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	<title>Archives des Haki Za Wanatsa - Collectif CIDE - Le Journal De Mayotte</title>
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	<description>L&#039;information à Mayotte</description>
	<lastBuildDate>Mon, 10 Aug 2026 15:49:36 +0000</lastBuildDate>
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	<title>Archives des Haki Za Wanatsa - Collectif CIDE - Le Journal De Mayotte</title>
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		<title>Haki za wanatsa, mise sur l’art pour agir sur la santé mentale des jeunes</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/08/11/haki-za-wanatsa-mise-sur-lart-pour-agir-sur-la-sante-mentale-des-jeunes/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Shanyce MATHIAS ALI]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 11 Aug 2026 02:00:16 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Jeunes]]></category>
		<category><![CDATA[Santé]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[Art]]></category>
		<category><![CDATA[Fonds d’expérimentation pour la jeunesse]]></category>
		<category><![CDATA[Haki Za Wanatsa - Collectif CIDE]]></category>
		<category><![CDATA[l’Université Sorbonne Paris Nord]]></category>
		<category><![CDATA[Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[santé mentale]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Retenu par le Fonds d’expérimentation pour la jeunesse, le projet « Arts &#038; Compétences Psychosociales » sera mené pendant trois ans auprès de 2.000 jeunes, avec l’objectif de mesurer l’effet du théâtre, du chant ou encore de l’improvisation sur leurs compétences psychosociales.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/08/11/haki-za-wanatsa-mise-sur-lart-pour-agir-sur-la-sante-mentale-des-jeunes/">Haki za wanatsa, mise sur l’art pour agir sur la santé mentale des jeunes</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">À Mayotte, la santé mentale des jeunes fait face à une situation particulièrement difficile, avec un accès encore limité aux professionnels. C&rsquo;est dans ce contexte, qu&rsquo;un projet porté par Haki Za Wanatsa – Collectif CIDE vient d’obtenir une reconnaissance nationale pour tenter une autre approche : passer par l’art pour permettre aux jeunes de parler de ce qu’ils vivent, quand les mots manquent.</p>
<p style="text-align: justify;">Une démarche qui a été retenue par le Fonds d’expérimentation pour la jeunesse (FEJ), piloté par l’Institut national de la Jeunesse et de l&rsquo;Éducation populaire (INJEP), dans le cadre d’un appel à projets consacré à la santé mentale des jeunes ultramarins. Elle sera menée avec les Ceméa Mayotte et le laboratoire UTRPP de l’Université Sorbonne Paris Nord.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Une situation qui reste préoccupante</strong></h2>
<figure id="attachment_56655" aria-describedby="caption-attachment-56655" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img fetchpriority="high" decoding="async" class="size-medium wp-image-56655" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/260226-300x225.jpeg" alt="" width="300" height="225" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/260226-300x225.jpeg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/260226-150x113.jpeg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/260226-265x198.jpeg 265w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/260226-500x375.jpeg 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/260226.jpeg 640w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-56655" class="wp-caption-text">Beaucoup de jeunes vivent avec une santé mentale fragile.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Les données disponibles montrent l’ampleur des difficultés rencontrées sur le territoire, avec 43 % des jeunes Mahorais présentant des symptômes dépressifs, contre 25 % dans l’Hexagone, selon l’étude « Santé mentale des jeunes de l’Hexagone aux Outre-mer. Cartographie des inégalités », publiée l&rsquo;année dernière par la Mutualité Française, de l’Institut Montaigne et l’Institut Terram après une enquête menée auprès de 5.633 jeunes.</p>
<p style="text-align: justify;">L’offre de soins reste très limitée à Mayotte, en effet, le territoire ne compte qu’un pédopsychiatre et quatre psychiatres pour 100.000 habitants, contre 23 en métropole. En 2024, plus de 40 % des jeunes disaient ne pas savoir vers qui se tourner pour obtenir une aide psychologique. Ces difficultés ne sont pas nouvelles, l’enquête <em>#wamitoo</em> menée par l&rsquo;association en 2021, avait déjà montré l’ampleur des traumatismes vécus dans l’enfance. Un quart des personnes interrogées y témoignait pour la première fois.</p>
<p style="text-align: justify;">Sur l&rsquo;île, dire « je souffre » ou « j’ai peur » reste difficile. Le projet part de ce constat : entre le silence et l’aveu, il manque parfois un moyen d’exprimer ce que l’on ressent. L&rsquo;art peut alors offrir cet espace.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>2.000 jeunes sensibilisés, 200 suivis sur 8 semaines</strong></h2>
<p class="isSelectedEnd" style="text-align: justify;">De septembre 2026 à août 2029, le dispositif déploiera un parcours artistique auprès de 2.000 jeunes de 12 à 25 ans, avec une démarche « d’aller-vers ». Environ 200 d&rsquo;entre eux participeront à des cycles de huit semaines, avec un suivi de l’évolution de leurs compétences psychosociales, et 15 seront formés à la « pair-aidance » pour devenir des relais de prévention dans leurs quartiers.</p>
