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	<title>Archives des UNICEF - Le Journal De Mayotte</title>
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	<description>L&#039;information à Mayotte</description>
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	<title>Archives des UNICEF - Le Journal De Mayotte</title>
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	<item>
		<title>Mayotte face au climat : l’alerte de l’UNICEF</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/06/16/mayotte-face-au-climat-lalerte-de-lunicef/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mathilde HANGARD]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 16 Jun 2026 01:30:19 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Social]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[Chido]]></category>
		<category><![CDATA[Cyclone]]></category>
		<category><![CDATA[Événements climatiques]]></category>
		<category><![CDATA[Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[Menaces climatiques]]></category>
		<category><![CDATA[UNICEF]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Dans son rapport de 2026 sur les risques climatiques, l’UNICEF estime que près d’un enfant sur deux dans le monde est désormais exposé à plusieurs menaces climatiques simultanées. L’organisation cite notamment Mayotte, où le cyclone Chido a mis en lumière les défis auxquels sont confrontés les territoires insulaires face à l’intensification des événements extrêmes.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/06/16/mayotte-face-au-climat-lalerte-de-lunicef/">Mayotte face au climat : l’alerte de l’UNICEF</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Le changement climatique pèse de plus en plus lourdement sur la vie des enfants. Dans son rapport de 2026 sur les risques climatiques pour les enfants, publié ce mardi 16 juin, l’UNICEF dresse un constat alarmant : 1,1 milliard d’enfants dans le monde sont exposés à au moins trois aléas climatiques conjugués. Parmi les territoires particulièrement vulnérables figurent les outre-mer français, dont Mayotte, citée dans l’étude à la suite du passage du cyclone Chido, le 14 décembre 2024.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Mayotte, exemple des défis climatiques des territoires insulaires</b></h2>
<p style="text-align: justify;">Au fil de son rapport, l’UNICEF rappelle que les effets du changement climatique ne concernent plus uniquement certaines régions du globe. Les territoires ultramarins français figurent eux aussi parmi les zones particulièrement exposées. L’organisation souligne que dans les territoires insulaires français, <em>« la totalité des enfants ultramarins sont exposés au risque de tempêtes tropicales sévères ». </em></p>
<p style="text-align: justify;">Mayotte est directement mentionnée dans le document. L’UNICEF estime que le cyclone Chido a constitué un révélateur des enjeux auxquels font face les territoires insulaires confrontés à des phénomènes météorologiques de plus en plus intenses.  <em>« À Mayotte, le passage du cyclone Chido a mis en évidence la vulnérabilité particulière de ces territoires face aux effets du changement climatique. En plus d&rsquo;être fortement exposés aux risques climatiques extrêmes, leur capacité d’adaptation et de résilience est limitée en raison de services publics essentiels peu nombreux, mal dotés ou vétustes »</em>, souligne le rapport.</p>
<p style="text-align: justify;">Sans remettre en cause la capacité des populations à faire face aux crises, l’organisation attire l’attention sur la nécessité de renforcer les infrastructures et les services essentiels dont dépendent les enfants, notamment l’école, l’accès à l’eau potable ou encore les structures de santé.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Près de la moitié des enfants du monde exposés à plusieurs menaces</b></h2>
<p style="text-align: justify;">L’étude publiée par l’UNICEF présente une cartographie mondiale de l’exposition des enfants à huit risques climatiques : les inondations côtières, les sécheresses, les chaleurs extrêmes, les incendies, les vagues de chaleur, les inondations fluviales, les tempêtes de sable et de poussière ainsi que les tempêtes tropicales.</p>
<p style="text-align: justify;">Selon l’organisation, <em>« 1,1 milliard d’enfants, soit près de la moitié des enfants de la planète, sont désormais exposés à au moins trois aléas climatiques conjugués »,</em> une situation susceptible de menacer <em>« leur santé, leur éducation et leur survie ». </em>Le rapport révèle également que <em>« la quasi-totalité des enfants dans le monde sont confrontés à au moins un aléa climatique »</em> et que plus de quatre millions d’entre eux pourraient être exposés à six menaces simultanément.</p>
<p style="text-align: justify;">Parmi les combinaisons les plus fréquentes figurent les sécheresses, les chaleurs extrêmes et les vagues de chaleur. Selon l’UNICEF, 296 millions d’enfants vivent aujourd’hui dans des régions confrontées à cette triple menace. Les sécheresses, les chaleurs extrêmes et les tempêtes tropicales constituent la deuxième combinaison la plus répandue, touchant 115 millions d’enfants.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>« La vie des enfants continue d’être bouleversée par les vagues de chaleur, les feux incontrôlés, les sécheresses et les inondations »</em>, déclare Catherine Russell, directrice générale de l’UNICEF. <em>« Désormais, la moitié des enfants de la planète font face à au moins trois menaces climatiques conjuguées ayant des répercussions directes sur leur quotidien ». </em></p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Pollution, paludisme et services essentiels sous pression</b></h2>
