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	<title>Archives des Tsararano - Le Journal De Mayotte</title>
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	<description>L&#039;information à Mayotte</description>
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	<title>Archives des Tsararano - Le Journal De Mayotte</title>
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	<item>
		<title>« Je n’ai qu’une chose en tête : partir », à Tsararano, obtenir le bac pour tourner la page des violences</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/06/17/je-nai-quune-chose-en-tete-partir-a-tsararano-obtenir-le-bac-pour-tourner-la-page-des-violences/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Victor Diwisch]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 17 Jun 2026 02:00:05 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Education]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[Affrontements]]></category>
		<category><![CDATA[Baccalauréat]]></category>
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		<category><![CDATA[Tsararano]]></category>
		<category><![CDATA[violences]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>À Tsararano, les épreuves du baccalauréat se déroulent dans un climat de tensions récurrentes autour et dans le lycée. Pour certains élèves, décrocher le diplôme représente aussi une manière de tourner la page des violences scolaires et de quitter un quotidien marqué par l’insécurité.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/06/17/je-nai-quune-chose-en-tete-partir-a-tsararano-obtenir-le-bac-pour-tourner-la-page-des-violences/">« Je n’ai qu’une chose en tête : partir », à Tsararano, obtenir le bac pour tourner la page des violences</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Devant le portail du lycée polyvalent de Dembéni, dans le village de Tsararano, ce mardi 16 juin, des agents de sécurité, assis sur des chaises, échangent quelques mots tout en jetant, par intermittence, des regards vers la route nationale 2 qui longe l&rsquo;établissement. Un peu plus loin, sur le parking, des gendarmes à bord d&rsquo;un véhicule banalisé restent eux aussi vigilants.</p>
<p style="text-align: justify;">Situé dans une zone régulièrement touchée par des <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/06/04/le-lycee-de-tsararano-confine-apres-une-intrusion-et-des-heurts/?fbclid=IwY2xjawSeP1ZleHRuA2FlbQIxMABicmlkETB5b0tZMGVTbm9uODNxc2loc3J0YwZhcHBfaWQQMjIyMDM5MTc4ODIwMDg5MgABHlc3CdOJUps0iWCvfAbFUubdAMTLCrAuAkD-XZ80V0TzjR4gGnQgNuFwtbL9_aem_NK0N6U09LLd0TQPwIlKHxw">affrontements</a> entre bandes rivales venues de Dembéni, Tsararano ou encore Ongoujou, le lycée polyvalent de Dembéni demeure sous étroite surveillance. À la sortie du village, les affrontements donnent régulièrement lieu à des barrages et des caillassages, perturbant la circulation sur cet axe routier majeur.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Machettes et tournevis, des affrontements jusque dans le lycée</strong></h2>
<figure id="attachment_53588" aria-describedby="caption-attachment-53588" style="width: 171px" class="wp-caption alignleft"><img fetchpriority="high" decoding="async" class="size-medium wp-image-53588" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/violences-Tsararano-e1781617888205-171x300.jpg" alt="" width="171" height="300" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/violences-Tsararano-e1781617888205-171x300.jpg 171w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/violences-Tsararano-e1781617888205-584x1024.jpg 584w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/violences-Tsararano-e1781617888205-768x1346.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/violences-Tsararano-e1781617888205-876x1536.jpg 876w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/violences-Tsararano-e1781617888205-150x263.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/violences-Tsararano-e1781617888205-300x526.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/violences-Tsararano-e1781617888205-696x1220.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/violences-Tsararano-e1781617888205-500x877.jpg 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/violences-Tsararano-e1781617888205-800x1403.jpg 800w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/violences-Tsararano-e1781617888205.jpg 944w" sizes="(max-width: 171px) 100vw, 171px" /><figcaption id="caption-attachment-53588" class="wp-caption-text">Le 4 juin dernier, des jeunes munis de tournevis ont réussi à rentrer dans l&rsquo;enceinte du lycée. Un lycéen a été évacué au CHM. (Capture d&rsquo;écran, vidéo réseaux sociaux).</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Mais les violences ne restent pas toujours cantonnées aux abords de l’établissement. Le lundi 1er juin, un jeune homme cagoulé s’introduit dans le lycée avec une machette, provoquant un mouvement de panique au sein de l’établissement. Le lendemain, des affrontements entre jeunes reprennent et perturbent à nouveau le fonctionnement du lycée.</p>