<p style="text-align: justify;">Les jeunes seront repérés grâce aux établissements scolaires, aux structures jeunesse et aux réseaux associatifs, avec l’appui des Ceméa Mayotte, à travers leur Point Accueil Écoute Jeunes. « <em>Il ne s’agit pas de sélectionner uniquement des jeunes déjà identifiés comme étant en souffrance psychique. Nous sommes dans une logique de prévention primaire, et non dans un dispositif de soin</em> », explique Philippe Novel, responsable structuration, projets et partenariats.</p>
<figure id="attachment_56656" aria-describedby="caption-attachment-56656" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><img decoding="async" class="size-medium wp-image-56656" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/260224-300x225.jpeg" alt="" width="300" height="225" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/260224-300x225.jpeg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/260224-150x113.jpeg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/260224-265x198.jpeg 265w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/260224-500x375.jpeg 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/260224.jpeg 640w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-56656" class="wp-caption-text">Les jeunes pourront compter sur le chant ou encore la danse pour s&rsquo;exprimer.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Théâtre, chant, travail de la voix, improvisation et création numérique seront au cœur des ateliers, avec notamment  la création de 60 capsules numériques. .</p>
<p style="text-align: justify;">L’objectif n’est pas seulement de proposer des ateliers, le dispositif fera l’objet d’un suivi scientifique afin de mesurer ce qui évolue chez les personnes qui participeront aux cycles longs. Les mesures seront réalisées à trois moments : avant le cycle, à son issue, puis à distance.</p>
<p style="text-align: justify;">L’équipe observera la gestion des émotions, la confiance en soi, la capacité à s’exprimer, l’écoute, et les relations avec les autres. Questionnaires, observations et retours des jeunes serviront à mesurer les évolutions, avec l’appui du laboratoire de l’Université Sorbonne Paris Nord. L’enjeu est aussi de savoir ce qui fonctionne vraiment : « <em>Ils permettront d’abord d’identifier ce qui fonctionne, pour quels jeunes et dans quelles conditions, afin d’ajuster le programme au cours des trois années</em> », poursuit Philippe Novel.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Un financement national, un soutien local</strong></h2>
<p style="text-align: justify;">Le FEJ apporte 211.781 euros, soit 65 % du budget du programme. Cette subvention finance la coordination, les interventions artistiques, les cycles de huit semaines, l’accompagnement des jeunes, la formation des « pair-aidants », les outils pédagogiques ainsi que le suivi et l’évaluation. La Direction des affaires culturelles (DAC) de Mayotte a aussi confirmé deux financements dans le cadre de « Culture-Santé ». L’expérience sera aussi suivie au-delà du territoire, et si les résultats sont au rendez-vous, elle pourrait donner des idées à d’autres territoires ultramarins.</p>
<figure id="attachment_50898" aria-describedby="caption-attachment-50898" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img decoding="async" class="wp-image-50898 size-medium" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/DEETS-6-300x200.jpg" alt="" width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/DEETS-6-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/DEETS-6-1024x683.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/DEETS-6-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/DEETS-6-1536x1024.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/DEETS-6-2048x1365.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/DEETS-6-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/DEETS-6-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/DEETS-6-1068x712.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/DEETS-6-1920x1280.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/DEETS-6-1320x880.jpg 1320w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-50898" class="wp-caption-text">L&rsquo;association a sollicité des financements auprès de la Direction de l&rsquo;Économie, de l&rsquo;Emploi, du Travail et des Solidarités (DEETS) de Mayotte.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">« <em>Il faudra montrer que les évolutions sont mesurables, que les jeunes adhèrent, que les structures partenaires peuvent se l’approprier et que la méthode est suffisamment documentée. Mais reproductible ne signifie pas identique. L’objectif serait de transmettre une méthode : partir du contexte culturel d’un territoire, utiliser la création comme espace d’expression&#8230;</em> », indique le responsable structuration, projets et partenariats.</p>
<p style="text-align: justify;">Pour rappel, cette approche a déjà plusieurs reconnaissances nationales. L&rsquo;association a remporté le Prix PREV 2025 consacré à la santé mentale, après le Prix PREV 2023, le Prix Gisèle Halimi et la Médaille de l’engagement ultramarin 2025.</p>
