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	<title>Archives des Haki Za Wanatsa - Le Journal De Mayotte</title>
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	<description>L&#039;information à Mayotte</description>
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	<title>Archives des Haki Za Wanatsa - Le Journal De Mayotte</title>
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		<title>Santé mentale des jeunes : Haki Za Wanatsa remporte le premier Prix PREV 2025</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/06/02/sante-mentale-des-jeunes-haki-za-wanatsa-remporte-le-premier-prix-prev-2025/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Victor Diwisch]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 02 Jun 2026 01:30:32 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Education]]></category>
		<category><![CDATA[Santé]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
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		<category><![CDATA[Haki Za Wanatsa]]></category>
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		<category><![CDATA[santé mentale]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>En associant ateliers de compétences psychosociales, soutien psychologique, projets artistiques et engagement citoyen, le programme récompensé entend donner aux jeunes les moyens de mieux comprendre leurs émotions et prévenir les situations de vulnérabilité avant qu'elles ne deviennent des crises.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/06/02/sante-mentale-des-jeunes-haki-za-wanatsa-remporte-le-premier-prix-prev-2025/">Santé mentale des jeunes : Haki Za Wanatsa remporte le premier Prix PREV 2025</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">L&rsquo;association Haki Za Wanatsa – Collectif CIDE Outre-mer a été désignée premier lauréat du Prix PREV 2025, consacré cette année à la santé mentale, parmi 21 candidatures venues de toute la France. Décerné par le Forum Français pour la Sécurité Urbaine (FFSU), ce prix distingue des actions de prévention menées à l’interface des collectivités territoriales, des institutions publiques et de la société civile.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>« Construire une culture de protection en amont »</strong></h2>
<figure id="attachment_52368" aria-describedby="caption-attachment-52368" style="width: 226px" class="wp-caption alignleft"><img fetchpriority="high" decoding="async" class="size-medium wp-image-52368" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/WhatsApp-Image-2026-05-30-at-19.37.59-226x300.jpeg" alt="Collectif CIDE, Haki Za Wanatsa, santé mentale, jeunes, premier prix." width="226" height="300" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/WhatsApp-Image-2026-05-30-at-19.37.59-226x300.jpeg 226w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/WhatsApp-Image-2026-05-30-at-19.37.59-771x1024.jpeg 771w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/WhatsApp-Image-2026-05-30-at-19.37.59-768x1021.jpeg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/WhatsApp-Image-2026-05-30-at-19.37.59-1156x1536.jpeg 1156w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/WhatsApp-Image-2026-05-30-at-19.37.59-150x199.jpeg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/WhatsApp-Image-2026-05-30-at-19.37.59-300x399.jpeg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/WhatsApp-Image-2026-05-30-at-19.37.59-696x925.jpeg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/WhatsApp-Image-2026-05-30-at-19.37.59-1068x1419.jpeg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/WhatsApp-Image-2026-05-30-at-19.37.59-500x664.jpeg 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/WhatsApp-Image-2026-05-30-at-19.37.59-800x1063.jpeg 800w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/WhatsApp-Image-2026-05-30-at-19.37.59.jpeg 1204w" sizes="(max-width: 226px) 100vw, 226px" /><figcaption id="caption-attachment-52368" class="wp-caption-text">Décerné par le Forum Français pour la Sécurité Urbaine, le Prix PREV distingue des projets contribuant à la prévention des violences, des vulnérabilités et de la délinquance. (Photo : Lydia Barnéoud).</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Le projet primé, <em>« CPS Mayotte : Santé Mentale et Jeunesse »</em>, a retenu l’attention du jury par son approche globale de la prévention. Conçu comme une véritable chaîne de protection, il associe le développement des compétences psychosociales, l’éducation à la vie affective, relationnelle et sexuelle (EVARS), une cellule de soutien psychologique, des outils numériques ainsi que des projets collectifs et artistiques impliquant directement les jeunes. <em>« L&rsquo;enjeu n&rsquo;est pas seulement de repérer et d&rsquo;orienter, mais de construire une culture de protection en amont »</em>, explique Lydia Barnéoud, directrice fondatrice du collectif CIDE, <em>« le but est de donner aux jeunes les ressources pour comprendre, nommer et agir, avant que la vulnérabilité ne devienne crise ».</em></p>
<p style="text-align: justify;">La remise du prix s&rsquo;est déroulée les 26 et 27 mai derniers à Quimper, dans le cadre des Assises de la sécurité des territoires, en amont d&rsquo;une conférence consacrée à la santé mentale et à la prise en charge des situations complexes. Réuni pour l&rsquo;occasion, le jury était composé notamment de Sonia Charapoff et Fanny Pastant, représentantes du réseau national des Conseils locaux de santé mentale (CLSM), de Sylvaine Gaulard, de la Délégation ministérielle à la santé mentale et à la psychiatrie (DMSMP), de Lili-Jeanne Barcilon et Pascale Fritsch, de la Direction de la protection judiciaire de la jeunesse (DPJJ), ainsi que de l&rsquo;anthropologue David Mourgues, chef de projet du Projet territorial de santé mentale (PTSM).</p>
