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	<title>Archives des Parc naturel marin de Mayotte - Le Journal De Mayotte</title>
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	<description>L&#039;information à Mayotte</description>
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	<title>Archives des Parc naturel marin de Mayotte - Le Journal De Mayotte</title>
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		<title>Le retour des baleines à Mayotte ouvre une nouvelle enquête scientifique sur leur migration</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Mathilde HANGARD]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 09 Jul 2026 02:00:31 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Environnement]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[Baleine à bosse]]></category>
		<category><![CDATA[Ceta'Maore]]></category>
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		<category><![CDATA[Parc naturel marin de Mayotte]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La première baleine à bosse observée début juillet dans le lagon de Mayotte ne marque pas seulement le retour d'un spectacle attendu chaque hiver austral. Pour les scientifiques, elle inaugure une nouvelle saison d'observations destinée à mieux comprendre les routes migratoires de ces géants de l'océan Indien, dont une partie du parcours demeure encore largement méconnue.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/07/09/le-retour-des-baleines-a-mayotte-ouvre-une-nouvelle-enquete-scientifique-sur-leur-migration/">Le retour des baleines à Mayotte ouvre une nouvelle enquête scientifique sur leur migration</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Le souffle est toujours le premier indice. Une colonne de vapeur blanche s&rsquo;élève quelques secondes au-dessus de la mer avant qu&rsquo;une surface sombre ne frôle la surface, avant de la rompre. Puis la nature reprend ses droits. Vendredi 3 juillet, plusieurs prestataires nautiques, parmi lesquels Mayotte Explo, Mayotte Découverte et Lagon Aventure, ont eu le privilège d&rsquo;observer une baleine à bosse dans les eaux mahoraises. Quelques jours auparavant, le 29 juin, un premier cétacé avait déjà été aperçu. L&rsquo;information selon laquelle les baleines sont de retour a rapidement circulé.</p>
<p style="text-align: justify;">Mais pour David Lorieux, chargé de missions scientifiques à Ceta&rsquo;Maoré, l&rsquo;intérêt de cette première rencontre dépasse en quelque sorte l&rsquo;émotion qu&rsquo;elle suscite. Derrière chaque observation se cache un travail scientifique minutieux qui, année après année, permet de lever le voile sur les déplacements de l&rsquo;une des espèces les plus emblématiques de l&rsquo;océan Indien.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>« On ne peut pas dire que la saison a commencé mais on peut dire que les premières baleines ont été observées en début de saison »</em>, explique-t-il. La nuance est importante. Car les individus aperçus au tout début de l&rsquo;hiver austral ne représentent pas encore la population qui fréquentera le lagon durant les semaines suivantes.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Les premiers arrivants ne sont pas forcément les principaux acteurs de la reproduction</b></h2>
<figure id="attachment_55246" aria-describedby="caption-attachment-55246" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/20240825-baleine-a-Bosse-Aurelien-Muller-16-2.jpeg"><img fetchpriority="high" decoding="async" class="size-medium wp-image-55246" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/20240825-baleine-a-Bosse-Aurelien-Muller-16-2-300x225.jpeg" alt="Mayotte, baleine à bosse, " width="300" height="225" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/20240825-baleine-a-Bosse-Aurelien-Muller-16-2-300x225.jpeg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/20240825-baleine-a-Bosse-Aurelien-Muller-16-2-1024x768.jpeg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/20240825-baleine-a-Bosse-Aurelien-Muller-16-2-768x576.jpeg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/20240825-baleine-a-Bosse-Aurelien-Muller-16-2-1536x1152.jpeg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/20240825-baleine-a-Bosse-Aurelien-Muller-16-2-150x112.jpeg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/20240825-baleine-a-Bosse-Aurelien-Muller-16-2-696x522.jpeg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/20240825-baleine-a-Bosse-Aurelien-Muller-16-2-1068x801.jpeg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/20240825-baleine-a-Bosse-Aurelien-Muller-16-2-265x198.jpeg 