<p class="isSelectedEnd" style="text-align: justify;">Pour Binti Ayinati Saïd, présidente de HZW-CIDE, l’enjeu est désormais de faire de cette expérimentation une démarche collective. « <em>L’État nous fait confiance pour démontrer, données à l’appui, que la culture est un outil de santé publique. Nous invitons les institutions du territoire à faire de cette expérimentation une réussite mahoraise</em> ».</p>
<p>Shanyce MATHIAS ALI.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/08/11/haki-za-wanatsa-mise-sur-lart-pour-agir-sur-la-sante-mentale-des-jeunes/">Haki za wanatsa, mise sur l’art pour agir sur la santé mentale des jeunes</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Huit jeunes de Mayotte au cœur d&#8217;une recherche internationale sur les inégalités sociales</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/08/03/huit-jeunes-de-mayotte-au-coeur-dune-recherche-internationale-sur-les-inegalites-sociales/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[LEJDM]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 03 Aug 2026 02:00:43 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[Ceméa]]></category>
		<category><![CDATA[Haki Za Wanatsa - Collectif CIDE]]></category>
		<category><![CDATA[séminaire de recherche]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Accompagnés par Haki Za Wanatsa et les Ceméa, du Collectif CIDE Outre-mer, huit jeunes Mahorais, âgés de 16 à 24 ans, ont pris part au séminaire de recherche du réseau international « Jeunes, inégalités sociales et périphéries » organisé à Chambéry du 21 au 30 juillet 2026. </p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/08/03/huit-jeunes-de-mayotte-au-coeur-dune-recherche-internationale-sur-les-inegalites-sociales/">Huit jeunes de Mayotte au cœur d&rsquo;une recherche internationale sur les inégalités sociales</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">L’objectif de cette rencontre était de permettre aux jeunes de partager leurs expériences, de confronter leurs réalités et de construire ensemble des pistes d&rsquo;action face aux inégalités sociales qui traversent leurs territoires. Malgré des contextes très différents, les échanges ont fait émerger des préoccupations communes et la volonté de renforcer les solidarités.</p>
<figure id="attachment_56337" aria-describedby="caption-attachment-56337" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-56337 size-medium" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/258170-300x225.jpg" alt="" width="300" height="225" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/258170-300x225.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/258170-1024x768.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/258170-768x576.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/258170-1536x1152.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/258170-150x113.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/258170-696x522.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/258170-1068x801.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/258170-265x198.jpg 265w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/258170-500x375.jpg 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/258170-800x600.jpg 800w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/258170-1280x960.jpg 1280w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/258170-1320x990.jpg 1320w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/258170.jpg 1600w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-56337" class="wp-caption-text">Au-delà des temps de travail, les rencontres interculturelles, les activités collectives et les échanges informels ont favorisé la création de liens durables entre les délégations, tout en enrichissant les réflexions individuelles et collectives.</figcaption></figure>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Les groupes de parole, complétés par des temps d&rsquo;expression écrite, artistique et créative, ont permis d&rsquo;aborder de nombreuses thématiques : la liberté de circuler, les violences, les conflits, le rôle des adultes et des institutions, les solidarités familiales et amicales ou encore la transmission des valeurs. Le but est de mieux comprendre les ressources sur lesquelles les jeunes peuvent s&rsquo;appuyer pour grandir en sécurité et construire leur avenir.</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Au-delà des temps de travail, les rencontres interculturelles, les activités collectives et les échanges informels ont favorisé la création de liens durables entre les délégations, tout en enrichissant les réflexions individuelles et collectives.</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">De retour à Mayotte, les jeunes partageront les enseignements de cette expérience avec d&rsquo;autres jeunes et professionnels du territoire. Cette participation témoigne de l&rsquo;importance de donner une place aux jeunes dans la production des connaissances et dans la construction des réponses aux défis sociaux qu&rsquo;ils vivent au quotidien.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/08/03/huit-jeunes-de-mayotte-au-coeur-dune-recherche-internationale-sur-les-inegalites-sociales/">Huit jeunes de Mayotte au cœur d&rsquo;une recherche internationale sur les inégalités sociales</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>« Outre-mers au présent » : un colloque pour penser ensemble les territoires ultramarins et lutter contre leur invisibilisation</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/04/21/outre-mers-au-present-un-colloque-pour-penser-ensemble-les-territoires-ultramarins-et-lutter-contre-leur-invisibilisation/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Victor Diwisch]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 21 Apr 2026 01:15:10 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Economie]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[Haki Za Wanatsa - Collectif CIDE]]></category>
