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	<title>Archives des droit du sol - Le Journal De Mayotte</title>
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	<description>L&#039;information à Mayotte</description>
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	<title>Archives des droit du sol - Le Journal De Mayotte</title>
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		<title>Droit du sol à Mayotte : une exception aux limites visibles</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/03/25/droit-du-sol-a-mayotte-une-exception-aux-limites-visibles/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Victor Diwisch]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 25 Mar 2026 02:30:35 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Océan Indien]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[droit du sol]]></category>
		<category><![CDATA[immigration]]></category>
		<category><![CDATA[Mayotte]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>À Mayotte, le droit du sol durci en 2025 se distingue des règles plus souples de la métropole et des pratiques européennes, largement fondées sur le droit du sang. Ces questions, sur l’efficacité du dispositif et ses conséquences pour la jeunesse locale, devraient revenir au cœur des discussions à l’approche de la présidentielle de 2027.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/03/25/droit-du-sol-a-mayotte-une-exception-aux-limites-visibles/">Droit du sol à Mayotte : une exception aux limites visibles</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;" data-start="272" data-end="583">Le « droit du sol » désigne le principe selon lequel une personne peut acquérir la nationalité du pays où elle est née, tandis que le « droit du sang » repose sur la nationalité des parents. En pratique, la plupart des États combinent ces deux logiques, avec des conditions variables .</p>
<figure id="attachment_23823" aria-describedby="caption-attachment-23823" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img fetchpriority="high" decoding="async" class="size-medium wp-image-23823" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/AN-droit-sol-zoom-300x171.jpeg" alt="droit du sol, Mayotte," width="300" height="171" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/AN-droit-sol-zoom-300x171.jpeg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/AN-droit-sol-zoom-768x437.jpeg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/AN-droit-sol-zoom-150x85.jpeg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/AN-droit-sol-zoom-696x396.jpeg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/AN-droit-sol-zoom.jpeg 800w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-23823" class="wp-caption-text">L&rsquo;Assemblée nationale lors des débats sur le durcissement du droit du sol en 2025.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;" data-start="585" data-end="961">En France, le droit du sol fonctionne de manière conditionnelle : un enfant né de parents étrangers devient Français automatiquement à sa majorité s’il a résidé en France de manière continue pendant au moins cinq ans, ou dès l’âge de 13 ans avec le consentement des parents pour une acquisition anticipée. Ce modèle repose sur un équilibre entre droit du sol et droit du sang.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="963" data-end="1450">Dans l’Union européenne, la plupart des pays appliquent principalement le droit du sang, et la nationalité n’est généralement pas attribuée automatiquement à la naissance. Certains États ont mis en place des formes encadrées de droit du sol, souvent conditionnées à la durée de résidence légale des parents, tandis que d’autres, comme l’Italie ou la Grèce, restent très attachés à la filiation. Dans l’ensemble, l’accès à la nationalité à la naissance y est plus restrictif qu’en France.</p>
<h2 style="text-align: center;" data-start="963" data-end="1450"><strong>Un droit du sol durci au nom de la maîtrise des flux migratoires</strong></h2>
<p style="text-align: justify;" data-start="1452" data-end="1499">Dans ce cadre, Mayotte fait figure d’exception. Non seulement le droit du sol y est plus strictement encadré que dans le reste du territoire national, mais cette restriction s’inscrit explicitement dans une logique de maîtrise des flux migratoires, avec l’idée de limiter les effets d’attractivité liés à la naissance sur le territoire.</p>
