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	<title>Archives des CRA - Le Journal De Mayotte</title>
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	<description>L&#039;information à Mayotte</description>
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	<title>Archives des CRA - Le Journal De Mayotte</title>
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	<item>
		<title>« Parfois, on se sent impuissants mais on fait de notre mieux » : à Mayotte, les travailleurs sociaux au plus près des vies en suspens</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/09/17/parfois-on-se-sent-impuissants-mais-on-fait-de-notre-mieux-a-mayotte-les-travailleurs-sociaux-au-plus-pres-des-vies-en-suspens/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mathilde HANGARD]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 17 Sep 2026 01:45:56 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Social]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[CRA]]></category>
		<category><![CDATA[Éducateur spécialisé]]></category>
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		<category><![CDATA[Mineurs non accompagnés]]></category>
		<category><![CDATA[Mlezi Maore]]></category>
		<category><![CDATA[Travailleur social]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Dans le centre de rétention administrative, les commissariats, les familles d'accueil ou auprès des mineurs isolés, les équipes de Mlezi Maoré interviennent là où les parcours se brisent. Un travail discret, souvent méconnu, au coeur des situations les plus fragiles de l'île.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/09/17/parfois-on-se-sent-impuissants-mais-on-fait-de-notre-mieux-a-mayotte-les-travailleurs-sociaux-au-plus-pres-des-vies-en-suspens/">« Parfois, on se sent impuissants mais on fait de notre mieux » : à Mayotte, les travailleurs sociaux au plus près des vies en suspens</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">À Combani, deux stands sont installés devant les locaux de Mlezi Maore. Quelques salariés de l&rsquo;association échangent avec les visiteurs à l&rsquo;occasion des portes ouvertes organisées depuis le début de la semaine. Les sourires sont nombreux, les discussions franches. Derrière cette apparente simplicité se raconte pourtant une réalité autrement plus complexe. Celle d&rsquo;hommes, de femmes et d&rsquo;enfants confrontés à l&rsquo;urgence sociale, à l&rsquo;éloignement du territoire, à l&rsquo;isolement ou à la précarité.</p>
<p style="text-align: justify;">Sur l&rsquo;île, l&rsquo;association intervient sur de multiples fronts. Ses équipes accompagnent notamment des personnes interpellées et placées au centre de rétention administrative (CRA), des victimes en détresse sociale, mais aussi des mineurs non accompagnés, dont certains n&rsquo;ont parfois pour seul point d&rsquo;ancrage à Mayotte qu&rsquo;une famille qui les héberge, un cousin, un voisin ou une connaissance. Un travail au coeur des tensions et des fragilités de Mayotte, mais qui se veut aussi un autre visage du territoire, celui de l&rsquo;écoute, de l&rsquo;accompagnement et du vivre-ensemble.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Au CRA, accompagner les dernières heures avant l&rsquo;éloignement</b></h2>
<figure id="attachment_58600" aria-describedby="caption-attachment-58600" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2965-scaled.jpg"><img fetchpriority="high" decoding="async" class="size-medium wp-image-58600" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2965-300x200.jpg" alt="Mayotte, Mlezi Maore, portes-ouvertes, Combani," width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2965-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2965-1024x683.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2965-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2965-1536x1024.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2965-2048x1365.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2965-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2965-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2965-1068x712.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2965-1920x1280.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2965-500x333.jpg 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2965-800x533.jpg 800w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2965-1280x853.jpg 1280w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2965-1320x880.jpg 1320w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-58600" class="wp-caption-text">Des visiteurs découvrent les différents dispositifs et missions de l&rsquo;association Mlezi Maoré lors de ses portes ouvertes à Combani. Mathilde Hangard / JDM</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Au centre de rétention administrative de Petite-Terre, les portes donnent sur un univers où le temps compte. Le service des permanences sociales du centre de rétention administrative, le PSCRA, est installé au coeur même de l&rsquo;établissement. Sept gestionnaires de cas, quatre juristes et une travailleuse sociale y interviennent auprès des personnes retenues.