265w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/20240825-baleine-a-Bosse-Aurelien-Muller-16-2-500x375.jpeg 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/20240825-baleine-a-Bosse-Aurelien-Muller-16-2-800x600.jpeg 800w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/20240825-baleine-a-Bosse-Aurelien-Muller-16-2-1280x960.jpeg 1280w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/20240825-baleine-a-Bosse-Aurelien-Muller-16-2-1320x990.jpeg 1320w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/20240825-baleine-a-Bosse-Aurelien-Muller-16-2.jpeg 1890w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-55246" class="wp-caption-text">Les premières baleines observées début juillet 2026 pourraient être de jeunes individus. Photographie d&rsquo;illustration / David Lorieux.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Les baleines à bosse effectuent chaque année l&rsquo;une des plus longues migrations du règne animal. Après plusieurs mois passés à s&rsquo;alimenter dans les eaux riches de l&rsquo;Antarctique, elles parcourent plusieurs milliers de kilomètres jusqu&rsquo;aux eaux tropicales de l&rsquo;océan Indien où elles se reproduisent et mettent bas.</p>
<p style="text-align: justify;">Mayotte représente pour elles l&rsquo;une de ces zones d&rsquo;accueil. Les eaux relativement chaudes, protégées par le lagon, offrent des conditions favorables aux femelles accompagnées de leurs baleineaux et aux interactions entre adultes durant la période de reproduction.</p>
<p style="text-align: justify;">Pour autant, les premiers individus observés ne correspondent pas forcément à ce profil. <em>« Il s&rsquo;agit d&rsquo;individus jeunes qui ont commencé la migration un peu plus tôt. Je ne pense pas que ce soit un individu reproductif, donc soit un gros mâle chanteur ou une mère qui va mettre bas »</em>, précise David Lorieux à propos de la première baleine à bosse observée au début du mois.</p>
<p style="text-align: justify;">Autrement dit, les premières baleines aperçues ne sont probablement que les éclaireurs d&rsquo;une migration plus importante. Les grands mâles reproducteurs, connus pour leurs chants complexes, ainsi que les femelles gestantes ou accompagnées de leurs petits, pourraient arriver plus tard dans la saison. Et la distinction n&rsquo;est pas anodine, elle rappelle surtout que la migration des baleines n&rsquo;est pas un déplacement uniforme ou homogène, mais un phénomène progressif, où les différentes catégories d&rsquo;individus n&#8217;empruntent pas nécessairement les mêmes calendriers.</p>
<p style="text-align: justify;">L&rsquo;an dernier, en 2025, la première baleine avait été observée dès le 3 mai, près de deux mois plus tôt qu&rsquo;en 2026. Ce décalage ne permet toutefois par encore de tirer des conclusions sur une éventuelle modification des migrations. Les variations interannuelles sont fréquentes et peuvent dépendre de nombreux facteurs environnementaux, comme les conditions océaniques, la disponibilité alimentaire dans les zones australes ou encore les conditions météorologiques rencontrées durant le trajet.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Derrière chaque mammifère, une identité à retrouver</b></h2>
<figure id="attachment_55245" aria-describedby="caption-attachment-55245" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/Baleine-a-bosse-fanons-bouche-ouverte-David-Lorieux-CetaMada.jpg"><img decoding="async" class="size-medium wp-image-55245" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/Baleine-a-bosse-fanons-bouche-ouverte-David-Lorieux-CetaMada-300x196.jpg" alt="Mayotte, baleine à bosse," width="300" height="196" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/Baleine-a-bosse-fanons-bouche-ouverte-David-Lorieux-CetaMada-300x196.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/Baleine-a-bosse-fanons-bouche-ouverte-David-Lorieux-CetaMada-1024x668.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/Baleine-a-bosse-fanons-bouche-ouverte-David-Lorieux-CetaMada-768x501.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/Baleine-a-bosse-fanons-bouche-ouverte-David-Lorieux-CetaMada-1536x1002.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/Baleine-a-bosse-fanons-bouche-ouverte-David-Lorieux-CetaMada-150x98.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/Baleine-a-bosse-fanons-bouche-ouverte-David-Lorieux-CetaMada-696x454.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/Baleine-a-bosse-fanons-bouche-ouverte-David-Lorieux-CetaMada-1068x696.