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	<title>Archives des Mangajou - Le Journal De Mayotte</title>
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	<title>Archives des Mangajou - Le Journal De Mayotte</title>
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	<item>
		<title>Violences à Mangajou : relaxe et peine légère pour deux prévenus</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/01/09/violences-a-mangajou-relaxe-et-peine-legere-pour-deux-prevenus/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Victor Diwisch]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 09 Jan 2026 02:30:03 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Faits divers]]></category>
		<category><![CDATA[Justice]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
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		<category><![CDATA[Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[procès]]></category>
		<category><![CDATA[violences]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les habitants de Sada et Mangajou attendaient un procès exemplaire pour les violences du 16 novembre. Après le jugement concernant deux jeunes, ils repartent frustrés et en colère, sans réponses aux traumatismes subis.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/01/09/violences-a-mangajou-relaxe-et-peine-legere-pour-deux-prevenus/">Violences à Mangajou : relaxe et peine légère pour deux prévenus</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;" data-start="188" data-end="882">Deux mois <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2025/11/17/a-mangajou-une-nuit-de-violences-declenche-colere-et-barrages/">après les nuits de violences qui ont secoué Sada et Mangajou</a> le 16 novembre dernier, deux jeunes hommes, majeurs, étaient appelés à la barre du tribunal judiciaire de Mamoudzou, ce jeudi 8 janvier. Dans la salle d’audience, une vingtaine d’habitants, riverains de Sada et de Mangajou, ont pris place. Beaucoup sont résidents des quartiers touchés, et surtout victimes des violences. Certains ont vu leur véhicule incendié ou détruit, d’autres disent encore porter les stigmates psychologiques de cette nuit. Tous sont venus avec l’espoir d’obtenir des réponses, après ce qu’ils décrivent comme une nuit d’horreur, durant laquelle plusieurs ont cru perdre la vie.</p>
<h2 style="text-align: center;" data-start="1173" data-end="1728"><strong>Deux prévenus sur plus de « 50 individus »</strong></h2>
<figure id="attachment_41454" aria-describedby="caption-attachment-41454" style="width: 206px" class="wp-caption alignleft"><img fetchpriority="high" decoding="async" class="size-medium wp-image-41454" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/Capture-decran-2025-11-18-a-08.39.25-206x300.jpg" alt="Mayotte, Sada, violences, barrages," width="206" height="300" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/Capture-decran-2025-11-18-a-08.39.25-206x300.jpg 206w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/Capture-decran-2025-11-18-a-08.39.25-702x1024.jpg 702w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/Capture-decran-2025-11-18-a-08.39.25-768x1121.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/Capture-decran-2025-11-18-a-08.39.25-150x219.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/Capture-decran-2025-11-18-a-08.39.25-300x438.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/Capture-decran-2025-11-18-a-08.39.25-696x1016.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/Capture-decran-2025-11-18-a-08.39.25.jpg 818w" sizes="(max-width: 206px) 100vw, 206px" /><figcaption id="caption-attachment-41454" class="wp-caption-text">Des barrages routiers avaient été montés par des habitants en réponse aux violences survenues à Mangajou dans la nuit du 16 au 17 novembre.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;" data-start="884" data-end="1171">Les deux prévenus comparaissent pour des faits d’association de malfaiteurs ; pour l’un d’eux, les poursuites sont assorties de violences aggravées avec usage d’armes, notamment des pierres et une barre de fer. Un troisième mis en cause, mineur, sera jugé ultérieurement.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="1173" data-end="1728">À l’audience, la présidente revient sur la genèse des faits, qui auraient débuté sur fond de vengeance, après l’agression d’un jeune de Sada circulant en scooter, visé par un jet de pierres. Les événements se sont déroulés en deux temps distincts. Une première phase dans la nuit du 16 novembre, entre 3 h et 6 h du matin, marquée par l’affrontement de deux bandes, l’érection de barrages, et le caillassage d’un véhicule de la gendarmerie. Puis, le même jour en soirée, entre 19 h et 23 h, les violences ont repris avec de nouveaux jets de pierres, des affrontements entre groupes de jeunes masqués, plusieurs véhicules incendiés et des vols de bouteilles de gaz.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="2253" data-end="2662">Les deux prévenus ont été interpellés à la suite d’un tapissage photographique portant sur plus de vingt individus, complété par des témoignages de riverains, des publications sur les réseaux sociaux et des images de caméras de surveillance. Tous deux sont connus dans le quartier, notamment pour leurs activités artistiques de chanteur et rappeur, très actifs sur les réseaux sociaux.