<p style="text-align: justify;">Dans ses conclusions, le jury a salué<em> « la qualité et la solidité de l&rsquo;approche systémique du projet, articulant prévention primaire, secondaire et tertiaire autour de la santé mentale des jeunes ».</em> Les membres ont également souligné <em>« une véritable stratégie territoriale s&rsquo;appuyant sur des recommandations internationales en matière de développement des compétences psychosociales ».</em></p>
<p style="text-align: justify;">Au-delà de son caractère innovant, le dispositif a été distingué pour sa capacité à s&rsquo;inscrire dans la durée, à lutter contre la stigmatisation de la souffrance psychique et à favoriser l&rsquo;inclusion des jeunes dans les politiques de prévention. Le jury a également estimé que l&rsquo;initiative était susceptible <em>« d&rsquo;inspirer d&rsquo;autres territoires » </em>tout en contribuant à <em>« valoriser l&rsquo;outre-mer, souvent sous-représenté dans ce type de prix ».</em></p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Un déploiement au plus près des jeunes</strong></h2>
<figure id="attachment_52364" aria-describedby="caption-attachment-52364" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><img decoding="async" class="size-medium wp-image-52364" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/230049-300x252.jpg" alt="" width="300" height="252" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/230049-300x252.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/230049-1024x861.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/230049-768x646.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/230049-1536x1292.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/230049-2048x1722.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/230049-150x126.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/230049-696x585.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/230049-1068x898.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/230049-1920x1614.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/230049-500x420.jpg 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/230049-800x673.jpg 800w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/230049-1280x1076.jpg 1280w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/230049-1320x1110.jpg 1320w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-52364" class="wp-caption-text">Conçue par le Collectif CIDE à Mayotte, la bande dessinée « Des cailloux sur la mer » sensibilise aux violences sexuelles faites aux mineurs et à la libération de la parole. (photo : Lydia Barnéoud).</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Sur le terrain, le programme se déploie selon une stratégie progressive associant prévention, accompagnement et mobilisation collective. Des ateliers de compétences psychosociales sont organisés dans les collèges, lycées et structures partenaires afin d&rsquo;aider les jeunes à mieux comprendre leurs émotions, renforcer leur confiance en eux et améliorer leurs relations aux autres. En parallèle, une cellule de soutien psychologique coordonnée par des professionnels assure l&rsquo;accompagnement des adolescents en situation de souffrance psychique, favorise le repérage précoce des difficultés et facilite leur orientation vers des prises en charge adaptées.</p>
<p style="text-align: justify;">Le dispositif s&rsquo;appuie également sur des projets collectifs tels que les « Débats Jeunes », les « Jeunes Ambassadeurs du Lagon » ou encore des ateliers artistiques mêlant théâtre, chant, danse et écriture. Autant d&rsquo;espaces d&rsquo;expression qui visent à valoriser la parole des jeunes, encourager leur engagement citoyen et renforcer leur sentiment d&rsquo;utilité sociale.</p>
<p style="text-align: justify;">Une présence active sur les réseaux sociaux et des actions de sensibilisation auprès du grand public complètent cette démarche afin d&rsquo;inscrire durablement la santé mentale dans le débat public et de lutter contre les préjugés qui entourent encore la souffrance psychique.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Une récompense pour un travail de terrain depuis 2018</strong></h2>
<figure id="attachment_22537" aria-describedby="caption-attachment-22537" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img decoding="async" class="size-medium wp-image-22537" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/CIDE-33-ans-300x200.jpg" alt="CIDE, violences sexuelles, enfants, Mayotte" width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/CIDE-33-ans-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/CIDE-33-ans-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/CIDE-33-ans-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/CIDE-33-ans-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/CIDE-33-ans.jpg 800w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-22537" class="wp-caption-text">Créée en 2018, l’association développe des actions de protection de l’enfance, de promotion de la santé mentale et de prévention des violences à Mayotte, mais également à La Réunion, aux Antilles et dans l’Hexagone. (Image d&rsquo;archives).</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Pour le Collectif CIDE, cette reconnaissance nationale vient récompenser plusieurs années de travail menées sur le terrain. Créée en 2018, l&rsquo;association développe des actions de protection de l&rsquo;enfance, de promotion de la santé mentale et de prévention des violences à Mayotte, mais également à La Réunion, aux Antilles et dans l&rsquo;Hexagone, en lien avec un réseau d&rsquo;associations partenaires et de professionnels engagés.</p>
