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	<title>Archives des Hip Hop évolution - Le Journal De Mayotte</title>
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	<description>L&#039;information à Mayotte</description>
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	<title>Archives des Hip Hop évolution - Le Journal De Mayotte</title>
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		<title>Le Paradis des Makis, lieu refuge pour la jeunesse et le hip-hop, une pratique encore sous contraintes</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Victor Diwisch]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 07 Jan 2026 01:15:52 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Résidences artistiques et événements ont fait du Paradis des Makis un refuge pour artistes et jeunes créateurs. Un espace de liberté et de cohésion devenu essentiel, alors que le développement de la discipline reste limité par le manque de soutien public.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/01/07/au-paradis-des-makis-le-hip-hop-trace-des-chemins-davenir-sous-contraintes/">Le Paradis des Makis, lieu refuge pour la jeunesse et le hip-hop, une pratique encore sous contraintes</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<div>
<div style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;" data-start="268" data-end="900">Sur la piste de danse, une fois la musique lancée, une seule consigne : la rigueur. Position du corps, mouvements des bras et des jambes, intensité, concentration… Madjid observe tout. Au moindre geste de travers, il n’hésite pas à couper l’enceinte pour reprendre la chorégraphie depuis le début. Danseur et artiste depuis plusieurs années, le jeune homme de 24 ans, originaire de Tsararano, accompagne pour la première fois un groupe de jeunes du village lors d’un séjour de vacances artistiques et éducatives d’une semaine au Paradis des Makis, centre de développement artistique de l’association Hip Hop Evolution, basé à Iloni.</p>
<figure id="attachment_44325" aria-describedby="caption-attachment-44325" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img fetchpriority="high" decoding="async" class="size-medium wp-image-44325" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/Paradis-des-Makis-6-300x200.jpg" alt="Hip Hop Evolution, Paradis des Makis, Mayotte" width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/Paradis-des-Makis-6-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/Paradis-des-Makis-6-1024x683.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/Paradis-des-Makis-6-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/Paradis-des-Makis-6-1536x1024.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/Paradis-des-Makis-6-2048x1365.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/Paradis-des-Makis-6-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/Paradis-des-Makis-6-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/Paradis-des-Makis-6-1068x712.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/Paradis-des-Makis-6-1920x1280.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/Paradis-des-Makis-6-1320x880.jpg 1320w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-44325" class="wp-caption-text">C&rsquo;est la première fois que ces jeunes de Tsararano participent à un séjour artistique lors de leurs vacances scolaires. Une expérience précieuse.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;" data-start="902" data-end="1488">Loin de se décourager, les neuf garçons reprennent leurs mouvements, portés par l’énergie de leurs coachs et les encouragements mutuels. Pour eux, la danse a réellement commencé il y a deux ou trois mois à Tsararano, lorsque Madjid les a <em data-start="1140" data-end="1154">« extirpés »</em> du terrain de football, sport <em data-start="1185" data-end="1198">« naturel »</em> pour ces jeunes qui passent habituellement la majorité de leur temps libre à déambuler dans les rues ou à se retrouver au plateau sportif. Ce qui n’était au départ qu’un intérêt est devenu une véritable passion, perceptible jusque dans le regard de certains, sourcils froncés par l’effort.</p>
<h2 style="text-align: center;" data-start="233" data-end="302"><strong data-start="233" data-end="300">Des séjours artistiques aux bienfaits collectifs et individuels</strong></h2>
<figure id="attachment_44320" aria-describedby="caption-attachment-44320" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><img decoding="async" class="size-medium wp-image-44320" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/Paradis-des-Makis-1-300x225.jpg" alt="Hip Hop Evolution, Paradis des Makis, Mayotte" width="300" height="225" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/Paradis-des-Makis-1-300x225.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/Paradis-des-Makis-1-768x576.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/Paradis-des-Makis-1-150x113.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/Paradis-des-Makis-1-696x522.