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/Baleine-a-bosse-fanons-bouche-ouverte-David-Lorieux-CetaMada-1920x1252.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/Baleine-a-bosse-fanons-bouche-ouverte-David-Lorieux-CetaMada-741x486.jpg 741w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/Baleine-a-bosse-fanons-bouche-ouverte-David-Lorieux-CetaMada-500x326.jpg 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/Baleine-a-bosse-fanons-bouche-ouverte-David-Lorieux-CetaMada-800x522.jpg 800w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/Baleine-a-bosse-fanons-bouche-ouverte-David-Lorieux-CetaMada-1280x835.jpg 1280w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/Baleine-a-bosse-fanons-bouche-ouverte-David-Lorieux-CetaMada-1320x861.jpg 1320w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/Baleine-a-bosse-fanons-bouche-ouverte-David-Lorieux-CetaMada.jpg 1986w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-55245" class="wp-caption-text">Les campagnes d&rsquo;observation permettent aux scientifiques de suivre les migrations des baleines et d&rsquo;alimenter une base de données construite depuis plus d&rsquo;une décennie. Photographie / David Lorieux.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Pour les chercheurs, à chaque nouvelle observation de baleine dans le lagon mahorais, le premier réflexe est de savoir si cet individu est déjà connu ou s&rsquo;il s&rsquo;agit d&rsquo;une nouvelle venue. Chaque baleine à bosse possède en effet des motifs noirs et blancs uniques sous sa nageoire caudale. Comme une empreinte digitale, cette signature naturelle permet d&rsquo;identifier individuellement les animaux grâce à la photographie.</p>
<p style="text-align: justify;">Le premier réflexe des équipes comme celle de Ceta&rsquo;Maoré est donc de comparer les clichés recueillis avec leur catalogue local. <em>« C&rsquo;est un individu encore jamais observé à Mayotte, on a comparé avec la base de données locales »</em>, explique David Lorieux.</p>
<p style="text-align: justify;">Mais le travail ne s&rsquo;arrête pas ici, aux frontières de Mayotte.<em> « Et on a mis [ndlr : les photographies] sur la plateforme Happywhale, la plateforme internationale, pour savoir si c&rsquo;est un nouvel individu ou savoir s&rsquo;il a déjà été observé quelque part dans l&rsquo;hémisphère Sud (&#8230;). Et ça, on va le faire avec toutes les baleines qu&rsquo;on a observées depuis le début avec Ceta&rsquo;Maoré et celles qu&rsquo;on va continuer d&rsquo;observer ». </em></p>
<p style="text-align: justify;">Happywhale est aujourd&rsquo;hui l&rsquo;un des principaux outils collaboratifs de suivi des baleines à l&rsquo;échelle mondiale. Les chercheurs déposent leurs photographies pour que les algorithmes de reconnaissance d&rsquo;image recherchent automatiquement d&rsquo;éventuelles correspondances avec des individus photographiés ailleurs dans le monde.</p>
<p style="text-align: justify;">Chaque correspondance permet de reconstituer les itinéraires empruntés par un même animal entre différentes zones de reproduction ou d&rsquo;alimentation. Une baleine photographiée à Mayotte pourrait ainsi avoir déjà été observée au Mozambique, à Madagascar, à La Réunion ou même dans les eaux antarctiques.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Un laboratoire à ciel ouvert </strong></h2>
<figure id="attachment_55243" aria-describedby="caption-attachment-55243" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/20230927-Baleine-a-bosse-bebe-saut-event-Hugo-Amielh-4.jpg"><img decoding="async" class="wp-image-55243 size-medium" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/20230927-Baleine-a-bosse-bebe-saut-event-Hugo-Amielh-4-300x199.jpg" alt="Mayotte, baleine à bosse," width="300" height="199" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/20230927-Baleine-a-bosse-bebe-saut-event-Hugo-Amielh-4-300x199.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/20230927-Baleine-a-bosse-bebe-saut-event-Hugo-Amielh-4-1024x681.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/20230927-Baleine-a-bosse-bebe-saut-event-Hugo-Amielh-4-768x511.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/20230927-Baleine-a-bosse-bebe-saut-event-Hugo-Amielh-4-1536x1021.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/20230927-Baleine-a-bosse-bebe-saut-event-Hugo-Amielh-4-2048x1362.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/20230927-Baleine-a-bosse-bebe-saut-event-Hugo-Amielh-4-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/20230927-Baleine-a-bosse-bebe-saut-event-Hugo-Amielh-4-696x463.