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	<title>Archives des Economie - Le Journal De Mayotte</title>
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	<description>L&#039;information à Mayotte</description>
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	<title>Archives des Economie - Le Journal De Mayotte</title>
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	<item>
		<title>Aéroport en Grande Terre : un nouveau pas franchi par les élus cette fois</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/09/25/aeroport-en-grande-terre-un-nouveau-pas-franchi-par-les-elus-cette-fois/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Anne Perzo]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 25 Sep 2026 08:22:04 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Economie]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[aéroport]]></category>
		<category><![CDATA[DGAC]]></category>
		<category><![CDATA[Macron]]></category>
		<category><![CDATA[Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[Piste longue]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Si on devait évaluer le coût en prises de parole sur le sujet du rallongement de la piste, elle serait largement financée… Une convention cadre vient d’être signée entre le Département-région et la DGAC.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/09/25/aeroport-en-grande-terre-un-nouveau-pas-franchi-par-les-elus-cette-fois/">Aéroport en Grande Terre : un nouveau pas franchi par les élus cette fois</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Entre le « On le fera ! », d’Emmanuel Macron en 2019 pour assurer les mahorais du rallongement de la piste en Petite Terre, et l’examen du rapport sur le sujet par les élus du département-région ce vendredi 25 septembre, de l’eau ou plutôt de la lave de volcan a coulé sous les ponts. Car Fani Maore en faisant trembler la terre de notre île a révélé une chambre magmatique dans les profondeurs de Petite Terre avec un risque de submersion marine aggravée, <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2025/06/03/pourquoi-le-projet-de-piste-longue-ne-pourra-pas-se-faire-en-petite-terre/">orientant les études vers une autre géolocalisation</a>, plus pacifique. Du côté de Bouyouni.</p>
<p style="text-align: justify;">Bien sûr les élus de Petite Terre comme le sénateur Omar Oili y ont mis leur veto, <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2025/05/13/piste-longue-said-omar-oili-denonce-des-reunions-en-catimini/">accusant l’Etat d’un manque de transparence</a>. Mais <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2025/12/05/letat-confirme-la-poursuite-du-projet-de-piste-longue-a-mayotte/">le verdict est tombé définitivement en décembre 2025</a>  sous la double signature du ministre des Transports et de la ministre des Outre-mer : le choix s’est arrêté sur la zone Bouyouni/M’Tsangamouji qui permettrait l’aménagement d’une piste d’environ 2.730 mètres, présentant une meilleure accessibilité pour la majorité des habitants et un profil jugé plus favorable en matière de coûts, de risques naturels et d’impact environnemental.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Le contradictoire</strong></p>
<figure id="attachment_59164" aria-describedby="caption-attachment-59164" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/Maymounati-Pollozec.jpeg"><img fetchpriority="high" decoding="async" class="wp-image-59164 size-medium" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/Maymounati-Pollozec-300x244.jpeg" alt="" width="300" height="244" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/Maymounati-Pollozec-300x244.jpeg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/Maymounati-Pollozec-768x626.jpeg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/Maymounati-Pollozec-150x122.jpeg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/Maymounati-Pollozec-696x567.jpeg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/Maymounati-Pollozec-500x407.jpeg 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/Maymounati-Pollozec-800x652.jpeg 800w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/Maymounati-Pollozec.jpeg 906w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-59164" class="wp-caption-text">Les élues Maymounati Moussa et Hélène Pollozec ont reproché le manque de précision du projet</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Il s’agissait maintenant pour les élus du département-région de s’engager, en signant ce vendredi 25 septembre 2026 une convention-cadre avec la Direction générale de l&rsquo;aviation civile (DGAC). Sollicité pour avis, le Conseil économique social et environnemental (CESEM) émettait un avis défavorable questionnant notamment la quotepart financière du Conseil départemental et régional. Quant à la commission foncière du département, elle indiquait être « en phase d’enquête foncière », tout en émettant un avis favorable.</p>
<p style="text-align: justify;">C’est sur ce sujet que l’élue d’opposition Hélène Pollozec émet des réserves en mettant en évidence la surface du projet, « 2.300 mètres de piste et les infrastructures nécessaires. La DGAC a déjà engagé des procédures d&rsquo;expropriation alors que le site définitif du futur aéroport n&rsquo;a pas encore été arrêté, en interrogeant le président Ben Issa Ousseni, quelles seront les compensations pour les propriétaires de terrains ? Quel sera l&rsquo;avenir de l&rsquo;aéroport de Pamandzi ? Quels moyens seront demandés à la collectivité ? Combien de parcelles et de propriétaires seront concernés ? Quel sera le coût pour la collectivité ? » Le calendrier semble également contraignant pour l’élue, « Les demandes doivent être enregistrées avant le 31 décembre 2026 pour poursuivre les expropriations. Sommes-nous capables de respecter le calendrier ? Je ne pense pas ».</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Entre le marteau et l’enclume</strong></p>
<figure id="attachment_30046" aria-describedby="caption-attachment-30046" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/06/piste-longue-2.jpg"><img decoding="async" class="wp-image-30046 size-medium" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/06/piste-longue-2-300x225.jpg" alt="" width="300" height="225" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/06/piste-longue-2-300x225.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/06/piste-longue-2-768x576.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/06/piste-longue-2-150x113.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/06/piste-longue-2-696x522.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/06/piste-longue-2.jpg 800w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-30046" class="wp-caption-text">Christophe Masson (DGAC) avait par le passé présenté les différentes études faites sur les projets de la piste longue</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Dubitative également, l’élue de Dzaoudzi (Petite Terre), Maymounati Moussa : « La DGAC sollicite l&rsquo;accompagnement du Département-Région mais ne chiffre pas les moyens mobilisés. Qui prendra en charge les coûts ? Quelles responsabilités pour chaque partie ? », en souhaitant que ces différents points soient clarifiés avant la signature de la convention, « pour que l&rsquo;on sache où on va et qu&rsquo;il y ait un périmètre foncier clarifié, avec une répartition par acteurs des missions, et un calendrier, pour avoir une idée des démarches techniques et financières. En l&rsquo;état, pour moi, le rapport ne permet pas de mesurer réellement l&rsquo;engagement », estime-t-elle.</p>
<p style="text-align: justify;">Entre le marteau et l’enclume, le président Ben Issa Ousseni rappelait avoir été mis devant le fait accompli : « L’État a arrêté sa décision pour le choix de l&rsquo;aéroport sans l&rsquo;avis de notre Assemblée, mais il faut prendre acte de sa décision et avancer vers le nouvel aéroport ». Il précise toutefois que la convention ne vise pas encore à déterminer le périmètre exact du futur aéroport, mais d&rsquo;engager les travaux permettant d&rsquo;identifier les zones concernées. « C&rsquo;est la zone impactée par le périmètre sur lesquelles nous travaillons, mais pas sur les zones exactes ».</p>
<p style="text-align: justify;">Dans ce cadre, le Département-Région doit réaliser la collecte des données, mener les enquêtes de terrain, participer aux réunions de travail et restituer les résultats, le périmètre exact serait défini également en fonction de ces informations.</p>
<p style="text-align: justify;">Le rapport a été adopté malgré deux votes contre des deux élues qui avaient levé des interrogations.</p>
<p style="text-align: justify;">Rappelons que le débat public sur le rallongement de la piste avait été mollement mené en 2011, il y a 15 ans déjà. Une piste moins longue que le chemin qui reste à parcourir en raison d’une budgétisation incertaine en ces temps de disette des fonds publics nationaux.</p>
<p style="text-align: justify;">La rédaction</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/09/25/aeroport-en-grande-terre-un-nouveau-pas-franchi-par-les-elus-cette-fois/">Aéroport en Grande Terre : un nouveau pas franchi par les élus cette fois</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>« Plus de 50% des entreprises de Mayotte sont créées par des femmes »&#8230; avec toujours les mêmes obstacles</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/09/25/plus-de-50-des-entreprises-de-mayotte-sont-creees-par-des-femmes-avec-toujours-les-memes-obstacles/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mathilde HANGARD]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 25 Sep 2026 02:15:38 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Economie]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[Entreprenariat féminin]]></category>
		<category><![CDATA[Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[PAREF]]></category>
		<category><![CDATA[Plan d'action régional pour l'entreprenariat féminin]]></category>
		<category><![CDATA[préfecture de Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[préfet de Mayotte]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>À Mayotte, les femmes sont déjà largement présentes dans l'entrepreneuriat. Mais l'accès au financement souvent, la maternité, parfois, et les difficultés administratives, globalement, continuent de fragiliser leurs parcours. Le Plan d'Action Régional pour l'Entrepreneuriat Féminin, signé jeudi 24 septembre 2026, entend apporter des réponses à ces obstacles.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/09/25/plus-de-50-des-entreprises-de-mayotte-sont-creees-par-des-femmes-avec-toujours-les-memes-obstacles/">« Plus de 50% des entreprises de Mayotte sont créées par des femmes »&#8230; avec toujours les mêmes obstacles</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Elles créent, développent, recommencent tout, parfois après avoir tout perdu. À Mayotte, les femmes représenteraient plus de la moitié des créateurs d&rsquo;entreprises. Mais cette présence ne suffit pas à effacer les difficultés rencontrées dans les parcours entrepreneuriaux. Une enquête menée au mois de février 2026 par la BGE auprès de femmes entrepreneures met notamment en évidence les difficultés d&rsquo;accès au financement et la prise en compte insuffisante de la maternité et de la charge mentale. Doté de 390.000 euros sur trois ans, le Plan d&rsquo;Action Régional pour l&rsquo;Entrepreneuriat Féminin (PAREF) veut pouvoir agir sur ces freins.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Une réalité entrepreneuriale déjà largement féminine</b></h2>
<figure id="attachment_59144" aria-describedby="caption-attachment-59144" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_3278-scaled.jpg"><img decoding="async" class="wp-image-59144 size-medium" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_3278-300x200.jpg" alt="Mayotte, préfecture de Mayotte, PAREF, entreprenariat féminin," width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_3278-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_3278-1024x683.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_3278-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_3278-1536x1024.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_3278-2048x1365.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_3278-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_3278-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_3278-1068x712.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_3278-1920x1280.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_3278-500x333.jpg 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_3278-800x533.jpg 800w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_3278-1280x853.jpg 1280w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_3278-1320x880.jpg 1320w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-59144" class="wp-caption-text">Des entrepreneures et participantes assistent à la signature du PAREF, le 24 septembre, à la préfecture de Mayotte. Mathilde Hangard / JDM</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;"><em>« Cela fait cinq mois que je suis là. On devrait avoir terminé d&rsquo;en parler et pourtant non. Ici plus qu&rsquo;ailleurs on a besoin de le crier »</em>, a lancé, jeudi 24 septembre après-midi, le préfet de Mayotte, Frédéric Poisot, lors de la signature du Plan d&rsquo;Action Régional pour l&rsquo;Entrepreneuriat Féminin, à la préfecture de Mamoudzou. Le chiffre qu&rsquo;il avance donne immédiatement la mesure de cette présence. <em>« Plus de 50% des entreprises ici sont créées par des femmes »</em>, lâche-t-il.</p>
