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	<title>Archives des Risques naturels - Le Journal De Mayotte</title>
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	<description>L&#039;information à Mayotte</description>
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	<title>Archives des Risques naturels - Le Journal De Mayotte</title>
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	<item>
		<title>« Aucune commune n’est capable de tenir 72 heures face à une catastrophe », alerte une jeune experte mahoraise</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/03/10/aucune-commune-nest-capable-de-tenir-72-heures-face-a-une-catastrophe-alerte-une-jeune-experte-mahoraise/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mathilde HANGARD]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 10 Mar 2026 02:30:53 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Environnement]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>À 24 ans, Malika Boinali s’est spécialisée dans la gestion des catastrophes naturelles. Originaire de Mayotte, cette jeune professionnelle alerte sur le manque de préparation du territoire face aux cyclones, aux inondations et aux séismes.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/03/10/aucune-commune-nest-capable-de-tenir-72-heures-face-a-une-catastrophe-alerte-une-jeune-experte-mahoraise/">« Aucune commune n’est capable de tenir 72 heures face à une catastrophe », alerte une jeune experte mahoraise</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;" data-start="292" data-end="883">Originaire de Mangajou, dans la commune de Sada, Malika Boinali s’est spécialisée dans la gestion des catastrophes naturelles après des études de géographie au Centre universitaire de formation et de recherche (CUFR) de Mayotte, puis un master à Montpellier. Aujourd’hui employée par la Fédération nationale de la protection civile, la jeune professionnelle accompagne les collectivités mahoraises dans la mise en place de dispositifs de gestion de crise. À travers son parcours, elle livre un regard technique sur les fragilités d’un territoire particulièrement exposé aux risques naturels.</p>
<figure id="attachment_47908" aria-describedby="caption-attachment-47908" style="width: 220px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5676.jpg"><img decoding="async" class="wp-image-47908" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5676-300x300.jpg" alt="Malika Boinali, Mayotte, gestion des risques, risques naturels, " width="220" height="220" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5676-300x300.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5676-1024x1024.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5676-150x150.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5676-768x768.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5676-696x696.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5676-1068x1068.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5676.jpg 1243w" sizes="(max-width: 220px) 100vw, 220px" /></a><figcaption id="caption-attachment-47908" class="wp-caption-text">Malika Boinali est la première femme mahoraise à avoir intégré et validé un Master spécialisé dans la gestion des catastrophes et des risques naturels, dispensé par l&rsquo;université Paul-Valéry de Montpellier.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;" data-start="885" data-end="1356">Son témoignage intervient dans un contexte paradoxal. Alors que la saison cyclonique n’est pas encore achevée et plus de quatorze mois après le passage du cyclone Chido, aucun exercice de gestion de crise n’a été organisé à Mayotte. Aucune simulation à grande échelle n’a été organisée pour préparer le territoire à une éventuelle nouvelle catastrophe.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="885" data-end="1356">Interrogées sur l’état de préparation du département, ni les collectivités locales ni la préfecture<a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/02/18/mayotte-face-au-volcan-lalerte-sismique-en-panne-de-parole/"> n’ont répondu</a> à nos questions.</p>
<h4></h4>
<p style="text-align: justify;"><b>JDM : Vous avez 24 ans et vous travaillez déjà sur la gestion des catastrophes. Pourquoi avoir choisi ce domaine ? </b></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Malika Boinali</strong> : Je suis originaire du village de Mangajou dans la commune de Sada. J’ai passé mon bac ES (économique et sociale) à Mayotte puis j’ai fait une licence de géographie et d’aménagement du territoire à l&rsquo;Université de Dembéni. En licence, on avait quelques cours qui parlaient de la gestion des risques. En allant plus en profondeur dans l’aspect technique, cela m’a plu. Mais le vrai déclic est venu lors du stage que j’ai réalisé à la mairie de Bandrélé en fin de licence. J&rsquo;ai pu mettre le nez dans les plans communaux de sauvegarde. Et je me suis aperçue avec mon maître de stage qu’à Mayotte, on est en retard sur beaucoup de choses en matière de gestion de crise. C’était comme une évidence.</p>
<p style="text-align: justify;"><b>Vous dites que Mayotte est « en retard ». Qu&rsquo;entendez-vous concrètement ?</b></p>