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/20230927-Baleine-a-bosse-bebe-saut-event-Hugo-Amielh-4-1068x710.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/20230927-Baleine-a-bosse-bebe-saut-event-Hugo-Amielh-4-1920x1277.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/20230927-Baleine-a-bosse-bebe-saut-event-Hugo-Amielh-4-500x332.jpg 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/20230927-Baleine-a-bosse-bebe-saut-event-Hugo-Amielh-4-800x532.jpg 800w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/20230927-Baleine-a-bosse-bebe-saut-event-Hugo-Amielh-4-1280x851.jpg 1280w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/20230927-Baleine-a-bosse-bebe-saut-event-Hugo-Amielh-4-1320x878.jpg 1320w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-55243" class="wp-caption-text">Tout au long de l&rsquo;année, Ceta&rsquo;Maoré conduit le programme WUJUA, qui signifie<em> « connaître »</em> en shimaoré. Ce programme est consacré à l&rsquo;étude des mammifères marins présents dans les eaux mahoraises. Photographie / Hugo Amielh.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">En effet, ce travail s&rsquo;inscrit dans un dispositif scientifique plus global que les seules observations réalisées autour de Mayotte. Tout au long de l&rsquo;année, Ceta&rsquo;Maoré conduit le programme WUJUA, qui signifie<em> « connaître »</em> en shimaoré. Ce programme est consacré à l&rsquo;étude des mammifères marins présents dans les eaux mahoraises.</p>
<p style="text-align: justify;">Durant la saison des baleines, le suivi est considérablement renforcé, affirme David Lorieux. <em>« Oui, on continue notre suivi WUJUA, qui veut dire « connaître » en shimaoré, pour l&rsquo;étude des mammifères marins en général, mais avec une intensification pendant la saison des baleines. Nous avons également des sorties organisées dans le cadre du programme régional appelé MISTRAL, qui va du Mozambique jusqu&rsquo;à l&rsquo;Australie et qui a pour but de disposer de plus d&rsquo;informations sur les baleines à bosse à Mayotte et dans toute cette partie du globe ». </em></p>
<p style="text-align: justify;">L&rsquo;objectif est donc double. D&rsquo;une part, améliorer les connaissances sur les populations qui fréquentent le canal du Mozambique et l&rsquo;archipel des Comores. D&rsquo;autre part, comprendre les connexions entre les différents sites de reproduction de l&rsquo;océan Indien. Chaque observation contribue alors à une base de données régionale qui dépasse largement les frontières de Mayotte.</p>
<p style="text-align: justify;">Les scientifiques ne travaillent d&rsquo;ailleurs pas seuls. Les observations réalisées lors des sorties scientifiques sont complétées par celles des plaisanciers, pêcheurs, plongeurs et professionnels de la mer. Le bilan de la saison 2025 en témoigne. Trente-sept baleines à bosse avaient été observées autour de l&rsquo;île. Onze d&rsquo;entre elles n&rsquo;avaient jamais été identifiées auparavant, portant à 112 le nombre total d&rsquo;individus connus dans le catalogue mahorais. Et fait encore plus marquant, aucune recapture n&rsquo;avait été enregistrée cette année-là. Chaque baleine identifiée représentait donc un nouvel individu.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong><em>« L&rsquo;année dernière, nous avons eu très peu d&rsquo;observations »</em></strong></h2>
<p style="text-align: justify;">En 2025, le mois d&rsquo;août s&rsquo;était imposé comme la période la plus favorable aux observations, devant septembre, tandis que les mois de juillet, octobre et novembre avaient enregistré moins de signalements.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>« Chaque signalement compte et contribue à la protection des baleines à bosse et de leur habitat. On continue d&rsquo;être attentif. De nombreuses espèces de cétacés sont observables tout au long de l&rsquo;année. Restons tous des observateurs responsables du lagon de Mayotte »</em>, rappelait Ceta&rsquo;Maoré au terme de la saison 2025.</p>
<p style="text-align: justify;">Aujourd&rsquo;hui, David Lorieux reconnaît néanmoins que<em> « l&rsquo;année dernière, nous avons eu très peu d&rsquo;observations »</em>, une réalité qui renforce encore la valeur scientifique de chaque observation.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Observer mais sans déranger</strong></h2>