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/Paradis-des-Makis-1-265x198.jpg 265w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/Paradis-des-Makis-1.jpg 800w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-44320" class="wp-caption-text">Plus d&rsquo;un an après Chido, le lieu situé à Iloni, offre à nouveau de véritables espaces de travail pour les danseurs et permet au public d&rsquo;assister aux représentations.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;" data-start="1490" data-end="2198"><em data-start="1490" data-end="1533">« Jour après jour, leur niveau augmente »</em>, observe fièrement Madjid, qui, à travers ces enfants, se revoit lui-même dix ans en arrière. Sur les vingt jeunes qu’il accompagne chaque semaine à Tsararano lors des entraînements, neuf ont été autorisés à participer au séjour. <em data-start="1764" data-end="2182">« Ce n’est pas facile de monter un tel projet, car les parents sont parfois réticents et ne comprennent pas toujours l’intérêt de la danse et du séjour. Les enfants sont aussi attendus à l’école coranique, et leur absence peut être mal perçue. Pour autant, cette semaine permet de les sortir de leur oisiveté en créant une dynamique collective avec des objectifs. Elle permet aussi à tous d’avoir trois repas par jour »</em>, explique-t-il.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="2200" data-end="2661">Après la danse le matin, les jeunes bénéficient d’un temps éducatif l’après-midi. Loin des bancs de l’école, ces heures sont consacrées à l&rsquo;apprentissage, notamment de l&rsquo;écriture, par le biais de la culture et de la découverte de la faune, la flore et les fruits et légumes de Mayotte. Niché au cœur de la forêt, le Paradis des Makis offre un écrin de verdure à la fois reposant et pédaogique, riche de nombreuses essences d’arbres endémiques et de fleurs aux couleurs éclatantes.</p>
</div>
</div>
<div style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;" data-start="2663" data-end="3245">Ces séjours, mis en place grâce au soutien de la DAC Mayotte, la CSSM, la DRAJES Mayotte, la Politique de la ville de la préfecture de Mayotte, ainsi que des communes de Bandrélé et Dembéni, s’inscrivent dans la continuité des ateliers <em data-start="2889" data-end="2912">« Communes en danse »</em>. À travers ces ateliers, les artistes accompagnent, initient et tissent des liens avec les jeunes au cœur même des villages. Les séjours leur permettent d’aller plus loin : offrir, le temps d’une semaine, un véritable cadre de travail — parfois de professionnalisation — mais surtout un espace de partage, de création et de liberté. Les jeunes s’y connectent aux autres, tout en apprenant à mieux se connaître eux-mêmes.</p>
<figure id="attachment_44328" aria-describedby="caption-attachment-44328" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img decoding="async" class="size-medium wp-image-44328" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/Paradis-des-Makis-4-300x200.jpg" alt="Hip Hop Evolution, Paradis des Makis, Mayotte" width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/Paradis-des-Makis-4-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/Paradis-des-Makis-4-1024x683.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/Paradis-des-Makis-4-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/Paradis-des-Makis-4-1536x1024.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/Paradis-des-Makis-4-2048x1365.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/Paradis-des-Makis-4-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/Paradis-des-Makis-4-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/Paradis-des-Makis-4-1068x712.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/Paradis-des-Makis-4-1920x1280.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/Paradis-des-Makis-4-1320x880.jpg 1320w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-44328" class="wp-caption-text">Le groupe « Pêcheurs Crew » de Nyambadao travaille son spectacle orienté sur la pêche en hommage au village.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;" data-start="3247" data-end="4111">Un peu plus bas, sur un plateau artistique flambant neuf, reconstruit après le passage du cyclone Chido qui a détruit une grande partie du site, Mariama, Asnata, Nassraniya, Fatuma et Yassine, âgés de 10 à 16 ans, répètent et peaufinent leur spectacle. Originaires du village de Nyambadao, ils participent pour la deuxième fois à un séjour artistique au Paradis des Makis. Leurs pas sont plus assurés, leurs synchronisations plus précises : cela fait déjà trois ans qu’ils pratiquent la danse et le groupe a l’expérience de la scène. Accompagnés par le danseur et artiste Maza, 30 ans, ils ont même créé leur propre collectif, le <em data-start="3877" data-end="3896">« Pêcheurs Crew »</em>, en hommage à leur commune. Leur chorégraphie mêle références culturelles et historiques autour de la pêche et de la pratique ancestrale du djarifa, réalisée par les femmes mahoraises et transmise de mère en fille.</p>
<h2 style="text-align: center;" data-start="3247" data-end="4111"><strong>Se libérer et faire germer des projets de vie</strong></h2>
</div>
<div style="text-align: justify;">