<p style="text-align: justify;">Cette distinction s&rsquo;ajoute à plusieurs récompenses déjà obtenues par la structure, parmi lesquelles le Trophée ESS 2025 de Mayotte, la Médaille de l&rsquo;engagement ultramarin et le Prix Gisèle Halimi. Elle vient également conforter un projet conçu sur trois ans, dont la poursuite dépend désormais de l&rsquo;instruction des financements attendus pour 2026.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>« Cette reconnaissance est avant tout celle des associations membres, des professionnels, des bénévoles et des relais engagés à nos côtés »</em>, souligne le collectif. Une manière également de porter la voix de Mayotte dans les échanges nationaux consacrés à la prévention, à la santé mentale et à la protection de la jeunesse, alors que ces enjeux occupent une place croissante dans le débat public.</p>
<p>Victor Diwisch</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/06/02/sante-mentale-des-jeunes-haki-za-wanatsa-remporte-le-premier-prix-prev-2025/">Santé mentale des jeunes : Haki Za Wanatsa remporte le premier Prix PREV 2025</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Santé mentale : Haki Za Wanatsa récompensée au niveau national pour son action auprès des jeunes</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/03/10/sante-mentale-haki-za-wanatsa-recompensee-au-niveau-national-pour-son-action-aupres-des-jeunes/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Victor Diwisch]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 10 Mar 2026 02:00:36 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Santé]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[CIDE]]></category>
		<category><![CDATA[Haki Za Wanatsa]]></category>
		<category><![CDATA[Prix prévention de la délinquance]]></category>
		<category><![CDATA[santé mentale]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lejournaldemayotte.yt/?p=47898</guid>

					<description><![CDATA[<p>Le projet primé, « CPS Mayotte : Santé mentale et Jeunesse », vise à développer les compétences psychosociales des jeunes afin de prévenir les violences et les comportements à risque, un enjeu particulièrement important à Mayotte. La distinction salue également l’engagement de longue date de l’association Haki Za Wanatsa.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/03/10/sante-mentale-haki-za-wanatsa-recompensee-au-niveau-national-pour-son-action-aupres-des-jeunes/">Santé mentale : Haki Za Wanatsa récompensée au niveau national pour son action auprès des jeunes</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">L’association Haki Za Wanatsa (HZW) – Collectif CIDE Outre-mer a été désignée premier lauréat national du Prix PREV 2025, consacré cette année à la santé mentale, parmi 21 candidatures au niveau national.</p>
<p style="text-align: justify;">Décerné par le Forum Français pour la Sécurité Urbaine (FFSU), le Prix PREV – Prix prévention de la délinquance &#8211; distingue chaque année des initiatives de prévention portées à l’interface des collectivités territoriales, des institutions publiques et de la société civile.</p>
<p style="text-align: justify;">Le jury, qui réunissait notamment <span class="hover:entity-accent entity-underline inline cursor-pointer align-baseline"><span class="whitespace-normal">Sonia Charapoff</span></span> et <span class="hover:entity-accent entity-underline inline cursor-pointer align-baseline"><span class="whitespace-normal">Fanny Pansat</span></span> (réseau national des <span class="hover:entity-accent entity-underline inline cursor-pointer align-baseline"><span class="whitespace-normal">Conseils locaux de santé mentale</span></span>), <span class="hover:entity-accent entity-underline inline cursor-pointer align-baseline"><span class="whitespace-normal">Sylvaine Gaulard</span></span> (<span class="hover:entity-accent entity-underline inline cursor-pointer align-baseline"><span class="whitespace-normal">Délégation ministérielle à la santé mentale et à la psychiatrie</span></span>), <span class="hover:entity-accent entity-underline inline cursor-pointer align-baseline"><span class="whitespace-normal">Lili-Jeanne Barcilon</span></span> et <span class="hover:entity-accent entity-underline inline cursor-pointer align-baseline"><span class="whitespace-normal">Pascale Fritsch</span></span> (<span class="hover:entity-accent entity-underline inline cursor-pointer align-baseline"><span class="whitespace-normal">Direction de la Protection judiciaire de la jeunesse</span></span>), <span class="hover:entity-accent entity-underline inline cursor-pointer align-baseline"><span class="whitespace-normal">Alice Troadec</span></span> (<span class="hover:entity-accent entity-underline inline cursor-pointer align-baseline"><span class="whitespace-normal">Comité interministériel de prévention de la délinquance et de la radicalisation</span></span>) et <span class="hover:entity-accent entity-underline inline cursor-pointer align-baseline"><span class="whitespace-normal">David Mourgues</span></span> (<span class="hover:entity-accent entity-underline inline cursor-pointer align-baseline"><span class="whitespace-normal">Projet territorial de santé mentale</span></span>), a notamment souligné la qualité de l’approche du projet. Les membres ont apprécié sa dimension globale, qui combine prévention primaire, secondaire et tertiaire autour des enjeux de santé mentale des jeunes.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Un programme pour renforcer la santé mentale des jeunes</strong></h2>
