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	<title>Archives des taxi - Le Journal De Mayotte</title>
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	<description>L&#039;information à Mayotte</description>
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	<title>Archives des taxi - Le Journal De Mayotte</title>
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	<item>
		<title>Au volant du même métier, deux histoires bien différentes&#8230;</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/06/03/au-volant-du-meme-metier-deux-histoires-bien-differentes/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Shanyce MATHIAS ALI]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 03 Jun 2026 02:00:21 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Portrait]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
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		<category><![CDATA[Taxiwoman]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L’un a connu les débuts du métier de taximan à Mayotte, l’autre s’y est lancée après plusieurs vies professionnelles. À Petite-Terre, deux chauffeurs racontent un quotidien marqué par des réalités différentes mais un même attachement à la route.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/06/03/au-volant-du-meme-metier-deux-histoires-bien-differentes/">Au volant du même métier, deux histoires bien différentes&#8230;</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Il connaît Petite-Terre comme sa poche, chauffeur de taxi depuis plus de vingt ans, Fakhi Ahmed a commencé en 2004, à une époque où le métier était encore peu développé sur l’île. « <em>Je voulais devenir taximan parce que je pensais que c’était un travail confortable, ça m’attirait beaucoup</em> », raconte-t-il, en se souvenant de ses débuts, après avoir passé le permis et les formations nécessaires pour se lancer.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Très vite rattrapé par la réalité du terrain</strong></h2>
<figure id="attachment_51323" aria-describedby="caption-attachment-51323" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img fetchpriority="high" decoding="async" class="size-medium wp-image-51323" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/Fakhi-300x200.jpg" alt="" width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/Fakhi-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/Fakhi-1024x683.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/Fakhi-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/Fakhi-1536x1024.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/Fakhi-2048x1365.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/Fakhi-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/Fakhi-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/Fakhi-1068x712.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/Fakhi-1920x1280.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/Fakhi-1320x880.jpg 1320w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-51323" class="wp-caption-text">Ahmed Fakhi, est taximan en Petite-Terre depuis 2004. Léo Vignal / JDM</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Pourtant très rapidement, il va découvrir que l&rsquo;image qu&rsquo;il se faisait du métier est très différente de la réalité. Il parle d’un quotidien déjà difficile à l’époque, avec des revenus faibles et une activité encore en construction. « <em>C’était compliqué pour moi, car la course  était à 60 centimes</em> <em>! »</em>, se rappelle-t-il. Malgré tout, le chauffeur insiste sur ce qui l’a toujours retenu dans ce métier : les rencontres, les échanges et le lien avec ses clients. « <em>On rencontre beaucoup de personnes et on connaît beaucoup de gens</em> », explique le taximan, pour qui chaque journée est riche humainement.</p>
<p style="text-align: justify;">Avec les années, il dit ne pas avoir assisté à une véritable révolution dans sa profession, à part l’évolution des tarifs, passés de 60 centimes à 2 euros le trajet. Pour le reste, le taximan évoque un métier resté globalement le même, avec des horaires lourds. « <em>On est toute la journée sur la route, on quitte la maison très tôt et on rentre tard</em> », partage le chauffeur.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong data-start="764" data-end="795">Conduire, plus qu’un métier</strong></h2>
<p style="text-align: justify;">Cependant, il dit n&rsquo;avoir jamais envisagé d&rsquo;arrêter le métier de taximan ou même de se reconvertir. « <em>Même si parfois c’est compliqué, je préfère rester car j’aime mon métier, conduire c&rsquo;est la seule chose que je sais faire</em> », confie-t-il. Il va plus loin en décrivant une forme d’attachement presque physique à la conduite. « <em>Une journée sans conduire, je me sens bizarre</em> », ajoute-t-il.</p>
<p style="text-align: justify;">Au fil des trajets, le chauffeur évoque aussi des moments où le taxi sort de son rôle habituel, devenant un lieu d’échange où des passagers, parfois en difficulté, trouvent une oreille, des conseils ou simplement un peu de réconfort.</p>
<p style="text-align: justify;">Malgré les difficultés, Fakhi Ahmed continue donc de rouler, fidèle à une activité qu’il connaît depuis sa jeunesse et qu’il n’a jamais quittée.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Une même route, des expériences différentes</strong></h2>
<p style="text-align: justify;" data-start="2737" data-end="2840">À quelques kilomètres de là, une taxiwoman exerce le même métier, mais avec un parcours bien différent.</p>
<figure id="attachment_52352" aria-describedby="caption-attachment-52352" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><img decoding="async" class="size-medium wp-image-52352" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/2T8A3429-300x200.jpg" alt="" width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/2T8A3429-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/2T8A3429-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/2T8A3429-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/2T8A3429-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/2T8A3429-500x333.jpg 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/2T8A3429.jpg 800w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-52352" class="wp-caption-text">Raiminati Mohamed Lihady est Taxi woman depuis 4 ans sur Petite-Terre. Léo Vignal / JDM</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">À 41 ans, Raiminati Mohamed Lihady fait partie des trois taxiwoman de Petite-Terre depuis  quatre ans. Après un parcours pourtant opposé à ce métier, puisqu’elle a d’abord travaillé comme couturière en brodant des tenues traditionnelles, avant de devenir commerçante faisant des voyages réguliers à Dubaï et en Thaïlande.</p>
