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	<title>Archives des Ibrahim Aboubacar|Mayotte - Le Journal De Mayotte</title>
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	<description>L&#039;information à Mayotte</description>
	<lastBuildDate>Sun, 13 Sep 2026 08:19:43 +0000</lastBuildDate>
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	<title>Archives des Ibrahim Aboubacar|Mayotte - Le Journal De Mayotte</title>
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	<item>
		<title>Des tours d&#8217;eau au moins jusqu&#8217;en 2028 !</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/09/14/des-tours-deau-au-moins-jusquen-2028/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Benoit Jaëglé]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 14 Sep 2026 02:30:03 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Environnement]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[eau|Eaux de Mayotte|LEMA]]></category>
		<category><![CDATA[Ibrahim Aboubacar|Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[Tours d'eau]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Alors que les grands projets structurants du territoire concernant l’accès à l’eau potable piétinent, Ibrahim Aboubacar, directeur général des services des Eaux de Mayotte, prévient : nous serons dans un système de pénurie d’eau au moins jusqu’en 2028 et en situation très tendue jusqu’en 2032.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/09/14/des-tours-deau-au-moins-jusquen-2028/">Des tours d&rsquo;eau au moins jusqu&rsquo;en 2028 !</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">A l’occasion du déplacement d’Édouard Philippe fin août à Mayotte, Ibrahim Aboubacar avait échangé avec l’ancien Premier ministre concernant les tours d’eau et la situation dans l’île. Pour lui l’inquiétude demeure, notamment sur les crédits alloués pour 2027 qui <em>« ne semblent pas au rendez-vous sur le sujet de l’eau »</em>, a-t-il déclaré.</p>
<h2 style="font-weight: 400; text-align: center;"><strong>Pas de construction de nouveaux ouvrages depuis 25 ans</strong></h2>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Comme l’a rappelé le directeur général des services du LEMA, la dernière construction remonte à 2001 avec la retenue collinaire de Dzoumogné. <em>« Après la crise de 1996, il y a eu la construction de l’usine de Petite-Terre en 1997, puis la retenue de Combani en 1998 et enfin celle de Dzoumogné en 2001 »</em>.</p>
<figure id="attachment_58283" aria-describedby="caption-attachment-58283" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img fetchpriority="high" decoding="async" class="size-medium wp-image-58283" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/2T8A1818-300x200.jpg" alt="" width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/2T8A1818-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/2T8A1818-1024x683.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/2T8A1818-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/2T8A1818-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/2T8A1818-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/2T8A1818-1068x712.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/2T8A1818-500x333.jpg 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/2T8A1818-800x533.jpg 800w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/2T8A1818-1280x853.jpg 1280w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/2T8A1818-1320x880.jpg 1320w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/2T8A1818.jpg 1500w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-58283" class="wp-caption-text">Ibrahim Aboubacar, directeur général des services du LEMA à l&rsquo;occasion de la visite d&rsquo;Edouard Phillippe à la retenue collinaire de Combani. Léo Vignal / JDM</figcaption></figure>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Ibrahim Aboubacar indique que 46% de l’eau utilisée vient des retenues collinaires et des autres rivières, 10% de l’usine de Petite-Terre et le reste provient des forages (26). En saison sèche, 60 % de l’eau vient des retenues. La demande quotidienne en eau potable est de 48.000 m³ <em>« alors que nous ne produisons que 40.000 m³ par jour ce qui fait un déficit de 8.000 m³, soit 20% »</em>.</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Les ouvrages actuellement en cours de construction comme l’usine de dessalement d’Ironi Bé et la 3<sup>e </sup>retenue collinaire (encore en phase d&rsquo;études) ont pour objectif de palier ce déficit. Or ces projets s’enlisent et patinent alors que la demande est de plus en plus importante. <em>« Il faut 6 à 7 ans pour construire une retenue collinaire et au moins 5 ans pour une usine de dessalement. Nous ne pouvons pas accélérer ces délais notamment en vertu du droit environnemental… Aussi, nous devrions avoir des tours d’eau au moins jusqu’à mi 2028 et la mise en exploitation de l’usine d’Ironi Bé avec une production journalière de 10.000 m³ »</em>.