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	<title>Archives des Héritage - Le Journal De Mayotte</title>
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	<description>L&#039;information à Mayotte</description>
	<lastBuildDate>Sun, 09 Aug 2026 14:57:45 +0000</lastBuildDate>
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	<title>Archives des Héritage - Le Journal De Mayotte</title>
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		<title>À Mayotte, les vacances vivent au rythme des grands mariages</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/08/10/a-mayotte-les-vacances-vivent-au-rythme-des-grands-mariages/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Shanyce MATHIAS ALI]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 10 Aug 2026 02:30:20 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[culture]]></category>
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		<category><![CDATA[Héritage]]></category>
		<category><![CDATA[Manzaraka]]></category>
		<category><![CDATA[Mariage traditionnel]]></category>
		<category><![CDATA[Tradition]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Pendant les vacances, les manzaraka se multiplient sur l’île et mobilisent pendant plusieurs semaines familles, traiteurs, couturières, danseurs et autres prestataires autour d’une tradition qui reste très présente malgré l’évolution des pratiques et des dépenses.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/08/10/a-mayotte-les-vacances-vivent-au-rythme-des-grands-mariages/">À Mayotte, les vacances vivent au rythme des grands mariages</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Sur l&rsquo;île aux parfums, un mariage ne se résume pas à une seule journée. Les festivités peuvent s’étaler sur plusieurs jours, avec le <em>manzaraka</em> comme l’un des moments les plus attendus. Dernière étape du <em>« harussi »</em>, le mariage traditionnel, cette cérémonie accompagne le marié jusqu’à la demeure nuptiale.</p>
<p style="text-align: justify;">Pour l’occasion, les femmes revêtent leur plus beau salouva et se parent notamment de henné et de bijoux en or. Colliers de fleurs, chants, danses, mbiwi ou debaa et liasses de billets font partie de cette journée où les deux familles se retrouvent et où la mariée occupe une place centrale.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Une tradition qui reste très familiale</strong></h2>
<p style="text-align: justify;">Pour Maria Madi, qui a participé au manzaraka de son fils et souhaite prochainement le faire pour sa fille, ce qui n’a pas changé est justement cette place de la famille. « <em>C’est la famille de la femme qui accueille chez elle la famille du marié et puis en retour l&rsquo;époux et ses proches donnent de l&rsquo;or, des cadeaux et de l&rsquo;argent</em> », rappelle-t-elle. De la préparation des repas à l’accueil des invités, chacun participe.</p>
<figure id="attachment_56600" aria-describedby="caption-attachment-56600" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img fetchpriority="high" decoding="async" class="size-medium wp-image-56600" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/IMG_9650-300x200.jpg" alt="" width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/IMG_9650-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/IMG_9650-1024x682.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/IMG_9650-768x511.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/IMG_9650-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/IMG_9650-696x463.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/IMG_9650-1068x711.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/IMG_9650-500x333.jpg 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/IMG_9650-800x533.jpg 800w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/IMG_9650.jpg 1200w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-56600" class="wp-caption-text">En retour, la famille du marié offre différents présents à la mariée, notamment de l&rsquo;argent.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Elle se souvient pourtant d’une époque où les préparatifs étaient moins lourds. « <em>À mon époque, c’était moins stressant qu’aujourd’hui et chacun faisait un peu à sa guise car il n’y avait pas les réseaux sociaux.</em> <em>Avant, il n’y avait pas de manzaraka, pas d’histoire de 12 cageots de boissons pour la belle-mère, pas de tableau d’argent</em> », raconte-t-elle.</p>
<p style="text-align: justify;">Pour autant, elle ne voit pas la tradition disparaître chez les jeunes. En effet, chaque été, certains d&rsquo;entre-eux rentrent à Mayotte pour célébrer leur manzaraka, tandis que d’autres organisent la cérémonie à La Réunion ou en Hexagone. Les habitudes changent aussi dans la manière de recevoir les invités, là où l’on mangeait autrefois principalement assis sur des nattes, certaines familles installent aujourd’hui de petites tables, parfois fabriquées à partir de palettes, avec des coussins et une décoration plus travaillée.</p>
<p style="text-align: justify;">Elle rappelle aussi que le mariage traditionnel mahorais ne se limite pas au manzaraka. Madjiliss, chigoma ou mbiwi font aussi partie des festivités, avant ou après la cérémonie. « <em>C’est important car c’est la tradition. Comme nos ancêtres nous ont transmis les leurs, nous transmettons les nôtres à nos enfants. C’est comme ça qu&rsquo;elles survivent </em>».</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Plus de 20.000 euros pour un manzaraka</strong></h2>