<figure id="attachment_47218" aria-describedby="caption-attachment-47218" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/IMG_1880.jpg"><img fetchpriority="high" decoding="async" class="size-medium wp-image-47218" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/IMG_1880-300x200.jpg" alt="Mayotte, reconstruction, pluies, inondations, évacuation des eaux pluviales," width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/IMG_1880-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/IMG_1880-1024x683.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/IMG_1880-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/IMG_1880-1536x1024.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/IMG_1880-2048x1365.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/IMG_1880-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/IMG_1880-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/IMG_1880-1068x712.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/IMG_1880-1920x1280.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/IMG_1880-1320x880.jpg 1320w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-47218" class="wp-caption-text">Alors que le maire de Mamoudzou promettait de faire du Boulevard Marcel Henri de Mamoudzou, les « Champs-Élysées de Mayotte », ce boulevard se transforme en véritables torrents à la moindre pluie.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">On est sur un territoire qui cumule énormément de risques naturels et technologiques. Mais on persiste à gérer les crises dans l’urgence, alors qu’il devrait y avoir beaucoup plus de prévention et de préparation. Les outils existent. Les plans communaux de sauvegarde (PCS) existent. Mais ils ne sont pas toujours actualisés ou opérationnels. Par exemple, dans le PCS de la ville Sada, j’ai vu qu’il était encore indiqué que la maire était Anchya Bamana, alors qu’elle n’est plus maire depuis 2020.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: justify;"><b>Vous avez étudié les inondations d’Acoua dans votre mémoire de master 1. Qu’avez-vous découvert en regardant de près la gestion de cette crise ?</b></p>
<p style="text-align: justify;">L’objectif de mon mémoire était de comprendre les mécanismes naturels qui favorisent les inondations, mais aussi de voir comment les collectivités territoriales et l’État mettent en place des mesures pour lutter contre ces risques. Et surtout, comment ils gèrent la situation une fois que l’inondation s’est produite.</p>
<p style="text-align: justify;">Lors de mon second stage de master 2 à la communauté d’agglomération du Grand Nord de Mayotte (CAGNM), j’ai constaté qu’Acoua était la seule commune de l’agglomération à ne pas disposer de poste de commandement municipal. C’est quand même triste. Cela veut dire qu’elle dépend énormément des communes alentours pour gérer une crise et que même après avoir mis ces sujets sur la table, travaillé sur la vulnérabilité de cette commune, elle n&rsquo;a pas appris de ses difficultés, pour être mieux préparée.</p>
<p style="text-align: justify;"><b>On parle souvent d’un manque de volonté politique à Mayotte sur ces sujets. Est-ce vraiment le cœur du problème ?</b></p>
<figure id="attachment_21686" aria-describedby="caption-attachment-21686" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Ordures-déchets-Kawéni-jeudi-13-octobre-1-1.jpg"><img decoding="async" class="wp-image-21686 size-medium" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Ordures-déchets-Kawéni-jeudi-13-octobre-1-1-300x200.jpg" alt="Mayotte, déchets, Kawéni," width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Ordures-déchets-Kawéni-jeudi-13-octobre-1-1-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Ordures-déchets-Kawéni-jeudi-13-octobre-1-1-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Ordures-déchets-Kawéni-jeudi-13-octobre-1-1.jpg 680w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-21686" class="wp-caption-text">Les déchets s’accumulent dans les rues de beaucoup de communes de l&rsquo;île. Pour Malika Boinali, la gestion des déchets devrait être intégrée dans les plans communaux de sauvegarde et les dispositifs ORSEC.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">C&rsquo;est un tout. À mon sens, il y a d&rsquo;abord un manque de volonté politique, parce que la gestion des risques demande de mettre des moyens matériels et humains, de recruter des personnes et d’inscrire par exemple des techniciens dans cette dynamique commune.</p>
<p style="text-align: justify;">Il faut du courage pour tout cela et la plupart des élus ne veulent pas s&rsquo;engager dans cette démarche. Il y a aussi un manque de compétences et de connaissances de ces sujets, pour y penser, il faut les connaître, certains élus n&rsquo;avoueront jamais qu&rsquo;ils ont besoin d&rsquo;aide sur ces questions.</p>
<p style="text-align: justify;"><b>Vous parlez aussi d’un problème de coordination entre institutions. Que voulez-vous dire ?</b></p>
<p style="text-align: justify;">Les institutions publiques locales ne travaillent pas toujours ensemble, ou alors mal. Par exemple, certaines collectivités et la préfecture de Mayotte, ne s’entendent pas, donc cela ne fonctionne pas.</p>
