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	<title>Archives des Affrontements - Le Journal De Mayotte</title>
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	<description>L&#039;information à Mayotte</description>
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	<title>Archives des Affrontements - Le Journal De Mayotte</title>
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	<item>
		<title>Le rectorat de Mayotte face à la violence scolaire : « Notre quotidien, ce sont les intrusions et les attaques à la machette »</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/07/17/le-rectorat-de-mayotte-face-a-la-violence-scolaire-notre-quotidien-ce-sont-les-intrusions-et-les-attaques-a-la-machette/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mathilde HANGARD]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 17 Jul 2026 01:45:13 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Education]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[Académie de Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[Affrontements]]></category>
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		<category><![CDATA[violences]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le rectorat de Mayotte reconnaît une réalité difficile à contenir : les violences font désormais partie du quotidien de nombreux établissements. Un nouveau service de sécurité académique tente d’organiser la réponse, mais l’institution admet encore courir après les crises.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/07/17/le-rectorat-de-mayotte-face-a-la-violence-scolaire-notre-quotidien-ce-sont-les-intrusions-et-les-attaques-a-la-machette/">Le rectorat de Mayotte face à la violence scolaire : « Notre quotidien, ce sont les intrusions et les attaques à la machette »</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Réunis, ce jeudi 16 juillet après-midi, au cabinet de la rectrice, des représentants du rectorat ont dressé le bilan du climat scolaire à Mayotte. Derrière le langage administratif des nouveaux dispositifs, un constat, vécu tout au long de l&rsquo;année scolaire 2025/2026, s&rsquo;impose : intrusions, agressions, rivalités entre bandes et tensions territoriales ont continué de fortement peser sur la vie scolaire tout au long de l&rsquo;année. L’administration affirme progresser dans la gestion des urgences, tout en reconnaissant un retard dans l’anticipation.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Une école qui tente d&rsquo;apprendre à gérer l’urgence</b></h2>
<figure id="attachment_55702" aria-describedby="caption-attachment-55702" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/Lyceens-en-classe-dhistoire-geographie-au-lycee-Bamana.jpeg"><img fetchpriority="high" decoding="async" class="size-medium wp-image-55702" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/Lyceens-en-classe-dhistoire-geographie-au-lycee-Bamana-300x225.jpeg" alt="Mayotte, lycéen, " width="300" height="225" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/Lyceens-en-classe-dhistoire-geographie-au-lycee-Bamana-300x225.jpeg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/Lyceens-en-classe-dhistoire-geographie-au-lycee-Bamana-1024x768.jpeg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/Lyceens-en-classe-dhistoire-geographie-au-lycee-Bamana-768x576.jpeg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/Lyceens-en-classe-dhistoire-geographie-au-lycee-Bamana-1536x1152.jpeg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/Lyceens-en-classe-dhistoire-geographie-au-lycee-Bamana-150x113.jpeg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/Lyceens-en-classe-dhistoire-geographie-au-lycee-Bamana-696x522.jpeg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/Lyceens-en-classe-dhistoire-geographie-au-lycee-Bamana-1068x801.jpeg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/Lyceens-en-classe-dhistoire-geographie-au-lycee-Bamana-1920x1440.jpeg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/Lyceens-en-classe-dhistoire-geographie-au-lycee-Bamana-265x198.jpeg 265w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/Lyceens-en-classe-dhistoire-geographie-au-lycee-Bamana-500x375.jpeg 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/Lyceens-en-classe-dhistoire-geographie-au-lycee-Bamana-800x600.jpeg 800w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/Lyceens-en-classe-dhistoire-geographie-au-lycee-Bamana-1280x960.jpeg 1280w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/Lyceens-en-classe-dhistoire-geographie-au-lycee-Bamana-1320x990.jpeg 1320w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/Lyceens-en-classe-dhistoire-geographie-au-lycee-Bamana.jpeg 2048w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-55702" class="wp-caption-text">Enseignants et élèves tentent de préserver le cadre scolaire dans un contexte marqué par les difficultés sociales et sécuritaires. Mathilde Hangard / JDM.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Le constat est posé sans détour : <em>« Notre quotidien, ce sont les intrusions et les attaques à la machette »</em>, reconnaît la directrice de cabinet de la rectrice de Mayotte lors d’un point presse consacré au climat scolaire. Quelques minutes plus tôt pourtant, elle avait tenu à rappeler une distinction :<em> « Ce n’est pas la rectrice qui s’exprime aujourd&rsquo;hui car lutter contre les violences, ce n’est pas notre mission. Notre mission, c’est de faire progresser les élèves, générer de la plus-value scolaire ». </em></p>
<p style="text-align: justify;">Une contradiction qui résume la situation à laquelle l’Éducation nationale est confrontée sur le territoire. Sa mission première reste l’enseignement, mais les conditions pour l’exercer passent désormais par une question devenue incontournable : la sécurité des élèves et des personnels.</p>
<p style="text-align: justify;">Pour tenter d’y répondre, le rectorat met en avant un nouveau service de défense et de sécurité académique, installé à Mayotte en septembre 2025 après une décision ministérielle concernant l’ensemble des académies. Cette structure doit coordonner les réponses aux violences, au harcèlement et aux situations de crise. Elle s’appuie notamment sur un pôle de veille et d’alertes, un pôle de signalements, ainsi que quatre axes principaux : prévention-sécurisation, sortie de crise et accompagnement des victimes, climat scolaire et engagement, sécurité numérique. Mais la responsable du dispositif reconnaît elle-même son caractère institutionnel. <em>« C’est une structure très administrative, très loin de nos élèves ». </em></p>
<h2 style="text-align: center;"><em><b>« On est plutôt bons dans la réactivité » </b></em></h2>
<p style="text-align: justify;">Le nouveau service a déjà été mobilisé dans plusieurs situations sensibles, comme par exemple, après les violences au collège de Ouangani. Le rectorat explique avoir déclenché un accompagnement comprenant un diagnostic de sécurité, une analyse des causes des affrontements et une cellule d’écoute pour les élèves et les familles. <em>« Il faut qu’on soit le plus réactif possible (…) il faut rétablir l’ordre pour que les élèves et les profs puissent revenir en toute sécurité »</em>, explique la directrice de cabinet.</p>
<p style="text-align: justify;">L’administration cite également les épisodes survenus au lycée de Kahani ou dans <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2025/11/07/affrontements-entre-bandes-a-kaweni-ecoles-perturbees-et-spectacle-annule/">les établissements scolaires de Kawéni</a>, marqués par des affrontements liés, selon le rectorat, à des rivalités territoriales et à des recompositions de bandes.</p>
