mayotte</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2025/11/03/zena-mdere-une-figure-de-resistance-toujours-celebree-a-mayotte/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Shanyce MATHIAS ALI]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 03 Nov 2025 02:15:51 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[Histoire de Mayotte]]></category>
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		<category><![CDATA[Vingt-sixième anniversaire]]></category>
		<category><![CDATA[Zéna M'Déré]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>À Pamandzi, ce dimanche, des centaines de Mahorais se sont réunis dès l’aube pour rendre hommage à Zéna M’déré, vingt-six ans après sa disparition. Figure du combat pour le maintien de Mayotte dans la République française, elle continue d’inspirer des générations et reste dans la mémoire collective à travers le Maoulida Chengué, célébré chaque année en Petite-Terre en son honneur.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;" data-start="496" data-end="928">Figure incontournable de l’histoire mahoraise, Zéna M’Déré reste, pour beaucoup, le visage de la résistance et du courage au féminin. Née à Dzaoudzi entre 1917 et 1922, d’une mère mahoraise et d’un père malgache, elle vivait à Madagascar, où elle enseignait le Coran, quand le mouvement pour le maintien de Mayotte dans la France a éclaté. Elle n’a pas hésité une seconde : elle a quitté tout ce qu’elle avait pour revenir sur son île. Dans les années 1960, alors que la capitale, qui jusqu&rsquo;à là était à Dzaoudzi, va être transférée à Moroni aux Comores, la tension politique monte.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="496" data-end="928">La voix des Mahorais qui veulent rester français peine à se faire entendre. À une époque où la politique est encore perçue comme “une affaire d’hommes”, Zéna M’Déré s’impose comme cheffe du mouvement des « Chatouilleuses », un groupe de femmes qui décident de se battre à leur manière avec des chatouilles. Les ministres et hommes politiques étaient donc obligés d&rsquo;acquiescer aux demandes des militantes.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="496" data-end="928">Certaines anecdotes, transmises de génération en génération, témoignent de sa droiture. Comme ce jour où elle a refusé une cargaison de riz venue des Comores après avoir appris que des hommes y avaient uriné. « <em>Nous n’avons pas besoin de ça, retournez le riz d&rsquo;où il vient nous n&rsquo;en voulons pas</em> ! », aurait-elle lancé, avant de faire renvoyer la marchandise. Ce geste, devenu légendaire, résume bien la femme qu’elle était : digne, fière, intrépide.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="496" data-end="928">Installée à Pamandzi, connue pour son franc-parler, la militante ne craignait ni les autorités ni les hommes. Elle n’a pas pu voir l’aboutissement complet de son combat, elle s’est éteinte en 1999 mais son nom résonne encore aujourd’hui dans toutes les bouches. Pour beaucoup, elle n’est pas seulement une militante : elle est un symbole. Celui d’une femme qui a tenu tête, seule, à l’histoire.</p>
<h3 style="text-align: center;" data-start="496" data-end="928"><strong>«Si elle disait : rendez-vous à Dzaoudzi ! On y allait tous»</strong></h3>
<figure id="attachment_15014" aria-describedby="caption-attachment-15014" style="width: 242px" class="wp-caption alignleft"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-15014" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Zena-Mdere-jpg-242x300.webp" alt="Zena M'dere Chatouilleuse, Mayotte, Comores" width="242" height="300" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Zena-Mdere-jpg-242x300.webp 242w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Zena-Mdere-jpg-150x186.webp 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Zena-Mdere-jpg.webp 274w" sizes="auto, (max-width: 242px) 100vw, 242px" /><figcaption id="caption-attachment-15014" class="wp-caption-text">Zena M&rsquo;Déré, chatouilleuse et grande figure de Mayotte, est décédée il y a 26 ans</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">À Labattoir, Mariam Bacar, 87 ans assise sur sa véranda, se souvient avec émotion de <em>Bouéni Zéna</em>. « <em>Quand le combat a commencé, j’avais la vingtaine</em> », raconte-t-elle. Elle vivait alors vers la rue du commerce, dans une petite maison avec ses enfants. Autour d’elle, tout le monde parlait de cette femme hors du commun. « <em>C’était un exemple pour nous, les femmes. Quand elle prenait la parole, on écoutait. Si elle disait : demain rendez-vous à Dzaoudzi à neuf heures ! Et bien c’était demain rendez-vous à Dzaoudzi à neuf heures !</em> ».</p>