<p style="text-align: justify;">C’est finalement au fil de ces expériences mais également en observant ses anciens compagnons qui étaient eux-mêmes taximan, que son aventure débute. « <em>Je me suis dit : pourquoi pas moi ? Pourquoi pas nous les femmes ?</em> ».</p>
<p style="text-align: justify;">Elle passe son permis de conduire, puis enchaîne avec la formation obligatoire de taxi, une étape décrite comme assez intense. « <em>Il y&rsquo;avait six jurys qui me posaient plein de question c&rsquo;était vraiment chaud !</em> », dit la taxiwoman en riant.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Un métier assumé, malgré les regards</strong></h2>
<p style="text-align: justify;">Elle raconte notamment qu’on la surnomme « Madame Casquette », ce qui ne la dérange pas du tout. «<em> Je m’en fous, appelez-moi Madame Casquette, je fais mon travail, je rentre chez moi avec des sous dans ma poche</em> », dit-elle sans détour. Raiminati Mohamed Lihady insiste sur sa manière d’aborder le métier sans se laisser impressionner. « <em>Si lui il peut faire, moi aussi je peux le faire, c&rsquo;est le challenge qui m&rsquo;a donné envie de me lancer</em> », affirme-t-elle.</p>
<figure id="attachment_52353" aria-describedby="caption-attachment-52353" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img decoding="async" class="size-medium wp-image-52353" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/2T8A3466-300x200.jpg" alt="" width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/2T8A3466-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/2T8A3466-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/2T8A3466-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/2T8A3466-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/2T8A3466-500x333.jpg 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/2T8A3466.jpg 800w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-52353" class="wp-caption-text">Raiminati Mohamed Lihady fait partie des trois seules femmes qui exercent la profession sur Petite-Terre. Léo Vignal / JDM</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Du côté de ses collègues, au début, certains pensaient que sa présence dans le métier serait temporaire, “juste un ou deux mois”. « <em>Maintenant ils ont accepté, quand ils nous voient, ils sont contents </em>».</p>
<p style="text-align: justify;">Le regard des clients, souvent positif, ne la gêne pas non plus. Certains lui font des compliments sur sa conduite et la décoration assumée de son véhicule au point de lui laisser parfois des pourboires. « <em>Les femmes me disent que je suis courageuse et qu&rsquo;elles ne pourraient pas faire ce métier</em> », dit-elle le sourire aux lèvres.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Passion du métier et nouveaux projets</strong></h2>
<p style="text-align: justify;">Avec le temps, la chauffeuse dit avoir vu le métier évoluer, notamment avec l’arrivée des bus qui ont réduit la demande de taxis. Cependant, elle continue à y trouver un intérêt, surtout dans le contact humain. «<em> Avec le travail, je rencontre des gens avec qui causer, et j&rsquo;oublie mes soucis ! »</em>, confie-t-elle.</p>
<p style="text-align: justify;">Mère de deux enfants, elle parvient à organiser son quotidien entre travail et vie familiale, malgré des journées qui commencent tôt et se terminent en fin d’après-midi. Si elle se projette encore dans le métier aujourd’hui, elle ne s’imagine pas y rester indéfiniment. La mère de famille évoque déjà d’autres projets, comme devenir chauffeur de bus ou se reconvertir dans la restauration avec un camion-restaurant ambulant. <em>« J’ai d’autres idées en tête</em> ».</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="4153" data-end="4326">Pour celles qui hésitent encore à se lancer, son message reste simple et direct : ne pas se limiter à cause du genre ou des peurs. « <em>Pour moi, il n’y a pas de boulot de femme ou d’homme</em> », conclut la taxiwoman.</p>
<p> Shanyce MATHIAS ALI.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>“50/ 50 ou rien” : les taximans réclament leur place dans le transport mahorais</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/05/11/50-50-ou-rien-les-taximans-reclament-leur-place-dans-le-transport-mahorais/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Shanyce MATHIAS ALI]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 11 May 2026 02:15:12 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Economie]]></category>
		<category><![CDATA[Social]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
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		<category><![CDATA[taxi]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Alors qu’une cinquantaine de taxis avaient été annoncés la veille, ils étaient finalement treize à mener une opération escargot jeudi dernier sur le boulevard des Crabes, à Labattoir, pour réclamer des réponses sur l’avenir de leur profession face à l'arrivée des bus en Petite-Terre.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/05/11/50-50-ou-rien-les-taximans-reclament-leur-place-dans-le-transport-mahorais/">“50/ 50 ou rien” : les taximans réclament leur place dans le transport mahorais</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Le boulevard des Crabes était au ralenti jeudi 7 mai dans la matinée, en raison d’une opération escargot menée par plusieurs taxis de Petite-Terre. Au départ, les représentants parlaient d’une cinquantaine de véhicules mobilisés. Finalement, seuls treize taxis ont participé à cette mobilisation qui a tout de même perturbé une partie des déplacements entre Labattoir et la barge, notamment aux heures de pointe du matin.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Des usagers pris de court</strong></h2>