<p style="text-align: justify;">Face à cela, le rectorat affirme pouvoir intervenir rapidement. <em>« Au total, notre capacité de déploiement est de maximum trois jours pour rétablir l’organisation ».</em> Mais une limite est reconnue ouvertement : la prévention reste une faille. <em>« On est plutôt bon dans la réactivité et là où on est moins bon, c’est passer d’une logique de gestion de crise à une logique d’anticipation »</em>, admet la directrice de cabinet.</p>
<p style="text-align: justify;">Une difficulté majeure dans un territoire où les tensions dépassent souvent l’enceinte scolaire. Le rectorat explique désormais chercher à comprendre les profils des élèves concernés, leur origine géographique et les dynamiques locales qui peuvent expliquer les <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2023/12/05/confidences-de-violences/">violences</a>, récurrentes sur le département depuis bientôt une décennie.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>1.465 faits signalés, des violences contre élèves et adultes</b></h2>
<figure id="attachment_40879" aria-describedby="caption-attachment-40879" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/p.jpeg"><img decoding="async" class="size-medium wp-image-40879" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/p-300x169.jpeg" alt="Mayotte, Kawéni, Lycée des Lumières, affrontements, jeunes, bandes," width="300" height="169" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/p-300x169.jpeg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/p-1024x576.jpeg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/p-768x432.jpeg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/p-1536x864.jpeg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/p-150x84.jpeg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/p-696x392.jpeg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/p-1068x601.jpeg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/p-1320x743.jpeg 1320w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/p.jpeg 1600w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-40879" class="wp-caption-text">En novembre 2025, de nombreux faits de violences avaient été recensés dans et aux abords des établissements scolaires de Kawéni, à Mamoudzou.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Sur l’année scolaire 2025-2026, le rectorat recense 1.465 faits signalés via l’application dédiée. Un volume qui représente, selon les chiffres présentés, 12,6 faits pour 1.000 élèves et près de six faits par établissement sur l’année.</p>
<p style="text-align: justify;">Mais l’administration appelle à la prudence dans l’interprétation. Une comparaison avec l’année précédente ou les autres années est <em>« impossible »</em>, estime le rectorat, car les signalements auraient été moins systématiques.<em> « Comme c’est chronophage, ils [les chefs d&rsquo;établissements] ne le faisaient pas systématiquement dans le passé »</em>, explique la directrice de cabinet. Depuis le début de l&rsquo;année scolaire 2025, le rectorat assure effectuer un suivi avec les chefs d’établissement afin de mieux recenser les incidents, espérant ainsi faire augmenter le nombre de déclarations pour disposer de plus de visibilité sur ces faits.</p>
<p style="text-align: justify;">Dans le détail, 41 % des faits concernent des atteintes aux personnes, qu’il s’agisse d’élèves ou d’adultes. 35 % relèvent d’atteintes à la sécurité et au climat scolaire, notamment les intrusions ou les attaques.</p>
<p style="text-align: justify;">Le rectorat observe également une évolution de la géographie des violences. Les tensions, auparavant davantage concentrées sur l’axe Nord, entre Dzoumogné et Dembéni, se déplaceraient désormais vers d’autres secteurs, notamment Bandrélé et Ouangani. Le lycée des Lumières de Kawéni à Mamoudzou, régulièrement cité après plusieurs incidents, n’est toutefois pas considéré comme un établissement <em>« à haut risque »</em> par la direction académique.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Fouilles, sanctions et la question des moyens</b></h2>
<figure id="attachment_55704" aria-describedby="caption-attachment-55704" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_5934.jpg"><img decoding="async" class="wp-image-55704 size-medium" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_5934-300x225.jpg" alt="Mayotte, préau, élèves, lycée, " width="300" height="225" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_5934-300x225.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_5934-1024x768.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_5934-768x576.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_5934-1536x1152.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_5934-2048x1536.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_5934-150x113.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_5934-696x522.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_5934-1068x801.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_5934-1920x1440.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_5934-265x198.jpg 265w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_5934-500x375.jpg 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_5934-800x600.jpg 800w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_5934-1280x960.jpg 1280w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_5934-1320x990.jpg 1320w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-55704" class="wp-caption-text">Dans les établissements scolaires, des opérations de sécurisation se déroulent dans les cours et jusque dans les salles de classe : policiers et gendarmes peuvent intervenir à l’improviste pendant un cours pour procéder à la fouille des sacs, confirme le rectorat. Mathilde Hangard / JDM.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Pour répondre aux violences les plus graves, le rectorat met en avant plusieurs dispositifs : coordination avec la préfecture, la police, la gendarmerie et les transporteurs scolaires, mais aussi opérations de fouilles dans les établissements. Au total, 45 fouilles des forces de police ou de gendarmerie ont été réalisées et 160 objets ont été saisis.</p>
<p style="text-align: justify;">Parmi les objets retrouvés, le rectorat cite des objets détournés de leur usage pédagogique, comme des stylos transformés ou des éléments métalliques utilisés pour blesser. <em>« Des stylos, remplacés par des mines pour planter une victime, des peignes en fer, des sacoches dont les boucles sont lourdes pour blesser ». </em></p>
<p style="text-align: justify;">La <em>« convergence des sanctions »</em>, mise en place depuis le mois de décembre 2025, est également présentée comme un facteur de baisse des violences les plus graves. Son objectif principal est d&rsquo;éviter qu’un élève perturbateur reçoive des réponses différentes selon les institutions. Selon le rectorat, tout au long de l&rsquo;année scolaire 2025-2026, suite à ces faits de violences, 164 élèves et leurs familles ont été reçus par la préfecture, tandis qu’environ 40 dossiers <em>« graves »</em> sont suivis directement par les services académiques.</p>
<p style="text-align: justify;">Les personnels victimes de violences sont également davantage accompagnés. Le rectorat rappelle encourager le dépôt de plainte et la possibilité d’obtenir une protection fonctionnelle ainsi qu’un soutien psychologique.</p>
<p style="text-align: justify;">Pour la rentrée scolaire 2026-2027, qui débutera le 24 août prochain, le rectorat affiche sa volonté de poursuivre le déploiement de ces dispositifs, avec davantage de prévention, de coordination et de suivi des situations sensibles. Des objectifs qui devront désormais se confronter à la réalité des établissements, alors que les équipes éducatives restent en première ligne face aux tensions du quotidien.</p>
