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	<title>Archives des Chikungunyha - Le Journal De Mayotte</title>
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	<description>L&#039;information à Mayotte</description>
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	<title>Archives des Chikungunyha - Le Journal De Mayotte</title>
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	<item>
		<title>Le directeur de l’ARS dans le bain des urgences : « la santé ne se limite pas aux soignants »</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/06/15/le-directeur-de-lars-mayotte-dans-le-bain-des-urgences-la-sante-ne-se-limite-pas-aux-soignants/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mathilde HANGARD]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 15 Jun 2026 02:15:29 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Santé]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[ARS Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[Chikungunyha]]></category>
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		<category><![CDATA[Système de santé]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Paludisme en recrudescence, chikungunya en reflux fragile, menace Ebola sous surveillance et crise de l’eau persistante : à Mayotte, le directeur général de l’ARS, Étienne Billot, fait face à une succession d’urgences sanitaires.  Dans une interview exclusive accordée à notre rédaction, il défend une approche globale de la santé, qui dépasse largement le seul champ hospitalier.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/06/15/le-directeur-de-lars-mayotte-dans-le-bain-des-urgences-la-sante-ne-se-limite-pas-aux-soignants/">Le directeur de l’ARS dans le bain des urgences : « la santé ne se limite pas aux soignants »</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;" data-start="248" data-end="636">Il dit être arrivé sans illusion sur l’ampleur de la charge, mais avec une attention immédiate portée à celles et ceux qui font tenir, au quotidien, le système de santé mahorais. Depuis sa prise de fonctions le 9 mars 2026 à la tête de l’Agence régionale de santé (ARS) de Mayotte, Étienne Billot s’inscrit dans un environnement où l’urgence n’est plus l’exception mais un état permanent.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="638" data-end="1135" data-is-last-node="" data-is-only-node="">Dans une interview exclusive accordée à notre rédaction, il revient d’abord sur ce qu’il dit avoir découvert en arrivant : la solidité discrète d’équipes engagées, souvent en première ligne. Loin des postures et des effets de costume, il revendique une approche sans mise en scène, attentive, presque simple dans sa manière d’aborder un territoire saturé de crises. Une façon d’être qui dit déjà quelque chose de lui : un directeur davantage dans l’écoute et le terrain que dans la représentation.</p>
<p style="text-align: justify;"><b>JDM – Vous prenez vos fonctions dans un territoire où les urgences sanitaires s’enchaînent. Quel est votre premier regard sur le système de santé à Mayotte ?</b></p>
<figure id="attachment_15913" aria-describedby="caption-attachment-15913" style="width: 225px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_4204-scaled-1.webp"><img fetchpriority="high" decoding="async" class="size-medium wp-image-15913" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_4204-scaled-1-225x300.webp" alt="Mayotte, paludisme," width="225" height="300" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_4204-scaled-1-225x300.webp 225w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_4204-scaled-1-768x1024.webp 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_4204-scaled-1-1152x1536.webp 1152w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_4204-scaled-1-1536x2048.webp 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_4204-scaled-1-150x200.webp 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_4204-scaled-1-300x400.webp 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_4204-scaled-1-696x928.webp 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_4204-scaled-1-1068x1424.webp 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_4204-scaled-1-1320x1760.webp 1320w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_4204-scaled-1.webp 1920w" sizes="(max-width: 225px) 100vw, 225px" /></a><figcaption id="caption-attachment-15913" class="wp-caption-text">Face à une situation épidémiologique marquée par la circulation croisée du chikungunya et du paludisme depuis plusieurs mois, les équipes de lutte anti-vectorielle multiplient les interventions de terrain sur l’ensemble du territoire.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Il insiste d’abord sur ce qu’il qualifie de découverte humaine.<em> « J’ai trouvé des professionnels très investis pour la cause de Mayotte et sa population, et cela a été une découverte extrêmement agréable, autant auprès du personnel de l&rsquo;ARS, qu&rsquo;à l&rsquo;hôpital, et chez les professionnels de santé libéraux », </em>confie-t-il.<em> « Ce sont des personnes qui connaissent très bien le territoire, qui connaissent ses enjeux et qui sont animées par la volonté que les choses progressent ». </em>Au-delà des structures, c’est donc la continuité du service public, parfois fragile, qui l’a marqué à son arrivée.</p>
<p style="text-align: justify;"><b>JDM – Vous défendez une approche élargie de la santé. Que voulez-vous dire concrètement dans un territoire comme Mayotte ?</b></p>
