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	<title>Archives des Mtsapéré - Le Journal De Mayotte</title>
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	<description>L&#039;information à Mayotte</description>
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	<title>Archives des Mtsapéré - Le Journal De Mayotte</title>
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	<item>
		<title>À Mamoudzou, la guerre contre les voitures est lancée</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/09/01/a-mamoudzou-la-guerre-contre-les-voitures-est-lancee/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mathilde HANGARD]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 01 Sep 2026 02:30:28 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La formule est presque une injonction, mais aussi un aveu : les collectivités publiques ne pourront pas, seules, résoudre le problème des déplacements sur le 101ème département français. À Mamoudzou, alors que le chantier du Caribus commence à transformer les routes, les élus demandent aux habitants de changer leurs habitudes. Un mal pour bien, espèrent les élus, pour espérer une ville différente demain.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/09/01/a-mamoudzou-la-guerre-contre-les-voitures-est-lancee/">À Mamoudzou, la guerre contre les voitures est lancée</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">À la mairie annexe de M’tsapéré, lundi 31 août, les routes ont occupé une bonne partie des échanges. Autour de la table : l’Association des maires de Mayotte (AMM), la CADEMA et la Ville de Mamoudzou. Les élus ont aussi évoqué la reconstruction après le cyclone Chido, les déchets, le recensement, l’éducation, les financements et les grands projets du territoire.</p>
<p style="text-align: justify;">Derrière cette succession de dossiers, une même ligne de fracture : comment transformer les habitudes d’une population déjà confrontée à de nombreuses difficultés quotidiennes ? Concernant les routes, la réponse politique est ferme : elle passe par une réduction assumée de la place de la voiture.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Le Caribus, ou le passage obligé de l’inconfort</b></h2>
<figure id="attachment_57555" aria-describedby="caption-attachment-57555" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/IMG_2701-scaled.jpg"><img fetchpriority="high" decoding="async" class="size-medium wp-image-57555" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/IMG_2701-300x200.jpg" alt="Mayotte, Mamoudzou, Mtsapéré, Caribus, bus, " width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/IMG_2701-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/IMG_2701-1024x683.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/IMG_2701-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/IMG_2701-1536x1024.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/IMG_2701-2048x1365.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/IMG_2701-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/IMG_2701-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/IMG_2701-1068x712.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/IMG_2701-1920x1280.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/IMG_2701-500x333.jpg 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/IMG_2701-800x533.jpg 800w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/IMG_2701-1280x853.jpg 1280w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/IMG_2701-1320x880.jpg 1320w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-57555" class="wp-caption-text">Des usagers attendent un bus sous un préau Caribus, lundi 31 août à M’tsapéré. Mathilde Hangard / JDM</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">À Mayotte, pour beaucoup d&rsquo;habitants, la voiture est une nécessité. Mais les élus veulent désormais en limiter l’usage lorsque d’autres solutions de transport existent. Bus, covoiturage, scooter, vélo, marche ou télétravail, toutes ces alternatives sont répétées tout au long de la conférence de presse. La transformation du réseau de transport doit aussi passer par celle des comportements. Mais le paradoxe est visible. Cette nouvelle politique des mobilités a débuté alors même que les travaux rendent les déplacements plus difficiles.</p>
<p style="text-align: justify;">À Mamoudzou, les premiers aménagements de la phase 1 Sud, entre le centre commercial Baobab et Passamaïnty, ainsi que ceux de la phase 1 Nord de la ville, rue Martin Luther King, ont été livrés. La phase 2 Sud doit prolonger le chantier entre le rond-point du centre commercial Baobab et celui de la Pointe Mahabou. Au Nord, les travaux ont commencé le 30 juillet. À Kawéni, une partie de la RN1 est désormais à sens unique afin de permettre l’avancée du chantier.</p>
<p style="text-align: justify;">Mais sur les routes, les automobilistes subissent la première conséquence du futur réseau : des embouteillages tentaculaires.  À terme, le Caribus doit pourtant permettre de réduire la place de la voiture individuelle au profit des transports collectifs, avec notamment des voies réservées aux bus et des aménagements destinés aux piétons et aux cyclistes.</p>
<p style="text-align: justify;">Mais pour Ambdilwahedou Soumaïla, maire de Mamoudzou et président de la CADEMA, le chantier ne pourra produire ses effets sans une évolution des usages. <em>« La solution c’est que chacun fasse un effort individuellement (&#8230;) on gagne tous de l&rsquo;argent, on a tous envie d&rsquo;avoir un dernier modèle de voiture, parfois même dans une seule famille, il y a plusieurs voitures, mais il faut diminuer la voiture quand cela est possible, en faisant du co-voiturage, en prenant un scooter, un vélo, ou en faisant du télétravail pour toutes les professions qui peuvent le faire, on n&rsquo;a pas le choix sinon on n&rsquo;y arrivera jamais »</em>, explique-t-il.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Le retour de la circulation alternée ?</strong></h2>
<p style="text-align: justify;">Pour réduire la pression sur les axes les plus chargés, un dispositif de circulation alternée pourrait être mis en place dans les prochains jours. Le principe d’une alternance selon le numéro pair ou impair des plaques d’immatriculation doit être défini avec le préfet de Mayotte.</p>
<p style="text-align: justify;">Le dispositif devra toutefois tenir compte des véhicules prioritaires, notamment les ambulances et les secours.<em> « On aura tous à y gagner »</em>, assure le maire. Une promesse qui suppose, dans l’immédiat, d’accepter davantage de contraintes.</p>
<h2 style="text-align: center;"><em><b>« Pourquoi tu viens jusqu’aux Hauts-Vallons ? » </b></em></h2>
<figure id="attachment_57553" aria-describedby="caption-attachment-57553" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/IMG_2717-scaled.jpg"><img decoding="async" class="size-medium wp-image-57553" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/IMG_2717-300x200.jpg" alt="Mayotte, habitant, marche, marcher, Mtsapéré," width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/IMG_2717-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/IMG_2717-1024x683.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/IMG_2717-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/IMG_2717-1536x1024.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/IMG_2717-2048x1366.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/IMG_2717-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/IMG_2717-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/IMG_2717-1068x712.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/IMG_2717-1920x1280.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/IMG_2717-500x333.jpg 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/IMG_2717-800x533.jpg 800w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/IMG_2717-1280x853.jpg 1280w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/IMG_2717-1320x880.jpg 1320w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-57553" class="wp-caption-text">Le maire de Mamoudzou, Ambdilwahedou Soumaïla, encourage les habitants à privilégier la marche lorsque cela est possible, dans le cadre de la politique de réduction de l’usage de la voiture. Mathilde Hangard / JDM</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Le maire a également été interpellé sur la possibilité de remettre en place le parking situé aux Hauts-Vallons, près de la station Mayotte la 1ère. Sa réponse résume à elle seule la nouvelle doctrine défendue par la municipalité. <em>« Mais c&rsquo;est justement cela le problème, pourquoi tu viens jusqu’aux Hauts-Vallons, alors que maintenant c&rsquo;est possible de venir avec le bus M&rsquo;safara ? ».  </em></p>
<p style="text-align: justify;">Puis il insiste : <em>« On ne fera rien sur le territoire si jamais les gens raisonnent pour eux-mêmes, c’est impossible ». </em>Le raisonnement est assumé : il ne s’agit plus seulement de construire des infrastructures, mais d’inciter les habitants à abandonner certains réflexes.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Les deux-roues face à un trafic chaotique </b></h2>
<figure id="attachment_57559" aria-describedby="caption-attachment-57559" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/IMG_2703-1-scaled.jpg"><img decoding="async" class="wp-image-57559 size-medium" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/IMG_2703-1-300x200.jpg" alt="Mayotte, Mamoudzou, Mtsapéré, scooter, circulation, " width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/IMG_2703-1-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/IMG_2703-1-1024x683.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/IMG_2703-1-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/IMG_2703-1-1536x1024.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/IMG_2703-1-2048x1366.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/IMG_2703-1-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/IMG_2703-1-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/IMG_2703-1-1068x712.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/IMG_2703-1-1920x1280.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/IMG_2703-1-500x333.jpg 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/IMG_2703-1-800x533.jpg 800w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/IMG_2703-1-1280x853.jpg 1280w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/IMG_2703-1-1320x880.jpg 1320w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-57559" class="wp-caption-text">Un scootériste croise un automobiliste à un carrefour accidentogène de Mtsapéré, lundi 31 août. Mathilde Hangard / JDM</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Cette transformation soulève aussi la question de la sécurité. Scooters et vélos occupent une place croissante sur les routes, dans un trafic où les accidents sont fréquents. Les forces de l’ordre seront notamment chargées de veiller au respect du code de la route et de sanctionner les comportements dangereux, notamment les dépassements à vive allure de deux-roues.</p>
<p style="text-align: justify;">Le maire demande surtout aux habitants de tenir dans la durée. <em>« Le chantier va durer 3 ans, les situations doivent être collectives, partagées, quand dans trois ans vous pourrez faire Passamaïnty Hauts Vallons, tout cela vous l’oublierez »</em>, explique-t-il. Trois ans, c’est long pour un automobiliste coincé chaque matin. Mais c’est aussi le délai que les élus mettent en regard de plusieurs décennies de retard en matière d’aménagement.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Un comité d&rsquo;experts pour penser le Mayotte dans vingt ans </strong></h2>
<figure id="attachment_57556" aria-describedby="caption-attachment-57556" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/IMG_2696-scaled.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-57556" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/IMG_2696-300x200.jpg" alt="Mayotte, mairie, habitants, rendez-vous, Mamoudzou, Mtsapéré, " width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/IMG_2696-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/IMG_2696-1024x683.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/IMG_2696-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/IMG_2696-1536x1024.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/IMG_2696-2048x1365.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/IMG_2696-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/IMG_2696-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/IMG_2696-1068x712.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/IMG_2696-1920x1280.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/IMG_2696-500x333.jpg 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/IMG_2696-800x533.jpg 800w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/IMG_2696-1280x853.jpg 1280w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/IMG_2696-1320x880.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-57556" class="wp-caption-text">Un habitant de la commune en rendez-vous à la mairie annexe de M’tsapéré, ce lundi 31 août. Mathilde Hangard / JDM</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Au-delà des difficultés de tous les jours, les élus veulent aussi inscrire leurs actions dans le temps long, tout en maintenant un dialogue direct avec les habitants.</p>
