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	<title>Archives des Femme - Le Journal De Mayotte</title>
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	<description>L&#039;information à Mayotte</description>
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	<title>Archives des Femme - Le Journal De Mayotte</title>
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	<item>
		<title>Une matinée pour encourager les femmes à viser les postes à responsabilités</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/04/29/une-matinee-pour-encourager-les-femmes-a-viser-les-postes-a-responsabilites/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Shanyce MATHIAS ALI]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 29 Apr 2026 01:30:16 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Société]]></category>
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		<category><![CDATA[Département-Région de Mayotte]]></category>
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		<category><![CDATA[Journée Internationale des Droits des Femmes]]></category>
		<category><![CDATA[Mayotte]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Habituellement organisée autour du 8 mars pour la Journée internationale des droits des femmes, la rencontre a cette année été décalée en raison du mois de Ramadan puis du calendrier électoral, sans changer pour autant son objectif : faire le point sur les parcours des femmes et les freins encore présents dans l’accès à la formation et à l’emploi.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/04/29/une-matinee-pour-encourager-les-femmes-a-viser-les-postes-a-responsabilites/">Une matinée pour encourager les femmes à viser les postes à responsabilités</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;" data-start="663" data-end="1032">Ce mardi matin, l’hémicycle Younoussa Bamana affichait complet. Dans la salle, des élus locaux, des représentants de l’Etat mais aussi des structures locales comme la Mission locale ou France Travail. En face d’eux, un public jeune composé de lycéens et de jeunes accompagnés par la Mission locale.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="1034" data-end="1366">Cette matinée organisée par le Département-Région de Mayotte s’inscrit dans le cadre de sa politique en faveur de l’égalité entre les femmes et les hommes. Au programme : état des lieux, tables rondes et témoignages.</p>
<h2 style="text-align: center;" data-start="1034" data-end="1366"><strong>Un accès aux responsabilités inégal</strong></h2>
<p style="text-align: justify;">Dès son discours d’ouverture, la vice-présidente du Département chargée des sports, de la culture et de la jeunesse, ainsi que référente égalité femmes-hommes, Zouhourya Mouayad Ben, a insisté sur l’importance de cette mobilisation. « <em>Si protéger les femmes est un devoir, leur permettre de s&rsquo;épanouir professionnellement est une ambition essentielle</em> ». Pour elle, la présence de cette jeunesse dans la salle était importante afin de sensibiliser dès maintenant les futures générations aux questions d’égalité professionnelle et d’encourager les jeunes filles à oser viser des études longues et des postes à responsabilités.</p>
<figure id="attachment_24720" aria-describedby="caption-attachment-24720" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img fetchpriority="high" decoding="async" class="size-medium wp-image-24720" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/Zouhourya-300x225.jpg" alt="" width="300" height="225" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/Zouhourya-300x225.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/Zouhourya-768x576.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/Zouhourya-150x113.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/Zouhourya-696x522.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/Zouhourya.jpg 800w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-24720" class="wp-caption-text">Zouhourya Mouayad Ben, 4e vice-présidente du Département-Région en charge de la Culture et des Sports et de la Jeunesse.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">L&rsquo;élue a également évoqué les déséquilibres encore présents dans le territoire ainsi qu&rsquo;au sein de la collectivité. En effet, les femmes représentent 32 % des effectifs en 2025, mais seulement 17 postes de direction sur 61. De plus, une seule femme figure parmi les dix plus hautes rémunérations. « <em>Ces déséquilibres doivent nous interpeller. Les femmes n’osent pas prendre ces postes plus haut alors qu&rsquo;elles sont formées et ont le niveau </em>» , a-t-elle martelé. Car même si les femmes sont aujourd’hui plus diplômées que les hommes sur l&rsquo;île, les difficultés restent nombreuses lorsqu’il s’agit d’accéder à certains postes ou de poursuivre un parcours professionnel.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Des freins persistants </strong></h2>
<p style="text-align: justify;">Plusieurs intervenants ont évoqué ces freins sociaux et matériels qui continuent de peser sur les parcours féminins. Selon les chiffres présentés pendant cette matinée, 63 % des femmes rencontrent encore des difficultés à l’écrit en français, contre 58 % des hommes. Un obstacle important pour l’accès aux concours, aux formations qualifiantes ou même à certains droits administratifs.</p>