<p style="text-align: justify;">Au-delà des catastrophes climatiques elles-mêmes, l’UNICEF met en garde contre leurs conséquences indirectes sur la santé et les conditions de vie des enfants. Le rapport souligne que la pollution atmosphérique touche désormais « la quasi-totalité des enfants dans le monde ». Dans le même temps, un milliard d’entre eux vivent dans des zones exposées au paludisme, dont le développement est favorisé par les évolutions climatiques.</p>
<p style="text-align: justify;">Pour mesurer les risques, l’organisation ne s’intéresse pas uniquement aux phénomènes météorologiques. Elle prend également en compte l’accès aux services essentiels, comme l’eau potable, l’éducation, la nutrition ou les soins de santé. Selon l’UNICEF, les territoires et les pays les plus fragiles sont souvent confrontés à une double peine : l’exposition aux aléas climatiques et des capacités de réponse limitées. Les petits États insulaires sont particulièrement concernés, les tempêtes tropicales pouvant « paralyser des îles entières d’un seul coup et submerger les services essentiels ».</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Un appel à agir rapidement</b></h2>
<p style="text-align: justify;">Face à cette situation, l’UNICEF appelle les gouvernements à accélérer les politiques d’adaptation et de réduction des émissions de gaz à effet de serre. L’organisation demande notamment de renforcer la résilience des écoles, des établissements de santé, des réseaux d’eau et d’assainissement, ainsi que des systèmes d’alerte précoce.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>« En France, la totalité des enfants de nos territoires sont exposés aux impacts du changement climatique. Face à la multiplication et l&rsquo;intensification des événements climatiques extrêmes, nous devons renforcer urgemment les capacités de résilience de nos systèmes essentiels et investir dans l’adaptation de nos territoires les plus menacés, particulièrement en Outre-mer, afin de protéger dès maintenant nos enfants et leur avenir »</em>, affirme Adeline Hazan, présidente de l’UNICEF France. L’étude avertit enfin que sans action rapide, les aléas climatiques continueront de gagner en fréquence et en intensité, avec des conséquences croissantes pour les enfants et les services publics.</p>
<p style="text-align: justify;">« Lorsque nous renforçons les systèmes de santé et d’éducation, et améliorons les infrastructures au bénéfice des enfants, nous les protégeons des menaces climatiques actuelles tout en les aidant à construire leur avenir », conclut Catherine Russell.</p>
<p>Mathilde Hangard</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/06/16/mayotte-face-au-climat-lalerte-de-lunicef/">Mayotte face au climat : l’alerte de l’UNICEF</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Kingia : l&#8217;UNICEF s’inquiète des effets de l’opération sur les enfants à Mayotte</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/05/29/kingia-lunicef-sinquiete-des-effets-de-loperation-sur-les-enfants-a-mayotte/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mathilde HANGARD]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 29 May 2026 01:30:11 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Social]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[Cimade]]></category>
		<category><![CDATA[Droits des enfants]]></category>
		<category><![CDATA[Droits fondamentaux]]></category>
		<category><![CDATA[Human Rights Watch]]></category>
		<category><![CDATA[Kingia]]></category>
		<category><![CDATA[Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[Médecins du Monde]]></category>
		<category><![CDATA[UNICEF]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Dans un communiqué commun publié ce mercredi 27 mai 2026, l'UNICEF France, Human Rights Watch, la Cimade et Médecins du Monde, alertent sur les effets de l’opération "Kingia" à Mayotte. Les organisations craignent une aggravation des ruptures de droits pour les enfants et les familles les plus vulnérables.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/05/29/kingia-lunicef-sinquiete-des-effets-de-loperation-sur-les-enfants-a-mayotte/">Kingia : l&rsquo;UNICEF s’inquiète des effets de l’opération sur les enfants à Mayotte</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Écoles, centres de santé, quartiers d’habitat informel&#8230; À Mayotte, l’opération « Kingia », menée depuis le 7 avril dernier, suscite une vive inquiétude parmi les associations de défense des droits humains. Dans un territoire déjà fragilisé par la pauvreté et les conséquences du cyclone Chido, plusieurs ONG dénoncent des interventions qui pourraient avoir de lourdes conséquences sur les enfants.</p>
<p style="text-align: justify;">Dans un communiqué conjoint transmis à la presse ce mercredi 27 mai, l’UNICEF France, Human Rights Watch, la Cimade et Médecins du Monde tirent la sonnette d’alarme sur les conséquences des opérations sécuritaires engagées sur l&rsquo;île.</p>
<p style="text-align: justify;">Les organisations disent vouloir alerter sur <em>« les conséquences que les interventions sécuritaires, les démolitions d’habitats informels et les contrôles menés aux abords ou au sein d’établissements scolaires peuvent avoir sur les enfants et leurs familles ».</em> Une prise de parole forte dans un contexte particulièrement sensible à Mayotte, où les questions migratoires, sécuritaires et sociales s’entremêlent depuis plusieurs années.</p>
<p style="text-align: justify;">Les ONG estiment que <em>« dans un territoire où près d’un habitant sur deux est un enfant, et déjà marqué par de profondes vulnérabilités sociales, sanitaires et éducatives, toute politique publique doit être conduite dans le strict respect des droits fondamentaux de l’enfant ». </em></p>