<p style="text-align: justify;">Sa réponse pose un cadre très large, presque systémique. <em>« La santé, notamment à Mayotte, ne se limite pas aux soignants et à une population, elle résulte de multiples facteurs : l’accès aux soins, mais aussi l’accès à l’eau, à une alimentation correcte, la possibilité d’avoir une activité physique, le fait d’avoir un logement digne et l’accès à l’éducation ». </em>Dans son approche, la santé déborde largement les murs de l’hôpital et se construit dans les conditions de vie quotidiennes.</p>
<p style="text-align: justify;"><b>JDM – Le paludisme connaît une recrudescence en 2026. Où en est la situation aujourd’hui ? Et comment l’ARS intervient-elle concrètement autour de ces cas de paludisme ?</b></p>
<p style="text-align: justify;">Il décrit une situation sous surveillance renforcée, marquée par une hausse des cas mais sans installation de transmission durable. <em>« Principalement des cas de paludisme importés »</em>, explique-t-il, tout en évoquant également <em>« quelques cas acquis localement »</em>, généralement autour de cas importés. Il insiste sur un point central : l’absence, à ce stade, de chaîne de transmission autochtone installée sur le département.</p>
<p style="text-align: justify;">Les équipes de lutte anti-vectorielle déploient un protocole systématique autour de chaque cas, explique-t-il. Cela comprend, des enquêtes épidémiologiques (voyages, conditions de vie), la recherche de cas autour du patient, la distribution de moustiquaires imprégnées, le traitement insecticide intra-domiciliaire, et l&rsquo;utilisation de kits ARS avec des test rapides pour dépister rapidement sur le terrain. L’objectif est de circonscrire immédiatement les foyers et d’éviter toute diffusion locale.</p>
<p style="text-align: justify;"><b>JDM – Le chikungunya fait-il aujourd’hui l’objet d’une accalmie durable ?</b></p>
<p style="text-align: justify;">La situation est contrastée. Après une forte vague en 2025, la circulation du virus diminue depuis plusieurs semaines, dans un contexte de saison sèche moins favorable aux moustiques. Mais l’ARS ne parle pas de stabilisation durable, insiste le directeur.</p>
<p style="text-align: justify;">Une enquête épidémiologique va être menée afin de déterminer le niveau d’exposition de la population et d’évaluer l’immunité collective face au chikungunya, en réalisant des sérologies, dans les prochains mois sur le département. Cette étude doit permettre d’anticiper les risques de reprise épidémique.</p>
<p style="text-align: justify;"><b>JDM – La région reste exposée au risque Ebola. Comment l’ARS s’y prépare-t-elle ?</b></p>
<figure id="attachment_52089" aria-describedby="caption-attachment-52089" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6509-scaled.jpg"><img decoding="async" class="size-medium wp-image-52089" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6509-300x225.jpg" alt="Mayotte, CHM, tente Ebola," width="300" height="225" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6509-300x225.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6509-1024x768.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6509-768x576.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6509-1536x1152.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6509-2048x1536.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6509-150x112.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6509-696x522.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6509-1068x801.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6509-1920x1440.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6509-265x198.jpg 265w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6509-500x375.jpg 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6509-800x600.jpg 800w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6509-1280x960.jpg 1280w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6509-1320x990.jpg 1320w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-52089" class="wp-caption-text">D&rsquo;après l&rsquo;ARS Mayotte, le CHM disposerait de près de huit chambres d&rsquo;isolement dédiées à la prise en charge de patients infectés par le virus Ebola. Mathilde Hangard / JDM.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Il insiste sur une approche de vigilance maîtrisée.<em> « Le risque est très faible, mais ce n’est pas parce qu’il est faible qu’il n’existe pas (&#8230;) À ce stade, aucun cas n’a été confirmé à Mayotte mais les dispositifs sont prêts ». </em>Le Centre hospitalier de Mayotte dispose de chambres d’isolement dédiées (entre 8 et 10 chambres pouvant être isolées), avec des protocoles spécifiques pour la prise en charge des maladies hautement contagieuses. Il détaille également les procédures en cas de décès : prise en charge spécifique des corps, mise en housses mortuaires hermétiques et inhumation rapide, sans passage par les circuits classiques.</p>
<p style="text-align: justify;"><b>JDM – Les autorités sanitaires se préparent-elles à une montée en charge du risque ?</b></p>
<p style="text-align: justify;">Oui, explique-t-il, avec une organisation interinstitutionnelle. Des renforts de sécurité civile ont été mobilisés ces derniers jours en lien avec le ministère de la Santé et le ministère de l’Intérieur. En cas de besoin, (c&rsquo;est-à-dire de hausse des cas) des équipes spécialisées dans les maladies hautement infectieuses pourront être déployées depuis l’Hexagone. Il évoque également, en dernier recours, la possibilité de transferts de patients vers La Réunion pour des pathologies non Ebola, afin de préserver les capacités hospitalières de Mayotte, comme cela avait été fait pendant la crise Covid-19.</p>