</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Concernant la 3<sup>e</sup> retenue collinaire, idem… on ne peut pas aller plus vite que la musique. D’une capacité prévue de 3 millions de mètres cubes, elle devrait être « opérationnelle » au mieux en 2032 <em>« s’il n’y a pas de complications et si les financements se poursuivent pour la construire… Le foncier est dorénavant maîtrisé, les études environnementales sont en cours mais il faut compter deux ans pour les études et les autorisations, deux ans de plus pour sa construction, et enfin encore deux ans pour son remplissage, ce qui nous amène à 2032 »</em>. Pour Ibrahim Aboubacar, l’enjeu de ce chantier est la poursuite des financements pour que l’usine soit opérationnelle à la date prévue. Pour cela il faut que le « contrat de progrès » se poursuive, or le directeur général des services du LEMA ne cache pas son inquiétude. <em>« Si les crédits ne sont pas maintenus, il faudra alors attendre 2034 »</em>, prévient-il.</p>
<h2 style="font-weight: 400; text-align: center;"><strong>Une saison des pluies de plus en plus courte</strong></h2>
<figure id="attachment_15320" aria-describedby="caption-attachment-15320" style="width: 225px" class="wp-caption alignright"><img decoding="async" class="size-medium wp-image-15320" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Rentenue-Collinaire-Combani-07112023IMG_3229-scaled-1-225x300.webp" alt="Retenue collinaire, Mayotte, eau," width="225" height="300" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Rentenue-Collinaire-Combani-07112023IMG_3229-scaled-1-225x300.webp 225w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Rentenue-Collinaire-Combani-07112023IMG_3229-scaled-1-768x1024.webp 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Rentenue-Collinaire-Combani-07112023IMG_3229-scaled-1-1152x1536.webp 1152w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Rentenue-Collinaire-Combani-07112023IMG_3229-scaled-1-1536x2048.webp 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Rentenue-Collinaire-Combani-07112023IMG_3229-scaled-1-150x200.webp 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Rentenue-Collinaire-Combani-07112023IMG_3229-scaled-1-300x400.webp 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Rentenue-Collinaire-Combani-07112023IMG_3229-scaled-1-696x928.webp 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Rentenue-Collinaire-Combani-07112023IMG_3229-scaled-1-1068x1424.webp 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Rentenue-Collinaire-Combani-07112023IMG_3229-scaled-1-1320x1760.webp 1320w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Rentenue-Collinaire-Combani-07112023IMG_3229-scaled-1.webp 1920w" sizes="(max-width: 225px) 100vw, 225px" /><figcaption id="caption-attachment-15320" class="wp-caption-text">Lors de la crise de l&rsquo;eau particulièrement sévère en 2023, la vidange des retenues collinaires était imminente.</figcaption></figure>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Bien que le volume d’eau qui tombe sur le territoire est constant selon Ibrahim Aboubacar, sa répartition demeure incertaine et sa concentration à la fois dans l’espace et dans le temps est aléatoire. <em>« On ne sait pas quand la saison des pluies commence. Il y a quelques temps elle débutait avant Noël, maintenant elle commence plus tard. La saison des pluies est de plus en plus courte, avant elle s’étendait de décembre à avril et maintenant elle ne dure que deux à trois mois de janvier à mars. Aussi, on simule par rapport à la fin février et non la fin de l’année sinon on serait obligé de vidanger les retenues ce qui serait une catastrophe »</em>, explique-t-il.</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Fin août le niveau des retenues collinaires de Combani et de Dzoumogné était respectivement de 70% et 62% et sauf une arrivée précoce du <em>kashkazi</em>, les tours d’eau devraient se maintenir à raison de 30 heures de distribution sur 72 heures. <em>« On est obligé de les maintenir, il n’y aura pas de variations sauf si nous avons des pluies abondantes en octobre et novembre »</em>, insiste Ibrahim Aboubacar. <em>« Le changement climatique entraine des incertitudes des prévisions dans les cinq prochaines années »</em>, ajoute-t-il.</p>