<figure id="attachment_51150" aria-describedby="caption-attachment-51150" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-51150" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_7288-2-300x225.jpg" alt="" width="300" height="225" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_7288-2-300x225.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_7288-2-1024x768.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_7288-2-768x576.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_7288-2-1536x1152.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_7288-2-2048x1536.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_7288-2-150x113.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_7288-2-696x522.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_7288-2-1068x801.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_7288-2-1920x1440.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_7288-2-265x198.jpg 265w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_7288-2-1320x990.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-51150" class="wp-caption-text">Les voyageurs ont dû traîner leurs valises sur plusieurs mètres avant de rejoindre la barge ou de pouvoir trouver un taxi.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Sur les trottoirs, beaucoup d’usagers semblaient surtout surpris, en effet, certains ont découvert la mobilisation sur le moment, obligés de revoir leur trajet à la dernière minute pour rejoindre la barge ou encore l’aéroport. Des voyageurs ont dû marcher plusieurs centaines de mètres avec leurs bagages avant de trouver un taxi plus loin sur la route. « <em>J’étais dans un bus et on a dû descendre au rond-point Four-à-Chaux à cause de la mobilisation. Là je vais devoir marcher encore vingt minutes avant d’arriver à la barge</em> », raconte Fifi habitante de Labattoir.</p>
<p style="text-align: justify;">Même scène pour Safina, qui devait rejoindre l’aéroport pour un vol prévu à 10 heures. « <em>Je comprends qu’ils ont des revendications mais là c’est la population qu’ils punissent</em> », souffle-t-elle, ses valises à la main.</p>
<h2 style="text-align: center;"><em><strong>« La route c’est notre bureau »</strong></em></h2>
<p style="text-align: justify;">Du côté des taximans, la colère dépasse la seule question des transports. Pour Ahmed Fakhi, chauffeur depuis vingt ans, les navettes gratuites mises en place ces dernières années ont profondément modifié l’activité de la profession. Ils estiment que les taxis auraient dû être davantage associés à ces dispositifs. « <em>C’est nous qui devions être prioritaires, pas des entreprises qui viennent prendre notre place</em> », insiste-t-il.</p>
<figure id="attachment_51148" aria-describedby="caption-attachment-51148" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-51148" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/2T8A9766-300x200.jpg" alt="" width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/2T8A9766-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/2T8A9766-1024x683.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/2T8A9766-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/2T8A9766-1536x1024.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/2T8A9766-2048x1365.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/2T8A9766-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/2T8A9766-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/2T8A9766-1068x712.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/2T8A9766-1920x1280.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/2T8A9766-1320x880.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-51148" class="wp-caption-text">Plusieurs taxis regrettent le manque de dialogue avec le Département sur la mise en place de transports en commun de Petite-Terre. (Léo Vignal / JDM)</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Le chauffeur évoque également une solution de coexistence avec les futurs transports publics. Il prend notamment l’exemple d’autres territoires : « <em>À La Réunion, les usagers paient selon la distance. Nous aussi on peut s’adapter</em> », dit-il, en insistant sur l’idée que la profession pourrait évoluer sans disparaître. «<em> La route c’est notre bureau, donc si on doit gêner la circulation pour se faire entendre, on le fera ! </em>», martèle Ahmed Fakhi.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="234" data-end="479">Face à ces revendications, le Département-Région de Mayotte, par la voix d’Ali Omar, troisième vice-président chargé des Transports et de la Transition écologique, que nous avons pu contacter, dit <em>« entendre les inquiétudes des taximans de Petite-Terre et rester attentif à leurs difficultés »</em>. Il rappelle toutefois que <em>« la réglementation des taxis relève principalement des communes et de l’État, et que la collectivité concentre son action sur les mobilités et les infrastructures routières. Les questions liées à la situation économique et sociale des chauffeurs, aux conditions d’exploitation ou encore aux obligations professionnelles s’inscrivent également dans un cadre réglementaire national. Les professionnels du transport de personnes sont par ailleurs soumis à un certain nombre d’obligations réglementaires, notamment en matière d’autorisation d’exercer, d’assurance, de sécurité des usagers, de respect des règles de circulation et de conformité des véhicules.</em></p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;"><em>Pour sa part, le Département intervient dans le champ plus large des mobilités et de l’aménagement du territoire, notamment à travers les infrastructures routières départementales et les réflexions engagées autour de l’amélioration des déplacements des usagers. Dans ce cadre, la collectivité reste attachée au dialogue avec l’ensemble des acteurs concernés afin de favoriser des solutions adaptées aux réalités de Petite-Terre et aux besoins de la population.</em></p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;"><em>Concernant les contraintes d’infrastructures évoquées, le Département est pleinement conscient des spécificités du réseau routier de Petite-Terre. Toute réflexion relative au développement des transports collectifs doit intégrer les enjeux de sécurité, d’accessibilité et de circulation, en tenant compte des caractéristiques des voiries existantes »</em>, nous a-t-il dit.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Une transition compliquée</strong></h2>