<p style="text-align: justify;"><b>JDM – L’ARS est souvent perçue comme peu visible sur le terrain. Que répondez-vous à cela ?</b></p>
<p style="text-align: justify;">Il comprend ce ressenti. Une grande partie de l’action visible de l’ARS repose déjà sur la lutte anti-vectorielle, notamment le porte-à-porte, les actions de prévention et la destruction des gîtes larvaires. Mais il souhaite aller plus loin.</p>
<p style="text-align: justify;">L’un des axes majeurs est le renforcement des médiateurs de santé, venus d&rsquo;associations financées par l’ARS, chargés de la prévention de proximité. Ils doivent intervenir sur les maladies vectorielles, la santé sexuelle, la nutrition, les dépistages, et plus largement l’éducation à la santé. L’objectif : rendre la population actrice de sa santé, sur tout le territoire, sans distinction sociale ou géographique.</p>
<p><b>JDM – Le projet de second hôpital à Combani avance-t-il réellement ?</b></p>
<figure id="attachment_6617" aria-describedby="caption-attachment-6617" style="width: 286px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Capture-decran-2024-05-27-a-14.11.53.jpg"><img decoding="async" class="size-medium wp-image-6617" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Capture-decran-2024-05-27-a-14.11.53-286x300.jpg" alt="Mayotte, carte, site, nouvel hôpital, Combani, CHM" width="286" height="300" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Capture-decran-2024-05-27-a-14.11.53-286x300.jpg 286w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Capture-decran-2024-05-27-a-14.11.53-150x157.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Capture-decran-2024-05-27-a-14.11.53-300x315.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Capture-decran-2024-05-27-a-14.11.53.jpg 650w" sizes="(max-width: 286px) 100vw, 286px" /></a><figcaption id="caption-attachment-6617" class="wp-caption-text">Le projet de deuxième hôpital à Combani pourrait voir le CHM obtenir la maîtrise du foncier d’ici la fin de l’année 2026, une étape clé encore soumise à l’aboutissement des procédures administratives en cours.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Sur ce dossier, il confirme une avancée concrète. <em>« Les terrains sont en cours d’acquisition et les consultations pour l’assistance à maîtrise d’ouvrage sont lancées. C’est une étape très engageante ».  </em>Le projet prévoit un nouvel établissement hospitalier destiné à désengorger le Centre hospitalier de Mayotte et à renforcer l’offre de soins dans un territoire en forte croissance démographique. <em>« L&rsquo;hôpital pourrait obtenir la maîtrise de son foncier à la fin de l&rsquo;année »</em>, ajoute-t-il.</p>
<p style="text-align: justify;"><b>JDM – Quel est aujourd’hui votre fil conducteur à la tête de l’ARS ?</b></p>
<p style="text-align: justify;">Il refuse une lecture purement technique ou comptable de son action. Son approche repose sur trois piliers : renforcer les capacités hospitalières, structurer la médecine de proximité et investir dans la prévention, notamment auprès des jeunes, sur une île où une personne sur deux a moins de vingt ans. Mais surtout, il insiste sur une idée centrale : la santé ne peut pas être réduite uniquement à l’hôpital.</p>
<p style="text-align: justify;">Dans un territoire où les urgences sanitaires s’enchaînent sans véritable pause, Étienne Billot revendique une manière de faire discrète, sans posture ni surplomb. Un directeur peu dans la mise en scène mais davantage dans l’écoute. Une manière d’être qui, à Mayotte, pourrait compter autant que les décisions elles-mêmes.</p>
<p>Mathilde Hangard</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/06/15/le-directeur-de-lars-mayotte-dans-le-bain-des-urgences-la-sante-ne-se-limite-pas-aux-soignants/">Le directeur de l’ARS dans le bain des urgences : « la santé ne se limite pas aux soignants »</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Le chikungunya et la bronchiolite frappent durement Mayotte, alerte Santé publique France</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/03/06/le-chikungunya-et-la-bronchiolite-frappent-durement-mayotte-alerte-sante-publique-france/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mathilde HANGARD]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 06 Mar 2026 12:53:10 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Santé]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[Bronchiolite]]></category>
		<category><![CDATA[Chikungunyha]]></category>
		<category><![CDATA[épidémie]]></category>
		<category><![CDATA[Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[Santé publique France]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Selon le dernier bulletin sanitaire, 74 cas de chikungunya ont été recensés en une semaine et l’épidémie de bronchiolite s’intensifie, avec plusieurs nourrissons admis en réanimation.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/03/06/le-chikungunya-et-la-bronchiolite-frappent-durement-mayotte-alerte-sante-publique-france/">Le chikungunya et la bronchiolite frappent durement Mayotte, alerte Santé publique France</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Dans son bulletin sanitaire publié ce vendredi 6 mars 2026, Santé publique France signale une reprise particulièrement active de la circulation du chikungunya et une aggravation de l’épidémie de bronchiolite sur le département. Les autorités sanitaires observent une augmentation du nombre de cas et une forte pression sur le Centre hospitalier de Mayotte, notamment pour les très jeunes enfants.</p>