<p style="text-align: justify;">Car derrière les chiffres, les cellules et les dispositifs de coordination, une réalité demeure : l’école mahoraise porte une partie d’une crise qui la dépasse. Le rectorat peut organiser la réponse, renforcer les signalements et accélérer les interventions. Mais il ne peut, seul, régler des tensions nourries par des fractures sociales, territoriales et générationnelles. À terme, la question n’est donc pas seulement celle de la sécurité des établissements, mais celle des moyens donnés à un territoire confronté à une crise qui dépasse le cadre scolaire.</p>
<p>Mathilde Hangard</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/07/17/le-rectorat-de-mayotte-face-a-la-violence-scolaire-notre-quotidien-ce-sont-les-intrusions-et-les-attaques-a-la-machette/">Le rectorat de Mayotte face à la violence scolaire : « Notre quotidien, ce sont les intrusions et les attaques à la machette »</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>« Je n’ai qu’une chose en tête : partir », à Tsararano, obtenir le bac pour tourner la page des violences</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/06/17/je-nai-quune-chose-en-tete-partir-a-tsararano-obtenir-le-bac-pour-tourner-la-page-des-violences/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Victor Diwisch]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 17 Jun 2026 02:00:05 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Education]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[Affrontements]]></category>
		<category><![CDATA[Baccalauréat]]></category>
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		<category><![CDATA[Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[Tsararano]]></category>
		<category><![CDATA[violences]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lejournaldemayotte.yt/?p=53566</guid>

					<description><![CDATA[<p>À Tsararano, les épreuves du baccalauréat se déroulent dans un climat de tensions récurrentes autour et dans le lycée. Pour certains élèves, décrocher le diplôme représente aussi une manière de tourner la page des violences scolaires et de quitter un quotidien marqué par l’insécurité.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/06/17/je-nai-quune-chose-en-tete-partir-a-tsararano-obtenir-le-bac-pour-tourner-la-page-des-violences/">« Je n’ai qu’une chose en tête : partir », à Tsararano, obtenir le bac pour tourner la page des violences</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Devant le portail du lycée polyvalent de Dembéni, dans le village de Tsararano, ce mardi 16 juin, des agents de sécurité, assis sur des chaises, échangent quelques mots tout en jetant, par intermittence, des regards vers la route nationale 2 qui longe l&rsquo;établissement. Un peu plus loin, sur le parking, des gendarmes à bord d&rsquo;un véhicule banalisé restent eux aussi vigilants.</p>
<p style="text-align: justify;">Situé dans une zone régulièrement touchée par des <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/06/04/le-lycee-de-tsararano-confine-apres-une-intrusion-et-des-heurts/?fbclid=IwY2xjawSeP1ZleHRuA2FlbQIxMABicmlkETB5b0tZMGVTbm9uODNxc2loc3J0YwZhcHBfaWQQMjIyMDM5MTc4ODIwMDg5MgABHlc3CdOJUps0iWCvfAbFUubdAMTLCrAuAkD-XZ80V0TzjR4gGnQgNuFwtbL9_aem_NK0N6U09LLd0TQPwIlKHxw">affrontements</a> entre bandes rivales venues de Dembéni, Tsararano ou encore Ongoujou, le lycée polyvalent de Dembéni demeure sous étroite surveillance. À la sortie du village, les affrontements donnent régulièrement lieu à des barrages et des caillassages, perturbant la circulation sur cet axe routier majeur.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Machettes et tournevis, des affrontements jusque dans le lycée</strong></h2>
<figure id="attachment_53588" aria-describedby="caption-attachment-53588" style="width: 171px" class="wp-caption alignleft"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-53588" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/violences-Tsararano-e1781617888205-171x300.jpg" alt="" width="171" height="300" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/violences-Tsararano-e1781617888205-171x300.jpg 171w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/violences-Tsararano-e1781617888205-584x1024.jpg 584w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/violences-Tsararano-e1781617888205-768x1346.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/violences-Tsararano-e1781617888205-876x1536.jpg 876w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/violences-Tsararano-e1781617888205-150x263.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/violences-Tsararano-e1781617888205-300x526.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/violences-Tsararano-e1781617888205-696x1220.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/violences-Tsararano-e1781617888205-500x877.jpg 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/violences-Tsararano-e1781617888205-800x1403.jpg 800w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/violences-Tsararano-e1781617888205.jpg 944w" sizes="auto, (max-width: 171px) 100vw, 171px" /><figcaption id="caption-attachment-53588" class="wp-caption-text">Le 4 juin dernier, des jeunes munis de tournevis ont réussi à rentrer dans l&rsquo;enceinte du lycée. Un lycéen a été évacué au CHM. (Capture d&rsquo;écran, vidéo réseaux sociaux).</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Mais les violences ne restent pas toujours cantonnées aux abords de l’établissement. Le lundi 1er juin, un jeune homme cagoulé s’introduit dans le lycée avec une machette, provoquant un mouvement de panique au sein de l’établissement. Le lendemain, des affrontements entre jeunes reprennent et perturbent à nouveau le fonctionnement du lycée.</p>
<p style="text-align: justify;">Deux jours plus tard, le 4 juin, plusieurs individus parviennent de nouveau à rentrer dans l’enceinte du lycée par l’arrière du site, échappant à la vigilance des agents de sécurité.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/06/04/le-lycee-de-tsararano-confine-apres-une-intrusion-et-des-heurts/">Armés de tournevis</a>, ils provoquent de violents affrontements qui nécessitent l’intervention des forces de l’ordre. L’établissement est alors confiné avant que les élèves ne soient évacués progressivement. Un lycéen, blessé au dos par un coup de tournevis, est transporté au Centre hospitalier de Mayotte à Mamoudzou, tandis que trois autres élèves sont pris en charge après des malaises.</p>
<p style="text-align: justify;">Au total, huit jeunes ont été interpellés lors des opérations de sécurisation et quatre lycéens originaires de Tsoundzou et de Tsararano ont été placés en audition. Dans le même temps, des automobilistes ont été visés par des jets de projectiles à proximité du rond-point de Tsararano, causant plusieurs dégâts matériels et des blessés. Selon la gendarmerie, des groupes rivaux s&rsquo;étaient également retranchés sur les hauteurs du village avant d&rsquo;être contenus par les forces de l&rsquo;ordre. Le lendemain, les cours ont été suspendus durant toute la journée.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Des violences banalisées, fil rouge de la scolarité</strong></h2>