<figure id="attachment_55247" aria-describedby="caption-attachment-55247" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/F15CD6A5-CA84-4EB3-BBCF-5434E8B83108_1_105_c.jpeg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-55247" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/F15CD6A5-CA84-4EB3-BBCF-5434E8B83108_1_105_c-300x225.jpeg" alt="Mayotte, prestataire bateau, prestataires nautiques, " width="300" height="225" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/F15CD6A5-CA84-4EB3-BBCF-5434E8B83108_1_105_c-300x225.jpeg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/F15CD6A5-CA84-4EB3-BBCF-5434E8B83108_1_105_c-768x576.jpeg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/F15CD6A5-CA84-4EB3-BBCF-5434E8B83108_1_105_c-150x113.jpeg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/F15CD6A5-CA84-4EB3-BBCF-5434E8B83108_1_105_c-696x522.jpeg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/F15CD6A5-CA84-4EB3-BBCF-5434E8B83108_1_105_c-265x198.jpeg 265w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/F15CD6A5-CA84-4EB3-BBCF-5434E8B83108_1_105_c-500x375.jpeg 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/F15CD6A5-CA84-4EB3-BBCF-5434E8B83108_1_105_c-800x600.jpeg 800w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/F15CD6A5-CA84-4EB3-BBCF-5434E8B83108_1_105_c.jpeg 1024w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-55247" class="wp-caption-text">Sur l&rsquo;eau, l&rsquo;observation des cétacés est strictement encadrée. Les prestataires de sorties en mer veillent au respect des distances d&rsquo;approche et des règles destinées à limiter le dérangement des animaux.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">L&rsquo;engouement suscité par le retour de ces baleines impose également une vigilance extrême sur l&rsquo;eau. Plus les mammifères viendront profiter des eaux de Mayotte, et plus les sorties en mer devraient augmenter elles aussi. Le scientifique tient donc à rappeler que les règles encadrant l&rsquo;approche des mammifères marins ne relèvent pas du simple bon sens, mais d&rsquo;un cadre juridique précis. <em>« Il s&rsquo;agit d&rsquo;une réglementation nationale, c&rsquo;est donc une loi et non une recommandation »</em>, insiste-t-il.</p>
<p style="text-align: justify;">À Mayotte, l&rsquo;ensemble des eaux est inclus dans le Parc naturel marin. Les baleines, les dauphins et les dugongs y bénéficient d&rsquo;une protection stricte. <em>« Il est interdit de s&rsquo;approcher à moins de cent mètres des mammifères marins, qui sont des espèces protégées dans une aire marine protégée. À Mayotte, toutes les eaux sont dans le Parc naturel marin ». </em></p>
<p style="text-align: justify;">Au-delà de cette distance minimale, plusieurs recommandations visent à réduire les perturbations : ne jamais couper la trajectoire des animaux, éviter de les poursuivre, maintenir une vitesse inférieure à cinq nœuds à proximité afin de limiter les nuisances sonores et ne pas dépasser deux bateaux dans un rayon de trois cents mètres.</p>
<p style="text-align: justify;">L&rsquo;une des consignes surprend parfois les plaisanciers : il est déconseillé d&rsquo;arrêter le moteur. <em>« Toujours avoir le moteur embrayé pour réussir à avoir le son du bateau »</em>, explique David Lorieux. <em>« La baleine doit savoir où se trouvent les bateaux, en les entendant, afin d&rsquo;éviter de les percuter ». </em></p>
<p style="text-align: justify;">Alors que la saison ne fait que commencer, les scientifiques espèrent voir les observations se multiplier dans les prochaines semaines. Pour le plaisir des regards tournés vers le large, mais surtout pour nourrir un patient travail de recherche engagé depuis plus de dix ans.</p>
<p style="text-align: justify;">À l&rsquo;heure où les océans subissent une pression croissante des activités humaines, chaque trajectoire recensée devient une donnée précieuse, non seulement pour comprendre l&rsquo;évolution de ces géantes marines, mais aussi pour mesurer, année après année, ce que leur présence dit encore de l&rsquo;état de nos mers.<span class="Apple-converted-space"> </span></p>
<p>Mathilde Hangard</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/07/09/le-retour-des-baleines-a-mayotte-ouvre-une-nouvelle-enquete-scientifique-sur-leur-migration/">Le retour des baleines à Mayotte ouvre une nouvelle enquête scientifique sur leur migration</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