<p style="text-align: justify;">Pour Mariam, la chatouilleuse n’était pas seulement courageuse. « <em>Elle était gentille, intelligente, dévouée, et elle avait un côté maternel. Mais ce qui la rendait unique, c’est qu’elle n’avait peur de rien</em> ». La Mahoraise n&rsquo;était pas une chatouilleuse mais une fervente « soroda » qui signifie soldat en français, mot qui qualifie les personnes qui étaient pour la départementalisation de Mayotte. Ceux qui étaient contre étaient les  » sérélamé » qui veut dire « serrer la main ». Elle participait activement aux congrès organisés par Zéna M&rsquo;Déré et ses camarades de lutte. « <em>Je sortais tôt le matin avec ma grande soeur et on revenait tard le soir pour pouvoir assister aux réunions et donner du notre comme on le pouvait, c&rsquo;était une organisation collective </em>».</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="1167" data-end="1619">À une époque où la politique était considérée comme “une affaire d’hommes”, Zéna M’Déré a bousculé toutes les règles. Mariam raconte : « <em>Nous, on ne s’intéressait pas à la politique, on nous disait que c’était pour les hommes. Mon père ne voulait même pas que j’apprenne le français, il disait que ça allait me pervertir. Mais elle, elle a osé. Elle a pris la parole, elle s’est imposée, elle a montré qu’on pouvait être femme et défendre son pays, sans même parler le français</em> ». Elle se souvient aussi de la façon dont Zéna M’Déré parlait aux gens et aux autorités. « <em>Toujours calme, toujours souriante. Même face aux politiciens venus de Moroni, elle parlait poliment, jamais un mot plus haut que l’autre. Et pourtant, elle savait se faire écouter</em> ».</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="1167" data-end="1619">Les souvenirs de l&rsquo;ancienne maitresse d&rsquo;école coranique sont remplis d’anecdotes qui parlent du quotidien des « Chatouilleuses » et de la solidarité de toute la communauté. <em>« À chaque congrès, on se mobilisait tous, hommes et femmes, jeunes et moins jeunes. Chacun ramenait un peu de ce qu’il avait pour préparer un repas, parce que à ce moment là, on manquait de tout : nourriture, eau… Mais on se sentait forts grâce à elle »</em>.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="1167" data-end="1619">Et même si le temps a passé et que Mariam Bacar ne peut plus participer aux cérémonies de Maoulida comme avant, elle le suit  à la télévision. « <em>Ça me fait chaud au cœur de voir qu’on se souvient d’elle. Son combat n’est pas fini, mais au moins, on ne l&rsquo;oublie pas</em> ». Puis elle ajoute : « <em>Quand je pense au fait qu&rsquo;elle et Zakia Madi, qui a été tuée, n&rsquo;ont pas pu assister à la départementalisation de Mayotte cela me fait toujours un petit pincement au coeur »</em>, partage Mariam les larmes aux yeux.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="2546" data-end="2944">Pour celle qu&rsquo;on appelle aujourd&rsquo;hui Coco, Zéna M’déré reste un modèle et une inspiration. « <em>C’est une figure importante de notre histoire. Elle et les autres comme Younoussa Bamana, Boueni M’titi, Zakia Madi… ils se sont battus jusqu’au bout pour qu’on puisse vivre dans de meilleures conditions, pour que nos petits enfants puissent aller à l’école. Et même si le combat continue, on ne doit jamais arrêter de leur rendre hommage</em> ».</p>
<h3 style="text-align: center;" data-start="2546" data-end="2944"><strong>Chants, danses et salouvas pour célébrer Zéna M’déré</strong></h3>
<figure id="attachment_40458" aria-describedby="caption-attachment-40458" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-40458" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_1770-300x225.jpg" alt="" width="300" height="225" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_1770-300x225.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_1770-1024x768.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_1770-768x576.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_1770-1536x1152.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_1770-2048x1536.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_1770-150x113.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_1770-696x522.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_1770-1068x801.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_1770-1920x1440.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_1770-265x198.jpg 265w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_1770-1320x990.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-40458" class="wp-caption-text">Le fameux salouva Ylang Ylang ici avec le portrait de la chatouilleuse et sa fameuse phrase « non Kari vendzé » qui signifie : « non nous n&rsquo;en voulons pas » en parlant de l&rsquo;indépendance.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Vingt-six ans après sa disparition, Zéna M’déré attire toujours les foules. Chaque année, la Place du Congrès à Pamandzi s’anime pour un grand hommage à cette figure emblématique de l&rsquo;île. Dès 6 heures du matin, les habitants commencent à arriver. Les femmes viennent de toute l’île : du nord, du sud&#8230; la plupart vêtues de salouvas Ylang Ylang, ornées de bijoux en or, spécialement pour l’occasion. Ce vêtement, aujourd’hui appelé « salouva Zéna M’déré », est devenu un symbole fort de résistance et de fierté. Certaines députées le portent même à l&rsquo;Assemblée nationale pour rappeler l’héritage de cette figure historique.</p>