<figure id="attachment_21822" aria-describedby="caption-attachment-21822" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><img decoding="async" class="size-medium wp-image-21822" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Verdon-kwassa-PAF-300x180.jpg" alt="" width="300" height="180" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Verdon-kwassa-PAF-300x180.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Verdon-kwassa-PAF-150x90.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Verdon-kwassa-PAF-696x418.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Verdon-kwassa-PAF.jpg 750w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-21822" class="wp-caption-text">Malgré le déploiement de moyens accrus contre l&rsquo;immigration clandestine, les résultats peinent à suivre, posant la question de l’efficacité de la seule réponse sécuritaire.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;" data-start="1452" data-end="1499">Depuis le 12 mai 2025, pour devenir Français à sa majorité, un enfant né à Mayotte doit justifier que ses deux parents résidaient légalement sur le territoire depuis au moins un an avant sa naissance. Avant cette réforme, en vigueur depuis 2018, la condition était déjà stricte : les deux parents devaient résider légalement à Mayotte depuis trois mois avant la naissance pour que l’enfant puisse bénéficier du droit du sol à sa majorité, ce qui restait beaucoup plus contraignant que dans le reste de la France métropolitaine.</p>
<p style="text-align: justify;">Ces changements législatifs ont suscité un débat politique intense sur l’efficacité et les conséquences de la réforme. Les discussions portent notamment sur le fait que le dispositif semble insuffisant face aux arrivées qui ne faiblissent pas, chaque semaine et chaque mois, notamment depuis les Comores. Certains responsables craignent également que la réforme fragilise une partie de la jeunesse locale, née ou scolarisée à Mayotte, sans s’attaquer aux causes profondes des migrations dans la région. Sur le terrain, cela se traduit déjà par des jeunes bacheliers confrontés à des obstacles pour poursuivre leurs études ou accéder à l’emploi.</p>
<p style="text-align: justify;">La loi pour la refondation de Mayotte, promulguée le 11 août 2025, illustre bien la priorité donnée à la maîtrise des flux migratoires : son premier volet est entièrement consacré à la lutte contre l’immigration, avec un renforcement du contrôle des séjours irréguliers et l’organisation des reconduites à la frontière. Cette focalisation sur le contrôle des flux relègue souvent au second plan les enjeux sociaux, éducatifs et économiques qui touchent directement la population locale, même si ces enjeux restent liés à la pression démographique provoquée par l’arrivée d’embarcations et au fort taux de naissances de parents étrangers.</p>
<p style="text-align: justify;">À Mayotte, le droit du sol se déploie dans un contexte démographique particulier : en 2025, le territoire a enregistré 9.070 naissances, et près des trois quarts des bébés sont nés d’une mère étrangère, en grande majorité comorienne. Près de la moitié des nouveau‑nés avaient deux parents étrangers, une proportion en nette hausse par rapport à 2014. Même si les naissances ont légèrement diminué en 2024, la fécondité reste la plus élevée de France, avec environ 3,5 enfants par femme.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>L&rsquo;accès à la nationalité un critère qui ne freine pas les arrivées</strong></h2>
<figure id="attachment_48845" aria-describedby="caption-attachment-48845" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img decoding="async" class="size-medium wp-image-48845" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/droit-du-sol-300x200.png" alt="" width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/droit-du-sol-300x200.png 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/droit-du-sol-1024x683.png 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/droit-du-sol-768x512.png 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/droit-du-sol-150x100.png 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/droit-du-sol-696x464.png 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/droit-du-sol-1068x712.png 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/droit-du-sol.png 1071w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-48845" class="wp-caption-text">Les pays en vert appliquent à la fois le droit du sol et le droit du sang ; ceux en rouge n’accordent la nationalité qu’au titre du droit du sang (Toute l&rsquo;Europe).</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Dans l’Union européenne, malgré des règles souvent plus restrictives en matière de nationalité, des entrées irrégulières persistent aux frontières extérieures. Selon les données de Frontex, environ 178.000 passages irréguliers ont été détectés en 2025, soit une baisse de 26 % par rapport à 2024, le niveau le plus bas depuis 2021, mais ces mouvements restent significatifs. Ces chiffres montrent que la nationalité à la naissance, qu’elle soit stricte ou encadrée, n’est pas en soi un frein déterminant aux mouvements irréguliers, qui dépendent davantage de facteurs géographiques, sociaux et économiques.</p>
<div style="text-align: justify;">
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<div style="text-align: justify;">À Mayotte, la plupart des arrivées en provenance des Comores se font par voies dites « irrégulières ». Dans ce contexte, il est important de rappeler que les motivations précises des arrivants ne sont pas systématiquement connues. Certains Comoriens déposent des demandes d’asile, mais leur proportion a diminué ces dernières années au profit d’autres nationalités, et les données publiques ne précisent pas combien de ces demandes sont acceptées ou rejetées. Quoi qu’il en soit, la réforme de 2025 encadre strictement l’accès à la nationalité, sans que son impact direct sur les flux migratoires puisse être clairement établi.</div>