<p style="text-align: justify;">Depuis longtemps, les taxis occupent une place centrale dans les déplacements sur l’île, dans un territoire où les transports publics ont longtemps été peu développés. Mais avec l’arrivée progressive du réseau Caribus et le développement des bus, le modèle historique des taxis se retrouve « fragilisé ».</p>
<figure id="attachment_51153" aria-describedby="caption-attachment-51153" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-51153" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/2T8A7209-300x200.jpg" alt="" width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/2T8A7209-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/2T8A7209-1024x683.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/2T8A7209-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/2T8A7209-1536x1024.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/2T8A7209-2048x1365.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/2T8A7209-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/2T8A7209-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/2T8A7209-1068x712.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/2T8A7209-1920x1280.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/2T8A7209-1320x880.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-51153" class="wp-caption-text">L&rsquo;inauguration officielle des transports en commun de la Région de Mayotte devrait avoir lieu mi-mai. (Léo Vignal / JDM)</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Comme l&rsquo;explique Mohamed Hamissi, spécialiste des transports, le territoire est en pleine transition et les tensions actuelles montrent surtout les difficultés à faire évoluer les transports sans laisser une partie des acteurs de côté. « <em> Le développement des bus est important pour le pouvoir d’achat, pour l’environnement, mais aussi pour permettre à chacun de se déplacer plus facilement »</em>.</p>
<p style="text-align: justify;">Cependant, il rappelle que les taxis restent indispensables dans certaines zones, notamment rurales ou moins accessibles en raison des infrastructures routières du territoire. « <em>On ne peut pas copier simplement ce qui existe à Paris ou à La Réunion, l&rsquo;île a ses propres réalités</em> », souligne-t-il.</p>
<p style="text-align: justify;">Selon lui, l’erreur serait d’opposer bus et taxis alors que les deux systèmes doivent être pensés comme complémentaires. Un travail d’intégration des taxis collectifs dans le réseau de transport public existe déjà, certaines coopératives participant même à certaines lignes en Grande-Terre.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Les taximans menacent de durcir le mouvement</strong></h2>
<p style="text-align: justify;">À la fin de la mobilisation, les taximans ont assuré qu’il ne s’agissait « <em>que d’un avertissement</em> » et non d’une grève générale. Mais ils préviennent déjà que sans réponse des autorités, le mouvement pourrait rapidement se durcir avec le soutien des intersyndicales de taxis de Grande-Terre, au risque de paralyser une grande partie du territoire.</p>
<div class="td_block_wrap tdb_single_tags tdi_121 td-pb-border-top td_block_template_1" style="text-align: justify;" data-td-block-uid="tdi_121">Shanyce MATHIAS ALI.</div>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/05/11/50-50-ou-rien-les-taximans-reclament-leur-place-dans-le-transport-mahorais/">“50/ 50 ou rien” : les taximans réclament leur place dans le transport mahorais</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Petite-Terre : les taximans annoncent un possible durcissement du mouvement</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/05/07/petite-terre-les-taximans-annoncent-un-possible-durcissement-du-mouvement/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Shanyce MATHIAS ALI]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 07 May 2026 12:47:26 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Fil info]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[Mobilisation]]></category>
		<category><![CDATA[Mobilité]]></category>
		<category><![CDATA[Petite-Terre]]></category>
		<category><![CDATA[taxi]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les chauffeurs mobilisés ce jeudi matin à Petite-Terre assurent qu’il ne s’agissait “que d’un avertissement” et réclament des réponses sur l’avenir de leur profession face au développement des bus.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/05/07/petite-terre-les-taximans-annoncent-un-possible-durcissement-du-mouvement/">Petite-Terre : les taximans annoncent un possible durcissement du mouvement</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Une opération escargot menée par des taximans a perturbé la circulation ce jeudi matin sur le boulevard des Crabes en direction de la barge, à Dzaoudzi-Labattoir. Aux alentours de 6 heures du matin, plus d&rsquo;une dizaine de taxis ont ralenti le trafic pour dénoncer l&rsquo;exclusion des taxis dans le développement des transports publics. Mais également pour réclamer des compensations financières face à la baisse de leurs revenus provoquée, selon eux, par les navettes gratuites et l’arrivée progressive des bus du Département-Région Mayotte.</p>
<p style="text-align: justify;">À la fin de la mobilisation, les chauffeurs ont prévenu qu’il ne s’agissait que « d’un avertissement ». Sans réponse des autorités, ils menacent désormais de durcir le mouvement avec le soutien des intersyndicales de taxis de Grande-Terre, au risque de paralyser une grande partie du territoire.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/05/07/petite-terre-les-taximans-annoncent-un-possible-durcissement-du-mouvement/">Petite-Terre : les taximans annoncent un possible durcissement du mouvement</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Les chauffeurs de taxi en grève pour réclamer l&#8217;accès aux voies du Caribus</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2025/06/03/les-chauffeurs-de-taxi-en-greve-pour-reclamer-lacces-aux-voies-du-caribus/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Victor Diwisch]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 03 Jun 2025 02:15:39 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Economie]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[Caribus]]></category>