<p style="text-align: justify;">L&rsquo;enjeu du PAREF n&rsquo;est donc pas de faire entrer les femmes dans un monde entrepreneurial où elles seraient absentes, car elles y sont déjà, mais il s&rsquo;agit plutôt de répondre aux difficultés qui peuvent empêcher leurs activités de se développer, de se structurer, et surtout de durer. Le plan 2026-2028 est issu d&rsquo;une dynamique partenariale réunissant représentants de l&rsquo;Etat, élus et acteurs engagés. Il prévoit notamment de renforcer l&rsquo;accompagnement, de faciliter l&rsquo;accès au financement, de soutenir la structuration et la pérennisation des projets et de favoriser le développement des activités.</p>
<figure id="attachment_59147" aria-describedby="caption-attachment-59147" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_3290-scaled.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-59147" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_3290-300x200.jpg" alt="Mayotte, préfecture de Mayotte, PAREF, entreprenariat féminin," width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_3290-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_3290-1024x683.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_3290-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_3290-1536x1024.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_3290-2048x1365.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_3290-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_3290-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_3290-1068x712.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_3290-1920x1280.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_3290-500x333.jpg 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_3290-800x533.jpg 800w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_3290-1280x853.jpg 1280w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_3290-1320x880.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-59147" class="wp-caption-text">Manarssana Boina, la directrice régionale aux droits des femmes et à l&rsquo;égalité de Mayotte, présente dans le public. Mathilde Hangard / JDM</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Pour Frédéric Poisot, le territoire dispose d&rsquo;un potentiel important. <em>« À Mayotte, il y a une énergie et une volonté de faire »</em>, estime-t-il, après cinq mois à la tête du 101ème département français. Le préfet raconte avoir été frappé, à son arrivée sur l&rsquo;île, par <em>« le nombre de talents qui existent dans cette île, des gens qui ont des envies des capacités et qui sont freinés par des problèmes et parfois simplement parce qu&rsquo;ils n&rsquo;osent pas ». </em>Il pointe notamment chez des femmes ayant un projet d&rsquo;entreprenariat<em> « trop de freins personnels et de l&rsquo;autocensure ».</em> Mais les difficultés évoquées au cours de la rencontre dépassent largement la seule question de la confiance en soi.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Financement, maternité et charge mentale</b></h2>
<figure id="attachment_59146" aria-describedby="caption-attachment-59146" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_3286-scaled.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-59146 size-medium" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_3286-300x200.jpg" alt="Mayotte, préfecture de Mayotte, PAREF, entreprenariat féminin," width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_3286-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_3286-1024x683.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_3286-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_3286-1536x1024.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_3286-2048x1366.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_3286-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_3286-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_3286-1068x712.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_3286-1920x1280.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_3286-500x333.jpg 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_3286-800x533.jpg 800w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_3286-1280x853.jpg 1280w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_3286-1320x880.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-59146" class="wp-caption-text">Sonia Anli, directrice de la BGE Mayotte, a présenté l&rsquo;enquête menée en février 2026 auprès de femmes entrepreneures sur leurs difficultés et leurs besoins. Mathilde Hangard / JDM</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Sonia Anli, directrice de la BGE, a présenté une enquête menée au mois de février 2026 auprès de 44 femmes, sur appui de 34 questionnaires. Les répondantes âgées de 25 à 44 ans, sont actives dans le commerce. Parmi elles, 73 % d&rsquo;entre elles déclarent être mères de famille.</p>
<p style="text-align: justify;">Les réponses recueillies font alors ressortir plusieurs difficultés, notamment en matière de financement. 76 % des femmes interrogées déclarent avoir des difficultés à accéder aux financements nécessaires, notamment pour disposer d&rsquo;un capital de départ. Elles sont également 79 % à souhaiter davantage d&rsquo;écoute et de soutien financier.</p>
<p style="text-align: justify;">L&rsquo;enquête met aussi en évidence la place de la maternité et de la charge mentale dans leurs parcours. 68 % des répondantes estiment que les dispositifs existants ne prennent pas suffisamment en compte ces réalités familiales, qui pourtant empiètent sur le vie professionnelle. Ces résultats permettent ainsi de mieux cerner les besoins auxquels le PAREF doit apporter des réponses <em>« opérationnelles et coordonnées ». </em></p>
<p style="text-align: justify;">Les difficultés ne s&rsquo;arrêtent toutefois pas au lancement d&rsquo;une activité. Nadia Boinadi, fondatrice de Maore Puzzle, a notamment témoigné des problèmes de financement qu&rsquo;elle rencontre, mais aussi des démarches douanières.<em> « Je m&rsquo;attendais pas à payer aussi cher à la douane, pour le dédouanement, juste pour des jeux »</em>, raconte-t-elle avec un rire amer.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Après la création, la question de la pérennité</b></h2>
<figure id="attachment_59148" aria-describedby="caption-attachment-59148" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_3307-scaled.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-59148 size-medium" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_3307-300x200.jpg" alt="Mayotte, préfecture de Mayotte, PAREF, entreprenariat féminin," width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_3307-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_3307-1024x683.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_3307-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_3307-1536x1024.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_3307-2048x1365.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_3307-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_3307-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_3307-1068x712.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_3307-1920x1280.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_3307-500x333.jpg 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_3307-800x533.jpg 800w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_3307-1280x853.jpg 1280w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_3307-1320x880.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-59148" class="wp-caption-text">Jane Jaquin, lauréate pour Mayotte du concours « 101 femmes entrepreneures 2026 », a témoigné de son parcours dans la mode et de la reconstruction de son activité après le cyclone Chido. Mathilde Hangard / JDM</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Le plan mobilisera 390.000 euros sur trois ans. Son pilotage doit associer décision, coordination, évaluation et amélioration continue. Le calendrier prévoit dès le 25 septembre un soutien aux projets en phase opérationnelle pour l&rsquo;année 2026. Un appel à projets doit ensuite être ouvert entre les mois de juin et de juillet 2027.</p>
<p style="text-align: justify;">L&rsquo;ambition affichée est de faire de l&rsquo;entrepreneuriat un levier d&rsquo;autonomie économique, de réduction des inégalités et d&rsquo;insertion professionnelle. Mais les discussions de cette journée ont aussi rappelé que l&rsquo;activité économique ne peut être complètement séparée des conditions sociales dans lesquelles elle se construit.</p>
<p style="text-align: justify;">Le préfet a notamment choisi d&rsquo;évoquer les violences sexuelles et sexistes faites aux femmes sur l&rsquo;île. <em>« Beaucoup de mamans sont venues me voir pour en parler »</em>, a-t-il déclaré. <em>« Certes il y a une libération de la parole, mais il y a aussi un nombre de faits qui augmentent, et il faut en parler. C&rsquo;est un des grands enjeux des territoires ».</em> Puis, avec émotion, il a ajouté. <em>« On ne peut pas se dire que 50% des entreprises sont créées par des femmes et ne pas avoir une pensée pour celles qui souffrent ». </em></p>
<p style="text-align: justify;">La remarque fait le lien entre autonomie économique et réalité sociale. Pour les partenaires du PAREF, l&rsquo;enjeu n&rsquo;est pas seulement d&rsquo;augmenter le nombre de créations d&rsquo;entreprises, mais de permettre aux femmes qui entreprennent de disposer des conditions nécessaires pour maintenir leur activité.</p>
<figure id="attachment_59149" aria-describedby="caption-attachment-59149" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_3324-scaled.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-59149" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_3324-300x200.jpg" alt="Mayotte, préfecture de Mayotte, PAREF, entreprenariat féminin," width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_3324-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_3324-1024x683.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_3324-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_3324-1536x1024.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_3324-2048x1365.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_3324-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_3324-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_3324-1068x712.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_3324-1920x1280.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_3324-500x333.jpg 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_3324-800x533.jpg 800w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_3324-1280x853.jpg 1280w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_3324-1320x880.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-59149" class="wp-caption-text">Frédéric Poisot, préfet de Mayotte, signe le Plan d&rsquo;Action Régional pour l&rsquo;Entrepreneuriat Féminin (PAREF), jeudi 24 septembre 2026. Mathilde Hangard / JDM</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Le parcours de Jane Jaquin illustre cette fragilité. Lauréate pour Mayotte du concours « 101 femmes entrepreneures 2026 », porté par le ministère chargé de l&rsquo;Égalité entre les femmes et les hommes et Bpifrance, elle évolue dans le secteur de la mode. Lorsqu&rsquo;elle se lance, on lui dit : <em>« Prends ta place ».</em> Mais, <em>« en tant que cheffe de projet, il n&rsquo;y avait pas de place »</em>, raconte-t-elle. <span class="Apple-converted-space"> </span>Elle commence alors par créer un atelier destiné à accompagner les jeunes créateurs de mode, autour du marketing, de la création de marque et du produit. <em>« Mais on ne comprenait pas ce que je faisais, donc j&rsquo;ai créé ma marque de prêt à porter »</em>, explique-t-elle.</p>
<p style="text-align: justify;">Son activité prend forme. Elle est sélectionnée pour la Fashion Week de Dar es Salaam en Tanzanie et ouvre une boutique en juillet 2024. Mais quelques mois plus tard, le 14 décembre, le cyclone Chido détruit sa boutique et son atelier. <em>« Je perds tout la boutique et l&rsquo;atelier ». </em>Elle envisage alors d&rsquo;arrêter. Elle sollicite finalement la BGE pour un nouveau projet. Son département lui dit.<em> « On croit en toi vas-y continue ». </em>Elle se tourne ensuite vers Initiative Mayotte et rebondit quelques mois plus tard.</p>
<p style="text-align: justify;">Son parcours dit ce que recouvre, concrètement, la pérennité d&rsquo;une entreprise à Mayotte. recommencer lorsque l&rsquo;activité disparaît, retrouver des financements, des soutiens et les moyens de repartir. À son amie qu’elle citait lors de son discours face au préfet, qui lui disait, <em>« les femmes donnent la vie donc qu&rsquo;est-ce qu&rsquo;on ne peut pas faire ? On peut tout faire »</em>, Jane Jaquin a choisi de répondre par des actes. Le PAREF entend désormais donner à ces parcours des moyens pour durer. Reste à savoir si les 390.000 euros mobilisés sur trois ans permettront de dépasser les obstacles que les entrepreneures décrivent depuis déjà longtemps.</p>
<p style="text-align: justify;">Mathilde Hangard</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/09/25/plus-de-50-des-entreprises-de-mayotte-sont-creees-par-des-femmes-avec-toujours-les-memes-obstacles/">« Plus de 50% des entreprises de Mayotte sont créées par des femmes »&#8230; avec toujours les mêmes obstacles</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