<div></div>
<p>Malgré l’inefficacité de la réforme de 2025, pour le moment, le débat sur le droit du sol à Mayotte devrait marquer la campagne présidentielle de 2027, et la question de l’accès à la nationalité y restera probablement au centre des discussions. Le territoire demeurera un cas à part, observé comme une situation particulière sur le plan politique et juridique, tant en France qu’au niveau européen, au détriment de la population et de ses besoins sociaux et économiques.</p>
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<div style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;" data-start="5703" data-end="6183">Victor Diwisch</p>
</div>
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			</item>
		<item>
		<title>Mayotte : feu vert du Conseil constitutionnel à la loi de refondation</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2025/08/08/mayotte-feu-vert-du-conseil-constitutionnel-a-la-loi-de-refondation/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mathilde HANGARD]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 08 Aug 2025 10:56:57 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[Conseil constitutionnel]]></category>
		<category><![CDATA[droit du sol]]></category>
		<category><![CDATA[Loi de refondation pour la reconstruction de Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[Mayotte]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lejournaldemayotte.yt/?p=34506</guid>

					<description><![CDATA[<p>Le Conseil constitutionnel a validé la loi de refondation de Mayotte, incluant un durcissement des règles migratoires et des mesures contre l’habitat informel, malgré les critiques des députés de gauche.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2025/08/08/mayotte-feu-vert-du-conseil-constitutionnel-a-la-loi-de-refondation/">Mayotte : feu vert du Conseil constitutionnel à la loi de refondation</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Jeudi 7 août dans la soirée, le Conseil constitutionnel a validé, à quelques réserves près, la loi organique relative à Mayotte et la loi de programmation pour sa refondation. Présenté par le Gouvernement comme une réponse aux crises multiples que connaît le département, exacerbées par le passage du cyclone Chido le 14 décembre 2024, ce texte introduit un durcissement de certaines règles en matière d&rsquo;immigration, des restrictions sur l’habitat informel et une réforme institutionnelle.</p>
<p style="text-align: justify;">Saisi mi-juillet par des députés socialistes, insoumis et écologistes, qui demandaient la censure de plusieurs articles du volet migratoire, les « Sages » ont jugé ces dispositions conformes à la Constitution, estimant qu’elles répondaient aux <em>« caractéristiques et contraintes particulières »</em> propres à Mayotte. Manuel Valls, ministre des Outre-mer, a salué <em>« une satisfaction majeure »</em> et appelé à <em>« avancer sans délai »</em> dans la mise en œuvre de la réforme.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Immigration : des mesures durcies sous l’angle des contraintes locales</b></h2>
<p style="text-align: justify;">Les députés contestataires ciblaient en priorité l’article 5, qui prévoit qu’à Mayotte, un parent étranger d’un enfant Français ne pourra obtenir un titre de séjour que s’il est entré régulièrement sur le territoire. Ils y voyaient une mesure <em>« manifestement contraire au principe d’égalité » </em>portant également atteinte à<em> « l’intérêt supérieur de l’enfant ».</em></p>
<figure id="attachment_7043" aria-describedby="caption-attachment-7043" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Assemblee-nationale-Photo-assemblee-nationale-1-1.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-7043 size-medium" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Assemblee-nationale-Photo-assemblee-nationale-1-1-300x199.jpg" alt="Elections législatives 2024 à Mayotte" width="300" height="199" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Assemblee-nationale-Photo-assemblee-nationale-1-1-300x199.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Assemblee-nationale-Photo-assemblee-nationale-1-1-150x99.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Assemblee-nationale-Photo-assemblee-nationale-1-1.jpg 500w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-7043" class="wp-caption-text">Le 6 février 2025, l&rsquo;examen de la proposition de loi du groupe de la Droite républicaine (DR) visant « à renforcer les conditions d’accès à la nationalité française à Mayotte » avait fait l’effet d’une bombe. Dominique Voynet, députée écologiste, avait critiqué cette loi, estimant que « la pression migratoire ne se régule pas en durcissant le droit du sol » et dénonçant une instrumentalisation politique qui occultait les véritables défis économiques et sociaux, notamment aux Comores, principal foyer migratoire. (photographie/crédits : AN)</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Le Conseil a rejeté ces arguments, estimant que Mayotte est <em>« soumise à des flux migratoires très importants »</em> et que sa population compte<em> « une forte proportion de personnes de nationalité étrangère, dont beaucoup en situation irrégulière ».</em> Cette situation justifie, selon lui, des adaptations législatives permises par l’article 73 de la Constitution, qui autorise les lois et règlements à être adaptés aux caractéristiques et contraintes particulières des départements et régions d’outre-mer.</p>