<p style="text-align: justify;">Deux jours plus tard, le 4 juin, plusieurs individus parviennent de nouveau à rentrer dans l’enceinte du lycée par l’arrière du site, échappant à la vigilance des agents de sécurité.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/06/04/le-lycee-de-tsararano-confine-apres-une-intrusion-et-des-heurts/">Armés de tournevis</a>, ils provoquent de violents affrontements qui nécessitent l’intervention des forces de l’ordre. L’établissement est alors confiné avant que les élèves ne soient évacués progressivement. Un lycéen, blessé au dos par un coup de tournevis, est transporté au Centre hospitalier de Mayotte à Mamoudzou, tandis que trois autres élèves sont pris en charge après des malaises.</p>
<p style="text-align: justify;">Au total, huit jeunes ont été interpellés lors des opérations de sécurisation et quatre lycéens originaires de Tsoundzou et de Tsararano ont été placés en audition. Dans le même temps, des automobilistes ont été visés par des jets de projectiles à proximité du rond-point de Tsararano, causant plusieurs dégâts matériels et des blessés. Selon la gendarmerie, des groupes rivaux s&rsquo;étaient également retranchés sur les hauteurs du village avant d&rsquo;être contenus par les forces de l&rsquo;ordre. Le lendemain, les cours ont été suspendus durant toute la journée.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Des violences banalisées, fil rouge de la scolarité</strong></h2>
<figure id="attachment_14615" aria-describedby="caption-attachment-14615" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><img decoding="async" class="wp-image-14615 size-medium" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Caillassage-bus-jpg-300x234.webp" alt="Transport scolaire, bus, caillassage, Mayotte" width="300" height="234" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Caillassage-bus-jpg-300x234.webp 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Caillassage-bus-jpg-150x117.webp 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Caillassage-bus-jpg-696x544.webp 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Caillassage-bus-jpg.webp 750w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-14615" class="wp-caption-text">Les élèves proviennent de différents villages, une situation qui donne régulièrement lieu à des affrontements et à des caillassages de bus. Photographie d&rsquo;illustration / JDM.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Un épisode de violence que Kamel Abdallah, 17 ans, n’a pas oublié. Malgré le calme apparent de ce matin, le lycéen sait que la situation peut basculer à tout moment. <em>« Quand on arrive le matin, on s’attend à tout. À chaque instant, ils peuvent se battre. C’est devenu banal »</em>, confie-t-il.</p>
<p style="text-align: justify;">Un mot, <em>« banal »</em>, qui traduit selon lui le quotidien des plus de 2.000 élèves de l’établissement, confrontés à des violences récurrentes tout au long de leur parcours scolaire, du collège jusqu’au lycée.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>« Les agents de sécurité arrivent à calmer un peu les situations, mais ils sont souvent débordés, ils ne sont pas assez nombreux »</em>, poursuit Kamel, casquette noire vissée sur la tête. <em>« Depuis le début de l’année, on manque de professeurs, certains cours sont annulés, notamment à cause des violences et des caillassages. Ça impacte notre scolarité, on a du mal à travailler normalement ».</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>« Après les violences du 4 juin, ils ont envoyé tout le monde en vacances, sauf les élèves qui passent le baccalauréat »</em>, ajoute le jeune homme en bac professionnel couture. Selon lui, les cours des classes non concernées par les examens auraient pris fin plus tôt que prévu afin de limiter les risques de nouveaux affrontements. Une information qui n’a pu être vérifiée. Kamel, lui, passera le baccalauréat l’année prochaine. <em>« Ça va être chaud »</em>, souffle-t-il, conscient d’un quotidien qu’il n’imagine pas s’améliorer.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>« Après le bac, je vais pouvoir étudier ailleurs où il n&rsquo;y aura plus d&rsquo;affrontements »</strong></h2>