<h2 style="text-align: center;" data-start="123" data-end="993"><strong data-start="123" data-end="187">Une reprise inquiétante du </strong><strong data-start="123" data-end="187">chikungunya </strong><strong data-start="123" data-end="187">sur tout le territoire</strong></h2>
<p style="text-align: justify;" data-start="123" data-end="993">La semaine dernière, 74 cas de chikungunya ont été recensés sur le département, correspondant à plus de 10 cas rapportés par jour, <em>« soit une hausse de 30% par rapport à la semaine précédente »</em>, précise le bulletin de Santé publique France. Depuis le début de l’année, 285 cas confirmés de chikungunya ont été enregistrés à Mayotte. La quasi-totalité des communes est touchée : <em>« quatorze des 17 communes du territoire ont enregistré au moins un cas »</em> la semaine dernière, tandis que les trois communes épargnées se situent dans le nord-ouest du territoire.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="123" data-end="993">Mamoudzou, la commune la plus peuplée, concentre près d’un quart des cas signalés. Selon les autorités sanitaires, <em>« la transmission pourrait se maintenir voire s’intensifier dans les semaines à venir en raison des conditions météorologiques favorables à la prolifération des moustiques vecteurs de la maladie »</em>, alerte les épidémiologistes.</p>
<h2 style="text-align: center;" data-start="995" data-end="1800"><strong data-start="995" data-end="1047">Une aggravation de l&rsquo;épidémie de bronchiolite </strong></h2>
<p style="text-align: justify;" data-start="995" data-end="1800">L’épidémie de bronchiolite s’aggrave également, avec <em>« une intensification marquée de l’épidémie de bronchiolite »</em> et <em>« une circulation du VRS atteignant un niveau près de deux fois supérieur à celui du pic de la saison précédente »</em>. Les urgences pédiatriques sont fortement sollicitées : 21 passages pour bronchiolite ont été recensés chez les enfants de moins d’un an, dont 10 hospitalisations.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="995" data-end="1800">Trois nourrissons ont été admis en réanimation, <em>« deux âgés de 2 mois et un de 9 mois, tous présentant un prélèvement positif pour le VRS »</em>. Parmi eux, deux <em>« n’avaient pas bénéficié d’une prévention par Beyfortus® »</em>. Les autorités rappellent l’importance de gestes barrières simples pour protéger les nourrissons et limiter la transmission.</p>
<p data-start="995" data-end="1800">Mathilde Hangard</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/03/06/le-chikungunya-et-la-bronchiolite-frappent-durement-mayotte-alerte-sante-publique-france/">Le chikungunya et la bronchiolite frappent durement Mayotte, alerte Santé publique France</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>À Mayotte, la circulation du chikungunya s&#8217;accélère</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/03/02/a-mayotte-la-circulation-du-chikungunya-saccelere/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mathilde HANGARD]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 02 Mar 2026 02:30:08 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Santé]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[ARS]]></category>
		<category><![CDATA[Centre Martial Henry]]></category>
		<category><![CDATA[Chikungunyha]]></category>
		<category><![CDATA[CHM]]></category>
		<category><![CDATA[Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[Pharmacie des Badamiers]]></category>
		<category><![CDATA[Santé publique France]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lejournaldemayotte.yt/?p=47272</guid>

					<description><![CDATA[<p>Alors que les indicateurs de Santé publique France signalent une accélération marquée de la circulation du chikungunya, la maladie est déjà ressentie dans le sud de l’île et à Mamoudzou, mais demeure encore peu visible en Petite-Terre.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/03/02/a-mayotte-la-circulation-du-chikungunya-saccelere/">À Mayotte, la circulation du chikungunya s&rsquo;accélère</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">« <i>Hier ça allait et aujourd’hui je suis cassé de partout »</i>. Cette phrase, entendue dans le sud de Mayotte, revient de bouche en bouche. Tandis que Santé publique France-Mayotte alerte sur une dynamique désormais pré-épidémique, la réalité vécue sur le terrain apparaît contrastée : symptômes évocateurs, renoncements aux soins, et peu de visibilité institutionnelle à ce stade.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Une dynamique sanitaire jugée préoccupante</strong></h2>
<p style="text-align: justify;">D’après la cartographie du risque vectoriel au 18 février 2026 publiée par l’Agence régionale de santé de Mayotte, le Sud est classé en faible densité malgré des patients malades, tandis que la Petite-Terre apparaît en rouge alors que les indicateurs y sont jugés très bas par les soignants.</p>