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		<title>A Bandrelé, la CCI et la CC Sud font front commun pour booster les entreprises</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/09/25/a-bandrele-la-cci-et-la-cc-sud-font-front-commun-pour-booster-les-entreprises/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Léo VIGNAL]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 25 Sep 2026 02:00:02 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Economie]]></category>
		<category><![CDATA[Entreprise]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lejournaldemayotte.yt/?p=59116</guid>

					<description><![CDATA[<p>Aller au devant des initiateurs de projet. La 11e édition de la Journée pour entreprendre (JPE) s'est tenue ce jeudi au stade municipal de Bandrelé. </p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/09/25/a-bandrele-la-cci-et-la-cc-sud-font-front-commun-pour-booster-les-entreprises/">A Bandrelé, la CCI et la CC Sud font front commun pour booster les entreprises</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">C’est pour briser la fracture géographique que la CCI déploie désormais ses Journées pour entreprendre (JPE) directement dans les communes. Pour sa 11e édition — la troisième organisée dans le Sud après Kani-Kéli et Chirongui —, le dispositif a investi les tribunes et la pelouse du stade de Bandrelé.</p>
<p style="text-align: justify;">« Venir sur Mamoudzou est devenu extrêmement difficile. Notre parti pris est donc de nous déplacer avec l’ensemble des structures d’accompagnement du territoire pour montrer aux porteurs de projets qu’ils ne sont pas seuls », explique Catherine Mkadara, chargée de l’événementiel et de l’attractivité à la CCI Mayotte. Organisée trois fois par an en lien étroit avec les cinq intercommunalités de l’île, cette matinée consulaire a permis de réunir sur un même plateau des financeurs, des experts en formation, des réseaux associatifs et des dizaines d’entrepreneurs locaux.</p>
<figure id="attachment_59117" aria-describedby="caption-attachment-59117" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-59117 size-medium" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/2T8A4971-100EOSR6-300x200.jpg" alt="" width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/2T8A4971-100EOSR6-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/2T8A4971-100EOSR6-1024x683.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/2T8A4971-100EOSR6-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/2T8A4971-100EOSR6-1536x1024.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/2T8A4971-100EOSR6-2048x1365.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/2T8A4971-100EOSR6-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/2T8A4971-100EOSR6-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/2T8A4971-100EOSR6-1068x712.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/2T8A4971-100EOSR6-1920x1280.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/2T8A4971-100EOSR6-500x333.jpg 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/2T8A4971-100EOSR6-800x533.jpg 800w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/2T8A4971-100EOSR6-1280x853.jpg 1280w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/2T8A4971-100EOSR6-1320x880.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-59117" class="wp-caption-text">Catherine Mkadara, chargée de l’événementiel et de l’attractivité à la CCI Mayotte. Léo Vignal / JDM</figcaption></figure>
<h2 style="text-align: center;"><b>Le défi de la pérennité<span class="Apple-converted-space"> </span></b><b></b></h2>
<p style="text-align: justify;">Dans le Sud, la dynamique de création d’activités ne faiblit pas, mais les obstacles demeurent nombreux. Pour Sailati Mchindra, conseillère à Sud Mayotte Développement — agence économique satellite de la Communauté de communes du Sud (CC Sud) —, la présence sur le terrain est avant tout une affaire de survie pour le tissu économique local. « À Mayotte, le taux de création d’entreprises grimpe chaque année, mais beaucoup ne parviennent pas à franchir le cap fatidique des cinq ans d’existence. Notre rôle est de les accompagner dès l’idée, de monter leurs business plans, d&rsquo;identifier les locaux et le foncier disponibles dans le Sud, et de les stabiliser pour qu’ils s’inscrivent dans la durée. »</p>
<p style="text-align: justify;">Pour cette session, l’accent a été mis sur l’économie sociale et solidaire (ESS) et l’économie circulaire. Des filières où l’initiative privée répond directement aux urgences du quotidien, à l&rsquo;image du Mahoré d’Ève, spécialisé dans la rénovation de mobilier usagé, ou des associations de ramassage de déchets venues échanger lors des tables rondes pour trouver des financements pérennes. La matinée a également pris une dimension pédagogique avec la visite de plus d’une dizaine de classes professionnelles du lycée-collège de Bandrelé, venues découvrir la réalité du tissu productif insulaire.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>L’exemple d’Eco l’eau</b><b></b></h2>
<p style="text-align: justify;">Parmi les stands très sollicités figurait celui de la société Eco l’eau, fondée il y a deux ans</p>
<figure id="attachment_59121" aria-describedby="caption-attachment-59121" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-59121 size-medium" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/2T8A4979-100EOSR6-300x200.jpg" alt="" width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/2T8A4979-100EOSR6-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/2T8A4979-100EOSR6-1024x683.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/2T8A4979-100EOSR6-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/2T8A4979-100EOSR6-1536x1024.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/2T8A4979-100EOSR6-2048x1365.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/2T8A4979-100EOSR6-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/2T8A4979-100EOSR6-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/2T8A4979-100EOSR6-1068x712.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/2T8A4979-100EOSR6-1920x1280.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/2T8A4979-100EOSR6-500x333.jpg 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/2T8A4979-100EOSR6-800x533.jpg 800w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/2T8A4979-100EOSR6-1280x853.jpg 1280w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/2T8A4979-100EOSR6-1320x880.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-59121" class="wp-caption-text">Eco l&rsquo;eau est une entreprise mahoraise créée il y a deux ans. Léo Vignal / JDM</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">par Fahmi M’madi et son associé Caoulem Nourddine. Née en pleine pénurie d’eau et face au déferlement de millions de bouteilles en plastique à usage unique, la jeune pousse mahoraise propose une alternative écologique et économique : des systèmes de filtration en céramique et charbon actif de coco (technologie anglaise Doulton), particulièrement adaptés aux eaux troubles et aux coupures de réseau.</p>
<p style="text-align: justify;">« Une seule cartouche à 80 euros filtre l’équivalent de sept palettes de bouteilles en plastique, soit une économie de 1 500 à 2 000 euros pour une famille », souligne le chef d’entreprise, lauréat de plusieurs prix d’innovation. Après avoir équipé des établissements scolaires, des hôtels réputés comme le Caribou et des institutions comme l’AFD, l&rsquo;entreprise utilise ces rendez-vous de proximité pour convaincre. « Les familles mahoraises sont épuisées de stocker des packs d’eau et de polluer leur environnement. Venir à Bandrelé nous permet d&rsquo;échanger avec la mairie, de nouer des partenariats et de montrer qu’il existe des solutions durables conçues sur l&rsquo;île. »</p>
<p style="text-align: justify;">Loin de la saturation du chef-lieu, cette étape à Bandrelé rappelle que pour bâtir une économie insulaire solide, c&rsquo;est aux institutions d&rsquo;aller chercher les talents là où ils émergent.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/09/25/a-bandrele-la-cci-et-la-cc-sud-font-front-commun-pour-booster-les-entreprises/">A Bandrelé, la CCI et la CC Sud font front commun pour booster les entreprises</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>À Combani, CBo Territoria lance l’agrandissement du pôle économique</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/09/24/a-combani-cbo-territoria-lance-lagrandissement-du-pole-economique/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Léo VIGNAL]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 24 Sep 2026 01:45:03 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Economie]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[CBo Territoria]]></category>
		<category><![CDATA[dialyse]]></category>
		<category><![CDATA[Mayotte]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lejournaldemayotte.yt/?p=59028</guid>

					<description><![CDATA[<p>Élus locaux, acteurs économiques et services de l’État ont posé la première pierre de deux nouveaux programmes immobiliers sur le pôle d'activités de Combani, ce mercredi 23 septembre. </p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/09/24/a-combani-cbo-territoria-lance-lagrandissement-du-pole-economique/">À Combani, CBo Territoria lance l’agrandissement du pôle économique</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Combani poursuit sa métamorphose. Ce mercredi matin, une foule de décideurs politiques et économiques s’était rassemblée sur le pôle d’activités de la commune pour marquer une nouvelle étape structurante : la pose symbolique de la première pierre des projets Marashi et Mulima. Ces opérations confirment la vitalité du site initié en 2021 par CBo Territoria, après l’entrepôt Climax en 2022, le centre commercial Ylang-Ylang en 2023 et les bureaux de France Travail livrés en 2024.</p>
<p style="text-align: justify;">L’ambition est d’étoffer l’offre tertiaire et commerciale du centre de l’île. Le premier ensemble, Marashi, déploiera environ 1 000 m² dédiés aux bureaux, aux commerces et aux services, avec l&rsquo;installation très attendue d&rsquo;un centre de dialyse, véritable bouffée d&rsquo;oxygène pour l&rsquo;accès aux soins de proximité. Le second, le retail park Mulima, proposera près de 1 500 m² de surfaces commerciales supplémentaires dès l&rsquo;été 2027. « Cette dynamique rejoint les ambitions que nous portons pour notre territoire. Notre économie ne</p>
<figure id="attachment_59032" aria-describedby="caption-attachment-59032" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-59032 size-medium" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/23092026_Mayotte_Inauguration_IAE_JDM-1-300x200.jpg" alt="" width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/23092026_Mayotte_Inauguration_IAE_JDM-1-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/23092026_Mayotte_Inauguration_IAE_JDM-1-1024x683.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/23092026_Mayotte_Inauguration_IAE_JDM-1-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/23092026_Mayotte_Inauguration_IAE_JDM-1-1536x1024.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/23092026_Mayotte_Inauguration_IAE_JDM-1-2048x1365.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/23092026_Mayotte_Inauguration_IAE_JDM-1-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/23092026_Mayotte_Inauguration_IAE_JDM-1-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/23092026_Mayotte_Inauguration_IAE_JDM-1-1068x712.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/23092026_Mayotte_Inauguration_IAE_JDM-1-1920x1280.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/23092026_Mayotte_Inauguration_IAE_JDM-1-500x333.jpg 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/23092026_Mayotte_Inauguration_IAE_JDM-1-800x533.jpg 800w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/23092026_Mayotte_Inauguration_IAE_JDM-1-1280x853.jpg 1280w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/23092026_Mayotte_Inauguration_IAE_JDM-1-1320x880.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-59032" class="wp-caption-text">L&rsquo;objectif est d’étoffer l’offre commerciale du centre de l’île. Léo Vignal / JDM</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">peut plus se concentrer sur un seul bassin de vie », a rappelé Zaounaki Saindou, conseillère départementale de Tsingoni. Pour l&rsquo;élue, chaque investissement privé engagé après les traumatismes du cyclone Chido témoigne d’une confiance précieuse dans l’avenir mahorais.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Décentraliser l&rsquo;activité<span class="Apple-converted-space"> </span></b><b></b></h2>
<p style="text-align: justify;">Cette volonté de rupture avec l&rsquo;hyper-centralisation de Mamoudzou a constitué le fil rouge des prises de parole. Pour Rahadati Abdallah, première vice-présidente de la Communauté de communes du Centre-Ouest (3CO) et première adjointe de Tsingoni, la consolidation du pôle d&rsquo;activités économiques (PAE) est un levier de souveraineté locale. « La pose de cette première pierre n’est pas un simple geste symbolique, c’est un acte de justice territoriale. Nous faisons le choix d&rsquo;un aménagement qui ne subit pas les déséquilibres, mais qui les corrige. » L&rsquo;implantation d&rsquo;agences bancaires, de compagnies d&rsquo;assurance et de boutiques spécialisées permet ainsi aux administrés du Centre et du Sud d’accéder aux services essentiels sans devoir traverser l&rsquo;île.</p>