<h2 style="font-weight: 400; text-align: center;"><strong>10.000 m³ d&rsquo;eau perdus chaque jour !</strong></h2>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">En 2021, il y avait une fuite par kilomètre sur le réseau. Aujourd’hui, c’est trois par kilomètre. 77% sont identifiées après le branchement, 15% sur le réseau et 8% au niveau de l’appareil de comptage. Ce sont ainsi 85% des fuites qui vont du compteur jusqu’à la fin. <em>« C’est un gros problème »</em>, souligne le cadre du LEMA <em>« car nous n’avons pas de solutions juridiques vu que c’est chez les particuliers&#8230; »</em>. Il faut ajouter à cela une détérioration du réseau à cause des tours d’eau comme il le rappelle régulièrement, <em>« La pression et la dépression du fait des tours d’eau dégradent le réseau »</em>. Toutefois, des efforts de recherche et de réparations ont été faits depuis 2021.</p>
<h2 style="font-weight: 400; text-align: center;"><strong>A Mayotte 80 litres d’eau par jour et par habitant soit deux fois moins que dans l’Hexagone</strong></h2>
<figure id="attachment_16135" aria-describedby="caption-attachment-16135" style="width: 225px" class="wp-caption alignleft"><img decoding="async" class="size-medium wp-image-16135" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Crise-de-leau-Vigier-Smae-VinciIMG_2743-scaled-1-225x300.webp" alt="" width="225" height="300" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Crise-de-leau-Vigier-Smae-VinciIMG_2743-scaled-1-225x300.webp 225w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Crise-de-leau-Vigier-Smae-VinciIMG_2743-scaled-1-768x1024.webp 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Crise-de-leau-Vigier-Smae-VinciIMG_2743-scaled-1-1152x1536.webp 1152w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Crise-de-leau-Vigier-Smae-VinciIMG_2743-scaled-1-1536x2048.webp 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Crise-de-leau-Vigier-Smae-VinciIMG_2743-scaled-1-150x200.webp 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Crise-de-leau-Vigier-Smae-VinciIMG_2743-scaled-1-300x400.webp 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Crise-de-leau-Vigier-Smae-VinciIMG_2743-scaled-1-696x928.webp 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Crise-de-leau-Vigier-Smae-VinciIMG_2743-scaled-1-1068x1424.webp 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Crise-de-leau-Vigier-Smae-VinciIMG_2743-scaled-1-1320x1760.webp 1320w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Crise-de-leau-Vigier-Smae-VinciIMG_2743-scaled-1.webp 1920w" sizes="(max-width: 225px) 100vw, 225px" /><figcaption id="caption-attachment-16135" class="wp-caption-text">En 2021 il y avait une fuite/km sur le réseau. Aujourd’hui c’est trois/km. 77% sont identifiées après le branchement, 15% sur le réseau et 8% au niveau de l’appareil de comptage.</figcaption></figure>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Pour Ibrahim Aboubacar, il est absolument nécessaire de reconstituer une surcapacité de production et d’avoir une marge de manœuvre de plus de 20%. <em>« On ne peut plus gérer l’eau en système tendu. Nous devons être dans une souplesse opérationnelle pour accélérer les travaux »</em>. 750 millions d’euros sont ainsi prévus dans la loi de programmation pour la refondation de Mayotte d’ici 2032 pour la construction des ouvrages. <em>« Il faut qu’ils soient maintenus sinon les tours d’eau seront plus durs »</em>, avertit le directeur général des services des Eaux de Mayotte.</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">En outre, il pointe également du doigt l’absence de connaissance globale des nappes phréatiques du territoire même si le programme prévoit 30 forages de plus d’ici 2029, soit un doublement. <em>« L’absence de connaissance globale du milieu par le BRGM pose un gros problème. Il n’y a pas d’étude générale… nous n’avons pas de connaissance concernant le volume d’eau souterrain à Mayotte, ni même des études sur la courantologie. Songez qu’il faut un an et demi d’études au BRGM pour trouver une vingtaine de forages… »</em>, constate-t-il.</p>
<figure id="attachment_56459" aria-describedby="caption-attachment-56459" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-56459" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/Canon-EOS-R6m2-6000x4000_007473-300x200.jpg" alt="" width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/Canon-EOS-R6m2-6000x4000_007473-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/Canon-EOS-R6m2-6000x4000_007473-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/Canon-EOS-R6m2-6000x4000_007473-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/Canon-EOS-R6m2-6000x4000_007473-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/Canon-EOS-R6m2-6000x4000_007473-500x333.jpg 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/Canon-EOS-R6m2-6000x4000_007473.jpg 800w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-56459" class="wp-caption-text">L&rsquo;usine d&rsquo;Ironi Bé prévue pour 2028. Léo Vignal / JDM</figcaption></figure>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Enfin, au sujet de la <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/07/31/trois-illegalites-six-mois-pour-les-corriger-la-justice-suspend-lautorisation-de-lusine-de-dessalement-dironi-be/">suspension de l’autorisation environnementale de l’usine d’Ironi Bé</a> par le tribunal administratif, Ibrahim Aboubacar concède que c’est une situation qui n’est pas simple mais qu’à son sens c’est, à l’heure actuelle, probablement la seule solution viable pour alimenter davantage en eau le territoire. <em>« C’est un projet à 94 millions d’euros… ajoutez à cela 20 millions d’euros en termes d’efforts aux adaptations environnementales, plus 5 millions d’euros pour des mesures compensatoires et 4 hectares donnés au Conservatoire du Littoral »</em>, indique-t-il.