<figure id="attachment_47302" aria-describedby="caption-attachment-47302" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/Carte-LAV-ARS-.png"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-47302" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/Carte-LAV-ARS--300x216.png" alt="Mayotte, chikungunya, ARS, LAV, " width="300" height="216" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/Carte-LAV-ARS--300x216.png 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/Carte-LAV-ARS--768x552.png 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/Carte-LAV-ARS--150x108.png 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/Carte-LAV-ARS--696x500.png 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/Carte-LAV-ARS-.png 1010w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-47302" class="wp-caption-text">D’après la cartographie du risque vectoriel au 18 février 2026 publiée par l’Agence régionale de santé de Mayotte, le Sud est classé en faible densité malgré des patients malades, tandis que la Petite-Terre apparaît en rouge alors que les indicateurs y sont jugés très bas par les soignants (source : LAV/ARS Mayotte)</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Les chiffres sont clairs, et ils inquiètent. Depuis le début de l’année 2026, la circulation du virus du chikungunya s’intensifie rapidement sur le 101ème département. Selon Santé publique France, le nombre de cas hebdomadaires a connu une augmentation brutale à partir de début février, rompant avec une période de circulation encore modérée observée en janvier.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>« La dynamique observée est compatible avec une transmission active et soutenue »</em>, indique l’agence sanitaire nationale dans son dernier bulletin régional. En quelques semaines, le taux de positivité des tests biologiques a presque triplé, traduisant une diffusion du virus bien plus large que celle détectée fin 2025. Cette évolution a conduit au passage du territoire en phase 2B du plan ORSEC arboviroses, correspondant à un stade pré-épidémique.</p>
<p style="text-align: justify;">Santé publique France insiste également sur le contexte environnemental particulièrement favorable : saison des pluies bien installée, chaleur, humidité persistante, densité élevée de moustiques <i>Aedes</i>. À ces facteurs climatiques s’ajoutent des éléments structurels bien connus à Mayotte — stockage domestique de l’eau, déchets accumulés, habitats exposés — qui favorisent la multiplication des gîtes larvaires.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Dans le Sud et à Mamoudzou, la maladie a fait son nid</strong></h2>
<figure id="attachment_47304" aria-describedby="caption-attachment-47304" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/IMG_1982-scaled.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-47304" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/IMG_1982-300x200.jpg" alt="Mayotte, chikungunya, épidémie," width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/IMG_1982-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/IMG_1982-1024x683.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/IMG_1982-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/IMG_1982-1536x1024.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/IMG_1982-2048x1365.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/IMG_1982-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/IMG_1982-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/IMG_1982-1068x712.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/IMG_1982-1920x1280.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/IMG_1982-1320x880.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-47304" class="wp-caption-text">À Mramadoudou, des patients attendent au centre médical pour se faire soigner.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Sur le terrain, le chikungunya n’est pas qu’un signal statistique. Dans le Sud de l’île, où se concentrent les incidences les plus élevées, les symptômes sont déjà largement ressentis, même s’ils restent souvent pris en charge hors du système de soins.</p>
<p style="text-align: justify;">À Bouéni, près de l’école maternelle Jean de La Fontaine, plusieurs habitants affirment <em>« avoir le chik ».</em> Un homme d’une cinquantaine d’années, toujours actif malgré la douleur, témoigne.<em> « Hier ça allait et aujourd’hui je suis cassé de partout. Je travaille quand même, mais j’ai des courbatures très fortes. Je suis au bout de ma vie ». </em></p>
<p style="text-align: justify;">À M’Zouazia, une femme décrit une évolution en deux temps, typique de la maladie. <em>« J’ai eu trois jours comme une grosse grippe, puis ça allait mieux. Et là, ça recommence, j’ai à nouveau mal partout ». </em>Aucun des deux n’a consulté. <em>« Ça sert à quoi ? »</em>, tranche-t-elle. <em>« Il n’y a rien à faire ». </em>Ce renoncement aux soins revient fréquemment dans les échanges, contribuant à une circulation du virus largement invisible dans les données de consultation.</p>
<p style="text-align: justify;">À Mamoudzou, même constat. Une infirmière évoque fièvre, douleurs articulaires et éruptions cutanées apparues après quelques jours. <em>« J’ai été bien malade deux ou trois jours. Maintenant ça va nettement mieux, mais j’ai des plaques sur les jambes. Je ne sais pas trop si c’est le chik ». </em>Elle n’a pas consulté non plus. <em>« Je n’ai pas de facteurs de risque. Je ne vais pas aller faire la queue chez le médecin, prendre la place de quelqu&rsquo;un qui en aurait plus besoin, à part pour les statistiques épidémiologiques, ça ne sert pas à grand-chose que j&rsquo;aille consulter ». </em></p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Petite-Terre encore en retrait, une vigilance sous-jacente</strong></h2>