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>« Notre mission c&rsquo;est l&rsquo;écoute et le soutien de personnes qui ont été interpellées par les forces de l&rsquo;ordre »</em>, explique une gestionnaire de cas. Mais le travail ne s&rsquo;arrête pas à l&rsquo;écoute. Les équipes peuvent également apporter une aide matérielle aux personnes interpellées, notamment lorsqu&rsquo;elles arrivent après une traversée en kwassa-kwassa éprouvante, en leur fournissant des vêtements, en fonction de leurs besoins.</p>
<p style="text-align: justify;">Les situations familiales occupent une place particulièrement importante. <em>« On travaille aussi sur la réunification familiale »</em>, poursuit-elle. Lorsqu&rsquo;un parent est interpellé et que ses enfants sont restés à Mayotte, les équipes peuvent plaider pour que les enfants puissent repartir avec lui. Le service accompagne également les situations de mineurs non accompagnés interpellés, ou celles de personnes devenues majeures après avoir reçu une obligation de quitter le territoire alors qu&rsquo;elles étaient mineures.</p>
<figure id="attachment_58599" aria-describedby="caption-attachment-58599" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2983-scaled.jpg"><img decoding="async" class="wp-image-58599 size-medium" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2983-300x200.jpg" alt="Mayotte, Mlezi Maore, portes-ouvertes, Combani," width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2983-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2983-1024x683.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2983-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2983-1536x1024.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2983-2048x1366.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2983-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2983-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2983-1068x712.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2983-1920x1280.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2983-500x333.jpg 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2983-800x533.jpg 800w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2983-1280x853.jpg 1280w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2983-1320x880.jpg 1320w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-58599" class="wp-caption-text">Une éducatrice spécialisée échange avec un assistant social de l&rsquo;association. Mathilde Hangard / JDM</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Ici, l&rsquo;urgence est un quotidien.<em> « Pouvoir aider les personnes avant leur départ, apporter une écoute et un soutien, ça me semble vraiment important, car l&rsquo;éloignement peut se faire rapidement »</em>, raconte la salariée.<em> « Il y a un bateau tous les matins quand même pour les Comores, donc c&rsquo;est important d&rsquo;être présents pour les dernières minutes ». </em></p>
<p style="text-align: justify;">Le service fonctionne de 6 heures à 21 heures, avec une astreinte téléphonique. Un rythme soutenu, dans lequel les équipes doivent composer avec des histoires individuelles parfois lourdes. <em>« Ce qui est difficile, c&rsquo;est la situation de chacun »</em>, résume la gestionnaire de cas. Et avec elle vient parfois le sentiment de ne pas pouvoir aller assez loin.<em> « On a un sentiment d&rsquo;impuissance parfois car il y a des situations qui nous touchent vraiment et parfois on ne peut rien faire, comme on n&rsquo;est pas décisionnaires mais c&rsquo;est la préfecture »</em>, explique une collègue à côté. <em>« Ça laisse parfois un sentiment de frustration ». </em></p>
<p>Une frustration qui ne signifie pas renoncer. <em>« Parfois on se sent impuissants mais on fait de notre mieux »</em>, poursuit-elle. Avant une conclusion partagée par les personnes présentes.<em> « Il y a un besoin social énorme à Mayotte ». </em></p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Du commissariat à la gendarmerie, prendre le relais quand tout bascule</b></h2>