		<category><![CDATA[embouteillage]]></category>
		<category><![CDATA[grève]]></category>
		<category><![CDATA[Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[taxi]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Dès 4h30 ce lundi 2 juin, les chauffeurs de taxis ont entamé leur mouvement de grève à Mtsapéré en menant une opération escargot. Les "taximans" réclament l’ouverture des voies du Caribus à leurs véhicules pour leur permettre d’éviter les bouchons. “Une question de survie”, selon le porte-parole des grévistes, Adinani Zoubert, qui a peur de perdre sa clientèle. En cas de non accord avec la CADEMA, la grève risque de perdurer.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2025/06/03/les-chauffeurs-de-taxi-en-greve-pour-reclamer-lacces-aux-voies-du-caribus/">Les chauffeurs de taxi en grève pour réclamer l&rsquo;accès aux voies du Caribus</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><span style="font-weight: 400;">Fenêtres abaissées, roulant au pas, les « taximans » ont commencé leur grève ce lundi 2 juin au matin avec une opération escargot qui a entraîné embouteillages et ralentissements entre Passamainty, Mtsapéré et Kawéni. Ils réclament l’ouverture des voies du Caribus à leurs véhicules pour ne pas être bloqués dans les bouchons et subir la concurrence des navettes gratuites qui opèrent le trajet Passamainty-Cavani en une dizaine de minutes contre plus de 3 heures en taxi.</span></p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Une pression économique accrue</strong></h2>
<figure id="attachment_30122" aria-describedby="caption-attachment-30122" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-30122" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/06/Taxi-greve-2-300x225.jpg" alt="Grève, taxi, Caribus, transport, Mayotte" width="300" height="225" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/06/Taxi-greve-2-300x225.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/06/Taxi-greve-2-768x576.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/06/Taxi-greve-2-150x113.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/06/Taxi-greve-2-696x522.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/06/Taxi-greve-2.jpg 800w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-30122" class="wp-caption-text">Concurrence illégale et légale, embouteillages et augmentation du taux de motorisation des ménages, autant de facteurs qui impactent le chiffre d’affaire des « taximans », souvent indépendants</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-weight: 400;">« </span><i><span style="font-weight: 400;">Quand je débute ma journée, je pars à 6 h de Chirongui et j’arrive après 9 h à Mamoudzou »</span></i><span style="font-weight: 400;">, regrette Ali*, chauffeur de taxi indépendant. « </span><i><span style="font-weight: 400;">On aimerait pouvoir aller sur les voies Caribus, comme c’est le cas partout ailleurs avec ce genre d’infrastructures. Depuis l’ouverture des lignes, moins de gens viennent dans nos taxis, on a peur pour notre métier »,</span></i><span style="font-weight: 400;"> constate-t-il amèrement en regardant la route bloquée à Mamoudzou. « </span><i><span style="font-weight: 400;">Les gens préfèrent se tourner vers les navettes mais aussi les scooters, qui n’ont pas de licences. Si les pouvoirs publics ne répondent pas on va bloquer la route, on n&rsquo;a pas le choix »</span></i><span style="font-weight: 400;">, continue l’homme inquiet.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-weight: 400;">« </span><i><span style="font-weight: 400;">Il s’agit de notre survie, de notre gagne-pain ! »</span></i><span style="font-weight: 400;">, insiste Adinani Zoubert, de Force syndicale des artisans taxi-ville de Mayotte (FSATVM), porte-parole des chauffeurs. « </span><i><span style="font-weight: 400;">A la base il était prévu que nous les taxis on puisse passer sur les voies du Caribus, mais finalement non. On se sent trahis »</span></i><span style="font-weight: 400;">, ajoute l’homme vêtu d’un treillis militaire et d’un béret. « </span><i><span style="font-weight: 400;">Si on ne passe pas par ces voies, on est foutus. C’est notre vie qui est en jeu »</span></i><span style="font-weight: 400;">. A Mayotte, la plupart des chauffeurs sont indépendants, la pression économique est élevée et l’arrivée du Caribus n’améliore pas la situation.</span></p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>« Il faut développer le territoire ensemble »</strong></h2>
<figure id="attachment_30125" aria-describedby="caption-attachment-30125" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-30125" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/06/Taxi-Adinani-Zoubert-300x225.jpg" alt="Grève, taxi, Caribus, transport, Mayotte" width="300" height="225" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/06/Taxi-Adinani-Zoubert-300x225.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/06/Taxi-Adinani-Zoubert-768x576.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/06/Taxi-Adinani-Zoubert-150x113.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/06/Taxi-Adinani-Zoubert-696x522.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/06/Taxi-Adinani-Zoubert.jpg 800w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-30125" class="wp-caption-text">Adinani Zoubert, de Force syndicale des artisans taxi-ville de Mayotte (FSATVM), déplore l&rsquo;absence d&rsquo;échanges avec la Cadema</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-weight: 400;">Le premier tronçon, <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2025/05/13/caribus-passamainty-mamoudzou-en-a-peine-10-minutes/">ouvert le 12 mai dernier</a> après 3 ans de travaux, dessert sept arrêts sur 3 km et les navettes effectuent le trajet environ toutes les demi-heures. Si pour le moment la distance couverte par les bus est courte, les chauffeurs de taxis observent déjà un changement de comportement de la population en leur défaveur. D’autant plus que d’ici 2026 les voies du Caribus s’étendront jusqu’au quartier des Hauts Vallons en passant par Mamoudzou centre, c’est-à-dire toute la zone économique principale de Mayotte. Sans accès aux nouvelles routes, difficile d’imaginer les utilisateurs se tourner vers les taxis.