<figure id="attachment_47287" aria-describedby="caption-attachment-47287" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/IMG_5527.heic"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-47287" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/IMG_5527.heic" alt="Mayotte, chikungunya, épidémie, Centre Martial Henry, CHM, Pamandzi, hôpital, Petite-Terre, " width="300" height="2764" /></a><figcaption id="caption-attachment-47287" class="wp-caption-text">Au centre hospitalier Martial-Henry de Pamandzi, à Petite-Terre, l’afflux de patients présentant des symptômes de chikungunya reste limité pour l’instant.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">À ce stade, Petite-Terre semble relativement épargnée. Au Centre hospitalier Martial-Henry, à Pamandzi, aucun afflux particulier de patients présentant des symptômes évocateurs n’a été observé jeudi 26 février.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>« Pour l’instant, on n’a pas beaucoup de patients avec des symptômes évocateurs du chikungunya »,</em> indique la secrétaire à l’accueil, confirmant une circulation encore peu perceptible sur cette partie du territoire.</p>
<p style="text-align: justify;">Même tonalité à la pharmacie des Badamiers. <em>« Pas plus que cela pour l’instant, ni sur les symptômes rapportés, ni sur les sorties de médicaments »</em>, explique le pharmacien titulaire. En première intention, le conseil reste inchangé : paracétamol, repos, parfois vitamine C. <em>« Le traitement est essentiellement symptomatique »</em>, rappelle-t-il. Quant à la prévention vaccinale, elle se heurte encore à une forte défiance.<em> « Le vaccin a une très mauvaise image au sein de la société mahoraise »</em>, observe le pharmacien.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Entre chiffres alarmants et banalisation du risque</strong></h2>
<p style="text-align: justify;">Sollicitée afin de préciser l’évolution de la situation épidémiologique, les mesures déjà engagées et la stratégie de réponse envisagée, l’Agence régionale de santé (ARS) de Mayotte n’a pas donné suite à nos sollicitations.</p>
<p style="text-align: justify;">Pourtant, le décalage observé entre la progression des indicateurs sanitaires et la perception individuelle de la maladie constitue un point de vigilance. Si la majorité des formes de chikungunya restent bénignes, l’augmentation rapide du nombre de cas expose mécaniquement à un risque accru de complications, notamment chez les personnes les plus vulnérables.</p>
<p style="text-align: justify;">La circulation du virus semble ainsi évoluer selon deux temporalités distinctes : celle, rapide et objectivée, des courbes épidémiologiques, qui témoignent d’une transmission désormais active, et celle, plus diffuse, du vécu quotidien, fait de symptômes bien caractéristiques de la maladie face à un recours très limité au système de soins. Les prochaines semaines permettront de déterminer si cette circulation encore peu visible bascule vers une épidémie plus manifeste, ou si le virus continue de se diffuser de manière hétérogène, porté par une forme d’habituation progressive aux risques sanitaires, sur une île aux multiples crises.</p>
<p style="text-align: justify;">Mathilde Hangard</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/03/02/a-mayotte-la-circulation-du-chikungunya-saccelere/">À Mayotte, la circulation du chikungunya s&rsquo;accélère</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>« On ne prend aucun risque », affirme l&#8217;ARS face à la hausse du chikungunya</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/01/23/on-ne-prend-aucun-risque-affirme-lars-face-a-la-hausse-du-chikungunya/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mathilde HANGARD]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 23 Jan 2026 01:30:47 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Santé]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[ARS]]></category>
		<category><![CDATA[Chikungunyha]]></category>
		<category><![CDATA[épidémie]]></category>
		<category><![CDATA[Lutte anti-vectorielle]]></category>
		<category><![CDATA[Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[Moustique]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lejournaldemayotte.yt/?p=45263</guid>

					<description><![CDATA[<p>Dix nouveaux cas de chikungunya ont été recensés en une semaine à Mayotte. L’ARS renforce sa vigilance et multiplie les mesures de prévention, alors que les pluies et le retour des vacances scolaires créent un terrain favorable à la prolifération des moustiques.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/01/23/on-ne-prend-aucun-risque-affirme-lars-face-a-la-hausse-du-chikungunya/">« On ne prend aucun risque », affirme l&rsquo;ARS face à la hausse du chikungunya</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Après quelques mois de calme relatif, le chikungunya montre des signes de reprise à Mayotte. L’Agence régionale de santé (ARS) rappelle que cette augmentation survient dans un contexte particulier, de fortes pluies et de retour des vacances scolaires, et que la surveillance, ainsi que la lutte anti-vectorielle ont été renforcées pour éviter toute propagation.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Dix nouveaux cas recensés</b></h2>