		<category><![CDATA[Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[Outre-mers au présent]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lejournaldemayotte.yt/?p=50213</guid>

					<description><![CDATA[<p>Organisé par Haki Za Wanatsa – Collectif CIDE Outre-mer, le colloque a réuni chercheurs et acteurs de terrain pour confronter recherches et réalités vécues dans les territoires ultramarins. Les échanges ont mis en lumière les écarts persistants entre la production croissante de connaissances sur ces territoires et leur traduction effective dans les politiques publiques.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/04/21/outre-mers-au-present-un-colloque-pour-penser-ensemble-les-territoires-ultramarins-et-lutter-contre-leur-invisibilisation/">« Outre-mers au présent » : un colloque pour penser ensemble les territoires ultramarins et lutter contre leur invisibilisation</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><span style="font-weight: 400;">Près de dix ans après l’adoption de la loi sur l’égalité réelle outre-mer, dont l’objectif était de réduire durablement les écarts de développement entre les territoires ultramarins et l’Hexagone en garantissant un accès équitable aux droits et aux services, la question de son impact concret se pose. C’est dans ce contexte qu’a été organisé, vendredi dernier, le 17 avril, au Campus Condorcet d&rsquo;Aubervilliers, le colloque <em>« Outre-mers au présent : dialogues et perspectives »</em> de l&rsquo;association Haki Za Wanatsa Collectif CIDE Outre-mer.</span></p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>L&rsquo;urgence de transcrire les connaissances des territoires ultramarins dans les politiques publiques</strong></h2>
<figure id="attachment_50225" aria-describedby="caption-attachment-50225" style="width: 212px" class="wp-caption alignleft"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-50225" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/215541-212x300.jpg" alt="Collectif CIDE, Haki Za Wanatsa, colloque, Mayotte" width="212" height="300" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/215541-212x300.jpg 212w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/215541-724x1024.jpg 724w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/215541-768x1086.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/215541-1086x1536.jpg 1086w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/215541-150x212.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/215541-300x424.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/215541-696x985.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/215541-1068x1511.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/215541.jpg 1131w" sizes="auto, (max-width: 212px) 100vw, 212px" /><figcaption id="caption-attachment-50225" class="wp-caption-text">L&rsquo;affiche du colloque qui a questionné l&rsquo;application des savoirs des outre-mer dans les politiques publiques.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-weight: 400;">Organisé par le psychologue référent du collectif, le Dr Elie Letourneur, accompagné de la secrétaire, le Dr Océane Uzureau, cet événement marquait le 5ème colloque porté par l’association. Une édition au format particulier, s’inscrivant parmi les rares initiatives récentes à croiser une approche pluridisciplinaire avec une diversité de territoires ultramarins, dans le prolongement des Assises des Outre-mer (2017-2018).</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-weight: 400;">Chercheurs, praticiens et acteurs associatifs s’y sont réunis autour des réalités contemporaines des territoires ultramarins, dont Mayotte. Dès l’ouverture, les organisateurs ont rappelé l’ambition de cette journée à savoir dépasser le cadre strictement académique pour en faire un espace de dialogue vivant, où savoirs scientifiques et expériences de terrain se rencontrent. L’objectif affiché était clair : rendre visibles les problématiques propres aux outre-mer et favoriser leur prise en compte à l’échelle nationale.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-weight: 400;">Au fil des interventions, plusieurs thématiques majeures ont émergé, entre héritages historiques, vulnérabilités environnementales, dynamiques sociales et identitaires. La situation de Mayotte a retenu une attention particulière, à travers plusieurs interventions mettant en lumière les spécificités du territoire.</span></p>