<p style="text-align: justify;">Après les opérations « Wuambushu » en 2023 et « Place nette Mayotte » en 2024, « Kingia » s’inscrit dans la continuité d’une stratégie sécuritaire renforcée, portée par l’État français. Mais pour les associations signataires, les impératifs de sécurité ne peuvent être réalisés au détriment des droits des enfants.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Une opération sécuritaire menée dans des zones de forte précarité sociale</strong></h2>
<figure id="attachment_49865" aria-describedby="caption-attachment-49865" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/Capture-decran-2026-04-14-a-14.48.25.png"><img fetchpriority="high" decoding="async" class="size-medium wp-image-49865" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/Capture-decran-2026-04-14-a-14.48.25-300x201.png" alt="" width="300" height="201" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/Capture-decran-2026-04-14-a-14.48.25-300x201.png 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/Capture-decran-2026-04-14-a-14.48.25-1024x685.png 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/Capture-decran-2026-04-14-a-14.48.25-768x514.png 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/Capture-decran-2026-04-14-a-14.48.25-1536x1027.png 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/Capture-decran-2026-04-14-a-14.48.25-2048x1370.png 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/Capture-decran-2026-04-14-a-14.48.25-150x100.png 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/Capture-decran-2026-04-14-a-14.48.25-696x466.png 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/Capture-decran-2026-04-14-a-14.48.25-1068x714.png 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/Capture-decran-2026-04-14-a-14.48.25-1920x1284.png 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/Capture-decran-2026-04-14-a-14.48.25-1320x883.png 1320w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-49865" class="wp-caption-text">Les associations et organisations humanitaires signalent des risques de rupture de parcours pour les familles lors des opérations de démolition et d’évacuation. Léo Vignal / JDM</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Lancée officiellement le 7 avril 2026, l’opération « Kingia » est présentée par l’État comme une réponse aux problématiques de délinquance, d’habitat informel, d’économie parallèle et d’immigration irrégulière à Mayotte. Les associations replacent toutefois cette opération dans une succession d’interventions d’ampleur menées ces dernières années. Après « Wuambushu » puis « Place nette Mayotte », elles estiment que les méthodes employées continuent d’avoir des effets lourds sur les populations les plus précaires.</p>
<p style="text-align: justify;">Les ONG pointent particulièrement les opérations menées dans certains quartiers d’habitat informel, notamment à Sada, Combani et Dembéni. Elles évoquent <em>« de fortes préoccupations lorsque des familles avec enfants se retrouvent sans solution effective de mise à l’abri ou de relogement ». </em></p>
<p style="text-align: justify;">Au-delà des démolitions et des évacuations, les signataires alertent sur les conséquences humaines et sociales provoquées par ces interventions. <em>« Pour les enfants concernés, ces interventions peuvent entraîner des ruptures majeures dans leur parcours de vie : déscolarisations, déplacements forcés, pertes de repères, séparations familiales, interruptions de l’accès aux soins ou encore aggravations de situations de grande précarité »</em>, écrivent-elles.</p>
<p style="text-align: justify;">Dans un département déjà confronté à des difficultés structurelles majeures, les associations redoutent un basculement encore plus important de nombreuses familles dans la précarité. Le communiqué insiste notamment sur le fait que les enfants demeurent les premières victimes collatérales de ces opérations.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Les écoles et les centres de soins au cœur des inquiétudes</b></h2>
<figure id="attachment_41406" aria-describedby="caption-attachment-41406" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_1607-scaled.jpg"><img decoding="async" class="size-medium wp-image-41406" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_1607-300x200.jpg" alt="Mayotte, CHM, Jacaranda," width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_1607-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_1607-1024x683.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_1607-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_1607-1536x1024.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_1607-2048x1365.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_1607-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_1607-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_1607-1068x712.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_1607-1920x1280.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_1607-1320x880.jpg 1320w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-41406" class="wp-caption-text">Les ONG s’inquiètent des contrôles aux abords des structures médicales, susceptibles d’entraver l’accès aux soins en nourrissant un climat de crainte de se faire arrêter, chez certaines familles. Mathilde Hangard / JDM.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Parmi les points les plus sensibles soulevés dans le communiqué, figure la question des contrôles menés à proximité des établissements scolaires et des structures de santé. Les organisations expriment <em>« leur préoccupation face aux opérations de contrôle menées aux abords, voire au sein, de certains centres de santé publiques et d’établissements scolaires ». </em></p>