<p style="text-align: justify;">Tant qu’on ne discutera pas autour de la table, de façon concrète, en reconnaissant que telle chose ne fonctionnait pas, mais qu&rsquo;aujourd’hui on a appris, et qu&rsquo;on peut l&rsquo;améliorer et s&rsquo;engager sur la durée, cela ne fonctionnera pas. Certains élus ne comprennent pas qu’on peut exiger des choses d’eux, alors entre institutions, on se rejette la balle sans faire avancer les choses.</p>
<p style="text-align: justify;"><b>Mayotte est exposée aux cyclones, aux inondations, aux glissements de terrain et aux séismes. Quel risque vous inquiète le plus aujourd’hui ?</b></p>
<p style="text-align: justify;">Je ne fais pas de hiérarchie des risques car chaque risque a ses spécificités et ses conséquences qui lui sont propres. À Mayotte, si les inondations sont souvent très localisées, les cyclones touchent souvent l&rsquo;ensemble de l&rsquo;île, mais on peut davantage les anticiper. Aussi, sur la question des déchets, on sait que les aléas climatiques tels que les fortes pluies, les orages ou les cyclones entraînent une augmentation des déchets. À mon avis, la gestion des déchets devrait donc être intégrée dans les plans communaux de sauvegarde et les dispositifs ORSEC, afin de prévoir efficacement leur traitement.</p>
<p style="text-align: justify;"><b>Pourtant, malgré l’activité sismique persistante autour du volcan sous-marin découvert en 2019, le sujet semble avoir disparu du débat public.</b></p>
<figure id="attachment_32581" aria-describedby="caption-attachment-32581" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/07/ii-.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-32581" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/07/ii--300x225.jpg" alt="Mayotte, tsunami, volcan, sirène," width="300" height="225" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/07/ii--300x225.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/07/ii--768x576.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/07/ii--150x113.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/07/ii--696x522.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/07/ii-.jpg 1024w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-32581" class="wp-caption-text">Bien qu’une première sirène d’alerte tsunami ait été inaugurée à Dembéni en octobre 2020, les autorités restent depuis silencieuses sur le fonctionnement des autres dispositifs, qui n’est aujourd’hui pas clairement établi.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Oui. Les séismes, alors qu&rsquo;ils peuvent concerner toute une île, sont de nature plus discrets. Ils peuvent arriver du jour au lendemain. On ne peut pas les prédire. Et à Mayotte, aujourd’hui, on n’est pas à l’abri d’un séisme de forte magnitude. Et surtout, après Chido, beaucoup de personnes qui avaient des toits en tôle les ont remplacés par du béton.</p>
<p style="text-align: justify;">Mais les maisons ne sont pas forcément conçues pour supporter ce poids. Si des secousses sismiques se produisaient, cela pourrait avoir des répercussions très graves sur les habitations. Pour moi, Chido aurait pu être une opportunité. On aurait pu aller vers la population partout sur l&rsquo;île pour sensibiliser davantage aux risques et préparer les habitants à d&rsquo;autres crises. Mais aujourd’hui on vit encore au jour le jour. On est toujours en saison cyclonique et rien ne se passe.</p>
<p style="text-align: justify;"><b>Dans les doctrines de gestion de crise, une commune doit pouvoir tenir seule plusieurs jours. Où en est Mayotte sur ce point ?</b></p>
<p style="text-align: justify;">En théorie, une commune doit être capable de tenir au moins 72 heures avant l’arrivée de renforts extérieurs. Aujourd’hui, aucune commune mahoraise n’est capable de tenir 72h face à une catastrophe. La question est donc aussi de savoir dans quelle mesure les collectivités disposent réellement des moyens et de l’organisation nécessaire pour atteindre cet objectif.</p>
<p style="text-align: justify;"><b>Vous travaillez désormais avec les collectivités. Que peut-on améliorer concrètement ?</b></p>
<p style="text-align: justify;">Aujourd’hui je travaille pour la Fédération nationale de protection civile. Cela fait quatre mois. On accompagne les collectivités pour mettre en place des dispositifs de gestion de crise et organiser des formations pour les élus et les techniciens. L’objectif, c’est que ce qui s’est passé pendant le cyclone Chido ne se reproduise plus. Les risques, même si on ne les voit pas toujours, restent une menace quotidienne.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Un mot de la fin ? </strong></p>
<p style="text-align: justify;">Je ne perds pas espoir ! Il faut forcer les gens à s’y intéresser. Il faut avoir des personnes spécialisées dans la gestion des risques. L’idée est de créer un réseau de gestionnaires des risques à Mayotte, de réaliser des <em>benchmarks </em>(ndlr, repères) et d’installer un bureau d’étude local. Même si les élus ne viennent pas vers la population, nous pourrions aussi aller à eux, et permettre aux habitants de pouvoir obtenir des diagnostics de leurs logements.</p>