<p style="text-align: justify;">D’autres problématiques ont été mises en avant, comme le manque de structures de garde. « <em>La parentalité pèse davantage sur les trajectoires professionnelles féminines</em> », ont souligné plusieurs intervenants, rappelant qu’à Mayotte, la moyenne est de 3,6 enfants par femme entre 2024 et 2026. La question de la culture et du poids des habitudes familiales est également revenue à plusieurs reprises durant les échanges, notamment à travers certaines attentes sociales, qui peuvent encore peser sur les choix d’études et les parcours professionnels des femmes.</p>
<figure id="attachment_50585" aria-describedby="caption-attachment-50585" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><img decoding="async" class="size-medium wp-image-50585" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/IMG_7017-2-300x225.jpg" alt="" width="300" height="225" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/IMG_7017-2-300x225.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/IMG_7017-2-1024x768.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/IMG_7017-2-768x576.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/IMG_7017-2-1536x1152.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/IMG_7017-2-2048x1536.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/IMG_7017-2-150x113.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/IMG_7017-2-696x522.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/IMG_7017-2-1068x801.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/IMG_7017-2-1920x1440.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/IMG_7017-2-265x198.jpg 265w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/IMG_7017-2-1320x990.jpg 1320w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-50585" class="wp-caption-text">Des élèves de première et de terminale du lycée Younoussa Bamana ont assisté à la matinée.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Pour Nadia Djoumoi, directrice de la Mission locale, cette question reste centrale : « <em>Il faut savoir jongler entre le professionnel, où on nous demande de grandes responsabilités et la vie personnelle</em> ». Elle estime toutefois que les mentalités évoluent progressivement. En rappelant que plusieurs femmes occupent aujourd’hui des postes de direction à Mayotte et ont réussi à construire leur parcours malgré ces pressions sociales.</p>
<p style="text-align: justify;">Dans la salle, plusieurs lycéennes ont également pris la parole, Loulou Boura, élève en terminale STMG Ressources humaines au lycée Younoussa Bamana, dit être ressortie « valorisée » de cette rencontre. « <em>Voir des femmes défendre nos droits et raconter leurs parcours, ça encourage à viser plus loin</em> », confie-t-elle.</p>
<h2 style="text-align: center;" data-start="3354" data-end="3537"><strong>Des pistes d’action pour réduire les inégalités</strong></h2>
<p style="text-align: justify;">Pour répondre à ces problématiques, plusieurs pistes ont été avancées, telles que le développement des crèches, le renforcement de la lutte contre l’illettrisme, l’amélioration de la sécurité dans l’espace public ou encore le soutien à l’entrepreneuriat féminin. Des dispositifs existants ont aussi été présentés, comme les aides de France Travail pour la garde d’enfants ou encore le programme « Cadres d’avenir », destiné aux étudiants et actifs mahorais poursuivant des études supérieures ou des formations dans les métiers de la santé.</p>
<figure id="attachment_24123" aria-describedby="caption-attachment-24123" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img decoding="async" class="size-medium wp-image-24123" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/Conseil-departemental-300x210.jpg" alt="" width="300" height="210" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/Conseil-departemental-300x210.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/Conseil-departemental-150x105.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/Conseil-departemental-696x487.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/Conseil-departemental.jpg 750w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-24123" class="wp-caption-text">Le Département-Région de Mayotte a fait part de ses investissements pour la formation.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Le Département-Région a également rappelé ses investissements réalisés dans la formation. Selon des éléments transmis par la collectivité, près de 20,1 millions d’euros ont été mobilisés pour la formation professionnelle entre 2025 et 2026, permettant l’entrée de 2.149 bénéficiaires en formation. En 2025, parmi les 1.199 stagiaires recensés, 877 étaient des femmes. Concernant l’enseignement supérieur, près de 13,8 millions d’euros ont été accordés pour financer la scolarité de 3.003 étudiants, dont 1.914 femmes.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="5185" data-end="5513">Tout au long de cette matinée, les échanges ont finalement tourné autour d’une même idée. En effet, malgré les avancées observées ces dernières années, notamment dans l’accès des femmes aux études supérieures. Les inégalités restent encore bien présentes sur l&rsquo;île, surtout lorsqu’il s’agit d’accéder à des postes de cadre.</p>
<p data-start="5185" data-end="5513">Shanyce MATHIAS ALI.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Avec UM-Mentor, Chaybia Maftaha ouvre des portes aux jeunes ultramarins</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2025/11/03/avec-um-mentor-chaybia-maftaha-ouvre-des-portes-aux-jeunes-ultramarins/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Shanyce MATHIAS ALI]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 03 Nov 2025 02:00:19 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Entreprise]]></category>