<p style="text-align: justify;">Une continuité politique saluée par le maire de Tsingoni, Issilamou Hamada, qui a tenu à rendre hommage à son prédécesseur <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2023/10/16/deces-de-mohamed-bacar-president-des-lr-de-mayotte/">Mohamed Bacar</a>, initiateur de la libération foncière de 2017. En devenant un carrefour de services, la commune démontre que le développement économique peut s&rsquo;enraciner durablement hors de l&rsquo;agglomération chef-lieu, préparant le terrain pour de futurs projets d&rsquo;envergure, dont l&rsquo;implantation programmée du second centre hospitalier de Mayotte.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>L&rsquo;urgence du contournement routier</b><b></b></h2>
<p style="text-align: justify;">Mais ce dynamisme accéléré soulève un corollaire redouté : l&rsquo;asphyxie des réseaux de</p>
<figure id="attachment_59030" aria-describedby="caption-attachment-59030" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-59030 size-medium" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/2T8A4969-23092026_Mayotte_Inauguration_IAE_Pose_1e_Pierre-300x200.jpg" alt="" width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/2T8A4969-23092026_Mayotte_Inauguration_IAE_Pose_1e_Pierre-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/2T8A4969-23092026_Mayotte_Inauguration_IAE_Pose_1e_Pierre-1024x683.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/2T8A4969-23092026_Mayotte_Inauguration_IAE_Pose_1e_Pierre-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/2T8A4969-23092026_Mayotte_Inauguration_IAE_Pose_1e_Pierre-1536x1024.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/2T8A4969-23092026_Mayotte_Inauguration_IAE_Pose_1e_Pierre-2048x1365.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/2T8A4969-23092026_Mayotte_Inauguration_IAE_Pose_1e_Pierre-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/2T8A4969-23092026_Mayotte_Inauguration_IAE_Pose_1e_Pierre-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/2T8A4969-23092026_Mayotte_Inauguration_IAE_Pose_1e_Pierre-1068x712.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/2T8A4969-23092026_Mayotte_Inauguration_IAE_Pose_1e_Pierre-1920x1280.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/2T8A4969-23092026_Mayotte_Inauguration_IAE_Pose_1e_Pierre-500x333.jpg 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/2T8A4969-23092026_Mayotte_Inauguration_IAE_Pose_1e_Pierre-800x533.jpg 800w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/2T8A4969-23092026_Mayotte_Inauguration_IAE_Pose_1e_Pierre-1280x853.jpg 1280w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/2T8A4969-23092026_Mayotte_Inauguration_IAE_Pose_1e_Pierre-1320x880.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-59030" class="wp-caption-text">Combani se transforme en pole économique de Mayotte. Léo Vignal / JDM</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">transport. Traversé quotidiennement par des flux pendulaires majeurs, le carrefour de Combani arrive régulièrement à saturation. « Le succès et l&rsquo;essor d&rsquo;un territoire imposent d&rsquo;en anticiper les défis », a prévenu Issilamou Hamada. Appelant l&rsquo;État, le Département et la 3CO à une mobilisation partenariale sans faille. L’édile a fait du projet de contournement routier de Combani le chantier indispensable pour préserver l&rsquo;attractivité de la zone.</p>
<p style="text-align: justify;">Un message reçu par les services préfectoraux, alors que le Département poursuit ses investissements sur la RD1 et les voiries de desserte du futur pôle hospitalier. Géraldine Neyret Gleizes, présidente-directrice générale de CBo Territoria, a elle aussi insisté sur cette équation : la réussite d&rsquo;un bassin d&#8217;emploi dépend d&rsquo;infrastructures d&rsquo;accès fluides et modernes.</p>
<p style="text-align: justify;">En scellant ces blocs de béton à Combani, élus et investisseurs n&rsquo;ont pas seulement posé les fondations de deux nouveaux immeubles d&rsquo;affaires. Ils ont acté le basculement progressif du centre de gravité économique de Mayotte vers ses terres intérieures.</p>
<p>Léo Vignal</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/09/24/a-combani-cbo-territoria-lance-lagrandissement-du-pole-economique/">À Combani, CBo Territoria lance l’agrandissement du pôle économique</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Inauguration de l’Espace d&#8217;Insertion par l&#8217;Activité économique à Chiconi</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/09/24/inauguration-de-lespace-dinsertion-par-lactivite-economique-a-chiconi/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Léo VIGNAL]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 24 Sep 2026 01:30:55 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Economie]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lejournaldemayotte.yt/?p=59052</guid>

					<description><![CDATA[<p>Ce mercredi 23 septembre, le réseau national Chantier-École a inauguré l’Espace IAE Mayotte au cœur de Chiconi. Mandatée par les services de l’État depuis quatre ans, la structure dispose désormais d’un lieu central. </p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/09/24/inauguration-de-lespace-dinsertion-par-lactivite-economique-a-chiconi/">Inauguration de l’Espace d&rsquo;Insertion par l&rsquo;Activité économique à Chiconi</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Face aux défis colossaux du chômage et de l&rsquo;exclusion sur le territoire mahorais, les structures de l&rsquo;insertion ne veulent plus avancer en ordre dispersé. Ce mercredi matin, institutionnels, partenaires socio-économiques et représentants associatifs s&rsquo;étaient donné rendez-vous à Chiconi, pour couper le ruban inaugural de l’Espace IAE Mayotte. Installée depuis quelques mois dans ces locaux plus spacieux et conviviaux, l’entité s’affirme comme la maison commune des 24 structures de l’insertion par l’activité économique (SIAE).</p>
<p style="text-align: justify;">Cette concrétisation marque l&rsquo;aboutissement d&rsquo;un travail engagé sur le terrain depuis 2022. Mandatée par la direction de l&rsquo;économie, de l&#8217;emploi, du travail et des solidarités (DEETS), la fédération nationale Chantier-École — forte de trois décennies d&rsquo;expertise auprès des</p>
<figure id="attachment_59057" aria-describedby="caption-attachment-59057" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-59057 size-medium" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/23092026_Mayotte_Inauguration_IAE_Pose_1e_Pierre-003-300x200.jpg" alt="" width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/23092026_Mayotte_Inauguration_IAE_Pose_1e_Pierre-003-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/23092026_Mayotte_Inauguration_IAE_Pose_1e_Pierre-003-1024x683.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/23092026_Mayotte_Inauguration_IAE_Pose_1e_Pierre-003-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/23092026_Mayotte_Inauguration_IAE_Pose_1e_Pierre-003-1536x1024.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/23092026_Mayotte_Inauguration_IAE_Pose_1e_Pierre-003-2048x1365.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/23092026_Mayotte_Inauguration_IAE_Pose_1e_Pierre-003-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/23092026_Mayotte_Inauguration_IAE_Pose_1e_Pierre-003-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/23092026_Mayotte_Inauguration_IAE_Pose_1e_Pierre-003-1068x712.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/23092026_Mayotte_Inauguration_IAE_Pose_1e_Pierre-003-1920x1280.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/23092026_Mayotte_Inauguration_IAE_Pose_1e_Pierre-003-500x333.jpg 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/23092026_Mayotte_Inauguration_IAE_Pose_1e_Pierre-003-800x533.jpg 800w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/23092026_Mayotte_Inauguration_IAE_Pose_1e_Pierre-003-1280x853.jpg 1280w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/23092026_Mayotte_Inauguration_IAE_Pose_1e_Pierre-003-1320x880.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-59057" class="wp-caption-text">Ce nouveau lieu a pour but d&rsquo;apporter du conseil méthodologique. Léo Vignal / JDM</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">ateliers et chantiers d&rsquo;insertion (ACI) — assure le pilotage et l&rsquo;animation de cet écosystème. Porté localement par des permanences régulières et le travail de terrain d&rsquo;Élodie Sorette, ce lieu unique a pour mission d&rsquo;apporter du conseil méthodologique, de proposer des formations continues aux encadrants et de sécuriser les modèles économiques des structures existantes tout en accompagnant les nouveaux porteurs de projets.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Un tremplin vers l&#8217;emploi<span class="Apple-converted-space"> </span></b><b></b></h2>
<p style="text-align: justify;">« L’enjeu était de créer une organisation des structures pour les structures, afin de mettre tout le monde autour de la table, identifier les synergies et faire vivre l’écosystème », explique Alexandre Wolf, directeur national du réseau Chantier-École. L&rsquo;insertion par l&rsquo;activité économique propose un sas de retour à la vie professionnelle par le biais d&rsquo;un véritable contrat de travail, combiné à un accompagnement socioprofessionnel renforcé. Financé en partie par l&rsquo;État et les collectivités via les aides au poste, ce modèle s’adresse aux publics les plus fragilisés de Mayotte : bénéficiaires des minima sociaux, jeunes sortis du système scolaire, personnes issues de l&rsquo;immigration ou sortants de détention, avec en perspective l&rsquo;expérimentation d&rsquo;une structure implantée directement au centre pénitentiaire de Majicavo.</p>
<figure id="attachment_59058" aria-describedby="caption-attachment-59058" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-59058 size-medium" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/23092026_Mayotte_Inauguration_IAE_Pose_1e_Pierre-004-300x200.jpg" alt="" width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/23092026_Mayotte_Inauguration_IAE_Pose_1e_Pierre-004-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/23092026_Mayotte_Inauguration_IAE_Pose_1e_Pierre-004-1024x683.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/23092026_Mayotte_Inauguration_IAE_Pose_1e_Pierre-004-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/23092026_Mayotte_Inauguration_IAE_Pose_1e_Pierre-004-1536x1024.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/23092026_Mayotte_Inauguration_IAE_Pose_1e_Pierre-004-2048x1365.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/23092026_Mayotte_Inauguration_IAE_Pose_1e_Pierre-004-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/23092026_Mayotte_Inauguration_IAE_Pose_1e_Pierre-004-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/23092026_Mayotte_Inauguration_IAE_Pose_1e_Pierre-004-1068x712.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/23092026_Mayotte_Inauguration_IAE_Pose_1e_Pierre-004-1920x1280.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/23092026_Mayotte_Inauguration_IAE_Pose_1e_Pierre-004-500x333.jpg 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/23092026_Mayotte_Inauguration_IAE_Pose_1e_Pierre-004-800x533.jpg 800w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/23092026_Mayotte_Inauguration_IAE_Pose_1e_Pierre-004-1280x853.jpg 1280w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/23092026_Mayotte_Inauguration_IAE_Pose_1e_Pierre-004-1320x880.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-59058" class="wp-caption-text">De nombreux acteurs du secteur étaient présent. Léo Vignal / JDM</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Loin d&rsquo;être cantonné au seul traitement social, le secteur s&rsquo;affirme comme un levier de production économique à part entière. Des chantiers d&rsquo;insertion aux entreprises d&rsquo;insertion plus concurrentielles, les acteurs de l&rsquo;IAE explorent les failles du marché marchand en investissant des secteurs émergents. À Mayotte, cette dynamique trouve une résonance toute particulière dans la gestion des déchets, le recyclage, le réemploi et l&rsquo;économie circulaire, des filières que l&rsquo;insertion a historiquement préfigurées à l&rsquo;échelle nationale avant leur déploiement industriel. En ouvrant un pôle de référence accessible au centre de l&rsquo;île, l&rsquo;Espace IAE entend lever les blocages administratifs et techniques qui pèsent sur l&rsquo;économie sociale et solidaire.</p>
<p style="text-align: justify;">Une étape majeure pour sortir des logiques de précarité et ancrer durablement la formation des Mahorais dans les métiers indispensables au développement du territoire.</p>
<p>Léo Vignal</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/09/24/inauguration-de-lespace-dinsertion-par-lactivite-economique-a-chiconi/">Inauguration de l’Espace d&rsquo;Insertion par l&rsquo;Activité économique à Chiconi</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>A Mayotte, le pari de la relance de production d&#8217;agrumes « jusqu&#8217;à 2390 tonnes »</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/09/23/a-mayotte-le-pari-de-la-relance-de-production-dagrumes-jusqua-2390-tonnes/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mathilde HANGARD]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 23 Sep 2026 02:15:58 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Economie]]></category>
		<category><![CDATA[Environnement]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[Agrumes]]></category>
		<category><![CDATA[Chambre d’agriculture de Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[Chancre citrique]]></category>
		<category><![CDATA[Chido]]></category>
		<category><![CDATA[CIRAD]]></category>
		<category><![CDATA[Citron]]></category>