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="2664" data-end="2932">Le premier, N., nie les faits qui lui sont reprochés tout en reconnaissant sa présence sur les lieux. « <em>J&rsquo;étais à Mangajou et quand j’ai vu les jeunes arriver pour se battre, je leur ai dit de rentrer chez eux, que ça ne servait à rien »</em>, affirme-t-il à la barre.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="2934" data-end="3994">Le second, I., âgé de 18 ans, étudiant en licence de droit à l’université de Mayotte à Dembéni, livre un récit plus détaillé. Le soir des faits, il se trouve à un barbecue avec des amis lorsqu’il apprend l’agression d’un proche, le jeune de Sada. Il explique être monté dans une voiture, « <em>sous les ordres d’un autre jeune »</em>, au sein d’un convoi mû par la vengeance. Arrivé sur place, il reconnaît avoir jeté des cailloux sur des jeunes, tout en affirmant n’avoir touché personne. Une première pour lui, qu’il dit regretter profondément, présentant ses excuses aux victimes. Son avocat rappelle que son client a lui-même été agressé par le passé par des jeunes de Mangajou, évoquant une fois où l’envie de répondre l’a emporté. Concernant les violences du second temps, le soir même, I. affirme ne pas avoir participé à une réunion préparatoire, contestant ainsi la qualification d’association de malfaiteurs. « <em>J’ai fait ça pour la reconnaissance des autres. J’ai eu tort. J’ai suivi »</em>, concède-t-il.</p>
<h2 style="text-align: center;" data-start="2934" data-end="3994"><strong>Les victimes encore sous le choc</strong></h2>
<figure id="attachment_5388" aria-describedby="caption-attachment-5388" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><img decoding="async" class="size-medium wp-image-5388" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Delinquants-5-1-jpg-300x201.webp" alt="" width="300" height="201" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Delinquants-5-1-jpg-300x201.webp 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Delinquants-5-1-jpg-768x516.webp 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Delinquants-5-1-jpg-150x101.webp 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Delinquants-5-1-jpg-696x467.webp 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Delinquants-5-1-jpg.webp 800w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-5388" class="wp-caption-text">Selon les victimes, près d’une cinquantaine de jeunes auraient commis des violences lors de la nuit du 16 novembre à Mangajou (illustration).</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;" data-start="3794" data-end="4298">La commune de Sada, représentée par son directeur général des services, intervient ensuite comme partie civile. Elle demande réparation pour les conséquences matérielles des violences et des barrages qui ont suivi, avec notamment des retards dans certains chantiers municipaux, et pour la blessure d’un policier municipal.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="3996" data-end="4779">Puis c&rsquo;est au tour des victimes de prendre la parole. Leurs témoignages traduisent une violence extrême. Tous racontent avoir eu peur pour leur vie lorsque des groupes de trente à cinquante jeunes sont descendus dans le quartier, les encerclant, menaçant et attaquant à coups de pierres et de machettes. L’un d’eux évoque le coffre de sa voiture perforé par une barre de fer. « <em>Ce n’était pas un affrontement entre bandes, mais du racket généralisé, des incendies, des dégradations de véhicules et des violences contre nous »</em>, insiste un plaignant. Un autre confie ne plus dormir depuis les faits : « <em>Ma vie n’est plus la même, j’ai mal aux nerfs, je dois voir des spécialistes »</em>. Les parties civiles demandent des réparations pour préjudice moral.</p>
<h2 style="text-align: center;" data-start="3996" data-end="4779"><strong>Les avocats dénoncent un procès « pour soulager la rue »</strong></h2>
<p style="text-align: justify;" data-start="4781" data-end="5492">Concernant les prévenus, la présidente rappelle qu’ils sont tous deux scolarisés, sans antécédents judiciaires. N. est en apprentissage, préparant un bac professionnel sécurité. I. poursuit des études de droit. « <em>Un gâchis »</em>, glisse la magistrate, alors que le parquet requiert des peines sévères : 15 mois de prison ferme avec maintien en détention et une interdiction de vivre à Sada pendant cinq ans pour N., et deux ans de prison ferme sans aménagement de peine pour I. La représentante du procureur rappelle la volonté de la justice de juger les personnes interpellées individuellement, sans attendre un procès global qui pourrait prendre des années.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="5494" data-end="6017">Les avocats de la défense dénoncent un procès mené dans la précipitation, destiné selon eux à « soulager la rue ». Ils contestent la qualification d’association de malfaiteurs, pointant l’absence de preuves directes et des dossiers reposant largement sur des témoignages indirects. « <em>Cette justice n’apportera pas de réponses aux Mahorais »</em>, fustige l’un d’eux. L’avocat de I. insiste : son client n’est pas un meneur, mais un suiveur, et la peine requise est jugée disproportionnée.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="6019" data-end="6510">Après une suspension de séance, le jugement tombe. N. est relaxé de l’ensemble des poursuites. I. est reconnu coupable de participation à des violences par une personne dissimulant son visage, mais relaxé des autres chefs d’accusation. Il est condamné à 140 heures de travail d’intérêt général, peine inscrite au bulletin n°2 de son casier judiciaire, afin de limiter les conséquences sur la poursuite de ses études. Aucune peine de prison n’est prononcée.</p>