<figure id="attachment_44326" aria-describedby="caption-attachment-44326" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-44326" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/Paradis-des-Makis-5-300x200.jpg" alt="Hip Hop Evolution, Paradis des Makis, Mayotte" width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/Paradis-des-Makis-5-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/Paradis-des-Makis-5-1024x683.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/Paradis-des-Makis-5-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/Paradis-des-Makis-5-1536x1024.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/Paradis-des-Makis-5-2048x1366.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/Paradis-des-Makis-5-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/Paradis-des-Makis-5-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/Paradis-des-Makis-5-1068x712.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/Paradis-des-Makis-5-1920x1280.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/Paradis-des-Makis-5-1320x880.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-44326" class="wp-caption-text">Pendant une semaine les jeunes bénéficient d&rsquo;un accompagnement de danseurs professionnels pour aller plus loin dans leurs idées et performances.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;"><em data-start="4113" data-end="4179">« On avait à cœur de représenter notre village et ses pêcheurs »</em>, souligne Mariama, 15 ans. <em data-start="4207" data-end="4345">« Mais le but du spectacle est aussi de montrer ce que les femmes sont capables de faire lorsqu’elles ne sont pas bloquées à la maison »</em>. Un message clair et résolument moderne, en écho à leurs propres parcours. <em data-start="4421" data-end="4642">« Au début, ma famille et mes proches ne considéraient pas la danse et se demandaient pourquoi on y passait du temps. Puis ils ont eu l’occasion de nous voir danser ici, au Paradis des Makis, et depuis ils comprennent »</em>, confie la jeune danseuse, qui aspire à se professionnaliser. <em data-start="4705" data-end="4880">« Une semaine ici, c’est bien : on se libère de chez soi, on dort avec nos amis, on mange tous ensemble, on passe du bon temps, et ça nous donne d’autres idées pour la vie »</em>.</p>
</div>
<div>
<p style="text-align: justify;" data-start="4883" data-end="5233">Faire germer des idées, des projets de vie et les rendre concrets, c’est l’essence même de Hip Hop Evolution et du Paradis des Makis. Une ambition qui dépasse le simple discours : depuis la création de l’association, il y a vingt ans, plusieurs jeunes danseuses et danseurs ont intégré le marché du travail et vu leurs projets mûrir et se construire.</p>
<figure id="attachment_44321" aria-describedby="caption-attachment-44321" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-44321" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/Paradis-des-Makis-2-300x225.jpg" alt="Hip Hop Evolution, Paradis des Makis, Mayotte" width="300" height="225" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/Paradis-des-Makis-2-300x225.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/Paradis-des-Makis-2-768x576.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/Paradis-des-Makis-2-150x113.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/Paradis-des-Makis-2-696x522.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/Paradis-des-Makis-2-265x198.jpg 265w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/Paradis-des-Makis-2.jpg 800w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-44321" class="wp-caption-text">Le Paradis des Makis est situé au cœur de la forêt, un lieu propice à la création.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;" data-start="5235" data-end="5880">C’est notamment le cas d’Assane Mohamed, alias Assez, danseur et chorégraphe, figure majeure du hip-hop mahorais. Il débute en 1998 dans son village de Kahani et souhaite aujourd’hui transmettre à la jeune génération ses connaissances, tant sportives qu’humaines. En 2009, il crée avec d’autres danseurs et amis l’association Lil Stilz. <em data-start="5572" data-end="5771">« Le but est d’apporter une éducation aux jeunes pour qu’ils puissent répondre aux défis actuels de la vie et disposer de tous les outils pour envisager un avenir et accéder aux métiers de demain »</em>, insiste-t-il. <em data-start="5787" data-end="5879">« Danser, oui. Mais danser pourquoi ? C’est la question à laquelle on essaie de répondre »</em>.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="5882" data-end="6408">Ce mercredi 6 janvier, Assez et les jeunes de Lil Stilz seront en résidence artistique au Paradis des Makis afin de finaliser leur projet <em data-start="6020" data-end="6047">« Le Geste et la Pensée »</em>, dont la représentation est prévue le 10 janvier. Un spectacle mêlant réflexion et danse, autour du jeu d’échecs et du hip-hop. <em data-start="6176" data-end="6392">« Avec ce projet, je veux montrer que tout le monde a des capacités. Des enfants scolarisés en classes SEGPA, des jeunes à qui l’on promettait l’échec scolaire font partie du groupe, et ils s’en sortent très bien »</em>, souligne-t-il.</p>