<figure id="attachment_20687" aria-describedby="caption-attachment-20687" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img decoding="async" class="wp-image-20687 size-medium" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Barrage-enflammé-zoom-300x192.jpg" alt="Gendarmerie, Mayotte" width="300" height="192" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Barrage-enflammé-zoom-300x192.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Barrage-enflammé-zoom-150x96.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Barrage-enflammé-zoom-696x446.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Barrage-enflammé-zoom.jpg 750w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-20687" class="wp-caption-text">Un barrage enflammé à Tsararano. Photographie d&rsquo;illustration / JDM.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Peu après 11 h 00, plusieurs lycéens quittent l’établissement après avoir terminé les épreuves écrites, portant notamment sur les mathématiques, les sciences économiques et sociales, l’histoire-géographie ou encore la physique-chimie, selon les filières.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>« Je suis toujours traumatisée par ce qui s&rsquo;est passé il y a quelques jours »</em>, confie Marine Ibrahim Ramadani, 18 ans, à la sortie des épreuves écrites de physique-chimie et de mathématique. « <em>Moi j’arrive de Tsoundzou tous les matins et souvent le bus est caillassé. On n&rsquo;a pas le choix que de vivre avec la violence ! ».</em></p>
<p style="text-align: justify;">Pour elle, l&rsquo;obtention du baccalauréat signifie la fin du lycée mais aussi, enfin, un échappatoire à la violence.<em> « J&rsquo;ai plusieurs projets et notamment de partir dans l&rsquo;Hexagone. Je n&rsquo;ai qu&rsquo;une chose en tête c&rsquo;est de partir car ici c&rsquo;est trop violent ». </em></p>
<p style="text-align: justify;">« <em>On a l’habitude que les élèves se battent entre eux et même les jours du bac ils se mettent à faire la bagarre », </em>témoigne Nayam Maoulana Saïd Hachim, 18 ans. <em>« Je suis content parce qu&rsquo;après le bac je vais pouvoir étudier ailleurs et il n&rsquo;y aura plus d&rsquo;affrontements qui nous procurent du stress permanent ». </em>Le futur bachelier a été admis dans un établissement d&rsquo;enseignement supérieur à Rennes.</p>
<figure id="attachment_53585" aria-describedby="caption-attachment-53585" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-53585" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/Tsararano-lycee-3-300x225.jpeg" alt="" width="300" height="225" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/Tsararano-lycee-3-300x225.jpeg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/Tsararano-lycee-3-1024x768.jpeg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/Tsararano-lycee-3-768x576.jpeg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/Tsararano-lycee-3-1536x1152.jpeg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/Tsararano-lycee-3-150x113.jpeg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/Tsararano-lycee-3-696x522.jpeg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/Tsararano-lycee-3-1068x801.jpeg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/Tsararano-lycee-3-265x198.jpeg 265w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/Tsararano-lycee-3-500x375.jpeg 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/Tsararano-lycee-3-800x600.jpeg 800w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/Tsararano-lycee-3-1280x960.jpeg 1280w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/Tsararano-lycee-3-1320x990.jpeg 1320w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/Tsararano-lycee-3.jpeg 1600w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-53585" class="wp-caption-text">Le préau central du lycée.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">En attendant, les candidats sont appelés à revenir dans les prochains jours au lycée pour poursuivre les épreuves restantes du baccalauréat, dont la session principale doit s’achever à la fin du mois de juin 2026. En cas d’échec, certains devront se rendre aux épreuves de rattrapage prévues début juillet 2026, selon le calendrier officiel.</p>
<p style="text-align: justify;">Jusqu’au dernier jour, le stress des examens se mêlera avec la peur de se retrouver au mauvais endroit au mauvais moment.</p>
<p style="text-align: justify;">Victor Diwisch</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/06/17/je-nai-quune-chose-en-tete-partir-a-tsararano-obtenir-le-bac-pour-tourner-la-page-des-violences/">« Je n’ai qu’une chose en tête : partir », à Tsararano, obtenir le bac pour tourner la page des violences</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Les opérations de lutte contre l&#8217;habitat insalubre se poursuivent</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2025/07/18/les-operations-de-lutte-contre-lhabitat-insalubre-se-poursuivent/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Benoit Jaëglé]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 18 Jul 2025 02:15:34 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Habitat]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[lutte contre l'habitat insalubre]]></category>
		<category><![CDATA[Tsararano]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lejournaldemayotte.yt/?p=33237</guid>