<p style="text-align: justify;">Deux réserves encadrent toutefois cette disposition. Elle ne s’applique pas de manière rétroactive : les parents étrangers entrés irrégulièrement avant l’adoption de la loi ne voient pas leurs droits remis en cause automatiquement. En revanche, dorénavant, pour obtenir un titre de séjour en tant que parent d’un enfant Français mineur à Mayotte, une entrée régulière sur le territoire est requise. Néanmoins, si le parent démontre qu’il contribue effectivement à l’entretien et à l’éducation de l’enfant, l’administration est tenue de lui délivrer un visa de long séjour. Pour autant, l’État conserve la possibilité de régulariser d’autres situations au cas par cas.</p>
<p style="text-align: justify;">Les Sages valident aussi d’autres dispositions : retrait du titre de séjour d’un parent dont l’enfant menace l’ordre public, centralisation à Mamoudzou des reconnaissances de filiation pour lutter contre les fraudes, et placement possible en rétention de mineurs accompagnant un adulte étranger expulsé.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Habitat informel : un arsenal inédit pour l’expulsion et la démolition</b></h2>
<figure id="attachment_1973" aria-describedby="caption-attachment-1973" style="width: 225px" class="wp-caption alignright"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_5346-scaled-1.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-1973" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_5346-scaled-1-225x300.jpg" alt="" width="225" height="300" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_5346-scaled-1-225x300.jpg 225w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_5346-scaled-1-768x1024.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_5346-scaled-1-1152x1536.jpg 1152w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_5346-scaled-1-1536x2048.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_5346-scaled-1-150x200.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_5346-scaled-1-300x400.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_5346-scaled-1-696x928.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_5346-scaled-1-1068x1424.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_5346-scaled-1-1320x1760.jpg 1320w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_5346-scaled-1.jpg 1920w" sizes="auto, (max-width: 225px) 100vw, 225px" /></a><figcaption id="caption-attachment-1973" class="wp-caption-text">Avant même le cyclone Chido, l’association Solidarité Mayotte disposait de seulement 524 places, souvent saturées et attribuées temporairement dans des conditions précaires, laissant planer le doute sur l’argument de l’État pour justifier l’absence de relogement dans le département.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Par ailleurs, la loi entérine que les logements édifiés ou occupés sans droit ni titre, ou relevant de l’habitat informel, ne peuvent pas être considérés comme des logements « <em>normaux »</em> au regard des critères exigés pour bénéficier du regroupement familial. Autrement dit, pour qu’un étranger puisse faire venir sa famille à Mayotte, il doit disposer d’un logement conforme aux normes légales, ce qui exclut les habitats précaires ou illégaux.</p>
<p style="text-align: justify;">L’article 18 autorise, jusqu’en 2034, l’évacuation et la démolition de ces habitations sans obligation préalable de relogement ou d’hébergement d’urgence, si l’administration prouve une impossibilité matérielle due aux conséquences du cyclone Chido de décembre 2024.</p>
<p style="text-align: justify;">Le Conseil valide aussi des dispositifs permettant à la police judiciaire d’intervenir dans des locaux professionnels situés dans ces zones pour lutter contre le travail illégal. Il encadre toutefois ces mesures : les dérogations au relogement doivent rester exceptionnelles, et les visites domiciliaires ne peuvent être menées qu’en présence de « raisons sérieuses de penser » que la personne représente une menace pour l’ordre public.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Une Assemblée unique pour remplacer le Conseil départemental</strong></h2>
<p style="text-align: justify;">En matière sociale, les Sages confirment l’extension possible de certaines prestations à Mayotte et la revalorisation du salaire minimum net. Sur le plan institutionnel, ils valident la création d’une Assemblée de Mayotte composée de 52 conseillers élus dans 13 sections, en remplacement du Conseil départemental. Selon leur décision, la répartition des sièges respecte l’égalité devant le suffrage et ne porte pas atteinte de manière excessive au pluralisme politique, même si certaines sections peuvent favoriser une liste dominante.</p>