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		<title>Pêche aux poulpes : l&#8217;interdiction saisonnière entre en vigueur à Mayotte</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/03/28/peche-aux-poulpes-linterdiction-saisonniere-entre-en-vigueur-a-mayotte/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Victor Diwisch]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 28 Mar 2026 15:27:51 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Environnement]]></category>
		<category><![CDATA[Fil info]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[Parc naturel marin de Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[pêche]]></category>
		<category><![CDATA[Poulpe]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lejournaldemayotte.yt/?p=49090</guid>

					<description><![CDATA[<p>Dans un communiqué de presse, le Parc naturel marin de Mayotte annonce que la pêche aux poulpes est interdite sur le département du 1er avril au 15 juin 2026. </p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/03/28/peche-aux-poulpes-linterdiction-saisonniere-entre-en-vigueur-a-mayotte/">Pêche aux poulpes : l&rsquo;interdiction saisonnière entre en vigueur à Mayotte</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;" data-start="77" data-end="361">Comme chaque année, la pêche aux poulpes sera interdite dans les eaux mahoraises du 1er avril au 15 juin. Le Parc naturel marin de Mayotte rappelle que cette mesure, encadrée par un arrêté préfectoral, s’applique à l’ensemble des usagers, qu’ils soient professionnels ou particuliers.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="363" data-end="591">Durant cette période, le parc rappelle qu&rsquo;il est strictement interdit de pêcher, vendre, acheter ou détenir des poulpes issus de Mayotte. Cette réglementation vise à protéger une ressource essentielle pour le territoire et à garantir sa durabilité.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="593" data-end="1114">La fermeture saisonnière correspond à une phase cruciale du cycle de vie de l’espèce principalement pêchée à Mayotte : <em>Octopus cyanea</em>. Le Parc naturel marin précise que ce poulpe présente un cycle de vie court, d’environ quinze mois, et une reproduction unique. Après l’accouplement, le mâle meurt, tandis que la femelle pond ses œufs dans un abri, qu’elle protège et ventile en continu avec ses tentacules. Durant toute cette période, elle cesse de s’alimenter et meurt au moment de l’éclosion. Sans cette aération constante, les œufs ne peuvent survivre.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="1116" data-end="1316">La mise en place de cette interdiction temporaire est donc « <em>indispensable pour permettre aux femelles de mener leur reproduction à terme et assurer le renouvellement de l’espèce</em> » dans le lagon.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="1318" data-end="1672">Dans un communiqué, le Parc martin précise que le <em>« non-respect de cette réglementation constitue une infraction de nature délictuelle ».</em> Selon le Code rural et de la pêche maritime, les contrevenants encourent une amende pouvant atteindre 22 500 euros. Des sanctions complémentaires peuvent également être appliquées, notamment la saisie du matériel de pêche et des mesures renforcées en cas de récidive.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="1674" data-end="1932" data-is-last-node="" data-is-only-node="">Cette mesure s’inscrit dans les actions menées pour préserver la biodiversité marine et soutenir une pêche durable à Mayotte. Les autorités appellent ainsi à la responsabilité de chacun afin de protéger cette ressource précieuse pour les générations futures.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/03/28/peche-aux-poulpes-linterdiction-saisonniere-entre-en-vigueur-a-mayotte/">Pêche aux poulpes : l&rsquo;interdiction saisonnière entre en vigueur à Mayotte</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
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		<title>Parc naturel marin de Mayotte : le Conseil de gestion poursuit ses actions pour le lagon</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2025/09/08/parc-naturel-marin-de-mayotte-le-conseil-de-gestion-poursuit-ses-actions-pour-le-lagon/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mathilde HANGARD]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 08 Sep 2025 14:50:51 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Environnement]]></category>
		<category><![CDATA[Fil info]]></category>
		<category><![CDATA[Coraux]]></category>
		<category><![CDATA[Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[Parc naturel marin de Mayotte]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lejournaldemayotte.yt/?p=36607</guid>