<p style="text-align: justify;">Après Chido, le sénateur Saïd Omar Oili s&rsquo;était battu pour demander la création d’une commission d’enquête pour améliorer la gestion des risques à l’échelle du territoire. C&rsquo;est vraiment dommage que cela n&rsquo;a pas abouti. Avant, les générations passées étaient fatalistes sur les risques naturels, les anciens disaient que c&rsquo;était la volonté divine, maintenant on a des outils en main, on peut apprendre à mieux connaître notre territoire et se préparer. C&rsquo;est notre devoir. Et heureusement que la population n’est pas procédurière, car elle pourrait porter plainte contre les responsables qui sont supposés nous mettre en sécurité face à cela.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: justify;">À seulement vingt-quatre ans, Malika Boinali s’affirme comme une voix scientifique et citoyenne précieuse à Mayotte. Elle dénonce les failles du territoire et réclame un changement urgent dans la gestion de l’intérêt général. Alors que les alertes des scientifiques se multiplient, le silence des autorités reste assourdissant. Entre priorités politiques à court terme et enjeux institutionnels, la préparation aux catastrophes a disparu du débat public, laissant un département enlisé dans ses propres retards.</p>
<p><strong>Propos recueillis par Mathilde Hangard</strong></p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/03/10/aucune-commune-nest-capable-de-tenir-72-heures-face-a-une-catastrophe-alerte-une-jeune-experte-mahoraise/">« Aucune commune n’est capable de tenir 72 heures face à une catastrophe », alerte une jeune experte mahoraise</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Mayotte : le sénateur Oili dénonce un plan de refondation « vague et irréaliste » face aux risques naturels</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2025/07/25/mayotte-le-senateur-oili-denonce-un-plan-de-refondation-vague-et-irrealiste-face-aux-risques-naturels/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mathilde HANGARD]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 25 Jul 2025 02:00:46 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Politique]]></category>
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		<category><![CDATA[Sénateur]]></category>
		<category><![CDATA[Stratégie quinquennale]]></category>
		<category><![CDATA[Tsunami]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lejournaldemayotte.yt/?p=33952</guid>

					<description><![CDATA[<p>Le sénateur Saïd Omar Oili dénonce l’impréparation du Gouvernement face aux risques naturels à Mayotte et promet une contre-analyse d’ici fin août.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2025/07/25/mayotte-le-senateur-oili-denonce-un-plan-de-refondation-vague-et-irrealiste-face-aux-risques-naturels/">Mayotte : le sénateur Oili dénonce un plan de refondation « vague et irréaliste » face aux risques naturels</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;" data-start="781" data-end="1585">Le sénateur Saïd Omar Oili <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2025/07/20/said-omar-oili-pas-convaincu-par-le-rapport-sur-la-strategie-quinquennale-de-refondation-de-mayotte/">poursuit sa critique</a> de la stratégie quinquennale pour la reconstruction et le développement de Mayotte, présentée au Comité interministériel des Outre-mer le 9 juillet. Dans un communiqué transmis à la presse, jeudi 24 juillet 2025, il annonce la transmission d’une contribution écrite au ministre des Outre-mer, Manuel Valls, d’ici la fin du mois d&rsquo;août 2025. Le parlementaire entend y prioriser les politiques publiques majeures pour l’avenir de l’île.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="781" data-end="1585">Première cible : la gestion des risques naturels, qu’il juge mal cadrée, imprécise et insuffisamment financée. Il estime que ce chapitre, pourtant crucial notamment après le passage du cyclone Chido, <em>« doit être revu en définissant des priorités, en précisant les acteurs et les moyens humains avec un calendrier réaliste pour atteindre des objectifs précis et quantifiables. »</em></p>
<h2 style="text-align: center;" data-start="1592" data-end="1663"><strong data-start="1596" data-end="1663">Un plan jugé déconnecté du terrain et élaboré sans concertation</strong></h2>
<figure id="attachment_23933" aria-describedby="caption-attachment-23933" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/Paysage-devaste-.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-23933" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/Paysage-devaste--300x225.jpg" alt="Mayotte, nature dévastée, Cyclone Chido, environnement, arbres cassés, dégâts," width="300" height="225" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/Paysage-devaste--300x225.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/Paysage-devaste--1024x768.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/Paysage-devaste--768x576.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/Paysage-devaste--150x113.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/Paysage-devaste--696x522.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/Paysage-devaste--1068x801.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/Paysage-devaste-.jpg 1280w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-23933" class="wp-caption-text">Le sénateur Oili réclame une évaluation indépendante de la gestion de la crise Chido (photographie/DR)</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;" data-start="1665" data-end="2103">Dans ce communiqué, Saïd Omar Oili revient d’abord sur les conditions de présentation de la stratégie quinquennale pour la reconstruction et le développement de Mayotte 2026-2031, soumise, d&rsquo;après lui, <em>« sans concertation préalable avec les élus »,</em> bien qu’il s’agisse selon lui d’<em>« une feuille de route pour la mise en œuvre de la loi de programmation et de refondation de Mayotte ».</em></p>