<h2 style="text-align: center;" data-start="6019" data-end="6510"><strong>Une relaxe et une peine de travail d&rsquo;intérêt général, un jugement incompréhensible pour les victimes</strong></h2>
<figure id="attachment_40131" aria-describedby="caption-attachment-40131" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img decoding="async" class="size-medium wp-image-40131" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/10/IMG_1665-300x225.jpg" alt="" width="300" height="225" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/10/IMG_1665-300x225.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/10/IMG_1665-1024x768.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/10/IMG_1665-768x576.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/10/IMG_1665-1536x1152.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/10/IMG_1665-2048x1536.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/10/IMG_1665-150x113.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/10/IMG_1665-696x522.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/10/IMG_1665-1068x801.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/10/IMG_1665-1920x1440.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/10/IMG_1665-265x198.jpg 265w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/10/IMG_1665-1320x990.jpg 1320w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-40131" class="wp-caption-text">Les habitants déçus ne croient plus à la tenue d’autres procès concernant les événements de cette nuit.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;" data-start="6512" data-end="7238">À l’issue de l’audience, la colère est palpable chez les habitants de Sada et de Mangajou, tous s&rsquo;attendaient à des condamnations, un procès exemplaire. « <em>Même celui qui a reconnu les faits n’a pas de prison, c’est incompréhensible »</em>, répètent plusieurs riverains. Le sentiment d’être doublement victimes domine. Les échanges se prolongent avec les avocats, dans une atmosphère lourde de désillusion. « <em>À quoi sert la France à Mayotte ? »</em>, s’interroge une habitante. « <em>La prochaine fois, je me ferai justice moi-même »</em>, lâche une autre, sous l&rsquo;approbation de plusieurs personnes.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="7240" data-end="7810">Le parquet peut faire appel de la décision. Mais pour de nombreux habitants, cette audience laisse surtout un goût d’inachevé. D’autres interpellations et d’autres procès seront nécessaires pour faire toute la lumière sur ce qui s’est réellement passé ces nuits-là, identifier l’ensemble des responsabilités et apporter des réponses judiciaires à la hauteur des violences subies. En attendant, la colère, déjà exprimée par les barrages dressés après les faits, demeure vive, tout comme la confiance dans la justice, qui continue de se fragiliser.</p>
<p data-start="7240" data-end="7810">Victor Diwisch</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/01/09/violences-a-mangajou-relaxe-et-peine-legere-pour-deux-prevenus/">Violences à Mangajou : relaxe et peine légère pour deux prévenus</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Mangajou : huit personnes déférées après la nuit de violences</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2025/11/21/chiconi%e2%80%91mangajou-huit-personnes-deferees-apres-la-nuit-de-violences-et-les-barrages/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mathilde HANGARD]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 21 Nov 2025 11:00:52 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Justice]]></category>
		<category><![CDATA[Sécurité]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[jeunes]]></category>
		<category><![CDATA[Mangajou]]></category>
		<category><![CDATA[Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[Procureur de la République]]></category>
		<category><![CDATA[violences]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lejournaldemayotte.yt/?p=41746</guid>

					<description><![CDATA[<p>Huit individus ont été déférés devant le procureur de Mamoudzou à la suite des incidents survenus à Mangajou les 16 et 17 novembre derniers. </p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2025/11/21/chiconi%e2%80%91mangajou-huit-personnes-deferees-apres-la-nuit-de-violences-et-les-barrages/">Mangajou : huit personnes déférées après la nuit de violences</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Dans la nuit du 16 au 17 novembre 2025, Mangajou, à Sada, a été le théâtre d’une série d’<a href="https://lejournaldemayotte.yt/2025/11/17/a-mangajou-une-nuit-de-violences-declenche-colere-et-barrages/">incidents violents</a> impliquant une trentaine de jeunes. Selon le procureur de la République de Mamoudzou, ces événements ont conduit à la garde à vue de huit personnes pour <em>« attroupements armés et entrave à la circulation sur la voie publique »</em>.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Mineurs et majeurs déférés devant le parquet</b></h2>
<p style="text-align: justify;">Le 19 novembre, <em>« deux majeurs et six mineurs, âgés de 14 à 16 ans, ont été déférés devant le procureur de la République de Mamoudzou »</em>. Pour les mineurs, <em>« ils ont fait l’objet d’un avertissement pénal probatoire et couvre-feux individualisés qui leur interdit notamment de se rendre dans la commune où les faits se sont produits »</em>.</p>