					<description><![CDATA[<p>Le Conseil de gestion du Parc naturel marin de Mayotte a abordé la pêche durable, la santé des récifs et la sensibilisation des jeunes.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2025/09/08/parc-naturel-marin-de-mayotte-le-conseil-de-gestion-poursuit-ses-actions-pour-le-lagon/">Parc naturel marin de Mayotte : le Conseil de gestion poursuit ses actions pour le lagon</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;" data-start="390" data-end="755">Réuni le mercredi 3 septembre 2025 au technopôle de Mayotte à Dembéni, le Conseil de gestion du Parc naturel marin de Mayotte a fait le point sur plusieurs enjeux essentiels pour l’avenir du lagon : la gestion durable de la pêche professionnelle, le suivi de l’état de santé des récifs coralliens et la sensibilisation des jeunes générations.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="390" data-end="755">Concernant la pêche professionnelle, le Parc a rappelé l’importance du Système d’Information Halieutique (SIH) pour pallier le manque de données déclaratives des pêcheurs. Le communiqué précise que <em>« la collaboration des pêcheurs professionnels avec les observateurs du SIH est essentielle : elle permet de mieux comprendre l’activité, mais aussi de répondre aux demandes européennes, qui exigent qu’au moins 40 % des stocks exploités dans la zone de Mayotte soient évalués en termes de valeur économique. Grâce au travail du SIH et à d’autres projets comme Demerstock, environ 66 % des stocks sont aujourd’hui évalués, dont 60 % considérés en bon état écologique. » </em></p>
<p style="text-align: justify;" data-start="1588" data-end="2160">La protection des récifs coralliens, fortement affectés par les épisodes de blanchissement et le passage du cyclone Chido, a également été au centre des débats. Le communiqué estime<em> « à 66 % la mortalité cumulée des coraux ».</em> Néanmoins, certaines zones demeurent en bon état et pourraient servir de support pour le redéploiement de nouveaux coraux, <em>« cela ne sera néanmoins possible qu’en garantissant une eau du lagon de bonne qualité ». </em></p>
<p style="text-align: justify;" data-start="2162" data-end="2885">Enfin, le Parc met l’accent sur la sensibilisation des jeunes à travers le programme Les <em>P’tits Fundis du lagon</em>. Chaque année, environ 2 000 élèves découvrent la richesse et la fragilité du lagon et participent à des projets pédagogiques concrets.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="2162" data-end="2885">Parmi les initiatives présentées pour l’année scolaire 2024-2025 : l’École de Pamandzi 3 (CP/CE1) a collecté des déchets pour réaliser une œuvre artistique, le Collège Ouvoijamoja &#8211; Passamainty (3ème) a proposé des activités de plein air pour former de jeunes <em>« ambassadeurs de l’environnement »,</em> et l’association Jeunesse Ya Messo Milatarehi a accompagné des élèves non-lecteurs dans la création d’une chanson et d’un clip vidéo pour sensibiliser à la protection du lagon.</p>
<p data-start="2162" data-end="2885">Mathilde Hangard</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2025/09/08/parc-naturel-marin-de-mayotte-le-conseil-de-gestion-poursuit-ses-actions-pour-le-lagon/">Parc naturel marin de Mayotte : le Conseil de gestion poursuit ses actions pour le lagon</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
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		<title>Après Chido, les récifs coralliens de Mayotte en grande souffrance</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2025/08/27/apres-chido-les-recifs-coralliens-de-mayotte-en-grande-souffrance/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mathilde HANGARD]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 27 Aug 2025 14:47:41 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Environnement]]></category>
		<category><![CDATA[Fil info]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[Parc naturel marin de Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[récifs coralliens]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lejournaldemayotte.yt/?p=35661</guid>

					<description><![CDATA[<p>Les récifs coralliens mahorais ont subi une mortalité record après le passage du cyclone Chido et les épisodes de blanchissement de 2024.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2025/08/27/apres-chido-les-recifs-coralliens-de-mayotte-en-grande-souffrance/">Après Chido, les récifs coralliens de Mayotte en grande souffrance</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;" data-start="374" data-end="687">Le Parc naturel marin de Mayotte a publié un rapport alarmant sur l’état des récifs coralliens après le passage du cyclone Chido, le 14 décembre 2024. Les premières évaluations révèlent des destructions importantes, exacerbées par le blanchissement massif des coraux survenu l’année précédente.</p>