<figure id="attachment_50229" aria-describedby="caption-attachment-50229" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-50229" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/215532-300x226.jpg" alt="Collectif CIDE, Haki Za Wanatsa, colloque, Mayotte" width="300" height="226" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/215532-300x226.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/215532-1024x771.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/215532-768x578.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/215532-1536x1156.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/215532-150x113.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/215532-696x524.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/215532-1068x804.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/215532-1320x993.jpg 1320w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/215532.jpg 1600w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-50229" class="wp-caption-text">L&rsquo;ambition de cette journée était de dépasser le cadre académique pour créer un espace de dialogue où savoirs scientifiques et expériences de terrain se rencontrent.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-weight: 400;">Certaines ont porté sur les parcours migratoires et leurs effets sociaux, en soulignant notamment l’existence d’un continuum de violences faites aux femmes tout au long de ces trajectoires, ainsi que des difficultés spécifiques en matière de prévention et d’accompagnement dans le contexte pré et post cyclone Chido.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-weight: 400;">D’autres interventions ont interrogé les conditions de production des connaissances sur le terrain, notamment à travers la collecte de récits à Mayotte. Elles ont mis en lumière les enjeux méthodologiques et humains de la recherche dans des contextes marqués par des tensions sociales et des réalités migratoires complexes. Plusieurs travaux ont également porté sur le rôle des associations locales dans l’accès aux soins et l’accompagnement des populations, confrontées à des contraintes structurelles importantes : manque de moyens, pression démographique et difficultés d’accès aux droits.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-weight: 400;">La question des risques naturels a également été abordée, notamment à travers une analyse des perceptions locales face aux aléas climatiques à Mayotte et à La Réunion. Ces travaux ont mis en évidence un élément clé, l’efficacité des politiques de gestion des risques dépend largement de la manière dont elles sont perçues et appropriées par les populations concernées.</span></p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Des enjeux communs, un discours à harmoniser</strong></h2>
<figure id="attachment_21929" aria-describedby="caption-attachment-21929" style="width: 233px" class="wp-caption alignleft"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-21929" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Caddie-prix-233x300.jpg" alt="" width="233" height="300" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Caddie-prix-233x300.jpg 233w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Caddie-prix-150x193.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Caddie-prix-300x387.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Caddie-prix.jpg 608w" sizes="auto, (max-width: 233px) 100vw, 233px" /><figcaption id="caption-attachment-21929" class="wp-caption-text">La vie chère, un enjeu que l&rsquo;on retrouve dans tous les territoires ultramarins.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-weight: 400;">Au-delà des constats, les échanges ont fait émerger une réalité contrastée. Si les outre-mer, et Mayotte, demeurent confrontés à des difficultés structurelles — vie chère, inégalités d’accès aux services, tensions sociales — ils sont aussi porteurs de dynamiques d’innovation et d’engagement. Les acteurs locaux, qu’ils soient associatifs, institutionnels ou issus de la recherche, développent des réponses adaptées aux réalités du terrain et il est grand temps de les prendre en considération.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><em>« Les outre-mer sont à la fois exposés à des difficultés majeures et portés par un dynamisme d’ensemble qui ouvre la voie à plus de visibilité globale. Face aux enjeux d’aujourd’hui et de demain, la discussion et la collaboration entre les outre-mer deviennent des leviers pour porter à l’échelle nationale les problématiques rencontrées localement, participant à combattre les phénomènes d’invisibilisation historiques »</em>, relèvent les organisateurs.</p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-weight: 400;">Ainsi le colloque a permis de revenir sur l&rsquo;enjeu de l’écart persistant entre les ambitions politiques affichées et leur traduction concrète. Malgré une production croissante de connaissances sur les territoires ultramarins, leur prise en compte dans les politiques publiques reste jugée insuffisante. Pour les participants, le défi n’est plus tant de comprendre que d’agir, en mobilisant des moyens adaptés et en garantissant un accès réel aux droits.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-weight: 400;">Enfin, cette journée a mis en lumière l’importance de créer des espaces de dialogue entre disciplines et territoires. En donnant la parole à une nouvelle génération de chercheurs, le colloque a contribué à renouveler les perspectives et à inscrire les outre-mer au cœur des débats contemporains.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-weight: 400;">Ces échanges ont rappelé à la fois l’ampleur des défis à relever et la nécessité de mieux articuler recherche, action publique et initiatives locales. Une condition essentielle pour que les réalités du territoire ne restent pas en marge, mais participent pleinement à la construction des politiques de demain.</span></p>
<p>Victor Diwisch</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/04/21/outre-mers-au-present-un-colloque-pour-penser-ensemble-les-territoires-ultramarins-et-lutter-contre-leur-invisibilisation/">« Outre-mers au présent » : un colloque pour penser ensemble les territoires ultramarins et lutter contre leur invisibilisation</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