					<description><![CDATA[<p>Une nouvelle opération de lutte contre l'habitat insalubre, réalisée dans le cadre de la loi ELAN, a eu lieu ce jeudi matin à Tsararano.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2025/07/18/les-operations-de-lutte-contre-lhabitat-insalubre-se-poursuivent/">Les opérations de lutte contre l&rsquo;habitat insalubre se poursuivent</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Cette opération est la seconde de ce type en 2025. Elle a visé 84 habitations indignes et insalubres sur les hauteurs de Tsararano depuis mardi et se terminera au cours de ce week-end. Elle va permettre ainsi à la collectivité de porter ses projets de développement pour la continuité de la zone d&rsquo;aménagement concerté (ZAC).</p>
<h3 style="font-weight: 400; text-align: center;"><strong><span style="font-weight: 400;"><strong>Mettre fin à</strong> </span>l&rsquo;insalubrité</strong></h3>
<figure id="attachment_33239" aria-describedby="caption-attachment-33239" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-33239" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/07/rhi3-300x225.jpg" alt="" width="300" height="225" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/07/rhi3-300x225.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/07/rhi3-768x576.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/07/rhi3-150x113.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/07/rhi3-696x522.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/07/rhi3.jpg 800w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-33239" class="wp-caption-text">Le préfet et le maire de Dembéni ont assisté à l&rsquo;opération de « décasage »</figcaption></figure>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Le préfet de Mayotte, François-Xavier Bieuville, était présent à l’occasion de cette opération et a rappelé les raisons de ce « décasage ». <em>« Il s’agit de mettre fin d’une part aux conditions d’insécurité et d’insalubrité dans lesquelles vivent certains habitants. C’est aussi une opération de sécurité publique afin de permettre aux forces de l’ordre d’intervenir en cas de nécessité »</em>. Selon les autorités, les délinquants qui commettaient des exactions venaient ensuite se réfugier dans ce quartier étroit et escarpé pour échapper aux forces de l’ordre. <em>« C’est un milieu difficile, avec une topographie compliquée, qui ne permettait pas de procéder à des interpellations »</em>, ajoute François-Xavier Bieuville.</p>
<h3 style="font-weight: 400; text-align: center;"><strong>Aménager le territoire</strong></h3>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Selon le représentant de l’État, 84 cases ont été détruites, soit <em>« autant de familles qui y vivaient… »</em>. A raison de 4 à 6 personnes par famille, ce sont au minimum 350 personnes qui ont été délogées. <em>« La destruction de ces cases va permettre de récupérer des terrains pour construire des logements et proposer des solutions dignes aux habitants. Ce futur quartier s’inscrit dans une stratégie plus globale d’aménagement du territoire »</em>, indique le préfet. Seront construits, en plus de 54 logements, des voies d’accès mais aussi des réseaux d’assainissement et d’électricité. Par ailleurs, cela devrait permettre aussi, selon les autorités, de sécuriser la zone et faire baisser l’insécurité ainsi que les rixes entres jeunes de Tsararano, de Dembéni et d’Iloni.</p>
<h3 style="font-weight: 400; text-align: center;"><strong>Toutes les familles n’auraient pas été relogées</strong></h3>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">La loi ELAN oblige les autorités à mener des enquêtes sociales au préalable avant de procéder à un « décasage » et de proposer des solutions de relogement aux familles volontaires. Selon François-Xavier Bieuville <em>« personne n’est resté sur le carreau. C’est une opération réussie qui se déroule dans de bonnes conditions »</em>. Or, nous avons pu discuter avec des habitants du quartier et tous n’ont semble-t-il pas eu de proposition de relogement.</p>
<figure id="attachment_33240" aria-describedby="caption-attachment-33240" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-33240" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/07/rhi2-300x225.jpg" alt="" width="300" height="225" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/07/rhi2-300x225.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/07/rhi2-768x576.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/07/rhi2-150x113.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/07/rhi2-696x522.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/07/rhi2.jpg 800w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-33240" class="wp-caption-text">Le quartier « décasé » se situe sur les hauteurs de Tsararano</figcaption></figure>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;"><em>« Ils sont arrivés mardi à 4h du matin et on m’a dit : vous partez ! On ne m’a pas dit pourquoi. On avait été prévenu, il y a longtemps, qu’une opération devait avoir lieu ici mais depuis le passage de Chido on n’avait eu aucune nouvelle, aucune information »</em>, peste un homme d’une trentaine d’années souhaitant garder l&rsquo;anonymat. <em>« On m’a dit qu’ils allaient construire des logements sociaux et qu’on me donnerait deux autres parcelles en échange des miennes. Mais en attendant je fais comment ? C’est de l’expropriation, je n’ai plus de logement. Là je vis chez un pote mais d’autres sont à la rue »</em>, s’énerve-t-il. Selon lui, même s’il n’a pas de chiffre précis, ils seraient un certain nombre dans cette situation. <em>« C’est pour ça qu’il y a de la délinquance à Mayotte car on met les gens à la rue »</em>.