<p style="text-align: justify;">Le Maoulida Chengué, célébration religieuse et culturelle qui rend hommage à des figures importantes de Mayotte tout en mêlant prières, chants et musique traditionnelle, est un moment à la fois spirituel et collectif, où les personnes invoquent la mémoire de ceux qui se sont battus pour l’île, et perpétuent l’histoire par le chant et la danse. Ce chant était aussi l&rsquo;un des préférés de la « Chatouilleuse ». Ainsi, à chaque congrès ou manifestation les femmes chantaient ces versets à l&rsquo;unisson. Une tradition qu&rsquo;on retrouve même aujourd&rsquo;hui lorsque les Mahorais descendent sur la place publique pour manifester leurs droits.</p>
<figure id="attachment_40459" aria-describedby="caption-attachment-40459" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-40459" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_1792-300x225.jpg" alt="" width="300" height="225" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_1792-300x225.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_1792-1024x768.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_1792-768x576.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_1792-1536x1152.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_1792-2048x1536.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_1792-150x113.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_1792-696x522.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_1792-1068x801.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_1792-1920x1440.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_1792-265x198.jpg 265w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_1792-1320x990.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-40459" class="wp-caption-text">Les hommes étaient aux percussions lors du Maoulida Chengué.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;" data-start="778" data-end="1412">Ce dimanche, les premières heures ont été consacrées à la préparation de la journée. Sous les tentes, les participantes se sont activées à cuisiner, à organiser les repas qui ont nourri les invités jusqu’au soir. Le lieu s&rsquo;est animé peu à peu avec les voix des femmes&#8230; Plus tard dans la journée, la place était déjà bien remplie, et les habitants ont continué d’affluer de toutes parts, chacun portant son plus beau salouva. Les femmes chantaient et dansaient en cœur, reprenant à l’unisson les différents chants religieux, tandis que les hommes donnaient la note et participaient aux percussions. Dans l&rsquo;air, le parfum du jasmin et l’ylang ylang que les femmes portaient sur la tête ou autour de leur cou.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="1942" data-end="2393">Parmi les curieux, certains se laissaient emporter par l’ambiance à l&rsquo;image de Jacqueline Henry, habitante de Pamandzi. « <em>Je passais par hasard, et quand j’ai entendu les percussions et vu toutes ces femmes en couleur, je suis rentrée pour voir. On m’a expliqué que c’était pour rendre hommage à Zéna M’déré, une grande figure du combat pour Mayotte français, originaire de Pamandzi. Je trouve que c’est une très belle façon de </em><em>lui rendre hommage</em> ». Certaines paroles recueillies parmi les participants témoignent de cette ferveur et de l’importance de la mémoire.</p>
<figure id="attachment_40461" aria-describedby="caption-attachment-40461" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-40461" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_1819-1-300x225.jpg" alt="" width="300" height="225" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_1819-1-300x225.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_1819-1-1024x768.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_1819-1-768x576.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_1819-1-1536x1152.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_1819-1-2048x1536.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_1819-1-150x113.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_1819-1-696x522.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_1819-1-1068x801.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_1819-1-1920x1440.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_1819-1-265x198.jpg 265w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_1819-1-1320x990.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-40461" class="wp-caption-text">Femmes chantant et dansant au rythme des percussions lors du Maoulida.