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		<title>Violences sur mineurs à Mayotte : « une sous-déclaration massive », alerte le collectif CIDE</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/02/03/violences-sur-mineurs-a-mayotte-une-sous-declaration-massive-alerte-le-collectif-cide/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mathilde HANGARD]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 03 Feb 2026 02:15:44 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Social]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[#Wamitoo]]></category>
		<category><![CDATA[Haki Za Wanatsa - Collectif CIDE]]></category>
		<category><![CDATA[Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[Mineurs]]></category>
		<category><![CDATA[Ministère de l'intérieur]]></category>
		<category><![CDATA[violences]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lejournaldemayotte.yt/?p=45830</guid>

					<description><![CDATA[<p>Si les chiffres officiels montrent des violences intrafamiliales non conjugales sur mineurs très faibles à Mayotte, l’enquête #Wamitoo révèle que la réalité est largement tue et durablement traumatisante.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/02/03/violences-sur-mineurs-a-mayotte-une-sous-declaration-massive-alerte-le-collectif-cide/">Violences sur mineurs à Mayotte : « une sous-déclaration massive », alerte le collectif CIDE</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Selon le décompte du ministère de l’Intérieur sur les violences intrafamiliales non conjugales, Mayotte est parmi les départements français aux taux les plus bas. Cette statistique a suscité de vives réactions auprès de nombreux acteurs locaux, notamment parmi les enseignants, les professionnels de santé et les associations du territoire. Sur le terrain, pourtant, la parole des victimes reste entravée, les violences persistent et laissent des traces profondes. L’enquête #Wamitoo, menée entre 2021 et 2024 par l&rsquo;association Haki Za Wanatsa &#8211; Collectif CIDE, documente ce décalage et éclaire ce silence inquiétant.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Chiffres flatteurs, réalité cachée</strong></h2>
<figure id="attachment_17470" aria-describedby="caption-attachment-17470" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Police.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-17470" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Police-300x253.jpg" alt="Mayotte, police, commissariat, plainte, " width="300" height="253" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Police-300x253.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Police-150x127.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Police-696x587.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Police.jpg 698w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-17470" class="wp-caption-text">Par peur, vulnérabilité ou incapacité à porter plainte, de nombreux enfants victimes de violences restent silencieux.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Selon le ministère de l’Intérieur, les violences intrafamiliales non conjugales ont augmenté de 9 % en 2024 en France. Les victimes sont, dans leur immense majorité, des mineurs. Les autres départements d’outre-mer, comme les Antilles, la Guyane et La Réunion, se situent dans la moyenne nationale ou au-dessus. Mayotte, en revanche, semble se distinguer positivement : entre 2022 et 2024, le département enregistre seulement 1,2 victime de violences physiques pour 1.000 enfants et 0,5 pour 1.000 en matière de violences sexuelles, soit des taux très inférieurs à la moyenne nationale.</p>
<p style="text-align: justify;">Ces chiffres, basés sur les plaintes déposées et enregistrées par les forces de l’ordre, donnent une image partielle de la situation. Dans un département confronté à des difficultés sociales importantes et à une forte densité de population jeune, la singularité de Mayotte interpelle. Pour de nombreux professionnels, il ne s’agit pas d’une terre épargnée, mais d’une réalité largement invisible, masquée par l’absence de signalements.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Des violences massives, souvent dans l’intimité</b></h2>
<figure id="attachment_45870" aria-describedby="caption-attachment-45870" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-45870" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/IMG_3669-scaled-1-300x275.jpg" alt="" width="300" height="275" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/IMG_3669-scaled-1-300x275.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/IMG_3669-scaled-1-1024x938.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/IMG_3669-scaled-1-768x703.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/IMG_3669-scaled-1-1536x1406.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/IMG_3669-scaled-1-2048x1875.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/IMG_3669-scaled-1-150x137.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/IMG_3669-scaled-1-696x637.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/IMG_3669-scaled-1-1068x978.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/IMG_3669-scaled-1-1920x1758.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/IMG_3669-scaled-1-1320x1209.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-45870" class="wp-caption-text">La majorité des violences sexuelles sur mineurs surviennent dans des environnements de confiance : famille proche, entourage éducatif ou religieux.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Les constats de l&rsquo;association Haki Za Wanatsa &#8211; Collectif CIDE, issus de l’enquête #Wamitoo entre 2021 et 2024, montrent que la majorité des violences sexuelles surviennent pendant l’enfance, le plus souvent entre 6 et 12 ans. La plupart des faits (plus de 60 %) se déroulent dans des cadres de proximité et de confiance, que ce soit au sein de la famille, de l’entourage éducatif ou religieux, ou du voisinage.</p>