<p style="text-align: justify;">À Mamoudzou, les permanences du maire et des élus reprennent dans les villages,<em> « sans rendez-vous »</em>, insiste l&rsquo;air enjoué Ambdilwahedou Soumaïla. Les prochaines auront lieu le 11 septembre à Passamaïnty, le 18 septembre à Kawéni et le 25 septembre à M’tsapéré. Un premier<em> live</em> entre le maire et les habitants est également prévu le 18 septembre prochain. <em>« Rendre compte de nos actions, ça c’est vraiment important (…) surtout dans les moments difficiles, il y en a plein »</em>, dit-il.</p>
<p style="text-align: justify;">À l’échelle de Mayotte, les maires veulent surtout prolonger cette démarche par une réflexion sur l’avenir du territoire. Le Congrès des élus doit se tenir au mois de mars 2027, parallèlement aux 50 ans des communes. L’Association des maires souhaite en faire un rendez-vous annuel organisé à tour de rôle par une intercommunalité, avec pour cette première édition deux thèmes : l’intelligence artificielle dans les collectivités et la gouvernance des enjeux du territoire.</p>
<p style="text-align: justify;">Pour le maire de Bandraboua, Abdou-Lihariti Antoissi, l&rsquo;association doit devenir davantage qu’un lieu de représentation et permettre aux élus de proposer, d’amender et de construire des réponses communes.</p>
<p style="text-align: justify;">Le maire de Mamoudzou cite le département de La Réunion en exemple. <em>« Quand on va à La Réunion, on se dit que tout est super mais c’est juste une autre organisation »</em>, se défend-t-il, en évoquant notamment la Nouvelle Route du Littoral. <em>« Cela ne date pas d’hier donc nous chez nous il faut qu’on pose les bases de la construction de Mayotte pour les dizaines d’années à venir »</em>, ajoute-t-il.</p>
<p style="text-align: justify;">Un comité d’experts, réunissant notamment sociologues, spécialistes de l’environnement et anciens élus, doit accompagner cette réflexion. <em>« Tous ces enjeux là il faut que nous les partagions</em>« , insiste le maire.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Face au Premier ministre :<em> « Chiche, on prend » </em></b></h2>
<figure id="attachment_57565" aria-describedby="caption-attachment-57565" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/IMG_2689-scaled.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-57565" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/IMG_2689-300x200.jpg" alt="Mayotte, maire de Mamoudzou, maire de Dembéni, maire de Bandraboua, " width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/IMG_2689-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/IMG_2689-1024x683.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/IMG_2689-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/IMG_2689-1536x1024.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/IMG_2689-2048x1366.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/IMG_2689-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/IMG_2689-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/IMG_2689-1068x712.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/IMG_2689-1920x1280.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/IMG_2689-500x333.jpg 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/IMG_2689-800x533.jpg 800w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/IMG_2689-1280x853.jpg 1280w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/IMG_2689-1320x880.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-57565" class="wp-caption-text">Le maire de Bandraboua a estimé que le contexte politique de la visite du Premier ministre importait peu, l’essentiel étant selon lui d’obtenir des engagements sur des financements pour les collectivités de l&rsquo;île. Mathilde Hangard / JDM</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Lors de la visite du Premier ministre Sébastien Lecornu, les 26 et 27 août derniers, les maires et présidents d’EPCI ont présenté leurs demandes : accélération du versement des subventions post-Chido, préfinancement des nouveaux projets à hauteur de 80 %, maintien des emplois aidés et réexamen du recensement.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>« Pour nous c’est très clair, que le ministre profite de l’approche des élections présidentielles pour dire qu&rsquo;il va accélérer les crédits, nous on dit chiche, on prend »</em>, résume le maire de Bandraboua.</p>
<p style="text-align: justify;">La participation des maires à la rencontre avait pourtant fait débat, alors qu&rsquo;une partie de la population et de la classe politique avait dénoncé une visite officielle <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/08/28/a-mayotte-derriere-la-visite-du-gouvernement-les-realites-que-lon-ne-voulait-pas-voir/">vide de sens</a> pour le territoire. <em>« On avait le choix de la chaise vide mais j’ai estimé que ce n’était pas de notre responsabilité »</em>, explique Ambdilwahedou Soumaïla.</p>
<p style="text-align: justify;">Reste à voir les annonces se traduire en versements. Ce lundi 31 août, la Ville de Mamoudzou a déposé 26 millions d’euros sur la plateforme Chido. L’État en a instruit 11 millions. Mais, selon le maire, seuls 3,4 millions sont pour l’heure effectivement disponibles sur le compte du trésorier municipal. <em>« Si on avait 11 millions, on aurait déjà payé les entreprises »</em>, affirme-t-il. <em>« Le bouton qui fait le virement prend beaucoup trop de temps, c’est ce qu’on a dit au Premier ministre ». </em>La Ville veut pouvoir avancer <em>« d’ici au 31 décembre 2026 ». </em></p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Chido : deux ans après, où en est la reconstruction ?</b></h2>
<figure id="attachment_57566" aria-describedby="caption-attachment-57566" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/IMG_2727.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-57566" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/IMG_2727-300x200.jpg" alt="Mayotte, Mtsapéré, vue, quartier, Mamoudzou, " width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/IMG_2727-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/IMG_2727-1024x683.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/IMG_2727-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/IMG_2727-1536x1024.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/IMG_2727-2048x1365.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/IMG_2727-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/IMG_2727-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/IMG_2727-1068x712.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/IMG_2727-1920x1280.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/IMG_2727-500x333.jpg 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/IMG_2727-800x533.jpg 800w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/IMG_2727-1280x853.jpg 1280w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/IMG_2727-1320x880.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-57566" class="wp-caption-text">Vue de M’tsapéré, lundi 31 août 2026, près de deux ans après le passage du cyclone Chido à Mayotte. Mathilde Hangard / JDM</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Par ailleurs, le 14 décembre prochain, Mamoudzou commémorera le deuxième anniversaire du cyclone Chido, survenu en 2024. La Ville veut ainsi en profiter pour dresser un bilan de la reconstruction.</p>
<p style="text-align: justify;">À ce sujet, la réhabilitation des maisons des jeunes et de la culture de Vahibé, Tsoundzou 2, M’tsapéré et Kawéni est annoncée à 90 %. L’Hôtel de ville atteint 60 %, les bâtiments du CCAS 30 % et le siège de la police municipale 35 %. L’éclairage public fait également l’objet d’un plan de remise en état, dont les premières phases sont annoncées comme<em> « achevées ». </em></p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Recensement : les maires demandent des comptes à l’Insee</strong></h2>
<p style="text-align: justify;">Sur le recensement, les élus ne comptent pas en rester là. L’Insee fixe la population de Mayotte à 323.153 habitants au 1er janvier 2026, contre 256.518 en 2017. L’Association des maires de Mayotte conteste ce chiffre et demande un réexamen des données du département et de ses 17 communes.</p>
<p style="text-align: justify;">Les élus invoquent notamment des écarts avec l’état civil et mettent en cause plusieurs conditions de collecte : cartographie insuffisamment actualisée, période de collecte jugée trop courte, refus de participer à cette étude dans le contexte des opérations de décasage ou logements occupés classés comme vacants.</p>
<p style="text-align: justify;">L’AMM demande davantage de transparence sur les méthodes de recensement et, si nécessaire, une révision des chiffres.<em> « On ne voulait pas d’un débat stérile, l’Insee est une organisation scientifique »</em>, rappelle néanmoins le maire de Bandraboua.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Sur les déchets, la CADEMA veut tourner la page de Chido</b></h2>
<figure id="attachment_57554" aria-describedby="caption-attachment-57554" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/IMG_2705.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-57554" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/IMG_2705-300x200.jpg" alt="Mayotte, Mtsapéré, déchets, CADEMA, " width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/IMG_2705-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/IMG_2705-1024x683.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/IMG_2705-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/IMG_2705-1536x1024.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/IMG_2705-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/IMG_2705-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/IMG_2705-1068x712.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/IMG_2705-1920x1280.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/IMG_2705-500x333.jpg 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/IMG_2705-800x533.jpg 800w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/IMG_2705-1280x854.jpg 1280w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/IMG_2705-1320x880.jpg 1320w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/IMG_2705.jpg 1984w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-57554" class="wp-caption-text">Des jeunes filles passent à côté poubelles et de déchets, le long de l&rsquo;avenue Abdallah Houmadi, à Mtsapéré, ce lundi 31 août. Mathilde Hangard / JDM</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Depuis le cyclone Chido, la CADEMA tente de rétablir un niveau de collecte normal. Plus de 4.000 bacs individuels et plus de 300 bacs collectifs ont été déployés après la destruction ou la dégradation d’une partie du parc.</p>
<p style="text-align: justify;">Les zones de stockage temporaire de M’tsapéré et Hajangoua doivent être libérées d’ici à fin septembre 2026. L’État doit ensuite assurer leur dépollution. Les 20 et 21 novembre prochains, des réunions publiques porteront sur la collecte, les dépôts sauvages et la propreté. L&rsquo;opération <em>« Novembre Vert »</em> vise également à multiplier les opérations de nettoyage et de sensibilisation.</p>
<p style="text-align: justify;">D’autres sujets ont été évoqués en fin de matinée, du Campus connecté aux coopérations entre communes. Mais tous racontent finalement la même chose : Mayotte veut rattraper un retard immense. Encore faut-il que les infrastructures suivent, que les habitants puissent changer leurs habitudes et que les pouvoirs publics soient au rendez-vous.</p>
<p>Mathilde Hangard</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/09/01/a-mamoudzou-la-guerre-contre-les-voitures-est-lancee/">À Mamoudzou, la guerre contre les voitures est lancée</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
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		<title>Le restaurant Chez Cousin autorisé à rouvrir</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/06/30/le-restaurant-chez-cousin-autorise-a-rouvrir/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[LEJDM]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 30 Jun 2026 09:32:45 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Economie]]></category>
		<category><![CDATA[Fil info]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[Chez Cousin]]></category>