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-weight: 400;">« </span><i><span style="font-weight: 400;">On a essayé de contacter la Cadema pour discuter mais depuis 3 semaines on organise des réunions sans obtenir de retours, c’est silence radio »,</span></i><span style="font-weight: 400;"> poursuit Adinani Zoubert, en colère, « </span><i><span style="font-weight: 400;">pourtant c’est elle qui a les cartes en main pour débloquer la situation. On attend des réponses. Il faut développer le territoire et il faut le faire ensemble. </span></i><i><span style="font-weight: 400;">Je demande pardon à la population, on ne fait pas ça pour le plaisir ! »</span></i><span style="font-weight: 400;">, tient à signaler le porte-parole, « </span><i><span style="font-weight: 400;">c’est notre vie et notre métier qui sont en danger, on doit nourrir nos familles ».</span></i></p>
<p style="text-align: justify;">Contactée, la Cadema n&rsquo;a pas répondu à nos demandes, mais Mohamed Hamissi Thomas, spécialiste des transports urbains et régionaux de personnes, ancien chargé de projet à la Cadema a souhaité revenir sur plusieurs points dans <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2025/06/02/taxis-collectifs-a-mayotte-une-solution-historique-face-a-un-avenir-incertain/">un article paru lundi 2 juin</a>.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>« Les taxis doivent évoluer, s&rsquo;adapter et jouer un rôle structurant »</strong></h2>
<figure id="attachment_30124" aria-describedby="caption-attachment-30124" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-30124" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/06/Taxi-greve-300x225.jpg" alt="Grève, taxi, Caribus, transport, Mayotte" width="300" height="225" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/06/Taxi-greve-300x225.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/06/Taxi-greve-768x576.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/06/Taxi-greve-150x113.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/06/Taxi-greve-696x522.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/06/Taxi-greve.jpg 800w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-30124" class="wp-caption-text">La route bloquée ce lundi 2 juin en raison de la grève</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">D&rsquo;un point de vue technique, « <em>l&rsquo;aspiration à utiliser les voies Caribus est en contradiction avec le mode de fonctionnement essentiel des taxis collectifs à Mayotte »</em>, souligne-t-il. « <em>Leur modèle repose en effet sur la maraude : la liberté de circuler, de s’arrêter à tout moment et de prendre des passagers au fil du trajet. Or, les voies réservées au transport en site propre sont régies par une réglementation stricte : elles sont accessibles uniquement à certains véhicules autorisés, interdisent le stationnement et n’autorisent les arrêts qu’aux stations dédiées. Autoriser les taxis collectifs à y circuler sans leur permettre d’en sortir librement, de rejoindre les quartiers ou d’accéder aux trottoirs et arrêts traditionnels reviendrait à restreindre leur souplesse, qui constitue pourtant leur principal atout ».</em></p>
<p style="text-align: justify;">« <em>Pour assurer leur pérennité, les taxis collectifs doivent évoluer, s’adapter et jouer un rôle structurant dans une offre de mobilité plus vaste. Cela suppose une volonté de transformation, une implication active dans la construction d’un système de transport intégré, moderne et équitable », </em>remarque-t-il. Mohamed Hamissi Thomas préconise le développement de services souples et ciblés, tels que les « Taxibus » pour « <em>réduire les coûts tout en maintenant un niveau d’offre adapté aux besoins des territoires », </em>ce qui permettrait, selon lui, d&rsquo;offrir des solutions de transports dans des zones moins peuplées et de créer une continuité des services.</p>
<p>Victor Diwisch</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2025/06/03/les-chauffeurs-de-taxi-en-greve-pour-reclamer-lacces-aux-voies-du-caribus/">Les chauffeurs de taxi en grève pour réclamer l&rsquo;accès aux voies du Caribus</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
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		<item>
		<title>Taxis collectifs à Mayotte : « Une solution historique face à un avenir incertain »</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2025/06/02/taxis-collectifs-a-mayotte-une-solution-historique-face-a-un-avenir-incertain/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[LEJDM]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 02 Jun 2025 02:15:59 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Economie]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[Mobilité]]></category>
		<category><![CDATA[taxi]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lejournaldemayotte.yt/?p=30030</guid>

					<description><![CDATA[<p>Protestant contre la mise en place d’un Caribus qui les « oublie », les taxis menacent de bloquer les axes principaux de l’île ce lundi. Depuis 2018, Mohamed Hamissi, ingénieur spécialisé en mobilité, demande d’anticiper ce virage. Il propose des solutions adaptées qui imposent une réflexion globale</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2025/06/02/taxis-collectifs-a-mayotte-une-solution-historique-face-a-un-avenir-incertain/">Taxis collectifs à Mayotte : « Une solution historique face à un avenir incertain »</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<h3 style="text-align: center;"><strong>Plus de 60 ans de service en tant que principal moyen de transport collectif</strong></h3>