<p style="text-align: justify;">Pour les signataires, ces pratiques risquent d’installer un climat de peur chez les familles, avec des conséquences directes sur la fréquentation scolaire ou l’accès aux soins. Elles rappellent que <em>« si la protection des élèves et des personnels éducatifs constitue une priorité, ces interventions doivent être strictement encadrées afin de ne pas compromettre le droit à l’éducation ni créer un climat d’anxiété pour les enfants ». </em></p>
<p style="text-align: justify;">Le communiqué insiste également sur le rôle fondamental des écoles et des hôpitaux dans un territoire aussi fragile socialement que Mayotte.<em> « L’école ainsi que l’hôpital doivent demeurer des lieux sûrs, protecteurs et accessibles à tous les enfants, sans discrimination liée à leur origine, leur situation administrative ou celle de leur famille »</em>, écrivent les ONG.</p>
<p style="text-align: justify;">Ces inquiétudes interviennent alors que Mayotte traverse déjà une crise sociale profonde. Les associations rappellent que le territoire reste marqué par <em>« des fragilités structurelles profondes »</em>, aggravées par <em>« les conséquences du cyclone Chido »</em> survenu le 14 décembre 2024. Elles citent notamment : la pauvreté, les difficultés d’accès à l’eau, à la santé, à l’éducation, à l’hébergement et aux services essentiels.</p>
<p style="text-align: justify;">Dans ce contexte, les organisations craignent que la répétition d’opérations sécuritaires intensives accentue encore davantage les situations de rupture. Elles estiment que <em>« la répétition d’opérations intensives, si elle n’est pas accompagnée de garanties sociales suffisantes, risque d’aggraver les ruptures de parcours et les situations de non-recours aux droits ». </em>Autrement dit, certaines familles pourraient être conduites à renoncer à envoyer leurs enfants à l’école ou à consulter dans les structures de santé, un phénomène de retrait déjà observé et susceptible de s’aggraver, en raison de la peur des contrôles administratifs ou des interpellations.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Les ONG réclament des garanties immédiates pour les enfants</b></h2>
<p style="text-align: justify;">Face à cette situation, l’UNICEF France, Human Rights Watch, la Cimade et Médecins du Monde demandent aux pouvoirs publics de renforcer les garanties de protection des enfants et des familles. Les organisations rappellent que <em>« la France est tenue de respecter ses engagements internationaux en matière de droits humains et de droits de l’enfant ». </em></p>
<p style="text-align: justify;">Elles soulignent également un principe central du droit international : <em>« Toute décision publique susceptible d’affecter des enfants doit faire de leur intérêt supérieur une considération primordiale ». </em></p>
<p style="text-align: justify;">Dans leur communiqué, les ONG formulent une série de demandes précises. Elles réclament notamment <em>« une évaluation préalable et systématique de l’impact de ce type d’opérations sur les enfants et leurs familles ».</em> Elles demandent aussi <em>« la continuité effective de la scolarisation de tous les enfants, y compris en cas de déplacement, d’évacuation ou de démolition d’habitat ». </em></p>
<p style="text-align: justify;">Les associations exigent également<em> « l’interdiction de toute pratique susceptible de dissuader les familles d’envoyer leurs enfants à l’école ou d’avoir accès aux soins ».</em> Elles demandent encore <em>« l’accès à une solution d’hébergement ou de relogement adaptée avant toute évacuation de familles avec enfants ». </em>Le communiqué insiste aussi sur<em> « la continuité de l’accès à l’eau, à l’alimentation et aux services essentiels</em>« , ainsi que sur <em>« la protection contre toute séparation familiale non justifiée par l’intérêt supérieur de l’enfant ».</em></p>
<p style="text-align: justify;">Enfin, les organisations souhaitent que les acteurs de terrain soient davantage associés aux décisions publiques. Elles réclament <em>« l’association des acteurs de la protection de l’enfance, de la santé, de l’éducation, de l’action sociale et du secteur associatif aux décisions affectant les enfants ». </em></p>
<p style="text-align: justify;">Dans leur conclusion, les ONG estiment que la réponse aux difficultés de Mayotte ne peut être uniquement sécuritaire. <em>« Face à la gravité de la situation à Mayotte, nos organisations réaffirment que la réponse aux difficultés rencontrées par le territoire ne peut reposer uniquement sur des opérations sécuritaires ponctuelles »</em>, écrivent-elles. Elles appellent à <em>« une politique publique durable, fondée sur la protection des enfants, l’accès effectif aux droits fondamentaux et l’investissement massif dans les services essentiels pour l’ensemble de la population ».</em></p>
<p style="text-align: justify;">Une alerte qui ravive le débat sur l’équilibre entre, d’un côté, une politique sécuritaire justifiée par la lutte contre l’immigration irrégulière, l’habitat insalubre et l’insécurité dans le département, et, de l’autre, le respect des droits fondamentaux, dans le 101ème département français.</p>