<figure id="attachment_47921" aria-describedby="caption-attachment-47921" style="width: 199px" class="wp-caption alignleft"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-47921" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/198372-199x300.jpg" alt="Haki Za Wanatsa, CIDE, santé mentale, prix, récompense nationale, Mayotte" width="199" height="300" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/198372-199x300.jpg 199w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/198372-680x1024.jpg 680w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/198372-768x1157.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/198372-1020x1536.jpg 1020w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/198372-150x226.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/198372-300x452.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/198372-696x1048.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/198372-1068x1609.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/198372.jpg 1262w" sizes="auto, (max-width: 199px) 100vw, 199px" /><figcaption id="caption-attachment-47921" class="wp-caption-text">La délégation jeunes de Mayotte, lauréate des « Débats Jeunes » 2025 organisés autour de la santé mentale (HZW &#8211; CIDE).</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;" data-start="95" data-end="367">Le projet distingué, « CPS Mayotte : Santé mentale et Jeunesse », a pour objectif de renforcer les compétences psychosociales des jeunes afin de prévenir les violences et les comportements à risque. Il s’appuie sur une chaîne d’actions articulées entre plusieurs volets.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="374" data-end="760">Des ateliers de compétences psychosociales (CPS) sont ainsi organisés dans les établissements scolaires et au sein d’associations. Le projet bénéficie également de l’appui scientifique et méthodologique du Dr <span class="hover:entity-accent entity-underline inline cursor-pointer align-baseline"><span class="whitespace-normal">Élie Letourneur</span></span>, de l’<span class="hover:entity-accent entity-underline inline cursor-pointer align-baseline"><span class="whitespace-normal">Université Sorbonne Paris Nord</span></span>, qui accompagne les équipes de terrain dans la structuration et l’analyse des actions menées.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="767" data-end="1110">Plusieurs projets collectifs mobilisent aussi directement les jeunes, comme les « Débats Jeunes », les « Jeunes Ambassadeurs » et « Ambassadeurs du Lagon » ou encore des initiatives artistiques favorisant l’expression et la confiance en soi. Le projet se décline aussi en version numérique qui permet de prolonger les actions de prévention et de toucher un public plus large.</p>
<p style="text-align: justify;">« <em>Dans un territoire marqué par de fortes vulnérabilités sociales et démographiques, et plus récemment par les conséquences du cyclone Chido, ces actions contribuent à ouvrir des espaces de dialogue permettant aux jeunes d’explorer les dynamiques de la santé mentale, d’identifier leurs ressources comme leurs obstacles et d’aborder la complexité des parcours et des émotions »</em>, relève l&rsquo;association.</p>
<p style="text-align: justify;">Tout juste lauréat, le projet va encore s&rsquo;améliorer avec un renforcement des partenariats. Le Collectif a récemment signé de nouvelles conventions avec l’Université de Mayotte et le CMPEA (Centre médico-psychologique pour enfants et adolescents), ainsi que mis en place un partenariat avec Psycom permettant de déployer à Mayotte le jeu participatif « <em>Cosmos mental ».</em> En 2026 l’ARS, la DRDFE, la DEETS, l’Académie de Mayotte ainsi que les fondations partenaires, devraient également le soutenir, annonce l&rsquo;association.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Une reconnaissance d’un engagement de long terme</strong></h2>
<figure id="attachment_47458" aria-describedby="caption-attachment-47458" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-47458" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/Audrey-Bernaoud-CIDE-300x248.jpg" alt="" width="300" height="248" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/Audrey-Bernaoud-CIDE-300x248.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/Audrey-Bernaoud-CIDE-150x124.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/Audrey-Bernaoud-CIDE.jpg 626w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-47458" class="wp-caption-text">Lydia Barnéoud, directrice fondatrice du collectif CIDE, lors des auditions.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;" data-start="113" data-end="535">« <em>Cette distinction vient saluer le travail de terrain mené depuis 2018 par l’association autour de la promotion des droits de l’enfant, de l’égalité filles-garçons, de l’EVARS et de la lutte contre toutes les formes de violences. Elle récompense également la méthodologie, l’implication de nos partenaires et toute cette expérience collective inédite »</em>, souligne Lydia Barnéoud, directrice fondatrice du collectif CIDE. <span style="font-style: italic;">« </span><em>Nous la dédions à l’ensemble des associations membres et relais engagés du collectif à Mayotte, ainsi qu’à La Réunion, aux Antilles et dans l’Hexagone »</em><span style="font-style: italic;">.</span></p>