<p style="text-align: justify;">À l’issue de la décision, le ministre des Outre-mer a déclaré : <em>« Cette validation constitue une satisfaction majeure qui nous permet de continuer à avancer sans délai dans la reconstruction et la refondation de Mayotte. L’essentiel est désormais la mise en œuvre avec une stratégie planifiée. Nous le devons aux Mahorais ».</em></p>
<p style="text-align: justify;">Il avait déjà présenté le texte comme un<em> « texte historique »</em> engageant <em>« près de 4 milliards d’euros sur six ans »</em> et articulé autour de trois phases, après le passage de Chido : <em>« l’urgence, la reconstruction et la refondation ».</em></p>
<p>Mathilde Hangard</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2025/08/08/mayotte-feu-vert-du-conseil-constitutionnel-a-la-loi-de-refondation/">Mayotte : feu vert du Conseil constitutionnel à la loi de refondation</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
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		<title>Accès à la nationalité à Mayotte : adoption par le Sénat, les socialistes saisissent le conseil constitutionnel</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2025/04/03/acces-a-la-nationalite-a-mayotte-adoption-par-le-senat-les-socialistes-saisissent-le-conseil-constitutionnel/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Anne Perzo]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 03 Apr 2025 10:42:04 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Océan Indien]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[droit du sol]]></category>
		<category><![CDATA[Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[Sénat]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Nouveau et dernier débat au Sénat sur le renforcement des conditions d’accès à la nationalité française à Mayotte, avant d’être présenté à l’Assemblée nationale</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2025/04/03/acces-a-la-nationalite-a-mayotte-adoption-par-le-senat-les-socialistes-saisissent-le-conseil-constitutionnel/">Accès à la nationalité à Mayotte : adoption par le Sénat, les socialistes saisissent le conseil constitutionnel</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Les mesures phare du texte ont été ancrées à l’issue de la Commission Mixte Paritaire où <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2025/04/01/acces-au-droit-du-sol-a-mayotte-retablissement-de-la-condition-des-deux-parents-en-cmp/">les trois parlementaires de Mayotte ont fait front commun</a> : l’allongement de la durée de présence de situation régulière et continue des deux parents, et non plus d’un seul, à un an et non plus trois mois, avec mention de cette condition sur leur passeport, obligatoirement biométrique.</p>
<p style="text-align: justify;">Pour Patrick Mignola, ministre délégué chargé des relations avec le Parlement qui représentait le ministre de la Justice Gérald Darmanin très attaché à ce texte, « il faut éviter de retomber dans la situation antérieure » à Chido, notamment en « luttant contre l’habitat illégal et l’immigration clandestine ».</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Écart entre principes et réalité</strong></p>
<figure id="attachment_25821" aria-describedby="caption-attachment-25821" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/Patrick-Mignolat.jpeg"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-25821 size-medium" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/Patrick-Mignolat-300x210.jpeg" alt="" width="300" height="210" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/Patrick-Mignolat-300x210.jpeg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/Patrick-Mignolat-768x537.jpeg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/Patrick-Mignolat-150x105.jpeg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/Patrick-Mignolat-696x486.jpeg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/Patrick-Mignolat-100x70.jpeg 100w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/Patrick-Mignolat-200x140.jpeg 200w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/Patrick-Mignolat.jpeg 800w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-25821" class="wp-caption-text">Représentant le gouvernement, le ministre Mignolat évoquait un texte « sécurisé »</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Son intervention visait à souligner combien le texte était « sécurisé », c’est-à-dire, pour éviter la censure du Conseil constitutionnel : « Mayotte n’est pas un territoire comme un autre, le plus jeune de la République, et celui où l’écart est le plus grand entre les principes de notre droit et la réalité démographique, social, et migratoire. » Il revenait sur les conséquences d’une démographie débridée, « les écoles surchargées, sans maitrise du français, sans condition d’apprentissage digne », et en rappelant qu’en 2018, la dérogation au droit du sol avait été accordée par le conseil constitutionnel, « parce qu’il a reconnu que des adaptations spécifiques pouvaient être autorisés à Mayotte si et seulement si elles étaient justifiées, limitées et proportionnées ».</p>