<p>Mathilde Hangard</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/05/29/kingia-lunicef-sinquiete-des-effets-de-loperation-sur-les-enfants-a-mayotte/">Kingia : l&rsquo;UNICEF s’inquiète des effets de l’opération sur les enfants à Mayotte</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>« Grandir à Mayotte après Chido », une exposition témoin de l&#8217;impact du cyclone sur le quotidien des enfants</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2025/12/10/grandir-a-mayotte-apres-chido-une-exposition-temoin-de-limpact-du-cyclone-sur-le-quotidien-des-enfants/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Victor Diwisch]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 10 Dec 2025 01:30:58 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Fil info]]></category>
		<category><![CDATA[Social]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[AFP]]></category>
		<category><![CDATA[Chido]]></category>
		<category><![CDATA[CNAM]]></category>
		<category><![CDATA[Exposition]]></category>
		<category><![CDATA[Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[Paris]]></category>
		<category><![CDATA[photos]]></category>
		<category><![CDATA[UNICEF]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lejournaldemayotte.yt/?p=42740</guid>

					<description><![CDATA[<p>L’UNICEF France, en partenariat avec l’Agence France-Presse (AFP) et le Conservatoire national des Arts et Métiers (Cnam), présente l’exposition photographique « Grandir à Mayotte après Chido », ouverte au public du 10 décembre au 30 janvier au Cnam, à Paris. « Le 14 décembre 2024, le cyclone tropical Chido balayait Mayotte, le département le plus pauvre de France, [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2025/12/10/grandir-a-mayotte-apres-chido-une-exposition-temoin-de-limpact-du-cyclone-sur-le-quotidien-des-enfants/">« Grandir à Mayotte après Chido », une exposition témoin de l&rsquo;impact du cyclone sur le quotidien des enfants</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;" data-start="57" data-end="324">L’UNICEF France, en partenariat avec l’Agence France-Presse (AFP) et le Conservatoire national des Arts et Métiers (Cnam), présente l’exposition photographique <em data-start="219" data-end="254">« Grandir à Mayotte après Chido »</em>, ouverte au public du 10 décembre au 30 janvier au Cnam, à Paris.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="384" data-end="766">« <em>Le 14 décembre 2024, le cyclone tropical Chido balayait Mayotte, le département le plus pauvre de France, laissant derrière lui un territoire dévasté. Un an plus tard, les enfants de Mayotte tracent le chemin de leur avenir au milieu des décombres, alors que les infrastructures publiques peinent encore à se relever »</em>, rappelle l’UNICEF dans un communiqué.</p>
<h3 style="text-align: center;" data-start="384" data-end="766"><strong>Un hommage aux enfants de Mayotte</strong></h3>
<p style="text-align: justify;" data-start="768" data-end="1328">À travers le regard des photographes de l’AFP Patrick Meinhardt, Ludovic Marin, Julien de Rosa et Dimitar Dilkoff, ainsi que de Morgan Fache, Nayl Mtoubani et Bertrand Fanonnel, l’exposition illustre le quotidien de l’île en reconstruction, portée par l’énergie et la vitalité de sa jeunesse. Elle se veut un hommage aux enfants de Mayotte tout en mettant en lumière « <em>les défis immenses »</em> d’être un enfant aujourd’hui sur ce territoire. Selon l’UNICEF, « <em>cette exposition offre un témoignage sensible sur l’impact du cyclone sur toutes les dimensions de la vie des enfants ».</em></p>
<p style="text-align: justify;" data-start="1330" data-end="1791">« <em>À Mayotte, nos photographes ont suivi les conséquences de Chido dans les quartiers les plus touchés. Leurs images racontent les blessures, la pénurie d’eau, la reconstruction et la vie bouleversée depuis le cyclone. Elles montrent aussi ce que vivent les enfants : les conditions précaires et l’impact de la catastrophe sur leur quotidien »</em>, explique Stéphanie Garcia, responsable de la promotion des contenus photo à la direction de l’Information de l’AFP.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="1793" data-end="2121">« <em>Cette exposition célèbre et met en lumière les enfants de Mayotte et tous ceux qui les entourent : dans un territoire où un habitant sur deux a moins de 18 ans, la reconstruction ne pourra se faire qu’en plaçant les enfants et leurs droits au cœur du projet politique »</em>, conclut Adeline Hazan, présidente de l’UNICEF France.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="2123" data-end="2442">« <em>Le Cnam, lieu de savoir et d’engagement citoyen, est fier d’accueillir cette exposition. Fidèle à sa devise Docet omnes ubique, il s’engage à développer la formation tout au long de la vie, à Mayotte comme dans tous les territoires français »</em>, déclare Bénédicte Fauvarque-Cosson, administratrice générale du Cnam.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2025/12/10/grandir-a-mayotte-apres-chido-une-exposition-temoin-de-limpact-du-cyclone-sur-le-quotidien-des-enfants/">« Grandir à Mayotte après Chido », une exposition témoin de l&rsquo;impact du cyclone sur le quotidien des enfants</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
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		<title>Loi de refondation de Mayotte : un tournant sécuritaire qui inquiète les associations</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2025/07/03/loi-de-refondation-de-mayotte-un-tournant-securitaire-qui-inquiete-les-associations/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mathilde HANGARD]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 03 Jul 2025 02:15:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Social]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[AME]]></category>
		<category><![CDATA[DALO]]></category>
		<category><![CDATA[Loi de refondation pour la reconstruction de Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[UNICEF]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lejournaldemayotte.yt/?p=32285</guid>