<p style="text-align: justify;" data-start="2105" data-end="2633">Le sénateur indique qu’il transmettra d’ici fin août prochain, au ministre des Outre-mer, une analyse détaillée, précisant :<em> « Ma contribution va prioriser les politiques publiques majeures pour le développement et la refondation de Mayotte. »</em> Il déplore en particulier le traitement réservé à la politique de prévention des risques : <em>« Le contenu du rapport est loin d’être satisfaisant dans le domaine des risques naturels »</em>, écrit-il, évoquant une stratégie trop générale, des objectifs mal définis, et une absence de moyens identifiés.</p>
<h2 style="text-align: center;" data-start="2640" data-end="2717"><strong data-start="2644" data-end="2717">Des objectifs flous et une gouvernance incertaine</strong></h2>
<figure id="attachment_21822" aria-describedby="caption-attachment-21822" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Verdon-kwassa-PAF.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-21822" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Verdon-kwassa-PAF-300x180.jpg" alt="" width="300" height="180" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Verdon-kwassa-PAF-300x180.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Verdon-kwassa-PAF-150x90.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Verdon-kwassa-PAF-696x418.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Verdon-kwassa-PAF.jpg 750w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-21822" class="wp-caption-text">La politique sécuritaire de l’État à Mayotte contre l&rsquo;immigration est également <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2025/07/17/mayotte-une-strategie-quinquennale-ambitieuse-face-aux-limites-persistantes-de-la-lutte-contre-limmigration-clandestine/">remise en cause</a> par le sénateur, qui appelle à une approche plus équilibrée.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;" data-start="2719" data-end="3260">Dans la fiche d’analyse transmise en complément du communiqué, le sénateur examine la section 3.1.1 de la stratégie quinquennale, intitulée <em data-start="2840" data-end="2891">« Protéger les Mahorais face aux aléas naturels »</em>. Il critique d’abord le cadre d’ensemble du plan : <em>« Cet intitulé ne semble pas approprié : il aurait été plus logique de partir d’un bilan de l’existant dans ce domaine ».</em> Il pointe également l’absence de mention du volcan sous-marin Fani Maoré, alors que le risque sismo-volcanique est mentionné ailleurs, notamment pour justifier la construction d’une piste longue.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="3262" data-end="3563">La critique se concentre aussi sur les insuffisances opérationnelles : <em>« Faut-il en conclure que les moyens humains destinés à ces objectifs sont insuffisants ? »</em> interroge-t-il, en référence à un groupe de travail entre la Préfecture et la DEAL, et à la mention d’un renforcement temporaire du Service Interministériel de Défense et de Protection Civiles de la Préfecture (SIDPC).</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="3565" data-end="4102">D&rsquo;après lui, l&rsquo;objectif 11, tel que formulé dans le document, est jugé trop vague : <em>« Sa rédaction s’apparente plus à des enjeux qu’à des objectifs précis et quantifiables »,</em> met-il en avant. Il en déduit que les effets attendus sont <em>« trop vagues</em> » et que le <em>« déroulement prévisionnel »</em> proposé dès 2025 présente une série d’actions <em>« très foisonnante avec une absence de priorités »</em>. Plus inquiétant, il note <em>« une absence de clarification de la gouvernance »</em> et s’interroge sur l&rsquo;existence d&rsquo;un référent opérationnel : <em>« Qui a en charge l’animation et la mise en œuvre au niveau local ? »</em></p>
<h2 style="text-align: center;" data-start="4109" data-end="4206"><strong data-start="4113" data-end="4206">Un doute croissant sur la sincérité de l’État</strong></h2>
<figure id="attachment_27506" aria-describedby="caption-attachment-27506" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/volcan-.jpeg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-27506" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/volcan--300x171.jpeg" alt="Mayotte, volcan, Fani Maoré, BRGM, REVOSIMA, IFREMER," width="300" height="171" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/volcan--300x171.jpeg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/volcan--150x86.jpeg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/volcan-.jpeg 664w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-27506" class="wp-caption-text">Alors que le volcan « Fani Maoré », à l&rsquo;Est de Petite-Terre provoque une dizaine de secousses sismiques par jour à Mayotte, la stratégie gouvernementale ne prévoit pas la création d’un observatoire local, regrette le sénateur.<br />(photographie d&rsquo;illustration/MAYOBS – IPGP/CNRS/Ifremer/BRGM)</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;" data-start="4208" data-end="4601">Dans son communiqué, le sénateur rappelle plusieurs amendements qu’il avait portés dans le cadre de la loi de refondation pour la reconstruction de Mayotte. L’un visait à instaurer un observatoire sismo-volcanique pour Fani Maoré. Adopté à l’Assemblée nationale, il a été supprimé en commission mixte paritaire (CMP). Pour Saïd Omar Oili, cela <em>« fait douter de la volonté d’un renforcement des moyens locaux dans le domaine des risques naturels ».</em></p>