</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Aussi concernant le projet de faire sortir le tuyau du lagon pour rejeter la saumure, il ne cache pas son scepticisme. <em>« Sortir le tuyau du lagon coûterait plus de 100 millions d’euros ! Ce n’est pas si simple car il faudrait installer des canalisations de 65cm sur plusieurs kilomètres. Et pour traverser le lagon il faudrait le casser à certains endroits, les dégâts seraient alors considérables »</em>, soutient-il. Pour lui, il faut que les discussions sur ce projet soient apaisées et <em>« toute raison gardée »</em>. Les enjeux sont suffisamment urgents.</p>
<p style="text-align: justify;">B.J.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/09/14/des-tours-deau-au-moins-jusquen-2028/">Des tours d&rsquo;eau au moins jusqu&rsquo;en 2028 !</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Tribune Ibrahim Aboubacar : Un « Pacte pour la reconstruction » pour « solidifier le pacte social »</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2025/02/05/tribune-ibrahim-aboubacar-un-pacte-pour-la-reconstruction-pour-solidifier-le-pacte-social/</link>
					<comments>https://lejournaldemayotte.yt/2025/02/05/tribune-ibrahim-aboubacar-un-pacte-pour-la-reconstruction-pour-solidifier-le-pacte-social/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[LEJDM]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 04 Feb 2025 22:45:10 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[Ibrahim Aboubacar|Mayotte]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L’ancien député Ibrahim Aboubacar profite du virage que prend Mayotte avec les textes de loi en cours et à venir, pour poser le constat d’un ancrage encore insuffisant de la France à Mayotte, politique, institutionnel et social. Mais aussi, de l’adhésion pleine et entière de la société civile et de ses élus aux règles d’un département français, pour une co-construction légitime avec Paris.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2025/02/05/tribune-ibrahim-aboubacar-un-pacte-pour-la-reconstruction-pour-solidifier-le-pacte-social/">Tribune Ibrahim Aboubacar : Un « Pacte pour la reconstruction » pour « solidifier le pacte social »</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><strong>Un « Pacte pour la reconstruction » de Mayotte : </strong>3ème partie</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Par Ibrahim ABOUBACAR</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Le moment que nous traversons s’inscrit dans un contexte international de plus en plus tendu,</strong> où les manœuvres de déstabilisation de la présence française à Mayotte, sont plus que jamais à l’œuvre, dans un contexte global d’hostilité affichée de la Russie et de la Chine à notre pays, contre ses positions dans le monde en général, et outre-mer en en particulier.</p>
<p style="text-align: justify;">Tandis que le Général Hubert BONNEAU, Commandant de la Gendarmerie Nationale, rappelle cela fort justement, l’historien Hervé Le Bras (Directeur de l’EHESS et chercheur à l’INED) soutient purement et simplement un abandon de l’île de Mayotte aux Comores. Au fond, Monsieur Le Bras propose de capituler devant les ennemis de la France, qui ne s’arrêteront pas après Mayotte. Il devrait savoir, lui qui est historien, que ces puissances veulent le leadership mondial au dépend de l’occident : le sacrifice de Mayotte ne serait qu’une lâcheté sur le crépuscule des valeurs et de la grandeur de la France.</p>
<p style="text-align: justify;">Car, si la prise de possession de Mayotte par la France s’est faite sous la surveillance méfiante des Anglais au milieu du 19<sup>ème</sup> siècle, sa construction telle qu’envisagée après CHIDO et donc sa consolidation dans la France se fera sous l’hostilité assumée et affichée des russes et des chinois, et de leurs relais dans notre sous-région.</p>
<p style="text-align: justify;">Face à cela, notre détermination doit être plus forte que jamais, et nous devons veiller à ce que nos combats de tous les jours, pour l’égalité réelle, qui sont le prolongement naturel de celui de nos parents pour Mayotte française, ne vienne jamais affaiblir notre ancrage dans la Nation dans le long terme.</p>