		<category><![CDATA[Coconi]]></category>
		<category><![CDATA[Département-Région]]></category>
		<category><![CDATA[Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[Miréréni]]></category>
		<category><![CDATA[Orange]]></category>
		<category><![CDATA[RITA]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lejournaldemayotte.yt/?p=58906</guid>

					<description><![CDATA[<p>Près de 2 390 tonnes d'agrumes ont été importées à Mayotte en 2024, principalement d'Afrique du Sud et d'Egypte. Mais la production locale reste largement invisible dans les statistiques. Face aux maladies et aux dégâts post-Chido, le Cirad et les acteurs agricoles veulent reconstruire la filière</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/09/23/a-mayotte-le-pari-de-la-relance-de-production-dagrumes-jusqua-2390-tonnes/">A Mayotte, le pari de la relance de production d&rsquo;agrumes « jusqu&rsquo;à 2390 tonnes »</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">À Mayotte, les agrumes poussent un peu partout. Dans les jardins mahorais, mêlés aux bananiers, aux arbres fruitiers, aux cultures vivrières ou forestières, ils échappent souvent aux radars des statistiques agricoles. Pendant ce temps, les bateaux continuent d&rsquo;acheminer des milliers de tonnes d&rsquo;agrumes vers l&rsquo;île. En 2024, près de 2 390 tonnes ont ainsi été importées.</p>
<p style="text-align: justify;">Le paradoxe résume à lui seul le défi de la filière. Mayotte consomme beaucoup d&rsquo;agrumes, en produit aussi, mais ne sait pas précisément combien. Et lorsqu&rsquo;il s&rsquo;agit d&rsquo;augmenter la production, les obstacles ne manquent pas. Entre les arbres vieillissants, les maladies, le manque de plants certifiés et, plus important encore, les infrastructures ravagées par le cyclone Chido. Joël Huat, ingénieur horticole et docteur en agronomie, aujourd&rsquo;hui directeur régional adjoint du Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement (Cirad) Réunion-Mayotte-océan Indien, connaît bien cette histoire. Pour lui, le potentiel est pourtant toujours là.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Une production locale qui échappe aux statistiques</b></h2>
<figure id="attachment_58937" aria-describedby="caption-attachment-58937" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/Plant-dagrume-RITA.png"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-58937" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/Plant-dagrume-RITA-300x240.png" alt="Mayotte, agrume, plant, agriculture, production, fruits, RITA, Cirad, " width="300" height="240" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/Plant-dagrume-RITA-300x240.png 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/Plant-dagrume-RITA-768x615.png 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/Plant-dagrume-RITA-150x120.png 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/Plant-dagrume-RITA-696x558.png 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/Plant-dagrume-RITA-500x401.png 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/Plant-dagrume-RITA-800x641.png 800w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/Plant-dagrume-RITA.png 850w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-58937" class="wp-caption-text">Plant d’agrume dans un jardin mahorais. Photographie / L. Gaillard / RITA</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;"><em>« La quantité d&rsquo;agrumes produits localement échappe à la quantification »</em>, explique Joël Huat. La raison tient notamment au mode de culture traditionnel de l&rsquo;île. Les agrumes sont rarement cultivés seuls. Ils prennent place dans le <em>« jardin mahorais »</em>, un système agroforestier où se côtoient plusieurs espèces sur de petites parcelles.</p>
<p style="text-align: justify;">Les circuits de commercialisation formels ne donnent donc qu&rsquo;une vision très partielle de la réalité. L&rsquo;ingénieur souligne que les volumes de fruits et légumes commercialisés par l&rsquo;Union des coopératives agricoles de Mayotte ne représentent qu&rsquo;environ 5 % des quelque 72 000 tonnes estimées par la Direction de l&rsquo; Alimentation, de l&rsquo;Agriculture et de la Forêt (DAAF) pour l&rsquo;ensemble des fruits et légumes. Et l&rsquo;île ne compte, selon lui, qu&rsquo;à peine cinq marchés dans les circuits formels et connus. D&rsquo;où sa mise en garde.<em> « Cela ne veut pas dire qu&rsquo;il y a beaucoup d&rsquo;imports et très peu de production locale connue qu&rsquo;il n&rsquo;y a pas de production locale ». </em></p>
<p style="text-align: justify;">Cette production ne suffit cependant pas à répondre à la demande. Les importations de fruits ont presque quadruplé en dix ans. En 2024, les agrumes ont représenté environ 2 390 tonnes d&rsquo;arrivages, devant les pommes, à 1 500 tonnes, et les poires, à 310 tonnes. Les mandarines représentaient à elles seules environ 32 % des agrumes importés.</p>
<p style="text-align: justify;">Pour Joël Huat, il ne s&rsquo;agit pas donc pour autant d&rsquo;une impossibilité agronomique.<em> « C’est une culture adaptée, cela se fait très bien en milieu tropical »</em>, affirme-t-il. Et si certaines oranges restent vertes ou certains citrons peu jaunes, cela ne signifie pas qu&rsquo;ils sont de mauvaise qualité.<em> « Comme il fait chaud, les pigments dans la peau de l&rsquo;agrume ne se révèlent pas avec la chaleur ». </em></p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Des maladies jusqu&rsquo;au cyclone Chido, une filière fragilisée</b></h2>
<figure id="attachment_58942" aria-describedby="caption-attachment-58942" style="width: 270px" class="wp-caption alignright"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/Plants-certifies-sous-serre-YAHAYA-N.-CAPAM.png"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-58942" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/Plants-certifies-sous-serre-YAHAYA-N.-CAPAM-270x300.png" alt="Mayotte, agrume, plant, agriculture, production, fruits, RITA, Cirad," width="270" height="300" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/Plants-certifies-sous-serre-YAHAYA-N.-CAPAM-270x300.png 270w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/Plants-certifies-sous-serre-YAHAYA-N.-CAPAM-150x167.png 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/Plants-certifies-sous-serre-YAHAYA-N.-CAPAM-300x334.png 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/Plants-certifies-sous-serre-YAHAYA-N.-CAPAM-500x556.png 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/Plants-certifies-sous-serre-YAHAYA-N.-CAPAM.png 567w" sizes="auto, (max-width: 270px) 100vw, 270px" /></a><figcaption id="caption-attachment-58942" class="wp-caption-text">Plant certifié sous serre. Photographie / N. Yahaya / CAPAM</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Comparé à d&rsquo;autres sujets qui touchent au territoire de Mayotte, le principal défi de la production d&rsquo;agrumes est ailleurs. Il concerne avant tout la santé des arbres et des plants. Deux maladies sont particulièrement citées par l&rsquo;ingénieur agronome, comme le chancre citrique et la tristeza des agrumes.</p>
<p style="text-align: justify;">Le premier, détecté à Mayotte en 2012, est une maladie bactérienne soumise à une réglementation sanitaire. La seconde est liée à des virus et peut provoquer le dépérissement des arbres. Le livret technique réalisé par les acteurs du Réseau d&rsquo;innovation et de transfert agricole (RITA) rappelle également que d&rsquo;autres pathogènes constituent un risque et que les connaissances locales sur certaines maladies restent encore assez limitées.</p>
<p style="text-align: justify;">Pour les ravageurs, Joël Huat évoque notamment des chenilles et un papillon de nuit qui s&rsquo;attaque aux fruits. Face à ces menaces, le livret mise sur une combinaison de mesures préventives, biologiques, physiques et, lorsque cela est nécessaire, sur une utilisation raisonnée des traitements.</p>
<p style="text-align: justify;">Après l&rsquo;apparition du chancre citrique, la production et la commercialisation de plants sains sont devenues un enjeu central. Le Cirad a alors mis en place un dispositif de production de plants certifiés et introduit de La Réunion 21 variétés d&rsquo;agrumes, choisies notamment parce <em>« ces variétés correspondaient à ce que consommaient les Mahorais »</em>, explique Joël Huat, précisant que la gamme a aussi été légèrement élargie. La multiplication des plants a commencé en 2019.</p>
<figure id="attachment_58951" aria-describedby="caption-attachment-58951" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/fruits-et-legumes-2-scaled.jpeg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-58951" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/fruits-et-legumes-2-300x225.jpeg" alt="Mayotte, légumes, supermarché, " width="300" height="225" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/fruits-et-legumes-2-300x225.jpeg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/fruits-et-legumes-2-1024x768.jpeg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/fruits-et-legumes-2-768x576.jpeg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/fruits-et-legumes-2-1536x1152.jpeg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/fruits-et-legumes-2-2048x1536.jpeg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/fruits-et-legumes-2-150x113.jpeg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/fruits-et-legumes-2-696x522.jpeg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/fruits-et-legumes-2-1068x801.jpeg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/fruits-et-legumes-2-1920x1440.jpeg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/fruits-et-legumes-2-265x198.jpeg 265w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/fruits-et-legumes-2-500x375.jpeg 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/fruits-et-legumes-2-800x600.jpeg 800w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/fruits-et-legumes-2-1280x960.jpeg 1280w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/fruits-et-legumes-2-1320x990.jpeg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-58951" class="wp-caption-text">Un client s’interroge sur le manque de fruits dans un supermarché de Mamoudzou et sur le prix des légumes. Mathilde Hangard / JDM</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">À partir de 2021, le Département-Région a constitué des collections de pieds-mères et des blocs d&rsquo;amplification à partir de ces variétés. Un bloc de production à Dembéni a permis de fournir des plants sains à des producteurs référents, sur environ 15 hectares de vergers.</p>
<p style="text-align: justify;">Puis Chido est arrivé. Le cyclone, survenu le 14 décembre 2024, a lourdement endommagé les infrastructures. À Coconi, les deux serres ont été détruites, « <em>notamment celles à Coconi, elles ont été aplaties comme du carton donc le programme est tombé à l&rsquo;eau »</em>, raconte Joël Huat.</p>
<p style="text-align: justify;">Le coup d&rsquo;arrêt n&rsquo;a cependant pas fait disparaître l&rsquo;objectif. Les parcelles installées au Centre d&rsquo;Application Agro-écologique de Miréréni ont permis de maintenir une partie des activités de démonstration et de suivi, tandis que les agrumes qui y ont été plantés ont commencé à produire. Le Département envisage par ailleurs d&rsquo;y transférer ses unités de production de plants.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Un potentiel de production avec un objectif de 100 hectares</b></h2>
<figure id="attachment_58945" aria-describedby="caption-attachment-58945" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/Degats-plants.png"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-58945" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/Degats-plants-300x272.png" alt="Mayotte, agrume, plant, agriculture, production, fruits, RITA, Cirad," width="300" height="272" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/Degats-plants-300x272.png 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/Degats-plants-768x695.png 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/Degats-plants-150x136.png 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/Degats-plants-696x630.png 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/Degats-plants-500x453.png 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/Degats-plants-800x724.png 800w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/Degats-plants.png 948w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-58945" class="wp-caption-text">Un chancre citrique sur une feuille de lime locale. Photographie / E. Quenee / Cirad.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">La relance de la filière s&rsquo;inscrit désormais dans plusieurs dispositifs publics, notamment les Orientations Stratégiques pour l&rsquo;Agriculture de Mayotte et le Plan de Souveraineté Alimentaire. Le programme prévoit notamment la plantation d&rsquo;une centaine d&rsquo;hectares d&rsquo;agrumes à l&rsquo;horizon 2030.</p>
<p style="text-align: justify;">Le Cirad veut donc repartir sur des bases sanitaires solides. Le livret technique récemment publié rassemble les connaissances accumulées au fil des expérimentations menées dans le cadre des projets AgrumQuaM et BATIMay, au sein du RITA. Il détaille notamment la production de plants certifiés, le greffage, l&rsquo;installation des vergers, la gestion de l&rsquo;eau et du sol, la lutte contre les bioagresseurs et les méthodes de protection intégrée.</p>