					<description><![CDATA[<p>Des associations dénoncent une loi déconnectée des urgences humanitaires, sociales et éducatives du territoire.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2025/07/03/loi-de-refondation-de-mayotte-un-tournant-securitaire-qui-inquiete-les-associations/">Loi de refondation de Mayotte : un tournant sécuritaire qui inquiète les associations</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;" data-start="406" data-end="1003">Adoptée mardi 1er juillet, au soir, par l’Assemblée nationale <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2025/07/01/adoption-du-projet-de-loi-de-refondation-de-mayotte-en-1ere-lecture-a-lassemblee/">en première lecture</a>, la loi de <em>« refondation » </em>pour la reconstruction de Mayotte est présentée par le Gouvernement comme une réponse structurelle aux difficultés de l’île. Mais plusieurs ONG et associations, dont UNICEF France, Human Rights Watch, Solidarités International ou le Secours Catholique, dénoncent un texte qui <em>« fait l’impasse sur les causes structurelles des crises sociales, sanitaires et éducatives »,</em> que traverse le territoire. Dans un communiqué conjoint, elles alertent sur une réforme jugée répressive, discriminatoire et peu soucieuse des droits fondamentaux, en particulier ceux des enfants.</p>
<h2 style="text-align: center;" data-start="1005" data-end="1055"><strong>Une réforme jugée prioritairement sécuritaire</strong></h2>
<figure id="attachment_28750" aria-describedby="caption-attachment-28750" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/05/JDF-10.jpg"><img decoding="async" class="size-medium wp-image-28750" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/05/JDF-10-300x200.jpg" alt="Droits des femmes, journée de la femme, lycée Petite-Terre, sensibilisation, santé, droits sexuels, reproductifs, Mayotte" width="300" height="200" data-wp-editing="1" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/05/JDF-10-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/05/JDF-10-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/05/JDF-10-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/05/JDF-10-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/05/JDF-10.jpg 800w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-28750" class="wp-caption-text">Lycéens et lycéennes sont le pont entre les générations, c&rsquo;est pourquoi il est important pour Manarssana Boina de les sensibiliser</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;" data-start="1057" data-end="1548">Le projet de loi survient dans un contexte de fortes tensions sociales, six mois après le passage du cyclone Chido qui a ravagé l’île, et dans un département confronté depuis des années à des inégalités profondes : pauvreté endémique, insécurité sanitaire, surpopulation scolaire, déficit d’infrastructures de base. Pourtant, selon les signataires du communiqué, le texte législatif <em>« se focalise sur la lutte contre les plus précaires »</em> au lieu de proposer une stratégie de développement à long terme.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="1550" data-end="2131">Le projet remet en place plusieurs mesures controversées, dont la création de centres de rétention pour mineurs, à Mayotte, à partir de 2027. Il prévoit également des restrictions d’accès à certains droits sociaux. Le Passeport pour la mobilité des études, jusqu’ici accessible à tous les élèves de Mayotte partant étudier en métropole, sera désormais réservé aux seuls élèves de nationalité française. Une mesure qui, selon les ONG et les associations signataires du communiqué, privera<em> « des milliers de jeunes de toute perspective éducative hors du territoire »</em>.</p>
<h2 style="text-align: center;" data-start="2133" data-end="2180"><strong>Les urgences sociales restent sans réponses</strong></h2>
<p style="text-align: justify;" data-start="2182" data-end="2694">Dans un département où un habitant sur deux est mineur, les associations s’inquiètent du peu de place accordée aux enjeux liés à l’Enfance, à la Santé ou au Logement. Le communiqué rappelle que 9.500 enfants sont non-scolarisés, que 30 % de la population n’a pas accès à l’eau potable, et qu’environ 40.000 logements y sont considérés comme indignes. <em>« Aucun programme de réhabilitation n’a été engagé, y compris pour les habitations en dur endommagées par le cyclone »</em>, déplorent les signataires.</p>
<figure id="attachment_6582" aria-describedby="caption-attachment-6582" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Lavage-riviere-zoom.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-6582" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Lavage-riviere-zoom-300x225.jpg" alt="Fièvre typhoïde, Santé Publique France, Mayotte" width="300" height="225" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Lavage-riviere-zoom-300x225.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Lavage-riviere-zoom-150x113.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Lavage-riviere-zoom-696x522.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Lavage-riviere-zoom.jpg 750w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-6582" class="wp-caption-text">À Mayotte, près d&rsquo;un habitant sur trois n’a pas accès à l’eau potable.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;" data-start="2696" data-end="3268">Autre point de tension : le retrait du droit inconditionnel au relogement pour les personnes dont l’habitat est détruit. <em>« Le projet de loi fait le choix de se concentrer sur la lutte contre l’immigration irrégulière et l’habitat informel »</em>, alarment les associations, qui affirment que cette mesure pourrait <em>« exposer des milliers d’enfants à la rue ».