<figure id="attachment_56599" aria-describedby="caption-attachment-56599" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><img decoding="async" class="size-medium wp-image-56599" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/IMG_9648-2-300x172.jpg" alt="" width="300" height="172" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/IMG_9648-2-300x172.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/IMG_9648-2-1024x587.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/IMG_9648-2-768x440.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/IMG_9648-2-150x86.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/IMG_9648-2-696x399.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/IMG_9648-2-1068x612.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/IMG_9648-2-500x287.jpg 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/IMG_9648-2-800x459.jpg 800w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/IMG_9648-2.jpg 1090w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-56599" class="wp-caption-text">La principale dépense du marié se trouve dans les bijoux en or qu&rsquo;il va offrir à sa femme.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Derrière les danses et les repas partagés, le manzaraka représente aussi une dépense importante pour les familles. Le coût exact d’un grand mariage reste difficile à établir, mais les dépenses peuvent atteindre plusieurs dizaines de milliers d’euros entre les chapiteaux, les repas, les boissons, les tenues, la décoration et les différents prestataires. La somme et les bijoux donnés à la mariée au cours des danses représentent également une part importante du budget côté garçon.</p>
<p class="isSelectedEnd" style="text-align: justify;">Rayana, qui s’est mariée religieusement en 2024 avant de prendre le temps de préparer son manzaraka, est partie avec un budget de plus de 20.000 euros, auquel s’est ajoutée l’aide financière de ses proches. « <em>En tant que fille aînée, je savais que j&rsquo;allais faire un manzaraka pour honorer ma mère et marquer mon mariage dans la société.</em> <em>J’avais ma vision de ce que je voulais faire pour mon moment spécial et je voulais mettre le plus d’argent possible de côté pour éviter les dettes</em> », confie-t-elle.</p>
<p class="isSelectedEnd" style="text-align: justify;">Chez elle aussi, tantes, cousins, oncles, frères et sœurs, ont pris part aux préparatifs, notamment pour la cuisine et l’organisation. « <em>Toute la famille met la main à la pâte ! Heureusement, c&rsquo;est un peu moins stressant de pouvoir déléguer à des personnes de confiance</em> ».</p>
<figure id="attachment_56595" aria-describedby="caption-attachment-56595" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img decoding="async" class="size-medium wp-image-56595" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/IMG_9627-2-300x169.jpg" alt="" width="300" height="169" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/IMG_9627-2-300x169.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/IMG_9627-2-1024x576.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/IMG_9627-2-768x432.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/IMG_9627-2-1536x864.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/IMG_9627-2-2048x1152.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/IMG_9627-2-150x84.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/IMG_9627-2-696x392.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/IMG_9627-2-1068x601.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/IMG_9627-2-1920x1080.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/IMG_9627-2-500x281.jpg 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/IMG_9627-2-800x450.jpg 800w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/IMG_9627-2-1280x720.jpg 1280w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/IMG_9627-2-1320x743.jpg 1320w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-56595" class="wp-caption-text">Une famille en pleine préparation des différents plats du manzaraka.</figcaption></figure>
<p class="isSelectedEnd" style="text-align: justify;">Chaque membre de la famille peut avoir une tâche précise. Les hommes s’occupent notamment de la préparation et de la cuisson des viandes. Les femmes prennent en charge les pâtisseries et les plats servis avec les viandes, comme le riz au coco, le pilao, les bananes, en plus de la logisitique.</p>
<p style="text-align: justify;">Le financement repose en partie sur l’entraide familiale et les tontines, un système ancien qui reste utilisé pour réunir les sommes nécessaires. Le chicoa ou le mtsango permettent à plusieurs personnes de cotiser, avant que chacune récupère à son tour la somme mise en commun. Pendant les mariages, cette épargne collective représente un soutien important pour les familles.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Une période forte pour les professionnels </strong></h2>
<p class="isSelectedEnd" style="text-align: justify;">Pour les professionnels qui travaillent autour des mariages, cette période est aussi synonyme de forte activité. Sarmada, couturière, explique que les prestations s’enchaînent entre mai et fin août. « <em>Mon carnet est plein ! »</em>, indique-t-elle, entre les tenues des mariés, des invités, celles des danseuses et les vêtements préparés pour les différents groupes qui se produisent pendant les festivités.</p>
<figure id="attachment_56594" aria-describedby="caption-attachment-56594" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-56594" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/IMG_9624-300x263.jpg" alt="" width="300" height="263" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/IMG_9624-300x263.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/IMG_9624-1024x898.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/IMG_9624-768x673.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/IMG_9624-1536x1347.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/IMG_9624-2048x1796.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/IMG_9624-150x132.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/IMG_9624-696x610.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/IMG_9624-1068x936.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/IMG_9624-1920x1683.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/IMG_9624-500x438.jpg 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/IMG_9624-800x701.jpg 800w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/IMG_9624-1280x1122.jpg 1280w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/IMG_9624-1320x1157.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-56594" class="wp-caption-text">Plusieurs kilos de viande de bœuf sont consommés pendant le manzaraka.</figcaption></figure>