<figure id="attachment_58597" aria-describedby="caption-attachment-58597" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2973-scaled.jpg"><img decoding="async" class="size-medium wp-image-58597" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2973-300x200.jpg" alt="Mayotte, Mlezi Maore, portes-ouvertes, Combani," width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2973-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2973-1024x683.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2973-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2973-1536x1024.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2973-2048x1366.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2973-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2973-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2973-1068x712.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2973-1920x1281.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2973-500x333.jpg 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2973-800x534.jpg 800w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2973-1280x854.jpg 1280w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2973-1320x880.jpg 1320w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-58597" class="wp-caption-text">Les agents du service d&rsquo;évaluation des mineurs non accompagnés sont confrontés à des situations sociales particulièrement complexes. Mathilde Hangard / JDM</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">L&rsquo;action sociale de Mlezi Maore ne s&rsquo;arrête pas aux murs du CRA. Le service d&rsquo;intervention sociale en commissariat et en gendarmerie, pour l&rsquo;heure implanté en Petite-Terre devrait progressivement se développer ailleurs sur l&rsquo;île, notamment à Mamoudzou, grâce à de futurs effectifs. Ici, la logique est différente, mais le principe reste le même. Il s’agit d’intervenir au moment où une personne ne sait plus vraiment vers qui se tourner.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>« C’est un service qui va s&rsquo;occuper des gens qui viennent spontanément ou sur rendez-vous parce qu&rsquo;elles sont en détresse sociale ou qui sont victimes, et qui ont besoin d&rsquo;aide dans leurs démarches administratives »</em>, expliquent les éducateurs. Une travailleuse sociale accueille, écoute, évalue les besoins, puis oriente. <em>« On fait un accueil, une évaluation des besoins, et une orientation vers les partenaires dédiés ». </em></p>
<p style="text-align: justify;">Un travail parfois invisible, mais essentiel dans un territoire où les difficultés administratives, sociales et familiales peuvent rapidement s&rsquo;imbriquer, en un noeud indémaillable. Le vecteur du travailleur social permet alors de remettre de l&rsquo;ordre au sein d&rsquo;un pèle-mêle d&rsquo;acteurs, d&rsquo;identifier les bons interlocuteurs et de rétablir un lien avec les dispositifs existants. C&rsquo;est cette fonction de « passerelle » qui se retrouve auprès des mineurs.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Le parcours d&rsquo;obstacles des mineurs non accompagnés </b></h2>
<figure id="attachment_58596" aria-describedby="caption-attachment-58596" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2961-scaled.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-58596" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2961-300x200.jpg" alt="Mayotte, Mlezi Maore, portes-ouvertes, Combani," width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2961-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2961-1024x683.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2961-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2961-1536x1024.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2961-2048x1365.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2961-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2961-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2961-1068x712.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2961-1920x1280.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2961-500x333.jpg 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2961-800x533.jpg 800w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2961-1280x853.jpg 1280w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2961-1320x880.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-58596" class="wp-caption-text">Ancien adolescent accompagné par la structure, Hamza M&rsquo;sa y travaille aujourd&rsquo;hui comme éducateur spécialisé. Mathilde Hangard / JDM</figcaption></figure>
<p class="isSelectedEnd" style="text-align: justify;">À Combani, les équipes prennent également en charge les mineurs non accompagnés. Lorsqu&rsquo;un jeune est interpellé par les forces de l&rsquo;ordre et placé au CRA, sa minorité doit être signalée. Une information préoccupante est alors transmise à l&rsquo;aide sociale à l&rsquo;enfance (ASE).</p>
<p class="isSelectedEnd" style="text-align: justify;"><em>« Nous on reçoit l&rsquo;information préoccupante et après on va rencontrer, et évaluer le jeune »</em>, explique Hamza M&rsquo;sa, éducateur spécialisé depuis 2022 à Mlezi Maore. Il s&rsquo;agit d&rsquo;évaluer sa minorité, son isolement et une éventuelle situation de danger, puis de formuler des propositions à destination de l&rsquo;ASE.</p>