<p style="text-align: justify;">Dans plus d’un cas sur deux, l’auteur est une personne connue de la victime, un membre de la famille, un beau-parent, un oncle, un grand frère, un enseignant ou un encadrant religieux. Cette proximité constitue un frein majeur à la révélation des faits. Comme le rappelle l&rsquo;association :<em> « Les faibles chiffres officiels ne traduisent pas une absence de violences sexuelles sur mineurs, mais une sous-déclaration massive »</em>.</p>
<p style="text-align: justify;">La peur, la culpabilité et les pressions culturelles et religieuses empêchent souvent les victimes de parler. Plus de 70 % évoquent ces freins à la parole, et plus de 40 % n’ont mis des mots sur ce qu’elles avaient subi qu’à l’âge adulte. La parole reste ainsi suspendue pendant des années, voire des décennies.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Une méfiance à l&rsquo;égard des institutions </b></h2>
<figure id="attachment_45849" aria-describedby="caption-attachment-45849" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/enfant-violences-mineurs.png"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-45849 size-medium" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/enfant-violences-mineurs-300x235.png" alt="Mayotte, enfants, violences, mineurs," width="300" height="235" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/enfant-violences-mineurs-300x235.png 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/enfant-violences-mineurs-1024x802.png 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/enfant-violences-mineurs-768x601.png 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/enfant-violences-mineurs-1536x1203.png 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/enfant-violences-mineurs-150x117.png 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/enfant-violences-mineurs-696x545.png 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/enfant-violences-mineurs-1068x836.png 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/enfant-violences-mineurs-1320x1033.png 1320w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/enfant-violences-mineurs.png 1732w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-45849" class="wp-caption-text">À Mayotte, plus de 70 % des enfants victimes de violences intrafamiliales non conjugales n’ont jamais pu parler de leur souffrance.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">L&rsquo;association souligne également la défiance des victimes envers les institutions. Plus de 60 % des personnes concernées n’ont jamais déposé plainte, même lorsque les faits étaient graves. Parmi elles, environ la moitié cite un mauvais accueil institutionnel, des remises en cause de leur parole ou le sentiment que parler aggraverait leur situation. Cette perception contribue à entretenir le silence et à sous-estimer massivement l’ampleur des violences.</p>
<p style="text-align: justify;">L’enquête #Wamitoo a montré que l’anonymat constitue un déclencheur essentiel de la parole. Pour plus d’un tiers des répondants, le questionnaire a été la première occasion de s’exprimer. Pour une part non négligeable, entre 20 et 30 %, il s’agit de la seule prise de parole jamais effectuée.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Des séquelles à long terme </b></h2>
<p style="text-align: justify;">Les violences subies laissent des traces profondes. Plus de 60 % des victimes décrivent des conséquences durables, allant des troubles anxieux aux difficultés relationnelles et sexuelles, en passant par la honte persistante, les crises de panique ou l’isolement social. Ces séquelles peuvent perdurer plusieurs décennies après les faits.</p>
<p style="text-align: justify;">Pour des professionnels du secteur éducatif, social et sanitaire, ce décalage entre chiffres officiels et réalité vécue met en lumière un enjeu crucial : tant que la parole restera entravée et que les dispositifs institutionnels seront perçus comme dissuasifs, les statistiques continueront à donner une image rassurante de ces violences sur le 101ème département français, mais trompeuse, au détriment des enfants qui souffrent dans le silence. <em>« Les chiffres officiels donnent une image rassurante, mais ils reposent sur des données qui ne captent pas ce qui ne se dit pas »</em>, conclut alors l&rsquo;association Haki Za Wanatsa &#8211; Collectif CIDE.</p>
<p>Mathilde Hangard</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/02/03/violences-sur-mineurs-a-mayotte-une-sous-declaration-massive-alerte-le-collectif-cide/">Violences sur mineurs à Mayotte : « une sous-déclaration massive », alerte le collectif CIDE</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
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