		<category><![CDATA[Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[Mtsapéré]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le restaurant Le Rendez-vous chez Cousin, situé à Mtsapéré en face du centre commercial Baobab, est de nouveau autorisé à accueillir du public. Fermé administrativement depuis le 28 avril à la suite de manquements aux règles d&#8217;hygiène relevés lors d&#8217;un contrôle sanitaire, l&#8217;établissement a obtenu le feu vert de la préfecture après une nouvelle inspection [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Le restaurant <em>Le Rendez-vous chez Cousin</em>, situé à Mtsapéré en face du centre commercial Baobab, est de nouveau autorisé à accueillir du public. Fermé administrativement depuis le 28 avril à la suite de manquements aux règles d&rsquo;hygiène relevés lors d&rsquo;un contrôle sanitaire, l&rsquo;établissement a obtenu le feu vert de la préfecture après une nouvelle inspection réalisée le 23 juin.</p>
<p style="text-align: justify;">Les services de la Direction de l&rsquo;alimentation, de l&rsquo;agriculture et de la forêt (DAAF) ont constaté que la plupart des mesures correctives avaient été mises en œuvre et que le niveau d&rsquo;hygiène de l&rsquo;établissement était désormais jugé<em> « acceptable »</em>. Le préfet de Mayotte a ainsi abrogé l&rsquo;arrêté de fermeture.</p>
<p style="text-align: justify;">Comme le prévoit la réglementation, le résultat de ce contrôle sera publié sur le portail national Alim&rsquo;Confiance, permettant aux consommateurs de consulter le niveau d&rsquo;hygiène des établissements de restauration.</p>
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		<title>A M’tsapéré, les vendeurs de poissons font grise mine</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/06/25/a-mtsapere-les-vendeurs-de-poissons-font-grise-mine/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Léo VIGNAL]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 25 Jun 2026 02:15:53 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[Mtsapéré]]></category>
		<category><![CDATA[pêche]]></category>
		<category><![CDATA[vendeurs poissons]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>À M’tsapéré se trouve le plus gros marché de pêche illégale de Mayotte. De 8h à 18h, équipés de leur glacière, les vendeurs n’hésitent pas à appâter le chaland.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/06/25/a-mtsapere-les-vendeurs-de-poissons-font-grise-mine/">A M’tsapéré, les vendeurs de poissons font grise mine</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="font-weight: 400; text-align: justify;"><em>« Eh wawe baco »</em>, <em>« Mzuri mzuri »</em>, <em>« Galia »</em> &#8211; <em>« Eh toi monsieur »</em>, <em>« ma belle ma belle »</em>, <em>« regarde »</em> &#8211; À peine arrivées, deux voitures se font aborder par les vendeurs de poisson. Sur le port de M’tsapéré, toutes les glacières sont alignées. Des effluves de poisson se répandent un peu partout et les mouches volent de brouette en brouette. Les chats marchent sur le sol jonché d’écailles à la recherche de restes jetés par les marchands. C’est le plus gros marché de pêche clandestine de Mayotte. Le fonctionnement est simple : les pêcheurs vendent aux revendeurs qui, eux, revendent le poisson aux clients qui viennent sur place pour acheter.</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Quiconque souhaite vendre du poisson vient avec sa glacière et vend son stock là où il se trouve une place. Parmi les corps de métier présents sur le port, il y a les écailleurs. Leur rôle est d’écailler le poisson acheté et de le couper à la demande du client. Les grosses journées, une quinzaine de vendeurs sont présents. Certains arrivent le matin très tôt, d’autres après le déjeuner. Quant aux clients, ils affluent après le travail, entre 16h et 18h.</p>
<h2 style="font-weight: 400; text-align: center;"><strong>Les affaires sont dures…</strong></h2>
<figure id="attachment_54265" aria-describedby="caption-attachment-54265" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-54265" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/2T8A3032-copie-300x200.jpg" alt="" width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/2T8A3032-copie-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/2T8A3032-copie-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/2T8A3032-copie-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/2T8A3032-copie-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/2T8A3032-copie-500x333.jpg 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/2T8A3032-copie.jpg 800w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-54265" class="wp-caption-text">La pêche lagunaire est très contrôlée car de nombreuses espèces sont protégées. Léo Vignal / JDM</figcaption></figure>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">En ce moment, c’est très calme. Les clients ne sont pas au rendez-vous et la pêche n’est pas bonne. Faute d’avoir des bateaux aux normes, les pêcheurs du lagon n&rsquo;ont pas le droit d’en sortir. La pêche lagunaire est très contrôlée car de nombreuses espèces sont protégées. Assis sous un auvent, Abdou*, vendeur depuis 2 ans à M’tsapéré, confie : <em>« Quand ça marche bien on peut faire 300-400 euros dans la journée »</em>.</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Cet Anjouanais est arrivé à Mayotte il y a 6 ans. Parmi la dizaine de marchands présents, aucun n’est né à Mayotte. <em>« Nous on est là parce qu’on n’a pas d&rsquo;autres choix. Il y a ceux qui ont le titre de séjour mais qui n’ont pas de travail et ceux qui n’ont pas les papiers donc obligés de travailler comme ça. La vente de poisson là, c’est pas pour la vie, l’objectif c’est d’avoir un vrai métier »</em>, poursuit Abdou. À 28 ans, il a une femme et deux enfants.</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">À côté de lui, Mohamed*, étudiant à l&rsquo;Université de Mayotte en master de biologie. Depuis 1 an, il attend d’avoir une réponse pour son titre de séjour. <em>« Sans papier, je suis obligé de travailler illégalement pour payer mes études et nourrir ma famille »</em> car lui aussi a des enfants et une femme. <em>« Ici on est tous des travailleurs, on a besoin de ça pour vivre »</em>.</p>
<h2 style="font-weight: 400; text-align: center;"><strong>Amis malgré la concurrence</strong></h2>
<figure id="attachment_54267" aria-describedby="caption-attachment-54267" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-54267" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/2T8A3275-copie-300x200.jpg" alt="" width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/2T8A3275-copie-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/2T8A3275-copie-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/2T8A3275-copie-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/2T8A3275-copie-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/2T8A3275-copie-500x333.jpg 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/2T8A3275-copie.jpg 800w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-54267" class="wp-caption-text">M&rsquo;tsapéré est l&rsquo;un des plus gros ports de pêche de Mayotte. Léo Vignal / JDM</figcaption></figure>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Pendant la discussion, certains vendeurs lèvent la voix et commencent à se disputer en shimaore. L’objet du débat : est-ce que les Anjouanais sont les plus laborieux des îles de l’archipel ? Le ton monte, tout le monde n’est pas d’accord. Puis, des clients arrivent, chacun se remet au travail. C’est à celui qui criera le plus fort pour les attirer. Bien qu’étant tous « concurrents », ils sont pourtant tous amis.</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Halil* a été vendeur pendant plusieurs mois à M’tsapéré. Après une opération de police durant l’opération « Kingia », il a dû s&rsquo;échapper en laissant sa glacière et ses poissons. <em>« Quand les Affaires maritimes sont venues tout le monde est parti en courant. Ils m’ont pris tout mon matériel mais j’ai réussi à m&rsquo;échapper. Depuis j’ai préféré arrêter et trouver un autre métier moins risqué »</em>, explique-t-il.</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Aujourd&rsquo;hui, Halil est vendeur dans un magasin. Il vient régulièrement au port pour rendre visite à ses anciens camarades. <em>« Après la descente de police, le marché a été à l&rsquo;arrêt pendant quelques jours. Les affaires ont repris ensuite, comme si rien ne s&rsquo;était passé »</em>, raconte un des marchands.</p>
<h2 style="font-weight: 400; text-align: center;"><strong>Pas de structures adaptées</strong></h2>
<figure id="attachment_54263" aria-describedby="caption-attachment-54263" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-54263" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/2T8A7324-copie-300x200.jpg" alt="" width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/2T8A7324-copie-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/2T8A7324-copie-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/2T8A7324-copie-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/2T8A7324-copie-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/2T8A7324-copie-500x333.jpg 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/2T8A7324-copie.jpg 800w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-54263" class="wp-caption-text">Certains vendeurs laissent le poisson à l&rsquo;air libre. Léo Vignal / JDM</figcaption></figure>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Par manque de structures adaptées, les vendeurs sont contraints de commercer à ciel ouvert avec du matériel qui n’est pas aux normes. Juste derrière eux se trouve la coopérative de pêche de M’tsapéré. Une toute petite structure, certes déclarée, mais pas adaptée pour vendre du poisson en grosse quantité. Le marché illégal leur fait de la concurrence. <em>« Certains pêcheurs préfèrent vendre du poisson à ceux qui ne sont pas déclarés, ça leur rapporte plus d’argent et ils ne payent pas de taxes »</em>, déplore Sharif Abdal, président de la coopérative. La nuit, ils partent pêcher et quand ils rentrent, une partie de leur cargaison &#8211; ce qui rapporte le plus &#8211; est vendue aux marchands, le reste à des restaurants ou aux coopératives.</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Le soleil se couche, des pêcheurs commencent à préparer le départ en mer. De leur côté, tous les revendeurs plient bagage. Ils chargent le poisson dans des caisses pour le stocker dans un endroit secret. Puis chacun rentre chez soi. Demain, rebelote, la vente reprendra son cours.</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Léo Vignal</p>
<p>* les prénoms ont été modifiés pour préserver l’anonymat.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/06/25/a-mtsapere-les-vendeurs-de-poissons-font-grise-mine/">A M’tsapéré, les vendeurs de poissons font grise mine</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
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		<title>« Parfois dix minutes après notre passage, les déchets sont de nouveau là ! »</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/06/08/parfois-dix-minutes-apres-notre-passage-les-dechets-sont-de-nouveau-la/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mathilde HANGARD]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 08 Jun 2026 01:30:47 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Environnement]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[CADEMA]]></category>
		<category><![CDATA[déchets]]></category>
		<category><![CDATA[Enzo Recyclage]]></category>
		<category><![CDATA[Mamoudzou]]></category>
		<category><![CDATA[MAP]]></category>
		<category><![CDATA[Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[Mtsapéré]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lejournaldemayotte.yt/?p=52405</guid>

					<description><![CDATA[<p>À Mamoudzou, dans les quartiers de Cavani et de Mtsapéré, les équipes de la CADEMA interviennent régulièrement au milieu de dépôts sauvages qui réapparaissent parfois quelques minutes après leur passage. Malgré des opérations de nettoyage répétées, les agents décrivent une situation qu’ils peinent à enrayer. Un phénomène qui, au-delà des nuisances visuelles et olfactives, soulève surtout des enjeux de salubrité publique dans un contexte sanitaire déjà fragile sur l'île, confrontée au chikungunya et au paludisme. </p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/06/08/parfois-dix-minutes-apres-notre-passage-les-dechets-sont-de-nouveau-la/">« Parfois dix minutes après notre passage, les déchets sont de nouveau là ! »</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Dans les ruelles de Cavani, comme de Mtsapéré, l’odeur de déchets ménagers se mêle à la chaleur humide de la journée. Des sacs éventrés, des gravats, des cartons détrempés et des plastiques enchevêtrés s’étalent au bord des routes et au pied des murs, parfois à quelques mètres seulement d’un site qui venait d’être nettoyé. Les équipes de la Communauté d’Agglomération Dembéni-Mamoudzou (CADEMA) y repassent une nouvelle fois, comme dans une boucle sans fin.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Des interventions sans fin face à des dépôts qui réapparaissent en quelques minutes</strong></h2>