<p class="isSelectedEnd" style="text-align: justify;">Le travail consiste aussi à regarder ce qu&rsquo;il reste autour du jeune. <em>« S&rsquo;il a de la famille, on va rencontrer aussi sa famille »</em>, poursuit l&rsquo;éducateur. Sur le territoire, les mineurs non accompagnés sont souvent de nationalité étrangère, fréquemment comorienne. Mais <em>« ils n&rsquo;ont pas de responsable légal »</em>. Certains vivent chez des membres de leur famille, d&rsquo;autres chez des voisins, des cousins ou des connaissances. Une présence familiale qui ne suffit pas toujours à donner un cadre légal. <em>« Comme ils n&rsquo;ont pas l&rsquo;autorité parentale ces gens, nous on préconise pour que le mineur ait un accompagnement socio-éducatif, auprès de sa famille accueillante »</em>, explique Hamza M&rsquo;sa.</p>
<p class="isSelectedEnd" style="text-align: justify;">Son propre parcours donne une résonance particulière à son métier. Entré chez Mlezi Maore en 2013, il avait lui-même été accompagné lorsqu&rsquo;il était adolescent. Il s&rsquo;est ensuite formé, est devenu animateur, puis éducateur spécialisé. Un parcours qui raconte aussi, à sa manière, la possibilité d&rsquo;un accompagnement qui ne se limite pas à l&rsquo;urgence.</p>
<p class="isSelectedEnd" style="text-align: justify;">Une éducatrice spécialisée du dispositif d&rsquo;accompagnement des mineurs non accompagnés décrit justement, une aide qui embrasse tous les aspects de la vie du jeune, de la santé à la scolarité, en passant par l&rsquo;éducation, les loisirs et l&rsquo;accès aux droits. <em>« Le point essentiel c&rsquo;est régulariser leur statut et après on peut déployer tous nos moyens »</em>, explique-t-elle. Les équipes travaillent aussi avec les familles qui accueillent ces enfants, qu&rsquo;elles soient apparentées ou non. L&rsquo;objectif est de les accompagner dans les démarches administratives pour leur permettre de représenter légalement le mineur sur le territoire français.</p>
<p class="isSelectedEnd" style="text-align: justify;">Mais là encore, le rôle des travailleurs sociaux peut être mal compris. Certaines familles craignent que l&rsquo;intervention des services sociaux conduise à leur retirer l&rsquo;enfant<em>. « Certaines familles pensent que services sociaux veut dire qu&rsquo;on va leur prendre leurs enfants mais pas du tout »</em>, racontent deux éducatrices. D&rsquo;où l&rsquo;importance, expliquent-elles, de la délégation de l&rsquo;autorité parentale. Certaines familles l&rsquo;acceptent sans difficulté, d&rsquo;autres restent <em>« braquées ».</em></p>
<p style="text-align: justify;">Ces incompréhensions disent aussi l&rsquo;importance de ces travailleurs de l&rsquo;ombre, dont les portes ouvertes de l&rsquo;association Mlezi Maore auront permis de dévoiler une partie de leur quotidien, au sein d&rsquo;une île constamment traversée par les urgences sociales et migratoires.</p>
<p>Mathilde Hangard</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/09/17/parfois-on-se-sent-impuissants-mais-on-fait-de-notre-mieux-a-mayotte-les-travailleurs-sociaux-au-plus-pres-des-vies-en-suspens/">« Parfois, on se sent impuissants mais on fait de notre mieux » : à Mayotte, les travailleurs sociaux au plus près des vies en suspens</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Rétention administrative : les associations dénoncent des atteintes aux droits des étrangers à Mayotte</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/05/22/retention-administrative-les-associations-denoncent-des-atteintes-aux-droits-des-etrangers-a-mayotte/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Victor Diwisch]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 22 May 2026 02:30:08 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[asile]]></category>
		<category><![CDATA[CRA]]></category>
		<category><![CDATA[LRA]]></category>
		<category><![CDATA[Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[Mineurs]]></category>
		<category><![CDATA[Pamandzi]]></category>
		<category><![CDATA[rétention]]></category>
		<category><![CDATA[Solidarités Mayotte]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lejournaldemayotte.yt/?p=51799</guid>

					<description><![CDATA[<p>Dans leur rapport annuel 2025 sur la rétention administrative, cinq associations dénoncent l’accélération des expulsions, les difficultés d’accès à l’asile et le maintien de l’enfermement des mineurs à Mayotte, qui concentre plus de 60 % des placements en rétention enregistrés en France.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/05/22/retention-administrative-les-associations-denoncent-des-atteintes-aux-droits-des-etrangers-a-mayotte/">Rétention administrative : les associations dénoncent des atteintes aux droits des étrangers à Mayotte</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Cinq associations — <em>Forum réfugiés</em>, <em>France Terre d’Asile</em>, <em>La Cimade</em>, <em>Groupe SOS</em> et <em>Solidarités Mayotte</em> — ont publié ce mardi 19 mai leur <a href="https://www.forumrefugies.org/images/RA_CRA_2025_web.pdf">rapport annuel 2025 sur la rétention administrative en France</a>.</p>