<figure id="attachment_14615" aria-describedby="caption-attachment-14615" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-14615 size-medium" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Caillassage-bus-jpg-300x234.webp" alt="Transport scolaire, bus, caillassage, Mayotte" width="300" height="234" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Caillassage-bus-jpg-300x234.webp 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Caillassage-bus-jpg-150x117.webp 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Caillassage-bus-jpg-696x544.webp 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Caillassage-bus-jpg.webp 750w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-14615" class="wp-caption-text">Les élèves proviennent de différents villages, une situation qui donne régulièrement lieu à des affrontements et à des caillassages de bus. Photographie d&rsquo;illustration / JDM.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Un épisode de violence que Kamel Abdallah, 17 ans, n’a pas oublié. Malgré le calme apparent de ce matin, le lycéen sait que la situation peut basculer à tout moment. <em>« Quand on arrive le matin, on s’attend à tout. À chaque instant, ils peuvent se battre. C’est devenu banal »</em>, confie-t-il.</p>
<p style="text-align: justify;">Un mot, <em>« banal »</em>, qui traduit selon lui le quotidien des plus de 2.000 élèves de l’établissement, confrontés à des violences récurrentes tout au long de leur parcours scolaire, du collège jusqu’au lycée.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>« Les agents de sécurité arrivent à calmer un peu les situations, mais ils sont souvent débordés, ils ne sont pas assez nombreux »</em>, poursuit Kamel, casquette noire vissée sur la tête. <em>« Depuis le début de l’année, on manque de professeurs, certains cours sont annulés, notamment à cause des violences et des caillassages. Ça impacte notre scolarité, on a du mal à travailler normalement ».</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>« Après les violences du 4 juin, ils ont envoyé tout le monde en vacances, sauf les élèves qui passent le baccalauréat »</em>, ajoute le jeune homme en bac professionnel couture. Selon lui, les cours des classes non concernées par les examens auraient pris fin plus tôt que prévu afin de limiter les risques de nouveaux affrontements. Une information qui n’a pu être vérifiée. Kamel, lui, passera le baccalauréat l’année prochaine. <em>« Ça va être chaud »</em>, souffle-t-il, conscient d’un quotidien qu’il n’imagine pas s’améliorer.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>« Après le bac, je vais pouvoir étudier ailleurs où il n&rsquo;y aura plus d&rsquo;affrontements »</strong></h2>
<figure id="attachment_20687" aria-describedby="caption-attachment-20687" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-20687 size-medium" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Barrage-enflammé-zoom-300x192.jpg" alt="Gendarmerie, Mayotte" width="300" height="192" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Barrage-enflammé-zoom-300x192.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Barrage-enflammé-zoom-150x96.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Barrage-enflammé-zoom-696x446.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Barrage-enflammé-zoom.jpg 750w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-20687" class="wp-caption-text">Un barrage enflammé à Tsararano. Photographie d&rsquo;illustration / JDM.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Peu après 11 h 00, plusieurs lycéens quittent l’établissement après avoir terminé les épreuves écrites, portant notamment sur les mathématiques, les sciences économiques et sociales, l’histoire-géographie ou encore la physique-chimie, selon les filières.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>« Je suis toujours traumatisée par ce qui s&rsquo;est passé il y a quelques jours »</em>, confie Marine Ibrahim Ramadani, 18 ans, à la sortie des épreuves écrites de physique-chimie et de mathématique. « <em>Moi j’arrive de Tsoundzou tous les matins et souvent le bus est caillassé. On n&rsquo;a pas le choix que de vivre avec la violence ! ».</em></p>
<p style="text-align: justify;">Pour elle, l&rsquo;obtention du baccalauréat signifie la fin du lycée mais aussi, enfin, un échappatoire à la violence.<em> « J&rsquo;ai plusieurs projets et notamment de partir dans l&rsquo;Hexagone. Je n&rsquo;ai qu&rsquo;une chose en tête c&rsquo;est de partir car ici c&rsquo;est trop violent ». </em></p>
<p style="text-align: justify;">« <em>On a l’habitude que les élèves se battent entre eux et même les jours du bac ils se mettent à faire la bagarre », </em>témoigne Nayam Maoulana Saïd Hachim, 18 ans. <em>« Je suis content parce qu&rsquo;après le bac je vais pouvoir étudier ailleurs et il n&rsquo;y aura plus d&rsquo;affrontements qui nous procurent du stress permanent ». </em>Le futur bachelier a été admis dans un établissement d&rsquo;enseignement supérieur à Rennes.</p>
<figure id="attachment_53585" aria-describedby="caption-attachment-53585" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-53585" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/Tsararano-lycee-3-300x225.jpeg" alt="" width="300" height="225" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/Tsararano-lycee-3-300x225.jpeg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/Tsararano-lycee-3-1024x768.jpeg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/Tsararano-lycee-3-768x576.jpeg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/Tsararano-lycee-3-1536x1152.jpeg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/Tsararano-lycee-3-150x113.jpeg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/Tsararano-lycee-3-696x522.jpeg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/Tsararano-lycee-3-1068x801.jpeg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/Tsararano-lycee-3-265x198.jpeg 265w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/Tsararano-lycee-3-500x375.jpeg 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/Tsararano-lycee-3-800x600.jpeg 800w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/Tsararano-lycee-3-1280x960.jpeg 1280w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/Tsararano-lycee-3-1320x990.jpeg 1320w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/Tsararano-lycee-3.jpeg 1600w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-53585" class="wp-caption-text">Le préau central du lycée.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">En attendant, les candidats sont appelés à revenir dans les prochains jours au lycée pour poursuivre les épreuves restantes du baccalauréat, dont la session principale doit s’achever à la fin du mois de juin 2026. En cas d’échec, certains devront se rendre aux épreuves de rattrapage prévues début juillet 2026, selon le calendrier officiel.</p>
<p style="text-align: justify;">Jusqu’au dernier jour, le stress des examens se mêlera avec la peur de se retrouver au mauvais endroit au mauvais moment.</p>
<p style="text-align: justify;">Victor Diwisch</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/06/17/je-nai-quune-chose-en-tete-partir-a-tsararano-obtenir-le-bac-pour-tourner-la-page-des-violences/">« Je n’ai qu’une chose en tête : partir », à Tsararano, obtenir le bac pour tourner la page des violences</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Les cours suspendus demain au lycée de Tsararano</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/06/04/les-cours-sont-suspendus-au-lycee-de-tsararano/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mathilde HANGARD]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 04 Jun 2026 15:50:38 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Sécurité]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[Affrontements]]></category>
		<category><![CDATA[gendarmerie de mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[Lycée de Tsararano]]></category>