<blockquote><p>Les forces de défense positionnées à La Réunion</p></blockquote>
<figure id="attachment_58324" aria-describedby="caption-attachment-58324" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/02/Base-navale.jpeg"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-58324 size-medium" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/02/Base-navale-300x194.jpeg" alt="" width="300" height="194" /></a><figcaption id="caption-attachment-58324" class="wp-caption-text">La Base navale est peu dotée en navires à Mayotte, qui sont majoritairement basés à La Réunion</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;"><strong>Dans cette tribune, nous souhaitons interroger la place de l’Etat à Mayotte et les sujets qui permettent de solidifier le pacte social.</strong><strong> </strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>La sécurité de Mayotte est en jeu et la présence de l’Etat y est insuffisante :</strong></p>
<p style="text-align: justify;">-La quasi-totalité des forces de défense françaises sont positionnées sur l’île de la Réunion, (84 % contre 13.6 % à Mayotte).</p>
<p style="text-align: justify;">-La Marine nationale est inexistante à Mayotte, où se trouvent pourtant un parc marin étendu sur la totalité de la ZEE ; Ces deux premiers constats sont troublants, au vu de la géographie des enjeux dans la zone.</p>
<p style="text-align: justify;">-Un Préfet de Mayotte dépourvu des moyens et de l’autorité d’un Préfet de zone de défense, puisque c’est le préfet de la Réunion qui joue ce rôle ;</p>
<p style="text-align: justify;">Cette insuffisance de l’Etat sur le plan de la Défense, est également constatée sur le plan de l’administration civile de l’Etat (document de politique transversale annexé aux loi de finances):</p>
<p style="text-align: justify;">-avec une sous dotation en ressources humaines, dans plusieurs missions, des administrations civiles de l’Etat ;</p>
<p style="text-align: justify;">-des forces de gendarmerie mobile, qui tout en réalisant des tâches permanentes de sécurité intérieure depuis plusieurs années, se trouvent encore logées dans tous les hôtels de Mayotte, fait qui à lui seul illustre la précarité de notre situation.</p>
<p style="text-align: justify;">Cette présence effective de l’Etat, affirmée, doit être le premier signal de dissuasion vis-à-vis des velléités de toutes natures, des fauteurs de troubles extérieurs et intérieurs : et le Préfet de Mayotte, symboliquement doit venir habiter dans le chef-lieu administratif officiel du Département.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Concernant les relations de l’Etat avec Mayotte, nous allons considérer d’une part les collectivités locales, et d’autre part la société civile, organisée ou non.</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>La participation des mahorais, dans la reconstruction de l’île, c’est dans l’immédiat le rôle des collectivités territoriales dans le développement de Mayotte</strong>, dans l’impulsion des choix et dans les réalisations dans les domaines de compétences qui sont les leurs. Et à cet égard les questions récurrentes, qui constituent les faiblesses des collectivités sont là encore toutes connues, et doivent être tranchées :</p>
<p style="text-align: justify;">-le rattrapage des retards qui sont à leur charge et l’examen de leur situation par rapport à ce retard, notamment au regard des charges exceptionnelles dues aux conséquences du phénomène migratoire ;</p>
<p style="text-align: justify;">-Les moyens budgétaires de cette action, notamment les Dotations (globalement) de ces collectivités ;</p>
<p style="text-align: justify;">-L’épuisement et la clôture des débats institutionnels concernant ces collectivités et notamment le « Département-Région » de Mayotte, sans que cela ne relance à nouveau la question de la remise en cause de la départementalisation à Mayotte.</p>
<blockquote><p>LES BONS COMPTES FONT LES BONS AMIS</p></blockquote>
<figure id="attachment_20894" aria-describedby="caption-attachment-20894" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2023/02/pancartes-ASPA-retraites-2019.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-20894 size-medium" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2023/02/pancartes-ASPA-retraites-2019-300x198.jpg" alt="Olivier Dussop, Mansour Kamardine, Mayotte, ASPA, retraites" width="300" height="198" /></a><figcaption id="caption-attachment-20894" class="wp-caption-text">L&rsquo;alignement de l&rsquo;ASPA et la réévaluation des retraites brandis régulièrement lors des manifestations à Mayotte</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;"><strong>Mais tout cela ne pourra se faire qu’avec, concomitamment, l’exigence du bon usage de ces moyens pour les missions pour lesquelles ils sont destinés.</strong> Il n’est pas besoin de s’étendre davantage sur ce sujet : tout est dit dans les innombrables rapports de la chambre régionale des comptes. Il faut en effet rappeler, pour le débat public et la prise de conscience collective, que depuis plusieurs années les autorités de contrôle empilent les rapports sur la gestion des structures publiques à Mayotte, et que les lacunes de gestion qui y sont relevées sont bien souvent les mêmes : rigueur dans la gestion en général, défaillance dans la tenue des comptes, non-respect des règles la commande publique, sureffectifs ou effectif qui ne sont pas en rapport avec les missions des collectivités, etc.</p>