<figure id="attachment_52412" aria-describedby="caption-attachment-52412" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_6596.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-52412" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_6596-300x225.jpg" alt="Mayotte, CADEMA, déchets, dépôts sauvages," width="300" height="225" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_6596-300x225.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_6596-1024x768.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_6596-768x576.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_6596-1536x1152.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_6596-150x113.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_6596-696x522.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_6596-1068x801.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_6596-1920x1440.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_6596-265x198.jpg 265w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_6596-500x375.jpg 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_6596-800x600.jpg 800w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_6596-1280x960.jpg 1280w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_6596-1320x990.jpg 1320w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_6596.jpg 1984w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-52412" class="wp-caption-text">Avec des gants, des casquettes et des vêtements couvrants pour se protéger de la chaleur intense, les agents interviennent sur un tas de déchets déposés illégalement à Mtsapéré, visiblement un peu lassés par la répétition de ces comportements.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;"><em>« On revient toujours au même endroit »</em>, souffle un agent, gants aux mains, en charge du ramassage. <em>« Il y a vraiment beaucoup de dépôts sauvages »</em>, ajoute-t-il, en observant la quantité de sacs déposés, entremêlés à des bâches. À ses côtés, un collègue ne cache pas son exaspération : <em>« Ce n’est pas normal. Normalement, ce n’est pas à nous de ramasser ça tous les jours. Il faut que la population soit sensibilisée ». </em></p>
<p style="text-align: justify;">Car ces interventions répétées ne relèvent pas du fonctionnement habituel du service public de collecte, mais d’une réponse d’urgence à des dépôts illégaux. En France, le dépôt ou l’abandon de déchets sur la voie publique est interdit par le code de l’environnement et peut être sanctionné par des amendes pouvant atteindre plusieurs milliers d’euros, notamment en cas d’infraction constatée ou de récidive.</p>
<p style="text-align: justify;">À Mayotte, si le cadre réglementaire est le même sur le papier, les acteurs locaux soulignent que la réponse repose davantage sur la prévention et la sensibilisation que sur la sanction. Dans plusieurs quartiers, les dispositifs de signalisation ou de rappel à la loi restent encore limités, et les panneaux rappelant l’interdiction des dépôts sauvages sont rares voire inexistants sur certains sites régulièrement touchés. Dans ce contexte, les collectivités privilégient des interventions de nettoyage lorsqu&rsquo;elles sont possible, et des campagnes de sensibilisation, lorsque les équipes sur le terrain constatent surtout une difficulté à enrayer durablement les comportements imprévisibles d’abandon de déchets.</p>
<p style="text-align: justify;">Sur le terrain, la réalité est rude. À Mtsapéré, mais aussi à Cavani ou aux Hauts-Vallons, la CADEMA décrit une multiplication des points noirs. Autour des bornes enterrées, censées faciliter la collecte, des tas de sacs s’amoncellent, parfois en dehors de tout dispositif prévu. <em>« Les gens au lieu de garder leurs déchets jusqu’au passage des bennes, les déposent autour des points de collecte »</em>, explique un agent de la collectivité.<em> « Et parfois, dix minutes après notre passage, les déchets sont de nouveau là ». </em></p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Des déchets à ciel ouvert dans un contexte de maladies vectorielles en circulation</strong></h2>
<figure id="attachment_52413" aria-describedby="caption-attachment-52413" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_6598.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-52413" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_6598-300x225.jpg" alt="Mayotte, CADEMA, déchets, dépôts sauvages," width="300" height="225" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_6598-300x225.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_6598-1024x768.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_6598-768x576.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_6598-1536x1152.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_6598-150x113.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_6598-696x522.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_6598-1068x801.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_6598-1920x1440.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_6598-265x198.jpg 265w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_6598-500x375.jpg 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_6598-800x600.jpg 800w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_6598-1280x960.jpg 1280w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_6598-1320x990.jpg 1320w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_6598.jpg 1984w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-52413" class="wp-caption-text">Face à l’accumulation de déchets collectés, les agents de la CADEMA s’interrogent même sur la capacité du camion à tout contenir lors de cette opération de ramassage.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Pour les équipes, la situation dépasse désormais le simple problème de civisme. Elle pose notamment une question de santé publique dans un territoire déjà confronté à des fragilités sanitaires persistantes. Les déchets laissés à l’air libre attirent rats, insectes et animaux errants, favorisant la prolifération de maladies vectorielles et hydriques.</p>
<p style="text-align: justify;">À Mayotte, où circulent régulièrement des pathologies comme la leptospirose, et où une épidémie de chikungunya et de paludisme sont encore en cours, ces accumulations de déchets constituent un facteur aggravant. Les eaux stagnantes et les déchets organiques peuvent en effet offrir des conditions propices à la reproduction des moustiques et à la dégradation de l’hygiène environnementale.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>« On ne peut pas laisser ça comme ça, c’est un risque pour tout le monde »</em>, confie un agent de la CADEMA mobilisé sur une opération de nettoyage. <em>« Mais à force de revenir, on a l’impression que ça ne s’arrête jamais (&#8230;) Les gens reviennent déposer des déchets en permanence »</em>, ajoute un autre, évoquant un site situé à une centaine de mètres seulement d’un point de regroupement de bacs au rond-point de Cavani.</p>
<p style="text-align: justify;">Selon l’intercommunalité, les signalements de dépôts sauvages sont devenus quotidiens sur l’ensemble du territoire. Les équipes, appuyées par les prestataires MAP et Enzo Recyclage, interviennent régulièrement, mais peinent à absorber l’ampleur du phénomène. Dans certains secteurs, les opérations de nettoyage sont suivies quasi immédiatement de nouveaux abandons de déchets.</p>
<p style="text-align: justify;">La CADEMA évoque une situation de saturation et reconnaît une difficulté à anticiper l’ampleur du phénomène. <em>« C’est tellement soudain qu’on n’était pas forcément préparé à cela »</em>, admet la collectivité, qui dit travailler à un plan de sensibilisation renforcé et à une stratégie d’intervention plus structurée, qui sera prête prochainement. Mais sur le terrain, les agents, eux, continuent de ramasser. Encore et encore. Dans l’espoir fragile de maintenir les quartiers habitables, face à une pollution qui, elle, ne cesse de proliférer.</p>
<p>Mathilde Hangard</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/06/08/parfois-dix-minutes-apres-notre-passage-les-dechets-sont-de-nouveau-la/">« Parfois dix minutes après notre passage, les déchets sont de nouveau là ! »</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
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		<title>Une course de pneus à M’tsapéré ce dimanche</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/04/22/une-course-de-pneus-a-mtsapere-ce-dimanche/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mathilde HANGARD]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 22 Apr 2026 15:36:14 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Fil info]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Course de pneus]]></category>
		<category><![CDATA[Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[Mtsapéré]]></category>
		<category><![CDATA[Ville de Mamoudzou]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lejournaldemayotte.yt/?p=50402</guid>

					<description><![CDATA[<p>La Ville de Mamoudzou organise un événement sportif réunissant plusieurs catégories de participants dans les rues de M’tsapéré.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/04/22/une-course-de-pneus-a-mtsapere-ce-dimanche/">Une course de pneus à M’tsapéré ce dimanche</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Mamoudzou organise une course de pneus communale ce dimanche 26 avril 2026 de 8h à 12h dans les rues de M’tsapéré. La Ville précise dans un communiqué reçu ce jour, que <em>« plusieurs centaines de participants sont attendus, répartis dans 4 catégories : jeunes (filles et garçons de 8 à 12 ans), parents, séniors, personnes en situation de handicap ». </em></p>
<p style="text-align: justify;">Le départ sera donné<em> « avenue Abdallah Houmadi devant le plateau de M&rsquo;Balamanga »</em> pour une arrivée<em> « sur la place derrière la halle de pêche de M&rsquo;tsapéré ».</em> L’événement prévoit également une sélection sportive puisque <em>« les jeunes finalistes composeront la sélection communale pour participer à la finale de la Course de pneus le 28 juin 2026 face aux jeunes des autres communes ». </em></p>
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		<item>
		<title>Toujours à quai, les pêcheurs dans l’incertitude à l’approche du ramadan</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/02/10/toujours-a-quai-les-pecheurs-dans-lincertitude-a-lapproche-du-ramadan/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Victor Diwisch]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 10 Feb 2026 02:15:31 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Economie]]></category>
		<category><![CDATA[Océan Indien]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[blocage]]></category>
		<category><![CDATA[Dérogation]]></category>
		<category><![CDATA[Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[Mtsapéré]]></category>
		<category><![CDATA[pêche]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lejournaldemayotte.yt/?p=46219</guid>

					<description><![CDATA[<p>Une réunion est prévue le 17 février prochain entre la CAPAM et la préfecture. D’ici là, les pêcheurs restent bloqués à quai, à l’approche du ramadan, période importante de la saison.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;" data-start="121" data-end="550">Au port de M’tsapéré, ce lundi 9 février, en début d’après-midi, les barques et les bateaux de pêche s’enlisent dans la vase laissée à découvert par le lagon à marée basse. Sur le quai, les étals restent désespérément vides. Pourtant, quelques vendeurs s’activent tout de même sous le soleil, proposant du poisson… en très petite quantité. L’un d’eux écale avec force des vivaneaux rouges vifs pour un client qui attend patiemment.</p>
<h2 style="text-align: center;" data-start="121" data-end="550"><strong>« Le ramadan est une période importante »</strong></h2>
<figure id="attachment_46253" aria-describedby="caption-attachment-46253" style="width: 225px" class="wp-caption alignleft"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-46253" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/Mtsapere-peche-5-225x300.jpeg" alt="Pêche, M'tsapéré, blocage, vente, pécheur, Mayotte" width="225" height="300" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/Mtsapere-peche-5-225x300.jpeg 225w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/Mtsapere-peche-5-768x1024.jpeg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/Mtsapere-peche-5-1152x1536.jpeg 1152w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/Mtsapere-peche-5-150x200.jpeg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/Mtsapere-peche-5-300x400.jpeg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/Mtsapere-peche-5-696x928.jpeg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/Mtsapere-peche-5-1068x1424.jpeg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/Mtsapere-peche-5.jpeg 1200w" sizes="auto, (max-width: 225px) 100vw, 225px" /><figcaption id="caption-attachment-46253" class="wp-caption-text">Il faut désormais s&rsquo;armer de patience pour trouver vivaneaux, empereurs, ou encore capitaines sur les étals. Des poissons de fond, très utilisés et appréciés par les familles.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;" data-start="143" data-end="457">Depuis plusieurs mois, <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/01/20/les-pecheurs-mahorais-a-quai-depuis-pres-de-trois-mois/">après l’expiration de la dérogation permettant de pêcher</a> malgré des embarcations non conformes aux normes européennes, la situation reste difficile : vendre du poisson est compliqué pour les pêcheurs, et en trouver l’est tout autant pour les habitants.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="834" data-end="1137">« <em>Il nous faut du poisson, le ramadan approche et pour le moment c’est plus difficile d’en trouver ! », </em>s’inquiète l&rsquo;acheteur du jour. Un constat partagé par un vendeur assis à côté d’une glacière le long du quai. « <em>Ce n’est pas simple pour nous parce que le ramadan est une période importante, et il n’y a plus de stocks ». </em></p>