</em> Par ailleurs, la convergence des droits sociaux avec ceux de l’Hexagone est repoussée à l’horizon 2031. Le maintien de dispositifs dérogatoires, comme l’absence de Droit au logement opposable (DALO) ou de l’Aide médicale d’État (AME), est dénoncé comme une inégalité structurelle entre Mayotte et les autres départements français.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="3275" data-end="3315">Face à ce qu’elles considèrent comme un <em>« désengagement de l’État en matière sociale »</em>, les associations appellent à <em>« un véritable chantier de refondation à 10 ans »</em>, fondé sur l’accès universel aux services essentiels, la construction de logements dignes, la protection de l’enfance et une convergence accélérée des droits. Elles affirment leur volonté de participer à cette reconstruction, aux côtés des habitants, <em>« dans le respect des droits de tous ».</em></p>
<p data-start="3275" data-end="3315">Mathilde Hangard</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2025/07/03/loi-de-refondation-de-mayotte-un-tournant-securitaire-qui-inquiete-les-associations/">Loi de refondation de Mayotte : un tournant sécuritaire qui inquiète les associations</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
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		<title>« Nulle part ailleurs en France on n’accepterait une telle situation », l&#8217;accès à l&#8217;eau potable en crise dans les Outre-mer</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2025/06/25/nulle-part-ailleurs-en-france-on-naccepterait-une-telle-situation-lacces-a-leau-potable-en-crise-dans-les-outre-mer/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mathilde HANGARD]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 25 Jun 2025 01:15:16 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Environnement]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[Accès à l'eau potable]]></category>
		<category><![CDATA[Guyane Nature Environnement]]></category>
		<category><![CDATA[Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[OUtre-mer]]></category>
		<category><![CDATA[Soif de justice]]></category>
		<category><![CDATA[UNICEF]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lejournaldemayotte.yt/?p=31706</guid>

					<description><![CDATA[<p>Dans les territoires d’Outre-mer, près de trois millions de personnes subissent un accès à l’eau potable profondément inégalitaire, reflet d’une discrimination environnementale dénoncée par un collectif d’associations.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2025/06/25/nulle-part-ailleurs-en-france-on-naccepterait-une-telle-situation-lacces-a-leau-potable-en-crise-dans-les-outre-mer/">« Nulle part ailleurs en France on n’accepterait une telle situation », l&rsquo;accès à l&rsquo;eau potable en crise dans les Outre-mer</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;" data-start="489" data-end="1034">Alors que l’eau est un droit fondamental, les territoires d’Outre-mer vivent une crise sanitaire et sociale d’une ampleur rarement évoquée. Coupures régulières, pollution des réseaux, tarifs prohibitifs et accès inégal sont le quotidien de millions de Français. Un rapport collectif publié lundi 23 juin par dix associations nationales et locales tire la sonnette d’alarme sur cette situation qui touche aussi bien la Guadeloupe, la Guyane, la Martinique, La Réunion que Mayotte, où la crise est particulièrement dramatique.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="489" data-end="1034">Les difficultés d’accès à une eau potable constituent dans ces territoires une « <em>crise majeure</em> », aux conséquences graves sur les droits fondamentaux, en particulier la santé, la dignité et le droit à l’éducation. Dans les Antilles, l’UNICEF révèle que les enfants perdent jusqu’à 20 % de leurs journées d’école à cause du manque d’eau. En Guyane, certaines zones enclavées sont durablement privées d’un accès garanti à l’eau potable.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="1496" data-end="1827">Mayotte illustre à elle seule l’extrême urgence : depuis 2023, les habitants font face à des coupures pouvant durer 36 heures, répétées jusqu’à trois fois par semaine. La pénurie d’eau potable y est devenue chronique, affectant la vie quotidienne des habitants, les conditions sanitaires et le respect de la dignité humaine.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="1829" data-end="2071">Parallèlement, en Guadeloupe, où l’eau est la plus chère de France, les habitants subissent une eau souvent impropre à la consommation, polluée et distribuée de manière irrégulière, avec des coupures pouvant s’étaler sur plusieurs semaines.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="2073" data-end="2431">Ces situations ne sont pas le fruit d’un hasard mais s’inscrivent, selon les associations, dans une discrimination environnementale structurelle, résultat d’un désengagement de l’État français vis-à-vis des Outre-mer. « <em>Nulle part ailleurs en France on n’accepterait une telle situation</em> », affirme Jérémie Suissa, délégué général de <em data-start="2406" data-end="2428">Notre Affaire à Tous</em>.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="2433" data-end="2823">Le rapport <em data-start="2444" data-end="2461">Soif de justice</em>, coordonné par dix associations telles que <em data-start="2505" data-end="2521">Mayotte a soif</em>, <em data-start="2523" data-end="2552">Guyane Nature Environnement</em> ou <em data-start="2556" data-end="2574">Kimbé Rèd F.W.I.</em>, alerte les autorités françaises et les Nations Unies, demandant une reconnaissance officielle de cette discrimination, une hausse conséquente des financements et une réelle implication des populations dans l’élaboration des politiques publiques. La crise de l’eau dans ces territoires est bien plus qu’une urgence locale : elle interroge sur la conception même de l’égalité nationale en France.</p>