<p style="text-align: justify;">Une prise de parole sur laquelle rebondissait Corinne Narrassiguin, qui indiquait que son groupe socialiste, dont fait partie le sénateur Saïd Omar Oili, allait saisir le conseil constitutionnel, « pour Mayotte et pour ses enfants qui méritent bien mieux ». Des enfants de l’île au centre des discours avec différentes variables puisque Laure Darcos,  groupe Les Indépendants qui soutient le durcissement de l’accès à la nationalité, répondait que « peut-être grâce à ce texte, les petits mahorais pourront avoir classe toute la journée ».</p>
<p style="text-align: justify;">La proposition de loi a été adoptée par 204 voix favorable sur 325 exprimées au Sénat, avant son vote définitif par l’Assemblée nationale.</p>
<p style="text-align: justify;">A.P-L.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2025/04/03/acces-a-la-nationalite-a-mayotte-adoption-par-le-senat-les-socialistes-saisissent-le-conseil-constitutionnel/">Accès à la nationalité à Mayotte : adoption par le Sénat, les socialistes saisissent le conseil constitutionnel</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
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		<title>Le lien entre droit du sol et flux migratoire débattu au Sénat</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2025/03/26/le-lien-entre-droit-du-sol-et-flux-migratoire-debattu-au-senat/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Anne Perzo]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 26 Mar 2025 02:23:02 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Océan Indien]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[droit du sol]]></category>
		<category><![CDATA[Gérald Darmanin]]></category>
		<category><![CDATA[Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[Sénat]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Avanat son adoption en séance, le durcissement du droit du sol à Mayotte n’a pas enflammé le Palais Bourbon contrairement à la folie qui s’était emparée de l’Assemblée. Gérald Darmanin assuré le service après-vente de sa politique sur un territoire où il est venu « onze fois », précisait-il</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2025/03/26/le-lien-entre-droit-du-sol-et-flux-migratoire-debattu-au-senat/">Le lien entre droit du sol et flux migratoire débattu au Sénat</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Tout frais sorti de son adoption par une Assemblée nationale enfiévrée, le texte durcissant l’accès à la nationalité à Mayotte avait été assoupli en commission des lois du Sénat. On s’y attendait sur la durée exigée de résidence régulière sur le territoire avant la naissance de l’enfant, puisqu’elle avait été portée de trois mois à trois ans par erreur de vote, assurance avait été donnée d’un retour à une évolution à un an au Sénat.</p>
<p style="text-align: justify;">Mais la suppression de l’application de cette condition aux deux parents, au lieu d’un seul actuellement, a plus étonné, tout comme la suppression de l’obligation de présenter un titre de séjour accompagné d’un passeport biométrique par le parent d’un enfant.</p>
<p style="text-align: justify;">Le rapporteur du texte, le Stéphane Le Rudulier s’en est expliqué en séance ce 25 mars : « Le passage de deux à un parent créerait une rupture d’égalité contre les familles monoparentale », tout en souhaitant « un atterrissage » entre la séance de ce mardi et la commission mixte paritaire, sous-entendant qu’un aménagement protégeant les familles monoparentales pourrait être pris pour étendre de nouveau la condition aux deux parents. Quant à la suppression de l’exigence du passeport biométrique il s’agit de « permettre l’apposition sur l’acte de naissance, d’une mention relative à la durée de séjour régulier en France. »</p>
<p style="text-align: justify;">Pour le sénateur LR, seule une « réponse globale » peut endiguer les flux migratoires : « Le rideau de fer maritime » annoncé par l’ancien ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin, « le durcissement de l’obtention du titre de séjour », et un travail politique avec les Comores, « vers un développement intelligent pour les fixer à Anjouan ».</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>« Ne dites pas que le droit du sol est républicain ! »</strong></p>