<figure id="attachment_7056" aria-describedby="caption-attachment-7056" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/LAV-moustiques-ARS.jpeg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-7056" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/LAV-moustiques-ARS-300x222.jpeg" alt="ARS, Mayotte, lutte anti-vectorielle, chikungunya," width="300" height="222" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/LAV-moustiques-ARS-300x222.jpeg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/LAV-moustiques-ARS-768x568.jpeg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/LAV-moustiques-ARS-150x111.jpeg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/LAV-moustiques-ARS-485x360.jpeg 485w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/LAV-moustiques-ARS-696x515.jpeg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/LAV-moustiques-ARS.jpeg 800w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-7056" class="wp-caption-text">Face à cette hausse des cas, l&rsquo;ARS dit avoir renforcé les actions de lutte anti-vectorielle, afin de détruire les gîtes larvaires et limiter la propagation de l&rsquo;épidémie sur l&rsquo;île.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;" data-start="1073" data-end="1434"><em>« En effet, dix cas supplémentaires ont été recensés la semaine dernière »</em>, confirme l’ARS Mayotte, portant désormais à 1.277 le nombre total de cas comptabilisés depuis le début de l&rsquo;épidémie au mois de mars 2025. Bien que cette hausse reste modérée, l’Agence souligne qu’elle se produit dans un contexte de retour des vacances scolaires et pas mal de pluies récentes, qui favorisent la circulation de toutes les maladies transmises par les moustiques.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="1436" data-end="1754">Selon l’ARS, cette situation ne justifie pas pour l’instant de déclencher une alerte spécifique sur le chikungunya, mais elle appelle à rester vigilant face à une possible amplification. <em>« Dans tous les cas, on a renforcé la surveillance et les actions de lutte antivectorielle »</em>.</p>
<h2 style="text-align: center;" data-start="1436" data-end="1754"><strong>Un danger sanitaire discret </strong></h2>
<p style="text-align: justify;" data-start="1804" data-end="2112">Le chikungunya est un virus à ARN transmis principalement par les moustiques <em data-start="1881" data-end="1899">Aedes albopictus</em> (comme c&rsquo;est le cas à Mayotte) et <em data-start="1903" data-end="1918">Aedes aegypti</em>, actifs surtout pendant la journée, notamment tôt le matin et avant le coucher du soleil. Ces insectes trouvent des conditions idéales pour se multiplier après les pluies, avec des eaux stagnantes dans les bidons, pneus et autres récipients.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="2114" data-end="2450">La maladie provoque fièvre, douleurs articulaires sévères et éruptions cutanées, et si elle est rarement mortelle, elle peut laisser des douleurs persistantes pendant plusieurs semaines. Depuis l’épidémie de printemps 2025, la circulation virale se maintient à un niveau faible, mais suffisant pour justifier une vigilance continue.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b><span class="Apple-converted-space"> </span>Une réponse sanitaire renforcée</b></h2>
<figure id="attachment_36488" aria-describedby="caption-attachment-36488" style="width: 212px" class="wp-caption alignright"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/09/j.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-36488 " src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/09/j-300x225.jpg" alt="Mayotte, chikungunya, laboratoire Biogroup, Mayobio," width="212" height="159" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/09/j-300x225.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/09/j-1024x768.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/09/j-768x576.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/09/j-150x113.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/09/j-696x522.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/09/j-1068x801.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/09/j-265x198.jpg 265w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/09/j.jpg 1200w" sizes="auto, (max-width: 212px) 100vw, 212px" /></a><figcaption id="caption-attachment-36488" class="wp-caption-text">Avant que le laboratoire Biogroup ne réalise lui-même ses PCR et sérologies directement à Mayotte, les prélèvements étaient envoyés en métropole (photographie/DR/BannyTsifanesy)</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Pour limiter le risque de propagation, l’ARS et les acteurs locaux ont intensifié la surveillance épidémiologique et les actions de lutte antivectorielle. Le laboratoire Biogroup réalise désormais les tests PCR et sérologiques directement à Mayotte, permettant de détecter rapidement les foyers actifs et de cibler les interventions. Sur le terrain, communes et associations continuent de collecter déchets et objets pouvant retenir l’eau, éliminant ainsi les gîtes larvaires. Ces actions s’inspirent de l’opération <em>« Novembre vert »</em> de 2025 et visent à réduire les potentiels foyers de moustiques pendant cette période de vigilance sanitaire.</p>
<h2></h2>
<h2></h2>
<h2 style="text-align: center;"><b>La prévention, une responsabilité collective</b></h2>