<p style="text-align: justify;">« <em>Ce prix confirme des reconnaissances nationales et européennes déjà obtenues, mais il représente aussi une responsabilité supplémentaire. Nous venons de franchir une étape importante : de nouveaux locaux dédiés, une organisation restructurée en pôles opérationnels, des partenariats renforcés. HZW est plus solide qu&rsquo;elle ne l&rsquo;a jamais été c&rsquo;est précisément maintenant que le soutien institutionnel doit être au rendez-vous », </em>ajoute Lydia Barnéoud.</p>
<p style="text-align: justify;">Pour HZW, ce prix survient à un moment clé de l’histoire de l’association, qui sort d’une phase de transformation profonde et aborde 2026 sur des bases consolidées. Mais la reconnaissance ne suffit pas faire tourner une structure, son niveau d’expertise et d’engagement. Cela est d’autant plus vrai dans le domaine de la santé mentale, souvent décrit comme le « parent pauvre » du système de soins à Mayotte.</p>
<p style="text-align: justify;">De nombreuses <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2025/11/20/braconnage-en-recul-mais-difficultes-post-chido-oulanga-na-nyamba-et-son-savoir-faire-menaces/">associations bien établies dans le territoire</a>, composent encore avec des budgets restreints et un appui institutionnel limité, avec le risque de devoir recommencer à zéro alors que des acquis importants sont déjà en place.</p>
<p><span style="text-align: justify;">La remise du Prix PREV 2025 aura lieu le 27 mai prochain à Quimper, lors des Assises de la sécurité des territoires </span><span style="text-align: justify;">organisées par le Forum Français pour la Sécurité Urbaine.</span></p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Les « Débats Jeunes » reviennent pour une 4ème édition</strong></h2>
<figure id="attachment_47920" aria-describedby="caption-attachment-47920" style="width: 240px" class="wp-caption alignleft"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-47920" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/198370-240x300.jpg" alt="Haki Za Wanatsa, CIDE, santé mentale, prix, récompense nationale, Mayotte" width="240" height="300" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/198370-240x300.jpg 240w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/198370-819x1024.jpg 819w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/198370-768x960.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/198370-150x188.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/198370-300x375.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/198370-696x870.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/198370-1068x1335.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/198370.jpg 1080w" sizes="auto, (max-width: 240px) 100vw, 240px" /><figcaption id="caption-attachment-47920" class="wp-caption-text">L’affiche de la 4ème édition des « Débats Jeunes », lancée mercredi 5 mars par l’association.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;" data-start="0" data-end="526">Dans la continuité de ses efforts, l’association a lancé son 10ème appel à projets dédié aux établissements scolaires et aux structures éducatives de l’Académie de <span class="hover:entity-accent entity-underline inline cursor-pointer align-baseline"><span class="whitespace-normal">Mayotte</span></span>. Dans la continuité des campagnes #wamitoo, il vise à permettre aux jeunes de prendre la parole, de débattre et de développer leur esprit critique autour de sujets qui les concernent directement.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="528" data-end="972">Les projets proposés en 2026 pourront notamment porter sur les droits des femmes et des filles à l’occasion du 8 mars, la santé mentale et le climat relationnel, ainsi que la prévention des violences (harcèlement, violences sexistes et sexuelles, violences intrafamiliales). Les jeunes seront aussi invités à réfléchir à des questions de consentement, de respect, d’égalité et à l’impact des réseaux sociaux sur les relations et le bien-être.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="974" data-end="1343" data-is-last-node="" data-is-only-node="">Pour participer, les élèves sont invités à s&rsquo;inscrire et à réaliser une vidéo de trois minutes. Une présélection donnera lieu à la grande finale, le 30 mai 2026. Les finalistes participeront aux États généraux des droits de l’enfant organisés au Sénat en novembre par le <span class="hover:entity-accent entity-underline inline cursor-pointer align-baseline"><span class="whitespace-normal">COFRADE</span></span>. Le concours d’éloquence est organisé avec <span class="hover:entity-accent entity-underline inline cursor-pointer align-baseline"><span class="whitespace-normal">KALIMA</span></span> et parrainé par <span class="hover:entity-accent entity-underline inline cursor-pointer align-baseline"><span class="whitespace-normal">Mouniati Moana-Chakour</span></span>, finaliste du Global Teacher Prize 2026. Les candidatures sont actuellement ouvertes.</p>
<p>Victor Diwisch</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/03/10/sante-mentale-haki-za-wanatsa-recompensee-au-niveau-national-pour-son-action-aupres-des-jeunes/">Santé mentale : Haki Za Wanatsa récompensée au niveau national pour son action auprès des jeunes</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