<p style="text-align: justify;" data-start="106" data-end="628">Un peu plus loin, installé à l’ombre d’un arbre, faute de pouvoir travailler, un pêcheur confie que la pêche au thon et à la bonite reste possible, mais que « <em>les Mahorais ont besoin de poissons de fond</em>  » : vivaneaux, empereurs, capitaines ou rougets, essentiels pour les plats servis lors de la rupture du jeûne, comme le poisson au coco, le bouillon, les brochettes ou le riz au poisson.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="106" data-end="628">Face à cette situation, il souligne que certains pêcheurs prennent des risques et continuent d’aller pêcher malgré l’interdiction.</p>
<h2 style="text-align: center;" data-start="106" data-end="628"><strong>Après l&rsquo;élection de la CAPAM, une réunion prévue avec la préfecture</strong></h2>
<figure id="attachment_46257" aria-describedby="caption-attachment-46257" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-46257" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/Mtsapere-peche--300x225.jpeg" alt="Pêche, M'tsapéré, blocage, vente, pécheur, Mayotte" width="300" height="225" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/Mtsapere-peche--300x225.jpeg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/Mtsapere-peche--1024x768.jpeg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/Mtsapere-peche--768x576.jpeg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/Mtsapere-peche--1536x1152.jpeg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/Mtsapere-peche--150x113.jpeg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/Mtsapere-peche--696x522.jpeg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/Mtsapere-peche--1068x801.jpeg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/Mtsapere-peche--265x198.jpeg 265w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/Mtsapere-peche--1320x990.jpeg 1320w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/Mtsapere-peche-.jpeg 1600w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-46257" class="wp-caption-text">Depuis l&rsquo;expiration de la dérogation, les pécheurs risquent gros en se rendant sur le lagon.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;" data-start="630" data-end="1161">Le 19 janvier dernier, Abdoul Karim Saïd Nidhoim, président du syndicat maritime des pêcheurs professionnels de Mayotte, se voulait rassurant, indiquant que la préfecture avait accepté de signer le renouvellement de la dérogation. Selon nos confrères de <em data-start="884" data-end="905">Mayotte la Première</em>, la préfecture avait également accepté la mise en place des « <em>conventions de bonne conduite »</em> permettant à certains pêcheurs de rejoindre le banc de la Zélée Affaires, situé à 110 km au nord-est de Mayotte. Mais depuis, les pêcheurs attendent toujours une solution durable.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="1163" data-end="1611">Celle-ci pourrait intervenir à partir du 17 février, d&rsquo;après Charif Abdallah, président de la coopérative de pêche de M’tsapéré, date d’une nouvelle réunion entre la Chambre de l’Agriculture, de la Pêche et de l’Aquaculture de Mayotte et la préfecture. Un délai nécessaire pour permettre l’installation des nouveaux membres élus de la CAPAM et l’élection du nouveau président de la Chambre, après la proclamation des résultats du 3 février dernier. Pour le collège des pêcheurs, le « <em>Syndicat maritime des pêcheurs professionnels </em>» se classe en première position.</p>
<p style="text-align: justify;">« <em>Ça va encore prendre du temps pour trouver une solution »</em>, souligne Charif Abdallah, « <em>en attendant les pécheurs réunionnais vont venir s&rsquo;installer à la place des pécheurs mahorais ce qui va encore nous freiner ».</em></p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Des explications attendues sur l&rsquo;utilisation des redevances thonières</strong></h2>
<figure id="attachment_46254" aria-describedby="caption-attachment-46254" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-46254" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/Mtsapere-peche-4-300x225.jpeg" alt="Pêche, M'tsapéré, blocage, vente, pécheur, Mayotte" width="300" height="225" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/Mtsapere-peche-4-300x225.jpeg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/Mtsapere-peche-4-1024x768.jpeg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/Mtsapere-peche-4-768x576.jpeg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/Mtsapere-peche-4-1536x1152.jpeg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/Mtsapere-peche-4-150x113.jpeg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/Mtsapere-peche-4-696x522.jpeg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/Mtsapere-peche-4-1068x801.jpeg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/Mtsapere-peche-4-265x198.jpeg 265w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/Mtsapere-peche-4-1320x990.jpeg 1320w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/Mtsapere-peche-4.jpeg 1600w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-46254" class="wp-caption-text">Si la dérogation est reconduite dans les semaines à venir, l’attention se portera sur l’utilisation des redevances thonières pour une véritable structuration de la filière et une solution durable.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Si le blocage trouve son origine dans la structuration de la filière, « <em>ce n’est pas un problème d’argent »</em>, avait insisté le sénateur de Mayotte, Saïd Omar Oili, auprès de la ministre des Outre-mer, Naïma Moutchou, <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/01/23/je-nocculterai-rien-naima-moutchou-detaille-ses-priorites-pour-mayotte/">le 22 janvier dernier</a>, demandant que les fonds issus des redevances thonières des armateurs seychellois pêchant dans les eaux du territoire soient utilisés pour renouveler la flotte des bateaux des pêcheurs, une somme qui s’élèverait à plus de 1,8 million d’euros.</p>
<p style="text-align: justify;">« <em>L&rsquo;argent a été principalement utilisé pour financer le bateau qui contrôle les pécheurs sur le lagon au lieu de le redistribuer »</em>, estime Charif Abdallah.</p>
<p style="text-align: justify;">Contactée, la préfecture n’a pas répondu à nos demandes d’informations concernant la situation des pêcheurs.</p>
<p style="text-align: justify;">Pour rappel, la pêche avec des embarcations non conformes aux normes européennes expose les pêcheurs à des sanctions, pouvant aller de l’amende administrative à la confiscation du bateau, voire à l’interdiction temporaire de pêche.</p>
<p>Victor Diwisch</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/02/10/toujours-a-quai-les-pecheurs-dans-lincertitude-a-lapproche-du-ramadan/">Toujours à quai, les pêcheurs dans l’incertitude à l’approche du ramadan</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
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		<title>M’tsapéré-Doujani-Bonovo : au-delà de la paix, la main tendue d’une jeunesse qui aspire à cohabiter</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/01/08/mtsapere-doujani-bonovo-au-dela-de-la-paix-la-main-tendue-dune-jeunesse-qui-aspire-a-cohabiter/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Victor Diwisch]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 08 Jan 2026 02:30:45 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Education]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[apaisement]]></category>
		<category><![CDATA[Bien'Vaillant]]></category>
		<category><![CDATA[Doujani]]></category>
		<category><![CDATA[Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[Mtsapéré]]></category>
		<category><![CDATA[réconciliation]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lejournaldemayotte.yt/?p=44380</guid>

					<description><![CDATA[<p>Après plusieurs mois de partage et de projets collectifs avec l’association Bien’Vaillant, les jeunes de M’tsapéré, Doujani et Bonovo ont choisi la paix. Une démarche qui ouvre la voie à une vie de quartier apaisée, et à leur reconnaissance dans la société.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/01/08/mtsapere-doujani-bonovo-au-dela-de-la-paix-la-main-tendue-dune-jeunesse-qui-aspire-a-cohabiter/">M’tsapéré-Doujani-Bonovo : au-delà de la paix, la main tendue d’une jeunesse qui aspire à cohabiter</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;" data-start="130" data-end="676">Dans une vidéo publiée sur les réseaux sociaux lundi 5 janvier, l’association Bien’Vaillant a annoncé que les jeunes des villages de Doujani, de M’tsapéré et du quartier de Bonovo, engagés depuis des années dans un conflit territorial quasi permanent, ont décidé de « <em>faire la paix »</em>. Une annonce qui intervient après plusieurs mois de rencontres et de négociations. Si certains internautes évoquent une « énième » tentative de réconciliation et peinent à y croire, d’autres saluent une initiative trop rare pour être ignorée.</p>
<figure id="attachment_44403" aria-describedby="caption-attachment-44403" style="width: 195px" class="wp-caption alignleft"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-44403" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/WhatsApp-Image-2026-01-07-at-09.39.59-195x300.jpeg" alt="" width="195" height="300" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/WhatsApp-Image-2026-01-07-at-09.39.59-195x300.jpeg 195w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/WhatsApp-Image-2026-01-07-at-09.39.59-666x1024.jpeg 666w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/WhatsApp-Image-2026-01-07-at-09.39.59-768x1180.jpeg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/WhatsApp-Image-2026-01-07-at-09.39.59-999x1536.jpeg 999w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/WhatsApp-Image-2026-01-07-at-09.39.59-150x231.jpeg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/WhatsApp-Image-2026-01-07-at-09.39.59-300x461.jpeg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/WhatsApp-Image-2026-01-07-at-09.39.59-696x1070.jpeg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/WhatsApp-Image-2026-01-07-at-09.39.59-1068x1641.jpeg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/WhatsApp-Image-2026-01-07-at-09.39.59.jpeg 1179w" sizes="auto, (max-width: 195px) 100vw, 195px" /><figcaption id="caption-attachment-44403" class="wp-caption-text">Hamza Hoggar, président de l&rsquo;association Bien&rsquo;Vaillant.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;" data-start="678" data-end="1212">Mais cette paix est bien plus qu’un simple symbole. Elle est le fruit d’un travail de fond mené par l’association et par les jeunes eux-mêmes, qui ont su mettre leur ego de côté et briser un engrenage dans lequel ils étaient enfermés depuis l’enfance. Loin d’être une finalité, cette réconciliation se veut une main tendue à l’ensemble de la population et aux institutions. Un point de départ vers une cohabitation plus apaisée entre les jeunes et les habitants, pour la construction d’une véritable vie commune, qu’il est désormais essentiel de saisir et de protéger, sous peine de voir ces efforts réduits à néant.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="1214" data-end="1740">C’est le message porté par le président de l’association Bien’Vaillant, Hamza Hoggar, engagé depuis plusieurs années pour offrir aux jeunes un espace sécurisé, renforcer les liens entre les quartiers et les aider à « réaliser leurs rêves ». Ce mercredi 7 janvier, il est revenu en détail sur le travail mené avec et par ces jeunes, à l’origine de cette paix. Il a également insisté sur la méthode employée : exigeante, certes, mais essentielle pour redonner une identité et des objectifs à des jeunes souffrant de la précarité et trop souvent stigmatisés.</p>
<h2 style="text-align: center;" data-start="1214" data-end="1740"><strong>Redonner une identité aux jeunes</strong></h2>