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;" data-start="1942" data-end="2393">Madani, venue du sud avec sa sœur et son mari, confie : « <em>Chaque année, je viens. Pour moi, c’est important. Sans Zéna, on serait peut-être en train de prendre le kwassa pour aller chez les autres. Elle a tout fait pour nous</em> ». À côté, Rahamatou Mohamed insiste quant à lui sur la transmission. « <em>On doit garder ça vivant, pour que nos enfants sachent d’où on vient. C’est notre histoire mais aussi la leur</em> ».</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="1942" data-end="2393">Et ce rassemblement n’était pas réservé qu&rsquo;aux femmes. Saïd Ali, habitant de Pamandzi, résume simplement. « <em>Les gens pensent que c’est une histoire de femmes, mais nous aussi, on est là. Elle s’est battue pour nous tous. C’était une mère pour nous</em> ». Les hommes, plus discrets, participaient aux chants et aux prières, mais leur présence souligne la portée universelle du combat et de l’héritage de Zéna M’déré. Quelques minutes ont aussi été prises pour faire une prière : demander à Dieu d&rsquo;accueillir la « Chatouilleuse » dans son paradis mais aussi pour demander la sécurité, la protection, et la réussite de l&rsquo;île aux parfums.</p>
<p data-start="2832" data-end="3384">Toute la journée, jusqu’à 18 heures, la place du Congrès a vibré aux rythmes des chants, des prières et des conversations pour commémorer et rendre hommage à celle qu’on appelait autrefois <em>Bouéni Zéna</em>.</p>
<p data-start="2832" data-end="3384">Shanyce MATHIAS ALI</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="778" data-end="1412">
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2025/11/03/zena-mdere-une-figure-de-resistance-toujours-celebree-a-mayotte/">Zéna M’déré, une figure de résistance toujours célébrée à Mayotte</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
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		<title>Un ouvrage pour comprendre Mayotte à travers sa jeunesse et son école</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2025/07/16/un-ouvrage-pour-comprendre-mayotte-a-travers-sa-jeunesse-et-son-ecole/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mathilde HANGARD]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 16 Jul 2025 02:00:11 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[Abdou Abdallah]]></category>
		<category><![CDATA[Histoire de Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[Livre]]></category>
		<category><![CDATA[Mayotte]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lejournaldemayotte.yt/?p=33095</guid>

					<description><![CDATA[<p>Un livre donne la parole aux jeunes de Mayotte et interroge les fractures de l’école républicaine dans l’océan Indien.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2025/07/16/un-ouvrage-pour-comprendre-mayotte-a-travers-sa-jeunesse-et-son-ecole/">Un ouvrage pour comprendre Mayotte à travers sa jeunesse et son école</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Publié en juillet 2025 aux Éditions BoD, <em data-start="574" data-end="636">Mayotte : Histoire, défis éducatifs et perspectives d’avenir</em> propose une plongée dans les fractures éducatives et sociales de l’île. Son auteur, Abdou Abdallah, enseignant en biotechnologie santé environnement y livre un regard engagé mais rigoureux, nourri par des années de pratique de terrain. À travers une approche mêlant analyse historique, observation sociologique et récits vécus, il entend s’adresser à <em>« un large public : enseignants, formateurs, éducateurs, chercheurs, mais aussi à toute personne curieuse de mieux comprendre cette île singulière ».</em></p>
<h2 style="text-align: center;" data-start="1210" data-end="1300"><strong data-start="1217" data-end="1300">Un territoire sous tension : entre histoire, migration et malentendus culturels</strong></h2>
<figure id="attachment_15017" aria-describedby="caption-attachment-15017" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/PAF-jpeg-1.webp"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-15017" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/PAF-jpeg-1-300x156.webp" alt="PAF, Mayotte, kwassa, LIC, Shikandra, Wuambushu" width="300" height="156" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/PAF-jpeg-1-300x156.webp 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/PAF-jpeg-1-768x398.webp 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/PAF-jpeg-1-150x78.webp 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/PAF-jpeg-1-696x361.webp 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/PAF-jpeg-1.webp 800w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-15017" class="wp-caption-text">Chaque jour, des agents de la police aux frontières scrutent les côtes mahoraises, de l&rsquo;arrivée de migrants en provenance des Comores ou d&rsquo;autres régions africaines.