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		<title>Lutte contre l’inceste : le Collectif CIDE exige des mesures concrètes et une réelle volonté politique</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/03/03/lutte-contre-linceste-le-collectif-cide-exige-des-mesures-concretes-et-une-reelle-volonte-politique/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Victor Diwisch]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 03 Mar 2026 01:15:23 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Education]]></category>
		<category><![CDATA[Santé]]></category>
		<category><![CDATA[Social]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[CIDE]]></category>
		<category><![CDATA[Collectif CIDE]]></category>
		<category><![CDATA[commission parlementaire]]></category>
		<category><![CDATA[droit des enfants]]></category>
		<category><![CDATA[Haki Za Wanatsa]]></category>
		<category><![CDATA[inceste]]></category>
		<category><![CDATA[Mayotte]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lejournaldemayotte.yt/?p=47426</guid>

					<description><![CDATA[<p>Auditionnées jeudi 26 février par les députés de la commission d’enquête parlementaire sur le traitement judiciaire des violences sexuelles incestueuses parentales, les associations du collectif CIDE demandent des mesures concrètes pour lutter contre ces violences et dépasser les rapports qui dressent un constat déjà bien connu, notamment à Mayotte.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/03/03/lutte-contre-linceste-le-collectif-cide-exige-des-mesures-concretes-et-une-reelle-volonte-politique/">Lutte contre l’inceste : le Collectif CIDE exige des mesures concrètes et une réelle volonté politique</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Jeudi dernier, le 26 février, les associations du Collectif CIDE Outre-mer, basées à Mayotte avec des relais à la Réunion, aux Antilles et dans l&rsquo;Hexagone, ont été auditionnées à l&rsquo;Assemblée nationale (via la directrice du Collectif, Lydia Barnéoud) par les députés de la commission d’enquête parlementaire consacrée au traitement judiciaire des violences sexuelles incestueuses parentales.</p>
<p style="text-align: justify;">Créée le 28 janvier 2026, cette commission entend répondre au problème de dysfonctionnements persistants dans le traitement judiciaire des affaires d’inceste. Les députés veulent notamment analyser la manière dont la parole de l’enfant est appréciée, comprendre les raisons des classements sans suite et examiner dans quelles circonstances des parents ayant signalé des faits peuvent être mis en cause ou perdre la garde de leur enfant.</p>
<p style="text-align: justify;">Ses travaux doivent déboucher sur un rapport contenant des recommandations susceptibles de faire évoluer la loi et les pratiques judiciaires. Mais pour les associations l&rsquo;heure n&rsquo;est plus au constat. Elles réclament la mise en place de mesures concrètes et surtout une volonté politique réelle en la matière : « <em>Nous ne voulons pas d&rsquo;un énième rapport ou d&rsquo;une nouvelle loi inappliquée à Mayotte, nous voulons une justice digne de ce nom ! », </em>insiste le Collectif CIDE, dans un communiqué de presse à l&rsquo;issue de l&rsquo;audition qui a duré plus de quatre heures.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Les failles du traitement judiciaire de l&rsquo;inceste à Mayotte</strong></h2>
<figure id="attachment_35707" aria-describedby="caption-attachment-35707" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-35707 size-medium" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/08/IMG_1171-300x200.jpg" alt="Mayotte, école maternelle Hamaha, groupement scolaire T24 Hauts-Vallons," width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/08/IMG_1171-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/08/IMG_1171-1024x683.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/08/IMG_1171-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/08/IMG_1171-1536x1024.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/08/IMG_1171-2048x1365.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/08/IMG_1171-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/08/IMG_1171-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/08/IMG_1171-1068x712.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/08/IMG_1171-1920x1280.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/08/IMG_1171-1320x880.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-35707" class="wp-caption-text">La prévalence des violences incestueuses est 1,5 fois supérieure aux estimations nationales de la CIIVISE, les faits touchant majoritairement des enfants âgés de 6 à 12 ans.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Depuis sa création en 2006, puis sa restructuration en 2018, Haki Za Wanatsa &#8211; « les droits de tous les enfants » &#8211; membre fondateur du Collectif CIDE Outre-mer, œuvre pour libérer la parole des victimes et documenter la réalité des violences incestueuses sur le territoire.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="1604" data-end="2309">À Mayotte, les données récoltées soulignent l’ampleur des failles dans le traitement judiciaire de l&rsquo;inceste. Le niveau de violences incestueuses est une fois et demi supérieur aux estimations nationales de la <a href="https://www.ciivise.fr/">CIIVISE</a>, avec un âge médian des faits situé entre 6 et 12 ans. Le taux de détection institutionnelle resterait inférieur à 1 %, tandis que 41,6 % des violences seraient commises dans la sphère familiale et 10 % dans un cadre institutionnel. Autre chiffre marquant : 89 % des orientations pour viols et agressions sexuelles n’aboutiraient pas jusqu’à l’unité médico-judiciaire. Sur le plan pénal, seules 157 procédures seraient engagées chaque année, dont 45 % classées sans suite.