<p style="text-align: justify;">Quant aux majeurs, <em>« ils ont fait l’objet d’un placement sous contrôle judiciaire par le juge des libertés et de la détention avec les mêmes interdictions et seront jugés devant le tribunal correctionnel, le 29 avril 2026 à 8 heures »</em>.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Enquête en cours et appel à témoignages</b></h2>
<p style="text-align: justify;">Le procureur a précisé qu’ <em>« une enquête, confiée à la Section de recherches de Mamoudzou, a été ouverte concernant les incendies de véhicules, survenus durant la même période et sur la même zone »</em>.</p>
<p style="text-align: justify;">Il rappelle également que <em>« toute personne susceptible d’apporter des informations en lien avec ces faits peut se rapprocher de la gendarmerie nationale (Sada) où la procédure de témoignage sous X pourra être mise en place »</em>. Les protagonistes encourent<em> « notamment une peine de dix ans d’emprisonnement »</em>.</p>
<p>Mathilde Hangard</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2025/11/21/chiconi%e2%80%91mangajou-huit-personnes-deferees-apres-la-nuit-de-violences-et-les-barrages/">Mangajou : huit personnes déférées après la nuit de violences</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>À Mangajou, une nuit de violences déclenche colère et barrages</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2025/11/17/a-mangajou-une-nuit-de-violences-declenche-colere-et-barrages/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mathilde HANGARD]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 17 Nov 2025 07:27:17 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Sécurité]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[gendarmerie de mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[insécurité]]></category>
		<category><![CDATA[jeunes]]></category>
		<category><![CDATA[Mairie de Sada]]></category>
		<category><![CDATA[Mangajou]]></category>
		<category><![CDATA[Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[préfecture de Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[Sada]]></category>
		<category><![CDATA[Soula Saïd-Souffou]]></category>
		<category><![CDATA[violences]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lejournaldemayotte.yt/?p=41364</guid>

					<description><![CDATA[<p>Une trentaine de jeunes ont semé le chaos dans le village, poussant les habitants à bloquer les routes pour réclamer plus de sécurité.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2025/11/17/a-mangajou-une-nuit-de-violences-declenche-colere-et-barrages/">À Mangajou, une nuit de violences déclenche colère et barrages</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Mangajou s’est réveillé sous tension, ce lundi 17 novembre. Des véhicules brûlés, des biens dégradés et des barrages improvisés sur les routes : les habitants ont voulu exprimer leur ras-le-bol face à des violences qui se répètent depuis plusieurs semaines. Ce nouvel épisode, à quelques centaines de mètres seulement de la brigade de gendarmerie de Sada, a marqué les esprits et renforcé la colère des villageois.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>« Encore une fois, Mangajou a vécu une nuit de terreur »,</em> résume le Soula Saïd-Souffou, conseiller départemental de Sada–Chirongui. Pour lui, il est temps que l’État et la commune prennent des mesures concrètes.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Chaos et véhicules en feu </strong></h2>
<figure id="attachment_41405" aria-describedby="caption-attachment-41405" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_1603-scaled.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-41405" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_1603-300x200.jpg" alt="Mayotte, gendarmerie," width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_1603-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_1603-1024x683.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_1603-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_1603-1536x1024.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_1603-2048x1365.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_1603-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_1603-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_1603-1068x712.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_1603-1920x1280.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_1603-1320x880.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-41405" class="wp-caption-text">Les forces de l&rsquo;ordre ont « dispersé » les jeunes. À ce stade, aucune interpellation n&rsquo;a été réalisée.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Selon la gendarmerie de Mayotte, les événements ont débuté peu avant 21h30, dimanche 16 novembre, lorsqu’une trentaine de jeunes originaires de Sada se sont dirigés vers Mangajou. Sur le chemin, ils ont agressé des passants, mis le feu à quatre véhicules et dégradé d’autres biens. Des villageois ont tenté de s’interposer, entraînant des échanges au cours desquels quelques coups avec des armes blanches ont été portés. Les blessures constatées restent superficielles et certaines victimes ont été transportées au centre médical de référence (CMR) de Kahani.</p>