<p class="isSelectedEnd" style="text-align: justify;">Cette activité concerne également l’approvisionnement de l’île. Les préparatifs demandent de grandes quantités de denrées alimentaires, de boissons et d’autres produits, dont une partie arrive par fret maritime. Les périodes de célébration entraînent donc une hausse des besoins pour les commerçants.</p>
<p style="text-align: justify;">Malgré les dépenses et la pression que peut représenter l’organisation d’un manzarka, la tradition continue donc d’attirer les jeunes générations. Les cérémonies évoluent, mais le principe reste le même : réunir les familles. « <em>Le manzaraka va continuer car il évolue avec le temps et s&rsquo;adapte aux générations</em> », rappelle Maria Madi.</p>
<p>Shanyce MATHIAS ALI.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>À Mamoudzou, une exposition pour remettre le mrengué au sein de son histoire</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/06/15/a-mamoudzou-une-exposition-pour-remettre-le-mrengue-au-sein-de-son-histoire/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Shanyce MATHIAS ALI]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 15 Jun 2026 01:30:55 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[Exposition]]></category>
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		<category><![CDATA[Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[Mrengué]]></category>
		<category><![CDATA[Origine]]></category>
		<category><![CDATA[Tradition]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lejournaldemayotte.yt/?p=53380</guid>

					<description><![CDATA[<p>Du 12 au 14 juin, les Archives départementales de Mayotte ont ouvert une exposition consacrée au mrengué, un art martial traditionnel aujourd’hui souvent associé à des combats de rue, mais dont les organisateurs veulent surtout rappeler l’histoire, les règles et la place sociale dans les villages d’autrefois.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/06/15/a-mamoudzou-une-exposition-pour-remettre-le-mrengue-au-sein-de-son-histoire/">À Mamoudzou, une exposition pour remettre le mrengué au sein de son histoire</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">L’événement s’inscrit dans la Semaine internationale des archives, célébrée chaque année autour du 9 juin. Au sein de l&rsquo;hémicycle, des panneaux, une frise et une vidéo racontent une histoire plus large que celle des images actuelles. L’objectif est clair pour les organisateurs : replacer cette pratique dans son contexte, et rappeler ce qu’elle représentait autrefois. L’exposition avait déjà été présentée en avril, lors de la commémoration de l’abolition de l’esclavage et revient cette fois dans un format plus enrichi.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Une pratique encadrée, loin des images actuelles</strong></h2>
<p style="text-align: justify;" data-start="1298" data-end="1439">Pour les équipes des archives, le point de départ est simple. Il faut rappeler que le mrengué n’a pas toujours ressemblé à ce qui circule aujourd’hui. « <em>Ça nous a paru nécessaire parce que le mrengué a pris tellement d’ampleur durant le mois de ramadan, donc on a souhaité retracer son histoire</em> », explique Inssa de Nguizijou, du service communication des Archives départementales. Dans les souvenirs collectés, le mregué apparaît comme une pratique sociale bien organisée, portée par les adultes du village, avec des règles connues et un cadre précis.</p>
<figure id="attachment_53386" aria-describedby="caption-attachment-53386" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-53386" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_8403-2-300x224.jpg" alt="" width="300" height="224" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_8403-2-300x224.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_8403-2-1024x764.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_8403-2-768x573.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_8403-2-150x112.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_8403-2-485x360.jpg 485w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_8403-2-696x519.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_8403-2-1068x797.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_8403-2-265x198.jpg 265w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_8403-2-500x373.jpg 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_8403-2-800x597.jpg 800w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_8403-2.jpg 1179w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-53386" class="wp-caption-text">Siti Yahaya Boinaïdi, responsable du service des archives orales.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;" data-start="1298" data-end="1439">« <em>Une fois que l’espace de combat est clos, on arrête le combat, on ne se bat plus. Donc la poignée de main donnée par les adversaires à la fin du combat symbolise l’arrêt des hostilités</em> », raconte Siti Yahaya Bounaïdi, responsable du service des archives orales.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="1298" data-end="1439">Mais un décalage revient assez vite entre ce souvenir de la pratique traditionnelle et ce qui est observé aujourd’hui. Sur les réseaux sociaux, lors de certaines périodes comme le ramadan, à Mayotte, à La Réunion ainsi qu&rsquo;à l&rsquo;héxagone, le mrengué est représenté par des combats de rue parfois dramatique, sans le cadre  ni les règles  d&rsquo;autrefois.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="1298" data-end="1439">«<em> Les consignes qui soutenaient cette pratique autrefois se sont effilochées. Le mrengué répondait à quelque chose dans une société en particulier, celle-ci a évolué et les règles d&rsquo;avant  ne sont plus les mêmes</em> », constate-t-elle.</p>
<h2 style="text-align: center;" data-start="1298" data-end="1439"><strong>Une mémoire surtout orale</strong></h2>