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="2311" data-end="2895">Des chiffres qui doivent être également mis en perspective avec les moyens disponibles sur le territoire : quatre fois moins de juges, sept fois moins de procureurs et onze fois moins d’avocats que dans l’Hexagone ; un seul médecin légiste exerçant à 80 % pour l’ensemble du département ; aucune UAPED, pourtant obligatoire depuis 2022 ; une salle Mélanie (espace adapté permettant de recueillir la parole des jeunes victimes<span class="text-label--red-marianne"> </span>ou témoins d&rsquo;agression sexuelle dans un environnement rassurant et le plus sécurisant possible) sous-utilisée et une méconnaissance du protocole NICHD pour le recueil de la parole de l’enfant, souligne le Collectif. Des carences structurelles qui interrogent directement la capacité du système judiciaire à protéger efficacement les victimes.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Wamitoo : des données étoffées pour Mayotte qui doivent servir de base de travail</strong></h2>
<figure id="attachment_12105" aria-describedby="caption-attachment-12105" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-12105 size-medium" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/WAMITOO-1-300x151.jpg" alt="" width="300" height="151" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/WAMITOO-1-300x151.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/WAMITOO-1-1024x514.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/WAMITOO-1-768x385.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/WAMITOO-1-1536x771.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/WAMITOO-1-2048x1028.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/WAMITOO-1-150x75.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/WAMITOO-1-696x349.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/WAMITOO-1-1068x536.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/WAMITOO-1-1920x964.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/WAMITOO-1-1320x662.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-12105" class="wp-caption-text">Depuis 2021 et l&rsquo;enquête Wamitoo réalisée auprès de 753 personnes, aucune mesure politique concrète n&rsquo;a été mise en place, déplore le collectif CIDE.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">En 2021 déjà l&rsquo;enquête #<a href="https://www.wamitoo.yt/">wamitoo</a>, menée auprès de 753 personnes, mettait en lumière l’ampleur des violences sexuelles subies durant l’enfance : 35 % des répondants déclarent en avoir été victimes. L’étude révèle un déficit massif d’information et d’accompagnement juridique : 11 % des victimes disent ne pas savoir qualifier juridiquement les faits subis, 53 % ne connaissent pas la loi applicable et 63 % se trompent sur les délais de prescription. Plus largement, 82 % déclarent ne pas avoir eu accès à une éducation à la vie affective, relationnelle et sexuelle (EVARS), pointant un manque de prévention en amont.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="663" data-end="1356">L’enquête souligne aussi le caractère majoritairement intrafamilial ou de proximité des violences : dans 80 % des cas, l’auteur est une personne connue de la victime. Les témoignages recueillis — 127 contributions anonymes, dont 51 émanant de victimes directes — décrivent un phénomène genré : 100 % des auteurs identifiés sont des hommes et 97 % des victimes sont des femmes. Près d’une personne sur deux affirme avoir vu sa parole mise en doute. Cette défiance institutionnelle ou sociale contribue au non-recours à la justice : 60 % des victimes n’ont pas porté plainte, souvent pour éviter une revictimisation, et 60 % présentent des conséquences psychotraumatiques graves et durables.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="1358" data-end="2085" data-is-last-node="" data-is-only-node="">Des résultats qui s’inscrivent dans le contexte spécifique de Mayotte : le territoire affiche un âge médian de 17 ans contre 41 dans l’Hexagone, deux fois plus de mineurs, deux fois plus d’enfants par femme et environ 30 % de jeunes hors du système scolaire. Près de 90 % de la population vit sous le seuil de pauvreté, avec un revenu médian sept fois inférieur à la moyenne nationale et un chômage environ cinq fois plus élevé. Le parc immobilier est précaire : 28 % des logements sont sans eau courante et une femme sur quatre en âge de travailler est mère isolée. Le territoire connaît également deux fois plus de mortalité infantile, 1,5 fois plus de renoncements aux soins, cinq fois moins de psychiatres et une forte hausse des psychotraumatismes après le cyclone Chido.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Un manque de volonté et d&rsquo;ambition politique</b></h2>