<p style="text-align: justify;">Pour <em>« disperser les jeunes »</em>, les forces de gendarmerie ont été déployées en nombre. L’opération a duré jusqu’à 1h du matin, les adolescents ayant érigé des obstacles sur les axes routiers, transformés en barrages. La gendarmerie souligne que, parallèlement à l’action de dispersion, elle suit de près la partie judiciaire : des plaintes ont été déposées concernant les blessures et les dégradations, et des investigations sont en cours pour identifier les auteurs.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>« Nous allons porter une attention très particulière à la situation dans les jours et semaines à venir »</em>, assure le commandant Bidet. Une délégation de la Préfecture de Mayotte s’est rendue sur place lundi matin pour constater la situation.</p>
<h2 style="text-align: center;" data-start="228" data-end="269"><strong data-start="231" data-end="269">Les habitants hissent des barrages</strong></h2>
<figure id="attachment_36779" aria-describedby="caption-attachment-36779" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/09/AP-CD-septembre-2.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-36779" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/09/AP-CD-septembre-2-300x200.jpg" alt="Assemblée plénière, Conseil départemental, Mayotte." width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/09/AP-CD-septembre-2-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/09/AP-CD-septembre-2-1024x682.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/09/AP-CD-septembre-2-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/09/AP-CD-septembre-2-1536x1024.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/09/AP-CD-septembre-2-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/09/AP-CD-septembre-2-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/09/AP-CD-septembre-2-1068x712.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/09/AP-CD-septembre-2-1920x1280.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/09/AP-CD-septembre-2-1320x880.jpg 1320w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/09/AP-CD-septembre-2.jpg 2000w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-36779" class="wp-caption-text">Soula Saïd-Souffou, conseiller départemental de Sada-Chirongui, parle d&rsquo;une situation « intolérable ».</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;" data-start="271" data-end="930">Du côté des élus locaux, la situation est jugée<em> « intolérable »</em>. Dans un communiqué, le Soula Saïd-Souffou, conseiller départemental de Sada–Chirongui, appelle à un changement radical de doctrine face aux violences : <em>« Il faut cesser de chercher des justifications indécentes à la violence de ces groupes et agir enfin »,</em> insiste-t-il. Il demande également aux autorités communales et à l’État d’ <em>« interpeller ces criminels et les remettre sans délai à la disposition de la justice »</em>. L’élu assure par ailleurs son soutien aux habitants qui ont dressé des barrages :<em> « La population ne fait que défendre son droit fondamental à la sécurité ». </em></p>
<figure id="attachment_41454" aria-describedby="caption-attachment-41454" style="width: 206px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/Capture-decran-2025-11-18-a-08.39.25.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-41454" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/Capture-decran-2025-11-18-a-08.39.25-206x300.jpg" alt="Mayotte, Sada, violences, barrages," width="206" height="300" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/Capture-decran-2025-11-18-a-08.39.25-206x300.jpg 206w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/Capture-decran-2025-11-18-a-08.39.25-702x1024.jpg 702w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/Capture-decran-2025-11-18-a-08.39.25-768x1121.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/Capture-decran-2025-11-18-a-08.39.25-150x219.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/Capture-decran-2025-11-18-a-08.39.25-300x438.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/Capture-decran-2025-11-18-a-08.39.25-696x1016.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/Capture-decran-2025-11-18-a-08.39.25.jpg 818w" sizes="auto, (max-width: 206px) 100vw, 206px" /></a><figcaption id="caption-attachment-41454" class="wp-caption-text">Les habitants ont hissé des barrages en guise de protestation.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;" data-start="932" data-end="1434">Ce lundi matin, le programme de la journée illustre la volonté des autorités de reprendre le contrôle. À 9h, la mairie de Sada confirmait que la situation restait <em>« toujours très tendue »</em>, au point de devoir reporter sa communication officielle. Une heure plus tard, à 10h, une réunion était en cours entre la mairie, la préfecture, des représentants des forces de l’ordre et la population. Objectif : sécuriser le village, apaiser les tensions et coordonner la suite de l’enquête judiciaire.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="932" data-end="1434">Les barrages dressés par les habitants reflètent une colère persistante face à l’insécurité et rappellent la période de <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2024/01/30/insecurite-les-gens-meurent-et-on-ne-peut-pas-les-secourir/">janvier</a> et février 2024, lorsque des blocages similaires avaient paralysé l’île pendant plusieurs semaines, alors que la population exigeait des réponses concrètes pour retrouver la sécurité.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="932" data-end="1434">Mathilde Hangard</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2025/11/17/a-mangajou-une-nuit-de-violences-declenche-colere-et-barrages/">À Mangajou, une nuit de violences déclenche colère et barrages</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
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