		<category><![CDATA[Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[Rectorat de Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[violences]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les cours sont banalisés pour les élèves pour la journée de vendredi 5 juin 2026 au lycée de Tsararano. </p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/06/04/les-cours-sont-suspendus-au-lycee-de-tsararano/">Les cours suspendus demain au lycée de Tsararano</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">En raison des <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/06/04/le-lycee-de-tsararano-confine-apres-une-intrusion-et-des-heurts/">violences</a> qui ont éclaté jeudi 4 juin au lycée de Tsararano et dans ses abords, les cours sont suspendus toute la journée, du vendredi 5 juin au sein de l’établissement.</p>
<p style="text-align: justify;">Ces incidents, survenus en milieu de matinée, ont nécessité l’intervention de la gendarmerie, le confinement du lycée puis l’évacuation progressive des élèves, et le déploiement de militaires dans la zone tout au long de la journée en raison de nombreux heurts.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/06/04/les-cours-sont-suspendus-au-lycee-de-tsararano/">Les cours suspendus demain au lycée de Tsararano</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Des affrontements au lycée de Pamandzi ce jeudi</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/06/04/des-affrontements-au-lycee-de-pamandzi-ce-jeudi/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mathilde HANGARD]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 04 Jun 2026 15:41:16 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Sécurité]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[Affrontements]]></category>
		<category><![CDATA[gendarmerie de mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[jeunes]]></category>
		<category><![CDATA[Lycée de Pamandzi]]></category>
		<category><![CDATA[Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[Rectorat de Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[violences]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Plusieurs groupes de jeunes ont perturbé la matinée de ce jeudi au lycée de Pamandzi, provoquant des troubles à l’intérieur de l’établissement et aux abords, d'après la gendarmerie de Pamandzi. </p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/06/04/des-affrontements-au-lycee-de-pamandzi-ce-jeudi/">Des affrontements au lycée de Pamandzi ce jeudi</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Ce jeudi 4 juin 2026, des jets de pierres ont été signalés entre individus à l’intérieur comme à l’extérieur de l’enceinte scolaire. La gendarmerie est intervenue sur place pour rétablir le calme. Selon les forces de l’ordre, plusieurs jeunes ont été verbalisés par procès-verbal pour détention d’armes de catégorie D, en l’espèce des pierres et des cailloux.</p>
<p style="text-align: justify;">Par ailleurs, une enseignante se serait brièvement enfermée dans sa salle de classe par mesure de sécurité, sans autre précision à ce stade, et aucune plainte n’a été déposée pour l’instant, toujours selon la gendarmerie.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/06/04/des-affrontements-au-lycee-de-pamandzi-ce-jeudi/">Des affrontements au lycée de Pamandzi ce jeudi</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Au collège de Ouangani, personnels éducatifs et parents d’élèves en quête de solutions face aux violences</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/04/20/au-college-de-ouangani-personnels-educatifs-et-parents-deleves-en-quete-de-solutions-face-aux-violences/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Victor Diwisch]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 20 Apr 2026 01:30:41 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Education]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[Affrontements]]></category>
		<category><![CDATA[Barakani]]></category>
		<category><![CDATA[Collège de Ouangani]]></category>
		<category><![CDATA[jeunes]]></category>
		<category><![CDATA[Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[Ouangani]]></category>
		<category><![CDATA[rivalité]]></category>
		<category><![CDATA[violences]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Depuis plusieurs semaines, le collège de Ouangani fait face à une recrudescence de violences entre élèves de différents villages. Le droit de retrait des assistants d’éducation (AED), après plusieurs agressions, a entraîné la suspension des cours. Réunions tendues et inquiétudes des familles, illustrent une situation sous tension, dont les premiers à pâtir restent les collégiens.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/04/20/au-college-de-ouangani-personnels-educatifs-et-parents-deleves-en-quete-de-solutions-face-aux-violences/">Au collège de Ouangani, personnels éducatifs et parents d’élèves en quête de solutions face aux violences</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;" data-start="0" data-end="315">Des cicatrices visibles sur le bras suite à des coups de ciseaux reçus par des élèves il y a plusieurs années Saïd*, surveillant dans le collège de Ouangani, a décidé, conjointement avec les autres assistants d’éducation (AED), d’exercer son droit de retrait le 14 avril 2026 afin d’alerter sur l’insécurité à l’intérieur de l’établissement.</p>
<figure id="attachment_50117" aria-describedby="caption-attachment-50117" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-50117 size-medium" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/2T8A6800-2-300x200.jpg" alt="Collège Ouangani, violences, parents d'élèves, affrontements, violences, Mayotte" width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/2T8A6800-2-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/2T8A6800-2-1024x683.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/2T8A6800-2-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/2T8A6800-2-1536x1024.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/2T8A6800-2-2048x1365.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/2T8A6800-2-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/2T8A6800-2-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/2T8A6800-2-1068x712.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/2T8A6800-2-1920x1280.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/2T8A6800-2-1320x880.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-50117" class="wp-caption-text">Un surveillant du collège de Ouangani avait reçu plusieurs coups de couteau lors d’une altercation avec un collégien, il y a plusieurs années.<br />Léo Vignal / JDM.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;" data-start="317" data-end="591">Depuis trois semaines, selon lui, les tensions et les affrontements entre les collégiens provenant de différents villages, Barakani, Hapendzo, Coconi, Kahani ou encore Chiconi, se sont multipliés, poussant les AED à suspendre leurs fonctions pour leur propre sécurité.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="593" data-end="859"><em>« Quand on essaye de désamorcer les conflits les élèves nous tapent. Un collègue a reçu un coup récemment et on a dit stop. Les professeurs nous ont suivi, la direction a été débordée, et depuis le 14, il n&rsquo;y a plus cours »</em>, explique Saïd. Surveillant dans l’établissement depuis cinq ans, il n’avait jamais vu un tel niveau de violences.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="0" data-end="337">Ce vendredi 17 avril, une réunion a été organisée dans la salle polyvalente située à l’extérieur de l’enceinte du collège, par la direction de l’établissement, avec les AED, les parents d&rsquo;élèves, la gendarmerie et la police municipale, afin de faire un point sur la situation. Des centaines de parents de la commune se sont déplacés pour y assister.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="339" data-end="700" data-is-last-node="" data-is-only-node="">En parallèle, une seconde réunion a également été organisée, cette fois-ci à l’intérieur de l’établissement, en présence du rectorat, de la préfecture et des AED. Les représentants des parents d’élèves, l’association <em>Les Petits Cartables 976</em> ainsi que la Fédération des Conseils des Parents d’Élèves sont toutefois restés à l’extérieur, une situation qui a engendré des tensions devant le portail. Deux réunions, interdites à la presse.</p>