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;" data-start="1302" data-end="1915">L’ouvrage met d’abord en lumière les divisions sociales, souvent mal perçues par les professionnels de l’éducation. Abdou Abdallah constate que <em>« beaucoup d’enseignants, fraîchement arrivés, ignorent les spécificités culturelles et historiques qui façonnent la jeunesse mahoraise ».</em> Cette méconnaissance alimente parfois des préjugés dans les établissements.<em> « Ils ne font pas la distinction entre un élève dont les ancêtres sont implantés à Mayotte depuis plusieurs générations et celui dont les parents ou lui-même sont arrivés plus récemment des Comores. Pourtant, cette distinction est bien réelle »,</em> estime-il.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="1917" data-end="2304">D&rsquo;après lui, ces clivages ne restent pas symboliques : ils se manifestent jusque <em>« dans les cours de récréation, où des insultes à caractère ethnique peuvent dégénérer en violences graves ».</em> L’auteur insiste sur la nécessité de <em>« comprendre Mayotte pour mieux accompagner sa jeunesse »,</em> dans un contexte où l’histoire coloniale, les flux migratoires et les inégalités exacerbent les tensions entre les habitants de l&rsquo;île.</p>
<h2 style="text-align: center;" data-start="2311" data-end="2393"><strong> Une jeunesse en perte de repères, confrontée à une éducation fragilisée</strong></h2>
<figure id="attachment_13755" aria-describedby="caption-attachment-13755" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Ecoles-eleves-1.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-13755" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Ecoles-eleves-1-300x225.jpg" alt="" width="300" height="225" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Ecoles-eleves-1-300x225.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Ecoles-eleves-1-768x576.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Ecoles-eleves-1-150x113.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Ecoles-eleves-1-696x522.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Ecoles-eleves-1.jpg 904w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-13755" class="wp-caption-text">À Mayotte, les enseignants doivent composer avec des classes surchargées et une diversité culturelle importante parmi leurs élèves.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;" data-start="2395" data-end="2885">Selon l&rsquo;auteur, dans une île marquée par une modernisation rapide, la jeunesse mahoraise vit une double tension : aspiration à l’intégration dans la société française et attachement ou rejet des traditions locales. <em>« Nombreux sont ceux qui, influencés par la culture occidentale, rejettent leur langue maternelle, le shimaoré, ou cherchent à s’éloigner des coutumes locales »,</em> observe-t-il. D’autres, après une année d’études en métropole,<em> « reviennent francisés, peinant à réintégrer leur communauté ».</em></p>
<p style="text-align: justify;" data-start="2887" data-end="3365">Sur le plan scolaire, le tableau est rude : classes surchargées, manque de moyens, précarité endémique. Dans l’enseignement professionnel, le constat est alarmant : <em>« Près de 90 % des élèves sont en situation administrative irrégulière »</em>, estime l&rsquo;auteur, s’appuyant sur ses propres observations et échanges avec des collègues. Une réalité que les données officielles ne permettent pas de documenter précisément.</p>
<h2 style="text-align: center;" data-start="3372" data-end="3448"><strong data-start="3379" data-end="3448">Des voix pour dire le réel : témoignages d’élèves et d’éducateurs</strong></h2>
<p style="text-align: justify;" data-start="3450" data-end="3892">Au cœur de l’ouvrage, Abdou Abdallah place les récits de celles et ceux qui vivent ces réalités. <em>« Ce livre donne la parole à ceux qui vivent ces réalités au quotidien », </em>écrit-il<em>. </em>On y rencontre Farida, jeune apprentie<em> « tiraillée entre son apprentissage et des responsabilités familiales écrasantes »,</em> ou encore Abdel, <em>« ingénieur en agriculture, contraint de rester dans l’Éducation nationale faute de reconnaissance de ses compétences ».</em></p>
<p style="text-align: justify;" data-start="3894" data-end="4222">Les témoignages recueillis – Nassie, Yasmine, Omar – montrent une jeunesse <em>« prise entre espoir et résignation »</em>, confrontée à la violence, à l’errance, à des modèles contradictoires. <em>« Ces témoignages ne sont pas des cas isolés, ils sont représentatifs des défis structurels auxquels est confronté Mayotte »,</em> insiste l’auteur.</p>
<p data-start="4224" data-end="4531">Mathilde Hangard</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2025/07/16/un-ouvrage-pour-comprendre-mayotte-a-travers-sa-jeunesse-et-son-ecole/">Un ouvrage pour comprendre Mayotte à travers sa jeunesse et son école</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
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