<p style="text-align: justify;">Ces lacunes empêchent souvent les collectivités de déployer leur force dans les moyens dont elles disposent aujourd’hui, paralysent toute discussion avec l’Etat sur l’accroissement des moyens des collectivités et conduit à des solutions de contournement qui ne sont pas satisfaisantes pour la participation à long terme des collectivités locales mahoraises à cette reconstruction.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong> </strong><strong>La participation des mahorais, c’est aussi la société civile tout entière dans ses diverses composantes.</strong> Et force est de constater qu’elle est traversée par un certain nombre de préoccupations, de revendications, depuis une quinzaine d’années, et en tout cas depuis la départementalisation, qui doivent être traitées.</p>
<p style="text-align: justify;">En effet la départementalisation est l’aboutissement du combat de la génération de nos parents et grands-parents. Mais pour nous et la génération de nos enfants, c’est une page nouvelle à écrire. Et tout s’est passé comme si le temps avait été figé depuis 15 ans. En conséquence, sont nés différents mouvements de revendications (sur la vie chère, sur l’insécurité, sur la crise de l’eau, etc.…) pour relayer sur le terrain ces causes qui n’aboutissent pas politiquement.</p>
<blockquote><p>Acter les revendications pour passer à la construction</p></blockquote>
<figure id="attachment_37133" aria-describedby="caption-attachment-37133" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2023/09/banderolle-prefecture-jpeg.webp"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-37133 size-medium" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2023/09/banderolle-prefecture-300x186.webp" alt="Mayotte a soif, eau, Mayotte, Cristaline" width="300" height="186" /></a><figcaption id="caption-attachment-37133" class="wp-caption-text">Manifestations pour obtenir le minimum vital, l&rsquo;eau</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;"><strong>Les préoccupations de ces mouvements doivent être traitées, de sorte que les forces vives libèrent leurs énergies</strong> au service du dialogue social, de la formation des salariés, de la création de richesse, bref qu’elles puissent chacune à sa manière, se consacrer à la reconstruction.</p>
<p style="text-align: justify;">Mais la société civile est également interpellée sur la façon dont elle interagit avec la population irrégulière présente sur le territoire (d’autres diront sur ses complicités). Le sursaut collectif en cours doit s’accompagner d’un changement radical de certaines pratiques, qui ne doivent plus être tolérées et qui constituent non seulement une entrave aux efforts demandés à l’État pour traiter la question migratoire mais aussi une menace collective de notre stabilité intérieure.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Sur l’ensemble de ces sujets, nous devons les uns et les autres faire les efforts, et les sacrifices nécessaires pour que puissent se dégager des compromis, sur lesquels l’on puisse reconstruire cette belle île, et sans lesquelles rien de durable n’est possible</strong>.</p>
<p style="text-align: justify;">Afin que, armés et soudés à l’intérieur, nous puissions faire face aux menaces extérieures et aux actions de déstabilisation permanentes dont nous sommes victimes et que ne manquera pas de remuer la nécessaire action soutenue de reconduite à la frontière de tous ceux qui ne sont pas en situation régulière sur ce territoire : parce que Mayotte ne pourra jamais accueillir toute la misère de la région et du monde, comme l’a dit, par ailleurs, un ancien Premier ministre de gauche.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Et ce faisant, nous pouvons faire de ce territoire, un territoire d’excellences : éducative, environnement, entrepreneuriale, numérique, etc.</strong></p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2025/02/05/tribune-ibrahim-aboubacar-un-pacte-pour-la-reconstruction-pour-solidifier-le-pacte-social/">Tribune Ibrahim Aboubacar : Un « Pacte pour la reconstruction » pour « solidifier le pacte social »</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
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