<figure id="attachment_47458" aria-describedby="caption-attachment-47458" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-47458" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/Audrey-Bernaoud-CIDE-300x248.jpg" alt="" width="300" height="248" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/Audrey-Bernaoud-CIDE-300x248.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/Audrey-Bernaoud-CIDE-150x124.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/Audrey-Bernaoud-CIDE.jpg 626w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-47458" class="wp-caption-text">Lydia Barnéoud, directrice fondatrice du collectif CIDE, lors de l&rsquo;audition.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Autant de données précieuses qui ont déjà été reprises dans un rapport parlementaire de 2023 consacré aux violences en outre-mer. Elles s&rsquo;ajoutent à l&rsquo;étude <em>Being Victim in a Post-Colonial Context</em>, réalisée par le psychologue référent de l&rsquo;association, le Dr Élie Letourneur — expert auprès du tribunal judiciaire de Mamoudzou depuis six ans &#8211; qui s&rsquo;appuie sur l&rsquo;analyse de plus de 600 auditions de victimes.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>« On nous disait longtemps qu’il n’y avait pas de chiffres pour Mayotte. Aujourd’hui ils existent et pourtant rien ne change »</em>, déplore Lydia Barnéoud, directrice fondatrice du Collectif. <em>« La fausse bonne idée de cette commission d&rsquo;enquête serait de créer un nouvel observatoire : cela reviendrait à repousser encore le problème de plusieurs dizaines d&rsquo;années alors que les dysfonctionnements sont identifiés »</em>, ajoute-t-elle rappelant qu&rsquo;un Observatoire des violences à Mayotte avait déjà été créé en 2020. <em>« Nous y étions associés et si nous n’avions pas produit nos propres données, il ne se serait rien passé ! Donnons-nous collectivement davantage d’ambition pour notre territoire ! ».</em></p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>L&rsquo;urgence de créer une « véritable culture de la protection »</strong></h2>
<p style="text-align: justify;">Le Collectif CIDE réaffirme <em>« l&rsquo;absolue nécessité d&rsquo;appliquer réellement et immédiatement l&rsquo;ensemble des préconisations de la CIIVISE 1 », </em>avec entre autre l&rsquo;imprescriptibilité des crimes sexuels commis sur mineurs, l&rsquo;obligation de signalement pour les médecins, le repérage systématique des violences, la formation de tous les professionnels, le déstockage des dossiers pour violences sexuelles sur mineurs, la gratuité des soins (spécialisés) pour les personnes victimes.</p>
<figure id="attachment_47463" aria-describedby="caption-attachment-47463" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-47463" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/COE-logo-and-European-Social-Charter_1400_web-300x107.png" alt="" width="300" height="107" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/COE-logo-and-European-Social-Charter_1400_web-300x107.png 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/COE-logo-and-European-Social-Charter_1400_web-1024x364.png 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/COE-logo-and-European-Social-Charter_1400_web-768x273.png 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/COE-logo-and-European-Social-Charter_1400_web-150x53.png 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/COE-logo-and-European-Social-Charter_1400_web-696x247.png 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/COE-logo-and-European-Social-Charter_1400_web-1068x379.png 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/COE-logo-and-European-Social-Charter_1400_web.png 1191w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-47463" class="wp-caption-text">Dans les Outre-mer, l’absence d’application complète de la Charte sociale européenne prive les enfants et les familles de protections juridiques et sociales essentielles, accentuant les inégalités et fragilités sur ces territoires.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Il rappelle également que les territoires d’Outre-mer, qui regroupent près de 3 millions d’habitants, sont depuis plus de 60 ans exclus de l’application complète de la Charte sociale européenne, un texte qui consacre notamment la protection sociale, juridique et économique des enfants et des familles. <em>« L&rsquo;enjeu est donc de dresser un état des lieux objectivable des vulnérabilités structurelles propres aux territoires d&rsquo;Outre-mer, marqués par des niveaux de précarité et de sous-dotation institutionnelle sans commune mesure avec ceux de l’Hexagone, lui-même sous tension »</em>, note le Collectif.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>« Les constats sont aujourd&rsquo;hui documentés. Les recommandations existent. Leur application effective &#8211; dont la nécessaire réforme judiciaire détaillée dans le rapport de 782 pages remis au gouvernement en 2023 par la CIIVISE, co-présidée par le juge Durand (s&rsquo;appuyant sur l&rsquo;audition de plus de 30 000 personnes) &#8211; est un impératif moral, sociétal, sanitaire et démocratique »</em>, continuent les associations. <em>« La lutte contre l&rsquo;inceste et VSM suppose également une mobilisation durable de l&rsquo;éducation et des médias afin de lutter contre le déni familial, social et institutionnel &#8211; dont le coût annuel pour la société est estimé à 9.7 milliard d&rsquo;euros. Il est urgent de basculer collectivement d&rsquo;une culture de la domination et de l&rsquo;impunité vers une véritable culture de la protection. Maintenant ».</em></p>
<p>Victor Diwisch</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/03/03/lutte-contre-linceste-le-collectif-cide-exige-des-mesures-concretes-et-une-reelle-volonte-politique/">Lutte contre l’inceste : le Collectif CIDE exige des mesures concrètes et une réelle volonté politique</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
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