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		<category><![CDATA[UM-Mentor]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le 14 octobre 2025, l’association UM-Mentor a fêté sa première année. Fondée par Chaybia Maftaha, 24 ans, cette structure accompagne les jeunes ultramarins à distance grâce à un réseau de mentors issus des Outre-mer. Parti d’un besoin personnel, le projet s’est transformé en un véritable espace de solidarité et de soutien pour la jeunesse. UM-Mentor vise à donner confiance et repères aux jeunes qui s’installent loin de leur île.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;" data-start="721" data-end="1293">Il y a deux semaines, l’association UM-Mentor soufflait sa première bougie. La fondatrice nous a partagé cette aventure avec une voix posée et calme, mais remplie de fierté et détermination. « <em>C’est fou de se dire qu’en un an, ce projet né d’un besoin personnel est devenu une structure qui agit concrètement</em> », confie l’entrepreneuse. En douze mois, UM-Mentor a déjà accompagné deux promotions, réuni plus d’une trentaine de mentors actifs, vingt jeunes suivis, une vingtaine d’ateliers organisés et un partenariat solide avec la Fondation Pierre Bellon.</p>
<h3 style="text-align: center;" data-start="721" data-end="1293"><strong>Apprendre à se construire seule</strong></h3>
<figure id="attachment_39900" aria-describedby="caption-attachment-39900" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-39900" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/10/IMG_1641-300x200.jpg" alt="" width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/10/IMG_1641-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/10/IMG_1641-1024x682.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/10/IMG_1641-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/10/IMG_1641-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/10/IMG_1641-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/10/IMG_1641-1068x712.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/10/IMG_1641.jpg 1280w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-39900" class="wp-caption-text">Chaybia Maftaha, 24 ans, originaire de Nyambadao et créatrice d&rsquo;UM-Mentor.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;" data-start="1295" data-end="2041">Pourtant, le parcours de la jeune femme n’a rien d’un long fleuve tranquille. Née et ayant grandi à Nyambadao, un petit village du sud de Mayotte, elle quitte son île à seulement seize ans, un bac Sciences et Technologies du Management et de la Gestion (STMG) en poche, direction La Réunion, puis Toulouse. Là-bas, tout est nouveau : le système universitaire, les codes, la solitude. « <em>J’ai découvert un monde où il fallait être autonome tout de suite, sans vraiment savoir comment s’y prendre. Je ne connaissais même pas les autres voies possibles, comme les BTS</em> », raconte la mahoraise.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="1295" data-end="2041">Sans repères, elle décroche au bout de deux mois. Commence alors une période de survie : de ses seize à vingt ans, elle enchaîne les petits boulots dans la vente, la restauration ou encore l’alimentation. « <em>J’ai touché à tout ! J’ai commencé à coudre, coiffer, mais aussi à gérer des pages sur les réseaux sociaux&#8230;</em> ».  Mais derrière cette énergie se cachent aussi des années de précarité. « <em>J’ai connu des périodes très dures, notamment une année où je n’avais pas de logement fixe</em> », confie celle qui a créé UM-Mentor avec une pointe de tristesse. En 2021, Chaybia Maftaha décide de retourner sur les bancs de l&rsquo;école. <span lang="FR">Elle entame alors un BTS MCO (Management commercial opérationnel) en alternance, en tant qu’assistante manager. </span></p>
<p style="text-align: justify;" data-start="1295" data-end="2041"><span lang="FR">Mais très vite, la Mahoraise  va se rendre compte que ce n’est pas la voie qu’elle a envie de suivre. « <em>Moi je voulais créer, entreprendre et construire quelque chose à mon image</em> ». Elle va donc se réorienter en BTS Négociation et digitalisation de la relation client (NDRC), qu’elle obtiendra en 2024. En parallèle, la jeune femme travaille dans l’accompagnement de startups à impact social et environnemental notamment dans le secteur de la <em>DeepTech</em>. Une expérience qu’elle juge de décisive. « <em>C’est là </em></span><em>que j’ai compris que j’aimais aider les autres à structurer leurs projets</em> <span lang="FR">», partage l’entrepreneuse avec un grand sourire.  </span></p>
<h3 style="text-align: center;" data-start="1295" data-end="2041"><strong data-start="2990" data-end="3039">UM-Mentor, un projet né d’un besoin personnel</strong></h3>