<figure id="attachment_53384" aria-describedby="caption-attachment-53384" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-53384 size-medium" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_8370-300x225.jpg" alt="" width="300" height="225" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_8370-300x225.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_8370-1024x768.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_8370-768x576.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_8370-1536x1152.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_8370-2048x1536.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_8370-150x113.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_8370-696x522.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_8370-1068x801.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_8370-1920x1440.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_8370-265x198.jpg 265w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_8370-500x375.jpg 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_8370-800x600.jpg 800w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_8370-1280x960.jpg 1280w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_8370-1320x990.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-53384" class="wp-caption-text">Une vidéo donnant la parole à différents acteurs de la culture mahoraise a aussi été présentée aux visiteurs.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Pour construire cette exposition, les équipes ont dû multiplier les sources, car la pratique  est peu documentée à l’écrit, tout repose essentiellement sur la mémoire orale. Celle-ci a été croisée avec d&rsquo;autres documents tels que des photographies, de la littérature administrative, ou encore des récits de voyageurs. Pour  tenter de combler les zones d’ombre.  « <em>On a également fait appel aux anciens qui ont connu la tradition, pour restituer vraiment les valeurs culturelles, comme le contrôle de soi ou encore la danse</em> », partage-t-il.</p>
<p style="text-align: justify;">Dans une société comme Mayotte, où les histoires et traditions se transmettent oralement. Ce travail de collecte est décrit comme indispensable, pour les archivistes du Département-Région. « <em>Nos archives, c’est la parole. Notre rôle justement est de récupérer cette parole et la conserver pour la transmettre aux nouvelles générations</em> ».</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong data-start="381" data-end="430">Une pratique à transmettre</strong></h2>
<p style="text-align: justify;">En effet, cette évolution de l&rsquo;art martial pose aussi la question de sa transmission auprès de la jeunesse mahoraise. C’est justement l’un des enjeux portés par l’exposition, qui cherche à montrer  ce que représentait cette pratique au-delà du simple affrontement. Pour Saindou Abdou, enseignant à l’école Longoni Bassin, ce genre d’événement permet aux élèves de mieux comprendre une partie de leur histoire. « <em>On a toujours une grand-mère ou un grand-père pour nous conter la vie d&rsquo;avant. Mais maintenant, comme on est mélangé à d&rsquo;autres cultures c&rsquo;est plus compliqué de suivre la tradition à l&rsquo;ancienne</em> ».</p>
<figure id="attachment_53387" aria-describedby="caption-attachment-53387" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-53387" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_8388-2-2-300x225.jpg" alt="" width="300" height="225" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_8388-2-2-300x225.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_8388-2-2-1024x768.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_8388-2-2-768x576.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_8388-2-2-1536x1152.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_8388-2-2-2048x1536.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_8388-2-2-150x113.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_8388-2-2-696x522.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_8388-2-2-1068x801.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_8388-2-2-1920x1440.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_8388-2-2-265x198.jpg 265w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_8388-2-2-500x375.jpg 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_8388-2-2-800x600.jpg 800w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_8388-2-2-1280x960.jpg 1280w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_8388-2-2-1320x990.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-53387" class="wp-caption-text">Les visiteurs ont également pu avoir accès à plusieurs documents des archives du Département-Région.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">La présentation a aussi permis de découvrir le fonctionnement de la société à cette époque. Halima Ramadani, venue la visiter pendant sa pause, explique qu’elle connaissait surtout cette pratique ancienne à travers quelques récits familiaux.</p>
<p style="text-align: justify;">« <em>C’est toujours intéressant d’en apprendre plus sur sa culture et l’histoire de son île. Pour moi c&rsquo;était juste des combats mais là avec cette présentation, j&rsquo;ai appris que c&rsquo;était aussi de la danse de la musique, des moments de partage avec les villages voisins</em> », confie-t-elle.</p>
<p style="text-align: justify;">Au-delà de cette exposition, les acteurs culturels du département entendent poursuivre ce travail de transmission de la mémoire et de la culture mahoraise à travers différents dispositifs, via les Archives départementales, ainsi que le musée de Mayotte (MuMA). L’idée est de rendre ces ressources plus accessibles à la population.</p>
<p data-start="1298" data-end="1439">Shanyce MATHIAS ALI.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/06/15/a-mamoudzou-une-exposition-pour-remettre-le-mrengue-au-sein-de-son-histoire/">À Mamoudzou, une exposition pour remettre le mrengué au sein de son histoire</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
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