</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">B.J.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2025/07/18/les-operations-de-lutte-contre-lhabitat-insalubre-se-poursuivent/">Les opérations de lutte contre l&rsquo;habitat insalubre se poursuivent</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
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		<title>Tsararano-Dembéni : l’ÉcoQuartier sort de terre</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2025/07/15/tsararano-dembeni-lecoquartier-sort-de-terre/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Victor Diwisch]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 15 Jul 2025 02:00:02 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Economie]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[Social]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
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		<category><![CDATA[Ecoquartier]]></category>
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		<category><![CDATA[relogement]]></category>
		<category><![CDATA[Tsararano]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lejournaldemayotte.yt/?p=33022</guid>

					<description><![CDATA[<p>A Tsararano, la Zone d’aménagement concertée (Zac) Ecoquartier de Tsararano-Dembéni, commence à sortir de terre. Pour le moment, vendredi 11 juillet, les travaux concernent la première phase du projet qui accueillera 160 logements, des commerces et des infrastructures sportives. Les premiers bâtiments devraient être livrés en 2028. Dans un secteur partiellement occupé, l’EPFAM prévoit le relogement de 40 familles et des indemnités pour les agriculteurs.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2025/07/15/tsararano-dembeni-lecoquartier-sort-de-terre/">Tsararano-Dembéni : l’ÉcoQuartier sort de terre</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><span style="font-weight: 400;">Dix mois après <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2024/09/17/la-premiere-pierre-de-la-zac-tsararano-dembeni-est-posee/">la pose de la première pierre</a> de la ZAC Ecoquartier de Tsararano-Dembéni, le 13 septembre 2024, le paysage à l’arrière des vendeuses de légumes, le long de la nationale 2 à Tsararano à drastiquement changé. L’enchevêtrement de parcelles agricoles et de cases en tôles a laissé la place à un grand terrain dénudé sur lequel s’activent les engins de chantier et les hommes en chasubles oranges. Vendredi 11 juillet, l’Etablissement public foncier et d’aménagement de Mayotte (EPFAM), porteur du projet, a organisé une visite du chantier avec la Ville de Dembeni, pour faire le point sur l’avancée des travaux.</span></p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>La première tranche du projet en cours de réalisation</strong></h2>
<figure id="attachment_33046" aria-describedby="caption-attachment-33046" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-33046" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/07/Chantier-ETB-5-300x229.jpg" alt="Ecoquartier, Tsararano, Démbeni, logement, Mayotte" width="300" height="229" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/07/Chantier-ETB-5-300x229.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/07/Chantier-ETB-5-768x586.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/07/Chantier-ETB-5-150x114.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/07/Chantier-ETB-5-696x531.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/07/Chantier-ETB-5.jpg 1000w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-33046" class="wp-caption-text">L&rsquo;objectif est de réaliser un front bâti le long de la RN avec 5 lots aménagés par ALMA.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-weight: 400;">La ZAC a pour objectif de relier Tsararano à Dembéni, autour de la rivière Mro oua Dembeni, via l’urbanisation de 45 hectares entre les deux villages. Cette zone prévoit d’accueillir 2.600 logements, des groupes scolaires, un collège, des équipements sportifs, des pôles culturels, mais aussi des zones d’activités agricoles et de préservation de l’environnement.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-weight: 400;">Pour le moment, les travaux concernent la première partie du projet, du côté de Tsararano, avec la réalisation d’un front bâti le long de la route nationale. Ce dernier est constitué de 5 lots gérés par AL’MA (Action logement Mayotte) qui proposeront 160 logements, une moyenne surface alimentaire, des commerces de proximité et des bureaux. Le plateau sportif actuel sera remplacé par une place aménagée qui permettra d&rsquo;accéder aux différents nouveaux espaces publics comme le terrain de football, le plateau sportif, et des aires de jeux. Toute la vie de la commune et de ses habitants va être orientée vers ce nouveau quartier bordé par la rivière.</span></p>