<p style="text-align: justify;">Le document met une nouvelle fois en lumière la situation de Mayotte, qui concentre à elle seule plus de 60 % des placements en rétention enregistrés en France. Les associations dénoncent notamment une accélération des expulsions, des atteintes au droit au recours et le maintien de l’enfermement des mineurs sur le territoire.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Une pression toujours plus forte au CRA de Pamandzi</strong></h2>
<figure id="attachment_51823" aria-describedby="caption-attachment-51823" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-51823" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/CRA-300x180.png" alt="" width="300" height="180" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/CRA-300x180.png 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/CRA-768x461.png 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/CRA-150x90.png 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/CRA-696x417.png 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/CRA-500x300.png 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/CRA-800x480.png 800w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/CRA.png 847w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-51823" class="wp-caption-text">Avec 26.520 personnes placées en rétention administrative au CRA de Pamandzi en 2025, Mayotte concentre à elle seule plus de 60 % des placements enregistrés en France. (Capture d’écran du rapport).</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Comme les années précédentes, Mayotte concentre l’essentiel des placements en rétention en Outre-mer. En 2025, 26.520 personnes y ont été enfermées, dont plus de 21.600 ont ensuite été expulsées. À lui seul, le territoire représente 96 % des placements réalisés dans les CRA ultramarins et plus de six placements en rétention sur dix enregistrés en France, relève le rapport. En 2024, 22.325 personnes avaient été placées en rétention à Mayotte, selon les chiffres rappelés par les associations.</p>
<p style="text-align: justify;">Sur plus de 150 pages, le rapport dresse un état des lieux détaillé des centres et locaux de rétention administrative, où sont placées des personnes étrangères en vue de leur éloignement du territoire français. Il s’appuie sur les chiffres de la rétention mais aussi sur les observations de terrain des membres des associations, dont <em>Solidarités Mayotte</em>, chargées d’accompagner les personnes retenues dans l’exercice de leurs droits.</p>
<p style="text-align: justify;">Situé à Petit Moya, sur Petite-Terre, le CRA de Pamandzi dispose officiellement de 136 places. En 2025, 19.010 personnes y ont été placées, auxquelles s’ajoutent 8.792 autres passées par les locaux de rétention administrative (LRA). Parmi les personnes enfermées cette année figurent également 3.074 mineurs.</p>
<p style="text-align: justify;">Les associations dénoncent une <em>« politique du chiffre »</em> qui conduirait à accélérer les éloignements au détriment de l’examen individuel des situations administratives et familiales. Selon elles, cette logique entraîne des erreurs de plus en plus nombreuses.</p>
<figure id="attachment_51828" aria-describedby="caption-attachment-51828" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-51828" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/CRA-2-300x220.png" alt="" width="300" height="220" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/CRA-2-300x220.png 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/CRA-2-150x110.png 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/CRA-2-500x367.png 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/CRA-2.png 631w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-51828" class="wp-caption-text">Mayotte représente 96 % des placements réalisés dans les CRA ultramarins. (Capture d&rsquo;écran du rapport).</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Le rapport indique ainsi que 187 personnes en situation régulière ont fait l’objet d’une obligation de quitter le territoire français (OQTF) avant leur placement en rétention. Parmi elles figurent des ressortissants français, des titulaires de titres de séjour valides ou encore des personnes bénéficiant d’une protection internationale.</p>
<p style="text-align: justify;">Les associations affirment notamment avoir accompagné 86 ressortissants français au cours de l’année, dont trois ont été expulsés vers les Comores avant de pouvoir revenir à Mayotte grâce à des démarches administratives engagées auprès de la préfecture.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Des recours parfois rendus inutiles par la rapidité des expulsions</strong></h2>