<figure id="attachment_39902" aria-describedby="caption-attachment-39902" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-39902 size-medium" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/10/IMG_1643-300x300.jpg" alt="" width="300" height="300" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/10/IMG_1643-300x300.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/10/IMG_1643-150x150.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/10/IMG_1643.jpg 621w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-39902" class="wp-caption-text">Les accompagnements 100% distancielle d&rsquo;UM-Mentor.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;" data-start="3042" data-end="3449">Petit à petit, Chaybia Maftaha commence à accompagner des entrepreneurs à son compte, dont la plupart sont d&rsquo;origine mahoraise. Et puis, en 2023, un déclic : alors qu’elle cherche un mentor pour l’un de ses projets, elle se rend compte qu’il n’existe aucun dispositif pensé pour les jeunes venant des territoires ultramarins. « <em>Je me suis dit : si moi je ressens ce manque, combien d’autres le vivent aussi</em> ? ». C’est de ce constat qu’est née UM-Mentor. Créée en octobre 2024, UM pour “Ultramarins”, l’association propose une plateforme 100 % distancielle où les jeunes peuvent être accompagnés par des tuteurs issus des Outre-mer, participer à des ateliers et échanger dans un cadre bienveillant. « <em>Je voulais créer un espace d’identification, un réseau où chacun peut avancer sans se sentir seul</em> », explique la fondatrice.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="3042" data-end="3449">Les débuts sont compliqués : « <em>J’ai tout fait seule : la communication, les entretiens, la création des ateliers, le suivi mensuel, les interventions quand ça n’allait pas. Je travaillais souvent jusqu’à tard dans la nuit</em> ». Mais la détermination finit par payer, le bouche-à-oreille fonctionne, les mentors s’engagent, et les étudiants rejoignent l’aventure. Parmi les souvenirs marquants, elle cite sans hésiter la clôture de la première promotion, en avril 2025. « <em>C’était la première fois qu’on se rencontrait tous physiquement : mentors, étudiants, équipe. Voir cette énergie, ces sourires, ces échanges sincères… c’était bouleversant. Je me suis dit : voilà, j’ai créé quelque chose qui unit</em> ».</p>
<h3 style="text-align: center;" data-start="4494" data-end="4567"><strong data-start="4498" data-end="4565">Un an plus tard, une communauté soudée et tournée vers l’avenir</strong></h3>
<figure id="attachment_39901" aria-describedby="caption-attachment-39901" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-39901 size-medium" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/10/IMG_1640-300x170.jpg" alt="" width="300" height="170" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/10/IMG_1640-300x170.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/10/IMG_1640-1024x579.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/10/IMG_1640-768x434.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/10/IMG_1640-150x85.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/10/IMG_1640-696x394.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/10/IMG_1640-1068x604.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/10/IMG_1640.jpg 1280w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-39901" class="wp-caption-text">« C’était la première fois qu’on se rencontrait tous physiquement : mentors, étudiants, équipe ».</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;" data-start="4568" data-end="5123">Aujourd’hui, l’association poursuit sa croissance. Des simples ateliers mensuels, UM-Mentor est passée aux “Causeries UM-Mentor” : des discussions gratuites, ouvertes à tous, autour de thèmes variés. L’objectif, à horizon 2026 : organiser ces rencontres en présentiel, renforcer les partenariats avec les associations, les écoles et les institutions, et bâtir un véritable écosystème ultramarin durable. En parallèle, la jeune femme développe son entreprise d’accompagnement entrepreneurial et souhaite y créer un volet dédié pour l’association, tout en gardant un lien fort avec son île natale. «  <em>J’aimerais y développer quelque chose. J’aimerais préparer les jeunes de Mayotte avant leur départ, les aider à comprendre le système, à construire leur projet. Mon rêve, c’est qu’aucun jeune ne parte sans bagage</em> », dit-elle avec enthousiasme.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="4568" data-end="5123">Quand on lui demande ce qu’il manque le plus aux jeunes des Outre-mer, elle répond sans hésiter : la confiance. <em>« Ce n’est pas le talent ni la motivation qui manquent, c’est la confiance. On nous renvoie souvent une image d’échec, comme si c’était normal de ne pas y arriver. Mais ce n’est pas vrai »</em>. La Mahoraise insiste aussi sur l’importance des modèles et de la représentation. « <em>Quand on voit quelqu’un qui nous ressemble réussir, ça change tout. Ça nous donne de l’espoir, du courage. C’est tout le sens du mentorat</em> ».</p>
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<p style="text-align: justify;">Et si Chaybia Maftaha devait livrer un dernier conseil aux jeunes Mahorais ou ultramarins qui hésitent à se lancer, ce serait celui qu’elle s’applique à elle-même : « <em>Transforme tes obstacles en force !</em> ». Puis elle ajoute, « <em>Tout ce que tu vis peut devenir une ressource. Rien n’est perdu. Et surtout, entoure-toi bien. Les bonnes personnes, c’est ce qui fait toute la différence</em> ».</p>
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<p><strong>Shanyce MATHIAS ALI. </strong></p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2025/11/03/avec-um-mentor-chaybia-maftaha-ouvre-des-portes-aux-jeunes-ultramarins/">Avec UM-Mentor, Chaybia Maftaha ouvre des portes aux jeunes ultramarins</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
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