<p style="text-align: justify;">Depuis le début des années 60, les taxis collectifs font office de transport en commun à Mayotte. Ils participent activement au développement socio-économique de notre département, facilitant les échanges entre villages et assurant une mobilité sociale essentielle pour une large part de la population. Ils sont un facteur d’emploi important à Mayotte, générant de nombreux emplois directs et indirects et faisant vivre des centaines de familles dans un département frappé par un fort taux de chômage. Pourtant, leur avenir est aujourd’hui incertain, confronté à de nombreux défis.</p>
<p style="text-align: justify;">Critiqués pour la qualité de service qu’ils offrent — confort limité à bord, temps d’attente aléatoires, fréquences dégradées en heures creuses, faible disponibilité dans certaines zones —, les taxis collectifs subissent également des pressions importantes : concurrence illégale, embouteillages chroniques et récurrentes dans le Grand Mamoudzou, et augmentation du taux de motorisation des ménages. Ces facteurs impactent lourdement leur chiffre d’affaires, en baisse continue.</p>
<figure id="attachment_30033" aria-describedby="caption-attachment-30033" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/06/MOhamed-Hamissi-caribus.jpeg"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-30033 size-medium" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/06/MOhamed-Hamissi-caribus-300x261.jpeg" alt="" width="300" height="261" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/06/MOhamed-Hamissi-caribus-300x261.jpeg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/06/MOhamed-Hamissi-caribus-768x668.jpeg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/06/MOhamed-Hamissi-caribus-150x131.jpeg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/06/MOhamed-Hamissi-caribus-696x606.jpeg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/06/MOhamed-Hamissi-caribus.jpeg 800w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-30033" class="wp-caption-text">Mohamed Hamissi Thomas est régulièrement force de proposition sur la compatibilité des usages de la voie publique</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Dans une enquête de satisfaction des clients des taxis menée en 2018 par la Communauté d’agglomération Dembéni-Mamoudzou (CADEMA) dans le cadre du projet de transport collectif Caribus, 90 % des usagers se déclarent favorables à la mise en place de services de transports publics urbains et interurbains, tandis que 55 % expriment leur insatisfaction vis-à-vis des taxis collectifs. Cette étude met en lumière les limites du service actuel, mais souligne aussi l’opportunité de mieux intégrer les taxis dans une offre de mobilité plus structurée et cohérente.</p>
<p style="text-align: justify;">Sur la base de ces constats, la CADEMA a établi une feuille de route de recommandations à destination de la Chambre de Métiers et de l’Artisanat (voir <a href="https://migration.lejournaldemayotte.com/wp-content/uploads/2019/12/Coope%CC%81ration_Cadema_Taxis_.pdf">rapport</a>). Toutefois, à l’exception de la création de la coopérative Vanille, peu d’actions concrètes ont vu le jour depuis 2020.</p>
<h3 style="text-align: center;"><strong>La revendication des taxis collectifs concernant le site propre Caribus</strong></h3>
<p style="text-align: justify;">Dans le cadre du déploiement du projet Caribus, futur réseau de transport collectif urbain de la Communauté d’Agglomération Dembéni-Mamoudzou (CADEMA) en site propre à Mayotte, les taxis collectifs formulent une revendication claire : pouvoir circuler sur les voies réservées aux bus. Cette demande repose sur une préoccupation bien réelle — l’engorgement routier, qui pénalise fortement leur activité au quotidien.</p>
<p style="text-align: justify;">Cependant, cette aspiration entre en contradiction avec le mode de fonctionnement essentiel des taxis collectifs à Mayotte. Leur modèle repose en effet sur la maraude : la liberté de circuler, de s’arrêter à tout moment et de prendre des passagers au fil du trajet. Or, les voies réservées au transport en site propre (TCSP) sont régies par une réglementation stricte : elles sont accessibles uniquement à certains véhicules autorisés, interdisent le stationnement et n’autorisent les arrêts qu’aux stations dédiées. Autoriser les taxis collectifs à y circuler sans leur permettre d’en sortir librement, de rejoindre les quartiers ou d’accéder aux trottoirs et arrêts traditionnels reviendrait à restreindre leur souplesse, qui constitue pourtant leur principal atout.</p>
<figure id="attachment_22014" aria-describedby="caption-attachment-22014" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Taxis-manif-oct-2021-1.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-22014 size-medium" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Taxis-manif-oct-2021-1-300x210.jpg" alt="Taxis, Mayotte" width="300" height="210" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Taxis-manif-oct-2021-1-300x210.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Taxis-manif-oct-2021-1-150x105.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Taxis-manif-oct-2021-1-696x486.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Taxis-manif-oct-2021-1.jpg 750w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-22014" class="wp-caption-text">Depuis le début, les tentatives d&rsquo;intégrer les taxis au dispositif sont restées vaines, induisant des vagues de protestation de leur part</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Au-delà de l’enjeu technique, une telle mesure risquerait d’affaiblir leur rôle de transport de proximité, en détournant les usagers vers d’autres modes et en laissant le champ libre au transport informel. Si cette revendication peut se comprendre dans un contexte de pression économique — perte de revenus, concurrence illégale — elle ne constitue pas une réponse structurelle aux défis majeurs que rencontre aujourd’hui le secteur.</p>