<figure id="attachment_25053" aria-describedby="caption-attachment-25053" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/Gerald-Darmanin.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-25053 size-medium" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/Gerald-Darmanin-300x188.jpg" alt="" width="300" height="188" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/Gerald-Darmanin-300x188.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/Gerald-Darmanin-768x480.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/Gerald-Darmanin-150x94.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/Gerald-Darmanin-696x435.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/Gerald-Darmanin.jpg 800w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-25053" class="wp-caption-text">Gérald Darmanin représentait le gouvernement</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Le texte a failli ne pas être débattu en séance en raison de deux motions. La première voulant démontrer son inconstitutionnalité, portée par les sénateurs communistes. S’ils reconnaissaient la baisse du nombre d’accès à la nationalité de 2.900 en 2018 à 800 en 2022, ils s’interrogeaient, « en quoi cette baisse a-t-elle amélioré la situation de l’île ?! Elle est plutôt liée à un sous-investissement de l’Etat dans l’île ». Cette motion d’irrecevabilité n’a pas été adoptée à quelques voix près. Pas plus que celle portée par les députés PS, qui ne voyaient pas de lien entre les migrations et le droit du sol, en accusant les défenseurs de la proposition de loi de remettre en cause « bout par bout » le droit du sol dans le pays dans son entier. Un groupe dont est membre Saïd Omar Oili, qui votait pour l’adoption de cette motion, en rappelant « vouloir supprimer la territorialisation des titres de séjour. »</p>
<p style="text-align: justify;">En début de séance, l’avocat le plus tenace du durcissement du droit du sol à Mayotte fut Gérald Darmanin. Si c’est le Garde des Sceaux qui s’exprimait, c’est l’ex-ministre de l’Intérieur qu’on entendait, celui qui déclinait les opérations Wuambushu sur place les années précédentes. « Ne fermons pas les yeux sur une situation insoutenable vécue à Mayotte », en insistant sur le lien entre droit du sol et flux migratoire, « des milliers de femmes enceintes prennent le risque de venir y accoucher (…), pour ensuite provoquer un système scolaire saturé et un hôpital débordé. L’insécurité est là. »</p>
<p style="text-align: justify;">Son retour historique expliquant que le droit du sol était né sous l’Ancien régime « permettant au seigneur de disposer du cerf », puis « par Napoléon pour les besoins de la guerre », concluant, « il ne faut pas dire que le droit du sol est républicain et que le droit sang est fasciste, c’est l’inverse ! »</p>
<figure id="attachment_25054" aria-describedby="caption-attachment-25054" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/Salama-Ramia.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-25054 size-medium" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/Salama-Ramia-300x205.jpg" alt="" width="300" height="205" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/Salama-Ramia-300x205.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/Salama-Ramia-768x524.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/Salama-Ramia-150x102.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/Salama-Ramia-218x150.jpg 218w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/Salama-Ramia-696x475.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/Salama-Ramia.jpg 800w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-25054" class="wp-caption-text">Tout en disant sa déception d&rsquo;un assouplissement du texte en commission, Salama Ramia saluait « un premier jalon »</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Pour la sénatrice RDPI Salama Ramia, s’il y a progrès avec le passage de trois mois à un an de présence régulière, « un premier jalon pour endiguer les flux migratoires », la suppression de l’exigence des deux parents « soulève des inquiétudes, « la tentation de chercher un père de nationalité française pullule à Mayotte ». Des reconnaissances frauduleuses de paternité qu’avait cité Gérald Darmanin, « elles sont extrêmement nombreuses », ce qui prouve, insistait-il, qu’il y a bien recherche de nationalité française.</p>
<p style="text-align: justify;">Beaucoup de sénateurs hostiles à ce durcissement de la nationalité plaidaient l’atteinte à l’indivisibilité de la République qu’introduirait ce durcissement, une indivisibilité auquel porte atteinte précisément la territorialisation du titre de séjour qui maintient son détenteur sur place, mais contre personne, en dehors de Saïd Omar Oili, ne s&rsquo;opposait. Les argumentaires faisaient majoritairement montre d&rsquo;une méconnaissance pour les difficultés vécues par les mahorais.</p>
<p style="text-align: justify;">De son côté, Gérald Darmanin mettait la problématique du droit du sol constamment au centre du débat, comme devant faire l&rsquo;objet d&rsquo;une réflexion en France, « l’Italie ou la Grèce n’ont pas le droit du sol ». A suivre donc.</p>
<p style="text-align: justify;">Après son adoption en séance, une commission mixte paritaire sera prochainement réunie sur ce texte.</p>
<p style="text-align: justify;">Anne Perzo-Lafond</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2025/03/26/le-lien-entre-droit-du-sol-et-flux-migratoire-debattu-au-senat/">Le lien entre droit du sol et flux migratoire débattu au Sénat</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
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