<p style="text-align: justify;" data-start="4603" data-end="4844">Il souligne aussi que la surveillance des phénomènes volcaniques reste assurée par l’Observatoire du Piton de la Fournaise, basé sur l&rsquo;île de La Réunion, ce qui <em>« donne un argument supplémentaire (&#8230;) pour la création de cet observatoire »</em> directement à Mayotte.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="4846" data-end="5109">Deux autres amendements avaient pourtant été retenus : l’un sur un bilan des dispositifs ORSEC <em>« au plus tard au 1er mars 2026 »</em>, non mentionné dans le rapport, l’autre sur <em>« la création d’une réserve de moyens destinée à la sauvegarde et au soutien des populations ». </em>Le sénateur évoque enfin l’annonce d’un retour d&rsquo;expérience sur le cyclone Chido, prévue pour septembre 2025, mais regrette que sa méthodologie ne soit pas précisée : <em>« Ce RETEX constitue une pièce importante à cette évaluation de la gestion de crise de Chido. Toutefois, en raison de son origine, l’administration, ne peut être considérée comme objective, n’ayant pas la démarche du contradictoire instaurée par une commission d’enquête ».</em></p>
<p style="text-align: justify;" data-start="5565" data-end="5818">Pour Saïd Omar Oili, ce chapitre crucial<em> « doit être revu »</em> en profondeur. Il en fait le point de départ de sa future contribution, en cours d’élaboration, et ambitionne d’ouvrir un débat de fond sur l’avenir institutionnel et opérationnel de l’île.</p>
<p data-start="5565" data-end="5818">Mathilde Hangard</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2025/07/25/mayotte-le-senateur-oili-denonce-un-plan-de-refondation-vague-et-irrealiste-face-aux-risques-naturels/">Mayotte : le sénateur Oili dénonce un plan de refondation « vague et irréaliste » face aux risques naturels</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
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		<title>Refonder Mayotte : entre mémoire du cyclone Chido et vigilance sismo-volcanique</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2025/07/22/refonder-mayotte-entre-memoire-du-cyclone-chido-et-vigilance-sismo-volcanique/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mathilde HANGARD]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 22 Jul 2025 02:30:32 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Environnement]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[BRGM]]></category>
		<category><![CDATA[Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[REVOSIMA]]></category>
		<category><![CDATA[Risques naturels]]></category>
		<category><![CDATA[Séisme]]></category>
		<category><![CDATA[Stratégie quinquennale]]></category>
		<category><![CDATA[Tsunami]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lejournaldemayotte.yt/?p=33384</guid>

					<description><![CDATA[<p>Alors que la reconstruction post-cyclone s’amorce, Mayotte s’engage dans une stratégie quinquennale pour réduire sa vulnérabilité aux risques naturels, dans un contexte de menace persistante liée à l’activité sismique et volcanique.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2025/07/22/refonder-mayotte-entre-memoire-du-cyclone-chido-et-vigilance-sismo-volcanique/">Refonder Mayotte : entre mémoire du cyclone Chido et vigilance sismo-volcanique</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;" data-start="616" data-end="1213">La <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2025/07/10/la-refondation-de-mayotte-principal-enjeu-du-3e-comite-interministeriel-des-outre-mer/">stratégie quinquennale 2026-2031</a> du Gouvernement pour la refondation de Mayotte intègre un pilier essentiel : la protection des Mahorais face aux aléas naturels. Si le cyclone Chido, survenu le 14 décembre 2024, a mis en lumière la fragilité des infrastructures face aux phénomènes météorologiques extrêmes, il a également ravivé les inquiétudes concernant le risque sismique et tsunamique qui plane sur l’île depuis 2018. C’est dans ce contexte que les autorités entendent renforcer la connaissance des aléas, adapter l’aménagement du territoire et développer une culture du risque global à l’échelle du département.</p>
<h2 style="text-align: center;" data-start="1220" data-end="1324"><strong>Connaître, surveiller, anticiper : une vigilance renforcée face aux menaces sismo-volcaniques</strong></h2>
<p style="text-align: justify;" data-start="1326" data-end="1578">La stratégie gouvernementale prévoit, dès cette année, une série d’actions pour améliorer la connaissance et la surveillance des risques naturels. À horizon 2025-2031, l’objectif est ainsi énoncé : «<em> Surveillance et connaissance des aléas susceptibles de se produire sur le territoire ».</em></p>