<h2 style="text-align: center;" data-start="339" data-end="700"><strong>Plus de moyens et des sanctions exemplaires</strong></h2>
<figure id="attachment_50115" aria-describedby="caption-attachment-50115" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-50115" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/2T8A6776-300x200.jpg" alt="Collège Ouangani, violences, parents d'élèves, affrontements, violences, Mayotte" width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/2T8A6776-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/2T8A6776-1024x683.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/2T8A6776-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/2T8A6776-1536x1024.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/2T8A6776-2048x1365.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/2T8A6776-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/2T8A6776-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/2T8A6776-1068x712.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/2T8A6776-1920x1280.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/2T8A6776-1320x880.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-50115" class="wp-caption-text">La gendarmerie et la police municipale étaient présentes pour participer à la réunion et sécuriser le collège. Léo Vignal / JDM.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;" data-start="339" data-end="700" data-is-last-node="" data-is-only-node=""><em>« C&rsquo;est un mal pour un bien de bloquer le collège »</em>, continue Saïd à l&rsquo;extérieur de la salle polyvalente, à l&rsquo;ombre d&rsquo;un arbuste. <em>« Nous demandons la mise en place de sanctions fermes pour les élèves violents et aussi la mise en place de plus de moyens, plus d&rsquo;AED, plus d&rsquo;EMS. Nous avons 11 AED pour 1.375 élèves, soit 1 pour 125 élèves alors qu’en France métropolitaine c’est plutôt 1 pour 80. Il faut également responsabiliser les parents d’élèves, et travailler en collaboration avec la mairie, les associations, la PJJ, la police, la préfecture, les CCAS, pour mettre en place des sanctions envers les jeunes qui se battent, et envers les parents qui sont laxistes et jouer sur les titres de séjour, l’obtention de la CAF. Il faut responsabiliser les parents et avoir zéro tolérance »</em>, lance-t-il.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="339" data-end="700" data-is-last-node="" data-is-only-node="">Concernant la mise en place de fouilles des cartables, Saïd estime qu&rsquo;il faut en faire spontanément pour surprendre les élèves qui amènent des objets dangereux voire des armes. « <em>On doit aussi interdire aux jeunes de venir habillés en survêtement, sans chaussures, et avec les cheveux colorés et demander aux parents de venir les chercher !.</em></p>
<p style="text-align: justify;">La réunion dans la salle polyvalente terminée, les parents d&rsquo;élèves se regroupent devant l&rsquo;établissement. Entourée des autres parents, Fatima*, avoue être inquiète de la situation, notamment pour son fils, qui vient de rentrer en 6ème. <em>« Il n&rsquo;y a pas de sécurité, dans le village et aux collèges il y a des bagarres. Avant même de faire sa rentrée dans l&rsquo;établissement mon fils entendait les histoires d&rsquo;affrontements et ça lui faisait peur. Aujourd&rsquo;hui c&rsquo;est la réalité »</em>, déplore-t-elle. <em>« On a la boule au ventre constamment quand on ramène notre enfant à l&rsquo;école »</em>.</p>
<figure id="attachment_50120" aria-describedby="caption-attachment-50120" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-50120" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/2T8A6856-300x200.jpg" alt="Collège Ouangani, violences, parents d'élèves, affrontements, violences, Mayotte" width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/2T8A6856-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/2T8A6856-1024x683.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/2T8A6856-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/2T8A6856-1536x1024.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/2T8A6856-2048x1365.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/2T8A6856-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/2T8A6856-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/2T8A6856-1068x712.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/2T8A6856-1920x1280.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/2T8A6856-1320x880.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-50120" class="wp-caption-text">L&rsquo;association de parents d&rsquo;élèves de Ouangani Les Petits Cartables 976 tente de trouver des solutions avec le personnel du collège, mais n&rsquo;a pas pu participer à la réunion avec la préfecture. Léo Vignal / JDM.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Suite à l&rsquo;appel à la responsabilité des parents, elle acquiesce. <em>« Il faut que nous parlions plus avec nos enfants pour prévenir les bagarres. Avant quand nous on était à leur place c&rsquo;était le calme. Il faut trouver une solution ».</em></p>
<p style="text-align: justify;">Mais vendredi, la présence des parents d&rsquo;élèves n&rsquo;était pas vraiment souhaitée pour certains membres, à commencer par les AED et le CPE, qui ont refusé leur présence à la réunion avec la préfecture dans l&rsquo;enceinte directe du collège, notamment par soucis de ne pas s&rsquo;éparpiller dans les revendications face aux pouvoirs publics, mais d&rsquo;insister sur la mise en place de plus de moyens.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Des parents d&rsquo;élèves pointés du doigt mais écartés des discussions</strong></h2>
<p style="text-align: justify;" data-start="0" data-end="619"><em>« Le principal nous avait pourtant invités, il voulait travailler avec nous les parents pour trouver des solutions concrètes »</em>, s’exacerbe Chanfi Asma, présidente de l’association de parents d’élèves <em data-start="200" data-end="222">Les Petits Cartables 976</em>.<em> « On a été évincés et on trouve ça scandaleux, très méprisant, et surtout on nous pointe du doigt comme quoi nous n’avons rien fait pendant tout ce temps pour calmer les collégiens. Nous pourtant nous sommes là pour travailler pour trouver des solutions concrètes. Pour une fois qu’on arrive à réunir autant de personnes de plusieurs villages, c’est compliqué de voir que cela tombe à l’eau ». </em></p>
<figure id="attachment_50122" aria-describedby="caption-attachment-50122" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-50122 size-medium" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/2T8A6894-300x200.jpg" alt="Collège Ouangani, violences, parents d'élèves, affrontements, violences, Mayotte" width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/2T8A6894-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/2T8A6894-1024x683.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/2T8A6894-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/2T8A6894-1536x1024.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/2T8A6894-2048x1365.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/2T8A6894-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/2T8A6894-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/2T8A6894-1068x712.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/2T8A6894-1920x1280.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/2T8A6894-1320x880.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-50122" class="wp-caption-text">La présidente de l&rsquo;association Les Petits Cartables 976, Chanfi Asma. Léo Vignal / JDM.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;" data-start="621" data-end="750">La présidente de l’association assure désormais attendre les comptes rendus des réunions pour décider de la suite du mouvement.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="752" data-end="1349" data-is-last-node="" data-is-only-node=""><em>« Mais les violences on les vit très difficilement au quotidien, ça nous impacte tous au niveau des barrages qui sont dressés tous les jours, des enfants qui ne peuvent pas aller à l’école tous les jours »,</em> ajoute-t-elle.<em> « Les collégiens sont d’ailleurs assez divisés, il y a ceux qui sont contents car ils ne veulent pas aller à l’école et ceux qui ne comprennent pas ce qui se passe et qui veulent retourner à l’école pour préparer le brevet, certains sont tristes. On essaye de les rassurer pour leur dire qu’on va se battre avec eux, pour eux, pour qu’ils puissent avoir une scolarité digne ».</em></p>