<h2 style="text-align: center;" data-start="5882" data-end="6408"><strong>Un modèle de cohésion sociale qui se heurte à des barrières</strong></h2>
<p style="text-align: justify;" data-start="6410" data-end="7118">Pour Assez, pour l’ensemble des artistes et danseurs, pour les membres de Hip Hop Evolution, ses salariés, sa directrice Sophie Huvet, mais aussi pour les jeunes, les bienfaits de ces initiatives et du hip-hop sur la jeunesse, la cohésion des villages et du territoire ne sont plus à démontrer. Malheureusement, au contexte budgétaire national contraint qui fragilise le monde associatif, s’ajoutent encore des réticences locales, notamment au niveau communal, même si les partenariats existent. Des freins au développement de la pratique qui enferment ses acteurs dans une lutte quasi permanente à la structuration, aussi bien économique que matérielle. Si Assez et Lil Stilz ont pu organiser cette résidence, c’est parce qu’ils ont, enfin, obtenu, cette année, leur première subvention de la mairie de Ouangani.</p>
<figure id="attachment_44323" aria-describedby="caption-attachment-44323" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-44323" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/Paradis-des-Makis-2--300x200.jpg" alt="Hip Hop Evolution, Paradis des Makis, Mayotte" width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/Paradis-des-Makis-2--300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/Paradis-des-Makis-2--1024x683.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/Paradis-des-Makis-2--768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/Paradis-des-Makis-2--1536x1024.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/Paradis-des-Makis-2--2048x1366.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/Paradis-des-Makis-2--150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/Paradis-des-Makis-2--696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/Paradis-des-Makis-2--1068x712.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/Paradis-des-Makis-2--1920x1280.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/Paradis-des-Makis-2--1320x880.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-44323" class="wp-caption-text">Sophie Huvet (à gauche), directrice administration et développement de l’association Hip Hop Evolution.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;" data-start="7120" data-end="7572"><em data-start="134" data-end="410">« Assane et les danseurs de sa génération ont tout gagné sur le plan sportif. Ils sont allés à La Réunion, en métropole, pour des spectacles et des compétitions. Sur le plan social aussi, ils ont réussi : ils ont fait émerger des enfants qui ont aujourd’hui tous un emploi »</em>, relève Sophie Huvet. Elle déplore toutefois le manque, voire l’absence, de lieux ouverts et dédiés à la pratique artistique sur le territoire, notamment à Kahani pour l’association Lil Stilz, malgré des demandes répétées depuis plusieurs années.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="7574" data-end="7970" data-is-last-node="" data-is-only-node=""><em data-start="213" data-end="401">« Les élus n’ont pas encore une vision globale de la danse : de l’économie qu’elle peut générer, de l’emploi, de la dimension culturelle et surtout de son rôle dans la cohésion sociale »</em>, conclut Assez.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="7574" data-end="7970" data-is-last-node="" data-is-only-node="">Et pourtant, Lil Stilz et Hip Hop Evolution devraient faire figure de références et inspirer d’autres initiatives. À travers le hip-hop, leur modèle trouve un équilibre rare entre rigueur et liberté et offre un cadre qui ne met personne dans des cases, mais qui permet à chacun de s’exprimer, de se construire et de trouver sa place, dans le respect de l’autre et du collectif.</p>
<p data-start="7574" data-end="7970" data-is-last-node="" data-is-only-node="">Victor Diwisch</p>
</div>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/01/07/au-paradis-des-makis-le-hip-hop-trace-des-chemins-davenir-sous-contraintes/">Le Paradis des Makis, lieu refuge pour la jeunesse et le hip-hop, une pratique encore sous contraintes</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
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		<title>Hip Hop Evolution : un festival pour se reconnecter aux danseurs après Chido</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2025/04/30/hip-hop-evolution-un-festival-pour-se-reconnecter-aux-danseurs-apres-chido/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Victor Diwisch]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 30 Apr 2025 02:00:32 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Loisirs]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[danse]]></category>
		<category><![CDATA[festival]]></category>
		<category><![CDATA[Hip Hop évolution]]></category>
		<category><![CDATA[Kawéni]]></category>
		<category><![CDATA[Mayotte]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lejournaldemayotte.yt/?p=27942</guid>