<h2 style="text-align: center;" data-start="374" data-end="687"><strong data-start="712" data-end="759">Destruction physique et mortalité élevée</strong></h2>
<figure id="attachment_35668" aria-describedby="caption-attachment-35668" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/08/Capture-decran-2025-08-27-a-17.44.13.png"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-35668" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/08/Capture-decran-2025-08-27-a-17.44.13-300x225.png" alt="Mayotte, corail, Parc naturel marin de Mayotte, Chido, " width="300" height="225" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/08/Capture-decran-2025-08-27-a-17.44.13-300x225.png 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/08/Capture-decran-2025-08-27-a-17.44.13-150x113.png 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/08/Capture-decran-2025-08-27-a-17.44.13-265x198.png 265w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/08/Capture-decran-2025-08-27-a-17.44.13.png 674w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-35668" class="wp-caption-text">Récif frangeant en face de Sakouli en 2023</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;" data-start="374" data-end="687">Le cyclone Chido a provoqué de fortes houles qui ont endommagé les structures coralliennes, essentielles à la biodiversité marine. Les récifs internes de la Prévoyante et de Surprise ont été les plus touchés, avec 67 % de destruction, tandis que certaines pentes externes du récif barrière ont enregistré jusqu’à 79 % de mortalité. En moyenne, 45 % des coraux mahorais ont disparu, les récifs d’îlots et internes étant particulièrement fragilisés.</p>
<h2 style="text-align: center;" data-start="1210" data-end="1676"><strong data-start="1210" data-end="1262">Effets cumulés avec le blanchissement de 2024</strong></h2>
<figure id="attachment_35669" aria-describedby="caption-attachment-35669" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/08/Capture-decran-2025-08-27-a-17.44.26.png"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-35669" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/08/Capture-decran-2025-08-27-a-17.44.26-300x225.png" alt="Mayotte, corail, Parc naturel marin de Mayotte, Chido, " width="300" height="225" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/08/Capture-decran-2025-08-27-a-17.44.26-300x225.png 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/08/Capture-decran-2025-08-27-a-17.44.26-150x113.png 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/08/Capture-decran-2025-08-27-a-17.44.26-265x198.png 265w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/08/Capture-decran-2025-08-27-a-17.44.26.png 674w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-35669" class="wp-caption-text">Récif frangeant en face de Sakouli en 2025</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;" data-start="1210" data-end="1676">Les événements climatiques récents, dont La Niña et El Niño, ont entraîné un blanchissement massif des coraux en 2024. Les secteurs déjà fragilisés ont peu évolué après le cyclone, tandis que d’autres récifs initialement moins touchés ont subi de lourdes pertes. La mortalité cumulée atteint 97 % pour certains récifs internes, alors que la double barrière reste la zone la mieux préservée avec 35 % de perte.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="1210" data-end="1676">La dégradation des récifs menace la biodiversité marine et réduit la protection naturelle des côtes contre les houles et cyclones. Cependant, la destruction de certaines colonies ouvre également la voie à la colonisation par de nouveaux coraux. Le Parc naturel marin de Mayotte poursuit ses suivis scientifiques et élabore des mesures de gestion et de restauration pour favoriser la résilience des récifs.</p>
<p data-start="1210" data-end="1676">Mathilde Hangard</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2025/08/27/apres-chido-les-recifs-coralliens-de-mayotte-en-grande-souffrance/">Après Chido, les récifs coralliens de Mayotte en grande souffrance</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
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