<figure id="attachment_44406" aria-describedby="caption-attachment-44406" style="width: 195px" class="wp-caption alignright"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-44406" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/WhatsApp-Image-2026-01-07-at-09.31.22-1-e1767788976839-195x300.jpeg" alt="" width="195" height="300" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/WhatsApp-Image-2026-01-07-at-09.31.22-1-e1767788976839-195x300.jpeg 195w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/WhatsApp-Image-2026-01-07-at-09.31.22-1-e1767788976839-666x1024.jpeg 666w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/WhatsApp-Image-2026-01-07-at-09.31.22-1-e1767788976839-768x1182.jpeg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/WhatsApp-Image-2026-01-07-at-09.31.22-1-e1767788976839-150x231.jpeg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/WhatsApp-Image-2026-01-07-at-09.31.22-1-e1767788976839-300x462.jpeg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/WhatsApp-Image-2026-01-07-at-09.31.22-1-e1767788976839-696x1071.jpeg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/WhatsApp-Image-2026-01-07-at-09.31.22-1-e1767788976839.jpeg 945w" sizes="auto, (max-width: 195px) 100vw, 195px" /><figcaption id="caption-attachment-44406" class="wp-caption-text">Les réseaux sociaux jouent un rôle important pour montrer qu&rsquo;un autre futur est possible pour les jeunes. Le cercle vicieux devient vertueux.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Pour Hamza, tout commence par la question de l’image. <em data-start="235" data-end="549">« Pour ces jeunes, l’image est essentielle. Beaucoup d’entre eux se retrouvent dans une impasse administrative : ni expulsables, ni régularisables. À 18 ans, ils n’ont alors que deux options : soit devenir un dakou et être reconnus comme tels, soit devenir des fantômes, sans objectifs, qui errent dans la rue ».</em> Son travail vise d’abord à briser ce choix imposé. « <em data-start="601" data-end="761">Je vais les voir quand ils sont en bande et je leur propose d’aller aider un habitant dans le besoin. Immédiatement, deux ou trois se portent volontaires ».</em></p>
<p style="text-align: justify;">Le lendemain, le rendez-vous est fixé à 5h30, « <em data-start="817" data-end="910">assez tôt pour leur laisser le choix entre la vie nocturne des gangs et la vie des gens »</em>. La première séance, une activité physique très intense, fait alors office de sélection. « <em data-start="1000" data-end="1228">C’est le billet d’entrée dans l’association. Très vite, tu te rends compte que certains donnent tout. Un jeune s’est même évanoui à trois reprises pour réussir les exercices. Un engagement qui n’existe nulle part ailleurs ».</em></p>
<p style="text-align: justify;" data-start="3107" data-end="3608">Une fois intégrés à l’association, les jeunes participent à des sorties avec Hamza, vont à la plage, partagent des repas ou prennent part à diverses activités. À travers leurs téléphones, ils documentent ces moments, que l’association relaie sur Instagram : des sourires, des émotions, mais aussi des messages. Peu à peu, les langues se délient. En quelques semaines, les « fantômes » disparaissent. Ces images de joie et de fierté donnent envie à ceux qui hésitaient encore de rejoindre le mouvement.</p>
<figure id="attachment_44405" aria-describedby="caption-attachment-44405" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-44405" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/WhatsApp-Image-2026-01-07-at-09.31.23-300x135.jpeg" alt="" width="300" height="135" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/WhatsApp-Image-2026-01-07-at-09.31.23-300x135.jpeg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/WhatsApp-Image-2026-01-07-at-09.31.23-1024x461.jpeg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/WhatsApp-Image-2026-01-07-at-09.31.23-768x346.jpeg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/WhatsApp-Image-2026-01-07-at-09.31.23-150x68.jpeg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/WhatsApp-Image-2026-01-07-at-09.31.23-696x313.jpeg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/WhatsApp-Image-2026-01-07-at-09.31.23-1068x481.jpeg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/WhatsApp-Image-2026-01-07-at-09.31.23.jpeg 1280w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-44405" class="wp-caption-text">L&rsquo;association Bien&rsquo;Vaillant organise des rencontres avec d&rsquo;autres associations notamment culturelles et sportives pour donner des idées aux jeunes.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;" data-start="3610" data-end="4243">Si l’association Bien’Vaillant fête son premier anniversaire, Hamza Hoggar est déjà intervenu dans d’autres villages de Mayotte, en appliquant la même méthode. À Combani, il a notamment rassemblé d’anciens « coupeurs de route » autour d’un projet de lavage automobile, porté par le « Car-Wesh Gang ». Des initiatives qui, au-delà de redonner du sens, permettent aux jeunes de sortir de l’anonymat et des pseudonymes, d’assumer leur visage et leur parcours. « <em>À la base, cette jeunesse n’a rien à perdre. Nous, on leur donne justement quelque chose à perdre s’ils retournent dans la violence. C’est l’une des clés »</em>, explique-t-il.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="81" data-end="500">Pour renforcer le sentiment d’appartenance à une communauté soudée, il crée des tee-shirts et des casquettes à l’effigie de l’association. Ceux-ci sont imprimés avec des QR codes renvoyant vers les réseaux sociaux de Bien’Vaillant, mettant en avant les initiatives menées. Les membres de l’association se reconnaissent également grâce à un signe symbolique : les deux mains liées, pouces vers le bas, formant un cœur.</p>
<h2 style="text-align: center;" data-start="3610" data-end="4243"><strong>Une paix qui s&rsquo;impose pour maintenir la dynamique </strong></h2>
<figure id="attachment_44407" aria-describedby="caption-attachment-44407" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-44407" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/WhatsApp-Image-2026-01-07-at-09.31.22-300x225.jpeg" alt="" width="300" height="225" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/WhatsApp-Image-2026-01-07-at-09.31.22-300x225.jpeg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/WhatsApp-Image-2026-01-07-at-09.31.22-1024x768.jpeg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/WhatsApp-Image-2026-01-07-at-09.31.22-768x576.jpeg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/WhatsApp-Image-2026-01-07-at-09.31.22-1536x1152.jpeg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/WhatsApp-Image-2026-01-07-at-09.31.22-150x113.jpeg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/WhatsApp-Image-2026-01-07-at-09.31.22-696x522.jpeg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/WhatsApp-Image-2026-01-07-at-09.31.22-1068x801.jpeg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/WhatsApp-Image-2026-01-07-at-09.31.22-265x198.jpeg 265w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/WhatsApp-Image-2026-01-07-at-09.31.22-1320x990.jpeg 1320w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/WhatsApp-Image-2026-01-07-at-09.31.22.jpeg 1600w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-44407" class="wp-caption-text">Combani, Vahibé, Tsoundzou&#8230; la méthode Bien&rsquo;Vaillant semble porter ses fruits auprès des jeunes.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;" data-start="4245" data-end="4799">À Mamoudzou, Hamza a réuni les jeunes les plus motivés de M’tsapéré, Doujani et Bonovo, en s’appuyant sur « les grands des quartiers », ceux qui connaissent l’histoire des rivalités et savent ce qui fonctionne ou non. « <em>Le soir, on organisait des réunions communes. Chacun racontait ce qu’il avait fait de positif dans sa journée, les projets qu’il avait menés. L’objectif de l’association est l’insertion de ces jeunes, dans le monde culturel, sportif ou ailleurs. Moi, je leur transmets des objectifs, ensuite c’est à eux de faire vivre la dynamique »</em>.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="4801" data-end="5194">Une dynamique longue et fragile à construire. Lorsque Hamza a quitté Mayotte l’année dernière pour plusieurs mois, il a constaté que l’élan s’était essoufflé. Il a fallu du temps pour relancer le mouvement et rassembler de nouveau les jeunes. Jusqu’à ce que, à l’issue de nombreuses discussions entre eux, ils annoncent avoir fait la paix, de leur propre initiative, sans la présence d&rsquo;Hamza. Un objectif qui n&rsquo;était pas « au programme », mais qui s&rsquo;est concrétisé progressivement dans les esprits des jeunes, désireux de changer les choses.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="5196" data-end="5558">« <em>À Doujani et M’tsapéré, cette paix est un apaisement pour ces jeunes, qui pourront se rendre à l’école plus sereinement »</em>, souligne-t-il à l’approche de la rentrée scolaire. « <em>Mais le travail reste à faire dans la partie nord de M’tsapéré, plus éloignée de Doujani, où subsistent des craintes, notamment celle de se mettre à dos des groupes jusque-là alliés »</em>.</p>
<h2 style="text-align: center;" data-start="5560" data-end="6057"><strong>Un premier pas vers la réconciliation difficile mais utile à tous</strong></h2>
<figure id="attachment_44409" aria-describedby="caption-attachment-44409" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-44409" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/d623a6b4-8017-4d9a-a68d-9a9f7c15bbfb-300x225.jpg" alt="" width="300" height="225" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/d623a6b4-8017-4d9a-a68d-9a9f7c15bbfb-300x225.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/d623a6b4-8017-4d9a-a68d-9a9f7c15bbfb-1024x768.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/d623a6b4-8017-4d9a-a68d-9a9f7c15bbfb-768x576.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/d623a6b4-8017-4d9a-a68d-9a9f7c15bbfb-150x113.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/d623a6b4-8017-4d9a-a68d-9a9f7c15bbfb-696x522.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/d623a6b4-8017-4d9a-a68d-9a9f7c15bbfb-1068x801.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/d623a6b4-8017-4d9a-a68d-9a9f7c15bbfb-265x198.jpg 265w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/d623a6b4-8017-4d9a-a68d-9a9f7c15bbfb.jpg 1280w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-44409" class="wp-caption-text">Les jeunes après le nettoyage du cimetière de M&rsquo;tsapéré (Source photo Yssouf Chakila).</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;" data-start="5560" data-end="6057">Une paix et un élan que la population et les institutions sont désormais appelées à accompagner, sans réduire la situation à un simple problème de « gangs ». Apaiser les tensions entre bandes, c’est aussi faire reculer les vols, les caillassages ou les barrages routiers, symptômes d’une jeunesse en souffrance, et principal frein au développement. Un défi d’autant plus complexe qu’une grande partie de la population, parfois directement touchée par la délinquance, porte encore les traces de violences et d’événements traumatisants.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="6059" data-end="6360">Tout au long de l’année, Hamza Hoggar n’a cessé de rappeler aux jeunes que le premier pas vers la réconciliation leur appartenait. « <em>Pour eux aussi, c’est extrêmement difficile, car ils ont du mal à s’ouvrir à une population qui ne veut pas d’eux, ne les reconnaît pas et les critique en permanence »</em>.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="6362" data-end="6767">Certains y sont pourtant parvenus. Après le passage du cyclone Chido, plusieurs jeunes ont été mobilisés pour venir en aide aux habitants, déblayer les gravats et effectuer de petits travaux. Ils ont notamment participé au nettoyage de la Grande Mosquée du Vendredi de M’tsapéré. Un engagement salué par les riverains, qui ont pu mettre des noms et des visages sur ces jeunes et reconnaître leurs efforts.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="6769" data-end="7409">Le 4 janvier, quelques jours après l’annonce de la paix, les jeunes de M’tsapéré et de Doujani se sont retrouvés, pour le troisième dimanche consécutif, au cimetière du village afin de le nettoyer. Selon une publication relayée sur les réseaux sociaux, « <em>plus d’une trentaine de personnes, toutes générations confondues, se sont mobilisées pour déblayer les déchets encore présents après le cyclone Chido et entretenir les lieux »</em>. Un exemple concret de ce que peut devenir un quartier libéré des rivalités, où chacun se considère avec respect.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="6769" data-end="7409">Cette dynamique, aussi forte soit-elle, ne suffira pas à effacer la précarité ni l’impasse administrative dans lesquelles vivent ces jeunes. Elle ne réglera pas, à elle seule, une situation qui ne pourra évoluer sans une prise de conscience de l’État français face à des parcours bloqués, qui semblent au fil des années s’enliser, voire se dégrader. Mais à l’échelle des quartiers, elle ouvre un espace nouveau : celui d’un apaisement possible, d’une reconnaissance mutuelle et d’une vie commune qui se construit par les actes. Une base fragile, certes, mais concrète, sur laquelle habitants, institutions et pouvoirs publics peuvent désormais choisir de s’appuyer. Reste désormais à le consolider et à faire essaimer ces initiatives sur l’ensemble du territoire.</p>