					<description><![CDATA[<p>Dans le cadre de son festival annuel, l'association Hip Hop Evolution s'est rendue ce mercredi 29 avril à Kawéni aux abords de la MJC. Les jeunes du quartier ont pu s'initier au hip-hop grâce à des ateliers organisés par des danseurs professionnels et l'après-midi a été couronnée de deux spectacles, dont un réalisé par un groupe de Mamoudzou.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2025/04/30/hip-hop-evolution-un-festival-pour-se-reconnecter-aux-danseurs-apres-chido/">Hip Hop Evolution : un festival pour se reconnecter aux danseurs après Chido</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Sous les voiles d’ombrage, à côté de la MJC de Kawéni, les acrobaties et les danses s&rsquo;enchaînent dans une ambiance festive, en ce début d&rsquo;après-midi, le mardi 29 avril. Cette année, dans le cadre de son festival annuel, l&rsquo;association Hip Hop Evolution a souhaité se rendre directement au cœur des communes le temps d&rsquo;une journée, pour permettre aux jeunes de s&rsquo;initier au hip-hop et à la danse mais aussi pour se reconnecter, après Chido, avec les danseurs et les crew (groupes) qu&rsquo;elle accompagne depuis sa création, il y a 20 ans.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Relancer le secteur et les perspectives</strong></h2>
<figure id="attachment_27964" aria-describedby="caption-attachment-27964" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-27964" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/HipHop-Evo-2-300x225.jpg" alt="HipHop évolution, festival, danse, Kawéni, Mayotte" width="300" height="225" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/HipHop-Evo-2-300x225.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/HipHop-Evo-2-768x577.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/HipHop-Evo-2-150x113.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/HipHop-Evo-2-696x523.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/HipHop-Evo-2.jpg 800w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-27964" class="wp-caption-text">Breakdance, hip-hop mais aussi danse traditionnelle, les jeunes s&rsquo;essayent à toutes les pratiques</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">« <em>Le but du festival est de relancer la machine après le cyclone</em>« , explique Sophie Huvet, directrice administration et développement de l&rsquo;association, « <em>ce sont les danseurs des différentes communes qui ont fait la programmation de l&rsquo;évènement.</em> C<em>eux qui voulaient recevoir des spectacles et des ateliers nous ont contactés pour les mettre en place et bien sûr cela leur permet aussi de proposer leur propre chorégraphie. On voulait leur montrer qu&rsquo;avec notre association on les soutient, quand ils sont prêts on est disponible ».</em></p>
<p style="text-align: justify;">« <em>Pour les 15 salariés et les bénévoles de l&rsquo;association c&rsquo;était important de ne pas décaler le festival, même si le format n&rsquo;est pas identique aux années passées », </em>précise Sophie Huvet dont l&rsquo;association a reçu le soutien financier de l<span class="ezstring-field">a Direction des Affaires Culturelles (DAC), de la politique de la Ville, du rectorat et de la DRAJES et un accompagnement des communes pour réaliser le festival. Une aide précieuse pour le monde de la culture impactée par Chido. L&rsquo;association Hip Hop évolution a vu son site d&rsquo;Iloni, « le paradis des Makis », détruit par le cyclone et a pu reconstruire le plateau artistique juste avant le démarrage du festival. « <em>On a pu faire répéter les équipes sur notre site avant le festival et proposer à nouveau des perspectives aux groupes et aux artistes locaux mais aussi étrangers que l&rsquo;on accueille à Mayotte », </em>se réjouit la directrice.</span></p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>« La dance plus importante que la violence »</strong></h2>
<figure id="attachment_27965" aria-describedby="caption-attachment-27965" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-27965" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/HipHop-Evo-3-300x225.jpg" alt="HipHop évolution, festival, danse, Kawéni, Mayotte" width="300" height="225" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/HipHop-Evo-3-300x225.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/HipHop-Evo-3-768x577.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/HipHop-Evo-3-150x113.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/HipHop-Evo-3-696x523.