<figure id="attachment_16533" aria-describedby="caption-attachment-16533" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-16533" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/OQTF-jpg-300x211.webp" alt="OQTF" width="300" height="211" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/OQTF-jpg-300x211.webp 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/OQTF-jpg-150x106.webp 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/OQTF-jpg.webp 523w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-16533" class="wp-caption-text">Selon les associations, certaines OQTF ont été exécutées avant même que les recours ne puissent produire leurs effets.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Le rapport met en lumière les difficultés rencontrées pour exercer un recours effectif contre les mesures d’éloignement. En 2025, 653 référés ont été déposés devant le tribunal administratif, ayant conduit à 207 suspensions d’OQTF.</p>
<p style="text-align: justify;">Mais selon les associations, certaines expulsions ont malgré tout été exécutées avant même que les recours ne puissent produire leurs effets. Plusieurs exemples sont cités dans le document, notamment celui de personnes éloignées alors qu’une suspension de leur expulsion avait déjà été prononcée.</p>
<p style="text-align: justify;">Dans certains cas, les personnes concernées ont pu revenir à Mayotte après une injonction judiciaire ou une décision gracieuse de la préfecture. D’autres, en revanche, ont dû entreprendre seules les démarches nécessaires pour revenir sur le territoire.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Des entraves dénoncées dans l’accès à la procédure d’asile</strong></h2>
<p style="text-align: justify;">Le rapport pointe également une restriction croissante de l’accès à la procédure d’asile au CRA de Pamandzi. Selon les associations, les services de l’État remettraient régulièrement en cause la légitimité des demandes formulées par des ressortissants comoriens et malgaches, sans qu’une hausse significative du nombre de demandes déposées n’ait été observée. <em>Solidarités Mayotte</em> indique avoir enregistré 78 demandes d’asile de ressortissants comoriens en 2025, contre 62 l’année précédente.</p>
<figure id="attachment_23767" aria-describedby="caption-attachment-23767" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-23767" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/Exile-4-300x200.jpg" alt="exilés, collège de Kwalé, préfecture, immigration, asile" width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/Exile-4-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/Exile-4-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/Exile-4-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/Exile-4-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/Exile-4.jpg 800w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-23767" class="wp-caption-text">Les associations dénoncent des situations dans lesquelles des personnes ayant exprimé leur volonté de demander l’asile n’auraient pas bénéficié de la suspension de leur éloignement. (Image d&rsquo;illustration d&rsquo;un demandeur d&rsquo;asile à Mayotte en février 2025).</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Les associations dénoncent plusieurs pratiques administratives qu’elles estiment contraires au droit d’asile. Elles citent notamment le cas d’un ressortissant comorien expulsé en août 2025 alors qu’il était engagé dans une procédure de demande d’asile. Selon le rapport, la préfecture avait considéré sa demande comme irrecevable en raison d’une précédente requête, alors que seul l’Ofpra (Office français de protection des réfugiés et apatrides) est compétent pour statuer sur la recevabilité d’une demande d’asile.</p>
<p style="text-align: justify;">Le document évoque aussi des situations dans lesquelles des personnes ayant exprimé leur volonté de demander l’asile n’auraient pas bénéficié de la suspension de leur éloignement, malgré les démarches engagées par les juristes présents au CRA. Certaines auraient ainsi été expulsées avant même l’examen de leur demande.</p>
<p style="text-align: justify;">Le rapport mentionne plusieurs incidents survenus en 2025. Le 3 mai, les juristes de <em>Solidarités Mayotte</em> ont été contraints de quitter temporairement le CRA à la demande de la préfecture, après avoir été accusés<em> « d&rsquo;entraver la mission de l’État »</em> en raison de demandes d’asile déposées par des ressortissants malgaches interceptés en mer.</p>