<p data-start="7411" data-end="7429">Victor Diwisch</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/01/08/mtsapere-doujani-bonovo-au-dela-de-la-paix-la-main-tendue-dune-jeunesse-qui-aspire-a-cohabiter/">M’tsapéré-Doujani-Bonovo : au-delà de la paix, la main tendue d’une jeunesse qui aspire à cohabiter</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
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		<item>
		<title>M’tsapéré : la Grande Mosquée détruite, le village mobilisé pour sa reconstruction</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/01/05/mtsapere-la-grande-mosquee-detruite-le-village-mobilise-pour-sa-reconstruction/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Victor Diwisch]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 05 Jan 2026 02:00:35 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[Appel aux dons]]></category>
		<category><![CDATA[destruction]]></category>
		<category><![CDATA[Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[Mosquée]]></category>
		<category><![CDATA[Mtsapéré]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lejournaldemayotte.yt/?p=44096</guid>

					<description><![CDATA[<p>La Grande Mosquée de M’tsapéré, cœur de la vie religieuse et sociale du village, détruite par le cyclone Chido, est désormais à terre. Une collecte de dons est organisée pour la reconstruire plus grande, dans l’espoir de retrouver les rassemblements communautaires d’ici un an.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/01/05/mtsapere-la-grande-mosquee-detruite-le-village-mobilise-pour-sa-reconstruction/">M’tsapéré : la Grande Mosquée détruite, le village mobilisé pour sa reconstruction</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;" data-start="300" data-end="596">« <em>J&rsquo;avais l&rsquo;habitude de me rendre à cette mosquée, mais c&rsquo;est surtout mon père qui venait souvent ici »</em>, remarque Mohamed Ben Ali Mahamoud, un brin nostalgique, en contemplant les gravats du minaret de la Grande Mosquée du Vendredi, éparpillés au sol après sa destruction, hier, le 30 décembre.</p>
<h2 style="text-align: center;" data-start="300" data-end="596"><em><strong>« Ça fait mal au cœur »</strong></em></h2>
<figure id="attachment_44119" aria-describedby="caption-attachment-44119" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-44119" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/DSC_0954-300x200.jpg" alt="Mosquée, M'tsapéré, Chido, destruction, collecte de dons, Mayotte" width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/DSC_0954-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/DSC_0954-1024x683.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/DSC_0954-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/DSC_0954-1536x1024.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/DSC_0954-2048x1365.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/DSC_0954-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/DSC_0954-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/DSC_0954-1068x712.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/DSC_0954-1920x1280.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/DSC_0954-1320x880.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-44119" class="wp-caption-text">Fragilisé par le cyclone Chido, le bâtiment a été démolit le 30 décembre 2025 pour permettre sa reconstruction.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;" data-start="598" data-end="1190">Il y a plus d’un an, le 14 décembre 2024, le cyclone Chido avait frappé de plein fouet la mosquée, pleinement exposée aux vents par sa proximité avec le littoral. La toiture avait été emportée, les murs du premier étage s’étaient effondrés, et le minaret, déjà marqué par le temps, s’était fragilisé encore davantage. Un morceau de tôle arraché par le vent s’était enfoncé profondément dans sa structure, laissant une plaie béante. Témoin de la force dévastatrice des rafales, cette ultime cicatrice avait infligé le coup de grâce et entériné la décision de démolir l’ensemble de l’édifice.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="1192" data-end="1579">Un appel aux dons avait alors été lancé par l’association de gestion de la mosquée pour réunir les fonds nécessaires à sa reconstruction. Ce mercredi, Mohamed, 24 ans, est venu apporter sa contribution financière. « <em>C&rsquo;est normal de participer à l&rsquo;effort, on est nombreux à le faire. Dans notre religion, c&rsquo;est un moyen de s&rsquo;affranchir des échecs dans nos projets de vie »</em>, explique-t-il aux côtés de Binti Mariam Omari, tenante d&rsquo;une petite épicerie juste à côté de la mosquée. Née à M&rsquo;tsapéré, cette dernière a toujours vécu à côté du monument, en plus d&rsquo;avoir participé à la collecte de dons, son magasin sert de lieu de collecte.</p>
<figure id="attachment_44127" aria-describedby="caption-attachment-44127" style="width: 200px" class="wp-caption alignright"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-44127" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/DSC_0923-200x300.jpg" alt="Mosquée, M'tsapéré, Chido, destruction, collecte de dons, Mayotte" width="200" height="300" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/DSC_0923-200x300.jpg 200w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/DSC_0923-683x1024.jpg 683w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/DSC_0923-768x1152.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/DSC_0923-1024x1536.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/DSC_0923-1365x2048.jpg 1365w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/DSC_0923-150x225.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/DSC_0923-300x450.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/DSC_0923-696x1044.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/DSC_0923-1068x1602.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/DSC_0923-1920x2880.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/DSC_0923-1320x1980.jpg 1320w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/DSC_0923-scaled.jpg 1707w" sizes="auto, (max-width: 200px) 100vw, 200px" /><figcaption id="caption-attachment-44127" class="wp-caption-text">Le minaret construit avec du sable avait déjà des fissures avant le cyclone. Il menaçait de s&rsquo;effondrer.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;" data-start="1192" data-end="1579">« <em>Beaucoup de monde participe, à Mayotte et de la métropole »</em>, insiste-t-elle, désireuse de montrer la place importante de la mosquée dans la vie quotidienne de M&rsquo;tsapéré. « <em>Malheureusement on n&rsquo;avait pas le choix de la détruire »</em>.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="427" data-end="822">« <em>Ça fait mal au cœur »</em>, confie une autre habitante, lunettes sur le nez, assise à côté d&rsquo;elle, « <em>Depuis que je suis née, elle était là. Aujourd’hui, elle n’est plus »</em>.</p>
<h2 style="text-align: center;" data-start="427" data-end="822"><strong>Une reconstruction plus grande déjà prévue depuis plusieurs années </strong></h2>
<p style="text-align: justify;" data-start="427" data-end="822">« <em>Je ne peux pas dater précisément son année de construction, mais je me souviens d&rsquo;elle depuis mon adolescence, elle a plus de 60 ans. La dernière rénovation date d&rsquo;il y a 30 ans, et nous avons construit une extension il y a 6 ans, la seule partie qui a résisté au cyclone »,</em> explique Abdillah Ahmed Soilihi, président de l&rsquo;association de la gestion de la mosquée.  « <em>Après plusieurs discussions avec le Comité de culte de M&rsquo;tsapéré, nous avons décidé de détruire la totalité de l&rsquo;édifice, il a beaucoup souffert et le minaret menaçait de s&rsquo;effondrer ». </em></p>
<p style="text-align: justify;" data-start="145" data-end="664">La Grande Mosquée de M’tsapéré était le lieu de rassemblement principal pour la Sala ya Ijumaa, la prière du vendredi, réunissant l’ensemble des habitants du village. Depuis le passage du cyclone, le comité du culte de M’tsapéré a orienté les fidèles vers d’autres mosquées pour accomplir cette prière, notamment à Doujani, Cavani ou Mandzarsoa. Si les prières se poursuivent ailleurs, il est difficile de remplacer le rassemblement unique et le lien communautaire que la Grande Mosquée offrait chaque vendredi.</p>
<figure id="attachment_44122" aria-describedby="caption-attachment-44122" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-44122 size-medium" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/DSC_0942-300x200.jpg" alt="Mosquée, M'tsapéré, Chido, destruction, collecte de dons, Mayotte" width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/DSC_0942-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/DSC_0942-1024x683.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/DSC_0942-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/DSC_0942-1536x1024.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/DSC_0942-2048x1365.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/DSC_0942-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/DSC_0942-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/DSC_0942-1068x712.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/DSC_0942-1920x1280.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/DSC_0942-1320x880.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-44122" class="wp-caption-text">La reconstruction totale de la mosquée doit durer 5 ans.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;" data-start="666" data-end="1474">« <em>Cette mosquée était un lieu très important puisqu’elle accueillait toutes les réunions et de nombreux événements. Elle appartenait à tous les habitants du village, et ces derniers ont sans doute eu le cœur serré de la voir à terre. Moi-même, je n’ai pas pu assister au moment crucial, je ne voulais pas voir ça »</em>, raconte Abdillah, dont le père s’occupait déjà de la mosquée. Au lendemain de la chute du minaret, il reçoit encore des messages d’habitants qui peinent à comprendre la décision. « <em>Même avant le cyclone, nous avions décidé d’enlever les deux tiers du bâtiment pour reconstruire plus grand. La population a augmenté et, lors des événements, nous étions souvent obligés de demander à la mairie de fermer la rue adjacente ou d’installer des chapiteaux, c’était trop petit ».</em></p>
<h2 style="text-align: center;" data-start="666" data-end="1474"><strong>Rendre la mosquée « utilisable » dans un an</strong></h2>
<figure id="attachment_44130" aria-describedby="caption-attachment-44130" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-44130 size-medium" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/DSC_0950-300x200.jpg" alt="Mosquée, M'tsapéré, Chido, destruction, collecte de dons, Mayotte" width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/DSC_0950-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/DSC_0950-1024x683.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/DSC_0950-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/DSC_0950-1536x1024.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/DSC_0950-2048x1365.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/DSC_0950-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/DSC_0950-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/DSC_0950-1068x712.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/DSC_0950-1920x1280.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/DSC_0950-1320x880.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-44130" class="wp-caption-text">Le minaret sera reconstruit plus haut mais à l&rsquo;identique, assure Abdillah.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;" data-start="115" data-end="607">Après l’émotion de la destruction, Abdillah souhaite désormais se tourner vers l’avenir de la mosquée. « <em>Il y a trois semaines, nous avons obtenu le récépissé de dépôt de la demande de permis de construire, et nous espérons pouvoir bientôt commencer les demandes de subventions auprès des entreprises, des particuliers, de Mayotte et même de l’extérieur »</em>, explique-t-il. Il l’assure, « <em>le minaret sera plus haut, mais identique ! »</em>, la première exigence qu’il a transmise à l’architecte.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="609" data-end="915">Le chantier de reconstruction complète devrait durer au moins cinq ans, pour un coût estimé à 4,5 millions d’euros. Mais l’objectif est de rendre la mosquée <em>« utilisable »</em> d’ici un an, afin que les habitants de M’tsapéré puissent à nouveau se retrouver tous ensemble dans la Grande Mosquée.</p>