<p data-start="2433" data-end="2823">Mathilde Hangard</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2025/06/25/nulle-part-ailleurs-en-france-on-naccepterait-une-telle-situation-lacces-a-leau-potable-en-crise-dans-les-outre-mer/">« Nulle part ailleurs en France on n’accepterait une telle situation », l&rsquo;accès à l&rsquo;eau potable en crise dans les Outre-mer</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
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		<title>L&#8217;UNICEF alerte sur l’oubli des droits de l’enfant dans le projet de loi de refondation de Mayotte</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2025/05/14/lunicef-alerte-sur-loubli-des-droits-de-lenfant-dans-le-projet-de-loi-de-refondation-de-mayotte/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mathilde HANGARD]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 14 May 2025 02:00:42 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Social]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[Chido]]></category>
		<category><![CDATA[Décasage]]></category>
		<category><![CDATA[Droits de l'enfant]]></category>
		<category><![CDATA[Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[UNICEF]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lejournaldemayotte.yt/?p=28718</guid>

					<description><![CDATA[<p>L’UNICEF déplore l’absence de mesures concrètes en faveur des enfants dans le texte présenté au Sénat, et redoute une aggravation de leur précarité.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2025/05/14/lunicef-alerte-sur-loubli-des-droits-de-lenfant-dans-le-projet-de-loi-de-refondation-de-mayotte/">L&rsquo;UNICEF alerte sur l’oubli des droits de l’enfant dans le projet de loi de refondation de Mayotte</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">À la veille de l’examen en commission des lois au Sénat du projet de loi de programmation pour la refondation de Mayotte, l’UNICEF France a fait part, mardi 13 mai, de sa « <em>vive inquiétude</em> » face à un texte qui, selon l’organisation, va à l’encontre des engagements internationaux de la France en matière de droits de l’enfant.</p>
<p style="text-align: justify;">Dans une déclaration transmise à la presse, Adeline Hazan, présidente de l’organisation, s’alarme de l’absence de <em>« dispositions concrètes et suffisantes pour garantir la protection et le bien-être »</em> des enfants de Mayotte. Le texte, présenté en Conseil des ministres le 21 avril 2025, intervient dans un contexte social et humanitaire dégradé sur l’île.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Une jeunesse en péril</b></h2>
<p style="text-align: justify;">Mayotte, département français depuis 2011, est aussi le plus pauvre du pays. D’après les données rappelées par l’UNICEF, près de 80 % des enfants y vivent en situation de grande pauvreté, sur un territoire où un habitant sur deux a moins de 18 ans. Les récents cyclones Chido et Dikélédi ont aggravé les fragilités structurelles de l’île. En novembre 2023, un rapport de l’organisation dressait déjà un constat préoccupant sur la mise en œuvre des droits de l’enfant dans les territoires ultramarins. Le projet de loi, censé ouvrir une nouvelle étape pour Mayotte, ne semble pas répondre aux attentes en matière de réduction des inégalités.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Un projet centré sur les enjeux sécuritaires</b></h2>
<p style="text-align: justify;">L’UNICEF pointe notamment plusieurs dispositions du projet de loi qui pourraient, selon l’organisation, porter atteinte aux droits fondamentaux des mineurs : dérogations législatives permettant l’enfermement d’enfants en rétention, destruction de logements insalubres sans garanties de relogement, atteintes aux droits des enfants en situation de migration. « <em>Ces mesures donnent la priorité à la lutte contre l’immigration et à la réorganisation de l’habitat, au détriment d’une approche centrée sur l’enfance</em>« , affirme Adeline Hazan. Si quelques éléments positifs sont mentionnés dans le rapport annexé, notamment en matière d’éducation, l’organisation considère que la place de l’enfance dans le projet reste marginale.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>L’appel à une refondation inclusive</b></h2>
<p style="text-align: justify;">Pour l’UNICEF, le risque est grand de voir les droits des enfants relégués au second plan dans une stratégie avant tout sécuritaire. « <em>L’enfance doit être une priorité absolue et constituer le pilier central de toute politique de refondation de Mayotte</em>« , martèle sa présidente. L’organisation invite les parlementaires à examiner le texte « <em>au regard de l’intérêt supérieur de l’enfant, au-delà de toute logique partisane</em>« , alors que le Sénat s’apprête à se pencher sur ce texte structurant pour l’avenir de l&rsquo;île.</p>
<p>Mathilde Hangard</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2025/05/14/lunicef-alerte-sur-loubli-des-droits-de-lenfant-dans-le-projet-de-loi-de-refondation-de-mayotte/">L&rsquo;UNICEF alerte sur l’oubli des droits de l’enfant dans le projet de loi de refondation de Mayotte</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
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	</channel>
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