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/HipHop-Evo-3.jpg 800w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-27965" class="wp-caption-text">Les initiations permettent d&rsquo;apprendre la rigueur aux jeunes mais aussi de créer des vocations. Certains pourront rejoindre des crew qui sont nombreux dans les villages et les quartiers de Mayotte</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Lors des ateliers, sur la piste de danse improvisée, une vingtaine d&rsquo;enfants sont à l&rsquo;écoute des professionnels, et s&rsquo;essayent sans hésiter aux différentes disciplines. Toprock, danse debout, breakdance, hip-hop et danses traditionnelles, chacun y trouve son compte. « <em>Le but c&rsquo;est de montrer à ces jeunes qu&rsquo;il y a de l&rsquo;art qui provient de la rue et qu&rsquo;ils peuvent se nourrir du hip-hop et de la danse pour s&rsquo;en sortir dans la vie</em>« , explique Massondi Said Ali, danseur professionnel de l&rsquo;association, « <em>en même temps cela leur permet de leur apprendre la rigueur, le sens du travail et de la réussite. On veut leur montrer que c&rsquo;est possible de se dépasser »,</em> ajoute Karima Khelifi, également danseuse professionnelle de l&rsquo;association. « <em>C&rsquo;est une première approche de la danse, et si demain ils ont envie de continuer de pratiquer on peut les accompagner vers les crew existants, comme celui de Sans Pitié de Kawéni », </em>continue Massondi Said Ali. A la fin des ateliers, les jeunes ont réalisé une première chorégraphie en public, avec ce qu&rsquo;ils ont appris dans la journée.</p>
<figure id="attachment_27969" aria-describedby="caption-attachment-27969" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-27969" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/Hip-Hop-Evo-4-300x225.jpg" alt="HipHop évolution, festival, danse, Kawéni, Mayotte" width="300" height="225" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/Hip-Hop-Evo-4-300x225.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/Hip-Hop-Evo-4-768x577.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/Hip-Hop-Evo-4-150x113.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/Hip-Hop-Evo-4-696x523.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/Hip-Hop-Evo-4.jpg 800w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-27969" class="wp-caption-text">Le festival se poursuit jusqu&rsquo;au 3 mai prochain, du côté de Bouéni, Kani-Keli et Ongoujou</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">« <em>Dans mon groupe beaucoup de gens sont sortis des violences grâce au hip-hop », </em>remarque Faina Abou Moussa, 18 ans, danseuse de Cavani, qui a participé au spectacle final de la journée qui a regroupé 7 artistes de Kawéni et Cavani. « <em>Si les jeunes se mettent à danser ils oublieront la violence et ils verront que la danse est plus importante. Dans notre société, nous les filles, on nous dit notre place c&rsquo;est dans la cuisine, c&rsquo;était pas simple pour moi au début mais j&rsquo;ai quand même réussi a rejoindre un groupe de hip-hop », </em>précise-t-elle.</p>
<p style="text-align: justify;">« <em>On attendait avec impatience de reprendre et de danser, c&rsquo;est notre passion. Après Chido on avait presque tout oublié de la chorégraphie, mais maintenant c&rsquo;est bon »,</em> continue la jeune femme, qui a débuté le hip-hop depuis quelques années et qui poursuit sa professionnalisation notamment grâce à Hip Hop évolution et le danseur Rayaha Faouzdinne, à l&rsquo;origine du spectacle nommé « <em>Latru Dongadzo</em> » : « <em>Notre jeu</em>« .</p>
<figure id="attachment_27967" aria-describedby="caption-attachment-27967" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-27967" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/Hiphop-Evo-4-300x225.jpg" alt="HipHop évolution, festival, danse, Kawéni, Mayotte" width="300" height="225" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/Hiphop-Evo-4-300x225.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/Hiphop-Evo-4-768x576.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/Hiphop-Evo-4-150x113.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/Hiphop-Evo-4-696x522.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/Hiphop-Evo-4.jpg 800w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-27967" class="wp-caption-text">Le groupe de danseurs de Cavani et de Kawéni qui a proposé le spectacle en fin d&rsquo;après-midi « Latru Dongadzo »</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">« <em>Jusqu&rsquo;à présent beaucoup de monde ont participé aux journées. </em><em>A Kahani on a eu un accueil incroyable avec la présence de 200 à 300 personnes, et 83 jeunes ont dansé aux ateliers. A Nyambadao il y en a eu 65 avec </em><em>une centaine de visiteurs</em>« , confie Sophie Huvet, « <em>lorsqu&rsquo;on commence à mettre la musique les gens viennent</em>« .</p>
<p style="text-align: justify;">Le festival se poursuit jusqu&rsquo;au samedi 3 mai, les danseurs d&rsquo;Hip Hop évolution se rendront à Majiméouni mercredi, à Kani-Keli jeudi sous un format « <em>battle »</em> entre danseurs de l&rsquo;île à travers divers danses et surtout sous le rythme d&rsquo;un violoniste. Vendredi sera dédié au centre artistique à Iloni, et l&rsquo;évènement se terminera samedi à Ongoujou.</p>
<p style="text-align: justify;">Victor Diwisch</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2025/04/30/hip-hop-evolution-un-festival-pour-se-reconnecter-aux-danseurs-apres-chido/">Hip Hop Evolution : un festival pour se reconnecter aux danseurs après Chido</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
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