<p data-start="609" data-end="915">Victor Diwisch</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Mamoudzou poursuit sa décentralisation municipale</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2025/12/19/mamoudzou-poursuit-sa-decentralisation-municipale/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Victor Diwisch]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 19 Dec 2025 02:00:50 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Social]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[décentralisation]]></category>
		<category><![CDATA[mairie annexe]]></category>
		<category><![CDATA[Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[Mtsapéré]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lejournaldemayotte.yt/?p=43711</guid>

					<description><![CDATA[<p>La Ville de Mamoudzou a officiellement mis en service la mairie annexe de M’tsapéré, ce jeudi 18 décembre dans l’après-midi. Après Vahibé, Passamaïnty et Kawéni, c'est la 4ème mairie annexe de la ville chef-lieu.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;" data-start="170" data-end="747">Implantée sur le terre-plein en face de la Grande Mosquée et à proximité du bâtiment de la DEALM, cette nouvelle structure s’inscrit dans la volonté municipale de poursuivre la décentralisation de l’administration et de permettre aux habitants de Doujani, M’tsapéré et Cavani de ne plus dépendre exclusivement de la mairie centrale du boulevard Halidi Sélémani. Après Kawéni, Vahibé et Passamaïnty, il s’agit de la quatrième mairie annexe de Mamoudzou.</p>
<h2 style="text-align: center;" data-start="170" data-end="747"><strong>L&rsquo;intérêt principal : améliorer la proximité</strong></h2>
<figure id="attachment_43724" aria-describedby="caption-attachment-43724" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-43724" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/DSC_0906-300x200.jpg" alt="Mairie annexe M'tsapéré, Mayotte" width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/DSC_0906-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/DSC_0906-1024x683.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/DSC_0906-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/DSC_0906-1536x1024.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/DSC_0906-2048x1365.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/DSC_0906-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/DSC_0906-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/DSC_0906-1068x712.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/DSC_0906-1920x1280.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/DSC_0906-1320x880.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-43724" class="wp-caption-text">La mairie est située à côté de la DEALM sur le terre-plein.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;" data-start="749" data-end="1210">Dès ce vendredi, les administrés pourront y retrouver de nombreux services, parmi lesquels l’état civil — incluant le livret de famille et les actes de naissance — les formalités administratives, les attestations d’accueil, le recensement, le Centre communal d’action sociale (CCAS), les inscriptions scolaires pour l’ensemble des écoles de Mamoudzou, la Caisse des écoles, ainsi que des services dédiés à l’attractivité du territoire et à l’attractivité économique.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="1212" data-end="1401">Le bâtiment, réparti sur deux étages, offre des bureaux modernes ainsi que de larges espaces d’accueil fonctionnels, pensés pour recevoir une population nombreuse dans de bonnes conditions.</p>
<p style="text-align: justify;">Anziza Daoud, directrice du CCAS de Mamoudzou se réjouit de découvrir les nouveaux locaux. « <em>Après le cyclone Chido et avec le siège endommagé, nous travaillions dans le hall d&rsquo;entrée de la mairie centrale, désormais les agents de l&rsquo;antenne pourront travailler ici. Cela permet d&rsquo;accompagner au mieux les personnes suivies, sans les obliger à se déplacer loin de chez elles ».</em></p>
<figure id="attachment_43727" aria-describedby="caption-attachment-43727" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-43727" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/DSC_0916-300x200.jpg" alt="Mairie annexe M'tsapéré, Mayotte" width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/DSC_0916-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/DSC_0916-1024x683.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/DSC_0916-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/DSC_0916-1536x1024.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/DSC_0916-2048x1365.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/DSC_0916-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/DSC_0916-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/DSC_0916-1068x712.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/DSC_0916-1920x1280.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/DSC_0916-1320x880.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-43727" class="wp-caption-text">La mairie accueille une antenne du CCAS, afin d&rsquo;accompagner les personnes vulnérables de Tsoundzou à Cavani en passant par Doujani et M&rsquo;tsapéré.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">« <em>L&rsquo;intérêt majeur est cette proximité avec les administrés, notamment les personnes âgées. Le bâtiment est bien placé notamment à côté de l&rsquo;arrêt de bus Caribus »</em>, appuie Raoudhoiti Youssouf, responsable de la mairie annexe. « <em data-start="2100" data-end="2226">Que tu viennes du nord, du sud ou du centre de Mayotte, tu pourras venir à M’tsapéré pour tes démarches administratives ».</em> Après douze années passées à l’état civil en tant qu’agente polyvalente, Raoudhoiti Youssouf connaît parfaitement les rouages du service. Elle prend aujourd’hui les rênes de cette nouvelle mairie annexe, fière et pleinement consciente de la responsabilité qui lui incombe.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Harouna Tavanday, l&rsquo;un des pionniers de l&rsquo;administration communale</strong></h2>
<figure id="attachment_43729" aria-describedby="caption-attachment-43729" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-43729" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/DSC_0921-300x200.jpg" alt="Mairie annexe M'tsapéré, Mayotte" width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/DSC_0921-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/DSC_0921-1024x683.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/DSC_0921-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/DSC_0921-1536x1024.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/DSC_0921-2048x1365.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/DSC_0921-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/DSC_0921-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/DSC_0921-1068x712.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/DSC_0921-1920x1280.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/DSC_0921-1320x880.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-43729" class="wp-caption-text">La vue sur la Grande Mosquée de M&rsquo;tsapéré depuis la mairie.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;" data-start="2501" data-end="3188">La mairie annexe porte le nom de Harouna Tavanday, né à M’tsapéré en 1928, d’un père originaire de Hamjago et d’une mère de Kani-Kéli. Cadre administratif dévoué au territoire, il est considéré comme l’un des pionniers de l’administration communale mahoraise. Après une carrière militaire, durant laquelle il combat pour la France lors de l’insurrection malgache de 1947, il revient à Mayotte et devient chef du canton de Pamandzi en 1962, puis chef du canton de Tsingoni, avec la responsabilité d’administrer l’ensemble du nord de l’île. De 1963 à 1968, il retourne chez lui à M’tsapéré pour gérer le canton, qui s’étend alors de Tsoundzou à Koungou en passant par Ouangani.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="3190" data-end="3488">Un an après le référendum de 1976 confirmant l’attachement de Mayotte à la France, les communes sont créées. Harouna Tavanday devient alors un proche collaborateur d’Abdallah Houmadi, en qualité de deuxième adjoint chargé de l’état civil. Réélu en 1983, il décède un an plus tard, à l’âge de 56 ans.</p>
<figure id="attachment_43726" aria-describedby="caption-attachment-43726" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-43726" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/DSC_0914-300x200.jpg" alt="Mairie annexe M'tsapéré, Mayotte" width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/DSC_0914-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/DSC_0914-1024x683.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/DSC_0914-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/DSC_0914-1536x1024.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/DSC_0914-2048x1365.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/DSC_0914-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/DSC_0914-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/DSC_0914-1068x712.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/DSC_0914-1920x1280.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/DSC_0914-1320x880.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-43726" class="wp-caption-text">Les administrés auront accès aux services d’état civil, aux formalités administratives, aux attestations d’accueil, au recensement, au CCAS, aux inscriptions scolaires, à la Caisse des écoles, ainsi qu’à des services dédiés à l’attractivité du territoire et économique.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;" data-start="3490" data-end="4034"><em data-start="3490" data-end="3878">« Alors que Mayotte traversait une période de conflit autour de la question du rattachement à la France, il continuait son travail. Il a pris ses responsabilités tout en s’alignant sur le combat des Mahorais pour devenir un département français. Il a très vite compris les demandes de la rue, malgré les désaccords avec les autorités. C’était quelqu’un de très proche de la population »</em>, témoigne Zaidou Tavanday, chef de cabinet du président du Département, fier et reconnaissant envers celui dont le père était le frère de Harouna Tavanday.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="4036" data-end="4166">Un nom qui trouve naturellement sa place sur cette mairie annexe, dont la vocation première est d’être au plus près des habitants.</p>
<p style="text-align: justify;">Victor Diwisch</p>
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		<title>Mise en service de la mairie annexe de M’stapéré à Mamoudzou</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2025/12/18/mise-en-service-de-la-mairie-annexe-de-mstapere-a-mamoudzou/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mathilde HANGARD]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 18 Dec 2025 18:55:12 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Fil info]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[DEALM]]></category>
		<category><![CDATA[Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[Mtsapéré]]></category>
		<category><![CDATA[Ville de Mamoudzou]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lejournaldemayotte.yt/?p=43750</guid>

					<description><![CDATA[<p>La Ville de Mamoudzou annonce la mise en service de la mairie annexe de Mtsapéré, Harouna Tavanday, située face à la DEALM.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p class="p1" dir="ltr" style="text-align: justify;">Ce nouvel équipement administratif vient renforcer un service public de proximité, plus accessible aux habitants, tout en facilitant leurs démarches administratives.</p>
<p class="p1" style="text-align: justify;">La mairie annexe de Mtsapéré accueille désormais six services municipaux, à savoir : la direction de l’attractivité, le programme de réussite éducative (PRE) de la caisse des écoles, un poste de sécurité de la Police municipale, le Pôle solidarité, accompagnement et inclusion du CCAS, la circonscription centre de la direction de l’excellence éducative et de la vie scolaire, et le service de l’État civil.</p>
<h2 class="p1" style="text-align: center;"><b>Des démarches administratives facilitées</b></h2>
<p class="p1" style="text-align: justify;">Au sein des bureaux de l’État civil, les habitants peuvent désormais réaliser les démarches suivantes : Inscriptions sur les listes électorales ; Recensement des jeunes ; Délivrance d’actes d’état civil ; Livret de famille ; Demandes de carte nationale d’identité et de passeport ; Demandes d’attestation d’accueil ; Rectifications matérielles. La mairie annexe de Mtsapéré est ouverte au public du <span id="OBJ_PREFIX_DWT117_com_zimbra_date" class="Object" role="link">lundi</span> au <span id="OBJ_PREFIX_DWT118_com_zimbra_date" class="Object" role="link">jeudi</span> de 7h30 à 16h30 et le <span id="OBJ_PREFIX_DWT119_com_zimbra_date" class="Object" role="link">vendredi</span> de 8h00 à 11h00.</p>
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