<p style="text-align: justify;">L’ARS insiste sur l’importance des gestes individuels auprès de la population : vider ou couvrir ses récipients d’eau, porter des vêtements longs et utiliser des répulsifs pour se protéger des moustiques, et consulter rapidement un médecin en cas de symptômes évocateurs de la maladie.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>« On ne prend aucun risque »</em>, rappelle l’Agence, soulignant que la combinaison de surveillance, diagnostic rapide et mobilisation citoyenne reste la meilleure arme contre le chikungunya. Dans un territoire tropical comme Mayotte, où le système de santé reste fragile et confronté au plus grand désert médical de France, cette vigilance est essentielle pour éviter qu’une hausse limitée ne se transforme en flambée épidémique, mettant davantage sous pression des structures déjà tendues.</p>
<p style="text-align: justify;">Mathilde Hangard<span class="Apple-converted-space"> </span></p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/01/23/on-ne-prend-aucun-risque-affirme-lars-face-a-la-hausse-du-chikungunya/">« On ne prend aucun risque », affirme l&rsquo;ARS face à la hausse du chikungunya</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Chikungunya : Un premier cas autochtone détecté, le niveau 2A du plan ORSEC déclenché</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2025/03/26/chikungunya-un-premier-cas-autochtone-detecte-le-niveau-2a-du-plan-orsec-declenche/</link>
					<comments>https://lejournaldemayotte.yt/2025/03/26/chikungunya-un-premier-cas-autochtone-detecte-le-niveau-2a-du-plan-orsec-declenche/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mathilde HANGARD]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 26 Mar 2025 15:25:08 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Santé]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[ARS]]></category>
		<category><![CDATA[Cas autochtone]]></category>
		<category><![CDATA[Chikungunyha]]></category>
		<category><![CDATA[Lutte anti-vectorielle]]></category>
		<category><![CDATA[Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[ORSEC]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le premier cas autochtone confirmé de chikungunya à Mayotte force les autorités à activer d’urgence le niveau 2A du dispositif ORSEC "arboviroses" pour prévenir une épidémie majeure.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2025/03/26/chikungunya-un-premier-cas-autochtone-detecte-le-niveau-2a-du-plan-orsec-declenche/">Chikungunya : Un premier cas autochtone détecté, le niveau 2A du plan ORSEC déclenché</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Alors que Mayotte peine encore à se relever des ravages laissés par le cyclone Chido le 14 décembre 2024, l&rsquo;île fait face à une crise sanitaire : un premier cas autochtone de chikungunya a été confirmé, parmi deux nouveaux cas détectés sur l&rsquo;archipel. Cette situation critique a conduit les autorités à activer le niveau 2A du dispositif ORSEC « arboviroses » pour éviter une épidémie.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Les débuts d&rsquo;une nouvelle crise </strong></h2>
<p class="" style="text-align: justify;" data-start="726" data-end="1173">Mayotte, déjà confrontée aux conséquences dramatiques du cyclone Chido, se trouve aujourd&rsquo;hui face à un nouveau défi de taille. L&rsquo;Agence Régionale de Santé de Mayotte annonce que deux nouveaux cas de chikungunya ont été confirmés, dont l’un autochtone. « <em>Ces personnes ont été d’ores et déjà prises en charge et les foyers désinfectés</em>« , a assuré l&rsquo;agence sanitaire.</p>
<p class="" style="text-align: justify;" data-start="726" data-end="1173">Ce premier cas autochtone, confirmé à Chirongui, marque un tournant : le virus, jusqu’alors limité à des <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2025/03/22/un-deuxieme-cas-de-chikungunya-detecte-a-mayotte/">cas importés</a>, circule désormais localement sur l&rsquo;archipel, augmentant ainsi le risque de sa propagation. Pour répondre à cette urgence, le niveau 2A du dispositif ORSEC « arboviroses » a été activé. Son objectif consiste à mettre en œuvre une coordination renforcée des actions de lutte contre les moustiques pour éviter une propagation géographique plus large du virus, en concentrant les interventions dans les zones touchées par la circulation virale et en maintenant une surveillance continue des cas.</p>
<h2 style="text-align: center;" data-start="1684" data-end="2106"><strong>La population appelée à une vigilance maximale</strong></h2>
<p class="" style="text-align: justify;" data-start="2488" data-end="2805">Le chikungunya, transmis par le moustique Aedes, provoque de fortes fièvres et des douleurs articulaires graves. La propagation du virus pourrait s’intensifier rapidement, surtout à Mayotte, où les conditions post-cyclone favorisent la prolifération des moustiques. Les autorités sanitaires appellent donc la population à une vigilance maximale : il est crucial de supprimer les eaux stagnantes dans et autour des foyers, de se protéger des piqûres de moustique et de consulter un médecin en cas de symptômes. Les voyageurs en provenance de La Réunion, où l’épidémie est très active, doivent également « <em>se protéger contre les piqûres de moustiques dans les jours suivant leur arrivée à Mayotte pour ne pas transmettre la maladie sur place »,</em> a recommandé l&rsquo;ARS.</p>
<p data-start="2488" data-end="2805">Mathilde Hangard</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2025/03/26/chikungunya-un-premier-cas-autochtone-detecte-le-niveau-2a-du-plan-orsec-declenche/">Chikungunya : Un premier cas autochtone détecté, le niveau 2A du plan ORSEC déclenché</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
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