<p style="text-align: justify;">Pour Joël Huat, l&rsquo;enjeu est aussi de rendre ces connaissances accessibles. Dans des sociétés où la transmission passe largement par l&rsquo;oral et le visuel, il défend le papier, avec des textes simples et directement utilisables par les producteurs. Le livret est conçu comme un recueil de conseils et de retours d&rsquo;expérience, plutôt que comme un document scientifique réservé aux spécialistes.</p>
<p style="text-align: justify;">Et le chercheur ne compte pas s&rsquo;arrêter là. D&rsquo;autres livrets pourraient voir le jour, notamment sur la banane dans les prochains mois, puis sur les bonnes pratiques en agroforesterie.</p>
<p style="text-align: justify;">Mais pour l&rsquo;heure, la question reste celle des agrumes. À bientôt près de deux ans après le passage de Chido, combien Mayotte peut-elle aujourd&rsquo;hui en produire ? Les statistiques ne permettent pas encore de le dire précisément, mais pour Joël Huat, le territoire a en tout cas les moyens techniques d&rsquo;atteindre près de 2 300 tonnes, soit un volume proche des 2 390 tonnes d&rsquo;agrumes importées en 2024, avant le cyclone. <em>« On peut produire 2 390 tonnes, on sait faire »</em>, affirme-t-il. Reste maintenant à réunir les conditions pour y parvenir, avec la reconstruction des serres, la disponibilité des plants et l&rsquo;accompagnement des producteurs.</p>
<p style="text-align: justify;">Mathilde Hangard</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/09/23/a-mayotte-le-pari-de-la-relance-de-production-dagrumes-jusqua-2390-tonnes/">A Mayotte, le pari de la relance de production d&rsquo;agrumes « jusqu&rsquo;à 2390 tonnes »</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Transport : Les travaux du Caribus perturbent l’activité des taximans</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/09/22/transport-les-travaux-du-caribus-perturbent-lactivite-des-taximans/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Shanyce MATHIAS ALI]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 22 Sep 2026 02:00:27 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Economie]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[CADEMA]]></category>
		<category><![CDATA[Taximans]]></category>
		<category><![CDATA[Transports]]></category>
		<category><![CDATA[travaux]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lejournaldemayotte.yt/?p=58856</guid>

					<description><![CDATA[<p>À Kawéni, les travaux de la phase 2 Nord du Caribus, lancés le 30 juillet 2026 entre les carrefours Méga et Nel, compliquent depuis plusieurs semaines le quotidien des taximans, contraints de passer plus de temps dans les bouchons et de réduire le nombre de trajets qu’ils peuvent effectuer chaque jour</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/09/22/transport-les-travaux-du-caribus-perturbent-lactivite-des-taximans/">Transport : Les travaux du Caribus perturbent l’activité des taximans</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Les taximans sont parmi les premiers à subir les conséquences des travaux de la CADEMA, alors que la phase 2 Nord du Caribus, lancée officiellement le 30 juillet dernier sur la RN1 entre le Carrefour Méga et le Carrefour Nel, a profondément modifié la circulation dans le secteur. Pour ceux qui passent leurs journées au volant, chaque détour et chaque minute dans les bouchons a un impact direct sur leur profession.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Des trajets qui prennent deux fois plus de temps</b></h2>
<p class="isSelectedEnd" style="text-align: justify;">Djaffar, taximan à Kawéni, mesure la différence par rapport à son activité habituelle. Avant, il pouvait faire six ou sept allers-retours dans une journée, aujourd’hui, il en fait au maximum trois ou quatre.</p>
<p style="text-align: justify;">Le temps nécessaire pour effectuer certains trajets a lui aussi fortement augmenté. Pour revenir jusqu’à la barge, son point de départ, Djaffar compte désormais environ une heure, alors qu’il lui fallait auparavant une trentaine de minutes, voire moins. Pendant ce temps, le taxi n’avance pas, mais le compteur de la journée, lui, continue de tourner.</p>
<figure id="attachment_22752" aria-describedby="caption-attachment-22752" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Caribus-voie-unique-travaux-Doujani-.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-22752 size-medium" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Caribus-voie-unique-travaux-Doujani--300x184.jpg" alt="Caribus, CADEMA, Mayotte, Transport" width="300" height="184" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Caribus-voie-unique-travaux-Doujani--300x184.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Caribus-voie-unique-travaux-Doujani--768x471.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Caribus-voie-unique-travaux-Doujani--150x92.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Caribus-voie-unique-travaux-Doujani--696x427.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Caribus-voie-unique-travaux-Doujani-.jpg 800w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-22752" class="wp-caption-text">Les travaux d&rsquo;élargissement Caribus perturbent toujours fortement la circulation</figcaption></figure>
<p class="isSelectedEnd" style="text-align: justify;">Et les heures passées derrière le volant commencent aussi à se faire sentir physiquement. « <em>J’ai jamais eu des douleurs aux pieds comme maintenant</em> », lâche le chauffeur. Avec les travaux, il dit devoir désormais adapter son rythme et accepter de faire moins de trajets pour pouvoir tenir sur la durée.</p>
<p style="text-align: justify;">La circulation alternée a tout de même <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/09/17/trafic-fluidifie-a-kaweni-en-ce-premier-jour-de-circulation-alternee/">apporté un peu d’air frais depuis sa mise en place</a>, maintenant les chauffeurs peuvent notamment aller jusqu’aux Hauts-Vallons plus facilement qu’au début du chantier. « <em>Certaines zones restent difficiles, surtout autour du tribunal et jusqu’au centre Kinga, où les bouchons sont importants surtout aux heures de pointe, car les travaux sont juste à côté</em> ».</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Des détours qui coûtent cher</strong></h2>
<p style="text-align: justify;">Le problème ne se limite pas au temps passé dans les embouteillages. Pour les taximans, les nouveaux itinéraires compliquent aussi les déplacements à l’intérieur même de Kawéni. « <em>On a des clients qui travaillent au centre de Kawéni et d&rsquo;autres qui veulent aller de l&rsquo;autre coté au tribunal. Je suis obligé de faire le détour aller au tribunal puis aller au centre. C&rsquo;est autant compliqué pour nous que pour les clients </em> ».</p>
<p style="text-align: justify;">À la fin de la journée, ces détours représentent moins de courses et donc moins de recettes. « <em>On passe le plus clair de notre temps dans les embouteillages, forcément nos recettes diminuent et de quasiment la moitié</em> », estime Djaffar.</p>
<p>&nbsp;</p>
<figure id="attachment_58865" aria-describedby="caption-attachment-58865" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-58865" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_0636-2-300x225.jpg" alt="" width="300" height="225" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_0636-2-300x225.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_0636-2-1024x768.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_0636-2-768x576.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_0636-2-1536x1152.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_0636-2-2048x1536.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_0636-2-150x113.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_0636-2-696x522.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_0636-2-1068x801.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_0636-2-1920x1440.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_0636-2-265x198.jpg 265w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_0636-2-500x375.jpg 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_0636-2-800x600.jpg 800w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_0636-2-1280x960.jpg 1280w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_0636-2-1320x990.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-58865" class="wp-caption-text">Sur les routes de Kawéni, on croise de longues files d&#8217;embouteillage.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">À cela s&rsquo;ajoute le carburant, les véhicules restent immobilisés dans les bouchons, moteur allumé, alors que les prix de l’essence ne font que grimper et pèsent déjà sur les chauffeurs. « <em>Le moteur tourne, c’est de l’essence et de l&rsquo;argent en plus à débourser</em> », rappelle-t-il.</p>
<p style="text-align: justify;">Certains usagers finissent aussi par chercher d’autres solutions. Ramatou, habitante de Petite-Terre, a préféré laisser sa voiture à C&rsquo;tam avant de prendre un taxi pour se rendre au tribunal. «<em> Je ne me voyais pas conduire avec les embouteillages et puis une voiture en moins sur la route c’est déjà ça</em> ».</p>
<p class="isSelectedEnd" style="text-align: justify;">Mais encore faut-il trouver un taxi, pour le retour elle a dû marcher jusqu’au centre Kinga pour espérer en trouver un. Une situation qui montre aussi le paradoxe actuel : alors que certains habitants cherchent à éviter de prendre leur voiture pour ne pas ajouter un véhicule aux bouchons, les taxis eux-mêmes restent bloqués dans la circulation.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>« On est aussi des transports en commun »</strong></h2>
<p style="text-align: justify;">Face à ce problème, les taximans demandent surtout davantage de possibilités pour circuler. Ils souhaitent que certains passages puissent leur être ouverts, notamment au niveau du rond-point SFR. Pour ces usagers, les taxis devraient pouvoir bénéficier de certains accès réservés aux transports collectifs. «<em> On est aussi des transports en commun comme les bus</em> », insistent-ils.</p>
<figure id="attachment_58864" aria-describedby="caption-attachment-58864" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-58864" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_0631-300x169.jpg" alt="" width="300" height="169" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_0631-300x169.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_0631-1024x576.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_0631-768x432.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_0631-1536x864.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_0631-2048x1152.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_0631-150x84.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_0631-696x392.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_0631-1068x601.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_0631-1920x1080.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_0631-500x281.jpg 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_0631-800x450.jpg 800w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_0631-1280x720.jpg 1280w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_0631-1320x743.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-58864" class="wp-caption-text">Pour l&rsquo;instant les travaux actifs sont au niveau du carrefour Nel</figcaption></figure>
<p class="isSelectedEnd" style="text-align: justify;">L&rsquo;objectif, pour les chauffeurs, est de pouvoir déposer les clients là où ils doivent aller sans être obligés de faire de longs détours. Car l&rsquo;itinéraire d&rsquo;un taxi dépend de la destination demandée par le passager. Il faut désormais trouver un équilibre entre continuer à travailler et ne pas s&rsquo;épuiser sur la route. « <em>Chacun va s’organiser par rapport à sa santé, pour pouvoir tenir le plus longtemps possible</em> », explique Djaffar.</p>
<p style="text-align: justify;">Pour l’instant, les taximans de Kawéni doivent composer avec ces nouvelles contraintes. Ils réduisent leurs trajets, prennent leur mal en patience et tentent de s’adapter à la circulation.</p>
<p>Shanyce MATHIAS ALI.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/09/22/transport-les-travaux-du-caribus-perturbent-lactivite-des-taximans/">Transport : Les travaux du Caribus perturbent l’activité des taximans</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
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		<title>Alexandra Monteiro prend les rênes de l’AFD Mayotte</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/09/21/alexandra-monteiro-prend-les-renes-de-lafd-mayotte/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Léo VIGNAL]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 21 Sep 2026 02:15:33 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Economie]]></category>
		<category><![CDATA[Finance]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lejournaldemayotte.yt/?p=58834</guid>

					<description><![CDATA[<p>Installée à Mayotte depuis le 1er septembre, Alexandra Monteiro succède à Réjane Hugounenq à la tête de l’Agence française de développement. Géologue et ingénieure de formation elle a travailler pendant 25 ans à l’étranger notamment sur la gestion des déchets et la durabilité des infrastructures.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/09/21/alexandra-monteiro-prend-les-renes-de-lafd-mayotte/">Alexandra Monteiro prend les rênes de l’AFD Mayotte</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify">Poser ses valises à Mayotte au lendemain des grandes crises climatiques n’effraie pas ceux qui ont arpenté les zones de tension environnementale de la planète. C’est avec un pragmatisme forgé sur le terrain qu’Alexandra Monteiro aborde sa prise de fonctions à la direction régionale de l’Agence française de développement (AFD). En poste depuis le début du mois de septembre, cette quinquagénaire au profil singulier entend insuffler une approche résolument technique et opérationnelle au sein de l’institution financière publique.</p>