<h2 style="text-align: center;" data-start="752" data-end="1349"><strong>Des collégiens inquiets et pessimistes sur des conflits qui vont perdurer au lycée </strong></h2>
<figure id="attachment_50128" aria-describedby="caption-attachment-50128" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-50128 size-medium" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/2T8A6919-300x200.jpg" alt="Collège Ouangani, violences, parents d'élèves, affrontements, violences, Mayotte" width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/2T8A6919-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/2T8A6919-1024x683.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/2T8A6919-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/2T8A6919-1536x1024.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/2T8A6919-2048x1365.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/2T8A6919-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/2T8A6919-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/2T8A6919-1068x712.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/2T8A6919-1920x1280.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/2T8A6919-1320x880.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-50128" class="wp-caption-text">Sans cours, des collégiens de Barakani jouent aux cartes dans le village. Léo Vignal / JDM.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;" data-start="0" data-end="119">Aux abords du plateau de Barakani, les cours suspendus, un groupe de collégiens s’est retrouvé pour jouer aux cartes.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="121" data-end="560"><em>« Si on nous frappe on est obligé de se défendre. On doit répondre »</em>, souligne l’un d’entre eux, 15 ans, signe de la tension qui règne actuellement. « <em>Les surveillants ils se retrouvent au milieu, mais personne ne nous écoute, personne ne nous comprend. Les jeunes des autres villages nous provoquent et après il y a des bagarres. Et à chaque fois on dit que ce sont les jeunes de Barakani »</em>, ajoute un autre, dans l’approbation générale.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="562" data-end="867"><em>« Demain il est prévu que les jeunes de Barakani et de Chiconi fassent la paix, en passant par les grands, c’est la seule solution. Mais après les autres villages essayent de casser la paix. On a même des jeunes de Kahani qui viennent avec les bus de la 3CO dans Barakani pour nous combattre »</em>, poursuit-il. <em>« On est inquiets pour nos cours parce qu’on veut avoir le brevet »</em>, remarque un élève de 3ème dans le groupe. <em>« Mais on sait aussi qu’une fois qu’on devra aller au lycée à Sada ou à Kahani, nos bus vont se faire caillasser et tout recommencera ». </em></p>
<p style="text-align: justify;" data-start="562" data-end="867">Samedi, les élèves de 4èmes se rendront dans l&rsquo;établissement pour suivre une journée de sensibilisation aux violences, lundi 20 avril, ce sera au tour des 3èmes et des 5èmes. Les cours « habituels » devraient reprendre mardi prochain, au collège de Ouangani.</p>
<p>Victor Diwisch</p>
<p><em>*Les prénoms ont été modifiés pour préserver l&rsquo;anonymat.</em></p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/04/20/au-college-de-ouangani-personnels-educatifs-et-parents-deleves-en-quete-de-solutions-face-aux-violences/">Au collège de Ouangani, personnels éducatifs et parents d’élèves en quête de solutions face aux violences</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Lycée des Lumières de Kawéni : les enseignants exercent leur droit de retrait face à l’insécurité</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2025/11/07/lycee-des-lumieres-de-kaweni-les-enseignants-exercent-leur-droit-de-retrait-face-a-linsecurite/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mathilde HANGARD]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 07 Nov 2025 10:58:26 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Education]]></category>
		<category><![CDATA[Sécurité]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Après une semaine particulièrement violente, les professeurs du lycée des Lumières décident de se mettre en retrait pour alerter les autorités sur le climat d’insécurité.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2025/11/07/lycee-des-lumieres-de-kaweni-les-enseignants-exercent-leur-droit-de-retrait-face-a-linsecurite/">Lycée des Lumières de Kawéni : les enseignants exercent leur droit de retrait face à l’insécurité</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;" data-start="410" data-end="849">Depuis le début de la semaine, le lycée des Lumières à Kawéni est le théâtre de <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2025/11/07/affrontements-entre-bandes-a-kaweni-ecoles-perturbees-et-spectacle-annule/">violences récurrentes</a> impliquant des élèves de différents villages. Ces incidents ont conduit à l’évacuation de plusieurs classes et à l’annulation des cours du week-end. Face à cette situation, les enseignants ont choisi d’exercer leur droit de retrait dès lundi 10 novembre pour protester et demander des mesures de sécurité renforcées.</p>
<h2 style="text-align: center;" data-start="874" data-end="1415"><strong data-start="874" data-end="926">Une réaction face à l’escalade de la violence</strong></h2>
<p style="text-align: justify;" data-start="874" data-end="1415">Dans une lettre adressée à la Rectrice et au chef d’établissement ce vendredi 7 novembre, le collectif des enseignants du lycée exprime<em> « leur profonde émotion et leur indignation à la suite des actes de violence survenus les 6 et 7 novembre 2025 au sein, à l&rsquo;extérieur et à l&rsquo;encontre de l&rsquo;établissement ».</em> Ils rappellent que <em>« ces événements, d&rsquo;une gravité inacceptable, rappellent une fois encore les conditions de plus en plus difficiles dans lesquelles nous exerçons notre mission d&rsquo;enseignement et d&rsquo;éducation ».</em></p>
<h2 style="text-align: center;" data-start="1417" data-end="2278"><strong data-start="1417" data-end="1481">Les revendications des enseignants</strong></h2>
<p style="text-align: justify;" data-start="1417" data-end="2278">Pour alerter les autorités et dénoncer le climat d’insécurité, les enseignants annoncent qu’ils se rassembleront lundi dès 6h30 afin <em>« d’exercer leur droit de retrait conformément à l&rsquo;article L4131-1 du code du travail et de manifester pour dénoncer ce climat d&rsquo;insécurité ». </em>Ils demandent également que<em> « toute la lumière soit faite sur ces incidents et que des mesures concrètes soient prises pour prévenir de tels actes à l&rsquo;avenir, protéger les élèves et les personnels, et réaffirmer le respect dû à la communauté éducative ».</em></p>