<figure id="attachment_33049" aria-describedby="caption-attachment-33049" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-33049" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/07/Chantier-ETB-8-300x200.jpg" alt="Ecoquartier, Tsararano, Démbeni, logement, Mayotte" width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/07/Chantier-ETB-8-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/07/Chantier-ETB-8-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/07/Chantier-ETB-8-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/07/Chantier-ETB-8-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/07/Chantier-ETB-8.jpg 1000w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-33049" class="wp-caption-text">Après le terrassement et les réseaux, les premières constructions doivent débuter dans les premiers mois de 2026.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-weight: 400;">La deuxième phase des travaux doit débuter en septembre prochain depuis la commune de Dembéni. Située sur la plaine agricole et les coteaux, en dessous du technopole, cette seconde tranche, plus importante que la première en surface et en travaux à réaliser, constitue la plus grande partie de l&rsquo;Écoquartier. C’est à cet endroit que seront construits la majorité des logements, les établissements publics, les groupes scolaires, <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2025/06/26/ecoquartier-tsararano-dembeni-lacte-de-vente-signe-pour-la-construction-du-college/">le collège</a>, mais aussi les principales voiries.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-weight: 400;">« <em>Les travaux se passent très bien grâce à la collaboration étroite entre l’EPFAM, la Ville de Dembéni, l’entreprise Sogea, le maître d&rsquo;œuvre et tous les acteurs »</em>, se réjouit Elissa Danel, chargée d’opérations urbaines à l’EPFAM, « <em>tout le monde a conscience que c&rsquo;est un projet qui va avoir un fort impact pour le développement de Mayotte ».</em></span></p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Un centre de relogement, des indemnités et des réhabilitations pour les agriculteurs</strong></h2>
<figure id="attachment_33053" aria-describedby="caption-attachment-33053" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-33053" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/07/Chantier-ETB-9-300x200.jpg" alt="Ecoquartier, Tsararano, Démbeni, logement, Mayotte" width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/07/Chantier-ETB-9-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/07/Chantier-ETB-9-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/07/Chantier-ETB-9-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/07/Chantier-ETB-9-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/07/Chantier-ETB-9.jpg 1000w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-33053" class="wp-caption-text">La ZAC a pour objectif de relier Dembéni à Tsararano via l&rsquo;urbanisation de 45 hectares. Autour de la rivière, cette zone était particulièrement prisée des agriculteurs.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">En comparaison avec l&rsquo;un des autres projets de l&rsquo;EPFAM, à savoir la création de la ZAC de Doujani, <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2023/07/10/inauguration-du-debut-des-travaux-de-la-zac-de-doujani/">dont les travaux ont débuté en 2023</a>, qui comportait « <em>plus de 800 habitations insalubres en juin 2022&Prime;</em>, selon l&rsquo;établissement public, la zone de Tsararano-Dembéni est beaucoup moins occupée. D&rsquo;après les enquêtes effectuées par l&rsquo;EPFAM, qui est propriétaire de l&rsquo;ensemble des terrains, 40 familles sont recensées sur la zone et sont directement impactées par les travaux. Le chantier touche également les exploitants agricoles, les éleveurs de zébus et aussi la faune et la flore du milieu naturel autour de la rivière.</p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-weight: 400;">« <em>Pour les familles qui sont présentes illégalement sur le terrain nous allons construire un centre de relogement temporaire en modulaires »</em>, explique Elissa Danel, « <em>elles pourront y rester deux mois mais nous allons voir au cas par cas pour tenter de trouver des solutions et débloquer des situations. </em></span><span style="font-weight: 400;"><em>Les exploitants agricoles auront le droit à des indemnités pour la perte de leurs activités, mais on travaille avec eux pour essayer de les relocaliser puisque le projet prévoit de nombreux espaces agricoles et de la relocalisation-stabilisation du zébu »</em>, poursuit la chargée d&rsquo;opérations urbaines. « <em>On a également prévu des compensations écologiques, puisque la plaine humide va être rétrocédée au Conservatoire du littoral avec un plan de gestion durable en collaboration avec le Gepomay pour conserver le crabier blanc et l&rsquo;écosystème ».</em></span></p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>La fatigue et la colère s&rsquo;installent chez les familles déplacées</strong></h2>