<h2 style="text-align: center"><b>De la géologie aux grands arbitrages internationaux</b><b></b></h2>
<p style="text-align: justify">Originaire du Portugal, où elle a grandi et accompli son cursus universitaire, Alexandra Monteiro est avant tout une femme de sciences. Son parcours professionnel débute à la fin des années 1990, à une période charnière où son pays natal doit engager une vaste mise aux normes environnementales dans le sillage de son adhésion à l&rsquo;Union européenne. Formée au génie civil et spécialisée en géologie de l&rsquo;environnement, elle plonge d&#8217;emblée dans les dossiers ardus de la dépollution des sols, de la préservation de la ressource en eau et, très vite, de la gestion des déchets solides.</p>
<p style="text-align: justify">Cette expertise pointue la conduit d&rsquo;abord à exercer pendant une dizaine d&rsquo;années au sein d&rsquo;un groupe privé, avant de rejoindre un bureau d&rsquo;études international pendant quatorze ans. Une étape majeure au cours de laquelle elle prend la direction de deux agences sur le continent africain, couvrant l&rsquo;ensemble du spectre de l&rsquo;ingénierie environnementale et énergétique. En quête d&rsquo;une vision globale des leviers de transformation, elle a intégré l&rsquo;AFD il y a dix ans. Au sein du siège, elle structure la thématique des déchets, coordonne les appuis stratégiques aux ministères lors des négociations internationales sur le traité mondial contre la pollution plastique, siège au Partenariat français pour les déchets et supervise des opérations ultramarines en Guyane et dans les Caraïbes.</p>
<h2 style="text-align: center"><b>Penser l’exploitation future</b><b></b></h2>
<p style="text-align: justify">Si sa longue expérience des déchets et de l&rsquo;assainissement résonne fortement avec les urgences quotidiennes de Mayotte, Alexandra Monteiro se défend d’arriver en donneuse de leçons ou avec une vision étriquée. « Je ne viens pas pour me substituer aux responsabilités des services de l’État ou des collectivités, ni pour faire uniquement du déchet. Mon rôle est de diriger l’agence avec l’ensemble de ses outils », insiste-t-elle. La directrice souhaite toutefois faire peser son regard d&rsquo;ingénieure dès l&rsquo;instruction des projets de territoire.<span class="Apple-converted-space"> </span></p>
<p style="text-align: justify">Car construire ne suffit pas. Selon la directrice, l&rsquo;erreur classique des politiques de développement réside dans la primauté accordée au court terme au détriment de l&rsquo;exploitation future. Un ouvrage public, qu&rsquo;il s&rsquo;agisse d&rsquo;un réseau d&rsquo;adduction, d&rsquo;un centre technique ou d&rsquo;un équipement scolaire, doit impérativement intégrer ses coûts de maintenance, la formation des équipes locales et la responsabilité juridique des délégataires privés comme des donneurs</p>
<figure id="attachment_9164" aria-describedby="caption-attachment-9164" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-9164 size-medium" style="text-align: justify" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/afd-300x293.png" alt="" width="300" height="293" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/afd-300x293.png 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/afd-150x146.png 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/afd-696x680.png 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/afd.png 768w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-9164" class="wp-caption-text">Alexandra Monteiro travaille à l&rsquo;AFD depuis plus de 10 ans.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify">D’ordre. Face aux contraintes tropicales et cycloniques, Alexandra Monteiro plaide pour des modèles d&rsquo;affaires anticipés sur vingt ans et des choix architecturaux bioclimatiques limitant la dépendance énergétique, comme elle a déjà pu le constater sur certains chantiers récents.</p>
<h2 style="text-align: center"><b>Gouvernance partagée </b><b></b></h2>
<p style="text-align: justify">Dans un contexte institutionnel où l&rsquo;État renforce la coordination des investissements publics sous l&rsquo;autorité du préfet, Alexandra Monteiro aborde les relations institutionnelles sans appréhension. Rappelant que l&rsquo;AFD est elle-même un établissement public au cœur de l&rsquo;action régalienne, elle perçoit les nouveaux circuits de validation comme une indispensable clarification des rôles. De la poursuite du projet de transport Caribus au soutien financier accordé aux communes, en passant par les partenariats noués avec la Banque des Territoires ou le Crédit Agricole, les priorités d&rsquo;investissement continueront de s&rsquo;aligner sur la feuille de route de la collectivité et des services de l&rsquo;État.</p>
<p style="text-align: justify">Pour autant, la nouvelle directrice rappelle « qu’aucun milliard injecté dans le béton ne saurait suffire sans l&rsquo;adhésion humaine. » Les défis de l&rsquo;assainissement, du tri des emballages ou de l&rsquo;économie circulaire reposent sur la sensibilisation des usagers et l&rsquo;ancrage culturel des projets. Ayant sillonné plus de quarante pays au fil de sa carrière, elle regrette que l&rsquo;image extérieure de l&rsquo;île soit si souvent réduite à ses fractures sécuritaires ou matérielles au détriment de sa vitalité associative et de son potentiel naturel exceptionnel. Pour Alexandra Monteiro, l’heure est désormais à l&rsquo;immersion concrète auprès des décideurs mahorais.</p>
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		<title>Financements européens : le rapport de la CRC détaille de grosses déperditions à Mayotte</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/09/18/financements-europeens-le-rapport-de-la-crc-detaille-de-grosses-deperditions-a-mayotte/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mathilde HANGARD]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 18 Sep 2026 02:30:25 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Economie]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[Chambre régionale des Comptes]]></category>
		<category><![CDATA[FEDER]]></category>
		<category><![CDATA[fonds européens]]></category>
		<category><![CDATA[GIPEAM]]></category>
		<category><![CDATA[Mayotte]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lejournaldemayotte.yt/?p=58707</guid>

					<description><![CDATA[<p>Primes, recrutements, temps de travail, formations... Le rapport de la Chambre régionale des comptes détaille les coulisses d'un GIPEAM encore sous-dimensionné laissant passer des dizaines de millions d'investissement, y compris dans l'eau potable</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/09/18/financements-europeens-le-rapport-de-la-crc-detaille-de-grosses-deperditions-a-mayotte/">Financements européens : le rapport de la CRC détaille de grosses déperditions à Mayotte</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Après avoir pointé les <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/09/16/des-difficultes-de-gestion-la-chambre-regionale-des-comptes-pointe-les-fragilites-du-gipeam/" target="_blank" rel="noopener" data-saferedirecturl="https://www.google.com/url?q=https://lejournaldemayotte.yt/2026/09/16/des-difficultes-de-gestion-la-chambre-regionale-des-comptes-pointe-les-fragilites-du-gipeam/&amp;source=gmail&amp;ust=1789721343143000&amp;usg=AOvVaw0ZcaRWz5M4svS64oFE4hMR">fragilités de l&rsquo;organisation du GIPEAM</a>, la Chambre régionale des comptes déroule les détails dans un rapport épais d&rsquo;une soixantaine de pages. Gestion des personnels, primes, pointage des horaires, formation des agents, mais aussi prévisions budgétaires et recettes&#8230; Derrière les centaines de millions d&rsquo;euros de fonds européens suivis, le groupement peine toujours à fiabiliser sa propre gestion avec de graves manquements à la clé.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Des problèmes de gestion des personnels qui se prolongent</b><b></b></h2>
<figure id="attachment_18304" aria-describedby="caption-attachment-18304" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Ali-Soula-GIP-UE.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-18304 size-medium" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Ali-Soula-GIP-UE-300x200.jpg" alt="" width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Ali-Soula-GIP-UE-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Ali-Soula-GIP-UE-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Ali-Soula-GIP-UE-696x463.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Ali-Soula-GIP-UE.jpg 750w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-18304" class="wp-caption-text">L&rsquo;ancien directeur Ali Soula a demandé à être auditionné par la CRC le 2 avril 2026</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Le rapport revient d&rsquo;abord sur les errements mis en évidence en 2018 par le préfet Dominique Sorain qui,<span id="to_10" class="t s1_10"> </span><span id="tp_10" class="t s1_10">constatant un « </span><span id="tq_10" class="t s6_10">manque de sécurisation du dispositif »</span><span id="tr_10" class="t s1_10">, sollicitait un audit de la commission </span> <span id="ts_10" class="t s1_10">interministérielle de coordination des contrôles (CICC), qui fera</span><span id="tt_10" class="t s1_10"> état de « </span><span id="tu_10" class="t s1_10">dysfonctionnements dans le pilotage de la gestion des fonds européens par les services de la </span> <span id="tv_10" class="t s1_10">préfecture ».</span></p>
<p style="text-align: justify;">Puis sur les tensions sociales qui ont marqué les premières années du GIPEAM. Prenant place dans <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2023/01/31/nouvelle-tempete-dans-la-gestion-des-fonds-europeens/">une tempête sans précédent</a>, en mars 2023, un mouvement de grève des personnels avait abouti à la signature d&rsquo;un protocole d&rsquo;accord. Dans la foulée, l&rsquo;assemblée générale avait adopté le règlement intérieur et plusieurs mesures d&rsquo;œuvres sociales.</p>
<p style="text-align: justify;">Mais les difficultés signalées par les agents n&rsquo;ont pas disparu. Dans une note remise au directeur lors de sa prise de fonction, ils évoquent notamment des différences de traitement entre personnels en raison de la coexistence de plusieurs statuts, un manque d&rsquo;équité dans l&rsquo;organisation du temps de travail, des formations insuffisantes et un déficit de dialogue social. Le fonctionnement des instances est également mis en cause. Le comité social d&rsquo;administration ne se réunit pas régulièrement et les agents déplorent un manque de transparence sur les réunions du comité de direction, dont la tenue est décrite comme aléatoire.</p>
<p style="text-align: justify;">Le comptable public fait un constat similaire sur un autre terrain. Dans les documents annexés aux comptes, il estime que <i>« la gestion des ressources humaines au GIPEAM ne permet pas un déroulement fiable des opérations comptables liées à la paye »</i>. Il indique signaler des anomalies à plusieurs reprises, notamment des demandes de primes sans justificatifs ou concernant des agents mis à disposition, mais aussi des difficultés dans le traitement de certains frais de mission.</p>
<p style="text-align: justify;">Le rapport mentionne par ailleurs une affaire ayant abouti, en octobre 2024, à des condamnations sur reconnaissance préalable de culpabilité de deux cadres d&rsquo;une même famille pour le versement de primes indues. La Chambre détaille aussi un conflit autour de la rémunération d&rsquo;un chef de pôle. En décembre 2022, son indice de référence avait été diminué de près de 400 points par décision du premier directeur, après que l&rsquo;agent avait refusé une modification de sa rémunération. Plusieurs recours avaient alors été engagés devant le tribunal administratif.</p>
<p style="text-align: justify;">Un protocole transactionnel a finalement été signé le 6 février 2024. Il prévoyait le versement de 35.766,20 euros à l&rsquo;agent et le rétablissement de son salaire initial à compter du 1er décembre 2023. La Chambre relève cependant que l&rsquo;assemblée générale, qui doit normalement délibérer sur les transactions, n&rsquo;a été informée de cette opération qu&rsquo;après coup.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Les ressources humaines longtemps dépourvues de véritable structure</b><b></b></h2>
<figure id="attachment_58645" aria-describedby="caption-attachment-58645" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/Locaux-Tsingoni-.png"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-58645" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/Locaux-Tsingoni--300x225.png" alt="Mayotte, GIPEAM, Tsingoni," width="300" height="225" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/Locaux-Tsingoni--300x225.png 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/Locaux-Tsingoni--150x113.png 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/Locaux-Tsingoni--265x198.png 265w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/Locaux-Tsingoni--500x375.png 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/Locaux-Tsingoni-.png 520w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-58645" class="wp-caption-text">Les locaux du GIPEAM à Tsingoni dans un bâtiment loué en septembre 2022, après près de 750 000 euros de travaux d&rsquo;aménagement. Photographie / Europe à Mayotte</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Le rapport montre également que le GIPEAM a mis du temps à mettre en place une fonction des ressources humaines (RH) structurée. Le premier responsable des ressources humaines n&rsquo;a pris ses fonctions qu&rsquo;au 1er mai 2022, soit un an après la création du groupement. La Chambre indique ne pas avoir obtenu les éléments relatifs à son recrutement et à ses qualifications.</p>