<p style="text-align: justify;">Par ailleurs, si la question concerne plus particulièrement les taxis interurbains, également appelés taxis « brousse », elle ne doit pas occulter une réalité plus vaste : avec l’arrivée imminente de nouveaux services de transports urbains et interurbains, y compris en dehors du périmètre de la CADEMA, ces acteurs doivent dès à présent se repositionner dans le paysage de la mobilité de demain à Mayotte, et se donner les moyens de s’y inscrire durablement. Le débat autour de l’accès aux voies réservées ne doit pas occulter une interrogation plus stratégique : quelle place pour les taxis collectifs dans le futur système de transport du territoire ?</p>
<p style="text-align: justify;">Sur ce point, les exemples des autres départements d’Outre-mer ne peuvent être transposés tels quels à Mayotte. Chaque territoire a son histoire, ses contraintes, ses ressources et ses ambitions. Mayotte doit définir un modèle propre, en phase avec ses réalités locales et ses objectifs de développement.</p>
<p style="text-align: justify;">Pour assurer leur pérennité, les taxis collectifs doivent évoluer, s’adapter et jouer un rôle structurant dans une offre de mobilité plus vaste. Cela suppose une volonté de transformation, une implication active dans la construction d’un système de transport intégré, moderne et équitable. Car la mobilité est un droit fondamental, qui doit être garanti pour toutes et tous, sur l’ensemble du territoire. À Mayotte, les besoins évoluent rapidement. Les trajets domicile-travail ne représentent qu’environ 25 à 30 % des déplacements quotidiens, ce qui reflète la diversité croissante des usages — accès aux soins, à l’administration, à l’éducation, aux loisirs — qu’une politique de mobilité moderne doit prendre en compte.</p>
<p style="text-align: justify;">Taxis collectifs et transports publics ne sont pas nécessairement en concurrence, mais relèvent de logiques complémentaires, encadrées par des règles d’organisation, des missions de service public et des modèles économiques différents. C’est pourquoi il est essentiel d’ouvrir un chantier collectif et ambitieux pour repenser leur avenir, à la hauteur des enjeux de service public, de modernisation et de justice sociale.</p>
<p style="text-align: justify;">Ce chantier mobilise une pluralité d’acteurs : autorités organisatrices de la mobilité, élus, usagers, chambres consulaires, professionnels du secteur et bien sûr l’État, en tant que régulateur, accompagnateur et partenaire financier. Ensemble, ils ont une responsabilité commune : garantir à Mayotte une mobilité accessible, fiable et durable, au service de la cohésion sociale et du développement territorial.</p>
<h3 style="text-align: center;"><strong>Intégrer les taxis collectifs dans une stratégie de mobilité globale et cohérente</strong></h3>
<figure id="attachment_30034" aria-describedby="caption-attachment-30034" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/06/Taxis-arrets-DEAL-circulation-copie-1.jpeg"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-30034 size-medium" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/06/Taxis-arrets-DEAL-circulation-copie-1-300x191.jpeg" alt="" width="300" height="191" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/06/Taxis-arrets-DEAL-circulation-copie-1-300x191.jpeg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/06/Taxis-arrets-DEAL-circulation-copie-1-768x488.jpeg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/06/Taxis-arrets-DEAL-circulation-copie-1-150x95.jpeg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/06/Taxis-arrets-DEAL-circulation-copie-1-696x442.jpeg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/06/Taxis-arrets-DEAL-circulation-copie-1.jpeg 800w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-30034" class="wp-caption-text">Fréquents arrêts sur les voies de circulation des taxis collectifs</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">L’intégration des taxis collectifs dans une vision d’ensemble du système de transport peut contribuer à une meilleure efficacité économique et opérationnelle. Par exemple, les autorités organisatrices de la mobilité ont la possibilité de réaliser des économies substantielles en confiant à des taxis, plutôt qu’à des autobus réguliers, la desserte de certains territoires ou tranches horaires spécifiques — notamment en heure creuse ou en fin de ligne, là où la demande est faible.</p>
<p style="text-align: justify;">Cette adaptation fine de l’offre aux particularités des milieux urbains et ruraux est indispensable pour garantir un service performant, équitable et soutenable. Elle implique également de développer des lignes de rabattement efficaces vers les pôles d’échanges multimodaux, afin d’assurer la connexion avec les lignes structurantes du réseau.</p>
<p style="text-align: justify;">À Mayotte, le contexte géographique et démographique rend cette recherche d&rsquo;efficacité particulièrement nécessaire : desservir des zones peu denses, au potentiel de clientèle limité, représente un coût élevé. Dans cette optique, une distinction claire entre services urbains et services interurbains, conformément aux critères légaux (distance moyenne entre arrêts, fréquence minimale, etc.), permet une meilleure maîtrise budgétaire et une optimisation de la gestion du réseau.</p>
<p style="text-align: justify;">En effet, les coûts d’exploitation des services interurbains sont généralement moins élevés que ceux des services urbains, notamment en raison de régimes sociaux et de conventions collectives différents.</p>
<p style="text-align: justify;">Dans ce cadre, le développement de services souples et ciblés, tels que les « Taxibus », représente une réelle opportunité : réduire les coûts tout en maintenant un niveau d’offre adapté aux besoins des territoires. Ces services peuvent jouer un rôle complémentaire essentiel dans une stratégie de mobilité mieux adaptée aux réalités locales de Mayotte.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Mohamed Hamissi Thomas</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Spécialiste des transports urbains et régionaux de personnes</strong></p>
<p style="text-align: justify;">
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2025/06/02/taxis-collectifs-a-mayotte-une-solution-historique-face-a-un-avenir-incertain/">Taxis collectifs à Mayotte : « Une solution historique face à un avenir incertain »</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
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