<p style="text-align: justify;">Autre épisode relevé par les associations : l’interpellation, en août 2025, de plusieurs personnes originaires du Yémen, d’Éthiopie, de Somalie et de Madagascar après l’interception d’un kwassa-kwassa. Selon le rapport, certaines avaient exprimé leur volonté de demander l’asile avant d’être éloignées vers Madagascar. Les associations affirment toutefois que plusieurs d’entre elles ne disposaient d’aucun lien avec ce pays et dénoncent une violation du principe de non-refoulement.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Le placement en rétention des mineurs, l’exception mahoraise « confortée »</strong></h2>
<p style="text-align: justify;">La situation des mineurs reste l’un des principaux sujets d’alerte du rapport. En France, la loi du 26 janvier 2024 a interdit le placement en rétention des mineurs, mais ses dispositions ne doivent entrer en vigueur à Mayotte qu&rsquo;en janvier 2027. Résultat, en 2025, 3.074 mineurs ont été enfermés sur le territoire.</p>
<figure id="attachment_33725" aria-describedby="caption-attachment-33725" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-33725" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/07/Mineurs-1-1-300x236.png" alt="" width="300" height="236" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/07/Mineurs-1-1-300x236.png 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/07/Mineurs-1-1-150x118.png 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/07/Mineurs-1-1.png 467w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-33725" class="wp-caption-text">En 2025, 3.074 mineurs ont été placés en rétention à Mayotte, seul territoire français où cette pratique reste encore autorisée. (Illustration)</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;"><em>« Janvier 2027 devrait marquer la fin d’une pratique régulièrement dénoncée et condamnée au regard des engagements internationaux de la France »</em>, soulignent les associations. Elles estiment toutefois que la loi de programmation pour la refondation de Mayotte, adoptée en août 2025, est revenue sur cette perspective en réintroduisant la possibilité d’enfermer des mineurs dans des unités familiales spécifiques.</p>
<p style="text-align: justify;">Selon l’association <em>Mlezi Maoré</em>, présente au CRA, 178 mineurs auraient été considérés comme majeurs lors de leur interpellation en 2025, malgré des documents attestant parfois de leur âge.</p>
<p style="text-align: justify;">Les associations dénoncent la persistance des <em>« rattachements arbitraires »</em>, une pratique consistant à associer un mineur à un adulte sans lien familial établi afin de permettre son éloignement rapide vers les Comores. Vingt-deux enfants auraient été concernés cette année. Une situation dénoncée <a href="https://old1.lejournaldemayotte.com/2017/05/17/la-situation-des-enfants-au-centre-de-retention-de-pamandzi-a-nouveau-denoncee-dans-un-rapport-national/">depuis de nombreuses années</a>.</p>
<p style="text-align: justify;">Le rapport cite notamment le cas d’un adolescent de 13 ans, scolarisé à Mayotte, expulsé à plusieurs reprises malgré différents recours engagés devant les juridictions administratives.</p>
<p style="text-align: justify;">Autre sujet d’inquiétude, le placement en rétention d’enfants français avec leurs parents. 31 enfants de nationalité française auraient ainsi été placés au CRA en 2025, toujours selon les associations.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Des parents éloignés plus facilement de leurs enfants</strong></h2>
<p style="text-align: justify;">Les associations établissent enfin un lien direct entre certaines évolutions observées et la loi du 11 août 2025 pour la refondation de Mayotte. Ce texte a notamment durci les conditions d’obtention du titre de séjour pour <em>« liens personnels et familiaux »</em>, désormais soumis à l’obtention préalable d’un visa long séjour.</p>
<p style="text-align: justify;">Selon le rapport, cette réforme a eu des conséquences importantes sur les familles, en particulier pour les parents d’enfants français. Les associations estiment qu’environ 2.600 enfants présents à Mayotte ont vu au moins un de leurs parents éloigné au cours de l’année.</p>
<p style="text-align: justify;">Elles alertent également sur la hausse des signalements adressés à l’aide sociale à l’enfance, conséquence directe, selon elles, de ces séparations familiales et des difficultés croissantes rencontrées par les parents pour régulariser leur situation administrative.</p>
<p style="text-align: justify;">Victor Diwisch</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/05/22/retention-administrative-les-associations-denoncent-des-atteintes-aux-droits-des-etrangers-a-mayotte/">Rétention administrative : les associations dénoncent des atteintes aux droits des étrangers à Mayotte</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
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