<p style="text-align: justify;">Après son départ, les fonctions RH ont été fusionnées avec un soutien aux finances. Le choix s&rsquo;est porté sur une ancienne instructrice FEDER qui, selon la juridiction financière, ne disposait pas de compétences en ressources humaines ni d&rsquo;expérience d&rsquo;encadrement. Aucun stage de formation RH ne lui avait été dispensé depuis sa prise de fonctions. Une mission d&rsquo;assistance à maîtrise d&rsquo;ouvrage consacrée à la politique sociale et salariale avait pourtant été décidée en septembre 2024. Les travaux n&rsquo;avaient pas été lancés.</p>
<p style="text-align: justify;">Le suivi des horaires est lui aussi loin d&rsquo;être stabilisé. Le GIPEAM dispose bien d&rsquo;un outil de pointage électronique, mais la majorité des agents ne l&rsquo;utilise pas. La Chambre estime que le groupement n&rsquo;est donc pas en mesure de vérifier effectivement le respect du temps de travail ni de contrôler la réalisation d&rsquo;éventuelles heures supplémentaires. Elle formule sur ce point la recommandation de <i>« réaliser, dès à présent, un suivi régulier et effectif du respect par les agents de leurs obligations en matière de temps de travail ». </i><i></i></p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Deux tiers des agents interrogés se disent « débutants » dans le montage de projets</b><b></b></h2>
<p style="text-align: justify;">Un autre sujet présent dans le rapport concerne la formation, qui n&rsquo;aurait pas suivi le rythme de montée en charge du groupement. Un diagnostic réalisé au mois de septembre 2022 avait fait ressortir des besoins importants. Sur les 46 salariés ayant répondu à l&rsquo;enquête, 32 agents estimaient avoir un niveau <i>« débutant »</i> en matière de montage de projet et de gestion de programme. Les besoins concernaient également le management et le contrôle interne. Le plan de formation proposé à la suite de ce diagnostic n&rsquo;a pourtant jamais été formalisé.</p>
<p style="text-align: justify;">La Chambre constate d&rsquo;ailleurs que nombre d&rsquo;agents recrutés au GIPEAM n&rsquo;avaient ni formation ni expérience préalable dans la gestion des fonds européens. Leur prise de poste s&rsquo;est donc largement faite auprès des collègues plus expérimentés, avec ponctuellement l&rsquo;appui d&rsquo;experts extérieurs. Cette situation est d&rsquo;autant plus relevée par la juridiction que les règles internes prévoyaient que<i> « les nouveaux arrivants sont tenus de suivre une formation dans les six mois de la prise de fonction ».</i><i></i></p>
<p style="text-align: justify;">Des formations ont néanmoins été organisées en 2025, notamment sur les marchés publics, les dépenses de personnel, le suivi-évaluation, la lutte contre la fraude et les conflits d&rsquo;intérêts. La Chambre considère que cet effort doit être poursuivi. Elle recommande au GIPEAM de se doter d&rsquo;un plan de formation approuvé par l&rsquo;assemblée générale. Le groupement a indiqué avoir prévu 300 000 euros sur le volet de la formation pour l&rsquo;année 2026.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Des budgets qui ne reflètent pas toujours la réalité des dépenses</b><b></b></h2>
<p style="text-align: justify;">Le rapport ne s&rsquo;arrête pas aux ressources humaines. Il passe également au crible les documents budgétaires du GIPEAM et relève de nombreuses anomalies. La Chambre constate d&rsquo;abord que le cadre comptable prévu lors de la création du GIP était mal défini. La convention constitutive renvoie notamment à la nomenclature « M9 », pourtant abrogée, tandis que le règlement financier fait référence à l&rsquo;instruction « M9-5 », qui ne s&rsquo;applique qu&rsquo;aux établissements publics à caractère industriel et commercial, alors que le GIPEAM est un établissement public à caractère administratif.</p>
<p style="text-align: justify;">Du côté des budgets, la Chambre relève <i>« de nombreuses erreurs de calcul et incohérences ».</i> Les charges liées aux agents mis gratuitement à disposition du GIPEAM sont bien comptées, mais pas les recettes correspondantes, ce qui surestime les charges d&rsquo;environ 2 millions d&rsquo;euros en moyenne. Autre exemple au sujet des prestations de service. En 2021 et 2022, 1,5 million d&rsquo;euros étaient prévus, mais rien n&rsquo;a été dépensé. En 2024, 120 000 euros étaient prévus pour la formation, et 32.318 euros seulement, ont été réellement dépensés. Pour la Chambre, ce faible niveau de dépenses, n&rsquo;est pas justifié.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Des recettes prévues qui ne sont pas toujours encaissées</b><b></b></h2>
<figure id="attachment_38347" aria-describedby="caption-attachment-38347" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/10/com.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-38347" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/10/com-300x200.jpg" alt="Commission européenne," width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/10/com-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/10/com-1024x683.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/10/com-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/10/com-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/10/com-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/10/com-1068x712.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/10/com.jpg 1200w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-38347" class="wp-caption-text">Le GIPEAM intervient sur une enveloppe totale de 655 millions d&rsquo;euros de crédits européens à engager sur la période 2021-2030, selon les chiffres cités dans le rapport. Photographie / Dati Bendo / Commission européenne</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Le décalage concerne aussi les recettes. Les montants prévus pour l&rsquo;assistance technique et les contributions des membres sont souvent supérieurs aux sommes réellement perçues. L&rsquo;écart atteint jusqu&rsquo;à 5 millions d&rsquo;euros en 2022. Depuis 2023, l&rsquo;Etat et le Département ne versent plus leurs contributions statutaires. Le GIPEAM dépend donc presque entièrement de l&rsquo;assistance technique de l&rsquo;Etat, qui lui a rapporté 2,08 millions d&rsquo;euros en 2023, 2,92 millions en 2024 et 2,26 millions en 2025, indique le rapport.</p>
<p style="text-align: justify;">Ces montants restent d&rsquo;ailleurs inférieurs aux prévisions. La Chambre estime toutefois que les recettes encaissées suffisent à couvrir les dépenses du groupement et que des recettes mieux recouvrées lui donneraient davantage de moyens pour former ses agents et accompagner les porteurs de projets.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Une petite structure qui gère (mal) des centaines de millions d&rsquo;euros</b><b></b></h2>
<p style="text-align: justify;">Le GIPEAM dispose de moins de 3 millions d&rsquo;euros par an pour son propre fonctionnement, mais intervient sur une enveloppe européenne beaucoup plus importante. Pour 2021-2030, 655 millions d&rsquo;euros devaient être engagés et 745 millions certifiés. Sur la période contrôlée, environ 180 millions d&rsquo;euros ont été versés aux porteurs de projets.</p>
<p>Une illustration particulièrement douloureuse est détaillée en page 33 du rapport : « Afin de remédier à la crise de l’eau qui frappe le territoire depuis des années, 20 projets ont été programmés pour un montant conventionné de 49 M€. Le GIPEAM n’est intervenu  qu’en fin 2023 pour la programmation de cinq opérations relatives à la réalisation d’infrastructures du réseau d’eau potable pour 13, 7 M€. Sur ces opérations, sur 16, 6 M€ de  dépenses qui ont été présentées, 9,4 M€ de dépenses ont été retenues par l’autorité de gestion et certifiés par l’autorité de certification. » Prés de 40 millions d&rsquo;euros non utilisés alors que les besoins sont urgents&#8230;</p>
<p style="text-align: justify;">En 2024, les dépenses de personnel représentaient 73 % des charges, soit environ 1,5 million d&rsquo;euros. Les locaux et la communication représentent une grande partie du reste. La formation ne représente que 6 % des dépenses générales. La Chambre relève aussi des erreurs d&rsquo;imputation, comme un prestataire chargé du contrôle du service fait, comptabilisé en dépenses de formation.</p>
<p style="text-align: justify;">Malgré ces difficultés, le GIPEAM affiche chaque année un résultat excédentaire. Pourtant, au fil du rapport, un même constat s&rsquo;impose. Alors qu’il gère des centaines de millions d&rsquo;euros de fonds européens, le GIPEAM peine encore à fiabiliser son propre fonctionnement dans le 101ème département français.</p>
<p>Mathilde Hangard</p>
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		<title>Le GPM se félicite de l&#8217;exemption ultramarine du MACF</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/09/17/le-gpm-se-felicite-de-lexemption-ultramarine-du-macf/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[LEJDM]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 17 Sep 2026 11:52:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Economie]]></category>
		<category><![CDATA[Fil info]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le Groupement Patronal de Mayotte (GPM) salue le vote intervenu le 15 septembre 2026 au Parlement européen, qui a adopté, par 465 voix contre 69, un amendement permettant d’envisager une exemption temporaire au Mécanisme d’Ajustement Carbone aux Frontières (MACF) pour les régions ultrapériphériques, dont Mayotte, &#34;les surcoûts liés au MACF auraient constitué un frein majeur [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Le Groupement Patronal de Mayotte (GPM) salue le vote intervenu le 15 septembre 2026 au Parlement européen, qui a adopté, par 465 voix contre 69, un amendement permettant d’envisager une exemption temporaire au Mécanisme d’Ajustement Carbone aux Frontières (MACF) pour les régions ultrapériphériques, dont Mayotte, &quot;les surcoûts liés au MACF auraient constitué un frein majeur pour nos entreprises et une charge supplémentaire pour la population&quot;. Une perspective jugée déterminante pour une économie locale confrontée à d’importants besoins de reconstruction et de développement.</p>
<p>Le GPM crédite l’initiative de Younous Omarjee, vice‑président du Parlement européen, et remercie les parlementaires qui ont soutenu ce dispositif, ainsi que la ministre de l’Outre‑mer Naïma Moutchou. Lors de son déplacement à Mayotte, dans les locaux d’Expert RH à Dzoumogné, la ministre avait affirmé son intention de porter ce dossier, soulignant ses conséquences pour le territoire : hausse du coût des matériaux de construction, frein à la coopération régionale et aggravation de l’inflation.</p>
<p>Cette avancée fait écho aux alertes répétées du GPM. À l’occasion de la visite du Premier ministre les 26 et 27 août 2026, l’organisation avait dénoncé l’impact d’une application uniforme du MACF à Mayotte, avant de formaliser ses demandes dans une note de suivi transmise le 9 septembre 2026. Le GPM y plaidait pour une exemption, ou a minima une adaptation territoriale, et réclamait un diagnostic précis de l’exposition de Mayotte : liste des produits et codes douaniers concernés, origine et volumes d’importation, secteurs utilisateurs, nombre d’opérateurs assujettis et estimation des surcoûts réels.</p>
<p>Dans un territoire fortement dépendant des importations régionales – notamment pour les matériaux liés à la reconstruction, au logement, aux infrastructures et à l’activité économique – l’absence d’alternatives européennes accessibles rend une application non ajustée du MACF particulièrement pénalisante, prévient le GPM. Le texte adopté prévoit une dérogation de quatre ans, renouvelable, activable par l’État membre concerné, reconnaissant que l’éloignement, l’insularité et les contraintes d’approvisionnement peuvent justifier des adaptations des politiques européennes.</p>
<p>Le Groupement de Fahardine Mohamed se félicite de cette étape, tout en rappelant qu’elle doit encore être confirmée dans les négociations avec le Conseil de l’Union européenne ; l’exemption n’étant pas en vigueur, les obligations actuelles du MACF continuent de s’appliquer aux entreprises concernées. L’organisation remercie ses partenaires – FMBTP, AIM, syndicat des transitaires, FEDOM, service de la douane, services extérieurs du conseil départemental et de la région, ainsi que les importateurs mobilisés – dont les retours de terrain ont éclairé les enjeux pour l’économie mahoraise. Pour le GPM, cette première reconnaissance prouve que les réalités locales peuvent être entendues lorsqu’elles sont défendues avec constance, précision et détermination. L’organisation assure rester mobilisée pour que la transition écologique ne fragilise pas davantage les entreprises et le pouvoir d’achat à Mayotte. Au GPM, nous sommes RAHACHIRI.</p>
<p>Contact presse : Groupement Patronal de Mayotte, Centre Maharadja – 1 impasse Kawéni – 97600 Mamoudzou, groupementpatronal.may@gmail.com. Fahardine MOHAMED, président du Groupement Patronal de Mayotte.</p>
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