<figure id="attachment_27506" aria-describedby="caption-attachment-27506" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/volcan-.jpeg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-27506" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/volcan--300x171.jpeg" alt="Mayotte, volcan, Fani Maoré, BRGM, REVOSIMA, IFREMER," width="300" height="171" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/volcan--300x171.jpeg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/volcan--150x86.jpeg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/volcan-.jpeg 664w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-27506" class="wp-caption-text">Le volcan « Fani Maoré », à l&rsquo;Est de Petite-Terre provoque une dizaine de secousses sismiques par jour à Mayotte (photographie d&rsquo;illustration/MAYOBS – IPGP/CNRS/Ifremer/BRGM)</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;" data-start="1580" data-end="2049">Depuis 2018, Mayotte fait face à une <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2025/07/08/apres-chido-mayotte-sous-la-double-menace-sismique-et-tsunamique/">activité sismo-volcanique inédite</a>. Comme l’indiquent les scientifiques du REVOSIMA : <em>« Depuis le mois de mai 2018, une activité sismo-volcanique affecte l’île de Mayotte. Cette activité est liée à une éruption volcanique sous-marine qui a eu lieu à 50 km à l’Est de Mayotte et dont l’activité a pris fin le 4 décembre 2020 ».</em> Cette éruption a donné naissance au volcan sous-marin Fani Maoré, surveillé étroitement depuis 2019.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="2051" data-end="2394">Mais la menace reste active : <em>« Aujourd’hui, s’il n’y a plus d’émission de lave, l’activité sismique est toujours présente mais plus faible qu’en 2018 avec une moyenne de 10 à 15 séismes de faible magnitude par jour »</em>, précise le REVOSIMA. Deux nouveaux séismes ont été ressentis et enregistrés en avril et juin 2025, rappelant la persistance du phénomène.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="2396" data-end="2785">Dès cette année 2025, la stratégie étatique prévoit donc : la clarification des modalités de l’alerte montante concernant les phénomènes sismo-volcaniques surveillés par le REVOSIMA, le début de mise en œuvre du projet MARMOR (2026–2029), et la vérification du mécanisme d’alerte tsunami. À l’horizon 2029, la mise en fonctionnement des installations prévues dans le projet MARMOR est attendue.</p>
<h2 style="text-align: center;" data-start="2792" data-end="2887"><strong>Réduire la vulnérabilité par l’aménagement, la construction et la résilience côtière</strong></h2>
<figure id="attachment_4790" aria-describedby="caption-attachment-4790" style="width: 171px" class="wp-caption alignright"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/College-Doujani-inonde-jpg.webp"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-4790" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/College-Doujani-inonde-jpg-171x300.webp" alt="Education nationale, FSU, Sgen, CFDT, Mayotte" width="171" height="300" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/College-Doujani-inonde-jpg-171x300.webp 171w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/College-Doujani-inonde-jpg-584x1024.webp 584w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/College-Doujani-inonde-jpg-768x1346.webp 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/College-Doujani-inonde-jpg-150x263.webp 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/College-Doujani-inonde-jpg-300x526.webp 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/College-Doujani-inonde-jpg-696x1220.webp 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/College-Doujani-inonde-jpg.webp 832w" sizes="auto, (max-width: 171px) 100vw, 171px" /></a><figcaption id="caption-attachment-4790" class="wp-caption-text">Régulièrement, les bâtiments du département sont inondés en cas de fortes pluies ou de grandes marées, comme lors de pluies diluviennes au collège de Doujani au mois de janvier 2024</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;" data-start="2889" data-end="3413">Outre la surveillance, la stratégie repose sur un ensemble de mesures visant à limiter l’exposition des biens et des personnes. La priorité est donnée aux plans de prévention des risques naturels (PPRN), qui doivent être élaborés ou révisés dans l’ensemble des communes. La stratégie précise que tous les PPRN devront être élaborés et révisés. Par ailleurs, la <em>« carte effets de sites concernant l’aléa sismique est en cours de réalisation par le BRGM ».</em> Les plans de prévention des risques littoraux (PPRL) sont également revus. Après l’abandon d’un PPRL unique en 2024, l’État a décidé de les prescrire à l’échelle des EPCI, excluant la compétence du recul du trait de côte, désormais transférée aux communes.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="3681" data-end="4181">La stratégie mentionne également des mesures d’adaptation à l’érosion pour le département, notamment en Petite-Terre, ainsi que le retrait des embâcles dans les cours d’eau avant la prochaine saison des pluies en 2025, dans le cadre de la compétence GEMAPI. Ces travaux sont déployés par les cinq EPCI, avec des recrutements d’animateurs, d’AMO et de structures d’appui pour la mise en œuvre des PAPI.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="3681" data-end="4181">Enfin, des textes réglementaires doivent renforcer la résistance des constructions, notamment face au <em>« risque de vents cycloniques dans la conception et la construction des bâtiments situés à Mayotte. » </em></p>