<figure id="attachment_33042" aria-describedby="caption-attachment-33042" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-33042" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/07/Chantier-ETB-1-300x200.jpg" alt="Ecoquartier, Tsararano, Démbeni, logement, Mayotte" width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/07/Chantier-ETB-1-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/07/Chantier-ETB-1-768x511.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/07/Chantier-ETB-1-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/07/Chantier-ETB-1-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/07/Chantier-ETB-1.jpg 1000w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-33042" class="wp-caption-text">Une jeune fille qui habite dans une case en tôle avec sa famille, observe une pelleteuse sur le chantier. L&rsquo;EPFAM a prévu de construire un centre de relogement temporaire pour 40 familles.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">De l&rsquo;autre côté de la barrière de sécurité du chantier, les enfants regardent avec attention les pelleteuses creuser le sol. Il y a deux mois, en raison du lancement des travaux de terrassement, eux et leurs familles ont été déplacés aux abords du marché couvert, dans une zone particulièrement marécageuse où l&rsquo;eau s&rsquo;infiltre dans les habitations. Suite à Chido, c&rsquo;est la deuxième, voire la troisième fois, que ces familles doivent reconstruire leur maison en l&rsquo;espace de quelques mois. Dans le petit quartier de quelques cases, la fatigue se fait ressentir et la colère gronde face à l&rsquo;incompréhension. « <em>A peine on construit qu&rsquo;on doit partir à nouveau ! »</em>, lance Moustoifa* énervé, « <em>c&rsquo;est pourtant eux qui nous disent de nous installer ici, on ne comprend plus rien, et le matériel pour reconstruire coûte cher »</em>.</p>
<p style="text-align: justify;">Pour ces habitants, dont certains vivent ici depuis des dizaines d&rsquo;années, la ZAC devrait les prendre en compte. « <em>Je ne sais pas pourquoi on ne nous propose pas d&rsquo;acquérir ces terrains pour qu&rsquo;on puisse s&rsquo;y installer durablement », </em>continue le jeune homme d&rsquo;une vingtaine d&rsquo;années. « <em>C&rsquo;est un projet intéressant, mais il faut trouver des solutions pour tout le monde, ne pas prioriser certaines personnes pour en abandonner d&rsquo;autres. Mayotte a besoin de se développer mais il ne faut pas briser des vies »</em>, observe Duc*, 20 ans, venu apporter de l&rsquo;eau à sa grand-mère, « <em>l&rsquo;incertitude du logement rend fou tout le monde, on y pense tous les jours ici ».</em></p>
<figure id="attachment_33048" aria-describedby="caption-attachment-33048" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-33048" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/07/Chantier-ETB-7-300x200.jpg" alt="Ecoquartier, Tsararano, Démbeni, logement, Mayotte" width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/07/Chantier-ETB-7-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/07/Chantier-ETB-7-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/07/Chantier-ETB-7-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/07/Chantier-ETB-7-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/07/Chantier-ETB-7.jpg 1000w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-33048" class="wp-caption-text">Les vendeuses de légumes le long de la route nationale 2.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Lorsqu&rsquo;il apprend le projet de création de centre de relogement, le jeune homme doute que l&rsquo;ensemble des personnes pourront y trouver un toit, « <em>je pense qu&rsquo;ils feront le tri entre ceux qui ont les papiers et ceux qui n&rsquo;en ont pas »</em>.</p>
<p style="text-align: justify;">Inquiets, les habitants ne savent pas lorsqu&rsquo;ils devront à nouveau quitter leurs cases pour permettre l&rsquo;avancée des travaux. En attendant, les enfants accompagnent leurs mères au bord de la route pour y vendre les légumes.</p>
<p>* Les prénoms ont été modifiés</p>
<p style="text-align: justify;">Victor Diwisch</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2025/07/15/tsararano-dembeni-lecoquartier-sort-de-terre/">Tsararano-Dembéni : l’ÉcoQuartier sort de terre</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
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