<p style="text-align: justify;" data-start="1417" data-end="2278">Cette mobilisation intervient après plusieurs journées de tensions au lycée, où les affrontements entre élèves ont nécessité l’intervention des enseignants et des forces de l’ordre, et ont perturbé des projets pédagogiques et culturels dans les établissements scolaires voisins.</p>
<p data-start="1417" data-end="2278">Mathilde Hangard</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2025/11/07/lycee-des-lumieres-de-kaweni-les-enseignants-exercent-leur-droit-de-retrait-face-a-linsecurite/">Lycée des Lumières de Kawéni : les enseignants exercent leur droit de retrait face à l’insécurité</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Violences à Kawéni : les affrontements se poursuivent</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2025/11/07/affrontements-entre-bandes-a-kaweni-ecoles-perturbees-et-spectacle-annule/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mathilde HANGARD]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 07 Nov 2025 08:01:48 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Sécurité]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
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		<category><![CDATA[Mayotte]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Des violences récurrentes au lycée des Lumières de Kawéni obligent à évacuer les élèves et interrompent un projet théâtral et pédagogique à l’école Kakal.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2025/11/07/affrontements-entre-bandes-a-kaweni-ecoles-perturbees-et-spectacle-annule/">Violences à Kawéni : les affrontements se poursuivent</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;" data-start="1703" data-end="2539">Depuis le début de la semaine, le lycée des Lumières, qui accueille près de 3 000 élèves à Kawéni, est secoué par des bagarres impliquant des jeunes venant de différents villages. Ce vendredi matin, dès 6h45, des heurts ont de nouveau éclaté à l’intérieur de l’établissement, entraînant l’évacuation progressive des élèves. La direction annonce que les cours de samedi sont annulés.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="1703" data-end="2539">Vers 13h, alors que le lycée était presque désert, des enseignants ont de nouveau signalé être « attaqués » par des jeunes. Le personnel, coincé à l’intérieur, raconte que des cailloux lancés depuis l’extérieur frappent certaines salles de classe, mettant en danger élèves et personnels encore présents.</p>
<h2 style="text-align: center;" data-start="589" data-end="624"><strong data-start="594" data-end="622">Une situation récurrente </strong></h2>
<figure id="attachment_40880" aria-describedby="caption-attachment-40880" style="width: 225px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/m.jpeg"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-40880 size-medium" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/m-225x300.jpeg" alt="Mayotte, Kawéni, Lycée des Lumières, affrontements, jeunes, bandes," width="225" height="300" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/m-225x300.jpeg 225w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/m-768x1024.jpeg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/m-1152x1536.jpeg 1152w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/m-150x200.jpeg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/m-300x400.jpeg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/m-696x928.jpeg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/m-1068x1424.jpeg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/m.jpeg 1200w" sizes="auto, (max-width: 225px) 100vw, 225px" /></a><figcaption id="caption-attachment-40880" class="wp-caption-text">Des dizaines de jeunes ont semé le chaos dans le quartier de Kawéni (photographie/DR).</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;" data-start="625" data-end="1326">Selon les forces de l’ordre, les affrontements opposeraient des groupes rivaux d’élèves. <em>« Ce sont des jeunes qui n’ont rien à faire que d’empêcher les autres de travailler »</em>, indique un responsable policier.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="625" data-end="1326">Les incidents ont nécessité l’intervention des enseignants pour mettre les élèves à l’abri dans les salles de classe, et des secours ont été dépêchés sur place pour un ou plusieurs blessés. À l’arrière du lycée, la clôture a de nouveau été endommagée, comme lors des précédentes échauffourées.</p>
<h2 style="text-align: center;" data-start="1333" data-end="1373"><strong data-start="1338" data-end="1371">Des projets scolaires et culturels impactés</strong></h2>
<p style="text-align: justify;" data-start="1374" data-end="2169">Les perturbations ne se limitent pas au lycée. L’école élémentaire publique Kakal A, située à proximité, a vu son activité fortement affectée par la présence de gaz lacrymogène et la peur des élèves. Sandrine Briard, comédienne de la compagnie Simagine, présente à Mayotte, devait donner une représentation de théâtre et des ateliers de mathématiques à des classes de CM1 et CM2. Ce projet, soutenu par la fondation Blaise Pascal, le Rectorat et la cité éducative de Kawéni, avait pour objectif de proposer des ateliers pédagogiques après les représentations.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="1374" data-end="2169">Mais les événements de ce vendredi ont conduit à l’annulation des séances prévues le matin.<em> « Nous avons déjà dû annuler deux représentations hier »,</em> explique la comédienne. <em>« On espère que l’après-midi sera possible »</em>, ajoute-t-elle, malgré la tension toujours persistante à la mi-journée.</p>
<p data-start="1703" data-end="2539">Mathilde Hangard</p>
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		<title>Des tensions entre jeunes à Cavani</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2025/07/01/des-tensions-entre-jeunes-a-cavani/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mathilde HANGARD]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 01 Jul 2025 13:13:55 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[Affrontements]]></category>
		<category><![CDATA[Cavani]]></category>
		<category><![CDATA[jeunes]]></category>
		<category><![CDATA[Mayotte]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lejournaldemayotte.yt/?p=32191</guid>

					<description><![CDATA[<p>Des affrontements entre jeunes ont éclaté mardi après-midi sur le stade de Cavani, à Mamoudzou, alors que l’île subit toujours d’importantes coupures d'électricité, de réseau et d'eau. </p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;" data-start="75" data-end="281">Alors que Mayotte est confrontée, ce mardi 1er juillet, à une coupure généralisée d’électricité, d’eau et de réseau mobile survenue dès 5h50 du matin, des tensions ont éclaté dans le quartier de Cavani, à Mamoudzou.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="283" data-end="732" data-is-last-node="" data-is-only-node="">Aux alentours de 15h30, plusieurs jeunes se sont lancés dans une course-poursuite sur le stade de Cavani. Certains étaient munis de bâtons et accompagnés de chiens. Les motivations de ces agissements restent, à ce stade, inconnues. Les individus se sont ensuite dispersés dans le quartier peu après 16 heures.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="283" data-end="732" data-is-last-node="" data-is-only-node="">Aucune communication officielle n’a encore été faite par les autorités concernant les circonstances de l’incident ou d’éventuelles interpellations.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="975" data-end="1102" data-is-last-node="" data-is-only-node="">Mathilde Hangard</p>
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