<h2 style="text-align: center;" data-start="4457" data-end="4541"><strong>Préparer les crises et développer une culture du risque sur le territoire</strong></h2>
<p style="text-align: justify;" data-start="4543" data-end="5027">La stratégie met aussi l’accent sur la mise à jour complète du dispositif ORSEC de la Préfecture, incluant des volets pour chaque aléa identifié : séisme, volcan, tsunami, feux de forêts, inondations&#8230; L’analyse post-cyclonique sera intégrée : <em data-start="4781" data-end="4928">« RETEX Chido… analyse et conclusions remises fin septembre 2025 pour une prise en compte des recommandations dans le plan ORSEC Cyclone révisé », énonce la stratégie quinquennale. </em>Des plans intercommunaux de sauvegarde (PICS) seront également élaborés à l’échelle des EPCI.</p>
<figure id="attachment_32395" aria-describedby="caption-attachment-32395" style="width: 225px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/07/C1F55FC8-23FE-4F45-BAE3-EE1A5EFFBAB8.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-32395 size-medium" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/07/C1F55FC8-23FE-4F45-BAE3-EE1A5EFFBAB8-225x300.jpg" alt="Mayotte, Chido, cyclone, établissement scolaire, école," width="225" height="300" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/07/C1F55FC8-23FE-4F45-BAE3-EE1A5EFFBAB8-225x300.jpg 225w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/07/C1F55FC8-23FE-4F45-BAE3-EE1A5EFFBAB8-150x200.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/07/C1F55FC8-23FE-4F45-BAE3-EE1A5EFFBAB8-300x400.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/07/C1F55FC8-23FE-4F45-BAE3-EE1A5EFFBAB8-696x928.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/07/C1F55FC8-23FE-4F45-BAE3-EE1A5EFFBAB8.jpg 720w" sizes="auto, (max-width: 225px) 100vw, 225px" /></a><figcaption id="caption-attachment-32395" class="wp-caption-text">Cette image poignante, d&rsquo;une école en ruines après le passage du cyclone Chido, illustre la vulnérabilité des infrastructures et rappelle la nécessité de plans d’aménagement adaptés aux aléas naturels.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;" data-start="5029" data-end="5506">Sur le volet sensibilisation, l’enjeu est de taille. La stratégie nationale souligne : <em data-start="5116" data-end="5340">« Compte tenu de l’importance des risques à Mayotte et des spécificités de la population, les modalités de sensibilisation doivent être adaptées. Les actions prévoyant des relations directes, sur site, sont à privilégier »</em>. Une formation obligatoire pour les agents publics sera disponible fin 2025 et des dispositifs similaires seront étendus aux acteurs privés.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="5508" data-end="6174">Enfin, la question du risque tsunami, bien réel mais difficile à anticiper, demeure une préoccupation centrale : <em data-start="5625" data-end="5844">« Le risque d’un tsunami à Mayotte n’est pas à exclure… La sismicité récurrente pourrait fragiliser les flancs sous-marins à l’est de l’île de Petite-Terre et donc déclencher des glissements sous-marins tsunamigènes », rappelait le REVOSIMA</em>. Si des modélisations ont permis, via le projet EVACTSU, de définir des itinéraires d’évacuation et des zones refuges, les scientifiques rappellent : <em data-start="5999" data-end="6173">« La question de l’alerte est compliquée car pour pouvoir alerter, il faut pouvoir anticiper l’événement. Or dans le cas d’un séisme, il n’est pas possible de l’anticiper »</em>.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="6201" data-end="6853">Dans un territoire encore meurtri par le cyclone Chido, la refondation de Mayotte ne peut faire l’économie d’une prise en compte approfondie des risques naturels. <em data-start="6364" data-end="6527">« Anticiper les futures crises en améliorant la résilience des réseaux, en construisant et en tenant compte des aléas naturels, en relocalisant certains bâtiments »</em>, fait l&rsquo;objet d&rsquo;une priorité indiquée dans la stratégie quinquennale. La réussite repose désormais sur la coordination entre l’État, les collectivités, les chercheurs, les opérateurs techniques et la population. Sur cette île vulnérable, la mer, la terre et le ciel peuvent tour à tour devenir des menaces. Mieux les comprendre et mieux s’y préparer est une nécessité.</p>
<p data-start="6201" data-end="6853">Mathilde Hangard</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2025/07/22/refonder-mayotte-entre-memoire-du-cyclone-chido-et-vigilance-sismo-volcanique/">Refonder Mayotte : entre mémoire du cyclone Chido et vigilance sismo-volcanique</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
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